HTGAWM – S06E01

Épisode 1 – Say Goodbye – 15/20
C’est à croire qu’il est temps que la série s’achève, parce que ce retour n’est pas glorieux du tout. Si je suis content de retrouver les personnages (enfin, certains, mais pas tous) et s’il y a des scènes vraiment bien écrites dans cet épisode, mon ressenti général est loin d’être aussi positif que je ne le pensais. Je suis grosso modo sur un bon « Meh. » face à la saison à venir. Il y a plein de pistes à explorer, on verra, mais pour le moment, ça ne m’a pas pris aux tripes comme ils savent pourtant le faire parfois. Après, c’est souvent que je n’accroche pas au début de saison avec eux !

> Saison 6


Spoilers

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If that’s true, I’m gonna kill you.

Les choses sont à la fois claires et floues dès le début, on reprend avec un enterrement auquel assistent Nate, Bonnie, Frank, Michaela, Connor, Oliver et Asher. C’est clair, parce qu’on se sent comme devant la série chaque année, mais flou parce que c’est une fausse piste, évidemment. En fait, c’est Annalise qui imagine déjà le pire.

Bon, donc, elle se fait appeler Karen et est dans un centre de désintoxication où elle imagine le pire parce qu’on lui demande. Le pire ? Elle est dans le cercueil et Christopher essaie de la tuer. J’ai eu peur un moment que tout l’épisode se concentre uniquement sur Annalise, surtout qu’ils ont eu la bonne idée d’embaucher une actrice de Desperate Housewives pour être sa nouvelle amie, Sally, alors bon, ça craignait.

Comme ce n’est pas le cas, revenons-y : à la réunion suivante, Karen se fait détester de tout le cercle de personnes présentes en les insultant, avant de s’insulter elle-même dans ce qui est déjà une scène qui restera culte quand on pensera à la série. Enfin, je crois. Cela fonctionnait très bien, quoi. Bon, après, cette Annalise qui se fouette sans jamais rien révéler de sa vie privée, ce n’est pas ma préférée.

Un petit flashback nous révèle en tout cas qu’elle s’est remise à boire suite à la disparition de Laurel, alors ça prouve au moins qu’elle a un cœur quelque part. Je sais, après six saisons, il n’y a plus besoin de le prouver… mais il n’y aurait pas eu besoin non plus de la voir boire, danser et se droguer dans les toilettes d’un bar avec un inconnu. Bon, tout ce qui permet de découvrir des musiques sympathiques est bienvenue après.

Tout ce qu’elle apprend dans son centre, Annalise, c’est qu’elle doit apprendre à s’aimer à nouveau pour arrêter d’être si altruiste et si peu égoïste, contrairement à ce qu’elle pense. Pourtant, je comprends cette auto-Annalise (oooh elle était facile celle-ci) franchement, parce que l’air de rien, elle se démerde toujours pour tout ramener à elle.

Je veux dire, Laurel disparaît et elle se débrouille pour finir à l’hôpital et dévier l’attention de Bonnie. Ah oui, inutile de préciser que Bonnie est encore et toujours à la botte d’Annalise, hein ? Ainsi, l’héroïne de la série a encore un téléphone portable pour la contacter. Tss. Elle s’en sert devant Sally qui est évidement sa colocataire dans ce centre… et la nuit permet évidemment à Annalise d’enfin se confier à Sally quand cette dernière lui révèle qu’elle déteste ses enfants. Ouep, elle joue le rôle d’une mère de famille parfaite ; et c’est une alcoolique qui est là parce qu’elle hait ses enfants, alors Annalise finit par lui révéler son prénom… Puis, ses secrets, à commencer par le fait que si elle n’a pas tué son mari, elle a aidé à couvrir le meurtre.

Au réveil, elle entend les flics et a peur que ce soit à cause de Sally… mais la vérité est toute autre : c’est un autre membre qui a agressé un flic. Sally, elle, est prête à garder le secret d’Annalise quoiqu’il arrive. Et après une petite crise de nerfs sur un coussin, Annalise se décide à rentrer après une semaine de cure. Pas exactement ce que j’espérais voir, mais bon.

Heureusement, on poursuit donc l’épisode avec d’autres intrigues aussi, notamment l’ensemble du gang qui se demande quoi faire suite à la disparition de Christopher et Laurel. Michaela est particulièrement la plus affectée, ne comprenant pas pourquoi la décision générale semble être de ne rien faire alors qu’Annalise est partie en désintox’. Elle imagine le pire Michaela, notamment que Laurel et Christopher soient dans une cave à être torturés.

La torture, c’est d’ailleurs ce que propose Oliver sur Xavier, histoire d’avoir (peut-être) des réponses. Bref, le groupe se divise comme d’habitude. Ce n’est pas le seul sujet de division : Asher, Oliver et Connor ont découvert que le père biologique de Michaela est un ancien client d’Annalise, et ça les perturbe, parce qu’ils ne sont pas d’accord sur ce qu’il convient de faire de ce secret. En plus, Connor commence à se demander pourquoi Annalise l’a choisi, car elle est clairement liée à eux tous et il l’a compris désormais.

Gabriel et Michaela ? C’est toujours aussi compliqué. Il est amoureux d’elle, mais il y a encore trop de complications dans la vie de Michaela pour se concentrer sur une relation. Elle laisse donc Asher le gérer, ce qui est à peu près la pire des idées possible. En parallèle, Coliver doivent supporter Frank qui leur reproche d’avoir laissé Gabriel se faire kidnapper devant eux.

Forcément, ça finit par Oliver déclarant à Frank que Laurel leur a demandé d’être parrains à eux et pas à lui. Sympathique révélation. Cela les sépare rapidement, histoire que Connor et Oliver s’isolent dans leur chambre pour chercher Laurel et faire bruyamment l’amour. La scène était toute mignonne jusqu’à ce qu’il soit révélé que leurs ébats s’entendent jusqu’au rez-de-chaussée où Michaela continue de chercher ses parents biologiques devant un Asher qui essaie de la détourner de cette idée en lui parlant… de Gaby, bien sûr.

Cela permet de savoir que Michaela n’ose pas coucher avec lui, parce qu’elle a peur du chaos qui s’ensuivra le jour où il découvrira la vérité. Frank, lui, continue d’être obsédé par Laurel qui ne répond pas à ses messages – et elle a toujours la meilleure messagerie vocale du monde, j’adore ! C’est lui qui finit par aller chercher Annalise à son retour de cure, alors que Michaela se décide enfin à retourner voir Gabriel.

Elle lui avoue qu’elle le désire elle aussi, lui apprend le départ de Laurel, qu’elle ne fait pas passer pour un kidnapping contrairement à ce qu’elle pense. C’est si étrange : Michaela joue la carte de l’honnêteté et de la peur de l’abandon… tout en trouvant encore le moyen de mentir. Rien n’est jamais sain dans cette série, franchement ! Il en va de même de la relation de Gabriel avec sa mère parce qu’il décroche le téléphone après avoir couché avec Michaela pour mieux mentir à sa main… qui est pourtant en train de l’espionner depuis la rue. Ils ne connaissent donc vraiment pas les volets aux États-Unis ?

Enfin, on retrouve aussi Tegan en plein interrogatoire par le FBI enquêtant sur la mort d’Emmet. Il est donc bien mort, et si elle essaie de faire en sorte que la Gouverneur soit dans le radar du FBI, elle se rend vite compte que c’est elle qui semble avoir le meilleur motif à leurs yeux. Ben oui, elle récupère son poste à Caplan & Gold du coup.

Elle s’attire aussi des ennemis quand Nate remonte, grâce à Bonnie, la piste du cadavre d’Emmet : il est envoyé à Londres sur ordre de Tegan qui explique qu’elle n’y est pour rien et ne fait que suivre les ordres qu’on lui donne, justement. On ? Les partenaires à Caplan & Gold bien sûr. Elle est clairement terrifiée par une affaire qui la dépasse et, même si j’aime le personnage de Tegan, je ne me suis pas senti hyper investi dans l’intrigue.

Reste le dernier acte de l’épisode avec le retour d’Annalise qui réunit ses étudiants pour les convaincre de… la rejoindre dans son auto-thérapie qui consiste à frapper un coussin en hurlant tous les ressentiments qu’ils ont. Elle en profite pour leur expliquer que Bonnie et Frank sont finalement allés voir la police pour signaler la disparition de Laurel.

Voilà qui nous mène au montage final : Nate est obsédé par Tegan dont il cherche à comprendre les liens avec Castillo, la police fouille la chambre de Laurel, Frank découvre une clé cachée dans un cadre photo de la chambre sans que la police ne le voit et la mère de Gabriel s’installe à l’hôtel où l’on découvre qu’elle a un carton au nom de Sam et qu’elle fait suivre Annalise.

Pendant ce temps, Annalise pousse ses étudiants à se débarrasser de leur rage et leur peur en frappant un coussin. Ce ne doit pas être évident du tout à jouer, franchement : Asher, c’était bof, Connor, c’était touchant, Oliver, c’était peu convaincant et Michaela était terrible, comme d’hab. Faut dire que la pauvre a encore bien dégusté avec le départ de Laurel. Pas convaincue par l’exercice, c’est finalement celle qui s’excite le plus contre son coussin. Triste.

Asher profite donc de ce moment pour révéler à Michaela qu’Annalise connaissait son père biologique. Oups. Michaela le prend comme prévu : super mal. Elle menace donc de mort Annalise… et la dernière minute de l’épisode nous plonge enfin dans le futur aux (vraies cette fois) funérailles d’Annalise. On ne distingue personne dans la foule, cela dit, et le cercueil est fermé, alors désolé, mais tout ce que j’ai dit, c’est : « Non, je n’y crois pas. » On verra la suite, hein.

> Saison 6

This is us (S04)

Synopsis : Les Pearson reviennent pour une année supplémentaire au cours de laquelle beaucoup de choses nous attendent. Le déménagement de Beth et Randall, l’arrivée de bébé Jack, la rupture de Kevin et Zoé ou le retour de Nicky dans la vie de la famille sont autant de pistes qui seront explorées cette saison.

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Pour commencer, difficile de s’imaginer une rentrée série sans le retour de This is us, alors même que la série ne fait qu’entamer sa quatrième saison. C’est qu’elle est déjà culte et qu’elle sera encore présente jusqu’en 2022, alors forcément, elle est une valeur sûre de la télévision américaine. Si elle ne rencontre pas un aussi franc succès dans l’hexagone, je ne peux tout de même pas faire sans et je suis bien content de retrouver cette famille.

Comme hier avec 9-1-1, c’est pourtant une série dans laquelle j’ai pris l’habitude d’accumuler du retard, parce que voir plusieurs épisodes d’un coup n’est pas si dérangeant. De là à manquer le retour ? Certainement pas ! Histoire de ne pas être trop en retard dès le début, je me lance donc dès sa sortie dans cet épisode qui promet un certain renouvellement de la série – j’aimerai qu’on bascule plus souvent dans le futur (un peu comme Lost avait su le faire) sans pour autant mettre de côté le passé. On verra bien, mais on commence à beaucoup connaître les membres de cette famille, alors je suis curieux de voir ce qu’ils vont trouver pour nous donner envie de rester !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Voir aussi : Avant d’entamer la saison 4 de This is us, récap !

S04E01 – Strangers – 18/20
C’est un épisode totalement inattendu pour un début de saison, mais en même temps, ça reprend tellement tous les codes de la série que ça se regarde avec beaucoup de plaisir. Il y a une vraie prise de risque, mais contrairement à ce qu’avait fait Fear the Walking Dead, je trouve que ça fonctionne parfaitement car on se prend au jeu de deviner les liens à venir ; et car c’est tout de même introduit de manière très claire dès le départ. J’ai beaucoup accroché, et je pense que ça relance la série avec brio.

Voir aussi : Performance de la semaine – Blake Stadnik

S04E02 – The Pool : Part Two – 16/20
Retour à un format plus classique cette semaine pour un épisode qui fonctionne à merveille, s’appuyant sur d’anciens épisodes pour rouvrir le canal lacrymal des fans. Ils ont déjà fait plus touchant, mais j’ai aimé malgré tout, surtout que les perspectives ouvertes pour la saison à venir sont plutôt intéressantes. Cela commence à faire beaucoup de choses à gérer en une seule année… mais en même temps, ils ont signé jusqu’à la saison 6 alors allez savoir tout ce que les scénaristes ont encore en réserve pour les Pearson !
S04E03 – Unhinged – 14/20
La série ralentit un peu le rythme et les remontées d’émotions pour se contenter cette fois de nous apporter un épisode assez classique dans son format et son intrigue. Franchement, ça passe bien, mais ce n’était pas exceptionnel. Il y a aussi un changement de ton pour la fin d’épisode qui n’a pas réussi à me convaincre autant que d’habitude.
S04E04 – Flip a Coin – 15/20
C’est dans la lignée de l’épisode de la semaine dernière, mais il y a tout de même un personnage que l’on apprend à connaître mieux dans cet épisode et que j’aime beaucoup, alors que je ne l’avais pas spécialement aimée l’an dernier. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Pour le reste, je trouve que la série a du mal à m’attendrir autant que dans mon souvenir des saisons précédentes…

Voir aussi : Une adaptation française pour This is us ?

S04E05 – Storybook Love – 19/20
Et voilà, la série reprend des forces cette semaine avec un épisode à la construction vraiment étrange (je n’ai pas réussi à la caser dans la critique, désolé) mais aux émotions très efficaces. C’était encore un épisode qui visait juste à plusieurs reprises et sur plusieurs sujets – après, c’était plus ou moins prenant selon l’attachement aux personnages évidemment. J’ai vraiment aimé, et j’ai envie d’en voir plus.
S04E06 – The Club – 14/20
Peut-être que c’est parce que je n’y connais rien en golf, mais j’ai eu l’impression de passer totalement à côté de cet épisode et des émotions qu’il voulait nous faire ressentir. Au-delà de cette intrigue un peu lourde, j’ai eu du mal à accrocher au reste aussi, parce que ce n’était pas ce que j’en attendais ou parce que je trouve ça moins bien que les perspectives de la saison 3. Bon, autrement dit, ce n’est pas un épisode qui restera dans les annales.
S04E07 – The Dinner and the Date – 14/20
S’il est un peu dommage de ne pas avoir eu toutes les intrigues que j’espérais dans cet épisode, j’ai bien aimé le développement présenté en ce qui concerne le présent. C’est malheureusement plus léger du côté du passé, et ça donne un épisode quelque peu bancal. Après, ça fonctionne du côté de la thématique, et c’était intéressant à voir. C’est juste que ça donne l’impression d’être un épisode qui ralentit volontairement le rythme et les développements de la saison.
S04E08 – Sorry – 16/20
Ah voilà, je trouve que la série repart du bon pied à une semaine de la mi-saison, avec un épisode qui fait avancer chaque intrigue dans la bonne direction et en établit de nouvelles, plus inquiétante pour l’avenir. Heureusement qu’on a pu voir un aperçu de celui-ci, d’ailleurs, au moins on sait à quoi s’attendre sur le (très) long terme, ça aide à se préparer à ce qui arrive… et ça vaut mieux pour nous !
S04E09 – So Long, Marianne – 20/20
Ah oui, quand même. Cet épisode de Thanksgiving fait le choix de développer vraiment l’ensemble des personnages, en les associant parfois en créant des duos ou trios inhabituels… mais il est absolument parfait. Je crois qu’il n’y a pas une intrigue que je n’ai pas aimée, pas un personnage que je n’ai pas trouvé attachant, pas une minute où je me suis dit « vivement la fin ». Et puis, ils ont encore réussi à m’avoir à la fin de l’épisode. Cela faisait un moment que ça n’arrivait plus, je suis content qu’ils se soient repris avant de partir en pause, alors ça me donne envie de surnoter.
S04E10 – Light and Shadows – 17/20
Comme d’habitude, c’est un épisode de retour qui prouve que la série a encore pas mal de choses en stock, et c’est tant mieux. Les intrigues sont crédibles, cette famille continue d’être touchante à tous les niveaux et je crois que c’est la première fois que la série arrive à provoquer une émotion bien particulière en moi. Je n’en dis pas plus, lisez la critique pour tout savoir, parce que c’est spoiler !

Voir aussi : Performance de la semaine – Mandy Moore

֤S04E11 – A Hell of a Week (part. 1) – 17/20
Voilà donc un épisode qui reprend les bonnes vieilles habitudes de la série et nous propose une première partie d’histoire se concentrant sur l’un des membres du Big Three. Le développement du personnage mis au cœur de l’histoire tout comme l’ambiance qui se développe dans ces quarante minutes sont vraiment réussis… par contre, je suis un peu frustré de l’absence de certaines storylines. Trop de choses sont développées dans la série, finalement !
S04E12 – A Hell of a Week (part. 2) – 16/20
Voilà encore un épisode qui s’avère tout doux malgré la tristesse qui s’en dégage. S’il fallait nommer l’émotion que l’on ressent face à cet épisode, ce serait probablement « This is us », et je crois que c’est suffisant pour décréter que cette série a vraiment réussi à acquérir bien rapidement le statut de série culte. Même si l’épisode n’a rien d’exceptionnel, il est très chouette.
S04E13 – A Hell of a Week (part. 3) – 18/20
Cette saison fait vraiment du bon travail pour me faire apprécier le personnage au cœur de cet épisode alors même que je ne l’avais jamais vraiment apprécié jusque-là. C’était un très bon troisième versant de l’histoire. Je m’attendais à un sentiment de conclusion dès cette semaine, mais la saison n’étant pas encore terminée, il reste encore à faire avec les intrigues de ces derniers temps. J’ai hâte de voir la suite, et la série réussit vraiment à faire le travail qu’elle est censée faire.
S04E14 – The Cabin – 18/20
L’épisode est assez lent dans sa mise en place, quand bien même les épisodes précédents étaient là pour ça et quand bien même on avance dans celui-ci de manière assez vive. Cependant, une fois qu’on est vraiment plongé dedans, l’ambiance est celle que l’on attend de cette série : il est difficile de retenir ses larmes par moments, les personnages font tous preuve d’une force magistrale et le montage révèle à merveille toutes les émotions du scénario. Bref, c’était superbe, comme toujours.
S04E15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.
S04E16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.
S04E17 – After the Fire – 18/20
Et on ouvre le canal lacrymal pour l’avant-dernier épisode de cette saison qui réussit à surprendre par son format particulier et sa manière de se concentrer sur la construction d’un personnage. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, alors que tout l’indiquait avec ce titre, et j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode – même si j’ai finalement adoré. Et puis, c’est tellement bien écrit. Bref, j’étais partagé, je ressors épuisé émotionnellement, mais c’était réussi, pas de débat possible !
S04E18 – Strangers : Part.2 – 20/20
Voilà une excellente fin de saison qui nous laisse dire au revoir à la famille Pearson en pleine tension dramatique, tout en ayant de l’espoir pour la suite. La série nous fait ce qu’elle sait si bien faire une nouvelle fois, ménageant ses surprises avec brio et avec un très bon jeu de temporalité qui fait qu’on ne sait jamais très bien sur quel pied danser et à quoi s’attendre.

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This is us – S04E01

Épisode 1 – Strangers – 18/20
C’est un épisode totalement inattendu pour un début de saison, mais en même temps, ça reprend tellement tous les codes de la série que ça se regarde avec beaucoup de plaisir. Il y a une vraie prise de risque, mais contrairement à ce qu’avait fait Fear the Walking Dead, je trouve que ça fonctionne parfaitement car on se prend au jeu de deviner les liens à venir ; et car c’est tout de même introduit de manière très claire dès le départ. J’ai beaucoup accroché, et je pense que ça relance la série avec brio.

> Saison 4


Spoilers

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It’s so strange, isn’t it ? How just like that a complete stranger can become such a big part of your story.

50 minutes ? Vraiment ? Voilà ce que j’appelle un retour en grande forme. Cette saison 4 démarre dans le passé, pas de bol pour moi qui en voulait plus sur le futur ! On reprend donc sur le retour de Rebecca et Jack à Pittsburgh après l’audition ratée de Rebecca. À son réveil devant chez elle après une journée à dormir dans la voiture, Rebecca se sent soudainement inspirée à nous faire de la philosophie de comptoir sur les étrangers qui peuvent entrer d’un coup dans notre vie et en changer le cours. L’idée est claire : cet épisode va nous présenter des inconnus qui auront un rôle à jouer cette saison. Pourquoi pas !

Ils sont présentés dans un montage dès le début de cet épisode et titillent la curiosité, je le reconnais. C’est une bonne idée de renouveler la série comme ça, mais les Big Three m’ont vite manqué dans la série. Concentrons-nous d’abord sur Rebecca et Jack qui ne veulent pas être les premiers à rappeler l’autre. C’est finalement Jack qui s’y colle et qui se fait inviter à un rencard de la gêne totale, avec les parents de Rebecca et des amis de ses parents.

Il s’y rend pourtant et veut se faire beau pour l’événement… ce qui lui permet de rencontrer Miguel, vendeur dans un magasin de costards. Ce n’est pas un excellent vendeur, parce qu’il accepte de prêter une veste de costard à ce parfait inconnu qui n’a pas de quoi payer, uniquement parce que Jack lui raconte toute sa vie. La vie est tellement simple dans ce genre de série.

Bon, il y a quand même des complications quand Jack rencontre les parents de Rebecca : sa mère est insupportable, son père parle immédiatement du Vietnam, malgré des ordres contraires de son père. Bon, faut dire il a emmené Rebecca bien loin de Pittsburgh pendant deux semaines, il y a de quoi se méfier de lui. Le stress de Jack est palpable, il tache sa veste puis décide de revenir des toilettes où il a nettoyé la veste en étant aussi honnête que possible avec ses futurs beaux-parents.

C’est assez brutal, bien sûr, et il est aussi génial que d’habitude à être bien cassant pour les parents de Rebecca qui avait besoin de cette petite leçon de vie apparemment. Le père de Rebecca est ainsi subitement un grand fan de Jack, au point de ne rien dire de sa veste clairement non payée. Il n’est pas dupe en revanche : Jack est trop hanté par son passé pour que le père de Rebecca souhaite voir sa fille finir avec lui. Les scénaristes m’ont un peu baladé sur ce coup-là, mais ouais, Jack se fait finalement un ennemi de son beau-père. Il emmène ensuite Rebecca dans son bar où il lui demande de chanter.

Et du côté des inconnus ? C’est assez hallucinant : je n’ai pas immédiatement reconnu Jennifer Morrison, mais c’est pourtant bien elle que l’on découvre en premier. Elle semble être une soldate américaine qui appelle son copain sur Skype pour lui dire qu’elle pense à lui. Elle est aussi obsédée par une figurine Cars.

La femme de Kevin ? Peu importe, il faut d’abord suivre sa journée de travail où elle va interroger une femme civile vivant dans la pauvreté. Cela nous permet de savoir qu’elle cherche à découvrir l’identité d’un homme posant des bombes. Elle l’obtient avec un peu de chantage, promettant de l’eau et des vivres pour tout le village de la femme qui a un bébé.

Pas de bol, l’armée ne l’entend pas comme ça : en allant tuer le poseur de bombes, il rase une bonne partie du village. Certes, la femme va obtenir un visa américain, mais ça ne compense pas tout, franchement. Cela laisse notre soldate quelque peu dévastée par ce qu’elle a fait, mais elle est tout de même soulagée de rentrer chez elle auprès de son mari et de son fils. Elle se fait acclamer par les voisins et culpabilise.

Son mari s’inquiète beaucoup pour elle, parce qu’il sent bien qu’elle met du temps à se réajuster à sa vie, se mettant même à boire un peu trop – et conduire au passage. Le couple n’est pas au meilleur de sa forme, donc. On découvre enfin le prénom de la femme, Cassidy, alors que leur gamin s’appelle Matty. La vie de banlieue est trop compliquée pour elle, en tout cas, elle se laisse déborder par ses émotions, ses problèmes d’argent et surtout ses souvenirs ; se retrouvant à frapper son fils par réflexe plus qu’avec l’intention de le faire.

C’est violent. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se fasse virer de chez elle. Mme Sharp (Shapp ? Qu’est-ce qu’elle écrit mal !) finit donc par se rendre dans un centre de vétéran pour que son stress post-traumatique soit pris en charge. Elle se met donc à raconter son histoire à d’autres anciens soldats, refusant qu’on mette son geste violent sur le dos d’un stress post-traumatique ou de l’alcool. Et alors qu’elle raconte son histoire, quelqu’un explose la fenêtre du centre dans lequel elle est.

Quelqu’un ? Nicky ! Cass n’a donc absolument aucun lien avec les Pearson et est bien une étrangère. Jusque-là, je m’en doutais. En tout cas, elle s’apprête à débarquer dans la vie de Kevin. Eh oui, alors qu’il fête son anniversaire avec sa mère, il découvre subitement que son oncle a donné son nom après avoir été arrêté – sachant qu’il avait bu et pas qu’un peu, évidemment. Ni une, ni deux, Kevin s’achète des billets d’avion pour le tirer d’affaire…

Ailleurs, à une autre époque, probablement, on suit la vie d’un mec qui n’aime pas beaucoup être habillé et de son chien. Un rapide retournement de situation nous apprend surtout qu’il est aveugle. Je me suis rapidement dit qu’il pouvait être le fils de Kate, mais bon, pas le temps de vraiment se poser la question car l’épisode avance vite.

Il se rend donc dans un diner où il rencontre Lucy, une serveuse, avec qui il sympathise en forçant quelque peu les choses alors qu’elle a fini son service et veut probablement rentrer chez elle. Il lui apprend qu’il compose des chansons et boit quand il ne parvient pas au résultat souhaité. Génial, quoi. Pourtant, ça fonctionne sur Lucy qui tombe amoureuse de lui – et couche avant ça avec lui.

Le temps passe vite, comme d’hab dans cette série, ce qui se voit avec le chien du mal voyant qui grandit bien vite et est témoin de la première coucherie des deux amants, puis de la demande en mariage. Bien.

Sur la fin d’épisode, on apprend surtout que Lucy est enceinte de six semaines, donc c’est vraiment l’histoire d’une vie en un épisode ; et ça donnait vraiment envie de savoir le lien qu’ils auront tous avec les Pearson, franchement. Pour le coup, c’était le plus facile à deviner : ce mal voyant est bel et bien le fils de Kate et Toby. Bébé Jack est donc adulte, futur papa et chanteur à succès. Bien, il leur aura fallu trois générations pour réussir à rencontrer le succès. Je suis bien content en tout cas de la tournure des événements.

Dans notre présent habituel, Kate et Toby apprennent que leur fils ne verra jamais les choses clairement et ils sont un peu dépités, mais c’est finalement une bonne chose sur le très long terme. C’est bien joué de la part des scénaristes. Joyeux anniversaire Kate.

Enfin, on suit également la vie d’un jeune adolescent noir vivant dans un quartier – celui de la circonscription de Randall ? Il ramène un burger à sa mère qui travaille beaucoup et monte ensuite s’occuper d’une petite fille dans un berceau ; oui, il s’agit de sa fille. La famille est toujours aussi importante dans la série et forcément, je me suis mis à me poser des tas de questions sur le lien possible avec les Pearsons. Je me suis dit qu’il pourrait être un futur élève de l’école de Beth, ou sa mère une collègue de Beth, ou simplement qu’il pouvait être un futur copain de Déjà.

Il s’appelle Malik et travaille dans un garage pour se faire un tas d’argent afin de payer les études de la petite – garage dans lequel on aperçoit un sticker de la campagne de Randall. Malheureusement, il est encore trop jeune pour que sa demande de tremper dans les choses illégales gérées aussi dans le garage (drogue ?) soit prise au sérieux. Il bosse pourtant dans le garage de son père, Darnell, qui lui fait ensuite la morale sur ce que ce sont que des responsabilités. Celles-ci ne doivent pas l’empêcher de prendre du bon temps, parce que sa fille a toujours ses grands-parents, ce qu’il fait en se rendant à une soirée rooftop.

Là-bas, il gère le barbecue et rencontre… Déjà, sur qui il craque. Gagné ! Eh, ça faisait partie de mes théories, je suis content d’avoir trouvé, même si ce n’était pas ma première idée. La fin d’épisode est aussi géniale que d’habitude, avec bébé Jack devenu adulte qui chante une chanson sur les étrangers qui se rencontrent – chanson qu’il a écrite le jour où il a rencontré Lucy et qui fait une jolie conclusion à cet épisode où nos triplés fêtent chacun leur anniversaire.

Et comme clairement, on cherche tous la chanson entêtante du « I found my way to you », I found my way to it : elle s’appelle Memorized et est bien chantée par l’acteur, Blake Stadnik.

Voir aussi : Performance de la semaine – Blake Stadnik

> Saison 4

Upfronts ABC (et Freeform)

Salut les sériephiles,

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Aujourd’hui, je reviens avec vous sur les annonces effectuées hier par ABC lors de ses upfronts… et ce n’est pas bien brillant.

Voir aussi : Les upfronts ABC l’an dernier

Il y a peu de temps, il s’agissait de la chaîne que je regardais le plus chaque année. Depuis 2018, en revanche, elle est très clairement en perte de vitesse et ça se confirme encore cette année, où les nouveautés ne me tentent pas plus que ça, en plus. En revanche, comme d’habitude, elle me surcharge le vendredi, alors qu’il y a fort à parier que j’aurais bien sûr un tas de cours sur cette journée. On verra bien !

Voir aussi : Upfronts NBC FOX ABCCBSCW

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La grille de rentrée

Le lundi soir est consacré à Danse avec les stars et The Good Doctor, revenant pour une troisième saison. Rien qui ne m’attire, donc, et il en va de même le mardi avec une soirée comédies – The Conners, Bless this mess, Mixed-ish, Black-ish et… Emergence. Cette dernière n’est pas une comédie, mais une nouveauté, racontant l’histoire ô combien inédite (non) d’une femme qui accueille un enfant amnésique suite à un accident chez elle. Tout ça mène bien évidemment à un complot, et bla, et bla, et bla. Le synopsis ne me dit rien du tout, mais le trailer m’a bien plu (surtout la fin)… maybe, maybe not. L’autre nouveauté, c’est le spin-off de Black-ish, mais comme je ne regarde pas la deuxième, je ne pense pas commencer la première !

Ce n’est que le mercredi soir (donc le jeudi pour nous) qu’ABC diffuse une série qui me tente, avec la saison 2 de Single Parents. Si d’ici là je rattrape la première saison, pourquoi pas. J’avais beaucoup aimé le pilot après tout, et je n’ai plus tellement de comédies en stock. Le reste de la soirée est consacrée là aussi aux comédies avec The Goldbergs, Schooled, Modern Family et la nouveauté Stumptown. Bon, OK, je risque de regarder celle-ci aussi puisqu’il s’agit d’un projet avec Cobie Smulders dans le rôle-titre. Elle y interprète une détective privée badass, mais pas sûr de trouver mon bonheur avec ce projet on ne peut plus banal sur le papier (j’attends de voir ce que ça donnera).

Le jeudi est la grosse soirée habituelle sur ABC, et ça ne change pas : Grey’s Anatomy, renouvelée pour deux saisons le week-end dernier, A Million Little Things, pour une deuxième saison, et enfin l’ultime saison d’How to Get Away With Murder. C’est un TGIT très similaire à ce qui s’est fait cette année, donc il n’y a pas de grosse surprise me concernant.

Vendredi, c’est American Housewife, puis Fresh Off the Boat et 20/20, ce qui ne présente pas d’énormes changements. Le samedi, c’est foot et le dimanche, enfin, AFV, Shark Tank et… The Rookie. C’est à croire qu’ils ne savaient pas quoi en faire, parce que ce changement de case horaire est assez clair : ça ne sort de nulle part et c’est pour la sauver de son ancienne case horaire ne lui réussissant pas.

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La mi-saison

Comme les autres chaînes, ABC se garde des séries sous le coude pour couvrir la pause de mi-saison. Sans trop de surprise, on y retrouve cette année Station 19, dont la saison 2 avait déjà été raccourcie. À mon avis, le but est d’avoir toujours trois séries dans la case du vendredi, y compris à la fin de HTGAWM dont les saisons font une quinzaine d’épisodes. C’est également plus tard dans l’année que nous verrons la septième et dernière saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

Non, vraiment, il ne va pas me rester grand-chose à regarder sur cette chaîne, surtout que les nouveautés de mi-saison, The Baker and the Beauty (un remake d’une série israélienne sur la romance improbable entre un boulanger et une star internationale… Coup de foudre à Notting Hill, donc, mais version série et soap ?), For Life (un prisonnier devenant avocat pour plaider en faveur des autres détenus, tout en essayant de faire annuler sa peine pour un crime qu’il n’a pas commis) et United We Fall (sitcom familiale banale) ne sont que moyennement tentante pour le moment.

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Les annulations

Pas vraiment de surprise, il me semble : The Fix, Speechless, Splitting Up Together, For the people, The Kids Are Alright, Take Two et Whiskey Cavalier passent toutes à la trappe. Parmi elles, il y a quand même un paquet de nouveautés de la saison 2018/19, notamment des séries qui devaient théoriquement faire le buzz (la dernière !)… On sent que la chaîne est légèrement en crise, tout de même !

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Freeform

En parallèle, Disney a aussi fait ses annonces pour Freeform, qui commande une troisième saison à Siren (c’est toujours non merci), mais aussi le reboot de Party of Five (La Vie à Cinq en France) ou les premières saisons de Everything’s Gonna Be Okay (sur un jeune de 25 ans qui va devoir s’occuper de ses deux sœurs, dont une sur le spectre de l’autisme, suite au décès de leur père) et Motherland : Fort Salem. Cette dernière sent bon ma série de remplacement après l’annulation de Shadowhunters : elle suit la vie de sorcières entraînées à devenir des armes pour les États-Unis. Urban fantasy et militaire ? Combinaison intéressante, le trailer est alléchant. En revanche, pas de date pour le moment… Dommage, j’ai déjà hâte de la voir, moi !

Voir aussi : Upfronts NBC FOX ABCCBSCW