That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.
S01E02 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !
S01E03 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.
S01E04 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.
S01E05 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.
S01E06 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.
S01E07 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.
S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Vus cette semaine #03

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Ce sera finalement un petit mois de janvier côté séries…

4 épisodes vus

9-1-1 Lone StarNCIS Hawai’i – Pokemon – Walker

Un rattrapage de saison qui ne va même pas me mettre à jour à temps et des échecs dans la liste de ce que je voulais voir, ce n’était pas une semaine glorieuse. C’était prévisible, je vais mal vivre les semaines de taf une semaine sur deux, parce que ça fait trop d’heures de cours d’un coup (et que ça tombe sur les semaines de podcast, sinon, ce n’est pas drôle). Cependant, sur la semaine, ça faisait une critique publiée de plus que la semaine précédente, yeah !

9-1-1 Lone Star

9-1-1 Lone Star – S03E13 – Riddle of the Sphinx – 16/20
L’épisode marque des points en se concentrant beaucoup sur les personnages et guest stars que je préfère, mais je me rends tout de même compte que je ne suis plus du tout objectif. Ce n’est pas bien grave, je n’ai jamais prétendu que mes critiques l’étaient de toute manière. C’est un bon épisode, même s’il ne propose que peu d’interventions des urgentistes. Finalement, je suis là pour les personnages plus que pour les situations dingues, contrairement à la série-mère.
9-1-1 Lone Star – S03E14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.
9-1-1 Lone Star – S03E15 – Down to Clown – 15/20
C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?

Manifest

Manifest – S04E06 – Relative Bearing – 13/20
C’est de nouveau trop long pour cet épisode qui propose quelques scènes un brin ridicules tout de même. C’est frustrant : parfois, je me rends compte que je suis à fond pendant dix à vingt minutes d’un épisode tellement le mystère peut prendre ou l’enquête être fluide. Et puis parfois, c’est tellement mal écrit et/ou tellement mal joué que je décroche totalement et que ça donne l’impression de ne jamais en finir. Et puis, ils ont beaucoup trop d’intrigues en parallèle pour que ça fonctionne, surtout quand elles ne se croisent pas, comme dans cet épisode.
Manifest – S04E07 – Romeo – 15/20
À croire que ça va être un épisode sur deux tout au long de cette mi-saison. Bien que très prévisible par certains aspects, cet épisode réunit à recroiser certaines intrigues tout en complexifiant encore un peu plus le mystère en revenant sur de biens anciens mystères oubliés depuis au moins une saison, si ce n’est deux. C’est un bon moyen de montrer que tout est connecté – et que j’ai oublié une grande partie de la série, aussi. Normal, non ?

NCIS

NCIS – S20E06 – The Good Fighter – 16/20
L’épisode était plein de bonnes surprises et donnait envie d’en voir plus, parce qu’il y a plein de choses qui se déroulent hors écran qui doivent être bien fun. C’est dommage que l’idée soit un peu de nous dire « eh, ça s’est passé comme ça » plutôt que de nous le montrer sur plusieurs épisodes, mais j’aime vraiment le personnage mis en avant par ces quarante minutes. En plus, c’était tellement bien fait avec humour et clins d’œil bien pensés, il est dur de leur en vouloir de ne pas proposer un épisode parfait.
NCIS Hawai’i – S02E06 – Changing Tides – 14/20
Il faut bien reconnaître que c’est un peu surnoté, mais une scène de l’épisode m’a fait penser que j’étais possiblement passé à côté de quelque chose pendant l’intrigue… Alors qu’en fait non. On en parle plus longuement dans la partie avec spoilers évidemment, seulement, je considère que c’était toujours bien joué de leur part d’avoir réussi à me faire douter. Bref, c’était autrement un bon épisode, plutôt classique pour la série. C’est déjà du spoil de dire ça, je sais.

Walker

Walker – S03E09 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

> Vus en 2023 

 

Wolf Pack – S01E01

Épisode 1 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.

Spoilers

Un incendie vient bouleverser la vie d’adolescents qui se retrouvent pris au piège d’une créature surnaturelle.

I’ve got a thing about phones and you have a psychotic tremor.

La série commence mal avec un épisode de 53 minutes, c’est trop long, un filtre digne de 9-1-1 Lone Star et un début in medias res qui prend son temps. C’est censé être le contraire, bordel. Bon, donc, un ranger roule tranquillement en direction d’une forêt qui est en train de cramer.

Dans la scène suivante, on nous introduit le personnage d’Everett, qui est en ligne avec un certain Dr Weiland. Il est dans un bus scolaire et ça ne semble pas le déranger de parler de son traitement et de son envie d’avoir des antidépresseurs au milieu de ses camarades de classe. Bon, après, personne ne l’écoute vraiment : ils sont tous à observer le feu qui s’approche du bus scolaire par le côté.

Oui, le bus est au milieu d’un embouteillage monstre et Everett ne met pas longtemps à constater que des gens dans les voitures autour d’eux sont en train de se barrer. Des voitures abandonnées, ça ne va pas aider le bus à avancer et éviter l’incendie.

Malgré tout, les élèves restent bien sagement dans le bus à regarder l’incendie plutôt qu’à chercher à fuir pour se sauver la vie. La situation est bien peu crédible, franchement. Everett rencontre dans le bus une jeune fille qu’il n’a jamais vu avant et qui n’a pas de téléphone. Ce qui est cool, c’est que c’est une vraie adolescente à qui on a collé du maquillage pour nous faire comprendre qu’elle a de l’acné. Cela aura son importance plus tard.

Avant ça, on nous colle une intrigue avec des ados chiants, un certain Tyler qui filme la chauffeuse de bus refusant de le faire sortir (par chance, notre héroïne à l’acné balance le portable par la fenêtre, yay) et une certaine Phoebe qui refuse de prêter son téléphone à l’héroïne pour qu’elle appelle son frère quand les adolescents apprennent que les quartiers résidentiels dont ils viennent sont évacués par les autorités à cause de l’incendie. Ce même incendie fait que les cours sont annulés (yay !) et personne n’en semble heureux.

Personne ne semble paniqué non plus du fait qu’un putain d’incendie risque de tous les cramer. Apparemment, ils sont blasés de tout, mais ils commencent ENFIN à paniquer quand tout un tas d’animaux s’échappent de la forêt, chassés par l’incendie. Ces animaux, biches, cerfs, boucs, béliers… foncent droit sur la portion de route où ils sont tous coincés.

La panique peut enfin avoir lieu et tout le monde s’enfuit. C’est une bonne chose, parce que les usagers de cette route sont bien sûr attaqués par les animaux ; piétinés, embrochés et autres réjouissances permettent au make-up de révéler qu’ils n’ont pas beaucoup de budget. Il en va de même pour les effets spéciaux, même si l’incendie nous l’avait déjà révélé.

De manière mystérieuse, on nous annonce au milieu de ces animaux, une bête féroce à la super force, capable d’attirer à elle un adolescent et de grogner bien fort. Everett remarque une ombre terrifiante, d’ailleurs, et on comprend que la créature va vouloir tous les tuer. Cela commence par Everett, sauvé de justesse par miss-sans-téléphone.

L’avantage, c’est qu’il y a assez d’action pour que ça reste intéressant à suivre. En revanche, les effets spéciaux sont vraiment très mauvais, ça fait mal aux yeux de voir ça en 2023. C’est une constante dans les séries auxquelles participent Sarah Michelle Gellar, je crois. Bref, les deux adolescents se font mordre au passage, mais ils parviennent à s’échapper. Enfin, l’héroïne s’enfuit ; mais Everett reste sur place, un peu concon.

Cela dit, elle n’est pas la seule dans la série et je me rends compte que je ne savais rien du casting avant de me lancer dans cet épisode. Un bon point, enfin : elle a un générique ! Il n’est pas si dingue que ça et la musique pourrait être plus entraînante, mais je l’aime bien.

Après le générique, nous retrouvons notre adolescente badass qui rentre chez elle pour se faire engueuler par son père parce qu’elle n’est pas une « putain d’ado normale ». Allons bon. Elle a aussi un petit frère, nommé Danny, et c’est lui qui lui fait remarquer la marque qu’elle a dans le dos. Ah. Contrairement à ce que je pensais, il ne s’agit pas d’une marque indiquant qu’elle était déjà une créature surnaturelle : c’est apparemment une morsure dans son dos. Et une morsure qui brille et change d’aspect. Bref, elle se transforme. Et ce n’est qu’après tout ça qu’on apprend son nom : Blake.

Voilà qui va m’aider pour la critique. Blake part à la recherche de son frère fugueur, qui finit par lui dire de regarder de l’autre côté de la rue. Ce n’est pas un job qu’elle trouvera en traversant la rue, c’est une créature étrange, une ombre aux yeux jaunes. Le sinistros et Sirius Black n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bref. Elle emmène son frère loin de cette créature. Une fois dans la voiture, on voit que son père est incapable d’avoir la moindre relation normale avec sa fille ; au point de la laisser lui parler n’importe comment. Encore une ado qui est plus efficace que les adultes, quoi. Blake se trouve alors à avoir des sortes de flashs au cours desquels elle se voit en train de tuer Everett avec des dents de vampire – il en a aussi, lui cela dit.

La scène suivante nous montre Blake arriver dans un motel tout pourri avec son père et son frère. Après un passage par la case informations à la télé, Danny fait remarquer à sa sœur qu’elle a de la peau… Celle-ci complexe bien sûr des boutons qu’elle avait ; mais ils ont tous disparus. Après ça, tous les adolescents du monde vont vouloir se faire mordre, franchement.

Blake va donc s’admirer dans le miroir, pour mieux constater que sa plaie est de plus en moche dans le dos. Quand elle se relève, elle se rend compte que son miroir s’est transformé en fenêtre donnant directement sur la chambre d’hôpital d’Everett. Rien que ça. Aussitôt, elle prend la décision de se rendre là-bas pour le retrouver, mais le scénario passe de manière prévisible par des excuses du papa envers Blake. Il faut dire que ce père a l’air sacrément débordé par la situation.

De son côté, Everett atterrit donc à l’hôpital, parce qu’il a une sacrée morsure de loup à l’épaule. Il y retrouve d’autres camarades du bus, notamment celui qui avait des béquilles. Bonjour la crédibilité. La morsure semble beaucoup affecter la santé d’Everett, qui se réveille ensuite sur un lit d’hôpital. Oui, il est hospitalisé pour une morsure à l’épaule, c’est dire à quel point il est foutu. Bon, en même temps, son voisin de chambre est le bélier qu’il a vu se faire cramer plus tôt dans l’épisode et duquel sortirait une patte crochue… Super.

Il se réveille de son cauchemar pour apprendre que sa blessure est plus superficielle qu’elle n’en avait l’air (mouais) et que ses parents ont été contactés. Cela n’a pas l’air de le ravir. Il est rapidement laissé seul dans l’hôpital et se retrouve à devoir décrocher le téléphone à côté de son lit car personne ne le surveille.

Sérieusement ? Everett est clairement au milieu d’un hôpital, même pas dans une chambre, mais il y a un téléphone et personne pour le décrocher ? C’est donc Everett qui décroche, pour mieux s’entendre dire qu’il doit fuir au plus vite de l’hôpital car ça va le trouver pour le tuer.

L’ambiance est sympathique, mais la crédibilité n’est pas là. Cela va être une série à regarder pépère, avec le cerveau à côté. Dans le même genre, les parents d’Everett débarquent à l’hôpital pour l’engueuler comme si c’était de sa faute si le bus avait été attaqué. Finalement, Everett s’évanouit et ses parents, à son réveil, nous informent qu’il aurait mieux fait d’attendre les secours. Moui. C’est suffisamment mal écrit comme série pour qu’on nous informe ensuite qu’Everett a dormi plusieurs heures depuis la scène précédente. Bref, il fait nuit et on va pouvoir avancer vers autre chose. Yay.

De manière inattendue, on se retrouve ensuite en boîte de nuit. Des cendres tombent clairement sur la piste de danse, mais tout le monde s’en fout. Faire la fête pendant un méga incendie, rien de plus normal, après tout. La scène a traîné en longueur, pour nous introduire un BG en train de danser et draguer le DJ – mais en mode sainte nitouche qui ne veut pas aller voir le DJ pour autant. Bien sûr, oui.

Au beau milieu de la piste de danse, Harlan, c’est son nom apparemment, reçoit d’un coup 150 SMS de Luna (sa sœur ?) qui s’inquiète car son père n’est toujours pas rentré.

Attitude bien logique d’ado ? Je ne sais pas. Bon, Harlan se fait finalement draguer en personne par le DJ qui s’inquiète rapidement de savoir si ce n’est pas un ado (mais genre beaucoup trop rapidement) avant de l’attirer dans couloir sombre de la discothèque qui s’avère en fait être un baisodrome apparemment.

Le DJ ferait mieux de se méfier, parce qu’Harlan est clairement plus que l’ado qu’il semble être ; comme cette discothèque est probablement plus que ce qu’elle semble être quand on voit le nombre de couples en train de s’embrasser (et plus, mais faut pas le montrer dans une série pour ados) dans son couloir sombre.

La fête est toutefois interrompue quand Luna débarque pour interrompre Harlan et son nouveau mec au beau milieu de leur bon moment. Elle continue de se plaindre de ne pas avoir de nouvelles de son père, mais lui s’en fout pas mal. Comme la situation est dans une impasse (quelle surprise), Luna décide de se démerder seule pour retrouver leur père qui n’est pas leur père (ben tiens). Harlan entend tout de même que sa sœur a un meilleur odorat, et ça le surprend car lui a une meilleure ouïe ce jour-là. Ce n’est pourtant pas la pleine lune… Coucou les loups-garous, votre papa adoptif qui vous a transformé est clairement mort, là, hein.

Alléluia, on arrive enfin à Sarah Michelle Gellar. Elle joue donc une policière, Ramsey, qui s’intéresse aux élèves du bus scolaire du début d’épisode. Ben tiens. Une enquêtrice en paranormal, ça va être fun. Pas de bol pour elle : elle arrive trop tard à l’hôpital, parce qu’Everett est déjà en train de se barrer.

De son côté, Blake se découvre de nouvelles aptitudes quand elle court en ville, hyper rapidement et sans être essoufflée. Non, vraiment, je veux être mordu moi aussi. Allez savoir pourquoi la ville est déserte quand elle la parcourt. Blake se rend également compte que le chien des voisins ne lui aboie plus dessus. C’est subtil cette manière de nous faire comprendre qu’elle est une louve-garou, non ?

Bon, par contre, les choses ne sentent pas bon pour sa maison : sa rue est déjà touchée par l’incendie. Elle s’approche toutefois de la maison pour mieux y surprendre Everett. Il est en effet là parce qu’il la cherche. Il lui explique rapidement son coup de téléphone à l’hôpital, ce qui semble vouloir dire qu’il ferait mieux de s’y rendre à nouveau. Pourtant, la menace est bien réelle.

Blake et Everett ne s’en rendent pas compte immédiatement : ils sont préoccupés à admirer la blessure à l’épaule d’Everett qui continue de briller, puis les abdos de celui-ci, aussi dessinés qu’une vraie tablette de chocolat, puis les cicatrices d’acné disparues de Blake. Pas étonnant qu’ils soient surpris par la créature qui les cherche. Etonnant qu’ils y survivent, en revanche.

Ils sont protégés par un loup-garou, cela dit, ça aide un peu, et Everett découvre également qu’il a la capacité d’exploser des poutres en bois à mains nues. Pratique, mais digne de la saison 6 de Riverdale, hein. Bon, Everett et Blake parviennent à s’enfuir. Ils s’arrêtent au milieu d’un pont où Blake peut avoir une crise de panique (ou un pic d’angoisse allez savoir), où Everett peut l’aider à la gérer en tirant la langue (bien sûr) et où les hormones et l’alchimie sont dingues entre eux.

Et franchement, j’ai envie d’être bon public et de bien les aimer… mais ça joue mal quand même. Blake s’enfuit finalement pour retourner chez elle car elle ne veut pas rester avec Everett et refuse clairement ce qui est en train de leur arriver. Elle est à peine partie que Ramsey appelle Everett sur son portable.

La scène part encore plus en vrille : Everett refuse de parler avec Ramsey, mais elle nous fait un très joli monologue pour nous expliquer qu’elle est certaine que l’incendie était volontaire. Le pyromane ? Un adolescent, probablement un de ceux qui étaient dans le bus avec lui le matin même. Bien sûr, oui. Sarah Michelle Gellar le joue aussi bien qu’elle peut, mais ce scénario n’est pas dingue, désolé.

En parallèle, nous continuons de suivre la folle soirée de Luna et Harlan. Ils se rendent sur la portion de route du début d’épisode pour mieux découvrir que la voiture de leur père y était et qu’elle a été attaquée par une créature aux griffes très acérée. Au détour d’une conversation entre eux, nous découvrons qu’ils ont été adoptés alors qu’ils n’étaient encore que des bébés loups, suggérant un père biologique les abandonnant (mais rien sur la mère ??). Romulus et Rémus n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bon, le père, Garret, qu’on a vu en début d’épisode, n’a pas l’air très en forme en fin d’épisode (du moins je l’espérais, mais non, ça ne faisait que 42 minutes, le temps NORMAL d’un épisode). Nous le retrouvons en pleine forêt au milieu de l’incendie. Allez savoir pourquoi il n’a pas fui vers la ville, comme tout le monde. Par chance pour lui, il a tout de même de quoi enregistrer un message pour ses enfants.

Il peut ainsi expliquer à Luna qu’elle aura l’occasion de trouver sa meute et demander à Harlan de se souvenir des bons moments entre eux (à lire et regarder des films d’horreur) plutôt que de se rappeler qu’ils étaient en froid au moment de ce dernier message. Bon, je vois mal comment ils retrouveront cette petite radio puisqu’elle va clairement cramer, mais on n’est plus à une incohérence près.

Garret se rend compte en tout cas que ses enfants ont encore besoin de lui : l’enregistrement du message lui donne donc la force de se battre à nouveau pour affronter les flammes.

En fin d’épisode (cette fois, c’est pour de vrai), le coup de fil de Ramsey à Everett est interrompu par un hurlement de loup qui nous possède clairement Everett, mais aussi Blake, Luna et Harlan. Les quatre adolescents se mettent à courir à travers bois jusqu’à une carrière où ils se retrouvent.

Les yeux des quatre personnages se mettent à briller. Harlan est surpris que cela leur arrive alors que ça n’est jamais arrivé avant : Luna a trouvé sa meute, je crois. Ils sont tous les quatre sous la lune presque pleine et Everett comprend qu’ils sont tous des loup-garous. Rah c’est si mauvais que c’en est presque bon ! Oser terminer l’épisode sur cette révélation comme si c’était un cliffhanger de malade… Ils sont en train de se foutre de notre gueule.

Sinon, Buffy ne sera donc pas Giles, mais juste la force de police qui traque les adolescents en vain ? De déception en déception, hein.

Wolf Pack (S01)

Synopsis : Un incendie californien réveille une créature surnaturelle terrifiante qui va changer la vie de deux adolescents.

Pour commencer, ça doit faire près de dix ans que j’ai les DVDs de la première saison de Teen Wolf (j’exagère totalement) sans avoir pris le temps de commencer la série. Quand cette série a été annoncée, je me suis donc dis que je ne la regarderai pas, tout simplement. Ou que je rattraperais la série originale avant. Finalement, ce ne fut pas le cas, je n’ai jamais pris le temps alors même que je sais qu’elle me plairait. Trop compliqué de faire les critiques, trop chronophage même sans critique… voilà où j’en suis avec Teen Wolf.

Voir aussi : Mes 5 loup-garous préférés

Depuis, ils nous mentent en nous disant que cette série ne nécessite pas de voir la série originale. Je ne doute pas que dans trois ou quatre épisodes, ils feront un crossover ou des références tellement souvent que je ne vais plus rien comprendre et/ou trop me sentir spoilé ; mais je me suis dit qu’avec un peu de chance, ça me motiverait peut-être à la regarder enfin.

En attendant, je n’ai pas envie de passer à côté de ce premier épisode – ou de cette saison – parce que l’événement est tout de même que Sarah Michelle Gellar joue dedans. Buffy, quoi. Je ne suis pas forcément fan absolu de l’actrice, mais force est de constater que j’ai regardé l’ensemble des séries. Ce n’est probablement pas pour rien. Au-delà de ça, j’en entends immanquablement parler chaque fois que je me connecte à Internet depuis un bon mois, parce que ben… j’avoue, j’ai plein de fans de ma série préférée sur mes réseaux. Dingue, non ?

Bref. J’ai bien compris que SMG allait être la Giles de cette série (spoiler : non), mais c’est une raison suffisante pour la regarder non ? Ils ont bien compris comment faire un casting efficace, et c’était devenu la série que j’attendais le plus en ce début 2023…

Note moyenne de la saison : 13,5/20

S01E01 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.
s01e02 – Two Bitten, Two Born – 13/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre du côté de la qualité et que, justement, je n’en attends plus rien, je trouve que la série a ses bons côtés. J’ai pu accrocher un peu plus à cet épisode qui développe ses personnages et les interactions entre eux, mais aussi les mystères qui occuperont la saison, surtout qu’il n’y a plus beaucoup d’effets spéciaux. Mieux vaut les éviter, franchement. Bref, c’est une série pour ados, mais ça fonctionne déjà mieux qu’au premier épisode.
S01E03 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.
S01E04 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.
S01E05 – Incendiary – 15/20
Que se passe-t-il ? J’ai trouvé cet épisode drôlement plus efficace, notamment grâce à sa construction qui permet de mener à quelques révélations et à des cliffhangers bien sentis. Disons que ça fait plaisir de voir la série assumer certaines évidences qui restaient cachées jusque-là… Après, ça reste quand même une série qui vise à foutre à poil tous les ados bien plus que nécessaire juste pour les audiences, et ça, c’est dommage car ça la dessert plus qu’autre chose.
S01E06 – After Party – 13/20
A minima, donnez un budget effets spéciaux à cette série, qu’elle puisse avoir les moyens de ses ambitions. Côté écriture, il y a de gros raccourcis et des échecs cuisants par moment ; mais aussi d’autres scènes bien plus réussies. Certaines intrigues sont prenantes et j’ai envie d’avoir le fin mot d’une partie de l’histoire, mais bon, ça irait tout de même mieux si je n’avais pas en permanence le sentiment qu’on se fout de ma tronche.
S01E07 – Lion’s Breath – 15/20
L’épisode avance plus vite que je ne l’imaginais, parce que je pensais que la saison était plus longue que les huit épisodes qui lui sont réservés. Oui, c’est con d’en bingewatcher trois et d’être coincé à l’avant-dernier épisode, je sais. En tout cas, je me suis surpris à être plus impliqué que je ne l’aurais cru dans cette série pour ados. Ce n’est pas du tout parce qu’elle est qualitative ; j’ai juste envie de savoir si mes théories sont les bonnes.
S01E08 – Trophic Cascade – 15/20
J’avoue que j’espérais une conclusion de saison qui puisse servir de conclusion de série au cas où et que je suis un peu dégoûté de ne pas l’avoir eu. En vrai, ça me paraissait possible de tout conclure. Au lieu de ça, on perd du temps en début d’épisode et beaucoup de twists sortent de nulle part pour s’assurer des cliffhangers de fin de saison. Est-ce que ça me fait espérer une saison 2 ? Eh, pourquoi pas. Faudra juste que ça tienne à nouveau sur de peu d’épisodes.