The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui fonctionnent bien pour le petit frisson qu’on cherche, mais ce n’est pas glorieux comme spin-off pour l’instant. J’ai l’impression qu’il y avait à la rigueur de quoi faire un film. Une série ? On va tourner en rond !

Spoilers

Hershel s’est fait enlever, forçant Maggie à bosser avec Negan à nouveau.


You could try, but then I’d have to kill you first.

Nouveau cadre, vieux codes | Retrouvailles | Les marshals | Manhattan | Cliffhanger

Nouveau cadre, vieux codes

Si je suis plutôt ravi de retrouver les personnages et de voir que la série commence par un épisode qui a un temps bien raisonnable, j’ai tout de suite déchanté dès les premiers plans de cet épisode. Certes, on nous introduit directement à l’idée que Maggie a déménagé et est désormais à New-York, mais bordel, c’était plutôt long comme introduction et comme enchaînement de plans.

En plus, le changement de cadre avec ce New-York envahi par la végétation donne l’impression d’être devant un énième film catastrophe post-apo… et ça peine à donner un sentiment de neuf à une série qui en aurait désespérément besoin. En fait, le problème est là : on connaît trop bien les codes de la franchise. Du coup, c’est comme une bleue que Maggie se fait alors surprendre par un zombie qui n’hésite pas à lui attraper les jambes. C’était prévisible, sérieusement, et ça a lieu plus tard dans l’épisode aussi. Elle s’acharne finalement sur lui, dans une scène sanglante qui met dans l’ambiance… mais aussi avec des cris qui devraient la faire repérer bien vite.

Sans une ligne de dialogue, cette première scène a réussi à nous montrer ce que veut proposer la série : un nouveau cadre plus urbain et post-apo que la série d’origine bloquée pendant des années dans la forêt… mais eh, c’était peut-être un vrai besoin, non ? Le générique qui suit est très sympathique, même s’il a un côté très jeu vidéo. C’est fou comment les effets spéciaux se reposent de plus en plus sur ce type d’images donnant l’impression d’être devant des jeux vidéos. Finalement, le générique est bien, mais la musique manque d’entrain ou de notes similaires à la série de base quand l’esthétique est quant à elle exactement la même. Bref, j’ai l’impression d’être devant une pâle copie… et c’est ce qu’est Dead City, justement.

Après le générique, on se retrouve dans un bar. À nouveau, on veut nous montrer un nouveau cadre : le monde s’est remis de l’apocalypse zombies, la vie a repris son cours, les mêmes lieux de vie qu’avant existent à nouveau. Malheureusement, ça donne à la série un côté un peu ringard, je trouve. Maggie au comptoir d’un bar, dans sa tenue d’aventurière… Je sais pas, ça n’a pas du tout su me convaincre. On note que cette fois, Maggie appelle les zombies des « groaners ». Chaque série a vraiment son mot pour les zombies, sans que ce ne soit jamais zombie. Par contre, cette fois-ci, ça devient ridicule : Maggie a toujours dit « walker », pourquoi aurait-elle changé en vieillissant ?

Bon, pêle-mêle, on découvre qu’elle drague le barman avec une idée en tête qui n’est pas celle à laquelle il pense (elle veut endormir sa méfiance) et qu’elle aurait une cabane à proximité envahie par les zombies. Difficile de savoir si c’est le cas, cependant : elle peut très bien mentir après tout. Le but ultime de Maggie est finalement de se rendre dans le motel attenant au bar pour y retrouver Negan. Ce n’est toutefois pas si simple : alors qu’elle a largement le temps de le surprendre sous sa douche, elle attend tellement qu’elle finit par se faire attaquer par les gens du bar.

Là, elle est alors confrontée à un personnage joué par Michelle Hurd. Je déteste cette actrice, que j’associe à son personnage calamiteux et à un jeu désastreux dans Blindspot, alors ce n’est vraiment pas chouette pour la série – ce ne sera pas un point positif pour celle-ci.

Maggie est toutefois capable de s’en sortir comme une grande fille, évidemment. Alors qu’elle est mal en point, on découvre qu’elle peut se servir d’une lame intégrée à sa chaussure pour dégommer des méchants. Cela la retarde suffisamment pour que Negan puisse s’enfuir en l’apercevant, emmenant avec lui une jeune femme qu’on ne connaît.

Bien sûr, Maggie cherche alors à s’enfuir plutôt qu’à dialoguer. C’est un peu con tout de même. Par chance pour elle, elle a de quoi s’enfuir à proximité. Non seulement, les bars sont de nouveau à la mode, mais en plus, il y a toujours de l’essence à portée de mains. Sans trop de mal, Maggie parvient donc à rattraper Negan et sa nouvelle jeune protégée, Ginny.

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Retrouvailles

Maggie leur révèle que Negan est recherché (pour changer) par une organisation dont on ne sait pas grand-chose (pour changer, bis), mais ce n’est pas pour cela qu’elle est ici, évidemment. Cette fois-ci, Maggie révèle la vérité : elle a subi un raid quelques mois plus tôt, puis un autre, lors duquel ses nouveaux ennemis ont eu la bonne idée de prendre un otage. Ouep, quelqu’un a enlevé le fils de Maggie et c’est pour cela qu’elle est à présent à la recherche de Negan.

En effet, son ennemi, le Croate, a eu la classe d’utiliser le sifflement préféré de Negan. Ma foi, ça fonctionne comme détail, c’est un sifflement extrêmement caractéristique. Et même si ça énerve Maggie de devoir demander l’aide de Negan pour retrouver Hershel dans Manhattan, elle n’a pas trop le choix : lui, il sait qui est le Croate. La série se garde toutefois des cartouches de suspense pour la suite, ne révélant pas ce que sont devenus la femme et l’enfant de Negan, ni qui est cette Ginny qui le suit partout désormais. Ginny ne parle pas – Negan explique à Maggie que c’est le cas depuis qu’elle a trouvé son père transformé en zombie.

Ouais, ça ne nous explique pas exactement pourquoi elle le suit partout, même dans un roadtrip vers un Hilltop qui n’est plus le même, ni comment elle a fait pour le demander d’ailleurs. Maggie nous apprend aussi que Hilltop n’est plus, mais que toute la communauté a dû se relocaliser et suivre les mêmes règles qu’avant. Soit. Les mêmes règles, certes, mais il y a de nouveaux acteurs en jeu à New Babylon, où la série semble se dérouler désormais.

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Les marshals

Par exemple, il y a des Marshals qui semblent faire peur à tout le monde – mais dont je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté ils sont. Je veux dire, ils cherchent à arrêter Negan pour le mettre à mort en le torturant de la manière la plus atroce possible, mais c’est en partie parce qu’il a tué Glenn devant Maggie… alors pourquoi Maggie semble détester aussi ces marshals ? Et pourquoi ne travaille-t-elle pas avec les marshals aussi ?

Bon, ils semblent sacrément méchants cela dit. On voit ainsi un marshal débarquer dans le bar du début d’épisode pour en savoir plus sur Negan et pour le retrouver. Il interroge ainsi la nana du bar, bien à sa manière, n’hésitant pas à la torturer. Bon, je m’inquiétais de devoir supporter Michelle Hurd, mais elle se fait tuer bien rapidement finalement. Tant mieux ? La scène était censée être choquante et nous instaurer un univers plus noir, mais eh, ça m’a fait plaisir plus qu’autre chose.

Le marshal qui la bute pour respecter la loi, soi-disant, n’hésite pas à expliquer ensuite qu’il ne l’a fait que pour la loi, pas par gaité de cœur. Mouais. J’ai comme un doute, tout de même. Malheureusement pour les héros de la série, il a aussi tout ce qu’il faut pour les retrouver : Maggie a laissé tomber dans sa fuite un livre de cartes duquel elle a arraché la carte de Manhattan.

On retrouve ensuite Maggie et Negan en route vers ce nouveau Hilltop dont on ne voit pas grand-chose. Ouais, ils ont réussi à se débarrasser de Ginny auprès des gens aux ordres de Maggie, parce que c’est plus simple comme ça, probablement. La série préfère se concentrer sur des conversations interminables entre Maggie et Negan, comme au bon vieux temps, plutôt que de proposer vraiment de nouveaux personnages. C’est inquiétant : elle réunit deux personnages que j’aime beaucoup et ne parvient pas à sortir de la médiocrité pour autant… Et c’est d’autant plus violent et facile à constater que la série prend aussi le temps de nous faire quelques flashbacks de la mort de Glenn. Voilà, ça c’était une bonne scène choquante et réussie…

Malheureusement, pour arriver à une telle intensité, il faut déjà avoir des personnages auxquels on est attachés, pas des personnages dont on a fait le tour quinze fois. Dead City a beau essayer de proposer quelque chose qui la démarque et une ambiance qui lui soit propre, elle ne parvient pour l’instant qu’à proposer une atmosphère sombre peu efficace pour surprendre. On est dans une mauvaise suite de Walking Dead pour l’instant. C’est gênant.

Je suis peut-être de mauvaise foi, vous me direz : dès le départ, j’ai trouvé énervant que les spin-offs annoncés soient sur les personnages les plus anciens de la série. On les connaît par cœur. On ne peut pas être surpris de voir Maggie réussir à enlever l’un des marshals qui est à ses trousses sans le moindre mal (surtout qu’elle s’en prend au junior du trio comme par hasard), ni être surpris que ça mène à une scène où elle s’engueule avec Negan. Encore. Et vous savez pourquoi : elle veut avoir l’autorité sur lui et garder le marshal en vie avec eux quand Negan préfère l’idée de le jeter par-dessus bord.

Et sincèrement, c’est une redite tout ça, parce que ça mène à Negan qui lui fait remarquer qu’elle aussi elle a tué plein de gens, parmi lesquels il y avait des maris et des pères, hein. Bref, il gagne la bataille des arguments, mais comme Maggie est cinglante avec lui, il considère qu’elle a gagné apparemment ? Les mystères de cette franchise se poursuivent.

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Manhattan

Bon. Tout cela permet à nos héros d’arriver à Manhattan et… de me donner l’impression d’être devant un film. En fait, tout le problème est là ! Leur idée, c’est de faire un film, pas une série. Ouais, l’ambiance Manhattan post-apocalypse, c’est sympathique comme tout, mais je ne vois pas une histoire pouvant se dérouler sur le long terme. En plus, et c’est peut-être le look de Maggie qui fait ça, mais j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un film post-apo à bas budget plutôt que devant une série. Elle a un look années 90, non ?

Et puis, cette traversée d’une grande-ville… Cela ressemble un peu trop à The Last of Us pour moi. Allez, une fois sur l’île, nos héros voient leur marshal en otage chercher à s’échapper, sans y parvenir, puis sont surpris par… une pluie de zombies. C’est pas « It’s raining men », c’est « It’s raining zombies ». Ou pas. Ce sont des cadavres qui tombent, pas des zombies. Il est donc assez évident qu’on a affaire à une méthode de défense rondement menée… mais Maggie et Negan ne semblent pas s’en douter, préférant en rester à l’idée de base qu’ils ont de Manhattan, qui fut l’un des premiers lieux touchés par l’épidémie ; avec énormément de zombies, donc.

L’exploration de l’île peut en tout cas continuer et mener les personnages à redoubler de vigilance. Ainsi, Negan constate que Maggie tombe de tomber dans un piège bien vite. Ils parviennt à l’éviter de peu, mais sont ensuite coincés entre une pluie de cafards dégoûtants dans des sacs poubelles et une horde de zombies sortant de nulle part en plein Manhattan. Cela permet à leur otage de révéler son prénom (Hano ? Jano ? C’est ce qu’il a dit ?) quand il entend des mitraillettes et qu’il espère qu’il s’agisse de ses collègues. J’en doute.

Maggie et Negan avancent vite, avec l’otage toujours, à l’intérieur d’une ancienne laverie (un pressing ?) où ils sont vite rejoints par… les marshals. C’était donc bien eux. Cela nous mène donc à une traque silencieuse à l’intérieur d’un pressing. Allez, pourquoi pas. Les codes du suspense sont bien maîtrisés, mais les enjeux sont encore trop peu forts : on sait bien que Negan et Maggie vont survivre quoiqu’il arrive, on en a rien à foutre de Jano et OK, le marshal de New Babylon, qui dit s’appeler Pearlie Armstrong, est un personnage sympa que l’on va prendre plaisir à haïr, mais il est beaucoup trop omniprésent dans cet épisode pour que l’on craigne de le voir mourir.

D’un côté, on en a envie parce que c’est un méchant pour notre héroïne (même s’il n’est absolument pas méchant). De l’autre, ben… On s’en fout, il va forcément survivre s’il est autant monté en épingle. L’acteur est excellent dans son rôle, mais c’est un rôle pète-couilles si vous me permettez l’expression. Sérieusement, il prend tout son temps à parler là, c’est énervant.

Et tous les personnages sont tellement cons, en plus ! Je veux dire, Negan n’a toujours pas appris à se méfier et à surveiller ses arrières apparemment. Un zombie bien dégueu peut donc le surprendre avec Jano. Jano ne survit pas, mais pas à cause du zombie : Negan le laisse hurler pendant trente secondes, ce qui attire inévitablement l’attention d’Armstrong. Ce dernier tire donc vers Negan et Jano et il vise tellement bien qu’il tue son Junior… Bien joué.

On note que le zombie qui s’attaquait à Jano semblait avoir une sorte de symbiote en lui, un ver bien dégueulasse, et ça, ça fonctionnait bien pour le côté dégueu… mais bon, est-ce suffisant ? Attirée par le bruit, Maggie retrouve donc Armstrong alors que Negan s’enfuit. Malheureusement pour elle, elle n’est pas aussi discrète qu’elle le pense et est vite attaquée par Armstrong.

Maggie se met alors à raconter sa vie aussi, mais elle a la classe de ne pas prendre quinze plombes à le faire. Cela dit, elle a appris de ce que lui a dit Negan plus tôt : quand elle parvient à se libérer de son agresseur et a reprendre le dessus, elle décide de ne pas tuer Armstrong, parce qu’il est papa. Elle s’assure d’avoir un ennemi pour du plus long terme… comme prévu.

Et après ça, elle se retrouve à suivre Negan encore. La série propose alors un plan-séquence plutôt bien réussi pour introduire un nouveau personnage, une femme qui surveillait nos héros depuis un moment et qui a un look de folle furieuse lorsqu’elle souffle l’allumette qui éclaire Negan et Maggie ; En vrai, ça fonctionne drôlement bien comme scène.

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Cliffhanger

Le cliffhanger de l’épisode n’est pas ça finalement. Non, le cliffhanger, c’est de nous montrer un Hershel adolescent être confronté à l’un de ses geôliers – probablement le Croate. L’acteur est bon (pas comme l’ado ?), mais je cherche vraiment à savoir quel est son but exactement. Si Hershel est un simple otage pour que Maggie finisse par payer ce qu’elle doit selon lui, à quoi bon chercher à torturer le gamin ?

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, juste pour se mettre à suivre un autre otage qui s’est échappé et erre à présent à moitié à poil sur le toit de l’immeuble. Aïe. Même pour les toits de l’immeuble, ils ont des fonds verts et des effets spéciaux pas géniaux. L’otage ? Il parvient certes à s’enfuir, mais de la manière la plus débile qui soit. Il se prend pour Tarzan et sans surprise, le méchant lui coupe sa liane une fois qu’il est bien au-dessus du vide. Apparemment, ça va être un moyen de se déplacer d’immeuble en immeuble dans cette série.

Le problème, c’est que c’était prévisible et que ce cliffhanger était censé nous montrer un grand méchant… mais tout ce que j’y vois, c’est un perso plutôt peu inquiétant. Le marshal était plus dangereux à la rigueur. Et puis, on ne peut pas vraiment parler de cliffhanger, parce que bon, le personnage est bien tombé de sa falaise là !

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Secret Invasion (S01)

Synopsis : Nick Fury découvre qu’un nombre incalculable de Skrulls, des extraterrestres capables de se transformer en êtres humains, ont infiltré la Terre. Il cherche alors à démasquer les Skrulls et empêcher une invasion secrète qui pourrait changer le cours de l’histoire.

Pour commencer, laissez-moi vous dire à quel point je suis excité à l’idée de me plonger enfin dans la série ! J’ai l’impression de l’avoir attendue pendant un siècle au moins, probablement parce qu’au départ, j’espérais qu’elle pourrait marquer le retour de Daisy Johnson dans le MCU. Franchement, ils ont bien annoncé Nick Fury et Maria Hill, alors pourquoi pas une actrice d’Agents of S.H.I.E.L.D, hein ? Ce serait cohérent… faites la revenir en tant que Skrull infiltré s’il faut !

Bref, vous aurez compris, j’attendais la série pour de mauvaises raisons – même si Maria Hill est une bonne raison. J’ai lu les comics il y a quelques années, le matériel de base est excellent et peut permettre à la série d’être vraiment top. Je veux dire : des super-héros, des extraterrestres qui se prennent pour des humains et des conspirations secrètes, c’est le cocktail parfait pour une dose d’action et de mystère.

Et bien sûr, je suis curieux de voir comment la série Secret Invasion se connectera ensuite à l’univers cinématographique Marvel. Les liens avec d’autres films et séries de la franchise sont franchement attendus à ce stade, même si je sais bien que pour le moment, les séries ont plutôt tendance à avoir leur indépendance par rapport aux films, pour ne pas trop désavantager les fans qui ne regardent que les films.  

Note moyenne de la saison : 13/20

Secret Invasion – S01E01 – Resurrection – 16/20

La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics…

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Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment.…

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Secret Invasion – S01E03 – Betrayed – 12/20

Je suis très clairement déçu par cet épisode parce qu’il n’a pas du tout réussi à me surprendre : tout y était prévisible, et le peu qui ne l’était pas était décevant parce que j’attendais de meilleures idées à la place. En plus, plus les épisodes passent, moins j’aime les personnages, ce qui est tout de…

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Secret Invasion – S01E04 – Beloved – 14/20

Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action…

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Secret Invasion – S01E05 – Harvest – 08/20

J’ai vraiment envie d’aimer la série, mais cet épisode est tout simplement mal écrit et était le pire jusqu’à présent. C’est vraiment simple, on nous affirme des choses dans certaines scènes qui sont contredites dans d’autres (parfois avant, parfois après) ; on fait des économies d’effets spéciaux et on prend des décisions qui sont incohérentes avec…

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Secret Invasion – S01E06 – Home – 12/20

Pour le final comme pour le reste de la saison, je suis bien resté sur ma faim. Je trouve que la série est passée totalement à côté de ce que les comics proposaient et n’est finalement qu’un divertissement plutôt moyen, avec des problèmes de cohérence parfois et surtout trop peu d’épisodes pour nous faire accrocher…

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Secret Invasion – S01E01 – Resurrection – 16/20

La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics pour que ça me fasse vraiment plaisir. Bref, du divertissement solide, mais pas un coup de cœur pour le moment.

Spoilers

Les Skrulls qui envahissent la Terre : théorie du complot ou réalité ?


Imagine a world where information can’t be trusted. Not very hard, is it ?

54 minutes (bon, le générique doit durer dix minutes, allez) et un générique « Marvel Studios » qui n’a pas la petite musique que j’attendais impatiemment, la série commence bien mal. Je lui accorde tout de même ma confiance pour la suite, j’ai vraiment envie qu’elle soit top. Je suis sûr qu’elle peut l’être.

Théorie du complot | Le retour de Fury | L’intrigue de la série | G’iah | Quelques coups d’avance | Un attentat à déjouer

Théorie du complot

La première scène est excellente, au moins ! Le principe de la voix off, c’est lourd et déjà vu, mais eh, une série qui commence sur la désinformation et qui va à peine plus loin que la réalité en nous présentant une théorie du complot où des humains seraient des aliens, c’est exactement ce que j’attendais ! Je veux une série qui remette en question tout ce qu’on pense savoir du MCU, moi ! C’est ce qu’il s’est passé dans les comics, après tout.

La scène d’introduction est excellente pour nous présenter ce que la série souhaite raconter : on nous expose donc un Ross qui se rend chez l’Agent Prescod pour découvrir qu’il a le cerveau allumé. J’en profite pour rappeler que Ross est un agent de la CIA. Dans Civil War, il était chargé de superviser les activités de l’équipe des Avengers et il était impliqué dans la mise en place des fameux Accords de Sokovie. Il devient ensuite un allié de T’Challa contre Killmonger, puis contre Thanos dans Infinity War. On ne l’avait pas revu depuis.

Franchement, Prescod a l’air d’un complotiste à peine plus sain d’esprit qu’un Ben Stone de Manifest quand on le rencontre… mais je suis à peu près sûr qu’il se confie à la mauvaise personne.

En effet, alors qu’il expose sa théorie à Ross et souhaite qu’il contacte Fury, il était juste évident qu’il avait affaire à un Skrull. Et si j’exposais à mon tour sa théorie : Prescod est sûr et certain que les Skrull envahissent petit à petit la Terre et qu’ils souhaitent que la planète promise par Fury et Captain Marvel soit la Terre, justement. C’est bien pensé, je trouve, et ça fait le lien avec le reste du MCU assez facilement.

On est loin d’une ambiance super-héros cependant. Au contraire, ces premières scènes en Russie ont plus à voir avec la série d’espionnage qu’autre chose… Cela dit, ça me plaît bien. Je disais que je manquais de séries d’espionnage il y a à peine deux mois et maintenant, j’ai l’impression que je ne regarde plus que ça.

On plonge rapidement dans l’action malgré tout, avec un Ross qui se fait attaquer par Prescod quand ce dernier comprend qu’il est en train de se fier à un Skrull ennemi plutôt qu’à un allié comme il le pensait. C’est dommage, ça. Ross, dont on n’est toujours pas sûr de l’identité, finit par se débarrasser de Prescod et s’enfuit avec la preuve qu’il devait montrer à Fury.

Pas de bol pour lui, il est rapidement pris en chasse par un homme qu’on ne connaît pas. C’est là qu’on bascule dans l’action, avec un Ross qui fait appel à Maria Hill pour obtenir une extraction. Quel plaisir de retrouver Cobie Smulders ! La course poursuite est efficace, bien qu’un peu longuette, grâce à une réalisation bien foutue, je trouve. Et puis, sa conclusion m’a fait rire, avec Ross qui se foire sur un move que tous les héros de films d’action se sentent forcés d’effectuer un jour ou l’autre.

Alors que Ross s’écrase juste devant la voiture de Maria Hill, l’homme qui le poursuit s’avère finalement être Talos. Un Skrull donc, et pas n’importe lequel : leur leader cherchant une nouvelle planète suite à la destruction de la sienne par les Kree. Maria Hill lui fait totalement confiance… et elle fait bien ! Ross n’est pas l’allié qu’elle pensait, il s’agit bien d’un Skrull. Oups !

Le générique est beaucoup trop long. J’aime les génériques pourtant, mais là, faut pas abuser, c’était long. La musique manque d’épique – même si je suis sûr que d’ici le dernier épisode, je vais être fan – et les images… Bon, j’ai eu l’impression que l’ensemble était produit par une AI de la première génération, avec des visages flous et tout. Je sais que c’est fait exprès pour présenter les thématiques de la série, avec la thématique du changement d’identité, de l’incertitude sur les identités des gens et sur les alliances avec les extraterrestres, mais… Je sais pas, ça n’a pas été aussi cool que ce que j’attendais.

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Le retour de Fury

Après le générique, nous voyons Nick Fury revenir enfin sur Terre et… pfiou, j’ai eu besoin d’un peu de révisions, alors je vous les offre aussi si besoin. Nick Fury a été vu pour la dernière fois dans l’espace à la fin de Spider-Man: Far From Home. Dans la scène post-générique, il est révélé que les versions de Nick Fury et Maria Hill que nous avons vues tout au long du film étaient en réalité des Skrulls – Fury étant interprété par Talos. Le vrai Nick Fury est montré sur un vaisseau spatial quelque part dans l’espace, travaillant avec les Skrulls. Il est généralement admis qu’il travaille avec les Skrulls pour une raison ou une autre, probablement liée à la sécurité de la Terre et à la préparation à de futures menaces.

De retour sur Terre, donc, Fury est accueilli par Maria Hill, qui est donc revenue avant lui, sans qu’on ne sache exactement pourquoi. Elle n’hésite pas un instant à le ramener auprès de Talos et ni l’un ni l’autre ne semble vérifier l’identité de l’autre. Talos ne cherche pas non plus à le faire alors même que toute l’intrigue semble tourner autour de cette idée de l’incertitude de qui est qui… C’est abusé.

On va dire que le fait que Fury ne demande pas qui est Soren prouve qu’il le connaît bien et que c’est bien lui ? Soren ? Eh, la femme de Talos. J’aurais dû réviser en regardant Captain Marvel avant. Cela dit, Talos n’a pas trop envie de parler de Soren, préférant parler de Fury et de la promesse qu’il n’arrive pas à tenir.

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L’intrigue de la série

En effet, cela fait près de trente ans qu’il est censé offrir une planète aux Skrulls. Certes, il a disparu pendant cinq ans, mais tout de même, ça ne fait pas tout. Entre son absence, la disparition de Captain Marvel et G’iah, la fille de Talos qui avait disparu aussi, Talos s’est retrouvé seul. Gravik, aussi.

Gravik ? C’est un Skrull d’extrême droite, en gros. Je simplifie beaucoup : c’est un Skrull radical et extrémiste qui souhaite envahir la Terre. Pour se faire, son action est simple : il planifie des attentats, en faisant en sorte de monter les grandes puissances les unes contre les autres – et plus précisément dans cet épisode, en essayant de provoquer une guerre entre la Russie et les USA. Rien de bien compliqué.

C’est problématique, par contre : malgré la mort du faux Ross, il est possible que l’attentat puisse avoir lieu tout de même. Le but de Fury est à présent d’interrompre cet attentat coûte que coûte. Au moins, l’enjeu de la série est clair : en cas d’attentat, on risque de se retrouver avec la disparition de l’humanité.

Pourquoi pas. Le problème, c’est que Fury se fait enlever avant d’avoir l’occasion de faire quoique ce soit en Russie. Sans surprise. Il est enlevé par Sonya – je n’aime pas beaucoup l’actrice et je ne comprends pas trop qui est le personnage pour l’instant. Elle est clairement riche et très bien renseignée, bien plus que Fury. Elle est aussi plus réactive que le Fury qui revient sur Terre. Je suis d’accord avec elle, en vrai : Fury ne semble pas faire le poids face à ce qu’il se prépare.

S’il n’a pas été capable de voir les hommes de Sonya venir pour l’enlever, il ne sera probablement pas capable de faire face à Gravik. Pourtant, il est capable de poser une caméra sans même qu’elle ne s’en rende compte, donc elle n’est peut-être pas réveillée elle-même. Grâce à cette caméra espion, Talos, Hill et Fury peuvent apprendre quelques infos de plus et savoir exactement ce qu’il se passe dans le camp adverse. En effet, Sonya est leur ennemie désormais : elle veut battre Gravik en premier… Bon. Est-ce vraiment quelque chose de mauvais ?

En tout cas, nos héros veulent la battre sur son terrain de jeu et être les premiers à se rendre sur les lieux de l’action qu’elle semble vouloir mettre en place pour arrêter Gravik, en interceptant un échange de bombes. Et ils le font avec plaisir.

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G’iah

Pendant ce temps à 300 km de Moscou, un camp militaire semble diriger par Emilia Clarke. Celle-ci a été castée pour jouer G’iah, et on comprend donc bien vite qu’il s’agit en fait d’un camp protégé par des militaires mais étant en fait un refuge pour les Skrulls. Les scénaristes ne se sont pas pris la tête et ont décidé d’appeler ça New Skrull.

Bon, le but de la scène est de nous introduire une véritable ville Skrull aux allures post-apocalyptique en plein milieu de la Russie, donc. G’iah accueille ainsi un nouveau réfugié, nommé Beto, qui n’en revient pas de tout ce qu’il voit sur place : des produits Skrull partout, des visages Skrull, de la nourriture Skrull. C’est magnifique.

L’arrivée de Beto nous permet d’avoir une introduction assez claire de ce qu’il se passe et de ce qu’on doit savoir : G’iah annonce donc à Beto que tous les Skrulls ont interdiction de quitter les lieux, à moins d’être fidèle à Gravik et d’être capable de le prouver en acceptant de se battre pour lui. On nous confirme bien vite les craintes complotistes de Prescod aussi : G’iah se rend ensuite dans un lieu encore plus top secret où elle peut voir un activiste de « Americans against Russia » se faire voler son identité et ses souvenirs par un Skrull. Oups.

G’iah se voit ensuite confier une mission à laquelle on ne comprend rien pour l’instant : elle doit aller chercher des documents auprès d’un autre Skrull et les récupérer pour les transmettre à quelqu’un. On ne fait pas plus série d’espionnage que ça, franchement. Bien sûr, on comprend assez vite que cette mission est exactement le lieu de l’action dont Fury, Hill et Talos parlaient juste avant.

Ainsi, elle récupère des documents pour mieux être poursuivis, à pied, par une Maria Hill qui ne donne pas son nom par radio tandis que Fury et Talos interrogent le Skrull avec qui elle a négocié. Ils pensent pourtant être arrivés à temps, mais l’alien gagne en plus plein de temps pour permettre à G’iah de s’enfuir. C’est énervant.

Finalement, Talos finit par s’attaquer au Skrull et comprendre qu’il en est un. Cela nous lance dans une petite scène d’action bien fichue – mieux fichue en tout cas que ce à quoi on a eu droit jusque-là (un pénible interrogatoire) – et avec un peu d’humour bien senti. Malheureusement, cela se termine par un Fury obligé de tuer le Skrull devant Talos. Et si c’était pour sauver la vie de Talos, ça n’empêche pas que ça semble faire chier Talos de perdre un de ses hommes.

Cela ne l’empêche pas de partir ensuite à la recherche de Maria Hill. Celle-ci poursuit G’iah pendant un moment avant de se faire repérer et mettre K.O par la Skrull. Heureusement, Talos arrive à temps pour reprendre la chasse et découvrir qu’il a affaire à sa fille.

C’est supposé être une surprise à ce stade, je crois, mais bon, on le savait dès le départ, parce que les annonces de casting ne sont pas bien discrètes. Par contre, G’iah refuse de donner à son père les bombes qu’elle a avec elle, c’est évident. C’est bien dommage : l’attentat risque de pouvoir avoir lieu. Talos avait pourtant une bonne bombe à disposition lui aussi : il apprend à sa fille la mort de sa mère en lui donnant ses derniers mots (« retrouve G’iah ») sans le moindre avertissement. Au secours. G’iah parvient donc à s’enfuir, pour mieux aller pleurer dans un coin.

Bon, sinon, terminons par un petit point foutant la honte aux frères Russo… La réalisation est un vrai point fort de cet épisode, je trouve. On est loin de la médiocrité de Citadel. Ici, on a une série d’espionnage qui sait comment faire monter la tension et jouer avec des idées de plans bien pensées, une musique bien utilisée et des acteurs bien placés. Les chorégraphies de combat sont simples pour le moment, mais c’est logique puisque les personnages ne sont pas des experts en combat.

Théorie du complot | Le retour de Fury | L’intrigue de la série | G’iah | Quelques coups d’avance | Un attentat à déjouer

Quelques coups d’avance

De son côté, Fury décide de se rendre dans un bar, où il partage finalement un verre et une partie d’échecs avec Maria Hill. Ils ont l’air malin, chacun avec une grosse cicatrice. En tout cas, la scène est importante pour nous remettre les choses en place : Fury a abandonné la Terre suite à une crise de foi, et Maria essaie d’en savoir plus sur lui. On découvre surtout qu’elle aussi pense comme Sonya : Fury a changé depuis le claquement de doigts de Thanos et il n’est plus aussi efficace qu’avant – même dans ses parties d’échecs !

J’aime beaucoup qu’on nous prenne le temps de développer un peu les conséquences de ce que Thanos a fait. Trop de projets du MCU ont mis de côté ce qui était le meilleur cliffhanger de la décennie avec la moitié de l’humanité supprimée du MCU. Le simple fait que cet événement soit ignoré dans les séries a contribué à le mettre de côté, et chaque fois qu’on y revient – WandaVision, Black Widow – c’est une réussite à mes yeux ! Bref, Fury est hanté par ce qu’il s’est passé et j’espère que la série permettra de savoir ce qu’il a fait exactement depuis son retour dans Endgame. En attendant, que tout le monde dise à Fury qu’il n’est pas assez préparé ne me dit rien qui vaille pour la suite… surtout quand, en parallèle, le président des États-Unis est tenu informé d’une partie bien ridicule de ce qu’il se passe : Rhodey lui annonce que Fury est parti de S.A.B.E.R sans prévenir et qu’il est en contact avec Maria Hill, sans que ni l’un ni l’autre ne puisse plus être contacté. J’imagine que c’est une piste pour la suite de la série…

En attendant, il faut en venir à la fin de ce premier épisode qui continue de nous fournir une intrigue d’espionnage plutôt classique. G’iah accepte donc de voir son père en secret pour lui indiquer ce qu’il en est de l’attentat. Le but est simple : placer des bombes dans un square et les emmener ensuite à une fête populaire. Talos fait 100% confiance à sa fille, bizarrement, mais ce n’est pas mon cas du tout. Je le sens mal cette histoire.

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Un attentat à déjouer

Le lendemain, Talos, Maria et Fury se servent pourtant des informations communiquées par G’iah pour tenter de déjouer l’attentat. G’iah est toutefois assez douée pour remettre ses sacs sans que notre trio ne soit capable de les voir. Le tout sent bon le piège, en vrai, mais ils ne semblent pas s’en douter. Alors que Maria et Talos suivent comme ils peuvent (et mal !) les sacs de bombes, en étant en plus repérés.

Ce n’est pas bien grave, de toute manière, ce n’est jamais qu’un piège. Je m’en doutais : les sacs qu’ils pourchassent sont vides. En revanche, Fury, lui suit bien un Skrull qu’il fallait suivre. C’est l’un des grands méchants de la saison qui se présente d’abord à lui sous l’apparence d’une petite fille avec un ballon reconnaissable – parce qu’il l’a déjà vu en début d’épisode.

Après plusieurs changements d’apparence, le Skrull reprend sa véritable identité et Gravik, puisque c’est lui, révèle qu’il avait le détonateur depuis le départ. Fury aurait mieux fait d’agir plus vite. Tout ça paraît tellement évitable ! Et pourtant… Les trois bombes explosent les unes après les autres. L’attentat redouté a donc lieu et risque de mener à une guerre entre USA et Russie.

Et ce n’est que le début des emmerdes, parce que Gravik prend ensuite, sans crier gare, l’apparence de Nick Fury. Il n’hésite alors pas une seconde à tirer sur Maria Hill au milieu de la foule. La pauvre ne voit rien venir, persuadée qu’elle a en face d’elle Fury jusqu’à ce qu’il lui tire dessus. Fury, le vrai, arrive à temps pour voir le Skrull envisager de lui tirer une nouvelle fois dessus.

Contre toute attente, une quatrième bombe explose et sauve au moins Maria Hill, tout en permettant au Skrull de s’enfuir. Enfin, « sauve Maria Hill », elle est très mal en point, évidemment. Putain, je suis dégoûté. Ils n’ont pas le droit de tuer Maria Hill bordel ! BORDEL ! Elle devait devenir directrice du S.H.I.E.L.D, elle l’est dans les comics ! Et… Elle meurt en voyant le vrai Fury et en lui disant que c’était lui qui l’a tuée. Mais non ! Pas Maria Hill, pas Cobie Smulders ! POURQUOI FURY L’ABANDONNE COMME CA ? Oh la. Je suis tellement énervé.

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The Flash – Décevante course vers…

Salut les cinéphiles,

Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je vais quand même essayer de le faire pour certains coups de cœur et surtout pour les Marvel – mais rien ne m’empêche de reprendre comme si de rien n’était.

Ainsi, aujourd’hui, je vais vous parler du tout dernier film de DC, The Flash. Bon, je dois admettre que je ne suis pas le plus grand fan des films DC en général, mais je suis toujours prêt à être surpris. Le film était vendu comme l’un des meilleurs de l’année (nope) et il se concentrait surtout sur un personnage que j’aime beaucoup – c’est possiblement mon personnage DC préféré, en fait. Je me suis donc naturellement dit « allons-y ».

Voir aussi : Je n’aime toujours pas les films DC

Basique et survendu

Finalement, ce n’est pas exactement ce qu’on me vendait, comme toujours… The Flash, c’est un film de super-héros plutôt basique dans l’ensemble et survendu par la critique et la promo. On sent clairement qu’il essaie de rivaliser avec les succès de Marvel, mais il ne parvient pas vraiment à atteindre le même niveau. Pour être honnête, la promotion du film en a presque révélé la totalité, ce qui est assez décevant… surtout que vous savez que j’ai tendance à ne pas regarder les promos. Rien qu’avec les affiches, on savait déjà beaucoup trop de choses. Et on devinait ce qui s’avère être le cas : ce n’est pas un film sur Flash, c’est un film sur les superhéros Marvel dont Flash s’avère finalement être le personnage principal, certes. Ce n’est toutefois pas celui qui a les meilleures scènes d’action.

J’en dis déjà trop, je trouve, alors attention, il y a bien sûr des petits spoilers dans la suite de l’article. Lisez à vos risques et périls.

Oui, parce que visuellement, c’est pas toujours top ce DC. Franchement, certains jeux vidéo font mieux qu’eux, et il y a vraiment eu des scènes du film où j’ai fini par me demander qui avait bien pu valider ça. Et puis, l’ensemble du film est sacrément prévisible, ce qui ne fait pas spécialement honneur à mon héros préféré de DC. Après avec Ezra Miller en tête d’affiche, malgré ses déboires judiciaires, voilà quoi, fallait pas non plus s’attendre à des merveilles d’écriture. Pour rester sur les effets visuels, le retour de Nicolas Cage, franchement, c’était raté. On aurait dit de l’image de synthèse. Et puis, le concept de la faille, c’était intéressant, mais mal exploité. On a juste des super-héros qui restent là, passifs, sans rien faire. C’est pas crédible du tout, donnez au moins une réplique ou une action ? Les mondes s’écroulent les uns sur les autres et ils admirent ça, sans popcorn… Le côté fan service fonctionnait pour être aussitôt hyper déceptif !

Ah, j’allais oublier. Supergirl était beaucoup trop attendue. Je veux dire, elle est sur l’affiche, alors pourquoi en faire tout un suspense dans le film ? Et puis, je suis pas fan de l’interprétation par l’actrice, franchement.

Tout de même du positif

Cela dit, on ne peut pas tout critiquer. Le retour de l’acteur qui joue Batman, ça valait quand même le coup. Et la dernière scène du film fonctionne plutôt bien, même si on la voit venir. Ça a été une bonne surprise.

Dans le même genre, la performance d’Ezra Miller est plutôt réussie, surtout qu’il joue deux rôles sans qu’on ne se demande qui est qui. Ce n’était pas une surprise, j’ai toujours beaucoup aimé son jeu (il fait un excellent Credence dans Les Animaux fantastiques) et ça continue de me poser problème vis-à-vis de sa personnalité. Dissocier l’œuvre de l’artiste, tout ça tout ça.

Après même si j’aime sa prestation et l’humour qu’il a su insuffler dans la version jeune de son perso, sérieusement, qui court comme ça ? Je veux dire, outre la posture ridicule qu’il adopte à chaque fois pour coller à peu près aux comics, j’ai vu des X-Men faire mieux avec leurs ralentis pour montrer la super-vitesse d’un héros. Là, la scène la plus intéressante de ce point de vue-là intervient au début du film… et elle n’est pas dingue, même si elle est drôle.

Ce qui m’a surpris d’ailleurs, c’est que le ton est beaucoup plus léger que prévu. DC est souvent critiqué pour ses films sombres, et je suis le premier à m’être royalement fait chier devant Batman (que ce soit celui de Pattinson ou n’importe lequel hein à part le deux de la trilogie), mais cette fois-ci, ils ont essayé de faire dans l’humour. Pour ma part, je suis bon public et je trouve que ça colle au personnage de Flash, mais j’aurais préféré un équilibre plus subtil, parce que là, ça frise le ridicule par moment sans jamais l’assumer à fond.

N’est pas Marvel qui veut

Bref, à la sortie de la salle, certains diront que c’est un No-Way Home du pauvre… et franchement, il est difficile d’argument le contraire. Ils ont même fait une référence évidente avec la scène des spaghettis pour expliquer le multivers. Bon, c’était marrant cette métaphore ; et puis ça donne faim, ça crache aussi un peu sur la concurrence, on s’en souvient, c’est nickel. Mais bon, difficile de ne pas voir la volonté de réunir les différents univers DC, les différents superhéros pour juste quelques clins d’œil et pour nous affirmer que c’est un univers étendu. C’est dommage que ce soit si raté… et non, les fesses d’Ezra Miller ne suffiront pas à me faire dire que c’était génial, hein.

En plus, on nous laisse sur la scène post-générique qui était… nulle à chier. Je vais rarement autant dans l’excès, mais là, on nous sert vraiment une scène finale courte qui n’est qu’une promo pour Aquaman mais qui donne pas envie de voir leur prochain film. Bon, passons, j’irai probablement le voir aussi de toute manière, j’aime les films de super-héros, c’est toujours fun ce genre d’action.

Finalement, The Flash est un film DC correct, sûrement mieux que leur moyenne qui m’a laissé parfois des traumas, mais qui ne se démarque pas vraiment des autres films de super-héros. Il essaie de suivre la voie de Marvel, mais sans tout à fait y parvenir ; peut-être justement parce que ça paraît être un mauvais copier-coller réchauffé. Bref, si vous êtes un fan inconditionnel de DC, vous pourriez y trouver votre compte. Sinon, il vaut peut-être mieux attendre la sortie en streaming et ne pas donner son argent à la va-vite. Je me dis que ce sera noyé au milieu de tous les films que je vois avec mon abonnement. En attendant, il reste pour DC une décevante course vers le multivers.