The Last of Us – S01E06

Épisode 6 – Kin – 12/20
Que l’épisode prenne son temps et ralentisse le rythme, c’est une chose que je peux comprendre vis-à-vis de la construction de la saison. Cependant, je me rends compte que j’aime de moins en moins le personnage principal et je trouve que trop de scènes nous faisaient tourner en rond pour rien. C’est une chose de vouloir construire ses personnages lentement, c’en est une autre de proposer des scènes qui ne servent qu’à passer le temps avant un moment où, dans une situation en tous points similaires, on avancera enfin.

Spoilers

Trois mois plus tard, Joel et Ellie sont toujours à la recherche de Tommy.

« I have to leave her, you have to take her. »

Voir un épisode quand on est malade n’est pas toujours une idée brillante, mais après une journée à dormir ou à se moucher, je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Ce n’était pas la meilleure idée : les vagues de fièvre et fatigue ont frappé pendant l’épisode, vu en plusieurs heures sur la même journée. Bon, au moins, j’avance, on va dire.

Pourquoi est-ce que cet épisode commence par un flashback ? Etait-ce vraiment utile de revoir Henry se suicider ? J’imagine que le but est de nous rappeler l’impact émotionnel que c’était supposé avoir. Oui, supposer. La vérité, c’est que ça ne l’a pas tellement eu sur moi, parce que, et bien, c’était trop prévisible qu’il ne survivrait pas.

Ceci étant dit, l’épisode peut ensuite commencer en nous proposant un trou de trois mois dans l’histoire. Je trouve que ça fait beaucoup, trois mois, vis-à-vis de la relation Joel et Ellie. Ils ont forcément appris à se connaître encore plus, en partageant un deuil et sûrement un tas d’aventures. Pourtant, on doit faire avec. Peut-être que la série reviendra plus tard sur d’autres flashbacks ? Je ne sais pas si c’est envisageable.

En tout cas, trois mois plus tard, ils n’ont toujours pas trouvé Tommy. Nous retrouvons nos héros en train de braquer un couple de deux vieilles personnes qui n’ont rien demandé de plus que de vivre paisiblement au milieu de nulle part. Joel semble penser qu’ils pourraient avoir des infos sur son frère parce qu’ils vivent là depuis longtemps. On voit au passage qu’Ellie continue d’avoir le même caractère impertinent et de ne pas écouter ce que lui demande Joel… Après trois mois, ça me paraît bizarre que leur relation soit celle-ci.

Il faut faire avec, pourtant. Le couple finit par leur donner quelques infos pour faire avancer l’épisode : selon eux, Tommy est probablement mort. Ils n’ont jamais entendu parler des « fireflies », la résistance, mais ils ont tout un laïus prévu sur la Rivière de la Mort – et si Tommy vivait de l’autre côté de la rivière alors, selon eux, il est mort.

Cela ne décourage pas Ellie, mais inquiète tout de même Joel. En repartant de cette maison, il fait même un début de crise d’angoisse. Il se reprend toutefois assez vite et peut ainsi passer sa journée à marcher avec Ellie. Le soir, ils s’arrêtent pour un feu de camp où la conversation me paraît difficilement crédible : Ellie demande, pour la première fois, à Joel ce qu’il fera si un vaccin est vraiment mis au point à partir de son sang.

J’ai du mal à croire qu’en trois mois la conversation ne se soit pas pointée. Dans le même genre, Ellie confesse qu’elle a tenté de donner son sang à Sam pour éviter qu’il ne se transforme… et pourquoi ce soir-là ? Pourquoi pas durant les trois mois qui ont précédé ? Elle a eu l’occasion de se confesser à mon avis.

En plus, la scène fait forcée, je trouve : elle le dit pour qu’il soit au courant, mais il ne semble pas s’en inquiéter plus que ça et on passe vite à autre chose, avec une garde à monter pour la nuit. C’est marrant comment Joel semble ne jamais vouloir dormir, alors que bon, c’est un peu inévitable. Au petit matin, il est donc énervé de voir qu’il s’est endormi et qu’Ellie monte la garde pour lui…

On apprend qu’au cours des trois mois, il lui a appris à le faire. Cela aurait pu être une scène intéressante – quitte à faire une série, ajoutez ce genre de scènes, non ? Je ne sais pas si c’est parce que je suis malade, mais je me sens d’humeur à tout critiquer aujourd’hui, alors on notera aussi qu’ils dorment à la belle étoile dans un paysage enneigé. Ils n’ont pas d’écharpe, Ellie a trouvé un bonnet on ne sait où, mais en tout cas, ils ne tombent malades. Je suis jaloux, bordel. J’avais un bonnet et une écharpe quand j’ai chopé la grippe, et non, je n’ai pas dormi dehors.

Bref. La série enchaîne sur une scène où nos héros envisagent vraiment de traverser la rivière de la mort, où il n’y a apparemment pas âme qui vive. Pourtant, ils finissent par être pris en embuscade par un groupe à cheval. Ces nouveaux venus ont un chien capable de renfiler le virus – et pourtant, il ne sent rien chez Ellie, se contentant de jouer avec elle.

On sent les gens à chevaux vraiment hostiles envers les nouveaux, mais on n’est pas surpris : ils ont été introduits comme un groupe qui tuait tout ce qui bouge par le couple du début d’épisode. Pourtant, quand Joel parle de son frère et qu’il donne son prénom, la situation semble se débloquer d’un coup. Et pour cause : Tommy fait bien partie de ce groupe. Joel peut donc le retrouver bien rapidement.

J’étais content pour lui, mais je dois avouer que moi, j’étais surtout content quand j’ai reconnu le regard de la femme qui fait accéder Joel et Ellie au campement : j’ai eu un doute jusqu’à ce qu’elle retire son masque, mais oui, Maria, c’est son nom, est bien Tara de True Blood. Cela me fait plaisir de la retrouver, même si je me doute qu’il ne faut pas trop espérer la voir rester très longtemps avec cette série qui tue tout le monde.

Après, franchement, ils sont au milieu de nulle part, mais ils ont tout une ville digne d’Alexandria dans The Walking Dead. Ouais, pardon, la comparaison est vraiment inévitable, entre les chevaux, la communauté bien organisé en pleine apocalypse, la cantine, la gestion communiste et le bétail, le sentiment de déjà-vu est bien présent. Ce n’est pas négatif pour autant, heureusement.

Ce qui est négatif, c’est la manière qu’a Joel de gérer ses retrouvailles. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais il est vraiment un personnage qui tape sur le système à être une sorte d’ours bourru. Il ne semble pas particulièrement heureux de la vie que mène son frère alors que, vraiment, il s’en tire très bien au milieu d’une apocalypse. Il est même heureux en couple le Tommy, parce qu’il est avec Maria, évidemment.

Bon, on sent bien que Joel a des choses à redire et qu’il se retient de faire des commentaires devant Maria. Celle-ci décide donc d’emmener Ellie dans une maison où elle pourra s’installer avec Joel, tandis que les deux frères se rendent dans un bar pour parler un peu de toutes les tensions entre eux. Il y a un changement d’ambiance radical entre les décos de Noël à l’extérieur et l’ambiance entre les deux frères dans le bar.

En effet, Joel ment effrontément à Tommy en affirmant que Tess va bien, ce qui est stupide, et en se reconcentrant sur l’essentiel : il souhaite emmener Ellie auprès des Fireflies, et il a bien besoin de Tommy pour cela. Si Tommy lui indique le chemin et lui explique qu’il y en a pour une semaine de route, avec plein de dangers au passage, il refuse aussi de lui venir en aide. De manière assez prévisible, il explique ainsi qu’il va être papa et que la vie ne s’est pas arrêtée pour lui, même si elle s’est arrêtée pour Joel à la mort de sa fille.

Aïe. La tension est palpable, surtout que Joel reprochait juste avant à son frère de ne plus répondre à la radio, probablement à cause de Maria. On comprend assez vite ce qu’il en est : Tommy a quitté les fireflies et a réussi à gagner la confiance du groupe de Maria, il n’a pas envie de tout perdre. Il y a des règles à suivre, tout simplement. Les règles ne semblent en revanche pas être le point fort de Joel.

De son côté, Ellie a droit à une journée bien originale en compagnie de Maria. Déjà, elle peut prendre une douche, puis obtenir un relooking complet – un brin plus rose que nécessaire. Maria s’occupe vraiment bien d’elle, lui laissant même de quoi gérer ses règles (c’est bien de songer à en parler dans une série apocalyptique… mais je me demande comment Ellie a pu faire durant trois mois de voyage).

Après tout ça, Maria propose/oblige Ellie à se faire couper les cheveux, ce qui est l’occasion de lui dire de se méfier de Joel. Ellie n’est pas du genre à se laisser dicter sa conduite pour autant, mais elle découvre tout de même que Joel avait une fille avant l’apocalypse. Pour la construction des personnages, c’est important, et j’ai bien aimé la scène où Ellie prend la défense de Joel quoi qu’on lui dise. Je ne suis pas sûr qu’elle fasse bien, en revanche. Maria emmène malgré tout Ellie au cinéma (oui, au cinéma !).

Pendant ce temps, Joel confie enfin toute la vérité à Tommy. Celui-ci ne semble pas plus affecté que ça par la mort de Tess, qui a pourtant été la compagne de son frère pendant des années. On note tout de même qu’il est effrayé de savoir qu’Ellie a été mordue, même si c’était il y a des mois, et qu’il écoute son frère sans broncher. Joel confie tous ses doutes cette fois-ci, et c’est à se demander pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt.

La seule explication rationnelle, c’est qu’il ne l’a pas fait pour que l’épisode dure plus longtemps, hein. Dans cette scène, Joel confie en tout cas tout son désarroi des derniers mois : il se sent vieillir et il sait qu’il n’est plus aussi en forme qu’avant. Il a peur de ne pas pouvoir emmener Ellie jusqu’au bout, peur de ne pas pouvoir la protéger à cause de son oreille et de sa tendance à rester paralysé quand il y a un danger.

En effet, on l’a vu, plus tôt dans l’épisode, être incapable de s’interposer entre Ellie et le chien qui risquait de renifler son infection. Bref, face à la détresse de son frère, Tommy finit par accepter d’emmener Ellie à l’aube – sans Joel. Le problème, c’est qu’Ellie entend tout en écoutant aux portes. Elle est inévitablement vexée et blessée de la décision de Joel, surtout qu’il fait ça sans lui en parler avant.

Une fois de plus, j’ai trouvé le personnage de Joel sacrément égoïste dans sa démarche. Je comprends bien son point de vue et sa certitude de protéger Ellie en faisant ça, mais rien ne l’empêche en théorie de se rendre avec Tommy et elle dans ce voyage d’une semaine. Ellie souligne qu’elle aura plus peur sans lui – et j’avoue que moi aussi. Sans Joel, le voyage ne peut que mal se passer et je ne donne pas cher de la peau de Tommy.

Pourtant, c’est bien ce qui se trame : la confrontation entre Ellie et Joel prend fin rapidement. Joel n’apprécie pas d’entendre Ellie lui parler de Sarah et il met fin à la conversation en réaffirmant ce qu’elle vient de lui dire : elle n’est pas sa fille, il n’est pas son père. Pourtant, après une nuit de réflexion, Joel se dit qu’Ellie a bien le choix de décider qui l’accompagnera pour la fin de ce voyage.

Il ne l’explique pas tout de suite, laissant Ellie penser qu’elle est abandonnée et qu’il n’y a que Tommy pour faire le chemin avec elle, mais finalement, Ellie fait un choix extrêmement rapide. Elle décide de voyager avec Joel, tout simplement. Je ne comprends toujours pas pourquoi Tommy et Joel ne peuvent pas l’accompagner tous les deux.

Bien qu’à une semaine de route de leur destination, Joel et Ellie prennent encore le temps d’un petit cours de tir pour la chasse. Ellie n’est pas aussi douée qu’elle le voudrait, contrairement à Joel. Le voyage peut ensuite reprendre, avec Ellie posant plein de questions à Joel pour en savoir plus sur le monde d’avant.

C’était une partie d’épisode intéressante – j’aime bien voir Ellie juger tout ce qu’il se passait avant (que ce soit le job de Joel ou le journal intime qu’elle a lu dans la maison prêtée par Maria et Tommy), j’aime bien l’humour d’Ellie en général – mais le voyage prenait encore tout son temps. Franchement, l’épisode approchait de sa fin sans grand moment de danger ou d’action, ce qui reste frustrant pour une série post-apocalyptique.

L’air de rien, le voyage suit son cours malgré tout : ils font cinq jours de voyage sans le moindre danger, puis arrivent dans une ville où ils repèrent le logo des fireflies. Cela leur donne une direction dans laquelle se rendre, mais tout semble désert. C’est peu rassurant.

À l’intérieur du bâtiment, clairement abandonné, ils retrouvent du matériel médical et une liste d’objets à réunir avant de quitter les lieux… mais comme ils entendent encore du bruit, ils ont bon espoir de trouver quelqu’un dans le bâtiment.

Ce n’est pas le cas : tout ce qu’ils trouvent, ce sont des singes ayant élu domicile dans le bâtiment. A l’extérieur de celui-ci, ils entent ensuite un groupe d’hommes armés, ce qui ne les rassure pas. Plutôt que de parler avec eux, ils décidnt aussitôt de s’enfuir. Ils ne sont toutefois pas assez rapides : un homme vient les attaquer.

Ellie le voit à temps, Joel parvient à s’en débarrasser… mais il se fait poignarder au passage. Il a en plus une réaction complètement conne : il retire le couteau plutôt que de le laisser en place. C’est très con, parce que ça termine inévitablement en hémorragie. Joel et Ellie parviennent tout de même à quitter la ville à toute vitesse, avec pour direction Salt Lake City si j’ai bien vu la carte, pour y trouver des Fireflies.

Il n’empêche que Joel est mal en point et que le cliffhanger le voit s’effondrer dans la neige, face à une Ellie impuissante qui se demande bien ce qu’elle pourrait faire sans lui désormais.

Most Dangerous Game – S02E01

Épisode 1 – Auction – 13/20
Quel plaisir de retrouver la série, en vrai ! Je l’ai attendue pendant trois ans et je pensais sincèrement que la saison 2 ne verrait jamais le jour. Ce n’était pas gagné avec l’échec de Quibi et ce format improbable. Seulement, voilà, la meilleure série de Quibi ne pouvait que revenir, « plusieurs mois plus tard », comme ils disent. Reste un problème : la mise en place est toujours longue et n’est pas forcément ce pour quoi on est là. J’attends l’action, la vraie !

Spoilers

Miles cherche un nouveau candidat pour son jeu.

Who will blink first? $225 million.

On commence par un excellent résumé de la saison 1 qui permettait de tout se remettre en tête, alors que ça remontait un peu à force. La saison peut ensuite commencer à New-York, avec Miles débarquant dans une réunion où on le remet à sa place. On ? Une femme richissime, ça se voit à son tailleur, lui rappelle qu’ils ne peuvent plus se permettre des incidents comme ceux à Detroit avec Dodge maintenant qu’ils ont de nouveaux investisseurs.

Et oui, il n’y a toujours pas de problème pour trouver des riches prêts à financer ce jeu, comme il n’y a toujours pas de problème à trouver des chasseurs – ceux de la saison 1 sont toujours motivés d’ailleurs. Miles promet qu’il n’y aura plus de problème, puis il se remet en quête de la proie parfaite. J’aime bien que la série prenne le temps de nous montrer davantage les coulisses pour cette saison 2. C’est inévitable : il faut bien qu’on change de héros, donc le seul que l’on connaisse désormais, c’est l’organisateur.

En tant qu’organisateur, Miles n’est vraiment pas tendre d’ailleurs : il déteste le candidat parfait qu’on lui propose, parce qu’il n’est pas parfait à ses yeux. Avoir un candidat qui a connu le succès en ligne pour sa capacité à fuir, ce n’est pas idéal pour un jeu secret. Que ce soit dit, j’adore l’actrice qui lui fait la présentation. Le casting de la série continue d’être une bonne surprise, en me mêlant des visages que je connais à ceux de parfaits inconnus. Cela fonctionne toujours.

Revenons-en à Miles : il choisit son prochain candidat, Victor Suero. Il nous présente toute sa vie, l’air de rien : c’est un guerrier de 33 ans qui fait beaucoup de boxe, qui a vu sa vie basculer dans un incendie mais sans jamais abandonner ses espoirs pour autant. Ses parents sont morts dans l’incendie, il a finit par adopter sa sœur, qu’il a sauvé lui-même de l’incendie, tout en ayant perdu une partie de la vue, il n’a jamais rien lâché et il a un prénom qui en dit long sur son caractère. Bref, Miles est convaincu.

Il arrive ainsi à convaincre aussi les chasseurs de débourser la modique somme de 225$ pour participer à la course. Bon, avec quelques zéros de plus derrière, évidemment. C’était intéressant de voir cette sorte de vente aux enchères inversée entre tous les chasseurs, pour savoir lesquels étaient prêts à payer le prix fort pour mener cette chasse. Cela rend curieux de ce que sera la suite de la saison, car il y aura forcément des nouveaux tueurs – et d’anciens visages connus.

Ce n’est que plusieurs mois plus tard que nous retrouvons ensuite Victor. Bon, on a déjà eu une première scène avant ça pour le voir interagir avec sa sœur qui voulait le protéger dans ses combats de boxe. Il est temps, plusieurs mois après, de voir l’inverse : comment Victor protège-t-il sa sœur ? Eh bien, Josephine a fait de la merde en bossant pour la mauvaise personne – et surtout en se faisant voler dans le métro un sac avec 500 000$. Sympathique comment Miles met tout ça en place, dis donc.

En effet, Victor a beau affirmer qu’il parviendra à rembourser son boss avec l’argent d’un combat de boxe qu’il organisera, le grand méchant n’est pas bien sûr de pouvoir lui faire confiance. Il conseille donc à Victor de faire appel à Miles et à Tiro Fund, en lui donnant sa carte ; carte sur laquelle il y a un code postal. Je le savais que cette série allait me permettre de marquer quelques points du Bingo Séries.

Most Dangerous Game New-York (S02)

Synopsis : Un homme est prêt à tout pour protéger sa sœur, même à participer au plus dangereux des jeux… À New-York, cette fois-ci, donc.

Saison 1


Pour commencer, je tiens à souligner que si j’ai pris un peu de temps à me lancer dans cette série, c’est parce que Roku, qui produit cette saison 2, a décidé de diffuser tous les épisodes d’un coup. Quand ce modèle de diffusion est choisi, j’ai tendance à me décourager. Ensuite, je me suis dit que ça pourrait tout à fait reprendre du service pour mes trajets en train.

Après tout, c’est comme ça que j’avais vu une bonne partie de la saison 1 il y a déjà de ça trois ans : sur Quibi, dans le train, pour mes premiers trajets post-confinement. Autant vous dire que ça avait été un vrai plaisir de découvrir chaque jour (ou presque) un nouveau volet de cette aventure. Seulement, les épisodes durent plus longtemps cette année apparemment ; alors que mon trajet dure toujours le même temps. Et puis, surtout, j’ai passé ma semaine avec la grippe donc je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de trajets en train.

En revanche, le format de 15/20 minutes ? C’était assez idéal, car c’était à peu près mon temps d’éveil entre deux siestes. Je crois que c’est la première fois que j’avais la grippe, et ça a été pire que le Covid (qui, lui, ne m’avait rien fait) pour moi ! En tout cas, une chose est certaine, entre sa saison 1 en fin de confinement et sa saison 2 en pleine grippe, Most Dangerous Game sait comment me marquer.

Voilà donc mon avis sur cette seconde salve de Most Dangerous Game, qui se délocalise à New-York avec de nouveaux personnages. Ce ne pouvait pas en être autrement de toute manière. Comme en saison 1, il y aura pour chaque critique une légère partie sans spoiler (sur cette page) et une critique plus complète révélant les informations de l’épisode et mon avis sur celles-ci.

S02E01 – Auction – 13/20
Quel plaisir de retrouver la série, en vrai ! Je l’ai attendue pendant trois ans et je pensais sincèrement que la saison 2 ne verrait jamais le jour. Ce n’était pas gagné avec l’échec de Quibi et ce format improbable. Seulement, voilà, la meilleure série de Quibi ne pouvait que revenir, « plusieurs mois plus tard », comme ils disent. Reste un problème : la mise en place est toujours longue et n’est pas forcément ce pour quoi on est là. J’attends l’action, la vraie !
S02E02 – Play Ball – 14/20
Comme en saison 1, cet épisode permet d’en apprendre davantage sur le héros de la saison et sur le jeu… C’est un peu répétitif, sans pour autant être désagréable. Au contraire, même, ça fait monter l’impatience et l’excitation de cette nouvelle saison, tout en ayant un petit côté familier qui est bien plaisant. Vivement la suite.
S02E03 – Devil in the Outfield – 18/20
Voilà, on y est, la série qui me manquait pour les doses d’adrénaline et toute l’action qu’elle proposait est de retour en grande forme. Il était temps ! Je savais que les premiers épisodes seraient vite oubliés une fois pris dans l’action, et bordel, c’est le cas. Pas le temps de respirer ou de voir passer les dix minutes de cet épisode, clairement.
S02E04 – On the Wrong Track – 19/20
Bien qu’encore prévisible par moments, cet épisode parvient mieux à surprendre. Malgré le format de dix minutes, je suis impressionné par tout ce qu’il se passe dans chaque épisode. Comme il y a trois ans, je me retrouve à fond dans la course poursuite mis en scène – et contrairement à il y a trois ans, je n’hésite pas à écrire des articles bien plus longs. Finalement, en dix minutes, j’écris quand même l’équivalent de la moitié de ce que j’écris parfois pour des épisodes de 40 minutes. Vraiment, belle qualité.
S02E05 – En Fuego – 17/20
Un peu moins d’adrénaline pour un épisode qui ressemble moins à une course poursuite et qui semble prendre plus de temps à développer des intrigues secondaires. Pourtant, il ne reste pas tant d’épisodes que ça et le jeu vient à peine de commencer… Cela me rend curieux : de quoi pourra bien être faite la suite de la saison ?
S02E06 – Katie Girl – 15/20
Je suis moins convaincu par ce que propose cet épisode, parce qu’il prend des raccourcis et que ça donne l’impression qu’on nous épargne le contenu de plusieurs épisodes. En fait, c’est un problème qu’il me semble avoir eu en saison 1 aussi : j’aimerais qu’on puisse voir toute la journée bien plus en temps réel. C’est difficilement faisable en 12 épisodes en dix minutes.
S02E07 – Busted – 15/20
Si je retrouve avec cet épisode quelques défauts m’ayant déjà énervé lors de la première saison, je trouve qu’il apporte aussi des idées qui seront intéressantes pour la suite. Une fois de plus, j’ai surtout hâte de voir comment tout ça va être développé et je trouve difficile de m’arrêter dans le visionnage – en fait, je crois que je vais enchaîner toute la fin de saison si ça continue.
S02E08 – A Good Lawyer’s Hard to Find – 14/20
S’il y a deux bonnes – très bonnes même – choses dans cet épisode qui font que je suis content de l’avoir vu, je trouve qu’il est globalement dans l’abus vis-à-vis des règles du jeu énoncées depuis la saison 1. Avec tout juste huit minutes au compteur, il est également un peu court, c’est dommage.
S02E09 – Company at the Water Company – 16/20
On commence déjà à sentir la fin de saison se rapprocher. C’est très plaisant et très frustrant à la fois : je sais bien qu’il me reste encore trois épisodes, mais j’aurais envie que cette saison dure bien plus longtemps ! Trois ans d’attente pour seulement deux heures de contenu, c’est de l’arnaque. Bon, autrement, cet épisode allait vite en besogne, mais c’était efficace.
S02E10 – One Way Ticket – 17/20
C’est un bon épisode pour revoir la définition du mot karma. La série avait déjà tendance à jouer avec ce concept, mais là, je trouve que c’est excellent à suivre, tout simplement. Il se passe plein de choses, on avance dans les différentes intrigues et on en a pour notre argent.
S02E11 – Lighthouse – 15/20
Pourquoi faire si peu d’épisodes quand ils ont clairement tant de choses à raconter ? Je ne comprends pas cette série ! Ils auraient moyen de l’étaler sur une trentaine d’épisodes pour s’éviter bien des raccourcis. C’est dommage, car en plus, ça donne l’impression que certains aspects de cet épisode sont complètement bâclés et survolés, alors qu’ils auraient pu être détaillés. Autant on a pu perdre du temps avec certaines intrigues avant, autant maintenant je ne vois pas comment ils vont tout conclure en un épisode supplémentaire. Exactement comme en saison 1, donc.
S02E12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

Vus cette semaine #11

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Comme je l’écrivais seulement hier dans l’article faisant le point sur tout ce que j’avais vu la semaine précédente, la grippe m’a totalement mis K.O la semaine dernière. Qu’à cela ne tienne, j’ai finalement passé une bonne partie de mon dimanche devant mes hebdos pour les rattraper. Si on ajoute que ça que malgré les siestes intempestives, j’ai pu regarder toute une saison 2 d’épisodes de dix minutes, le nombre d’épisodes vus au cours de la semaine est artificiellement gonflé… Tant mieux, non ? C’est moins déprimant comme cela, je trouve.

21 épisodes vus

9-1-19-1-1 Lone StarGrey’s Anatomy – Most Dangerous Game New York – Station 19The Last of UsThe MandalorianThe Watchful Eye – Pokemon – Wolf Pack

Mes critiques pour le retour de Most Dangerous Game vont être publiées cette semaine, si possible dès ce soir, au rythme d’un épisode par jour, histoire que ça fasse vivre le blog même quand je n’ai pas le temps de m’en occuper. Dans le même genre, j’ai en stock quelques critiques de mes hebdos qui n’ont pas été encore publiées… Bon, et dans ce qui a été publié ? C’était tout hier soir, donc difficile de les rater normalement. Au cas où, voici les quatre critiques publiées tout de même :


How I met your father

How I met your father – S02E02 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

The Mandalorian

The Mandalorian – S03E03 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.

The Watchful Eye

The Watchful Eye – S01E08 – Spellbound – 18/20
Si j’aurais pu faire sans une partie de l’épisode qu’on aurait pu nous résumer sans avoir à le mettre en scène, une chose est certaine : j’adore l’ambiance de cette série. Les secrets continuent de pleuvoir sur les personnages, mais nous en arrivons au stade où des révélations doivent avoir lieu pour qu’on puisse avancer. Autant dire que ça fonctionne très bien car tout était savamment préparé depuis le début.

Wolf Pack

Wolf Pack – S01E08 – Trophic Cascade – 15/20
J’avoue que j’espérais une conclusion de saison qui puisse servir de conclusion de série au cas où et que je suis un peu dégoûté de ne pas l’avoir eu. En vrai, ça me paraissait possible de tout conclure. Au lieu de ça, on perd du temps en début d’épisode et beaucoup de twists sortent de nulle part pour s’assurer des cliffhangers de fin de saison. Est-ce que ça me fait espérer une saison 2 ? Eh, pourquoi pas. Faudra juste que ça tienne à nouveau sur de peu d’épisodes.

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