Mon rapport aux spoilers

Salut les sériephiles (& les lecteurs de comics, on est samedi !)

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Je m’attaque cette semaine à un vaste sujet avec mon rapport ultra-sensible aux spoilers. Tous ceux qui me connaissent savent très bien ce qu’il en est, je ne SUPPORTE pas le moindre spoiler dès qu’on touche aux séries. Je ne comprends pas comment on peut avoir envie de se gâcher (c’est littéralement ce que veux dire le mot « spoiler » quand même !) une histoire en en connaissant la fin. Je sais, je sais, le fun, c’est le voyage, pas la destination, et je suis entièrement d’accord avec cette pseudo citation qui correspond aussi à la philosophie de LOST, mais n’abusez pas : quand on connaît précisément la destination, on sait à quoi ressemble le voyage.

Comme je tiens un blog qui fonctionne relativement bien tout de même, je constate aussi souvent que les gens débarquent en cherchant volontairement dans leurs moteurs de recherches : « nom de la série + spoilers ». Mais enfin. Mais pourquoi vous faire ça ? Gérez votre impatience et savourez le moment venu, ça va bien se passer. Et je ne comprends pas quand on me répond que si l’on est vraiment fan, on veut tout savoir. Ben non, si t’es vraiment fan tu veux savoir les choses au moment où il est consciemment choisi de te les révéler, pas avant, non ?

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BREF. Vous allez crier au scandale, et vous aurez raison, je n’ai pas trop parlé de comics jusqu’ici alors qu’on est déjà à plus de 250 mots. Oui, mais non, toute cette longue introduction était en fait nécessaire pour vous expliquer ma grande surprise face aux comics : je me spoile moi-même chaque fois que j’ouvre un comic Marvel, parce qu’inévitablement, il est question d’autres arcs narratifs que je n’ai pas suivi ou d’autres séries dans lesquels tel ou tel événement a aujourd’hui un impact dans le numéro que je suis en train de lire.

Et loin d’être parfaitement dégoûté par le spoil, je suis généralement le bon mouton qui se précipite dès qu’il le peut sur l’autre comic référencé, ou parfois même sur toute la backstory d’un nouveau personnage que j’aime bien même si ça fait 25 comics.

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C’est la pratique du crossover, sur papier.

Du coup, je m’interroge sur mon rapport aux spoilers dans les comics, parce que je crois que d’une certaine manière, ça me guérit à toute petite dose. Disons qu’à défaut de totalement comprendre tous ces gens qui se gâchent livres, séries et films avec, je me rends compte qu’il y a des situations où ça peut effectivement donner envie d’en savoir beaucoup plus. Le contexte fait beaucoup : je sais parfaitement que je ne pourrais jamais lire tous les comics existants.

Et si vous avez suivi le blog cette semaine, vous savez que c’est une conclusion qui m’afflige de plus en plus avec les séries car je ne peux plus tout regarder. Il faut faire des choix, et il est possible (je dis bien possible) qu’un jour, j’en arrive à avoir envie de regarder une série grâce à un spoiler.

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Cette scène ❤

Techniquement, j’étais énormément spoilé sur Buffy avant de la commencer, les spoilers m’ont donné envie de la découvrir – mais dès que j’ai commencé, je les ai fuis comme la peste, ce qui n’est pas évident avec internet et dix ans de retard (à l’époque).

Enfin en attendant d’en arriver là, je rappelle la règle pas tellement officielle du « deux semaines d’attente pour un épisode, deux mois pour une fin de saison, deux ans pour une fin de séries ».

Perso, je suis plus partisan du « demander pendant la saison en cours, six mois après une saison, une vie pour une fin de série ». Ou juste, en fait, soyez sympas et abstenez-vous de spoiler quoique ce soit sans le préciser AVANT. Non, parce qu’on vous voit avec vos tweets pleins de révélations qui finissent par le hashtag de la série, et même parfois par #spoiler. Ben merci ducon, fallait juste le dire avant qu’on essaye de s’arrêter de lire (et une fois sur trois, la curiosité est plus forte).

Non, je ne suis pas énervé du tout quand on me spoile. DU TOUT.

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 Allez, bon week-end !

Ce que sont les rires dans les sitcoms

Salut les sériephiles,

Je vous propose aujourd’hui un article dont l’idée date un peu mais que je n’ai jamais eu l’occasion d’écrire. Son origine est une vraie conversation que j’ai eu avec une amie ne comprenant pas l’utilisation des rires dans les sitcoms, et je me suis dit qu’il y avait sujet à en écrire 500 mots, alors tadaa me voici ! J’ai choisi d’en faire un article qui rejoint le lexique, parce que c’est très explicatif, même si je ne peux pas tout à fait poser les mêmes questions que d’habitude.

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Alors c’est quoi exactement ces rires ? Le plus souvent, ce sont les rires de vraies personnes qui assistent au tournage de la série. Est-il possible d’être autant mort de rire pendant 20 minutes ? Bien sûr ! La majorité des sitcoms tournées ainsi le sont avec un chauffeur de salle qui pousse le public, allant parfois jusqu’à une centaine de personnes, à rire. Forcément, quand tu te retrouves assis avec des gens qui rient autour de toi, tu es poussé à rire toi aussi. D’autant que certaines productions poussent le vice jusqu’à payer des acteurs anonymes pour les mettre dans le public en leur demandant… de rire.

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Et c’est ainsi que chaque blague devient super drôle. Il ne faut pas négliger non plus l’ensemble de l’expérience : le public est généralement super bien reçu, avec de la nourriture, des boissons, les acteurs qui viennent faire un coucou/les pitres sur scène avant le tournage, etc, etc. Des conditions qui mettent tout le monde de bonne humeur.

Enfin, comme pour toutes séries, le tournage se fait en plusieurs prises de la même scène. Du coup, le public rit de l’effet de répétition, il est prêt à rire car il connaît le gag, parfois même car il l’attend. Dans cette situation, il est juste humain de rire. Bergson nous disait bien que le rire c’est de la mécanique plaquée sur du vivant, après tout. Bon, mais là, je commence à me répéter, j’en parlais déjà concernant les running gags !

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Donc si tu veux en savoir plus,tu cliques sur le lien, on est OK ?

Quelle origine ? Les premières sitcoms de la télévision étaient des mini-pièces de théâtre enregistrées en plateau devant un public qui rit, c’est aussi simple que ça. Forcément, les rires se retrouvaient sur la bande-son, et ça n’a (presque) pas changé depuis. En plus, quand c’est bien fait, ça permet également aux acteurs de jouer d’une situation en la prolongeant, comme dans The Nanny ou dans Friends, très, très souvent. Et puis, quand c’est mal fait, ça devient gênant pour tout le monde, parce qu’on entend plus que ça, surtout quand ce n’est pas si drôle, et ça peut tuer le mood.

Franchement, c’est tout mon problème avec The Big Bang Theory qui a un public beaucoup trop hilare qui rit à la moindre pseudo-référence, même quand elle n’est pas drôle. Du coup, je n’ai plus envie de rire quand c’est vraiment drôle, parce que ça fait déjà quelques minutes que je supporte des gens invisibles en train de rire simplement car quelqu’un parle d’un comic, d’une série ou d’un film. Heureusement qu’il n’y a personne pour rire comme ça chaque fois que je cite quelque chose dans mes conversations, je vous le dis !

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Et aujourd’hui ? Vous aurez compris avec mon exemple (tout personnel et qui n’engage que moi, même si j’ai découvert en préparant l’article que je n’étais pas le seul !) que c’est une pratique encore très courante aujourd’hui d’avoir un public pour rire des blagues de la production.

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Toutefois, ce n’est pas une obligation. Certaines comédies se font sans le moindre rire alors qu’elles sont à mourir de rire, par exemple Community, alors que d’autres, comme How I met your mother, font le choix de rires préenregistrés. Ce sont donc les monteurs qui décident quand mettre des rires, et dans quelles proportions et avec quelle intensité. Et ça change tout : j’ai mis longtemps à me rendre compte de la présence de ce genre de rire dans HIMYM, car ils ne m’y ont jamais dérangé ; ils avaient un bon dosage.

Du coup, les rires dans les sitcoms, ça peut être cool… mais quand c’est bien dosé ; et quand c’est en plateau, c’est souvent trop exagéré pour que j’adhère encore !

Et pour ceux qui veulent se faire une idée du plateau des sitcoms et du public, je vous conseille de regarder les bonus et reportages sur les coulisses de Friends, ou tout simplement le deuxième épisode de la seconde saison de This is us. Inutile de vous dire que plus la série est connue, plus ça coûte cher d’y assister, mais jusque-là, c’est assez logique, je pense 😉

700 séries sur Netflix en 2018

Salut les sériephiles,

Hier, je publiais un article tout à fait angoissant pour n’importe quel vrai sériephile avec pas moins de 41 séries à voir pour ce mois de mars qui commence.

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Si clairement j’ai bien capté qu’il ne serait pas possible de tout voir ce mois-ci (ni même cette année, ni même peut-être dans ma vie), cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’en voir toujours plus et de découvrir de nouveaux projets avec intérêt, alors que la liste de mes retards à rattraper s’allonge chaque fois. Pire encore, ce que je pensais inconcevable jusque-là m’arrive : je mets de côté des séries pendant bien trop longtemps… On en parle de la saison 3 de Blindspot ? Ben non, on n’en parle pas, parce que je ne l’ai pas encore commencée ! Et ça touche aussi des coups de cœur, genre Teachers !

Bref, on arrive à une ère où il y a tellement de séries qu’il est impossible de tout voir. Ce n’est pas bien nouveau, mais avant (et quand je dis avant, je parle d’il y a genre cinq ans), il était possible de voir tout ce qu’on avait envie de voir (en tout cas pour moi), plus quelques séries un peu moins bonnes, plus des séries qu’il fallait voir si on voulait passer une bonne soirée avec des inconnus (je veux dire, combien de fois je me suis retrouvé à parler de Game of thrones dans ma vie alors que je n’aime pas et que je n’ai pas regardé depuis la saison 3 ?).

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Ce n’est plus trop jouable maintenant de se maintenir à jour sur tout ce qui peut valoir des discussions intéressantes, et je ne dis pas ça, en l’air hein.

Image result for joel mchale Il y a deux jours Netflix nous a pondu que la plateforme allait accueillir pas moins de 700 contenus originaux en 2018. 700. Il n’y a que 365 jours dans une année, les gars, on se calme.

Alors, il faut nuancer : ils ont dit ça à propos de la plateforme américaine, mais les originaux ont tendance à être dispo partout dans le monde. Si ce nombre n’inclut pas les films (au petit nombre de 80, donc moins de deux par semaine, une broutille pas vrai ?), je pense qu’il doit contenir aussi les dessin-animés et les émissions – parce que oui, ils se sont mis aux émissions aussi (Le Joel McHale Show with Joel McHale est à voir pour tous fans de Community… et surtout de The Soup) – et la télé-réalité. N’empêche que 700, même si c’est à l’internationale et que ça inclut des productions dans toutes les langues (l’occasion pour moi de recaser Club de Cuervos dont je n’arrêterai pas de faire la pub, non), ça donne plutôt envie de cauchemarder qu’autre chose.

Il faut se rendre à l’évidence, il est impossible de tout voir… mais en même temps, il est impossible que la qualité y soit pour chaque série. Et c’est dommage, parce que Netflix s’était fait sa réputation sur la vraie qualité des programmes proposés, alors que maintenant ça paraît être un fourre-tout. Je ne mets jamais les pieds sur Amazon, mais les retours que j’en entends sont de plus en plus meilleurs que ce que j’entends de Netflix. De toute façon, personne ne leur a pardonné Sense8.

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Je sais bien que je ne suis pas le premier à me plaindre du trop pleins de séries, je sais aussi que j’avais répondu la dernière fois que c’était une excellente chose d’avoir autant de séries à disposition car tout le monde pouvait trouver chaussure à son pied… mais le problème, c’est que trois mois après cet article, je me retrouve avec trop de chaussures et que c’est donc bien trop dur de faire des choix !

La websérie Preview au Japan Tours Festival

Salut les sériephiles,

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Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, j’ai une petite tendance à suivre aussi l’actualité des webséries françaises, et particulièrement tout ce qui concerne Ulysse – même si j’ai évidemment regardé également quelques grands classiques comme Le Visiteur du futur ou La Théorie des balls. Du coup, je me voyais mal passer sous silence l’arrivée prochaine d’une nouvelle websérie : Preview. En plus, celle-ci a d’avance tout pour que je le regarde, alors même qu’elle reste encore très mystérieuse, teasing oblige !

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Cette websérie racontera l’histoire d’un célèbre Youtubeur, Arthur, en manque d’inspiration et au succès commençant à décliner. Par chance, il va pouvoir tester une nouvelle fonctionnalité de Youtube, et apparemment, ça va changer la vie et sa vision de la plateforme. Au niveau du casting, on retrouve tout un tas de visage connu dans le monde de la websérie, avec Bertrand Usclat (Le Visiteur du futur, Jezabel), Julien Pestel (Very Bad Blagues, Un village français, Golden Moustache), Justine Le Pottier (Le Tueur du lac, Golden Moustache, Le Visiteur du futur) et Charlotte Hervieux (Ulysse, L’Émissaire des Étoiles).

Difficile d’en savoir plus pour le moment, mais ça ne m’a pas empêché d’essayer de poser quelques questions à cette dernière, géniale M&M’s dans Ulysse. Sa réponse ? « Alors je n’ai pas trop le droit de parler du projet pour le moment à part que ça parle de l’univers des youtubers sur fond d’anticipation… Mais je peux te dire que ça va être top ! »

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Charlotte Hervieux dans Ulysse

C’est déjà un excellent début, surtout que le mot « anticipation » est déjà bien séduisant. Pour beaucoup, c’est probablement la partie sur Youtube qui attirera, car le monde de la websérie représente une large communauté sur la plateforme, on ne va pas se le cacher. D’ailleurs, ça semble faire partie des raisons qui ont poussé Charlotte Hervieux à participer : « Je découvre grâce à ce projet l’univers des youtubeurs et c’est génial, et uis j’ai été touchée par les valeurs et messages défendus par le scénario donc j’ai hâte de commencer le tournage. Et en bonus, retrouver une petite partie de la famille Ulyssienne, ça booste encore plus ! ».

Une partie de la famille Ulyssienne ? Outre le public qui va probablement suivre comme moi de très près le projet, c’est surtout que la websérie Preview est créée par Emilien Paron, l’un des producteurs/monteurs/cadreurs/scénaristes d’Ulysse. Avec autant de casquettes à son actif, il ne chôme pas, et il est probable qu’une partie de l’équipe technique d’Ulysse travaille aussi sur Preview. On leur souhaite en tout cas.

Le tournage va partiellement se dérouler les 9, 10 et 11 mars lors du Japan Tours Festival, à Tours donc ! Une websérie tournée au beau milieu d’une convention ? Cela fait rêver et je suis bien triste de ne pouvoir me rendre sur place (je serai en plein concours) pour voir ça. En tout cas, si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas ; c’est très chouette les tournages, j’ai eu l’occasion de squatter celui de deux épisodes d’Ulysse en tant que figurant, et c’est un super souvenir. Alors en plus pendant un festival, ça ne peut qu’envoyer du pâté !

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Quant au choix du Japan Tours Festival, il apparaît logique à Emilien Paron : « La série parlant du monde de YouTube, nous personnages vont également connaître les conventions geeks dans lesquelles ils se retrouvent au contact de leurs fans. » Je vois d’ici l’humour que ça peut apporter et j’ai hâte !

Allez, et pour finir de vous convaincre de suivre le projet – sur place si vous pouvez, ou au moins depuis chez vous en regardant les épisodes quand ils seront dispos, je laisse les mots de la fin à Charlotte Hervieux qui fait ça très bien : « Je sors d’une grosse aventure scénique* donc enchaîner un projet comme celui-ci avec des comédiens si talentueux et une équipe aussi professionnelle, pour moi, c’est le rêve ! ». Un rêve qu’on est pressé de découvrir !


* Elle incarnait Mercredi dans La Famille Addams de septembre 2017 à janvier 2018, pour tous ceux qui ont eu la chance de voir ce très bon spectacle musical à Paris.

Merci à Charlotte Hervieux & Emilien Paron d’avoir répondu à mes questions.