À voir en septembre : jeudi

Salut les sériephiles,

Une nouvelle journée débute et comme tous les jours, je vous retrouve pour parler de la rentrée de septembre et des séries qui attirent mon attention. Ce sont les séries qui auront droit à leur article résumant les épisodes, avec mes avis dessus. Bref, c’est ce qui occupera 80% du blog, donc ça me paraît important de vous en parler, et à faire au jour le jour, je peux être plus bavard et précis.

Je peux aussi et surtout faire le point moi-même avec les séries que je suis pressé de retrouver ou découvrir, et c’est après tout ce que je préfère dans la semaine qui suit les upfronts. Après avoir eu une bonne idée de ce qui était annulé ou renouvelé, c’est le moment où je me prends à mon tour pour un décisionnaire de chaînes. Heureusement que je n’en suis pas un cela dit, parce que je suis parfaitement incapable d’arrêter une série en cours de route, et ce ne serait pas rentable, je crois.

À voir en septembre : Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi

Allez, je stoppe mon blabla et je vous montre mon jeudi très incertain !

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You’re the WorstSaison 5 (FXX)
Bon, je n’ai pas vu d’annonce pour la date de diffusion de la série, mais je fais le pari qu’elle reviendra fin août les mercredis soirs, donc les jeudis pour nous. C’est son créneau habituel et ça m’irait bien, parce que je n’ai pas grand-chose les jeudis, et parce que je suis pressé que ça s’arrête. Si les deux premières saisons avaient hissé cette comédie au stade d’une de mes séries préférées, ça s’est ensuite littéralement cassé la gueule. J’ai détesté la saison 4, profondément ennuyeuse, et je me dis que ces derniers épisodes sont l’occasion pour la série de partir la tête haute. J’ai beaucoup d’espoir en elle, je me dis que c’est jouable de redresser la barre et quoiqu’il arrive, j’irai au bout de toute manière.

A Million Little Things – Saison 1 (ABC)
Quand j’ai vu le titre, quand j’ai vu le synopsis, je me suis dit que j’allais passer mon chemin. Et puis, j’en ai vu le trailer et j’ai totalement changé d’avis ! ABC semble tenir là son This is us, avec un soupçon de Desperate Housewives ou Pretty Little Liars, sauce masculine et un vent de potins à la Gossip Girl. Bref, ça m’intrigue et c’est l’un des trailers m’ayant vraiment surpris : je n’en attendais rien et c’est devenu un vrai objet de curiosité.

Single Parents – Saison 1 (ABC)
Des parents célibataires qui s’entendent bien et prennent sous leur aile un autre papa seul qui ne s’en sort pas à être trop impliqué dans la vie de son gosse et pas assez dans sa vie perso ? Mouais. Ah, il y a Leighton Meester dans la série ? J’arrive ! C’est grosso modo comme ça que ça s’est fait pour moi. J’ai regardé le trailer, il y a eu des bonnes surprises, quelques rires et ouais, une Blair Waldorf dans un rôle radicalement opposé de celui qui l’a fait connaître. Franchement, ça me rend curieux tout ça et c’est aussi la première comédie de la semaine parce qu’elles sont toutes le vendredi sinon, et que You’re the Worst, ce n’est pas qu’une comédie…

Ah oui, tenez-vous prêts pour l’article de demain, donc, ce sera le plus chargé de la semaine ! Concernant le jeudi cela dit, je reste lucide. C’est la journée la moins complète de la semaine, avec deux formats courts, et c’est aussi celle qui est pleine de nouveautés… Rien ne me dit que j’aimerais vraiment ces séries que je choisis quand même uniquement sur le casting et le trailer, on verra bien. Comme d’habitude, je ne suis pas non plus à l’abri d’une autre surprise série. Syfy n’a pas encore annoncé la saison 4 de Channel Zero, donc peut-être qu’il y aura ça à voir aussi. Et puis sinon, j’en profiterai pour rattraper d’autres séries en retard, parce que j’aurai des épisodes en retard du reste de la semaine !

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Once Upon a Time – S07E22

Épisode 22 – Leaving Storybrooke – 18/20
Difficile de metre un terme à sept ans d’histoires en tous genre, mais cet épisode réussit à le faire plutôt convenablement. J’ai trouvé qu’il manquait de l’émotion que j’en attendais – peut-être que j’étais trop psychologiquement prêt à dire adieu à tous les personnages. Sans surprise, les scénaristes parviennent à écrire un happy ending satisfaisant, même si niveau cohérence et chronologie, il faudra repasser. On oublie vite les quelques défauts pour terminer avec le sourire de voir une série qui aura longtemps erré enfin se terminer sur une bonne note – ce qui paraissait improbable il y a encore un an et demi. Adieu Storybrooke.

> Saison 7


Spoilers

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No more rumple?

Sept saisons plus tard, les scénaristes s’apprêtent à conclure pour la seconde fois en deux ans en leur série et je suis vraiment curieux de voir ce qu’ils vont nous servir, au-delà d’un retour attendu à Storybrooke qui se fait par l’intermédiaire de Robin et Alice. Les deux espèrent convaincre immédiatement toute la ville de les aider, mais c’est mal les connaître.

Après avoir failli se faire tuer par les nains, les deux réussissent à contacter Zelena qui accepte de les aider en croyant immédiatement que Robin est bien sa fille, grâce à quelques informations personnelles.

Dans la boule à neige, tout le casting se trouve une cabane pour se mettre à l’abri de la neige. Et ben dis donc, ça tombe bien ça ! Lucy et Jacinda se croient sauvées, mais c’est tout l’inverse : ils n’ont rien pour les aider et Rumple abandonne même tout espoir. Heureusement, ce n’est pas le cas de Hook qui le remotive et a droit à l’aveu bien gentillet de son pire ennemi qui le considère comme un ami.

Par chance, nous sommes sauvés de l’ennui par Zelena, Robin et Alice qui avec un peu de magie leur donne un crocher capable de briser la boule à neige – et le sort. Tout le monde se retrouve donc au château et découvre qu’Henry compte prendre sa revanche de Regina le lendemain.

En effet, de son côté, Regina est amenée par Henry dans la salle de bal du château où il veut se venger d’elle, mais elle réussit vite à lui faire entendre qu’il n’est pas lui-même à faire le mal. Elle veut le sauver, mais lui n’est intéressé que par sa vengeance et sa fin heureuse, qui n’est possible que dans la mort de Regina. Faire d’Henry (enfin, de Wish-Henry) l’un des derniers méchants de la série, c’est plutôt bien joué, malheureusement, l’acteur n’en a pas tout à fait les épaules. Cela se passait mieux la semaine dernière pour lui.

Regina retrouve ensuite Robin qui a une petite scène avec elle parce qu’il est toujours présent dans son cœur et gnagnagna. Ils ont une sorte de happy end comme ça et s’embrassent, ce qui permet à Regina de se réveiller, une plume rouge en main.

Le Wish-Henry continue quant à lui de se faire manipuler par Wish-Rumple qui veut le faire torturer une fée que l’on ne connaît que trop bien. Finalement, la fée bleue est envoyée dans un livre qui sera sa propre prison par un Henry qui ne sait pas bien ce qu’il fait. Et le Dark One a la bonne idée d’avoir prévu un livre par héros : c’est donc ça le grand plan de ce final, faire en sorte que l’auteur devienne maléfique et enferme tout le monde dans des livres. Pendant ce temps, le gentil Rumple revoit Belle dans un piège à rêves : il aperçoit son mariage avec elle et perd tout espoir de la retrouver.

Hook et Robin cherchent un plan pour s’infiltrer dans le château et retrouver Regina, mais ils dévient rapidement quand Hook souffre de plus en plus du sort qui doit l’éloigner d’Alice. Robin en profite pour lui demander la main de sa fille, allons savoir pourquoi (enfin, on sait pourquoi, c’est la fin de série). Ils font ensuite diversion pour qu’Henry (l’adulte) libère sa mère, ce qu’il a un peu de mal à faire à cause de gardes. Par chance, ses grands-parents sortent de nulle part et les sauvent.

Snow et Charming savent exactement le plan du méchant Wish-Rumple : il veut les séparer dans des royaumes différents (les livres) où ils seront tous seuls. Il n’y a plus qu’à l’en empêcher… et ils ne sont pas bien doués pour le faire.

Alors que Regina se bat à l’épée contre son fils version vœu, Henry, Rumple, Robin, Alice et Hook sont attaqués par le méchant Rumple qui réussit à les menacer avec leurs livres qui ouvrent chacun un portail derrière eux. Pour sauver sa fille de son royaume, le Wish-Hook se sacrifie en lui prenant la main malgré le sort. Evidemment, Regina parvient à convaincre Wish-Henry qu’il n’est pas un méchant et qu’il ne peut la tuer, et il abandonne son plan, refermant aussitôt les portails.

Hook s’effondre au sol et Alice, qui est responsable de ses maux… se jette sur lui. Meuf, si tu veux sauver ton père qui ne peut pas être proche de toi, pleurer sur son cadavre, ce n’est pas un bon plan ! Derrière eux, Rumple décide de s’attaquer à Wish-Rumple en… donnant son cœur à Hook. Cela permet à Hook de survivre à une mort certaine, mais tue Rumple qui ne retrouvera donc pas Belle et Wish-Rumple qui ne peut apparemment exister si son double n’existe plus ? Je n’ai pas bien suivi toute la logique, mais on notera donc que c’est un joli sacrifice de Rumple après sept saisons à nous faire chier. Regina en est toute triste et le remercie de nous apprendre que les ténèbres finissent toujours par retrouver la lumière, tout en affirmant sa confiance d’un happy end pour lui. Oooo….Kay.

Personnellement, je ne pleure pas Rumple du tout car ça fait bien longtemps que je ne le supportais plus (même si avec Weaver, il était remonté un chouilla dans mon estime), mais j’ai bien aimé sa scène finale où, évidemment, il retrouve Belle dans un au-delà plein de fumée et de notes de musique qui ne sont même pas Histoire éternelle. Ce devait être trop cher de payer les droits.

Au château, Henry et Wish-Henry retrouvent Regina qui est toujours dans sa dépression post-mort de Rumple mais qui a la brillante idée de jeter un nouveau sort dans lequel chacun donnerait un bout de son cœur pour réunir tous les royaumes à Stroybrooke. Cela se fait et autant dire que la petite ville du Maine devient une sorte de mégalopole avec châteaux, fées et dragons.

Regina est emmenée dans le château royal où tout le monde l’acclame. L’ensemble des personnages de tous les royaumes sont là et ont décidé de faire Regina la reine de Storybroooke et de tous les royaumes. Eh ben, elle a fait du chemin notre Evil Queen. Bien évidemment, elle accepte mais est interrompue par l’arrivée de dernière minute

Et Regina devient ainsi The Good Queen. Malgré la réunion de tous les royaumes, il n’y a pas un méchant pour les arrêter et leur lancer un sort cette fois. Emma remarque que la nouvelle reine a enfin son happy ending, mais elle s’y refuse, préférant y voir non pas un début joyeux mais une seconde chance.

C’est long, c’est gnangnan et cheesy, mais je n’en attendais pas moins pour eux. On nous promet de nouvelles aventures, de nouveaux amours et on nous offre des jolis flashbacks de toutes les histoires des sept saisons pendant un discours de Regina sur ce que c’est que la vie. C’était joli comme tout et ça donnait quelques bons sentiments, même si ça manquait d’intensité par rapport à quelques épisodes précédents.

Malgré ça, c’était une fin réussie pour Storybrooke, et chaque histoire a eu sa fin, chaque lieu sa dernière seconde d’écran et… bim, c’était fini. L’épisode final n’aura pas réussi à me transporter tout à fait, truffé d’incohérences (il n’y a plus qu’un Hook dans la scène finale ? où sont passés les différents méchants des royaumes ? Comment est-il possible que tout le monde trouve ça cool d’avoir juste Storybrooke ? Comment tous les dirigeants acceptent de faire de Regina leur reine ? Comment le peuple laisse l’ex Evil Queen régner ? Comment… Ok, je m’arrête là) et de sacrifices que j’attendais depuis trop longtemps pour être triste ou les savourer. Et si j’ai aimé les derniers au revoir à la ville, on ne l’a tellement pas vu de l’année que j’ai trouvé dommage de ne pas refaire aussi un tour à Seattle. Puis, il faut bien que je reconnaisse que Jacinda m’a quelque peu manqué dans ces deux derniers épisodes la mettant totalement de côté.

Jamais satisfait ce bloggueur, c’est insupportable !

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EN BREF – Cette septième saison aura su réinventer avec brio l’ensemble de la série et lui redonner un second (ou septième ?) souffle plus que nécessaire, même si très vite, elle se sera de nouveau perdu en cours de route. C’est amusant de voir que la saison a suivi le schéma de la série avec un excellent début, une bonne suite qui part dans le médiocre et qui parvient finalement à remonter la pente pour sa fin.

Bon, soyons honnêtes, cette septième saison n’était pas du tout nécessaire à la série, mais j’ai beaucoup accroché à son casting et à cet énième sort, ce qui m’a aidé à rester jusqu’à la fin. Je perds ma série où le happy end était une certitude et où les scènes mièvres faisaient légion, et une partie de moi en est triste, quand l’autre est bien contente d’en être enfin débarrassée. Dans l’ensemble, je n’arrive pas encore à me rendre compte que c’est terminé, il faudra sûrement attendre septembre pour que ça percute en l’absence d’une nouvelle saison – ou pire, quelques mois de plus pour que la série finisse par me manquer. De toute façon, je pense toujours à la série chaque fois que je fais les poussières tellement j’avais l’habitude de faire le ménage devant la saison 6.

Une page se tourne en tout cas pour ABC qui perd sa série la plus liée à Disney et pour tous les fans qui vont devoir survivre désormais sans le moindre livre de contes. Et d’ailleurs, puisque la série n’a pas osé le refaire cette année (ce qui est très dommage, mais logique vu l’expression anglaise consacrée qui a donné celle de « happy end »), j’ai bien envie de conclure ce dernier article Once Upon a Time de la manière la plus évidente qui soit : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

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> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E22

Épisode 22 – The End – 17/20
Je ne sais pas trop quoi penser de cette fin de saison. Il va me falloir du temps pour la digérer, car elle avait quelques surprises dans ses bagages et une légère déception finale pour moi. Il n’empêche que cet épisode propose une conclusion à l’ensemble des intrigues en cours, joue énormément avec les attentes des spectateurs (ça finit par n’en plus finir) et se termine sur un cliffhanger que je n’aurais jamais vu venir. Je suis hyper curieux de voir comment ils reviendront en saison 6 après de telles décisions…

> Saison 5


Spoilers

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Something’s different

C’est bien parce que ce n’était finalement pas le dernier épisode de la série que je me suis permis de le voir si tard et après un mariage de rien du tout. Malgré le renouvellement de la série qui ne reviendra que l’été prochain (nooooon) pour 13 épisodes, je ne peux m’empêcher de voir cet épisode comme ce qui aurait pu être la fin de la série, donc autant dire que j’en attends énormément et que je vais être critique. Le dilemme final de l’épisode précédent annonçait de toute manière un bon épisode !

Cet épisode reprend avec un Coulson bien mal en point et avec un duo Piper/Deke restant en-dehors de la grande dispute pour résoudre le dilemme de l’épisode précédent. Comme lors des derniers épisodes, nos personnages sont donc divisés sur la marche à suivre et la suite des opérations.  Daisy continue de vouloir sauver Coulson à tout prix et Yoyo continue de penser que sauver le monde est la meilleure solution. Elle est prête à faire n’importe quoi pour ça, quitte à s’opposer une fois de plus à Daisy.

May choisit de détruire le sérum extra-terrestre  – et donc le monde ? – forçant la main à FitzSimmons. Ils n’ont plus de quoi stopper Talbot, mais ils peuvent toujours sauver Coulson. Mack venait pourtant de convaincre toute la pièce qu’ils pouvaient voter en leur rappelant qu’ils étaient liés par l’espoir. Tout ceci laisse Yoyo dans une dépression terrible et elle rappelle à Mack qu’il va mourir. Elle s’excuse aussi auprès de Coulson, lui expliquant que ce n’est pas qu’elle voulait le voir mourir, juste qu’elle voulait sauver le monde. Ben oui.

De son côté, Deke prend la décision de préparer quelques vivres pour le futur de l’espèce humaine, avant d’avouer à Daisy qu’il compte de toute manière quitter la base et profiter de la Terre autant qu’il peut avant sa destruction.

Jemma débarque pour sauver Coulson, toujours pleine de doutes. May les interrompt : maintenant que Coulson est réveillé, elle veut lui laisser la décision de prendre le sérum Centipede et se sauver ; s’il pense avoir envie de survivre.

Dans l’espace, Talbot essaye d’obtenir plus d’informations de Robin, mais ce n’est jamais facile. Il finit par se poser en plein sur des bâtiments de Chicago, quitte à les détruire au passage. Cela alerte aussitôt le S.H.I.E.L.D et Piper prévient Daisy. Toute l’équipe s’y rend alors qu’il est en train de récupérer du Gravitonium sous Terre.

En chemin, Daisy la décision de confier le commandement à Mack, car il est le centre moral de l’équipe et le plus adapté à prendre les décisions. Ah ben il était temps de s’en rendre compte ! Je trouve ça brillant, puis Mack fait un meilleur chef que Daisy. En théorie en tout cas : en pratique, on ne saura pas car Coulson débarque, sur pieds, pour dire à sa protégée qu’elle prend la bonne décision, et laissant croire à tout le monde qu’il a pris le sérum en chemin vers Chicago, en train d’être complétement détruite.

Cette destruction de Chicago sentait bon les souvenirs du premier film Avengers. Depuis, la technologie a évolué : le S.H.I.E.L.D appelle tous les téléphones du coin pour dire aux survivants d’évacuer avec le reste du S.H.I.E.L.D qui s’occupe d’eux. Cela permet quelques scènes de sauvetage plutôt sympathiques et un retour à la base de la série : le S.H.I.E.L.D est là pour sauver des vies, comme le rappelle très bien Mack.

De son côté, May retrouve Robin dans les décombres d’un immeuble depuis lequel Mack peut accéder au vaisseau de Talbot, qui déambule à présent dans les rues de la ville. C’est la pire des idées : il va chercher Polly qui ne survivra pas d’après les infos qu’ils ont. Et Fitz comprend vite que ça y est, ils y sont : c’est le futur de la planète qui se joue.

Et c’est d’autant plus clair que de son côté, Coulson révèle à Daisy qu’il n’a jamais pris le sérum et qu’elle n’a d’autres choix d’aller dans les rues toute seule. Lorsqu’elle sort du vaisseau, elle n’a même pas conscience d’être en train d’effectuer les gestes exacts de ceux de la vidéosurveillance qu’elle avait vue dans le futur. Cette fois, c’est clair, c’est la fin du monde.

Daisy débarque donc pour stopper Talbot, et les effets spéciaux sont excellents. On se croirait dans un film, franchement. Elle réussit à le rattraper avec quelques mots, lui rappelant qu’il est un héros et qu’ils peuvent unir leurs forces pour sauver le monde. S’il est d’accord qu’unir leur force est une bonne idée, il n’a pas envie de faire équipe avec elle. Il force donc Daisy à le suivre dans les airs pour mieux tenter de détruire un peu plus Chicago.

De leur côté, May et Fitz d’aller secourir à leur tour Mack et Polly dans le vaisseau de Talbot, et ça fonctionne plutôt bien. Thomas, lui, retrouve Coulson inconscient et en arrêt cardiaque. Il le ramène auprès de Yoyo, regrettant immédiatement le choix de Coulson de l’avoir écouté, et Jemma, qui découvre sans surprise que le sérum Centipede a disparu. Ce serait donc comme ça qu’ils parviennent à détruire la boucle temporelle ?

Daisy se sacrifie et prend le Centipede au moment où elle allait se faire absorber par Talbot. C’est Fitz qui finit sous des décombres, pas Mack ou Polly. De son côté, Thomas brûle dans quelques étincelles. Finalement, quelques secondes suffisent pour que Coulson survive grâce à un massage cardiaque de Yoyo. Sous les décombres, Mack et May finissent par retrouver Fitz, en vie lui aussi.

Talbot est envoyé dans les airs, puis dans l’espace, par une Daisy super-puissante, mettant fin à la menace pesant sur Chicago, sans même que la Terre soit détruite : la destruction serait venue de Talbot l’absorbant. Et Robin confirme que quelque chose est différente. Alors… OK ? Mais comment ont-ils brisé la boucle temporelle, exactement ? En sortant du vaisseau, Daisy engueule Coulson parce qu’il n’a pas pris le sérum Centipede… Du coup, ça veut dire que dans la version précédente de la boucle non plus il ne l’avait pas prise, puisqu’elle l’engueulait aussi. Arf. La série s’aventure dans un paradoxe trop important pour m’avoir à 100% : c’est une solution de facilité, là, et c’est décevant venant d’eux.

Pour ne rien arranger, Fitz survit pour mieux souffrir car il est transpercé par un bout de métal. Les scénaristes jouent énormément avec mes nerfs, ils le tuent, le ressuscitent, nous le font être à demi-inconscient comme s’il était mort, puis rouvre les yeux, parle et… meurt.

C’était ça leur fin de série parfaite ?? IL N’EST MÊME PAS AVEC JEMMA ! Et Jemma est heureuse d’avoir sauvé Coulson, quoi ! Et Mack vient lui dire que Fitz est mort, parce que Mack est celui dans les bras de qui Fitz est finalement mort (heureusement, ils ont eu le temps de se réconcilier avant, parce que sinon ça aurait été encore plus atroce). Jemma en veuve, sérieusement ?

Qu’est-ce que c’est que toute cette saison qui nous fait arriver là, sur un paradoxe pas vraiment réglé, une boucle temporelle dont on sort en un claquement de doigt (et croyez-moi, je vais parler de claquement de doigt dans la suite de la critique !) ? Je suis plus que dégoûté à ce stade. Alors oui, les scénaristes me remettent Yoyo et Mack ensemble, c’est bien, mais Jemma quoi. Elle fait ses valises et décide de se barrer ? Et Deke ? On ne le revoit plus ! Est-ce qu’il a été effacé de l’existence ? Est-ce qu’il sait que son grand-père est mort ? Mystère.

En tout cas, la décision est prise de vite faire disparaître toute trace de la saison : Daisy brûle les dessins de Robin, l’équipe détruit les traces du futur et fait tout pour le changer. La fin voit nos héros un verre de whisky à la main, pour célébrer la non-fin du monde. Certes, Coulson a survécu à son arrêt cardiaque, mais il est encore malade, non ? La « fête » n’a pas trop de raison d’être a priori, jusqu’à ce qu’il révèle qu’il s’agit de sa fête de retraite et que Fitz est… encore en vie : il est dans l’espace après tout !

Ces scénaristes sont des sadiques infinis à ce stade, à jouer avec nos nerfs et la survie de Fitz. Jemma va donc partir à la recherche du Fitz qui s’est fait mettre en coma artificiel pour les rejoindre dans le futur et le réveiller… et elle n’aura plus qu’à se marier à nouveau avec lui. C’est tordu de chez tordu, mais c’est bien joué de se reposer sur ce Fitz endormi dans l’espace pour ne pas tout à fait le tuer.

C’est donc un spy goodbye pour Coulson qui laisse son poste de dirigeant à Mack. Coulson se barre en vacances en attendant de mourir, et il laisse une lettre à Daisy derrière lui, ainsi qu’un vaisseau spatial aussi. Le vaisseau décolle donc à la recherche de Fitz avec à son bord quelques figurants, Thomas, Piper, Jemma, Mack, Yoyo et Daisy alors que Coulson et May finissent sur une plage à Tahiti… Ainsi donc Thomas n’existait que pour avoir un pilote capable de remplacer May.

Et jusqu’à la dernière seconde, j’attendais un lien avec Infinity War qui n’est jamais arrivé. C’est décevant, je le voulais ce claquement de doigts ! Alors oui, tout s’est passé grosso modo en une journée et avant la fin du film, je veux bien, mais c’est une solution de facilité ça. Bon, donc, si je résume, cet épisode jouait à fond sur les émotions et le faisait bien, mais j’ai quand même eu pas mal de déceptions, que ce soit le paradoxe de la boucle temporelle brisée sans qu’on ne sache tout à fait comment ou pourquoi, l’absence de lien au MCU ou une fin de série qui aurait été insuffisante du côté de Deke.

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EN BREF – Si cet épisode final n’est pas aussi génial que je ne l’espérais, il est tout de même capable de fournir sa dose de sensations fortes et d’émotions – et plus que l’an dernier où le final laissait un goût de trop peu. Dans l’ensemble, cette saison était donc plus solide que la précédente, avec une intrigue forte qui l’aura portée tout du long et aura réservé pas mal de rebondissements, de retours et de références à son passé.

Si elle était excellente, il va falloir digérer cette fin et l’attente interminable me restant avant le prochain épisode, ABC ayant décidé de faire de la série une série d’été. Quoiqu’il en soit, Agents of S.H.I.E.L.D aura été une des meilleures séries à l’antenne cette année et je suis toujours aussi dingue de son casting. Je suis pressé de voir ce que la suite nous réserve, car on nous tease quand même une épopée spatiale qui devrait être sacrément cool !

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> Saison 5

 

 

Station 19 – S01E10

Épisode 10 – Not Your Hero – 20/20
Heureusement que la série est renouvelée, car cette fin de saison enchaîne les cliffhangers sur son dernier acte. Elle réussit ainsi à être l’une des séries dont j’attends le plus le retour en septembre prochain, ce qui n’était pas gagné vu la qualité moyenne de la saison. Cet épisode sort clairement du lot en profitant de toutes les intrigues entamées pour proposer leur meilleur épisode. Il était temps.

> Saison 1


Spoilers

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People call us heroes but if you ask firefighters we’re the first to say: “no, we’re not heroes”.

J’aurais finalement tenu toute la saison devant cette série, c’est plutôt bon signe malgré tout. Je me suis attaché à quelques personnages, suffisamment pour savoir qu’il faut que je craigne cette fin de saison : c’est une série de Shonda Rhimes, et ce n’est jamais bon signe, ce qui est confirmé par quelques flashforwards d’un incendie violent laissant Travis K.O et laissant Andy faire sa tête brulée, pour changer.

14 heures plus tôt, Andy se réveille dans l’appartement de Maya qui a passé la nuit avec Charlotte, vue dans l’épisode 6 de la série. Maya est lesbienne ? OK. Après dix épisodes, ça sort de nulle part – surtout qu’elle avait flirté avec Ryan, donc… bisexuelle ? (EDIT : pas tellement de nulle part puisqu’elle en avait parlé dans un épisode précédent, mais blasé par les personnages, je n’avais pas écouté).

Andy est sûre d’avoir perdu le poste, mais elle est prête pour sa dernière journée en tant que capitaine quand même.

Travis se ramène à la caserne avec son mec qui a fait les courses de la caserne avec lui. Il se rend compte que son mec s’entend tellement bien avec le reste de la caserne qu’ils prévoient déjà les rendez-vous de yoga ensemble, et cela énerve un peu Travis qui se retrouve à s’engueuler avec lui.

De son côté, Ben découvre que les autres pompiers lui ont en fait préparé un petit-déjeuner surprise parce qu’il a survécu à ses cinquante premiers feux et qu’il a désormais le permis, parce que Vic a craqué le mot de passe de son adresse mail… OK ?

Andy refuse toujours de parler à son père lorsqu’elle se rend pour son entretien individuel avec Ripley, qui se déroule comme par hasard à la caserne 19. Là-bas, Jack annonce que s’il ne devient pas capitaine, il demandera son transfert pour une autre caserne alors que toutes les casernes sont appelées pour un incendie dans un gratte-ciel.

Nos pompiers savent que ce n’est qu’une question de temps avant d’être appelés sur place et ils passent donc leur temps à vérifier le matériel et attendre sans être appelés ailleurs, comme par hasard. Cela arrange autant Vic que ça énerve Maya, et l’attente est longue pour eux. Les filles se retrouvent à parler de Jack devant la télé et Andy rappelle à tout le monde que personne n’aime les pompiers jouant les héros – ce que l’on sait déjà qu’elle fera.

Travis et Ben parlent aussi de leur côté, ce premier se met à raconter sa vie sentimentale et Ben lui donne des conseils, notamment le conseil d’avouer ses sentiments amoureux à son mec… à la fin de la journée. Ce n’est jamais bon signe ce genre de conseil sur une fin de saison, je n’aime pas bien la notion d’attente.

Malgré l’incendie, ils prennent l’ascenseur pour 22 étages une fois appelés et découvrent qu’ils sont certes les derniers appelés sur place, mais qu’ils sont attendus pour le plus gros du boulot. Ils retrouvent aussi Charlotte qui est toujours aussi chiante et prend toutes les mauvaises décisions dans le feu de l’action (je crois que je n’avais pas encore casé cette expression dans mes critiques de la série, c’est honteux !), quitte à se mettre en danger. C’est donc à cause d’elle qu’Andy se met à jouer les héros et à prendre des décisions risquées, parce qu’évidemment Charlotte se blesse en route et a besoin d’aide. Malgré sa blessure, elle veut continuer, mais Andy l’en empêche, la redescendant auprès de Ripley. Pendant ce temps, Ben et Travis s’occupent des blessés, parce qu’ils étaient la voiture de premiers soins ce jour-là (et c’est Ben qui conduisait).

Maya, bien qu’impatiente de combattre le feu, accepte de se rendre au-dessus de celui-ci pour gérer les civils qui y sont encore et effectuer des vérifications. C’est normalement une punition, mais c’est un moyen d’éloigner Vic du feu, car elle la prend avec elle. Heureusement qu’elles sont là pour aider Molly, une jeune employée chargée de garder tout le monde en place en suivant les instructions d’un manuel. Et elle le fait à la lettre, même si elle a du mal à s’affirmer.

Miller se confie à Jack sur son erreur de l’épisode précédent, allons savoir pourquoi. Après tout, Jack est censé être son meilleur ami. Ils découvrent que le 26è étage est plein de produits inflammables, il serait temps de s’en rendre compte.

En parallèle, Ryan reçoit un appel du père d’Andy qui a besoin de se rendre auprès d’un médecin. Il décide de ne pas en parler à Andy, trop occupée à travailler et aller prévenir Maya et Vic qu’il faut désormais évacuer tout l’immeuble. Elle y arrive à temps pour faire descendre une Molly qui s’affirme de plus en plus avec le premier groupe…

Juste avant que Vic n’entende une explosion. Le feu se propage sur plusieurs étages et explosent des fenêtres devant lesquelles passent Ben et Travis, qui se prend du verre dans la poitrine. Malheureusement Ben ne peut descendre son collègue blessé car l’évacuation se déroule mal : toutes les personnes de l’étage de Vic et Maya descendent en courant. Et les radios ne fonctionnent pas. Le seul point positif, c’est qu’avec l’explosion soudaine, Vic surmonte sa peur du feu, retrouvant même le sourire dans son combat contre le feu. Ce n’était pas gagné il y a quelques épisodes !

Ben finit par descendre l’escalier avec le corps de Travis, et se retrouve finalement face au pire dilemme possible : il peut choisir de tenter de sauver la vie de Travis, probablement en vain, ou celle de Molly qui s’est fait piétiner dans l’escalier. Forcément : les scénaristes ont beaucoup insisté sur Molly, il fallait qu’elle ait son importance.

Jack et Miller trouvent une victime dans un étage au-dessus du feu mais ne peuvent le descendre à cause du manque d’ascenseur. Andy décide de leur envoyer celui-ci malgré l’interdiction de Ripley. Et elle le fait devant lui, lui prenant les clés des mains. Jack décide de rester en arrière alors que Miller redescend sans parvenir à l’empêcher de se sacrifier bêtement comme ça. Il se sacrifie pour bloquer les portes coupe-feu et refuse donc de redescendre, finissant même par ne plus répondre à la radio, juste avant que le haut du bâtiment n’explose. À ce moment-là, Andy est toujours au 22e étage, alors que Ripley est en train de descendre les escaliers pour sauver sa vie.

Enfin, Miranda débarque à la caserne désertée, à la recherche de Pruitt qui n’est pas venu à son rendez-vous. Elle tombe sur Ryan, également à la recherche de l’ancien capitaine, et tous les deux le retrouvent en arrêt cardiaque. Elle fait ce qu’elle peut pour le sauver et Ryan l’emmène en voiture de police.

Bien. Donc, résumons : les survies de Pruitt, Travis et Jack sont très incertaines, puisqu’ils sont plus ou moins laissés pour mort (du moins mort au plus mort). L’explosion peut aussi mettre en danger les vies de Maya, Vic, Ben et Molly, tous au-dessus du feu. Et Andy en est elle aussi très proche. Quant à Miller, il semble bloqué dans l’ascenseur avec sa victime. Voilà donc un cliffhanger massif qui ne fait pas semblant du tout et qui nous détourne complètement de la nomination tant attendue d’un nouveau capitaine, puisqu’il laisse tout le monde en danger. Reste à voir qui les scénaristes vont finalement décider de tuer…

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Ouep, c’était probablement la dernière fois qu’on les voyait tous ensemble à l’écran !

EN BREF – Si la série me permet toutes sortes de jeu de mots sur le feu et m’amuse donc bien, elle a souvent manqué de souffle et d’indépendance par rapport à Grey’s Anatomy, ce qui est vraiment dommage. Sans pousser le vice jusqu’aux nombreux cliffhangers possibles et jamais effectués (c’en est même dommage), les scénaristes ont choisi de faire de Miranda Bailey un personnage quasiment aussi important que les autres pompiers. Cela permet certes de nous faire évoluer en terrain connu, mais ça ne permet pas à la série de trouver véritablement son équilibre. La mort de Pruitt pour la saison 2 permettrait de réduire le rôle de Miranda, et ce ne serait pas plus mal.

Autrement, la série a du mal à s’imposer comme un rendez-vous incontournable, même si plus les épisodes passent, plus je m’accroche aux personnages et au casting. Il n’y a personne que je déteste au point de ne plus vouloir le voir, même si beaucoup ont souvent été à la frontière de ce que je supporte. Qu’importe, ça reste du Shonda Rhimes : le rythme est bon, le suspense est là, les dynamiques entre personnages plutôt réussis.

Et puis cette fin de saison confirme que la série peut être excellente quand elle s’y met, alors vivement le mois de septembre !

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