Ces personnages de séries qui me ressemblent.

Salut les sériephiles !

Pour son anniversaire, Tequi a la bonne idée de vouloir nous faire nous pencher sur les personnages qui nous ressemblent. Il faut donc en trouver cinq pour remplir le TFSA du jour et franchement, je me rends compte que ce n’est véritablement pas si simple que ça. En plus, je vais encore et toujours parler des mêmes personnages, mais eh, forcément, c’est le thème qui s’y prête ! On a deux tops aujourd’hui : le top 5 tel que je l’ai écrit ce matin en découvrant le thème ; qui est un peu ce que j’aimerais bien… et un top 3 beaucoup plus réaliste, je crois.

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  1. Zeppo comme… Xander Harris (Buffy)

Alors, seulement sur les premières saisons et très clairement seulement dans cet épisode de la saison 3 ; et pas juste parce qu’il couche avec Faith dans cet épisode. Le côté décalé, l’humour en toutes circonstances et le bon gros côté un peu loser qui vit sa vie en décalé des autres qui sont dans leur grand délire dramatique ? Je sais pas, je m’y suis reconnu, surtout à l’époque où je l’ai regardé – le collège, tout ça tout ça. C’est totalement le but de cet épisode de toute manière, ça parle à tous les adolescents à un moment ou un autre, j’imagine. En tant que nouvel élève, c’était parfait. Excellent épisode, personnage dont je me suis senti hyper proche, mais je crois que c’était tout l’enjeu de cet épisode de toute manière.

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  1. Studieux comme… Lexie Grey (Grey’s Anatomy)

Je vous l’avais dit que je prenais toujours les mêmes personnages ; mais si je les aime, c’est pas pour rien. J’avais pensé à George aussi, parce qu’au départ, c’est à lui que j’accrochais le plus… mais bon, il a des côtés qui ne sont pas dans mon caractère. Par contre, dès son arrivée, j’ai eu un coup de cœur pour Lexie, parce que je me reconnaissais dans son personnage. Elle passait tout son temps à lire et bosser, et bon, c’est jamais qu’une énorme partie de mon adolescence ça. Sa curiosité naturelle lui donne une empathie toute particulière ; et je veux bien être comme elle moi. Partant de là, ça en dit long que j’en sois aussi amoureux, je sais #narcisse. PS : On notera aussi son stress-eating !

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  1. Maladroit comme… Timothy McGee ? (NCIS)

Alors là, je séchais totalement sur ma liste de personnages, donc j’ai demandé l’aide et Laura m’a cité McGee pour son côté littéraire et ses valeurs familiales. Je n’y aurais jamais pensé, mais je trouve que c’est assez juste. En plus, je ne l’aime pas forcément, mais c’est normal, on ne peut pas tout aimer de sa personnalité. Et puis, ce qui me fait le plus rire dans cette ressemblance fort possible avec ce personnage, c’est que c’est quand même souvent un boulet dans les saisons que je suivais vraiment (jusqu’à la 7/8). Il est hyper maladroit et euh… moi aussi, en fait !

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  1. Curieux-malin-cassant comme… Veronica Mars

Non, certes, je ne vais pas passer de faux coups de téléphone pour obtenir votre numéro de carte bleue, mais dans l’ensemble, j’arrivais à résoudre une bonne partie de ses enquêtes en même temps qu’elle. Et puis, sur des séries plus procédurales, je devine dès la première scène le méchant tueur ; m’enfin ça, c’est l’habitude plus qu’autre chose. De manière plus générale, j’ai toujours été plutôt curieux, c’est dans mon caractère. Et quand on est curieux, on finit par devenir malin, je crois.

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  1. Geek comme… Abed Nadir (Community)

Bon, ben euh voilà, j’ai beaucoup d’espoir de vouloir ressembler à Abed, mais ouais, si. L’ensemble des personnages de cette série a mon humour et mes types de délires après tout, seulement je trouve qu’Abed est encore plus fun parce qu’il passe sa vie à se référer à ses films préférés, et à faire des références geeks et euh… comment vous dire que moi aussi je pense souvent à mes séries dans la vie ?! Ce n’est pas mon seul point commun avec ce personnage, que j’adore pour l’ensemble de sa personnalité. Si je suis un chouilla moins perché, c’est que je ne vis pas dans une série ; mais autrement…

Quand j’ai demandé des idées, j’ai eu d’autres propositions amusantes : Felicity d’Arrow pour son côté geek/sa fidélité en amitié (yeah, je prends !) et Lucifer pour le côté sadique. Oups ! Non mais ça, ça vient de Ludo, clairement ! Sinon, une fois prêt à publier, je me rends compte que je suis passé à côté des personnages les plus évidents, probablement… Je sais pas où j’avais la tête quand j’ai écrit ça ce matin, mais pas assez dans mon article apparemment. Alors voilà :Résultat de recherche d'images pour "winn supergirl"

3. Winn (Supergirl)

J’ai passé des mois (des années ?) à dire avec Poluss que Winn me ressemblait avec son humour et ses tendances geeks, et à dire que je l’adorais et c’est seulement en ajoutant mon PS sur le stress eating que j’ai ouvert les yeux sur tout ce que je zappais comme personnages me ressemblant. Celui-ci, c’est entre le « j’ai envie de lui ressembler » et le « je lui ressemble malgré moi », ma foi. Bref, ça ne devrait pas surprendre grand-monde, je le disais déjà dans les critiques de la série ça !

 

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2. Chidi (The Good Place)

Toujours en plein dilemme, toujours dans sa philo, toujours prêt à corriger tout le monde ! Evidemment que je suis un Chidi. C’est tout de suite moins flatteur que les personnages ci-dessus, parce qu’après tout, il est hyper irritant et pas véritablement toujours attachant, mais eh, on fait tous ce qu’on peut avec la personnalité qu’on a, je crois.

Et du coup, est-ce que je me rends compte que j’ai également oublié l’autre encore plus évident ? Oui, évidemment. Donc bon euh…

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  1. Ted Mosby (HIMYM)

Et alors là, on peut difficilement faire plus moi. Je veux dire, c’est pas qu’il termine (spoiler) prof et qu’il est en quête de l’amour de manière désespérée, mais eh… ! Ca me rappelle quelqu’un tout ça. Il est prêt à déplacer des montagnes pour ses amis, et encore plus pour ses crush, et il a un petit complexe de supériorité qui le fait se sentir inférieur un coup sur deux. Allez comprendre. Cela dit, j’ai quand même l’avantage d’être moins dépressif que lui, je crois, c’est déjà ça de pris. Je me calme et je m’arrête là, bon week-end à tous !

Dernier PS : Vivement le week-end ce soir, oui, que je ressemble à quelqu’un d’autre…

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Comment je suis devenu un control freak

Salut les sériephiles,

Comme je vous le disais la dernière fois que j’ai fait un article sur mon organisation, j’ai une tendance assez moche à être un léger control freak. Je crois que ce n’est pas lié qu’à ma personnalité, mais aussi un chouilla à mon boulot (à moins que ce soit mon boulot qui n’attire que ce type de personnalité ?) parce que je n’ai jamais croisé autant de gens organisés que cette année (ou pas, c’est tout l’un ou tout l’autre).

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Oui, des profs désorganisés, ça existe.

Enfin bref, dans la perspective de répondre à l’éternelle question du « mais comment tu fais pour gérer un article par jour ? » autrement que par ma réponse habituelle, qui est que je ne le gère pas forcément, voici donc un article sur ma manière de faire des plannings. Il paraît que ça peut en inspirer certains, ça risque d’en déprimer d’autres ou de surprendre, ou que sais-je ? Vous me direz.

Bon, donc, oui déjà vous aurez compris que j’ai un planning. Il m’a fallu un temps énorme pour trouver ce qui m’allait exactement : au lycée, c’était la catastrophe avec un agenda pas spécialement tenu ; mais ça ne m’a jamais empêché de m’en tirer. Ensuite, je suis passé en prépa. Là, ma manière de m’organiser à dû devenir efficace, et l’agenda ne suffisait plus trop pour faire face à une prof cinglée avec un planning tellement carré et complet que j’étais voué à me noyer dans mon organisation pas bien huilée.

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Paf, mon organisation est devenue Excel, avec un tableau de mes semaines divisées en journées, heure par heure. J’aimais bien Excel, parce qu’il était facile de copier-coller des éléments ; de décaler des cellules, d’utiliser un code couleur, tout ça, tout ça. En plus, parfois je retombe dessus et je me marre bien. Mon code couleur ? Rouge foncé pour les cours, rouge pour les devoirs/travail perso, bleu pour les séries, vert pour la vie sociale (les sorties, tout ça tout ça) et sans couleur pour la gestion de la vie (les courses, le linge, le ménage). Euh oui, dans cet ordre-là d’importance, très exactement. Cela me permettait d’organiser ma semaine (et la suivante, en général) pour tenter d’avoir 8h de sommeil, la première année. Puis 7h30/7h, la deuxième. Puis 6h, la troisième ; et là on m’a perdu.

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Et puis, j’ai quitté la prépa après trois ans, bien m’en a fait, même si je pense que je n’ai jamais été aussi productif que les deux premières années là-bas. J’ai donc fini par lâcher le tableur, pour la bonne raison que j’étais retourné chez mes parents donc j’avais un peu moins de choses à gérer, et que je passais à la fac, donc j’avais beaucoup moins de travail (enfin, pas le même en tout cas). Cela fait que je suis repassé à l’agenda papier, que j’ai vite oublié dans un coin, puis j’ai eu TVtime pour gérer les séries ; et je me suis peu à peu simplement fié à mon cerveau, comme les gens normaux. Je veux dire quand t’as pris l’habitude de gérer un planning où il ne restait pas une minute de libre, la capacité à gérer un emploi du temps allégé à côté, ça va.

Allégé ? Ben oui, ce n’est pas pour rien que j’ai ouvert le blog, hein. Et que j’ai donné des cours particuliers. Et que j’ai fait un milliard de trucs en plus, au point d’être même à jour dans toutes mes séries (la belle époque !). Après, je me suis relancé dans des concours, et ça a commencé à se compliquer. Alors que j’écrivais un mémoire sur les listes, je me suis mis à tenir un nombre assez incalculable de listes de choses à faire/penser sur post-it, qui envahissaient mon bureau, où je passais le plus clair de mon temps de toute manière. Pour vraiment bien gérer son temps quand on est control freak, cependant, rien ne vaut la mise en place d’une routine – tous les lundis de telle heure à telle heure, je travaille telle matière ; puis je prépare tel cours ; ah et je regarde The Walking Dead, et… enfin voilà, et on recommence chaque lundi. J’avais déjà fait un article sur les rituels séries, donc pas de surprise.

Voir aussi : Les rituels (du passé) d’un sériephile

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Et cette année ? Eh bien, premier vrai appartement à gérer tout seul à 500 km de chez mes parents ou de vrais adultes (comment ça j’en suis un ?) pouvant m’aider, mais aussi, et c’est pas rien, 65 élèves à gérer sur une année, avec un programme précis et immense à leur communiquer (le fameux programme qui faisait stresser tous vos profs, vous savez ?). Naïvement, j’ai acheté un agenda, mais ça n’a servi à rien ; il a dû me tenir à peu près une semaine.

Les premières semaines étaient un peu rock’n’roll, mais petit à petit, j’ai commencé à numériser mes listes de choses à faire. Aujourd’hui, c’est réglé : j’ai un planning à la semaine pour les cours – je mets toutes mes heures au même endroit (au départ, je faisais par classe, mais c’était galère) et je vois comment mettre tout en place.

Cela dit, ça ne peut pas suffire : j’ai donc aussi un document Word où j’ai six semaines complètes (à chaque vacances quoi) pour voir un peu où je mets mes contrôles en essayant de me dégager le week-end pour la correction. Cette fois, ce n’est pas un document où je ne mets que le travail (en rouge). J’y case la formation (en soulignant), les séries (en gras comme sur le blog), la vie sociale (en italique) et la gestion de base (en noir), c’est-à-dire les courses, le ménage, les finances, tout ça, tout ça. Et vous l’avez vu venir, je pense : j’y case le blog, en surlignant en jaune.

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Pour répondre définitivement à la question du comment je fais pour tenir un blog quotidiennement, j’ai donc un planning complet, à l’heure près, et je prévois une ou deux heures de gestion du blog chaque jour. Oui, oui. Bon eh, c’est un hobby prenant, je ne dis pas, mais tant que j’ai le temps et l’envie de le faire, pourquoi m’en priver ?

Tout ça est simplifié par le fait que je vis tout seul, je sais, parce que ça m’arrive de savoir un mois à l’avance ce que je ferai à la minute près tel ou tel jour. C’est aussi bien aidé par le fait que l’emploi du temps d’un prof est par défaut divisé par journée et horaire ; avec ainsi la mise en place d’une routine. Je vois toujours les mêmes classes aux mêmes heures. J’aime ce boulot pour ça aussi, c’est tellement simple de s’organiser… et en plus, c’est exactement comme les séries qui reviennent chaque semaine. Voilà voilà, et je trimballe ce document (word) absolument partout, parce qu’il est sur ma dropbox, donc accessible depuis mon portable ou mon ordinateur.

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Bref, les mots-clés de mon organisation ? Routine et planning.

Vous savez tout – ou presque : évidemment, tout ça ne m’empêche pas de garder une part d’improvisation, hein. Chaque semaine, je reprends mon planning le dimanche pour compléter la semaine, donc avec des changements, et chaque jour, je prends un certain retard. L’avantage, c’est que comme tout ce que je dois faire est noté quelque part, je peux le décaler tout simplement à un autre jour. Les premières victimes de ma marge d’improvisation sont les séries (puis le blog, puis les corrections de copies, puis c’est pas possible arrête d’improviser ta vie, Jérôme, un peu de sérieux, t’as du travail à faire) ; et c’est pour ça par exemple que je vais en voir très peu cette semaine ; parce que eh, j’allais pas dire non à une soirée raclette improvisée et à une soirée chez moi ! Pas si control freak que ça, finalement.

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Et parfois, juste parfois, ça finit par en énerver certain.

5 rewatchs pour 2019

Salut les sériephiles,

C’est reparti pour un des TFSA de l’amie Tequi cette semaine, et un que je trouve sacrément original en plus : les séries que l’on a envie de revoir cette année. Avec tous les beaux DVDs que j’ai reçus à Noël, j’ai déjà plein d’envies ; et pas du tout le temps évidemment, parce que j’ai repris mes créneaux de rewatchs pour les remplacer par les stories Instagram et, j’essaye, un film par semaine. Oui, oui, un mois après, je suis bien à quatre films vus, donc allez savoir, je vais peut-être finir par devenir un vrai cinéphile (non).

On fait ce qu’on peut, écoutez. En plus, je vois que j’arrive à mieux récupérer mon retard dans les séries hebdos, donc je suis plutôt heureux de moi. Malgré tout, mes envies persistent, et voilà donc ce que j’envisage de regarder au cours de l’année, si le temps me le permet à un moment ou l’autre. Zéro spoiler dans l’article, évidemment.

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  1. Buffy

Eh ! On peut imaginer le meilleur, non ? Je sais bien que je n’aurais pas le temps de la regarder, mais laissez-moi faire comme si ! Tous les ans, j’ai envie de revoir toute la série, et ça ne m’est pas arrivé depuis trois quatre ans. Bon, au minimum, je devrais voir quelques épisodes avec une amie, et donc voir des épisodes dans les deux dernières saisons, parmi lesquelles se trouvent mes épisodes préférés. J’imagine que ça peut compter comme un mini-rewatch quand même.

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  1. Community

Je me suis arrêté en plein milieu de mon rewatch à la fin de la saison 2 il y a un mois et demi. La saison 3 étant ma préférée (à moins que ce ne soit la 6 ?), je trouve ça assez admirable de ma part de ne pas m’être déjà jeté dessus, mais comme je le disais plus haut, c’est que j’ai eu l’impression de ne pas trouver la motivation de voir mes inédits quand j’étais devant de si bons rewatchs. Je ne me décourage pas, ça finira bien par me revenir.

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  1. Charmed

Voilà une envie qui me trotte dans la tête depuis un bon moment avec le reboot sorti de nulle part et que j’adore ! Et comme j’ai totalement cédé durant le Black Friday, je suis en possession de l’intégrale en DVD, donc je n’ai pas d’excuse pour ne pas m’y mettre. J’avoue que je ne suis pas sûr de l’ordre dans lequel je présente les séries dans cet article, parce que c’est peut-être celle que j’ai le plus envie de revoir. C’est une série que je n’ai pas vue depuis longtemps en plus… et puis, le Pouvoir des Trois quoi ! Je la connais par cœur, mais justement, je sais qu’il n’y a aucun risque !

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  1. The Magicians

Là pour le coup, c’est une envie qui a été créée artificiellement par Ludo puisqu’il m’a offert l’intégrale de la série. Bon, non, c’est une envie qui été présente depuis que j’ai lu les livres et maintenant que j’ai ce qu’il faut, c’est assez aberrant de ne pas avoir déjà commencé. Me connaissant, ça me prendra d’un coup et je m’enfilerais les trois séries d’un coup. Pour l’instant, je résiste mais c’est uniquement parce que je sais que la saison 4 est en cours.

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  1. Westworld

Evidemment, l’une de mes séries préférées termine également ici ! Et en première position comme elle n’est pas diffusée en ce moment. L’ambiance de la série est parfaite pour des rewatchs avec une musique entraînante et une prise de tête moins nécessaire au deuxième visionnage. Je me la garde de côté, ça peut être bien de revoir les deux premières saisons avant la diffusion de la troisième. C’est d’autant plus nécessaire que tout ça est drôlement complexe comme série, donc pour bien maîtriser la mythologie et faire des critiques au point, c’est nécessaire de tout revoir.

Voilà pour moi. Ce TFSA est totalement écrit avec la technique du flemmard : je n’ai pris que des séries dont je possède les saisons en DVD. En même temps, vaut mieux ça plutôt que d’aller farfouiller sur Netflix et Prime Video, parce qu’autrement, je me connais, je me serais retrouvé en plein milieu d’un rewatch imprévu et me bouffant tout mon forfait internet. Merci, non merci.

Ce que c’est que le 4e mur

Salut les sériephiles,

Je ne vais pas inventer l’eau chaude avec l’article d’aujourd’hui, mais c’est souvent le cas quand je parle « lexique ». Il n’empêche que ces articles me font parfois apprendre des choses alors j’ai décidé de ne pas m’interdire de sujets, histoire de travailler ma curiosité, ma foi. Bref, pour ce lexique, on va parler du fameux « 4e mur » et de la manière de le briser, un truc que beaucoup doivent déjà connaître… Encore que ! Bref, c’est parti !

Voir aussi : Lexique du sériephile

Alors c’est quoi le 4e mur ? Techniquement, au théâtre, c’est l’espace où se situerait un mur imaginaire entre les personnages sur scène et le public, parce que les personnages ne sont pas censés avoir conscience qu’ils parlent face à un public. Dès lors, c’est assez facile de comprendre que « briser le 4e mur », c’est lorsque les comédiens se mettent à parler directement au public. Et comme c’est méta, moi, j’aime beaucoup.

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C’est quoi ce nom ? Ben l’idée, c’est que la scène est entre trois murs, quoi. Donc ajoutons-en un 4e. Et brisons-le, parce que c’est drôle de casser les règles pour surprendre le public. C’est une bonne manière de le faire.

Quelle origine ? En France, on le doit à Diderot dans Discours sur la poésie dramatique (1758). Ouep, pour une fois, ça a été théorisé en France. Puis autant dire que dans le théâtre, on a eu quelques exemples, entre L’Avare de Molière qui accuse le public d’avoir volé son argent ou L’Illusion comique avec la mise en abîme.

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Un grand classique, ça, aussi.

De là à vous trouver la toute première mention en littérature – ou même au cinéma – je n’aurais pas cette prétention, par manque de temps principalement, oups. Bloggeur en carton.

Et aujourd’hui ? Vous vous doutez bien que je vous parle pas de théâtre juste pour le plaisir de parler de théâtre – encore que, après tout, je suis prof de français, faut bien que je le justifie, non ? Non. Bon, bref, aujourd’hui, les jeux avec le 4e mur ne sont plus très originaux au théâtre ; on les voit régulièrement.

On les voit aussi régulièrement dans les films et surtout dans les séries pour ce qui nous concerne. Briser le quatrième mur à la télévision, c’est un léger abus de langage, parce que le plus souvent il y a quatre murs pour nos personnages – encore que certaines sitcoms sont tournés devant public (Friends) ou font comme si (How I met your mother). Related imageDès lors, le 4e mur est facile à briser pour ces séries-là, mais on en parle aussi de manière générale : c’est ce moment où le personnage se met à regarder face caméra et s’adresser directement à elle, donc directement à nous. Le personnage nous regarde quoi. Abed de Community ou Buffy dans l’épisode musical, les exemples sont nombreux.

Certains fondent toute leur saison dessus, aussi ; et je pense ici notamment à la première saison de Channel Zero. Si les comédies brisent le 4e mur pour faire rire, Channel Zero nous montre un personnage d’un show télévisé regardé par un enfant qui le brise pour le kidnapper. C’est toujours charmant comme le décalage qui fait rire peut devenir d’un seul coup extrêmement flippant.

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Et puis, on ne voit plus Dora l’exploratrice de la même manière après.

En ce qui me concerne, en tout cas, c’est généralement bon signe d’avoir une œuvre – sous n’importe quelle forme – qui aime se jouer de son cadre strict en le brisant. M’enfin, vous commencez à le savoir ! Je termine juste par l’un de mes préférés, au cas où, l’épisode Fifty fifty des 4400 se termine par un 4e mur brisé de très bonne manière.