This is us – S06E04

Épisode 4 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Spoilers

La mère de Jack est décédée. C’est dans le passé, mais c’est tout ce qu’on aura dans cet épisode.

Which grandma died ?

Ah, la mère de Jack et c’est le résumé de l’épisode qui me rappelle qu’on la connaissait, en fait. J’avais totalement zappé son intrigue bien logique puisque je me souvenais en revanche de l’alcoolisme du père de Jack (difficile de l’oublier). Face au décès de sa mère, Jack est évidement affecté, mais le problème, c’est que la série a déjà traité le deuil avec Jack. Ils ne pourront jamais surpasser ça, non ?

Jack se rend seul à l’enterrement en plus, parce qu’il y a une tempête de neige en cours. Décidément, c’est à la mode dans les séries en ce début 2022, j’aurais dû en faire des points du Bingo Séries. Avant de partir, Jack prend le temps de parler de la situation avec Rebecca, puis d’informer ses enfants de ce qu’il se passe. Par contre, les enfants ont six ans et ils ne prennent pas la mesure de ce qui se joue, les pauvres.

À son arrivée, il est accueilli par une actrice que j’associerais toujours à The Magicians : sa cousine Debbie. Celle-ci fait plein de reproches à Jack, qu’elle n’a pas vu depuis treize ans, alors qu’elle a géré tout l’enterrement comme elle pouvait. Ce n’était pas compliqué : Marilyn, la mère de Jack, avait tout prévu dans le moindre détail, il suffisait de tout respecter à ses volontés.

La conversation avec Debbie est un peu compliquée pour Jack, parce qu’il se rend compte que la cousine connaissait mieux sa mère que lui-même. C’est pourtant une évidence s’il ne l’a pas vu depuis des années, mais bon. Cela n’empêche pas la scène d’être plutôt violente pour Jack, et il n’est pas au bout de ses peines.

Il découvre assez vite que sa mère avait aussi un chat dont il n’a jamais entendu parler ou même carrément… un petit-ami. Rien que ça. Faudrait savoir : il semblait pourtant en contact régulier avec elle. Mike, le copain, sait tout de Jack et de sa famille, mais Jack ne sait rien de lui. Allez, la série marque des points et nous rappelle qu’il faut nous inquiéter aussi de la vie de nos parents, connaître leurs petites habitudes, etc. Perso, ce n’est pas trop un problème, je crois, mais je comprends qu’elle puisse marquer des points avec ce type d’épisode.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est un peu lourd. Une fois de plus, nous avons droit à un épisode qui se concentre sur des personnages secondaires dont on peut se passer. Désolé, hein, mais que ce soit Nick et sa copine ou la mère de Jack et son copain, pour moi, c’est le même combat : nous sommes dans une saison finale et j’ai plus envie d’en savoir plus sur le barbecue de Kate et Toby que sur ces personnages. J’ai l’impression qu’on perd du temps inutilement.

Jack aussi, d’ailleurs, mais on va dire que ça va l’aider à écrire un discours tire-larmes pour la fin de l’épisode. Comme n’importe qui dans ces cas-là, particulièrement dans les films et séries, le personnage est bien incapable d’écrire quoique ce soit de touchant. Il a 24h pour le faire et ça se termine mal quand il se met à boire avec la cousine et le copain de sa mère. Nous comprenons bien que les personnages ont l’habitude de se retrouver ensemble avec une autre amie et avec la mère de Jack. Lui aussi, il le comprend et il comprend bien vite qu’il ne connaissait pas sa mère.

En rentrant, il appelle son père pour évacuer sa rage. C’est n’importe quoi : il en veut à son père par transfert parce qu’il n’a pas connu la vie de sa mère, mais c’est à lui de s’en vouloir pour ça. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Et c’est un peu ce qu’il fait le lendemain quand il explique à Debbie qu’il a appelé son père.

Son père, pourtant, il le déteste depuis toujours. Déjà enfant, sa mère l’aidait à cacher sa luge cassée pour éviter que son père s’énerve contre lui. Oui, l’épisode prend aussi le temps de quelques flashbacks pour s’assurer que l’on pleure le décès de cette grand-mère des triplés dont on n’a que peu entendu parler. Elle n’a jamais eu d’impact direct sur la vie de ses petits-enfants, mais elle en a eu sur celle de Jack, inévitablement. Les flashbacks nous ramènent ainsi à l’époque où Jack a emmené sa mère en sécurité, loin de son père.

Il lui a fait au passage la promesse de toujours répondre au téléphone quand elle l’appellerait, lui donnant un rendez-vous précis, tous les dimanches soirs. On apprend plus tard dans l’épisode que le rendez-vous est resté, ne changeant pas malgré les années, et qu’elle s’en est servie pour lui donner chaque fois des nouvelles. Puisqu’elle était loin de son fils, elle appelait de manière hebdomadaire, entretenant un lien qui nous paraît bien artificiel quand on le met en perspective avec le reste de l’épisode.

Il essayait bien de proposer à sa mère de passer et inversement, mais chacun restait trop enfermé dans sa routine et son quotidien pour s’occuper de l’autre et pour apprendre à vraiment connaître l’autre. Quand la mère rend enfin visite à son fils et ses petits-enfants, elle est toutefois ailleurs, et pour cause : elle a peur que son ex-mari soit au courant de sa présence. On comprend bien que cette relation toxique est ce qui l’a tenu éloignée de son fils, et c’est triste. Par contre, j’ai trouvé ça triste, mais pas au point de pleurer moi-même.

Lorsqu’on enchaîne sur l’enterrement, il faut bien reconnaître que c’est plutôt réussi. Jack a eu le temps d’appeler Rebecca avant, pour avoir son soutien inconditionnel, et celle-ci a évidemment pris la décision de venir assister à la cérémonie. Elle arrive après le joli poème de la cousine, tout juste au début de l’enterrement.

Pff. Comme prévu, cela permet à Jack d’improviser un joli discours tire-larmes sur le fait qu’il n’a jamais pu oublier sa maison d’enfance et que sa mère n’a probablement pas pu non plus. Par chance, il a sa famille pour lui donner un nouvel espoir et un nouveau foyer, et il est bien heureux de s’apercevoir que sa mère aussi avait un nouvel espoir et un nouveau foyer grâce à Debbie, Mike et tous les gens présents à l’enterrement. C’est juste ce qu’il fallait pour que ce soit émouvant, mais ça empire encore juste après quand Jack rentre finalement chez lui avec sa petite famille.

La série parvient comme toujours a atteindre les bons spots émotionnels : Jack pleure un coup quand il prépare le repas que sa mère lui préparait toujours pour les triplés, après leur avoir fait du patin (les patins ayant été achetés par la mère dans l’espoir de les voir en faire). Le câlin entre lui et Rebecca est juste ce qu’il fallait pour nous attendrir et ne pas nous faire regretter complètement que cet épisode nous fasse perdre du temps sur la dernière saison. En même temps, ils n’ont peut-être pas grand-chose d’autres pour la dernière saison ?

 

NCIS S19E12 (express)

Épisode 12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.

Spoilers

Nick fait-il des combats clandestins pour passer ses nerfs ? Le suspense est à son comble.

Quel dommage, ce début d’épisode ! On essaie de nous faire croire que Nick va perdre un combat de boxe dont on sait très bien qu’il sortira vainqueur de toute manière, et on tente au passage de nous faire envisager que non, ce n’est pas parce qu’il est sous couverture qu’il se retrouve à combattre dans ce qui ressemble fort à un ring clandestin.

Vraiment, quelle surprise de découvrir que finalement, il n’en était rien et il était bien sous couverture… On s’y attendait d’autant moins que ce n’est pas du touuuuuut ce que NCIS Hawai’i a proposé comme structure d’épisode il y a une semaine. Et franchement la comparaison n’est pas à l’avantage de la série-mère, en plus, parce que je crois que je préfère Lucy à Nick, désolé Nick. 

Concrètement, l’idée de revenir sur le personnage de Nick pour nous montrer tout son mal-être après le départ de Bishop et l’abandon de Gibbs est une vraie bonne idée. Cela se fait tardivement dans la saison, mais un peu comme Kasie et son flingue, ça avait été suffisamment suggéré précédemment pour donner l’impression d’une vraie évolution. C’est en revanche tout ce qu’il y a à retenir de l’épisode, et j’en retiens que c’est fait vraiment « à l’américaine », avec une exagération peu flatteuse pour le personnage de Nick.

Genre, qu’il soit en déprime, pose des lapins à ses collègues et veuille se battre, j’entends. Qu’il soit prêt à se laisser frapper et envisager de mourir sur un ring clandestin sous couverture, ça n’a juste aucun sens. Evidemment que tous les personnages s’inquiètent pour lui et sont là pour lui ? Evidemment que ça n’a pas de sens de se transformer en punching ball ? C’était d’une lourdeur. La seule vraie réussite dans cette intrigue était finalement la présence de Jimmy.

Son discours à la fin était très beau et permettait de remettre les choses dans leur contexte, tout en offrant une perspective sur le deuil de ce personnage qui en a bavé aussi et en nous rétablissant la situation pour que le prochain épisode se déroule sans qu’il ne reste la moindre conséquence de ce que l’on venait juste de voir. C’est un peu dommage, tout de même. Dans quel monde est-ce qu’on laisse Nick rentrer chez lui avec un flingue et enquêter pour le NCIS après ce qu’il vient de se passer sur le ring ?

Dans celui des séries américaines, assurément. Et c’est tout ce qu’il y avait à retenir de l’épisode, avec peut-être la relation Parker/Vance qui continue de se développer. Le but est encore d’en faire un nouveau Gibbs qui s’entend tout aussi bien avec son patron sans trop chercher à créer de nouvelles dynamiques pour la série. C’est dommage. On perd aussi les blagues sur l’application alors que ça aurait pu être sympa…

En ce qui me concerne, je continue en revanche de shipper Jimmy et Jessica. Je me demande s’ils oseront aller sur ce terrain-là. Ce serait super sympa de changer un peu la formule pour une fois… surtout que ça manque clairement d’un will they/won’t they depuis ce début de saison, et ne manque à personne. Ou en tout cas pas à moi.

Voilà donc pour cet épisode : je me rends compte que je n’ai plus aucune idée de l’enquête en elle-même, parce que j’ai trouvé que c’était lourd. On nous introduit tout de même un agent qui ne sert qu’à compléter la couverture de Nick et McGee puisque Knight ne pouvait pas le faire. Cette dernière semble avoir vite oublié qu’elle n’était pas de la team A il n’y a pas si longtemps d’ailleurs, et à vrai dire, j’aurais aimé voir nos agents confrontés au fait qu’ils n’étaient plus la meilleure équipe depuis le départ de Gibbs… mais bon, les scénaristes ne peuvent pas se permettre ça.

Je ne sais pas ce que ça donne niveau audience, mais je trouve que la série est trop dans sa routine ces derniers temps, ça reste convenu par rapport à la saison 17, et mieux que la 18, mais ça, ce n’est pas compliqué !

Resident Alien est de retour : le récap de la saison 1

Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.…

Salut les sériephiles,

Il y a un compteur sur le blog depuis un peu plus d’une dizaine de jours alors ce n’est une surprise pour personne : aujourd’hui, Resident Alien revient pour sa deuxième saison. Et j’ai beaucoup trop hâte de la regarder !

Voir aussi : Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Critique Resident Alien : Alan Tudyk prend ses quartiers sur Terre (et sur Syfy)

Comme d’habitude, je n’affirme pas que je vais me tenir à jour et la voir dès ce soir en rentrant du travail, mais je voulais quand même proposer le résumé de la saison 1 dans les temps pour ceux qui seraient plus ponctuels que moi. En attendant que Syfy France diffuse à son tour le début de cette saison 2, voilà en tout cas un bref rappel d’où la saison 1 s’arrêtait.

Voir aussi : Toutes les critiques de la saison 1

Resident Alien Saison 2 - AlloCinéL’humanité était sauvée !

La dernière scène de la saison nous révélait, et c’est le plus important, qu’Harry réussissait bien à quitter la terre, en grande partie grâce à l’aide d’Asta.

Bien qu’ayant découvert la véritable identité de l’alien, elle a tout fait pour lui venir en aide et est restée une amie/flirt fidèle, c’est plutôt cool. Elle regardait donc son vaisseau s’envoler vers de nouvelles aventures loin, très loin, de se douter qu’à l’intérieur de celui-ci se trouvait également… Max !

Le gamin s’était caché dans le vaisseau pour éviter quelques coups de feu en direction majoritairement d’Harry, cet extra-terrestre qui voulait détruire la planète mais s’est laissé convaincre par Asta de ne tuer personne, parce que c’était chouette d’avoir des amis.

Harry n’a pas fini de regretter d’avoir laissé l’humanité en vie après ça

Vraiment, je vous jure qu’il va en vouloir à Asta, ce n’est pas possible autrement. Cela faisait une fin efficace : avec Max dans le vaisseau, on sait qu’Harry n’aura pas d’autres choix que de revenir sur Terre, non ? Je n’ai rien vu concernant cette saison 2, aucune image et pas même la lecture du moindre comics, j’ai donc hâte de pouvoir la commencer pour savoir ce qu’il en sera.

Des pistes pour la saison 2

J’imagine que Ben et Kate, les parents de Max, vont être morts d’inquiétude. Cela devrait ré-éloigner Ben de D’Arcy, et ça vaut mieux. D'arcy Bloom | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirD’Arcy, la meilleure amie barmaid d’Asta, avait eu une belle évolution en cours de saison 1, mais la fin ne lui rendait pas trop service : elle finissait en effet la saison quelque peu trahie par Asta. Cette dernière ne lui révèle pas le secret d’Harry, bien sûr, mais elle laisse aussi l’impression à D’Arcy qu’elle a aidé Harry à transporter un cadavre. Bon, le cadavre en question, c’était Harry, mais D’Arcy ne risque pas de le savoir.

Elle ne sait pas grand-chose, finalement, même si elle joue la tante cool avec Jay, la fille biologique d’Asta, toujours brouillée avec elle.

J’ai hâte que Darcy en apprenne plus, parce que l’actrice est une mine d’or côté comédie !

Après, D’Arcy n’est pas celle qui en sait le moins : le pire reste le shérif qui se laisse balader depuis le début de la série, alors même qu’il a une Liv hyper efficace comme coéquipière. Je suis curieux de voir comment avancera l’enquête sur le pied retrouvé ou comment l’agence gouvernementale va encore se mêler de tout ça, avec la coéquipière de Richard cherchant toujours à le tuer.

max the resident gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirVoilà pour un tour rapide des intrigues entamées en saison 1. Il y a plein d’autres petites pistes possibles, mais soyons honnêtes, je me rends compte que si j’ai adoré la saison 1 et que j’attends impatiemment la deuxième, j’ai quand même oublié un tas de choses de l’ambiance et des twists de la série. Je ne l’avais pourtant pas vue en binge-watching. Je sais donc qu’elle fait une série hebdomadaire sympathique, et je l’ajoute à ma longue liste interminable de séries à voir en cours de semaine.

février 2021 – Just One More Episode

Et je vais encore m’étonner d’être en retard après… Bonne journée à tous, et surtout, bon épisode !

How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.