Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !

Emily in Paris – S01E10

Épisode 10 – Cancel Couture – 18/20
Un titre on ne peut plus d’actualité pour un épisode qui vient conclure de très bonne manière cette première saison. La série va rapidement me manquer et j’espère à présent une saison 2, alors même que je vois mal comment elle pourrait avoir lieu. On verra bien ce qu’il en est dans les mois à venir, mais j’aimerais une résolution aux cliffhangers. J’imaginais vraiment une fin fermée à la saison, je ne m’attendais pas trop à ces ouvertures.

> Saison 1


Spoilers

I’m gonna miss your omelettes

Mindy manquait tout de même à l’épisode précédent, alors je suis heureux de la retrouver pour un petit déjeuner ultra cher à une terrasse ultra bondée. On découvre qu’elle a une jolie opportunité professionnelle à pouvoir chanter plus régulièrement dans le bar où elle a pu se produire lors de l’épisode 8. Même si c’est un bar de drag queens.

Malheureusement, la scène est écourtée par Emily recevant un SMS de Mathieu, demandant à la voir au plus vite. Il lui propose en fait un tour en bateau sur la scène, et Emily en oublie clairement le travail, parce que c’est plus rigolo de faire des post Insta depuis la Seine apparemment. D’ailleurs… Des pigeons ! On a enfin des pigeons ! Et ils ont la drôle d’idée de leur jeter du pain, en plus. La série manque clairement de pigeons quand même, surtout dans le parc. Emily passe une chouette après-midi sur la Seine, et ça a dû coûter tellement cher à la production, c’est ridicule.

Pierre checke tous les clichés du riche parisien : il a même la terrasse avec vue sur la Tour Eiffel. Enfin, le haut de la Tour. C’est suffisant pour qu’Emily craque telle une crème brûlée et décide de l’embrasser. Ils sont toutefois interrompus puisque Pierre décide d’appeler son neveu pour lui annoncer qu’il veut annuler son défilé.

Pas une bonne nouvelle pour Emily, tout ça. Le lendemain, elle tente donc d’en parler à Sylvie, mais ce n’est pas si simple, surtout qu’Antoine est de retour aussi à Savoir. C’est vraiment difficile comme journée pour tout le monde. On est à deux jours de la Fashion Week et Julien découvre que Pierre annule bel et bien son défilé, ce qui surprend Emily qui pensait pourtant que « Matt » allait le faire changer d’avis.

Cette fois, c’en est trop pour Sylvie qui décide de la virer, purement et simplement. J’ai bien ri de la scène suivante qui nous affirme qu’il est impossible de virer quelqu’un en France, parce qu’il y a un fond de vérité sur la paperasse, mais tout de même, faudrait voir à ne pas abuser.

Un point positif pour cet épisode ? Les français se remettent enfin à parler français entre eux : Sylvie et Antoine, Camille et Gabriel… choisissent de s’engueuler en français. C’est tout de même beaucoup plus logique comme ça. Camille et Gabriel ? Oh, ce dernier a enfin décidé d’acheter un restaurant… En Normandie. C’est autrement dit la fin de son couple avec Camille qui n’envisage pas de déménager. Emily les surprend en train de s’engueuler et apprend tout ça de Camille qu’elle tente de réconforter.

Emily en fait tout de même un peu trop, et on sent bien que sa relation avec Gabriel est tout de même un peu plus qu’amicale.

Elle est ainsi indignée de n’apprendre ça que maintenant, ce qui est drôle. Bon, Camille finit tout de même par considérer Emily comme une super amie, alors tout va bien, pour l’instant, et Emily peut discuter avec Gabriel de son nouveau projet, afin de nous préparer à une prochaine saison qui serait Emily en Normandie.

OK, nous n’en sommes pas là et je ne suis pas sûr que ça me fascinerait… En attendant, Emily retourne donc au travail d’où elle est pourtant virée pour s’occuper de ses clients puisque la rupture de son contrat n’est pas encore officielle, et Sylvie se retrouve forcée de la supporter lorsque Julien et Luc font tout ce qui est possible pour la garder, quitte à la faire bosser à nouveau avec Antoine. J’ai trouvé ça plutôt sympa comme évolution pour le duo de venir finalement en aide à Emily.

L’accueillir super mal, puis être trop habituée à sa présence au boulot pour supporter qu’elle parte ? Classique. Puis, faut faire face au patron relou, tout de même. Il ne manquait plus que Patricia dans cette scène. Non, je déconne ! Je me demande ce qu’elle est devenue, la pauvre.

De retour au boulot, Emily reçoit une invitation de Gray Space qui a désormais comme ambition de faire chier Pierre Cadault autant que possible : le couturier a annulé son défilé ? Très bien, ils récupèrent son emplacement pour le défilé en un rien de temps et envoie des invitations à Emily et Pierre. C’est ce qu’on appelle un duo de bâtards, a minima.

C’est pourtant finalement une bonne nouvelle pour Savoir : Pierre décide à nouveau de lancer son défilé et invite Emily pour lui montrer sa nouvelle collection, qu’elle adore. Sylvie a l’air bien moins convaincu, mais il faudra attendre la fin d’épisode pour savoir ce que ça donnera. En attendant, tout le monde est soumis aux caprices du couturier et Emily promet d’avoir une super idée d’emplacement pour le défilé. Mouais.

Ce n’était pas crédible puisque nous ne savions pas nous-mêmes où elle le ferait, et c’est confirmé quand elle dit à Sylvie qu’elle ne sait pas bien quelle idée elle pourra avoir pour sauver ce défilé annulé à renouveler, d’une manière ou d’une autre. Limite, elle pourrait parler de la série ? Je ne vois pas Netflix se lancer dans une saison 2 avec une production internationale en pleine période de pandémie et de protocoles qui cassent tout. On verra bien.

Alors qu’elle passe sa soirée à bosser, Emily est interrompue par Mindy qui l’appelle pour… finalement lui dire qu’elle est derrière la porte, avec tous ses bagages. La voilà virée de son boulot de nourrice, et sans visa en plus, donc elle n’a d’autres choix que de s’installer dans le petit appartement d’Emily. Bien sûr oui. Elles sont interrompues par l’arrivée de Gabriel, qui lui offre sa poêle à omelette. C’est si mignon… Il lui fait donc un cadeau d’adieu, avant de l’inviter pour sa dernière soirée à Paris le lendemain au restaurant et pour lui dire que ça y est, il est célibataire. Mindy entend tout ça et veut aussitôt qu’Emily se décide à sortir avec…

Mais ce n’est pas si évident, surtout pour Emily qui préfère clairement bosser pour la journée du lendemain qui promet d’être riches en événements… Pierre ayant son invitation au défilé de Grey Space, Emily décide de profiter du marketing du duo d’avant-garde américain pour frapper un grand-coup. C’est donc sur le tapis rouge du duo américain que Pierre Cadault peut dévoiler ses nouvelles créations, qui sont… immondes.

Il débarque donc sur le lieu prévu pour son défilé original avec un camion poubelle et des top-modèles vêtus de robes ringardes, excentriques, décalées, immondes… et finalement parfaites pour le message qu’il souhaite faire passer. Voilà donc comment Pierre Cadault se refait un nom dans le milieu de la mode, sur le dos de ses concurrents. C’est poussif… mais finalement, la série fait comme si ça suffisait et, ma foi, la mode est un milieu tellement extravagant parfois que pourquoi pas.

En plus, c’est chouette, car le problème créé bien malgré elle par Emily trouve une solution qu’elle réussit à mettre en place bien rapidement. La journée est plutôt positive pour tout le monde, à part peut-être pour les mannequins qui portent des tenues immondes affublées du mot « ringarde ». Tout le monde termine donc au restaurant de Gabriel, et Pierre Cadault en parle même sur Instagram grâce à Emily. Gabriel est ainsi débordé pour sa dernière soirée de chef parisien, et tout est bien qui finit bien pour lui.

Le seul truc, c’est que le post Instagram est vu par la femme d’Antoine qui arrive à convaincre son mari de passer aussi ce soir-là. C’est l’occasion d’une trop courte confrontation avec Sylvie qui disparaît dans une dernière scène pas tout à fait à sa hauteur, et l’occasion pour la femme d’Antoine de dire qu’elle approuve tout à fait le nouveau partenariat qui se met en place. Clairement, la femme est en train de faire en sorte qu’Emily couche avec son mari. Tellement gros.

En plus, en parallèle, Emily se voit également offrir un week-end à St Tropez par Mathieu, son amant du moment, alors qu’Antoine semble triste lui aussi de voir Gabriel partir puisqu’il aimait bien son restaurant. Cela sent bon l’idée de merde de dernière minute pour le faire rester.

De son côté, Pierre décide de continuer de se rendre en permanence à Grey Space, ce qui fait que Mathieu doit l’accompagner et proposer à Emily de venir avec lui. Elle préfère toutefois rentrer chez elle. Les adieux entre Emily et Gabriel sont un peu gênants, puisqu’ils sont en présence de Mathieu. Gabriel est au bord des larmes, mais pas Emily, ce qui rend ça si bizarre, je crois. Lui est dégoûté de devoir lui dire adieu, elle, elle semble s’en remettre plus facilement. Elle finit donc chez elle, seule, à se servir un verre de vin rouge.

EH ! Elle est vraiment devenue parisienne, alors ? Elle l’observe depuis sa fenêtre et décide finalement de redescendre les cinq étages pour lui dire qu’elle ne veut pas lui dire adieu, et qu’elle n’imagine pas Paris sans lui et pour… ben coucher avec, évidemment. Oh.

C’est une jolie scène, mais ça se termine avec Emily qui décide de rompre avec lui-même s’ils ne sont pas un couple. Eh, c’est une fin à la française ! Elle ne veut pas avoir à blesser Camille en se mettant en couple avec lui, et la relation à distance, même si ce n’est que la Normandie, n’arrive pas à la convaincre. C’est sûr, elle a vite oublié son fiancé, après tout.

De retour au boulot, Emily apprend qu’elle peut bien rester en place puisque Sylvie a décidé de ne pas mettre un terme à son contrat. Alors qu’elle accepte avec plaisir ce retour, Emily se retrouve également à accepter un week-end à St Tropez, sans être convaincue par l’idée, ça se voit, car elle est nostalgique du départ de Gabriel, le matin-même.

Seulement voilà, dans la rue, Emily découvre Antoine attablé à la terrasse du restaurant, puis tombe sur Gabriel qui en sort avec une bouteille de champagne. Sans surprise, Antoine aide donc Gabriel à acheter le restaurant qu’il ne voulait pas acheter avec l’argent de Camille. Et alors qu’Emily se retrouve à devoir fêter ça avec eux, Camille lui envoie le SMS que personne n’aimerait avoir à sa place : elle demande à lui parler car elle vient d’apprendre que, finalement, Gabriel restait à Paris.

Quel choix pourra bien faire Gabriel désormais ? Et Emily ? C’est du cliffhanger de triangle amoureux bien insipide en vrai, mais ça marche super bien. On termine donc sur du Edith Piaf qui ne regrette rien, forcément, et ça aussi ça marche à merveille comme fin. J’espère vraiment une saison 2, mais au pire, c’est une fin à la française jusqu’au bout, hein, on va dire.

EN BREF – La série est exactement ce que j’en attendais, et même un peu plus, parce que je trouve que son traitement des clichés est plutôt malin, voire parfois intelligent. En effet, il aurait été facile de se contenter de clichés rétro qui fonctionnent depuis fort longtemps, mais non, Darren Star a tout de même une petite idée de ce qu’est la France d’aujourd’hui apparemment.

Dans l’ensemble, la série est peu surprenante, mais les personnages parviennent à être attachants, l’humour prend souvent avec moi et les intrigues se suivent et s’apprécient sans la moindre difficulté. Vraiment, c’est facile comme tout, hyper fluide, avec des personnages qui ont une vraie direction dans l’écriture. Les relations sont calculées pour que tout soit le plus savoureux possible, Paris vue par le prisme américain est tendance et tout de même beaucoup trop chouette, et le luxe parisien semble à portée d’Instagram bien plus qu’il ne l’a jamais été avant.

OK, la série n’invente rien sur le papier, mais je trouve qu’elle met en avant le meilleur de deux mondes diamétralement opposés – Hollywood et les tournages parisiens. Vous le savez désormais : j’adhère totalement. Je croise les doigts pour une saison 2, même si je n’y crois pas tellement avec le Covid19.

> Saison 1

Emily in Paris – S01E09

Épisode 9 – An American Auction in Paris – 17/20
Après quelques jours sans épisode, j’aurais pu être totalement déconnecté de l’ambiance de la série… Ce n’est heureusement pas le cas ! Au contraire, j’ai adoré retrouver son ambiance et ses personnages. Je vais être triste de la voir se terminer cette saison, parce qu’elle avait un petit côté Younger tout à fait appréciable ; et parce qu’elle me redonne envie de découvrir Paris autrement.

> Saison 1


Spoilers

This is the revenge of la ringarde.

Qu’est-ce qui s’est passé cette semaine ? Aucune idée, mais je n’ai pas réussi à finir cette saison avant et ce n’est pas normal du tout. Il est donc temps en ce dimanche pas si pluvieux de m’y remettre et de terminer enfin. L’avantage est que le début de cet épisode remet bien en contexte toute la saison, avec une pub pour Champère, le projet d’Emily avec les parents de Camille, mais aussi avec Antoine qui continue d’appeler régulièrement Sylvie, probablement pour s’excuser.

Celle-ci ne veut rien savoir. On enchaîne alors avec deux intrigues en parallèle pour Emily. Tout d’abord, il est question d’une association d’amis américains du Louvre qui la contacte par l’intermédiaire de sa gérante, une femme plus âgée qui a déjà fait le tour de Paris, clairement, et connaît les bonnes astuces désormais. J’ai bien aimé la scène nous rabaissant de fou sur la prononciation, parce qu’il y a malheureusement du vrai.

Au-delà de ça, la scène sert à nous ramener la famille Cadault sur le devant de la scène : l’association veut faire une vente aux enchères avec une robe de Pierre, forçant Emily à appeler Mathieu en sortant du restaurant. Avant ça, au restaurant, elle pousse tout de même les choses super loin en prenant en photo l’assiette de son voisin de table. Faut se calmer avec Instagram, tout de même. Elle invite tout de même Mathieu à venir au vernissage de Camille, sachant qu’il est clairement attiré par Emily.

Camille remarque immédiatement que Mathieu est intéressé par Emily, d’ailleurs, mais celle-ci affirme qu’il n’est qu’un client. Ben voyons. Bon, donc la deuxième intrigue est autour de Camille qui peut enfin rencontrer le reste du casting avec l’agence Savoir qui vient à l’un de ses vernissages pour en savoir plus sur ce nouveau client…

Finalement, c’est surtout l’occasion pour Sylvie d’être jalouse d’Emily qui est draguée par Mathieu, alors qu’Emily n’en a rien à faire. Elle se rend tout de même à une petite balade nocturne, et forcément romantique puisque c’est Paris vue d’Amérique, avec lui, histoire de parler business, elle insiste pour le répéter à qui veut bien l’entendre sans la croire. Même Gabriel n’arrive pas à la croire, préférant s’enfermer dans ses disputes de couple avec Camille. Oui, ces deux-là ont dû mal à se remettre des différents d’argent entre eux.

Ce n’est pas le seul couple en difficulté, puisque Sylvie refuse toute interaction avec Antoine, y compris quand il envoie des boucles d’oreilles magnifiques pour elle… Pas de bol, Luc explique aussitôt que ce ne sont pas des boucles pour les oreilles. Pauvre Emily, elle est traumatisée, et je la comprends, mais Luc me fait quand même rire à parler de sexe tout le temps comme ça. Peut-on faire plus cliché ? Non. Et c’est parfait comme ça.

On en arrive rapidement à la vente aux enchères, où Emily continue de ne penser qu’au boulot au point de proposer un peu de marketing à une agence américaine très en vogue malgré son avant-garde douteuse. On sent directement que ça n’ira pas dans le bon sens pour Emily ce contact, mais je n’aurais pas été trop capable de deviner comment ! Il s’avère finalement que le mannequin de la soirée fait faux-bond à Judith – l’organisatrice de la soirée à la tête des amis américains du Louvre – à cause de conditions météos ne lui permettant pas de venir.

Mathieu suggère aussitôt qu’Emily soit le mannequin pour la robe, ce qu’elle accepte étrangement et qui n’aide pas du tout Sylvie à l’apprécier davantage (de mon côté, je la trouve de plus en plus drôle à chaque scène Sylvie). Si les enchères montent très, très, très haut avec une robe vendue à 38 000$ devant un Pierre Cadault ému, la robe blanche portée par Emily finit dans un sale état précisément à cause du duo américain d’avant-garde.

Ce sont eux qui font l’achat de la robe, avec un projet bien à eux : un coup de pub marketing non prévu par Emily et bien drôle… Ils lui balancent de la peinture noire via un canon qui faisait partie de leur tenue. Cette pauvre Emily voit donc la magnifique robe blanche être recouverte de peinture grise… Et fait aussitôt la une des journaux le lendemain. Au réveil, Emily découvre donc qu’elle est devenue un mème, comme Mindy.

C’est à tel point que Gabriel lui amène le journal et lui propose aussitôt de ne pas aller au travail si elle n’a pas envie d’y aller, mais bon, ce n’est pas si simple que ça. Il s’en va tout de même en lui faisant la bise, parce qu’on est toujours à Paris.

Par contre, si Emily va au boulot, c’est pour mieux se faire descendre par Sylvie, dépitée de ce qui est arrivé la veille au soir. Elle s’inquiète pour Pierre Cadault, parce qu’un tel client ne peut être perdu et que Savoir est tout de même responsable de ce qui est arrivé, puisqu’ils ont convaincu Cadault de céder la robe à cette œuvre de charité.

Emily décide donc de recontacter le duo d’américains qui affirme être fan de Pierre – pourtant en pleine dépression lui, il est allongé sur un lit à craquer de la crème brûlée – et vouloir simplement lui rendre hommage. Elle réussit à les convaincre de lui rendre un service, juste parce qu’elle ne veut pas perdre son client préféré, Cadault. Emily lui rend donc visite, obtient la possibilité de craquer un peu de crème brulée et lui vend enfin sa bonne idée : un pull de la marque Grey SPace, avec le logo Pierre Cadault.

Elle tente vraiment de lui vendre une collaboration qui, évidemment, fonctionnerait à fond… mais il n’est pas convaincu. Du tout. En fait, elle ne fait qu’accentuer sa dépression à tenter de lui prouver que la mode a changé et que tout ça pourrait être une jolie occasion de rebondir et de se refaire un nom. Ce n’est pas gagné avec Pierre…

C’est en revanche un pari gagné avec Mathieu, toujours sous le charme d’Emily à quelques jours de la Fashion Week. Il décide ainsi d’embrasser Emily, qui se laisse faire et est forcée de reconnaître que c’est agréable, le charme et la drague à la française. Enfin, à la français très chic et riche, parce que le baise-main en milieu d’épisode, ça n’arrive pas tous les jours dans la capitale non plus.

> Saison 1

Emily in Paris – S01E08

Épisode 8 – Family Affair – 17/20
Si certains clichés ne sont pas tellement véridiques dans cet épisode, ce n’est jamais qu’un détail au milieu d’une intrigue qui est surtout là pour nous divertir… et qui réussit très bien à le faire, fort heureusement. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui me remet un peu dedans avec sa famille française pas très crédible, mais dépaysante tout de même. En plus, la série essaie de montrer qu’elle aura encore des choses à raconter en cas de saison 2, et ça marche plutôt bien.

> Saison 1


Spoilers

On va pas lui montrer nos poubelles non plus ?

Emily a pris la décision d’éviter Gabriel, mais ce n’est pas si facile quand on vit l’un au-dessus de l’autre. Elle aperçoit donc Camille et son béret avec son mec alors qu’elle sort de chez elle et reste un peu trop longtemps chez elle, avant de se rendre compte que ce n’est pas discret et de recevoir un SMS de Camille qui veut déjeuner avec elle.

Emily passe donc sa matinée à stresser, ce qui se voit surtout dans la série avec une énième scène de petit-déjeuner entre elle et Mindy. Non, vraiment, elle a oublié le sport en quelques épisodes Emily. Pourtant, bien des gens ont la passion du jogging à Paris… En tout cas, comme d’hab, on enchaîne les problèmes d’Emily avec ceux de Mindy, qui après deux trois blagues révèle qu’elle n’est pas si heureuse non plus de sa vie, parce que ses amies débarquent à Paris. Elles veulent trouver une robe de mariée pour l’une d’elle, mais ça pose problème à Mindy parce que personne ne sait qu’elle est devenue nounou en Chine.

Ca promet… De même que le déjeuner avec Camille qui tourne tellement autour du pot qu’il est évident qu’elle n’est pas au courant du baiser entre Gabriel et Emily. C’est effectivement le cas : Emily cherche juste quelqu’un pour gérer le marketing de la boîte de ses parents, qui vendent du champagne. Soulagée, Emily s’avance beaucoup sur le coup et dit aussitôt oui… Elle se retrouve donc embarquée pour un week-end en Champagne, mais avant ça, elle doit présenter ce « potentiel client » à la boîte.

La scène est plutôt marrante, puisque tout le monde sait très bien que Gabriel est le mec d’Emily. Plus ou moins. Mais surtout moins.

Bien sûr, Gabriel qui ne devait pas venir, mais il est révélé bien vite que si. Enfin, bien vite… C’est au dernier moment qu’il sort de l’immeuble et qu’on apprend que Camille s’apprête à faire quelques heures de route avec deux passagers sur le siège passager avant. Ben oui, évidemment. En France, on est encore dans les années 70, c’est bien connu. En plus, elle est en décapotable… Je me demande combien d’amendes elle se prendrait pour ça. Je me demande aussi où elle a garé sa voiture flambant neuve pendant tout ce temps dans Paris, mais ça, c’est un détail.

À l’arrivée au château, on continue de rire un coup sur les clichés foireux qui ne passent plus tellement lorsque la mère de Camille refuse de faire visiter le château. C’est une coutume américaine de faire visiter ? Hein ? Quoi ? Je veux dire, certes, quand tu vis dans un truc luxueux, tu ne fais pas tout visiter, mais tu montres tout de même la base pour recevoir l’invitée qui vient passer le week-end.

Là, Camille se retrouve éclipsée bien rapidement et laisse Emily aux mains de Gabriel. Lui en profite aussitôt pour lui proposer une visite, mais elle n’a pas tellement envie de se retrouver seule avec lui. Elle préfère se balader seule et tombe alors sur le père de Camille, qui bronze nu au bord de la piscine. Emily n’avait pas prévu ça, bizarrement.

Le père est hyper gênant à parler de la saucisse de Gabriel qu’Emily doit absolument goûter au plus vite, mais tout est plutôt drôle et force Emily à passer plus de temps avec Gabriel. Elle refuse finalement d’aller au marché avec lui, pour mieux visiter le vignoble Lalisse. Elle tombe sous le charme des lieux, et particulièrement de Timothée, le frère de Camille. Il est charmant en même temps, et il lui sert des verres de champagne en veux-tu en voilà, alors voilà, évidemment qu’elle est sous le charme. Je me répète, là.

C’est parce que mieux vaut parler de ça que du dîner de famille où après la saucisse juteuse de Gabriel, il est question de son aubergine. C’est gênant, tout ça, mais pas autant que la mère de Camille qui est insupportable, vieux jeu et adore parler de l’offre de prêt que Gabriel a refusé pour acheter le restaurant alors qu’il fait des repas divins. Forcément.

Emily s’isole donc dans le château où elle entend tout le monde s’engueuler. Elle finit sans trop de surprise au bord de la piscine avec Timothée qui lui sert une coupe de champagne, puis une autre, puis une autre. Puis, il lui touche les seins, parce que sa coupe est à la taille des seins de Marie-Antoinette. Ben voyons. Ils couchent ensemble toute la nuit, mais plus discrètement qu’avec Thomas, c’est déjà ça.

Si Emily passe une merveilleuse nuit dans les bras de Timothée, elle se réveille tout de même avec une gueule de bois et quelques SMS inquiets de Camille qui cherche à comprendre pourquoi elle ne se lève pas. Elle a en plus une surprise pour elle : elle veut lui présenter son frère, celui qui sort d’école de commerce. Ben oui, Timothée, lui, il est encore au lycée malgré son anglais parfait et son look de type ayant bien plus de vingt ans.

C’en est gênant, parce qu’Emily découvre qu’il a 17 ans. Aux États-Unis, ça lui vaudrait probablement un tour en prison, mais en France, eh, on s’en fout de nos mineurs, pas vrai ? Tss. Le cliché est poussif, surtout quand on découvre que la mère veut juste savoir si son fils est un bon amant. Ben voyons. Emily s’en tire bien comme ça, les bonnes blagues fusent, y compris avec Gabriel ensuite.

Le meilleur reste encore qu’Emily est là pour travailler et qu’elle a la bonne idée pour vendre l’excédent de bouteille du château Lalisse. En effet, à force de suivre les réseaux de Mindy et de voir ses amies faisant la fête et gâchant du champagne, elle propose de lancer une nouvelle gamme de champagne moins chère et moins bonne, uniquement pour l’ouvrir et l’asperger en faisant la fête comme Mindy et ses amies adeptes de champagne shower. L’idée plaît à la mère de Camille, bien évidemment, puisqu’Emily n’a que des idées qui plaisent, c’est bien connu.

Quant à Mindy, elle reprend le chant en public grâce à ses amies qui acceptent évidemment son nouveau mode de vie, même si je trouve qu’elles le font en forçant beaucoup trop. Simple avis.

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