Secret Invasion – S01E01 – Resurrection – 16/20

La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics pour que ça me fasse vraiment plaisir. Bref, du divertissement solide, mais pas un coup de cœur pour le moment.

Spoilers

Les Skrulls qui envahissent la Terre : théorie du complot ou réalité ?


Imagine a world where information can’t be trusted. Not very hard, is it ?

54 minutes (bon, le générique doit durer dix minutes, allez) et un générique « Marvel Studios » qui n’a pas la petite musique que j’attendais impatiemment, la série commence bien mal. Je lui accorde tout de même ma confiance pour la suite, j’ai vraiment envie qu’elle soit top. Je suis sûr qu’elle peut l’être.

Théorie du complot | Le retour de Fury | L’intrigue de la série | G’iah | Quelques coups d’avance | Un attentat à déjouer

Théorie du complot

La première scène est excellente, au moins ! Le principe de la voix off, c’est lourd et déjà vu, mais eh, une série qui commence sur la désinformation et qui va à peine plus loin que la réalité en nous présentant une théorie du complot où des humains seraient des aliens, c’est exactement ce que j’attendais ! Je veux une série qui remette en question tout ce qu’on pense savoir du MCU, moi ! C’est ce qu’il s’est passé dans les comics, après tout.

La scène d’introduction est excellente pour nous présenter ce que la série souhaite raconter : on nous expose donc un Ross qui se rend chez l’Agent Prescod pour découvrir qu’il a le cerveau allumé. J’en profite pour rappeler que Ross est un agent de la CIA. Dans Civil War, il était chargé de superviser les activités de l’équipe des Avengers et il était impliqué dans la mise en place des fameux Accords de Sokovie. Il devient ensuite un allié de T’Challa contre Killmonger, puis contre Thanos dans Infinity War. On ne l’avait pas revu depuis.

Franchement, Prescod a l’air d’un complotiste à peine plus sain d’esprit qu’un Ben Stone de Manifest quand on le rencontre… mais je suis à peu près sûr qu’il se confie à la mauvaise personne.

En effet, alors qu’il expose sa théorie à Ross et souhaite qu’il contacte Fury, il était juste évident qu’il avait affaire à un Skrull. Et si j’exposais à mon tour sa théorie : Prescod est sûr et certain que les Skrull envahissent petit à petit la Terre et qu’ils souhaitent que la planète promise par Fury et Captain Marvel soit la Terre, justement. C’est bien pensé, je trouve, et ça fait le lien avec le reste du MCU assez facilement.

On est loin d’une ambiance super-héros cependant. Au contraire, ces premières scènes en Russie ont plus à voir avec la série d’espionnage qu’autre chose… Cela dit, ça me plaît bien. Je disais que je manquais de séries d’espionnage il y a à peine deux mois et maintenant, j’ai l’impression que je ne regarde plus que ça.

On plonge rapidement dans l’action malgré tout, avec un Ross qui se fait attaquer par Prescod quand ce dernier comprend qu’il est en train de se fier à un Skrull ennemi plutôt qu’à un allié comme il le pensait. C’est dommage, ça. Ross, dont on n’est toujours pas sûr de l’identité, finit par se débarrasser de Prescod et s’enfuit avec la preuve qu’il devait montrer à Fury.

Pas de bol pour lui, il est rapidement pris en chasse par un homme qu’on ne connaît pas. C’est là qu’on bascule dans l’action, avec un Ross qui fait appel à Maria Hill pour obtenir une extraction. Quel plaisir de retrouver Cobie Smulders ! La course poursuite est efficace, bien qu’un peu longuette, grâce à une réalisation bien foutue, je trouve. Et puis, sa conclusion m’a fait rire, avec Ross qui se foire sur un move que tous les héros de films d’action se sentent forcés d’effectuer un jour ou l’autre.

Alors que Ross s’écrase juste devant la voiture de Maria Hill, l’homme qui le poursuit s’avère finalement être Talos. Un Skrull donc, et pas n’importe lequel : leur leader cherchant une nouvelle planète suite à la destruction de la sienne par les Kree. Maria Hill lui fait totalement confiance… et elle fait bien ! Ross n’est pas l’allié qu’elle pensait, il s’agit bien d’un Skrull. Oups !

Le générique est beaucoup trop long. J’aime les génériques pourtant, mais là, faut pas abuser, c’était long. La musique manque d’épique – même si je suis sûr que d’ici le dernier épisode, je vais être fan – et les images… Bon, j’ai eu l’impression que l’ensemble était produit par une AI de la première génération, avec des visages flous et tout. Je sais que c’est fait exprès pour présenter les thématiques de la série, avec la thématique du changement d’identité, de l’incertitude sur les identités des gens et sur les alliances avec les extraterrestres, mais… Je sais pas, ça n’a pas été aussi cool que ce que j’attendais.

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Le retour de Fury

Après le générique, nous voyons Nick Fury revenir enfin sur Terre et… pfiou, j’ai eu besoin d’un peu de révisions, alors je vous les offre aussi si besoin. Nick Fury a été vu pour la dernière fois dans l’espace à la fin de Spider-Man: Far From Home. Dans la scène post-générique, il est révélé que les versions de Nick Fury et Maria Hill que nous avons vues tout au long du film étaient en réalité des Skrulls – Fury étant interprété par Talos. Le vrai Nick Fury est montré sur un vaisseau spatial quelque part dans l’espace, travaillant avec les Skrulls. Il est généralement admis qu’il travaille avec les Skrulls pour une raison ou une autre, probablement liée à la sécurité de la Terre et à la préparation à de futures menaces.

De retour sur Terre, donc, Fury est accueilli par Maria Hill, qui est donc revenue avant lui, sans qu’on ne sache exactement pourquoi. Elle n’hésite pas un instant à le ramener auprès de Talos et ni l’un ni l’autre ne semble vérifier l’identité de l’autre. Talos ne cherche pas non plus à le faire alors même que toute l’intrigue semble tourner autour de cette idée de l’incertitude de qui est qui… C’est abusé.

On va dire que le fait que Fury ne demande pas qui est Soren prouve qu’il le connaît bien et que c’est bien lui ? Soren ? Eh, la femme de Talos. J’aurais dû réviser en regardant Captain Marvel avant. Cela dit, Talos n’a pas trop envie de parler de Soren, préférant parler de Fury et de la promesse qu’il n’arrive pas à tenir.

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L’intrigue de la série

En effet, cela fait près de trente ans qu’il est censé offrir une planète aux Skrulls. Certes, il a disparu pendant cinq ans, mais tout de même, ça ne fait pas tout. Entre son absence, la disparition de Captain Marvel et G’iah, la fille de Talos qui avait disparu aussi, Talos s’est retrouvé seul. Gravik, aussi.

Gravik ? C’est un Skrull d’extrême droite, en gros. Je simplifie beaucoup : c’est un Skrull radical et extrémiste qui souhaite envahir la Terre. Pour se faire, son action est simple : il planifie des attentats, en faisant en sorte de monter les grandes puissances les unes contre les autres – et plus précisément dans cet épisode, en essayant de provoquer une guerre entre la Russie et les USA. Rien de bien compliqué.

C’est problématique, par contre : malgré la mort du faux Ross, il est possible que l’attentat puisse avoir lieu tout de même. Le but de Fury est à présent d’interrompre cet attentat coûte que coûte. Au moins, l’enjeu de la série est clair : en cas d’attentat, on risque de se retrouver avec la disparition de l’humanité.

Pourquoi pas. Le problème, c’est que Fury se fait enlever avant d’avoir l’occasion de faire quoique ce soit en Russie. Sans surprise. Il est enlevé par Sonya – je n’aime pas beaucoup l’actrice et je ne comprends pas trop qui est le personnage pour l’instant. Elle est clairement riche et très bien renseignée, bien plus que Fury. Elle est aussi plus réactive que le Fury qui revient sur Terre. Je suis d’accord avec elle, en vrai : Fury ne semble pas faire le poids face à ce qu’il se prépare.

S’il n’a pas été capable de voir les hommes de Sonya venir pour l’enlever, il ne sera probablement pas capable de faire face à Gravik. Pourtant, il est capable de poser une caméra sans même qu’elle ne s’en rende compte, donc elle n’est peut-être pas réveillée elle-même. Grâce à cette caméra espion, Talos, Hill et Fury peuvent apprendre quelques infos de plus et savoir exactement ce qu’il se passe dans le camp adverse. En effet, Sonya est leur ennemie désormais : elle veut battre Gravik en premier… Bon. Est-ce vraiment quelque chose de mauvais ?

En tout cas, nos héros veulent la battre sur son terrain de jeu et être les premiers à se rendre sur les lieux de l’action qu’elle semble vouloir mettre en place pour arrêter Gravik, en interceptant un échange de bombes. Et ils le font avec plaisir.

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G’iah

Pendant ce temps à 300 km de Moscou, un camp militaire semble diriger par Emilia Clarke. Celle-ci a été castée pour jouer G’iah, et on comprend donc bien vite qu’il s’agit en fait d’un camp protégé par des militaires mais étant en fait un refuge pour les Skrulls. Les scénaristes ne se sont pas pris la tête et ont décidé d’appeler ça New Skrull.

Bon, le but de la scène est de nous introduire une véritable ville Skrull aux allures post-apocalyptique en plein milieu de la Russie, donc. G’iah accueille ainsi un nouveau réfugié, nommé Beto, qui n’en revient pas de tout ce qu’il voit sur place : des produits Skrull partout, des visages Skrull, de la nourriture Skrull. C’est magnifique.

L’arrivée de Beto nous permet d’avoir une introduction assez claire de ce qu’il se passe et de ce qu’on doit savoir : G’iah annonce donc à Beto que tous les Skrulls ont interdiction de quitter les lieux, à moins d’être fidèle à Gravik et d’être capable de le prouver en acceptant de se battre pour lui. On nous confirme bien vite les craintes complotistes de Prescod aussi : G’iah se rend ensuite dans un lieu encore plus top secret où elle peut voir un activiste de « Americans against Russia » se faire voler son identité et ses souvenirs par un Skrull. Oups.

G’iah se voit ensuite confier une mission à laquelle on ne comprend rien pour l’instant : elle doit aller chercher des documents auprès d’un autre Skrull et les récupérer pour les transmettre à quelqu’un. On ne fait pas plus série d’espionnage que ça, franchement. Bien sûr, on comprend assez vite que cette mission est exactement le lieu de l’action dont Fury, Hill et Talos parlaient juste avant.

Ainsi, elle récupère des documents pour mieux être poursuivis, à pied, par une Maria Hill qui ne donne pas son nom par radio tandis que Fury et Talos interrogent le Skrull avec qui elle a négocié. Ils pensent pourtant être arrivés à temps, mais l’alien gagne en plus plein de temps pour permettre à G’iah de s’enfuir. C’est énervant.

Finalement, Talos finit par s’attaquer au Skrull et comprendre qu’il en est un. Cela nous lance dans une petite scène d’action bien fichue – mieux fichue en tout cas que ce à quoi on a eu droit jusque-là (un pénible interrogatoire) – et avec un peu d’humour bien senti. Malheureusement, cela se termine par un Fury obligé de tuer le Skrull devant Talos. Et si c’était pour sauver la vie de Talos, ça n’empêche pas que ça semble faire chier Talos de perdre un de ses hommes.

Cela ne l’empêche pas de partir ensuite à la recherche de Maria Hill. Celle-ci poursuit G’iah pendant un moment avant de se faire repérer et mettre K.O par la Skrull. Heureusement, Talos arrive à temps pour reprendre la chasse et découvrir qu’il a affaire à sa fille.

C’est supposé être une surprise à ce stade, je crois, mais bon, on le savait dès le départ, parce que les annonces de casting ne sont pas bien discrètes. Par contre, G’iah refuse de donner à son père les bombes qu’elle a avec elle, c’est évident. C’est bien dommage : l’attentat risque de pouvoir avoir lieu. Talos avait pourtant une bonne bombe à disposition lui aussi : il apprend à sa fille la mort de sa mère en lui donnant ses derniers mots (« retrouve G’iah ») sans le moindre avertissement. Au secours. G’iah parvient donc à s’enfuir, pour mieux aller pleurer dans un coin.

Bon, sinon, terminons par un petit point foutant la honte aux frères Russo… La réalisation est un vrai point fort de cet épisode, je trouve. On est loin de la médiocrité de Citadel. Ici, on a une série d’espionnage qui sait comment faire monter la tension et jouer avec des idées de plans bien pensées, une musique bien utilisée et des acteurs bien placés. Les chorégraphies de combat sont simples pour le moment, mais c’est logique puisque les personnages ne sont pas des experts en combat.

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Quelques coups d’avance

De son côté, Fury décide de se rendre dans un bar, où il partage finalement un verre et une partie d’échecs avec Maria Hill. Ils ont l’air malin, chacun avec une grosse cicatrice. En tout cas, la scène est importante pour nous remettre les choses en place : Fury a abandonné la Terre suite à une crise de foi, et Maria essaie d’en savoir plus sur lui. On découvre surtout qu’elle aussi pense comme Sonya : Fury a changé depuis le claquement de doigts de Thanos et il n’est plus aussi efficace qu’avant – même dans ses parties d’échecs !

J’aime beaucoup qu’on nous prenne le temps de développer un peu les conséquences de ce que Thanos a fait. Trop de projets du MCU ont mis de côté ce qui était le meilleur cliffhanger de la décennie avec la moitié de l’humanité supprimée du MCU. Le simple fait que cet événement soit ignoré dans les séries a contribué à le mettre de côté, et chaque fois qu’on y revient – WandaVision, Black Widow – c’est une réussite à mes yeux ! Bref, Fury est hanté par ce qu’il s’est passé et j’espère que la série permettra de savoir ce qu’il a fait exactement depuis son retour dans Endgame. En attendant, que tout le monde dise à Fury qu’il n’est pas assez préparé ne me dit rien qui vaille pour la suite… surtout quand, en parallèle, le président des États-Unis est tenu informé d’une partie bien ridicule de ce qu’il se passe : Rhodey lui annonce que Fury est parti de S.A.B.E.R sans prévenir et qu’il est en contact avec Maria Hill, sans que ni l’un ni l’autre ne puisse plus être contacté. J’imagine que c’est une piste pour la suite de la série…

En attendant, il faut en venir à la fin de ce premier épisode qui continue de nous fournir une intrigue d’espionnage plutôt classique. G’iah accepte donc de voir son père en secret pour lui indiquer ce qu’il en est de l’attentat. Le but est simple : placer des bombes dans un square et les emmener ensuite à une fête populaire. Talos fait 100% confiance à sa fille, bizarrement, mais ce n’est pas mon cas du tout. Je le sens mal cette histoire.

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Un attentat à déjouer

Le lendemain, Talos, Maria et Fury se servent pourtant des informations communiquées par G’iah pour tenter de déjouer l’attentat. G’iah est toutefois assez douée pour remettre ses sacs sans que notre trio ne soit capable de les voir. Le tout sent bon le piège, en vrai, mais ils ne semblent pas s’en douter. Alors que Maria et Talos suivent comme ils peuvent (et mal !) les sacs de bombes, en étant en plus repérés.

Ce n’est pas bien grave, de toute manière, ce n’est jamais qu’un piège. Je m’en doutais : les sacs qu’ils pourchassent sont vides. En revanche, Fury, lui suit bien un Skrull qu’il fallait suivre. C’est l’un des grands méchants de la saison qui se présente d’abord à lui sous l’apparence d’une petite fille avec un ballon reconnaissable – parce qu’il l’a déjà vu en début d’épisode.

Après plusieurs changements d’apparence, le Skrull reprend sa véritable identité et Gravik, puisque c’est lui, révèle qu’il avait le détonateur depuis le départ. Fury aurait mieux fait d’agir plus vite. Tout ça paraît tellement évitable ! Et pourtant… Les trois bombes explosent les unes après les autres. L’attentat redouté a donc lieu et risque de mener à une guerre entre USA et Russie.

Et ce n’est que le début des emmerdes, parce que Gravik prend ensuite, sans crier gare, l’apparence de Nick Fury. Il n’hésite alors pas une seconde à tirer sur Maria Hill au milieu de la foule. La pauvre ne voit rien venir, persuadée qu’elle a en face d’elle Fury jusqu’à ce qu’il lui tire dessus. Fury, le vrai, arrive à temps pour voir le Skrull envisager de lui tirer une nouvelle fois dessus.

Contre toute attente, une quatrième bombe explose et sauve au moins Maria Hill, tout en permettant au Skrull de s’enfuir. Enfin, « sauve Maria Hill », elle est très mal en point, évidemment. Putain, je suis dégoûté. Ils n’ont pas le droit de tuer Maria Hill bordel ! BORDEL ! Elle devait devenir directrice du S.H.I.E.L.D, elle l’est dans les comics ! Et… Elle meurt en voyant le vrai Fury et en lui disant que c’était lui qui l’a tuée. Mais non ! Pas Maria Hill, pas Cobie Smulders ! POURQUOI FURY L’ABANDONNE COMME CA ? Oh la. Je suis tellement énervé.

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True Lies – S01E06 – Working Vacation – 14/20

Le rythme est toujours bon pour la série, mais j’ai l’impression que cet épisode nous propose pas mal de scènes ne servant pas tellement la narration et essaie de mettre en place des idées pour du plus long terme, long terme qu’ils n’auront pas car la série est annulée. Pas grave, vous me direz, ça n’empêche pas l’épisode d’être divertissant et les gags de fonctionner. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me plaît le plus dans la série : moi qui voulais une série d’action, je me retrouve avec une comédie finalement.

Spoilers

Un congrès de vente d’ordinateurs à Mexico n’est que la façade d’une réunion de différentes équipes Omega.


Guys, we’re under attack.

Voilà un titre qui me donne envie de ravoir des vacances après une trop longue journée. La bonne journée, c’est qu’un week-end prolongé pointe encore le bout de son nez.

Une longue intro | Mexico | La randonnée | Les enfants | L’assaut | La fête

Une longue intro

Cela faisait quelques épisodes que ce n’était plus arrivé, mais je ne suis toujours pas fan du procédé : cet épisode commence par un flashback. Deux ans plus tôt, nous suivons Gib guidant Harry dans une mission, avec une course poursuite en moto qui tourne un peu mal. Il se fait tirer dessus, il se prend un lasso dans la tronche, est trainée dans la rue… et sans surprise, il s’en sort en vie, parce que ben, deux ans plus tard, on sait qu’il va bien. Etonnant comme flashback, en plus, parce que bon, ça ne sert à rien de nous raconter tout ça. Et même après avoir fini l’épisode, cette scène était inutile.

Dans le présent, Harry est à la recherche de son couteau porte-bonheur qui n’est plus dans la malle avec les armes d’Omega. Cela énerve Harry, mais Helen insiste parce qu’elle connaît les règles exactes à respecter pour leur boulot. Elle s’occupe donc de rectifier tout ce qui ne va pas dans les habitudes d’Harry, à commencer par la planque de son couteau, puis le café qu’il prend.

C’est plutôt marrant et inévitable : bosser ensemble et être marié ? Cela ne peut pas fonctionner à 100% sans que ça ne pose problème à un moment ou un autre. Il était temps que la série nous fasse un épisode sur le sujet, surtout que ça correspond tout à fait à son genre d’humour. Helen n’arrête donc pas les réflexions auprès d’Harry, qui finit par demander à Gib d’intervenir. Loin d’être idiot, celui-ci refuse, rappelant aussi que mélanger perso et pro, ce n’est vraiment pas une bonne idée. C’est mort pour Harry, cela dit, le conseil est inutile.

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Mexico

Assez vite dans l’épisode, on apprend que nos personnages sont sur le point de partir à Mexico. C’est clairement ce qu’annonce le titre d’épisode : il va y avoir des vacances ! Cela dit, ce sont des vacances pour les enfants d’Harry et Helen, c’est tout. Le couple, lui, s’y rend avec Gib, Luther et Maria pour assister à une réunion ultra secrète d’espions d’Omega.

Pour couvrir un tel mouvement de population, Omega prétend qu’il s’agit d’une réunion de vendeurs d’ordinateurs. C’était plutôt drôle d’avoir le retour de cette couverture improbable qui les soule à peu près tous. Maria est la plus drôle à ce sujet, alors que Luther obtient le rôle de vendeur de l’année tellement il est doué dans sa couverture. Peut-être qu’il a raté sa vocation, allez savoir. J’adore toutefois la couverture d’Helen : femme d’Harry, tout simplement. C’est simple et efficace comme technique ça.

Bref, tout ce petit monde s’envole pour Mexico où le congrès de vendeurs informatiques peut débuter avec une jolie fête qui voit tout le monde être de bonne humeur. Gib est clairement très professionnel malgré tout, refusant de se laisser draguer par une certaine Eva qui fait pourtant beaucoup d’efforts pour le séduire, allant jusqu’à faire son boulot à lui pour s’assurer du temps libre avec. Dommage que ça ne marche pas pour Gib ne voulant pas mélanger pro et perso, hein.

Cela dit, tout ça n’est jamais qu’une manière d’introduire l’épisode où des espions se retrouvent et sont rapidement coincés à l’intérieur du bâtiment. Eh oui, le lendemain, après un début de journée catastrophique pour Harry qui n’a pas son couteau particulier, on se retrouve avec la réunion d’espion qui est interrompue par une menace inattendue. Luther se rend compte ainsi que leur localisation est compromise et Harry repère rapidement des signatures thermiques d’hommes armés.

Ils me font rire avec les signatures thermiques, franchement, c’est une technologie improbable avec des petits zooms. Bon, en tout cas, Maria se retrouve avec trois minutes pour évacuer les vrais vendeurs qui ne sont pas des espions. Elle improvise une petite randonnée d’équipe qui m’a fait rire. Je l’aime vraiment beaucoup, elle est efficace dans l’humour qu’elle apporte. Après, je suis prévisible, hein. Dans le même genre, il était prévisible que les gamins d’Harry et Helen adorent Maria en soirée, hein.

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La randonnée

Maria est donc mise de côté pour le reste de l’épisode, mais a un bon paquet de gags à disposition quand elle doit gérer les employés insupportables qui n’ont pas du tout envie d’une randonnée. Tu m’étonnes, cela dit, ils étaient en pleine réunion. Le coup de la femme qui veut aller aux toilettes, c’était prévisible et marrant. Pour ne pas arranger ses affaires, par contre, elle apprend qu’elle est probablement suivie.

Un coup de gadget de signature thermique plus tard et elle découvre que deux hommes armés sont effectivement à ses trousses. C’est problématique… alors elle s’en débarrasse par elle-même quand elle constate que son groupe n’arrive pas assez vite. La choré était sympa, la scène d’action efficace : j’étais content de voir enfin du combat entre des personnages dans cette série. Maria révèle qu’elle le gère très bien et qu’elle est capable de mettre KO des types plus armés et plus forts qu’elle.

En revanche, il reste un problème : elle s’absente un long moment de la randonnée qu’elle a improvisée et elle se blesse… Quand elle rejoint enfin ses « collègues » qui ne sont pas espion, elle doit inventer qu’elle a fait une pause pipi – pauvre Rose qui voulait aller aux toilettes pendant tout l’épisode sans en avoir le droit – qu’elle a perdu le groupe et a fini par tomber sur un rocher. Quelle blague : les vendeurs d’ordinateurs sont persuadés d’avoir réussi à la sauver en la rappelant à eux et lui assurent qu’elle est désormais en sécurité. C’est bien pensé de la part des scénaristes, c’était marrant comme intrigue.

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Les enfants

Bon, cependant, tout ça était loin d’être si marrant pour les espions restés à l’hôtel, qui s’avère être un véritable bâtiment hyper sécurisé avec des vitres pare-balles. C’est une bonne chose, parce que les méchants n’hésitent pas à tirer sur l’hôtel rapidement. Il faut dire que Gib a beau faire des efforts, il n’est pas méga convaincant en hôtelier, hein.

Face à cette situation catastrophe, Helen découvre qu’elle n’a aucune idée d’où sont ses enfants, parce qu’ils ont menti. Gib est capable de les tracer rapidement, heureusement, et de les retrouver dans un bar. Ah les ados, je vous jure. Il était intéressant de voir que Luther se retrouvait à devoir les gérer ensuite : il n’était pas coincé à l’hôtel, lui. Voir le collègue de leur père débarquer dans un bar où ils n’ont pas pu s’acheter de la bière avec de fausses cartes d’identité, ça les fait un peu chier. Pourtant, ils se laissent convaincre de monter dans sa voiture assez vite.

Luther se rend compte qu’ils sont suivis… et les enfants ne mettent pas longtemps à s’en rendre compte eux aussi. Luther a beau improviser comme il peut, il est compliqué de leur cacher des hommes avec des fusils les braquant, hein. Il essaie tout de même, avec les gamins se persuadant d’eux-mêmes qu’ils sont suivis par des policiers pour avoir essayé d’acheter illégalement des bières.

Luther en profite pour proposer d’essayer de semer la police. C’était du grand n’importe quoi, mais c’était amusant tout de même. La course poursuite finit bien, ça va de soi : Luther parvient à se débarrasser de ses assaillants sans que les gamins ne sachent exactement qui était après eux. Par contre, ils assistent à un accident de voiture et plus ou moins à un délit de fuite sans broncher. Etonnant… mais il était trop tôt pour que les enfants découvrent le secret des parents.

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L’assaut

Et à l’hôtel ? Gib se rend compte que leur ennemi du jour est Jann Issacs un redoutable chasseur d’espion connu pour avoir traqué de nombreux espions et n’avoir aucune pitié. L’année passée, il a même eu la bonne idée de tuer six personnes juste pour avoir un seul espion. Bref, il a réussi à retrouver la trace des espions et il entend bien réussir enfin à capturer un espion d’Omega.

Ce n’est toutefois pas si simple de le faire quand Gib dirige à merveille ses collègues. Il était très sympathique de le voir bosser avec Eva, profitant de la présence d’Harry et Helen pour assurer que c’était chouette de bosser en couple… Gib n’est pas tout à fait de cette idée, mais il se laisse convaincre peu à peu quand il se rend compte qu’Eva le rend meilleur à son job.

Ensemble, ils coordonnent tous les espions comme ils peuvent pour qu’ils s’attaquent au commando de Jann. C’est la première fois qu’on a l’impression qu’Omega n’est pas juste une équipe d’espion, et c’était plutôt cool à vrai dire. Par contre, l’épisode ne prend pas vraiment le temps de développer beaucoup les nouveaux personnages qui se contentent de tirer et de se faire tirer dessus. Rien de bien fou, on a juste un blessé dont on ne saura pas comment, en fin d’épisode, on explique la blessure.

Pour se débarrasser de Jann, la stratégie mise en place est peu crédible : un espion est envoyé en-dehors de l’hôtel, de manière furtive, pour pouvoir placer des explosifs et tirer quelques coups, faisant penser que l’ennemi est à son tour encerclé. En vrai, pourquoi pas… C’est juste que voir Harry sortir par une petite trappe comme par hasard non surveillée alors qu’a priori, tout l’hôtel est surveillé, ce n’était pas le truc le plus crédible qui soit.

J’ai toutefois aimé voir Helen insister pour le suivre et l’aider à tout faire péter. Ensemble, ils font une bonne équipe. Je ne suis pas forcément ravi qu’Helen gagne la dispute de l’épisode, parce que ça devient redondant de toujours lui donner raison et parce que j’aurais tendance à penser qu’elle a tort de trop se mêler des affaires d’Harry, mais bon, c’est le choix des scénaristes, il faut bien faire avec.

Assez vite, donc, les ennemis battent en retraite, persuadés d’être pris d’assaut par plein d’hommes quand il n’y a en fait que quelques attaques bien coordonnées d’Harry et d’Helen. C’était amusant, mais ça me laisse sceptique sur ce que deviennent les chasseurs d’espions. Le seul qu’on voit être vraiment arrêté dans l’épisode est Jann.

Avant ça, Harry a toutefois la mauvaise idée de rater Jann avec sa dernière balle. C’est très con. Heureusement pou rlui, Helen a changé quelques unes de ses habitudes et a remplacé son couteau fétiche par un stylo taser. Harry peut s’en servir pour mettre à terre Jann – qui n’est toutefois pas hyper malin en vrai, parce que bon, évidemment qu’Harry allait passer sous la voiture.

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La fête

Grâce à ça tout est bien qui finit bien, et on peut se retrouver avec tout le monde faisant enfin la fête comme prévu. C’est mexico après tout ! Maria se fait même accepter par Brad, un vendeur d’ordinateurs que toute la boîte semble détester. À l’inverse, Maria est désormais adorée et ils sont sûrs d’avoir réussis à la sauver en l’appelant. Une fois de plus, l’épisode insiste sur la bonne entente entre Maria et Luther.

Bien sûr, on a aussi une scène où Gib peut reconnaître qu’il était meilleur à son job grâce à Eva. Il finit par lui demander une petite danse. Alléluia. De son côté, Helen a dû mal à lâcher ses enfants et n’arrêtent pas de les câliner, bien consciente qu’elle aurait pu les perdre durant la journée. Les ados ne lui racontent pourtant absolument pas ce que Luther a fait.

Oh et le couteau qu’Harry a cherché durant tout l’épisode ? Helen se rend compte qu’elle l’a possiblement donné à une œuvre caritative par erreur. Harry lui pardonne vite cependant et tout le monde peut profiter de la fête. C’était une bonne fin d’épisode, en vrai.

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Et si on se faisait le #WESéries 23 ?

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de janvier dernier, alors il est plus que temps d’en organiser un nouveau, non ?

Manifest revient tout prochainement pour les derniers épisodes de la saison 4… L’occasion pour moi de tenter de me motiver à les bingewatcher en atteignant facilement un des niveaux du #WESéries ! J’avoue, j’ai aussi envie de me mettre à jour dans d’autres séries et, qui sait, d’atteindre à nouveau le 20/20 au Bingo. Bref, les astres s’alignent !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. 

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Vendredi 2 juin à 19h jusqu’au dimanche 4 juin, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre début d’année !


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : On part sur une idée simple, mais efficace pour les défis cette fois-ci ! Assurez-vous donc de voir des séries venant de deux chaînes (et/ou plateformes) différentes : ABC et Netflix ; CBS et CW ; Prime et Disney +…


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors de la précédente édition avec Missions et la première partie de la saison 4 de Manifest. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, mais vous aurez tous compris que j’ai une série bien particulière en tête… Je vais enfin m’en débarrasser !

Défi optionnel : Visionnez des séries de trois chaînes différentes ! Ouais, ça devient plus compliqué si c’est en rattrapant une saison, mais on vous connaît, ce n’est pas la difficulté qui vous arrête normalement ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison de 22 épisodes d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois (et dieu sait que je l’ai fait plusieurs fois avec la saison 6 d’ailleurs). Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire ! Un jour, je le ferai avec mes épisodes en retard de The Rookie

Défi optionnel : C’est parti pour des séries de quatre chaînes ou plateformes différentes ! N’oubliez pas le # sur les réseaux sociaux 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition (oui, oui, ça date), j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (un bel exploit qui n’est possible qu’avec des séries à laisser en fond sonore, quand même), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. En plus, il devrait faire beau début juin, non ?

Défi optionnel : Vous l’aurez deviné… cinq chaînes ou plateformes vous attendent si vous souhaiter valider ce défi !


Mon objectif

Mon objectif ultime pour ce week-end sera de terminer définitivement la série Manifest. Pour m’en débarrasser une fois pour toute, je suis prêt à me lancer dans une véritable course contre la montre ! En plus, ça permettra de l’aborder dans le podcast suivant (mais en attendant, le prochain épisode du podcast, c’est demain soir sur Youtube, hein).

Un second objectif serait de rattraper toute une saison pour une des actions de mon Bingo Séries… Je vais toutefois viser la simplicité : ce sera la dernière saison de Strike ou, s’il devait faire chaud comme j’aime quand je regarde une série d’horreur, Are you afraid of the dark (bon, ça veut dire voir la saison 3 avant de terminer la 2… mais comme c’est une anthologie, pourquoi pas).

S’il me reste du temps après tout ça, le but sera d’être à jour dans les rares hebdos qu’il me restera encore à ce stade de l’année… Cela dit, soyons honnêtes, ça ne sera pas une tâche facile ! J’ai une réunion au travail prévue le vendredi soir, ce qui va forcément réduire mon temps devant l’écran. Et comme si cela ne suffisait pas, la fête des mères tombe également ce dimanche-là. Pas évident de jongler entre les obligations familiales et ma passion pour les séries, n’est-ce pas ? j

Allez, on se retrouve devant nos écrans et on se motive mutuellement sur Twitter et le blog pour atteindre nos objectifs série ! Enfin, je dis ça, mais les publications des critiques n’arriveront pas immédiatement sur le blog…


Participer à ce challenge, c’est d’abord et avant tout pour le PLAISIR de regarder des séries. En tant que véritable sériephile, ma liste de nouveautés à découvrir ou de saisons à rattraper ne cesse de s’allonger. Ce défi est une excellente occasion de m’y attaquer enfin ! L’année 2022 a été plutôt décevante de mon côté, avec beaucoup moins d’épisodes visionnés que d’habitude. Comme en janvier, je compte donc sur ce challenge pour ne pas être déçu en décembre prochain…

Une autre raison de participer est de se connecter avec la communauté des sériephiles. Sur Facebook et Twitter, c’est chouette de commenter le challenge et de croiser les mêmes passionnés à chaque édition. L’ambiance est toujours conviviale, et c’est génial d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes que l’on regarde et de réaliser que nous partageons des intérêts communs. En fait, c’est un peu comme une dose concentrée de bonne humeur, tout comme le Bingo Séries. Et il n’y a rien de plus gratifiant que de convertir des amis ou des connaissances à se lancer dans une série qu’on adore ou pourquoi pas l’aventure de week-end en séries, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !

Enfin, une troisième raison de participer est de se démarquer dans la grille du Bingo Séries, mais je n’arrête pas de vous le dire dans cet article, donc je ne vais pas le développer plus que ça !

Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec. C’est toujours plaisant de constater que nous ne sommes pas les seuls passionnés de séries complètement accros. Rejoignez-nous, même pour une partie du challenge, et partageons ensemble notre amour pour les séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV VENDREDI 2 JUIN À 19h !

How I met your father – S02E09 – The Welcome Protocol – 16/20

Oh, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé avec cet épisode, mais il a réussi à me faire rire plusieurs fois (par les situations, les gags et les jeux de mots) et a introduit des concepts qu’il sera facile de réutiliser plusieurs fois par la suite. Bien sûr, une bonne partie de l’épisode est un peu forcée et le surjeu est toujours de mise, mais je surnote un peu par plaisir d’avoir enfin eu un épisode qui me faisait rire.

Spoilers

Jesse veut intégrer sa nouvelle rencontre amoureuse au groupe d’amis.

Could you maybe not sauceshame me.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

La promotion de Val

Val a obtenu sa promotion et elle a maintenant des places pour des soirées exclusives. Tous ses amis se battent pour en obtenir, et ce n’est pas qu’une manière de parler avec un épisode qui commence par un concours de pompes gagné contre toute attente par Sophie. Les scénaristes auraient pu trouver une autre méthode tant qu’à faire, parce que ça manque de crédibilité un peu vu qu’elle doit être la moins sportive de tous.

La promotion de Val ne vient pas qu’avec des avantages : elle doit aussi supporter des clientes de plus en plus chiantes. C’est grâce à cette cliente chiante, Daphne, que Val et Sophie peuvent se rendre à une superbe soirée où elles font péter leur meilleur look. Sophie y rencontre Robert, le chef cuisto, et l’acteur est tellement connu qu’on sait déjà qu’il aura un rôle à jouer.

En attendant, Val est confrontée à un problème de styliste de taille : sa cliente est habillée comme quelqu’un d’autre à la soirée. C’est rapidement hilarant avec Sophie qui se retrouve à devoir jeter de la sauce sur la nana qui n’avait rien demandé. Pour une fois la série a réussi à me faire rire, avec un surjeu qui fonctionnait bien. De manière prévisible, une autre femme porte la robe elle aussi. Le coup de la sauce est donc réutilisé une fois de plus, mais il fonctionne bien moins.

En fait, ça termine en véritable catastrophe quand la troisième femme avec la robe remarque qu’elle porte la même robe que la star de la soirée – et bien sûr, Daphné finit par s’en apercevoir elle aussi, malgré tous les efforts de Val pour le lui cacher. C’est le genre d’intrigue très simple, mais aussi plutôt efficace par les gags – et le surjeu de Val m’a plu.

L’avantage, c’est aussi que Val peut partager un moment avec sa cliente dans le vestiaire. Grâce à ça, Val a l’idée de faire de Daphné une « femme du peuple » (??) qui porte la même robe que d’autres, ce qui fait un coup de com servant Daphné à la réputation peu agréable. C’est ce qui arrive quand on est désagréable. Finalement, tout est donc bien qui finit bien pour Val, qui réussit à se remettre Daphné dans la poche.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

Robert

Pendant la soirée, Sophie aide désespérément Val à camoufler le coup de la robe. Ce n’est pas si évident : elle donne sa veste à la première femme et se retrouve à devoir donner… sa robe à la seconde. Alors que Val va théoriquement lui chercher un manteau dans les vestiaires, Sophie se retrouve en attendant à devoir lui laisser des messages vocaux en sous-vêtements car elle ne revient pas – ce qui surprend beaucoup Robert, évidemment. Il fallait qu’il la croise et il se retrouve ainsi à lui donner sa blouse de chef. Eh, ça lui va bien à Sophie – mais qu’est-ce qui ne va pas à cette actrice de toute manière ?

Val oublie totalement sa meilleure amie, préférant sauver sa carrière et s’occuper de Daphné. Grâce à ça, Sophie passe alors un bon moment en cuisine avec Robert et les deux se retrouvent à flirter ensemble. Ils ont eu la bonne idée de se googler l’un et l’autre, la différence d’âge ne pose aucun problème à la tension amoureuse qui se dessine entre eux, et hop, voilà un nouveau prétendant pour Sophie. On sait que ça ne mènera nulle part, bien sûr, mais qu’importe, ça comble un peu la saison et si ça permet de l’humour, ça n’est pas grave du tout ! C’est l’autre point qu’il manquait souvent à la série depuis une saison et demi : autant dans How I met your mother, le mystère de la mère avait fini par être éclipsé car on adorait passer du temps avec le groupe d’amis, autant dans ce revival, on n’y était pas encore tout à fait. Oh, et aussi, cet épisode fonctionne parce qu’il ne nous impose pas trop la Sophie du futur. J’adore l’actrice, mais ce rôle est trop gênant, définitivement.

La promotion de Val | Robert | Le protocole

Le protocole

Si les scénaristes ont vite voulu se séparer de Sophie en la foutant avec Val en début d’épisode, c’est qu’elle aurait pu être gênante pour le concept de cet épisode : le Protocole de Bienvenue est ainsi invoqué par Jesse qui veut présenter au groupe sa nouvelle copine – ou en tout cas, une femme, Dana, qu’il vient juste de rencontrer et qu’il apprécie beaucoup.

Ouais, plutôt que de nous pondre un protocole de bienvenue qui serait mis en place à partir de ce moment-là, les scénaristes nous expliquent que c’est quelque chose qui était déjà là dans le groupe d’amis. C’est tout le problème de cette série : on a vu les amis se rencontrer et constituer leur groupe, ils manquent justement de moments où on les sait vraiment amis.

Ajouter ce protocole, ça permet de les établir comme un groupe d’amis… mais le faire en indiquant qu’il est déjà là au lieu de les voir le créer, ça me pose problème. Bref, de quoi s’agit-il ? D’un protocole pour accueillir les +1 du groupe. Et c’était donc apparemment déjà en place pour l’arrivée de Rachel – ça permet une petite parodie de film d’action comme ça. Chacun a son rôle à jouer pour s’assurer que la nouvelle personne soit intégrée comme il se doit dans le groupe d’amis.

C’est un peu caricatural, mais crédible : le faire-valoir, la glousseuse, la meilleure amie des toilettes, le bouffon… Autant de rôles qui permettent effectivement de caricaturer bien des groupes d’amis, en vrai. Cela les blase tous de devoir mettre en place le protocole avec une nouvelle que Jesse connaît depuis peu de temps, mais ils acceptent malgré tout de le faire.

Au départ, Dana semble cool… Mais très rapidement, je me suis dit que Jesse avait dû la briefer. Ce n’est pourtant pas ça que les scénaristes proposent : en fait, Dana plaît juste énormément à Sid (elle a sa référence discrète à Shining derrière le bar), à Ellen (en lui posant simplement une question sur elle) et à Charlie (grâce à sa bienveillance vis-à-vis de ses blagues). En revanche, elle ne plaît plus tellement à Jesse.

De nouveau, la série se contente de nous servir du réchauffé déjà vu plein de fois, tout ça est extrêmement prévisible… mais l’humour passe bien pour une fois, parce qu’il y a plein de petits gags efficaces pendant l’épisode. A la demande de Jesse et malgré la réticence de tout le groupe d’amis, le protocole de bienvenue est abandonné au profit de celui de l’urgence : Jesse fait croire à Dana que sa mère a eu un accident et qu’il n’a d’autres choix que de se rendre à l’hôpital.

On doute qu’une telle excuse fonctionne véritablement, mais eh, qu’importe, c’est ce que proposent les scénaristes pour mener au dernier gag de l’épisode : la grand-mère de Dana est aussi à l’hôpital et Dana doit s’y rendre en urgences pour s’occuper de cette grand-mère hypra cool. Cela met un terme à sa relation avec Jesse : il l’accuse de mentir alors que c’était vrai.

Dommage, j’ai trouvé aussi que Dana avait déjà tout pour être un super personnage. Malheureusement, il faudra faire sans… Surtout que Jesse se rend compte qu’il est encore amoureux de Sophie. Il s’en confie à Ellen, loin de se douter que Sophie est en train de batifoler au même moment avec Robert. Ah, le timing dans les séries !

La promotion de Val | Robert | Le protocole