#AventSéries : Friends – The One with the Monkey (S01E10) / That ‘70s show – Best Christmas Ever (S01E15)

24 jours avant Noël, 24 étiquettes, 24 séries & épisodes (et même plus, merci les comédies) : bienvenue dans le calendrier de l’ #AventSéries !

Double dose d’épisodes de Noël pour ce troisième jour de décembre qui nous ramène dans les années 90, avec deux épisodes tirés des saisons 1 de deux sitcoms cultes : Friends et That 70s Show. Et pour se simplifier la vie, tout ça est dispo sur Netflix !

Pourquoi ces épisodes ?

Cela me paraît assez évident après ce que je viens juste d’écrire en introduction. Quand j’ai préparé ma liste, je voulais m’assurer d’avoir tous les genres représentés et quand j’en suis arrivé aux sitcoms, il m’a paru évident que je devais inclure ces deux-là.

03-1.jpgPour Friends, c’est un épisode de Noël qui vise plutôt le réveillon du Nouvel an, mais peu importe : il est tellement classique que c’en est devenu culte. Le singe de Ross, tout le monde le connaît. Et puis, c’est le début de la série, mais il y a eu assez d’épisodes pour que les dynamiques soient établies entre tous. De mon côté, je ne suis pas un grand fan de Friends, je l’ai vu trop tard je crois : j’en savais déjà trop et même si ça me fait rire, ce n’est pas ma série. Je sais, c’est sacrilège, mais je suis Team HIMYM. Il n’empêche que Friends est une série culte, alors je voulais l’intégrer à ce calendrier. Et puis, c’est toujours un plaisir d’en redécouvrir les épisodes, en fait.

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Du côté de That 70 Show, c’est cette fois un vrai épisode de Noël avec la fête annuelle de Kitty qui voit une concurrence déloyale de la part de son fils, organisant lui-même une fête avec ses amis au sous-sol. Je me souvenais bien de cet épisode, et pour cause, la série était dans mon challenge séries 2016, donc je l’ai vu il y a seulement un an et demi. Eh oui, je n’ai découvert cette sitcom que l’an dernier après en avoir beaucoup entendu parler. Elle m’a tenu une bonne partie de l’été et je ne me voyais pas ne pas l’inclure dans ce calendrier tellement j’ai accroché à l’humour perché et aux personnages qu’elle propose !

Ambiance de Noël ou pas ?

03-0Du côté de Friends, forcément, oui. Dès la première image, nous voyons ainsi des guirlandes. Le Central Perk est lui aussi plein de décorations et une scène montre les Friends en train de préparer leur sapin. Il est question du réveillon du nouvel an et il neige en arrière-plan de chaque scène. Bon, je pourrais être déçu de l’absence de chants de Noël bien sûr, mais les chants de Phoebe Buffay, ça vaut tous les chants que je connais par cœur, je crois. Le problème après, c’est que le parti pris est de faire passer de mauvaises fêtes aux Friends. Cela se tient et permet de se consoler au cas où ce soit un mauvais moment à passer, mais ça ne fait pas vraiment magie de Noël.

03-4C’est mieux du côté de That ’70 Show avec des vrais chants de Noël en arrière-plan. Donna passe l’épisode à faire son sapin aussi et les décos sont partout, jusqu’au look vestimentaire des personnages et dans les transitions entre les scènes. Il est bien sûr question de s’offrir des cadeaux de Noël et ça occupe une bonne partie de l’épisode, quand les ados ne sont pas occupés à aller voler un sapin au bord de la route. Bref, les différentes storylines de l’épisode ont toutes pour optique l’approche du réveillon de Noël qui est le thème central de l’épisode. Difficile d’être plus dans l’ambiance… mais là aussi, ça tourne au fiasco pour les deux soirées !

Et l’épisode en lui-même ?

03-2.jpgDu côté de Friends, c’est un bon épisode comique, même si l’on sent qu’on est encore dans les débuts de la série avec très peu de running gag. Le caractère de chacun est déjà bien défini, la dynamique est au top et les fêtes de fin d’année sont juste un prétexte à cet épisode pour remuer le couteau dans la plaie de l’ensemble du groupe célibataire (à l’exception de Rachel).

Ross se pointe avec un singe sur l’épaule en début d’épisode suite à sa rupture douloureuse et après quelques minutes, les amis décident de faire le réveillon rien qu’à six sans rencard, mais évidemment, chacun trahit ce pacte assez rapidement, même Phoebe qui rencontre au quelqu’un au bar, comme par hasard. C’est cette intrigue qui a le plus de temps d’écran.

Le réveillon finit par être une catastrophe pour tous avec le retour de Janice, avec un Fun Bob dont le grand-père est mort, Phoebe forcée de rompre, Joey coincé dans un rencard avec une mère de famille, Rachel agressée à l’aéroport et Ross déprimé par son singe qui ne lui accorde aucune attention. Un nouvel an au top dont l’humour est consiste clairement à se moquer des personnages. Et ça marche.

03-3En ce qui concerne That ’70s Show, c’est la saison 1 également, mais on sent que les acteurs sont plus jeunes et que les dynamiques mettent plus de temps à s’installer. Ou alors, c’est simplement parce qu’il y a plus de personnages, mais ça sent tellement plus le début que Friends, c’est fou. Les personnages commencent à se dessiner toutefois et il y a un bon humour, avec des running-gags qui fonctionnent déjà. En fait, Friends a déjà son casting parfaitement rodé et That ’70s Show a déjà son écriture bien rodée. Un point partout.

Côté intrigue, le triangle amoureux du moment avance à grands pas avec Steven osant faire un cadeau à Donna et Lori est brillamment drôle. Ce qui marche le mieux néanmoins, c’est l’humour qu’apporte Kelso dans ses chutes et autres moments d’intense stupidité ou le caractère intenable de Red, encore et toujours. En terme de construction d’épisode, c’est assez intéressant à analyser, car il y a une multitude de sous-intrigues développées en parallèle, ce qui était rare à l’époque !

J’ai ri beaucoup plus devant cet épisode que devant Friends, désolé aux fans. Ce serait donc un 14 et un 16/20 pour moi, toujours par rapport à l’ambiance de Noël évidemment. Quoiqu’il en soit, une chose est sûre, je nous souhaite à tous de meilleures fêtes que ce qu’on nous montre dans ces deux épisodes où ça finit en fiasco général pour les personnages principaux.

Ceci étant dit, le punch de la fête d’Eric, je le veux bien moi, Merry Christmas ohoho and a bottle of rum.

Ce que c’est qu’un bottle episode

Salut les sériephiles,

Déjà neuf jours que je n’ai plus fait d’article définition et je n’ai pas vu le temps passer. J’avais même prévu d’écrire aujourd’hui un article sur The Orville, ayant été renouvelée pour une saison 2 hier !, ou sur le retour de Life in Pieces, mais bon, soyons honnêtes, j’ai envie d’en revenir à un « ce que c’est que » parce que ce sont des articles qui vous plaisent et que j’aime bien écrire. Par conséquent, on va parler de bottle episodes. Si vous ne savez pas ce que c’est, installez-vous confortablement pour le découvrir et sinon… lisez pour vérifier vos connaissances ?

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Alors c’est quoi exactement un bottle episode ? C’est tout simple, c’est un épisode qui permet de faire beaucoup d’économies en réduisant le nombre de décors et d’acteurs à son minimum. Seul le casting principal est utilisé en général, et ils sont réunis dans un seul décor de la série, souvent déjà mis en place pour un autre épisode.

Pour limiter les coûts de production au maximum, il n’y a souvent qu’un long dialogue dans ce type d’épisode et pas d’effets spéciaux. Le but est assez simple : économiser de l’argent pour mieux pouvoir le dépenser dans d’autres épisodes – ou tout simplement parce que les épisodes précédents ont coûté trop cher. Souvent, ils existent parce que le premier épisode, le dernier, ou celui de mi-saison coûte bien trop cher.

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C’est quoi ce nom ? C’est vrai que l’image est amusante, un épisode-bouteille, mais l’idée est qu’il est tellement simplifié qu’il tient en une bouteille, même si ça paraît inconcevable a priori. Oui, oui, comme lorsque vous voyez un navire dans une bouteille, les grands classiques.

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Quelle origine ? Cela ne date pas d’hier, clairement. Le terme vient en fait des années 60 et du plateau de Star Trek. Ils appelaient « ship-in-a-bottle-episodes » les épisodes qui se déroulaient uniquement dans le vaisseau, parce que ship, ça veut dire vaisseau. Oui, mais ça veut aussi dire « navire », et « ship-in-a-bottle », c’est donc… un navire dans une bouteille !

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En ce qui me concerne, j’ai découvert ça avec Community parce qu’évidemment Abed était tellement méta qu’il s’amusait à le dire clairement, notamment dans l’inégalable épisode du crayon, Cooperative Calligraphy (2×08), où Annie perd son stylo et suspecte un membre du groupe de lui avoir volé. C’est tout simplement l’un des meilleurs épisodes de la série, et ils en ont fait beaucoup.

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Angel n’a pas hésité non plus, avec un épisode gentiment nommé Spin the bottle.

Avant eux, Friends avait pris l’habitude d’en faire un par an depuis la saison 3. De même, quelques épisodes d’X-Files, surtout au début, étaient des bottle-épisodes, le huis-clos Ice (1×08) notamment. Et oui, le côté huis-clos est la base d’un bottle episode et c’est souvent ce qui aide à les repérer !

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Et aujourd’hui ? Les bottle episodes sont toujours à la mode et très utile. Le dernier exemple que j’ai en tête, c’est The Good Place qui n’a pas hésité à nous en pondre un la semaine dernière entre les personnages de Michael et Janet. 20 minutes dans un bureau avec un casting réduit à son minimum et pas une seconde d’ennui, c’est définitivement le genre d’épisodes qui peuvent cartonner et que j’adore.

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Allez, bonne journée !

Ce que c’est qu’un running gag

Salut les sériephiles !

Comme d’habitude, nous repartons dans le vocabulaire critique des séries aujourd’hui, avec un terme que j’aime beaucoup utiliser car je suis toujours très sensible à celui-ci quand il est bien mis en place : le running gag ! A priori, ce n’est pas le terme le plus compliqué de tout ce que j’ai analysé jusqu’ici dans cette rubrique, mais comme je l’utilise régulièrement, autant clarifier le principe.

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Le plus inexplicable des running gags, on le doit à Buffy.

Alors c’est quoi exactement un running gag ? C’est ni plus ni moins que ce que vous avez peut-être appris en 3è/au lycée sous le nom de « comique de répétition ». L’idée est de faire rire en reprenant toujours le même élément, la même phrase, le même geste, la même chanson… la même chose quoi, au moins trois fois. Dans l’idéal, c’est même supposé être plus drôle à chaque répétition.

Un running gag peut se trouver au sein d’un seul épisode (dans HIMYM, les bruits de verre de l’épisode 3×08 « Spoiler alert »), d’une seule saison (« thank you Linus » dans la dernière saison d’HIMYM) ou dans toute la série (« wait for it », « legendary », « have you met Ted ? » et autres « slap bet », toujours dans HIMYM). Bon et pour ceux qui ne sont pas fans d’HIMYM et de son nombre impressionnant de running-gags (pas tous référencés dans cet article, non), on a les références meta d’Abed, le 19 octobre et la darkest timeline dans Community, les « we were on a break » de Friends ou les « bazinga » de The Big Bang Theory.

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On en trouve vraiment PARTOUT.

C’est quoi ce nom ? La traduction littérale est on ne peut plus claire, c’est une blague qui court (mais qui ne se jette pas*). Running peut aussi signifier « continu », ce qui rend encore plus clair l’idée, « une blague en continu ». Comme je parlais du collège/lycée plus haut, c’est la métaphore filée des blagues, quoi.

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L’un de mes running gags préféré, dans Fringe, avec la meilleure des conclusions dans le dernier épisode.

Quelle origine ? Comme souvent – mais ça fait un moment que ce n’était plus arrivé dans ces articles -, nous devons l’existence des « running gags » à la littérature. Du coup, on en retrouve aussi dans les jeux vidéos, les films, les comics, bref, partout où ça peut être employé. Il y a même de fortes chances que dans votre propre vie vous ayez des running gags avec vos amis ou votre famille, après tout, la répétition est un décalage à même de faire rire (c’est Bergson qui le dit)… bon, ou alors c’est juste moi qui pousse le délire trop loin et voit mes séries partout.

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Abed n’est pas mon personnage préféré pour rien.

Et aujourd’hui ? Je n’en ai pas encore repéré dans les nouvelles comédies de cette année, mais j’ai employé le terme « running gag » dans les critiques de The Orville et Kevin (Probably) Saves the World. La technique a encore de beaux jours devant elle, et ce n’est pas étonnant du tout car elle est efficace. Il faudrait que je la mette en place sur le blog, tiens, même si techniquement, je fais tellement souvent des références à Buffy et au Bingo Séries que ça peut en paraître risible. Ou pas. Et pour le plaisir :

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* Qu’est-ce qui court et se jette ? Une courgette… Merci Carambar, même si je préfère « Que fait une fraise qui court ? »… TAGADA TAGADA.

Ce que c’est qu’un(e) sitcom

Salut les sériephiles,

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Cela commence à faire quelques jours de trop que je n’ai pas refait un tour dans le dictionnaire du vocabulaire des séries, et avant que ça ne vous manque, je m’y colle de nouveau ! Cette semaine, je propose de parler des sitcoms et de voir précisément ce que c’est, parce que souvent, ce terme est mal employé… Et j’en suis d’ailleurs responsable, même si les erreurs de genre ne viennent pas de moi !

Alors c’est quoi exactement les sitcoms ? C’est un genre de séries télévisées qui mise tout sur l’humour. Normalement, l’idée de base était de respecter au maximum l’unité de lieu, avec des épisodes de moins de trente minutes et un nombre de caméras réduit (parfois même une seule). Très souvent, ces séries sont tournées en plateau, pour limiter encore plus les coûts de post-production et pour les rentabiliser. Cela permet l’enregistrement de rire en direct. Quand ce n’est pas le cas, les rires entendus sont pré-enregistrés et ajoutés en post-production. Les mockumentaries peuvent aussi recevoir l’appellation sitcom, en parodiant les documentaires. Parmi les exemples cultes de sitcoms, citons The Cosby Show ou Seinfield pour les années 80, The Nanny, The Fresh Prince of Bel-Air ou évidemment Friends dans les années 90, HIMYM, Two and a Half Man ou Community pour les années 2000.

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Les sitcoms, c’est définitivement multi-générationnel.

C’est quoi ce nom ? C’est tout simplement une abréviation, pas la peine d’aller chercher bien loin : sitcom veut simplement dire situation comedy, et je ne vais pas vous faire l’insulte de la traduire celle-ci. Du coup, « situation » et « comédie » étant des mots évidemment féminins, il n’y a pas vraiment de doute à avoir : on dit bien une sitcom.

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Il faut vous y faire !

Quelle origine ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les sitcoms ne sont pas une invention télé, mais ont pour origine… la radio ! Le terme est utilisé à partir des années 50, donc cela commence à faire un petit bout de temps, mais c’est dès 1926 que le genre est inventé, à Chicago, avec un programme de 15 minutes nommé Sam ‘n’ Henry sur la WGN. Ce n’est qu’en 1928 qu’elle connaît le succès, une fois renomée Amos ‘n’ Andy. Cette émission a continué jusque dans les années 60 et a eu une adaptation télévision, avec un recasting, bien sûr. Elle racontait la vie quotidienne d’un couple de personnages de couleur fermiers, décidant de s’installer à Chicago et lançant sa compagnie de taxis pour survivre.

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Et ouais, tout peut fonctionner si c’est bien fait !

À la télévision, la première sitcom n’est pas américaine, elle est anglaise : entre 1946 et 1947, la BBC a diffusé Pinwright’s Progress, une série sur le propriétaire d’un magasin et ses problèmes, avec son rival et ses employés. Avec seulement dix épisodes et aucun enregistrement, cette série diffusée en direct a malgré tout réussi à marquer l’Histoire.

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OK, je m’enflamme, personne n’en a jamais entendu parler avant aujourd’hui, pas vrai ?

Et aujourd’hui ? Comme bien souvent, ce sont les américains qui dominent désormais le genre, avec de multiples exemples, dont le plus évident est The Big Bang Theory. J’ai beau ne pas l’aimer, c’est l’exemple parfait de ce qu’est une sitcom avec rire et limitation des décors. Parks and Recreation, Brooklyn Nine-Nine ou Modern Family en sont d’autres exemples.

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Personnellement, j’adorais The Great Indoors, malheureusement annulée trop vite. Je n’en regarde pas en ce moment, même si j’ai failli me laisser tenter par 9JKL, dernière arrivée.

Il faut savoir qu’il existe un débat depuis une dizaine d’années sur l’appellation sitcom qui provoque toute la confusion autour du terme : certains spécialistes aimeraient le limiter aux séries utilisant des rires (pré-enregistrés ou non), quand les chaînes utilisent le terme pour toutes leurs comédies désormais, y compris celles qui ne sont que des dramédies. C’était tout mon problème avec Atlanta par exemple, parfois vendu comme sitcom alors que bon…

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C’est tout pour aujourd’hui, bon WE à tous !