Salut les sériephiles,
Non, il n’y aura pas de critique d’Euphoria ce matin car il fallait que je parte plus tôt. Je vais essayer de regarder ça en rentrant ce soir, sans certitude de pouvoir le fairE… En même temps, j’ai tellement envie de le regarder que ça devrait le faire. Si seulement les épisodes ne duraient pas une heure à chaque fois ! Bon, de toute manière, je m’y attendais et j’avais prévu le coup : on va quand même parler de la série parce qu’évidemment que ma performance de la semaine est…
Sydney Sweeney
La série : Euphoria
L’épisode concerné : S02E03 – Ruminations: Big and Little Bullys – 19/20
Pourquoi ?
C’est bien simple : j’avais déjà envie de parler d’elle la semaine dernière et celle d’avant, mais elle se faisait voler la vedette par d’autres acteurs. Ce n’est pas le cas cette semaine, mais de toute manière, c’est une performance qui va parler de la qualité de son jeu pour cette saison 2 de la série d’HBO.
Franchement, Cassie était déjà un des personnages que je préférais en saison 1, parce qu’elle avait eu une sacrée intrigue à jouer avec son avortement et sa relation avec McKay. Cette année, elle continue de prendre cher en étant poussée dans les bras de Nate par les scénaristes, mais en même temps, ça permet à l’actrice de révéler le meilleur de son jeu. On voit bien qu’elle est plus âgée que son personnage, mais elle parvient tout de même à être crédible en adolescente tiraillée par les fantasmes et les émotions.
Je crains un peu le pire pour la suite concernant le personnage de Cassie, parce qu’elle n’est clairement pas à l’abri d’une tentative de suicide malheureusement. Elle est en mal-être depuis la reprise, et Sydney Sweeney interprète ça vraiment brillamment. La scène où Nate la fait taire dans la salle de bain était horrible à voir, j’avais tellement de peine pour elle !
En attendant que quelqu’un se rende compte de son mal-être profond, voilà donc le personnage qui se lève chaque jour à 4h du matin juste pour se faire belle afin de plaire à un Nate qui n’en a rien à foutre d’elle. Il ne la regarde que quand elle ressemble à Maddy quand même…
En tout cas, l’actrice est remarquable : l’absence de maquillage y est pour beaucoup, mais ses scènes de préparation à 4h du matin sont aussi fascinantes à regarder que les fantasmes de Nate avec elle, et la crise de larmes du personnage de Cassie quand elle finit par avouer ses sentiments pour lui à sa meilleure amie – du moins quand elle le fait dans sa tête – était incroyable à voir. Ce qui en fait ma performance de la semaine, c’est toutefois la révélation que cette crise était justement imaginée : le regard qu’elle se jette dans le miroir est bien plus froid et bien plus parlant qu’une folie passagère.
J’adore le personnage de Cassie, j’ai hâte de voir la suite de son intrigue et la manière dont l’actrice va continuer de me fasciner !
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Apparemment, je l’ai croisée il y a quelques années dans un épisode de Grey’s Anatomy, mais je ne m’en souviens absolument pas. C’est d’autant plus triste que l’actrice a eu quelques autres rôles marquants, chaque fois dans des séries acclamées par la critique : The Handmaid’s Tale, Sharp Objects ou The White Lotus. Je ne me suis jamais lancé dans ces visionnages. Il faudrait probablement pourtant, ce sont sûrement de bonnes séries.
Côté films, je suis passé à côté de Once Upon a time in Hollywood à sa sortie et je n’ai encore jamais pris le temps de le rattraper. Un jour, peut-être. En attendant, je ne l’ai donc vue nulle part ailleurs… et ce n’est pas si mal : ça me permet d’aimer encore plus Cassie, parce que je découvre les nuances de son jeu au fur et à mesure.
L’info en + :
Sydney Sweeney est une actrice investie également pour défendre son point de vue dans une industrie du cinéma qui maltraite trop souvent les femmes. Ainsi, elle a demandé plusieurs fois que la poitrine de Cassie ne soit pas montrée dans la série, car elle considérait que cela ne servait pas forcément l’intrigue ou le personnage. Rien que pour ça, je l’adore : il faut quand même oser. Cela en dit long aussi sur le plateau de la série où tout semble se passer bien et dans le respect de chacun – ce qui ne paraît pas évident quand on voit le nombre de scènes de nus dans la série.
Si elle est aussi sensible au sujet, c’est parce qu’elle a eu des expériences moins heureuses sur d’autres plateaux de tournage apparemment, allant jusqu’à affirmer qu’elle avait parfois eu envie de rentrer chez elle prendre des douches tellement elle se sentait dégoûtante. Irk. Le métier d’acteur est fascinant pour ça aussi, ça doit être horrible de se dénuder comme ça au travail.
Des expériences malheureuses, elle en a aussi dans la réception de ses scènes de nudité : la première fois que son corps a été exposé dans Euphoria, des internautes ont décidé de mentionner sur Twitter son frère par exemple. Bizarrement, c’est quelque chose qui n’est jamais arrivé à l’interprète de Nate Jacobs. Pas simple la vie d’actrice quand on se voit dégradée pour un rôle qui, lorsqu’il est joué par un mec, est célébré par tous.
Je vais donc terminer l’article en souhaitant bien du courage à Sydney Sweeney.
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Disney + a mis en ligne un épisode au titre un brin spoiler. Par chance, je n’avais pas vu le titre avant de lancer l’épisode, alors j’étais sincèrement surpris devant la première scène de l’épisode. En fait, pour être tout à fait honnête, je me suis surtout senti stupide parce que je n’ai pas capté immédiatement ce qu’il se passait : je me suis d’abord dit que c’était Boba Fett car voilà à quel point je suis attentif aux costumes, puis j’ai eu peur de m’être trompé de série, tout simplement.
Du point de vue de l’intrigue et de l’histoire, cet épisode se tient et finit même par être vraiment intéressant : il y a du fan-service, de l’humour et des enjeux qui sont créés pour nous donner envie de voir la saison 3 – ça nous confirme quand même que Grogu ne sera pas aux abonnés absents, ce qui était l’une de mes peurs (et je suis sûr que je n’étais pas le seul). En plus, ça confirme aussi que le personnage peut être suffisamment entouré pour être intéressant, même sans Grogu.
En revanche, du point de vue de la production… j’ai l’impression que les scénaristes et/ou producteurs viennent de commettre une énorme faute.
Sous couvert de spin-off et de crossover, on se retrouve en effet avec un épisode d’une autre série. Disney s’accorde une trop grande liberté dans son projet.
C’est une chose de proposer des crossovers où les personnages de plusieurs séries interagissent, c’en est une autre de nous vendre une orange et nous servir une pomme. Non, je ne sais pas d’où me vient cette métaphore, mais je pense qu’elle est assez claire. Et ça me soule d’avoir magné ce soir une pomme plutôt qu’une orange, même si je préfère les pommes, parce que j’avais envie d’une orange, quoi. Je crois que je suis capricieux, pourri gâté et pas heureux de m’être fait avoir comme ça. Quant à la qualité de l’épisode en elle-même, la conclusion est simple…
Pourquoi ?
Une fois n’est pas coutume, l’acteur est bien servi par des scénaristes excellents qui lui donne une intrigue lui permettant d’exploiter davantage une facette sombre de son personnage, mais il le fait avec brio. Le voir jouer un méchant pour une fois, c’est excellent, parce qu’il est brillant dans ce genre de rôle. C’est à se demander pourquoi il était toujours un gentil finalement – souvent un peu bâtard, mais toujours bon dans le fond. Contrairement à cette série. Oh, bien sûr, le personnage de Cal a un bon fond, mais bon, quand on le retrouve en train de menacer Fez parce qu’il aimerait retrouver une vidéo porno qu’il a tourné sans le consentement de la mineure avec qui il était en train de coucher. C’est gênant, tout de même et ce n’est pas un personnage gentil. Définitivement pas.
Oula, dans tellement de choses que je vais forcément en oublier ! Le premier rôle dans lequel je l’ai découvert est probablement 