Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20

Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et répond à des questions qu’on ne savait pas forcément qu’on se posait. C’est à mon sens l’épisode le plus solide qui récompense enfin la patience qu’il fallait avoir sur le début. Je suis content d’être resté, ouf… mais par contre, on n’avance pas du tout sur le fil rouge là.

Spoilers 

L’enfance de John n’a pas été de tout repos.

No. I know exactly why me.

Vous avez vu ? Septembre est là, je vois cet épisode en retard parce que c’est la rentrée ! L’essentiel, c’est tout de même de réussir à le voir et, pour le coup, je suis bien content de ne pas avoir laissé traîner celui-ci davantage car j’aurais détesté être spoilé.

Nous repartons en 2016, pendant l’entraînement de John. Il est catapulté dans un centre commercial désert où il semble suivre un jeu de piste géant – façon course d’orientation. Les flèches le mènent vers le bureau du manager et il est révélé, après une nuit entière d’attente dans la salle, qu’il est là pour être interviewé afin de devenir Green Lantern. Normalement, ce n’est pas comme ça qu’une Lanterne est choisie, mais voilà, l’un des Gardiens a été tué par Sinestro, Hal inquiète de plus en plus ses supérieurs et les règles semblent donc pouvoir être un peu adaptées quand ça les arrange.

La personne qui lui fait passer l’entretien, Lianna, prend l’apparence parfaitement rassurante de Laura Linney alors qu’elle est en réalité l’un des Gardiens. L’actrice est si bien choisie : elle a exactement le visage de quelqu’un à qui on aurait envie de raconter sa vie. Pourtant, son personnage est littéralement en train d’évaluer John pour savoir s’il mérite de devenir un policier intergalactique – il n’y a pas vraiment de suspense, on se doute bien que oui (encore que l’inverse aurait été intéressant comme remise en perspective !). Elle l’interroge sur son enfance, sa famille, sa carrière militaire et surtout sur Hal Jordan, ce qui permet à l’épisode de repartir encore plus loin dans le passé et de changer notre perception des deux premiers épisodes. C’est très artificiel et complètement guidé, mais c’est comme ça qu’on fait en 2026.

Bref, le flashback, l’enfance de John ! Déjà, il est révélé dès le départ que le père de John a failli être une Lanterne ! Cela explique pourquoi il était si instable dans les scènes que nous avions vues jusque-là : quand John était bébé, on est venu le chercher et lui a posé la fameuse question. Avait-il peur ? Il a répondu oui, contrairement à Hal, et a été abandonné aussi vite qu’on l’avait réveillé. Le pauvre homme se retrouve ensuite à voir Hal Jordan à la télévision raconter avec le sourire comment, lui, n’avait pas eu peur et avait donc été choisi. On comprend pourquoi ça finit avec un coup de feu dans la télévision.

Cependant, je comprends aussi Bernadette, la mère de John : elle pète un câble assez légitime en voyant son mari, complètement détruit par ce qu’il vient de vivre, utiliser un pistolet devant leurs enfants et elle lui demande de partir. Seulement voilà, ça ne s’arrête pas là : Lianna débarque ensuite chez elle pour présenter ses excuses au nom des dégâts causés par les Gardiens et confirmer par la même occasion que son mari n’était absolument pas fou. Elle lui offre même un énorme diamant en compensation – idée brillante d’extraterrestre qui ne comprend rien aux humains puisque, évidemment, lorsqu’une femme noire essaie ensuite de revendre un diamant pareil, elle se retrouve interrogée par la police.

J’aime beaucoup la manière dont la question raciale entre en compte à ce moment-là, parce que Bernadette remet immédiatement en question le fameux test des Gardiens. Demander à un homme noir américain s’il connaît la peur et conclure qu’il n’est pas digne de la bague parce qu’il répond oui, c’est peut-être oublier que tout le monde n’a pas eu les mêmes raisons d’apprendre à avoir peur dans sa vie. Pour toute réponse, Lianna lui explique que ce qui intéressait la bague chez son mari pourrait être génétique et donc se retrouver chez leurs enfants.

La mère demande alors à l’extraterrestre, qui lui montre son vrai visage (j’ai adoré ce plan où elle est de dos : on ne voit pas, mais la réaction de Bernadette est incroyable), ce qui arriverait si son fils était élevé sans peur. Comprenant que sa progéniture intéresse les gardiens et pourrait devenir une légende, elle retourne chercher son mari et ils prennent ensemble une décision assez dingue : puisque John pourrait un jour devenir Green Lantern, ils vont faire en sorte qu’il soit prêt. Il aura une éducation différente de celle de ses deux frères, quitte à ce qu’il les déteste tous les deux plus tard. John a donc passé sa vie entière à se former pour devenir une Lanterne. On le savait déjà, mais en connaître la raison apporte un éclairage très différent sur le premier épisode et sur son assurance permanente. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous le révéler ENFIN. Je pense que ça aurait très bien fonctionné de commencer par-là, par contre. Pourquoi attendre trois épisodes pour apprécier vraiment un personnage ?

Le jour de ses cinq ans, John voulait des crayons de couleur parce qu’il adorait déjà dessiner. Ses parents lui offrent à la place un costume de Green Lantern et… un fusil. Ambiance. Ils lui annoncent également qu’il a une destinée, qu’il continuera d’être élevé différemment de ses frères pour cette raison et que les oiseaux autour de la maison travaillent pour les Gardiens : ils observent tout ce qu’il fait et rapportent ses progrès. C’était donc ça, l’oiseau de l’épisode 2 et le lien si fort que John semblait avoir avec lui !

Le flashback revient plusieurs fois dans l’épisode et, bizarrement, j’ai aimé ce saupoudrage. En fait, je crois que j’aime beaucoup Bernadette et les sacrifices qu’elle accepte de faire, même si elle est complètement tarée dans sa manière de les faire. Elle sait que ses deux autres fils ont déjà grandi avec leurs peurs et qu’ils ne seront pas les bons candidats pour le poste ; John, lui, peut encore être façonné. Bonjour la pression sur les épaules du gamin. Ce qui est bien, c’est que ça enlève aussi beaucoup le côté « c’est l’élu » qu’on retrouve dans énormément de fictions : John n’est pas miraculeusement né sans peur, on a méthodiquement essayé de lui apprendre à ne jamais en montrer. Bon, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais c’est efficace.

Forcément, ça l’isole aussi de ses frères. J’aime beaucoup la scène où ils écoutent OutKast ensemble en voiture – voilà donc le titre de l’épisode, surtout qu’il est également devenu l’outcast de sa propre famille (simple, efficace). Ses frères se moquent de lui parce qu’il parle comme un petit Blanc et pensent qu’il ne connaît pas les paroles ; John se met à rapper avec eux et, pendant quelques secondes, ils ont enfin l’air d’être simplement trois frères qui s’amusent ensemble. Évidemment, ça ne dure pas : ses parents arrêtent la voiture dans un quartier pourri et l’abandonnent là pour qu’il rentre à pied et seul chez lui.

John a passé sa vie à souffrir de la folie de ses parents qui avaient trop d’ambition pour lui. Je veux dire à quel moment tu abandonnes ton gamin dans un quartier mal famé pour savoir s’il est prêt à devenir lanterne ? À quel moment tu lui demandes de tirer en direction de son père ? La mère est une psychopathe, bien plus que le père, et ce n’est pas du tout ce qu’on avait senti pour le moment. L’enfance de John n’est pas très sympa quoi et ses frères le détestent assez logiquement pour l’attention particulière qu’il reçoit. Il vit dans la même maison qu’eux sans vraiment grandir avec eux et, lorsqu’il rentre de son excursion nocturne imposée par ses parents, il finit quand même en larmes sur son lit. Ça remet pas mal en perspective le John très froid et sûr de lui que nous avons rencontré depuis le début.

La scène de l’épisode 1 où le père tirait sur la pomme au-dessus de son fils m’avait un peu choqué, mais elle a une explication encore plus choquante. Bernadette est celle qui propose l’idée pour montrer qu’il n’a pas peur. Quelques années plus tard, Bernadette va plus loin et inverse toutefois l’exercice : cette fois, John doit tirer sur une pomme placée au-dessus de la tête de son père.

C’est là que Bernadette comprend enfin qu’elle est allée trop loin : son fils n’ose pas le faire et culpabilise qu’un oiseau le voit. Elle explique à son fils qu’il est parfaitement normal d’avoir peur de blesser quelqu’un qu’on aime et lui avoue surtout que toute l’histoire des oiseaux qui rapportaient ses progrès aux Gardiens était fausse. Elle avait tout inventé pour le pousser à se dépasser. Au risque de me répéter : la mère est une psychopathe, mais j’aime beaucoup le déplacement opéré par l’épisode : au départ, elle semble faire tout cela pour réparer ce qui est arrivé à son mari, puis elle finit par le faire pour son fils. Elle veut qu’il réussisse, mais elle comprend aussi qu’elle ne pourra pas y arriver uniquement en lui mentant.

John accepte alors de reprendre le fusil, mais cette fois il refuse que son père serve de cible. Ce sera sa mère. J’ai pas mal ri et c’est mérité, mais je suis content qu’elle accepte de le faire. Disons que ça me rassure un peu sur son côté badass qui avait disparu au profit de la folie qu’elle m’inspirait. Eh, faites-moi une série rien que sur elle et sur cette enfance, je prends. John en profite même pour enfin avouer qu’il déteste les cheeseburgers, ce qui rend rétrospectivement encore plus triste le cheeseburger que son père lui promettait dans le pilote après le tir sur la pomme : le pauvre gosse n’osait même pas dire qu’il n’aimait pas ça.

En revanche, je dois dire que si j’ai aimé l’épisode, cette structure d’épisode avec trois temporalités en parallèle est un calvaire pour la critique. Elle fonctionnait vraiment bien à l’écran. Je reste beaucoup plus sceptique sur le choix de nous montrer aussi longuement John dans sa mission de sniper. La semaine dernière, je trouvais les scènes d’action chouettes ; cette semaine, beaucoup moins. La partie où John passe l’entretien, le flashback sur son enfance et tout ce qu’on découvre sur sa famille sont tellement plus intéressants que j’avais surtout envie d’y retourner.

Il faut tout de même reconnaître que la mission militaire sert à montrer jusqu’où l’éducation de John l’a conduit. Il est envoyé au Kamtchatka pour éliminer Gray Wolf, un homme que les Américains cherchent à abattre, et refuse même qu’on lui fournisse une solution simple pour demander son extraction : John ne panique pas, évidemment. Il attend sa cible pendant neuf mois, blessé et isolé dans la nature, et il est enfin sur le point d’accomplir sa mission lorsque… Hal Jordan débarque avec sa bague, détruit une partie du campement et repart tranquillement avec le type. Je trouve ça risible – mais tellement crédible avec les super-héros qui ne savent pas sur quoi ils empiètent avec leurs super-pouvoirs.

John s’en plaint à son supérieur, mais lui-même est dépité : Hal n’a absolument pas reçu l’ordre d’intervenir. Il aurait récupéré l’information auprès d’un haut responsable dans un strip-club et décidé de régler le problème tout seul, sauf qu’aller jouer au super-héros dans une opération secrète menée en Russie provoque évidemment un joli bordel diplomatique. Il faut donc quelqu’un qui prenne la responsabilité de la catastrophe et ce quelqu’un sera John, qui accepte un renvoi déshonorant de l’armée plutôt que d’exposer l’opération.

C’est assez dingue quand on y pense : Hal a déjà pourri la vie de John avant même de vraiment le connaître, mais même quand ils se croisent par hasard, il réussit à faire encore pire ? Il a obtenu la bague que son père rêvait d’avoir, son existence est indirectement à l’origine de toute l’éducation traumatisante de John et il vient maintenant de détruire sa carrière militaire. Pendant l’entretien, Lianna essaie de lui faire admettre qu’il lui en veut et John refuse. Il comprend même que Hal puisse continuer à aimer Sinestro malgré sa trahison parce que, bon, lui aussi sait ce que c’est que d’aimer les gens qui nous ont élevés alors qu’ils sont complètement fous.

J’aime aussi énormément l’idée que John a toujours voulu être dessinateur. C’est astucieusement réparti dans l’épisode, de son anniversaire des cinq ans où il n’obtient pas les crayons qu’il voulait jusqu’à son retour chez ses parents après l’armée. Pour une fois, Bernadette fait alors quelque chose qui ressemble à une décision de mère à peu près saine : elle l’inscrit à une école d’art à son insu. Il peut enfin essayer quelque chose simplement parce qu’il aime ça et non parce que ça doit le transformer en Green Lantern. C’est un bon message…

Mais c’est précisément là que les Gardiens viennent finalement le chercher. C’est même l’une des idées que j’aime le plus dans cet épisode : ses parents ont passé toute sa vie à développer son absence de peur, son endurance et ses capacités de tireur alors que ce qui va démontrer qu’il peut utiliser la bague, c’est aussi son imagination. Un homme lui demande de dessiner de mémoire le bâtiment dans lequel il se trouve avant de lui confier LA bague et de lui demander de recréer la montre de son père. John parvient à reproduire l’objet jusque dans ses mécanismes, mais la montre disparaît dès qu’il rend la bague (contrairement à l’oiseau, donc). L’homme ouvre alors un portail sous ses pieds et lui ordonne de sauter : on revient enfin au début de l’épisode et à son arrivée dans le centre commercial.

Pendant l’entretien qu’elle lui fait passer, Lianna s’inquiète aussi de savoir si toute cette histoire de Lanternes a compliqué les relations de John avec sa famille. Euh… un peu, oui. John a passé dix-huit ans dans la même maison que ses frères en ayant l’impression de grandir sans eux et, surtout, toute sa vie a été organisée autour de l’idée qu’un jour les Gardiens viendraient le chercher. Il est d’ailleurs tellement certain d’obtenir le poste qu’il ne se demande même pas vraiment pourquoi lui. Il le sait.

La révélation finale est un pétard mouillé car j’avais déjà compris ça comme ça : John ne doit pas devenir le protégé de Hal comme on nous le vend depuis l’épisode 1, il doit le remplacer. Disons qu’on nous confirme ici que les Gardiens reprochent depuis longtemps à Hal d’intervenir dans les affaires terrestres sans autorisation et sa relation passée avec Sinestro ne joue clairement pas en sa faveur non plus. Lianna demande donc à John s’il serait prêt à prendre sa place tout en laissant Hal croire qu’il ne fait que former son futur remplaçant éventuel. John l’est, bien sûr. On sent bien que l’éducation parfaitement saine de ses parents a porté ses fruits !

John se précipite d’ailleurs chez lui pour raconter à ses parents qu’il a enfin réussi, et c’est probablement la première fois de l’épisode qu’il paraît réellement heureux, sauf qu’Hal est déjà dans leur cuisine et leur a tout raconté à sa place. Évidemment. Il se montre charmant avec eux (ça n’a pas l’air de les contenter, cela dit), avant de sortir avec John et de changer immédiatement de ton.

Hal ne veut ni protégé, ni second, ni remplaçant : John n’aura sa bague que sur son cadavre. Bon. Sachant que la série a littéralement commencé avec le cadavre de ce Green Lantern, ça finira bien par arriver, mais je pense que ça arrivera bien avant la mort d’Hal… Il conclut tout de même qu’ils commenceront l’entraînement le lundi suivant, s’envole et John regarde un oiseau posé devant chez lui en estimant que Hal doit bien l’aimer. Maintenant que l’on sait ce que représentent les oiseaux pour lui (la surveillance supposée des Gardiens pendant son enfance, même s’il a appris que c’était un mensonge de sa mère), la scène fonctionne très bien et éclaire les deux premiers épisodes.

C’est très chouette tout ça, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ce n’est pas raconté dès le premier épisode finalement. Là, on fait une pause complète dans l’intrigue en fil rouge alors que John avait 48 heures pour retrouver un Manhunter susceptible d’entraîner la destruction d’une moitié du Nebraska et que Sinestro venait justement de demander à Hal ce qu’il savait de John. Je comprends donc la logique scénaristique qui consiste à répondre maintenant à ces questions et je reconnais que l’épisode fonctionne extrêmement bien comme ça, mais ça reste très artificiel.

Je sais que c’est comme ça qu’on raconte beaucoup de séries en 2026 : on nous montre d’abord des comportements étranges, on nous fait nous poser des questions pendant deux épisodes et on nous offre ensuite l’épisode flashback qui change notre perception de tout ce qu’on a vu. Ici, c’est particulièrement réussi parce que l’oiseau, la relation entre John et Hal, son obsession pour les ordres ou même sa manière d’utiliser la bague prennent soudain un autre sens… Mais ces éléments auraient aussi pu être apportés dès le début, dans l’ordre, et rester sacrément cool. Bref, je ne vois pas l’intérêt et je vieillis mal, encore une fois.

Allez, ça reste un excellent épisode quand même. Maintenant, ce serait sympa de sauver le Nebraska.

Capture d’écran de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…

Salut les sériephiles,

Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :

Côté visionnage

C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !

Côté blog

Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :

La semaine prochaine sur le blog…

Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).

Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉

Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…

Lanterns – S01E02 – Trust Fall – 15/20

Si c’est toujours lent, je commence à me faire vraiment au rythme de la série et surtout à certains aspects des personnages. Je ne sais pas, on va dire que je m’attache un peu. Il y a toujours toute une partie à laquelle je n’accroche pas, certes, mais l’action est efficace et ma curiosité est piquée. Je sens que la série sait où elle veut aller, mais que moi, je ne le sais pas ; et ça me donne envie de rester. Par contre, même si j’aime bien certains aspects, je ne comprends pas le succès qu’elle semble rencontrer, parce que ça reste plutôt moyen dans l’ensemble en ce qui me concerne : trop sérieux, trop mascu, trop lent pour être un vrai coup de cœur en 2026.

Spoilers 

Alors que la bague est presque déchargée, Hal envoie John à Coast City récupérer la lanterne qui permet de la recharger. Resté à Rushville, il poursuit de son côté l’enquête sur la tuerie du stade.

White men with money? They can do whatever the fuck they want.

Bon, le cliffhanger m’a perturbé la semaine dernière, mais je suis surpris par ce début d’épisode qui reprend comme si de rien n’était dix ans auparavant. Après l’explosion du commissariat, Hal décide simplement de reprendre l’entraînement de John. Le faux suspense de l’inconnu qui approche de John endormi, j’ai trouvé ça un peu lourd, mais pour le reste, je suis quelque peu perturbé par l’intérêt de cet aperçu du futur si c’est pour reprendre ensuite comme si de rien n’était.

J’aime bien toutefois le côté entraînement où John apprend à se servir de la bague comme il peut. À défaut de savoir voler avec, il est au moins capable de créer un oiseau vert qui semble presque vivant. Cela perturbe Hal, d’autant plus que John est capable de maintenir sa création même lorsqu’il ne porte plus la bague, ce qui semble perturber notre Green Lantern en titre. Hal fait pourtant comme si de rien n’était ensuite et ça m’interroge forcément sur les limites du pouvoir de la bague (eh, ça fait longtemps que je ne me suis pas intéressé à ce héros).

En tout cas, la bague est presque déchargée et John doit aller chercher à Coast City la lanterne qui permet de la recharger. Hal lui prend un billet d’avion afin que son bleu puisse récupérer tout ce dont il a besoin chez lui. C’est un abus d’autorité, ça, non ? Il lui donne aussi pour mission de conserver l’oiseau : celui-ci peut disparaître au moment où John arrêtera de se concentrer dessus, alors ça laisse plein de possibilités de se foirer – un test un peu con, en vrai, mais je sens qu’il teste ses capacités.

Une fois débarrassé de John, Hal continue son enquête à Rushville. Il retourne au stade où quatre personnes ont été tuées, prenant ainsi place dans les gradins où il sera retrouvé mort dix ans plus tard. C’est intrigant que l’enquête continue : pour moi, comme il refuse de contacter ses supérieurs, on en avait fait le tour. Je veux dire, l’alien qu’il leur restait est mort en faisant exploser une partie du commissariat et ils n’ont plus tellement de pistes à suivre. Certes, rien ne dit encore que l’alien en question est responsable de la tuerie et ses dernières paroles sur une vengeance laissent clairement entendre qu’il y a autre chose derrière tout ça, mais tout de même, quoi. Il n’y aurait pas de série s’il se barrait, remarque.

C’est précisément ce qui donne par moments l’impression que la série ne sait pas où elle peut aller (elle sait où elle veut aller, par contre, c’est différent), surtout qu’Hal est aussi limité en pouvoir. Il n’a pas son bleu avec lui, il a un anneau presque déchargé qui le fait tomber quand il essaie de voler… Bon, il ne peut pas aller loin, quoi. Je trouve tout de même que la série gagne en intérêt avec ce second épisode qui nous montre un aspect encore plus humain du personnage.

Il décide de se rendre à une réunion publique où Kerry parle du futur de la ville et notamment du prochain match de football. Faut-il le maintenir après la tuerie ? Il y a de quoi se poser des questions. Si Billy veut surtout se débarrasser d’Hal au passage, notre Green Lantern ne le sent pas comme ça : il veut comprendre pourquoi l’alien qui s’est fait exploser parlait de vengeance et il veut continuer son enquête. Il le fait de manière surprenante en allant chercher les quatre cadavres à la morgue. L’intérêt de nous montrer le pénis du mort ? Je cherche encore, mais ça a fait parler, je me suis fait spoiler sur Twitter. Peut-être qu’il faut que je remette en question mon algorithme. Bref. Il traîne les cadavres jusqu’au stade où il se rend compte que les portiques déjà repérés plus tôt ne sont pas des détecteurs de métaux, mais des détecteurs d’extraterrestres.

Et là, l’enquête devient tout de suite plus intéressante : les quatre personnes abattues au stade étaient en réalité elles aussi des extraterrestres. La fusillade n’était donc pas une tuerie de masse complètement aléatoire comme elle en avait l’air, mais bien une attaque ciblée. Les hommes de William Macon – le beau-père de Kerry – avaient un moyen de savoir exactement qui n’était pas humain. Voilà qui explique un peu mieux pourquoi Hal refuse de lâcher l’affaire, son instinct était encore une fois le bon.

Bien sûr, Kerry est rapidement sur la piste d’Hal et essaie de comprendre ce qu’il fait. Avec les cadavres dans sa voiture, il se rend chez William Macon pour tenter d’obtenir davantage d’informations. William ne semble plus aussi intéressé par Hal que la semaine dernière : son seul but est désormais de voir Green Lantern quitter la ville au plus vite. Il confirme que la technologie vient du mystérieux bienfaiteur pour lequel il travaille, mais refuse d’en dire davantage, parce qu’il est sous contrat, blablabla. Hal, qui affirme n’avoir jamais vu des détecteurs d’extraterrestres aussi sophistiqués ailleurs dans la galaxie (d’où ça vient, bordel ?), veut savoir ce que William cache encore sur ses terres.

Le problème, c’est que William n’hésite pas à utiliser la force pour virer Hal de sa propriété, allant même jusqu’à lui tirer dessus par l’intermédiaire d’un de ses hommes. J’ai un peu de mal avec l’idée que ce soit légal, même si Kerry le confirme deux fois. Quand bien même le type est sur une propriété privée, lui tirer dessus en sachant qui il est ? Face à une shérif ? Je ne sais pas, c’est étrange les lois dans le Nebraska.

Quand Hal se réveille à l’hôpital, il découvre qu’il est menotté. Kerry sympathise l’air de rien avec lui, mais elle lui rappelle aussi que c’est elle la boss et qu’il ne peut pas continuer à ignorer son autorité devant toute la ville. C’est vrai qu’elle avait l’air un peu ridiculisée jusque-là, particulièrement dans la scène face à toute la ville où John l’interrompt, bavarde avec son mari, puis la rembarre en répondant au téléphone. J’ai envie de bien l’aimer, Kerry, puisque c’est la seule femme à qui on donne du temps d’écran, mais je n’arrive pas à lui faire confiance à 100 % (puis elle vient de Gotham, je ne sais pas, ça fait trop de liens avec l’univers de Batman, tss).

Cette scène permet surtout de glisser une information qui va avoir son importance plus tard : pendant qu’il était inconscient, Hal a prononcé le nom de Sinestro. Kerry sait qu’il s’agit d’un ancien Green Lantern passé du mauvais côté et Hal lui apprend que Sinestro était son mentor avant qu’il ne le fasse tomber. Bon, la série ne s’attarde pas énormément dessus, mais c’est clairement le genre d’information qu’elle ne balance pas pour rien – et c’est confirmé dès la fin de l’épisode.

Et puis, cette histoire de détecteurs est étrange : si Kerry savait ce qu’ils étaient, pourquoi a-t-elle mis tant de temps à croire Hal la semaine dernière quand il parlait d’extraterrestres ? Elle reconnaît finalement qu’elle avait tort au sujet de Waylon, mais explique surtout qu’elle ne voulait pas alimenter la paranoïa de William et de ses hommes. Mouais. Je ne suis pas sûr que ça réponde complètement à mes questions, mais au moins la série semble consciente du problème ? Si vous avez vu l’épisode, sérieux, vous en pensez quoi ?

Kerry se demande aussi pourquoi Hal est encore là. Ma foi, elle a les mêmes questions que moi, c’est déjà ça… Hal se contente de dire qu’il trouve toute l’affaire trop suspecte pour éliminer complètement la théorie d’une menace. C’est d’autant plus étrange que l’hôpital de la ville est désert : aucun patient, quasiment aucun personnel et du matériel qui semble encore neuf. J’ai l’impression qu’on nous ouvre des pistes, mais je ne sais pas encore quoi en faire.

Pendant ce temps, John et son petit oiseau (non, vraiment, il a un oiseau, on a dit, ce n’est pas une image cheloue pour parler de son entrejambe, promis) arrivent chez Hal, à Coast City. Celui-ci se plaint de ne pas être assez payé, mais il a une sacrée baraque. John en profite pour fouiller un peu, ce qui permet de nous montrer que Lantern a de jolis costumes, que John a très envie d’essayer, des photos avec des personnes importantes comme le pape et une vie sacrément luxueuse. Enfin, luxueuse… Il vit dans cette immense maison depuis des années et elle paraît quasiment vide ? Je suis toujours impressionné par les gens si minimaliste – si vous voyiez le bordel et tous les objets qu’il y a chez moi !

Sur les indications d’Hal, John trouve la lanterne dans une dimension de poche. Il récupère donc cette sorte de batterie géante permettant de recharger l’anneau, puis part chercher de quoi nourrir Earl, l’animal de compagnie d’Hal Jordan. Enfin, animal. C’est ce qu’on pense au départ, mais il s’agit en fait d’une énorme plante carnivore. Soit ? Je me demande s’il y aura un intérêt par la suite.

Une fois tout ça fait, John remet la clé de la baraque à sa place (franchement, cachette si peu sûre !) et… se fait kidnapper. Il est embarqué dans un van, mais comme ses ravisseurs ont la bonne idée de prendre avec eux son oiseau, John parvient à s’en sortir plutôt efficacement. J’ai beaucoup aimé la scène d’action où on le voit se battre violemment pour s’échapper, puis courir le long de l’autoroute, à contresens tant qu’à faire. Franchement, c’est un peu ce qu’il manquait au premier épisode. On ne comprend toujours pas tout ce qui est en train de se passer, mais je ne sais pas, l’action, l’oiseau, ça me plaît bien comme pistes.

Malheureusement, John se fait finalement rattraper puis interroger par un certain Antaan (c’est pratique d’avoir internet pour les noms !), un homme qui s’intéresse beaucoup à cet oiseau capable de rester en vie sans que John porte la bague. Surtout, il essaie de recruter John en lui faisant un petit cours d’histoire sur les Manhunters. Est-ce que les Lanterns ne seraient pas si gentils que ça finalement ? Difficile à dire.

L’histoire racontée est tout de même assez énorme. Avant les Green Lanterns, les Gardiens utilisaient déjà des êtres synthétiques appelés Manhunters pour faire respecter leur conception de la justice dans la galaxie. Ces créatures peuvent prendre l’apparence des espèces parmi lesquelles elles vivent et créer une technologie extrêmement avancée. Seulement voilà, leur manière de rendre la justice a quelque peu dégénéré et l’un d’eux serait notamment resté sur la planète d’Antaan, un extraterrestre, après le départ des Gardiens, prenant l’apparence de son peuple avant d’organiser tranquillement son génocide.

Pour s’assurer que John comprend bien l’horreur de ce qu’il raconte, Antaan lui fait vivre directement les souvenirs du massacre grâce à une sorte d’arme qui lui injecte les images dans le cerveau. Charmant. C’est une manière étrange de recruter quelqu’un, tout de même, mais ça permet au moins à John de comprendre pourquoi ces extraterrestres sont prêts à absolument tout pour retrouver le Manhunter responsable.

Et c’est là que tout se relie enfin à l’intrigue du stade. Hal serait arrivé après le massacre du peuple d’Antaan, aurait capturé le Manhunter et assuré qu’il serait exécuté. Pourtant, Antaan est désormais convaincu qu’il est toujours vivant et qu’il se cache sous une apparence humaine à Rushville. Les quatre extraterrestres tués pendant le match étaient justement des membres de son équipe venus le chercher, tout comme Waylon, celui qui s’est fait exploser au commissariat. Forcément, le fait qu’Hal Jordan soit arrivé en ville juste après leur mort rend notre Green Lantern particulièrement suspect à leurs yeux : est-ce qu’il protège le Manhunter ?

Voilà qui donne surtout enfin un vrai objectif clair à la saison. Les extraterrestres ne peuvent pas pénétrer tranquillement et sans risque dans Rushville puisque les détecteurs de William les repèrent (et donc, c’est William qui a tué les quatre dans le précédent épisode ?). Antaan donne alors 48 heures à John pour identifier le Manhunter qui se cache parmi les habitants. Comme il a pris forme humaine, il serait possible de le tuer sous cette forme. Et si John échoue, Antaan et les siens entreront eux-mêmes en ville en se faisant exploser jusqu’à éliminer leur cible, quitte à raser Rushville au passage. Ah oui, tout de suite, ça donne un peu plus d’enjeu et de raisons de rester à Rushville pour les épisodes suivants.

Après tout ça, John et son oiseau se rendent dans un diner typiquement ricain en revenant en ville. Il y tombe bien évidemment sur Zoe. « Bound to happen » ? Je ne pense pas. Les scénaristes veulent vraiment forcer sur cette relation, par contre. C’est con : je n’y accroche pas du tout et je ne comprends pas ce qu’on est censé y trouver. John regrette d’avoir couché avec une femme mariée, elle non ? Ben super. J’étais déjà pas bien motivé par le plan cul imposé la semaine dernière, mais si ça doit se transformer en relation cheloue toutes les semaines, je ne pense pas que je vais accrocher.

C’est con parce que le reste de l’épisode me plaisait. Bon, tout ne peut pas me plaire, après tout. Je vois aussi que Zoe est là pour être la voix de la conscience de John : elle lui permet d’expliciter ses décisions et surtout ses doutes sur Hal, ce qui a un peu plus d’intérêt maintenant qu’on sait que les extraterrestres eux-mêmes ne lui font pas confiance. Je suppose qu’elle aimerait bien qu’il se serve une nouvelle fois de son petit oiseau aussi (et cette fois, je ne parle pas de l’oiseau vert, hein), mais John semble vouloir mettre des limites.

Après tout ça, John rentre au motel où loge Hal et découvre ce qui lui est arrivé. Il ne semble pas tellement s’en inquiéter et lui donne de quoi recharger la bague. Hal est saoulé de voir que John a pris l’uniforme, mais il le lui rend bien, en fait : John a payé la location de la voiture dans laquelle Hal a foutu les cadavres des extraterrestres. La voiture est quelque peu sale, du coup.

Énervé, John décide d’interroger Hal sur les Manhunters. Il lui raconte absolument tout ce qui s’est passé, y compris le fait qu’Antaan lui a ordonné de ne rien lui dire et qu’ils n’ont désormais que 48 heures pour retrouver le Manhunter. Ça me surprend un peu. Il me semblait qu’il garderait ça pour lui au moins un temps, mais finalement il fait confiance à Hal malgré tout ce qu’il lui fait, à commencer par lui cacher que ce qu’il réussit avec l’oiseau est exceptionnel. Hal est d’ailleurs clairement déstabilisé par cette capacité : John a réussi à maintenir sa création sans même porter la bague.

Hal s’interroge sur ce que peut représenter l’oiseau pour John, mais celui-ci le désintègre sans hésiter une seconde. Dommage, je m’étais déjà fait à ce compagnon qui piaille…

Pour la fin de l’épisode, Hal enfile enfin son costume de Green Lantern et quitte la Terre. Ça fait respirer la série et étend enfin les possibilités au-delà de cette petite ville du Nebraska. Il se rend dans une prison intergalactique afin d’interroger quelqu’un sur les Manhunters : Sinestro, évidemment, l’ancien Green Lantern et ancien mentor d’Hal dont Kerry parlait un peu plus tôt.

Hal veut savoir ce qu’il connaît des Manhunters, mais Sinestro semble beaucoup plus intéressé par autre chose. Il lui explique en gros que si un Manhunter existe encore, ce n’est que la deuxième plus grande menace à laquelle Hal doit actuellement faire face. La première ? Il lui demande aussitôt de lui parler de John Stewart. Bon. C’est un cliffhanger qui me motive moins que celui de la semaine dernière, mais la question est efficace : qu’est-ce que John a de si particulier pour que son simple petit oiseau vert inquiète déjà autant Hal et intéresse Sinestro ? Une menace, vraiment ?

Et qui serait donc le Manhunter ? En vrai, toute la ville me paraît suspecte à ce stade – et l’hôpital désert ne me rassure pas tellement. Est-ce qu’il n’y a que des extraterrestres autour d’Hal ? J’ai des théories qui germent.

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