Salut les sériephiles,
Nous sommes lundi, c’est reparti pour une performance de la semaine… Et au bout de dix épisodes d’Atypical, autant vous dire que le choix était plutôt simple, même si la rédaction s’avère un brin plus complexe. Bref, vous commencez à le savoir : j’ai terminé la saison 4 ce week-end et c’est sans surprise qu’une performance s’est imposée. Je pense que vous l’aurez déjà deviné, il s’agit de celle de…
Brigette Lundy-Paine
La série : Atypical
L’épisode concerné : S04E8 – Magical Bird #2 – 19/20
Pourquoi ? Cela me fait un peu de peine pour l’acteur jouant Sam qui n’aura pas son article car j’ai terminé la série et que l’article du jour n’est pas sur lui, mais il faut bien avouer qu’il s’est fait voler la vedette plus d’une fois au cours de la série, et de la saison 4 donc, par Casey.
Casey est un personnage hyper attachant, avec un côté narquois et méchant pas toujours si attachant, certes, mais permettant toujours un bon humour. Les meilleures répliques, celles qui font mouche sans problème, viennent toujours de Casey et sa situation personnelle fait qu’elle est rapidement devenue aussi intéressante que Sam. Si le frère est le point de départ de la série avec une adaptation à vivre pour correspondre aux attentes du monde ordinaire, la sœur n’est que le reflet de la complexité du monde ordinaire : se découvrir bisexuelle était loin d’être évident.
On sentait bien dès le départ qu’il y avait un souci avec Evan, et maintenant, on sait pourquoi. La saison 4 se concentrait beaucoup sur Casey et son mal-être d’être bien dans sa relation avec Izzie, mais d’avoir l’impression de ne jamais être à la hauteur de ce qui était attendue d’elle.

Avec tous les dramas entourant Izzie, elle n’avait en plus pas trop le temps de se centrer sur elle-même et elle avait des routines qui font peur, avec des réveils à 4h du matin. La voir faire ses crises, c’était hyper prenant. J’ai eu plein de peine pour elle, j’ai eu envie de la voir communiquer davantage avec ses proches et j’ai eu envie d’en savoir plus sur la vraie cause de son mal-être.
Malheureusement, en dix épisodes de trente minutes seulement, la série n’a pas réussi à être pleinement satisfaisante sur cette intrigue, avec une résolution en queue de poisson. Il n’empêche que tout l’épisode se centrant sur Casey et son mal-être était incroyablement génial – et vachement bien joué aussi. Comme sa relation avec Sam, comme son amour du sport, comme tout ce que Brigette a eu à jouer dans les quatre saisons.
Vu(e) aussi dans : Brigette Lundy-Paine a un physique reconnaissable et, malheureusement, je n’ai jamais eu l’occasion de voir d’autres rôles. Casey était un personnage bien spécifique, qui collait bien avec sa performance. J’espère que d’autres rôles s’offriront prochainement à Brigette… mais je suis loin d’en être sûr. J’ai peur pour l’ensemble du casting de la série, à vrai dire, je les aime bien, j’aimerai les revoir ailleurs (bon, pas Elsa, d’accord), mais ils sont finalement tous… atypiques. Pas facile de se trouver un rôle dans une industrie qui valorise la norme la plus basique.
L’info en + : Brigette Lundy-Paine se définit comme non-binaire et… c’est un casse-tête en ce qui me concerne, car je me rends compte que j’ai beaucoup à apprendre sur le sujet. Dans les critiques par épisode, je m’en sors par le fait que Casey soit définitivement une fille – même s’il y aurait eu l’occasion d’aborder ces sujets aussi, surtout avec son mal-être, pour refléter exactement ce que ressent Brigette Lundy-Paine.
Par contre, dès qu’il s’agit de l’évoquer en tant qu’interprète, j’ai bien du mal à gommer le genre – ou plutôt à ne pas genrer au masculin, qui est le neutre français en théorie. On manque définitivement d’un neutre en français, et moi je manque de pratique pour parler comme il faut des personnes non-binaires. Je m’en étais déjà rendu compte avec This is us…
Mon vrai problème sur le sujet ? Je n’ai aucun mal à en parler en anglais, car j’en entends toujours parler via de tweets et projets américains ; rarement en français, donc. Oh, j’ai bien le pronom « iel », évidemment, et je connais l’écriture inclusive, sans en être vraiment un expert. Un comble. Bref, ça ne m’empêche pas d’adorer le travail de Brigette Lundy-Paine de toute manière, et j’espère qu’on pourra revoir prochainement d’autres projets où son travail sera mis en avant !
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes




Qui se souvient de son passage dans À la maison blanche (Ludo, probablement) ou de ses films précédents la série, hein ? Il était plutôt beau gosse, OK, mais bon, ce n’est pas comme ça qu’on s’en souviendra !
On sait bien qu’en coulisses, il y a eu des scandales. Si Pauley Perrette a quitté le rôle d’Abby qui était littéralement fait pour elle, ce n’est pas pour rien… Les rumeurs sont allés bon train à l’époque, et le consensus s’est arrêté sur une ambiance toxique, particulièrement en présence de Mark Harmon. C’est triste. On ne saura probablement jamais ce qu’il en était exactement, mais tout de même, c’est dingue !
Bien sûr, aujourd’hui, Mark Harmon ramène sa femme au travail pour bosser avec lui, alors on peut espérer que ça se passe mieux en plateau. Malgré tout, Mark Harmon va réduire sa participation à la série. Ce n’est absolument pas surprenant, et c’est aussi ce qu’il s’était passé pour le personnage de Ducky. En revanche, si l’intrigue permettait d’offrir une porte de sortie toute trouvée au personnage de Gibbs avec l’explosion du bateau – il aurait pu se faire passer pour mort et n’avoir qu’une ou deux scènes de temps en temps – les scénaristes semblent avoir fait un choix différent. Reste à voir comment tout se déroulera désormais pour Gibbs, avec un Mark Harmon qui ne participera qu’à dix épisodes de la saison 19.
Je suis curieux de voir comment sera gérée la transition désormais, ce sera bizarre sans lui… mais ce n’est pas si grave.
Du côté du personnage, Nini reste une adolescente, mais elle est de plus en plus tiraillée entre son évolution personnelle et son couple qu’elle veut sauver par principe quand il est de plus en plus certain qu’elle n’est pas faite pour rester avec Ricky ! Et vous savez quoi ? Je trouve ça drôlement intéressant de pouvoir assister à une telle évolution dans une série pour ados, parce que c’est le genre de thématique que j’ai rarement vu aussi bien abordée dans les séries : c’est hyper cohérent du point de vue ados la manière dont c’est présenté.
L’info en + : 
Pourquoi ? Je suis en retard dans la diffusion de la série puisque j’ai décidé de ne voir qu’un épisode par semaine afin de la faire durer. De toute manière, j’ai l’impression que personne ne la regarde et que mes critiques ne font pas mouche pour le moment, alors autant prendre tout mon temps… Il n’empêche que dans ce deuxième épisode, Cary n’a pas forcément le meilleur des rôles, puisqu’il est présenté comme un personnage un brin chiant.
Malgré cela, l’acteur parvient tout à fait à nous vendre son personnage et à manier assez subtilement plusieurs émotions et types de jeu. Du côté de l’humour, il n’y a pas à dire, Drew Tarver a un don pour la comédie, avec un visage super expressif. La toute dernière scène de l’épisode 2 m’a fait mourir de rire, avec un visage qui crie la souffrance quand il présente les « gay news » de la semaine.
Le jeu d’acteur est parfait pour nous montrer à quel point Cary a envie d’être vu comme normal, d’être accepté – et à quel point il aurait aimé l’être de la part de son père. La série maltraite inévitablement le personnage par son concept, mais cette semaine, j’ai eu l’impression que le but était vraiment de le faire évoluer dans le bon sens, et de le faire grandir tout au long de la série. Il serait temps qu’il comprenne ce que son frère chantait : c’est parfaitement OK d’être gay, tout le monde s’en tape. Sort of.
Aussi vu dans : Drew Tarver est un acteur qui est dans le métier depuis un moment et qui a multiplié les petits rôles dans un certain nombre de films et séries. Il aurait dû, par exemple, être à l’affiche de