Après des mois d’attente, il ne reste plus que vingt-quatre petites heures avant la saison 6 de The 100, qui sera le point de départ d’une aventure dont on sait déjà qu’elle ira au moins jusqu’à la fin de la saison 7. Tout va bien, donc. Mon seul problème, c’est que pour la première fois depuis que je regarde la série, je n’ai pas pris le temps de revoir la saison précédente avant de me lancer dans ce visionnage. Et comme je n’ai plus le temps de m’attarder sur ces treize épisodes d’un coup – eh, je suis en revanche devant le double épisode final au moment où j’écris ces lignes, il m’a paru cool de prévoir un article résumant la situation avant le 6×01 (déjà !). Nous voilà donc parti pour un article plein de spoilers si vous n’êtes pas à jour, donc méfiez-vous.
La dernière fois que nous avons quitté nos héros, un tas de problèmes venait tout juste d’être résolu, mais une vie entière était passée. Souvenez-vous, le grand méchant de la saison s’était avéré ne pas être Diyoza, mais bien McCreary. Ce dernier, comprenant qu’il ne pourrait pas avoir la Terre pour lui et ses hommes, avait pris la décision de détruire la planète avec une tête nucléaire de plus.
Pas pour longtemps, une fois la tête nucléaire lancée.
Clarke n’avait pas eu d’autres choix que d’ordonner alors l’évacuation de la Terre, qui s’est faite sans le moindre sacrifice, étrangement, même si elle n’a pas hésité à tuer McCreary (apparemment ?) d’un bon coup de pied dans la tronche devant Diyoza, enceinte de ce même McCreary.
Autant dire que Diyoza est mise de côté ensuite, même si elle n’est pas tuée. Ce n’est pas la seule mise de côté : Octavia n’a fait que de la merde avant l’épisode final, menant Wonkru à sa perte. Elle a en effet refusé de reconnaître la royauté de Maddie. Pour rappel, celle-ci est officiellement devenue le nouveau Commander dans les derniers épisodes, reprenant très clairement et subtilement les mimiques de Lexa ; au point de convaincre Clarke de changer d’avis. C’est bien beau de vouloir sauver avant tout sa fille adoptive, mais c’est mieux de sauver l’humanité. Les deux leaders déchues se retrouvent en fin de saison à déprimer ensemble de voir où la soif de pouvoir les a menées. Elles se sont pourtant rattrapés sur la fin, c’est dommage, Octavia était même prête à se sacrifier pour son frère, Gaia et Indra avant d’être sauvée in extremis par Emori et Echo, puis de reconnaître Madi comme leadar (alléluia !).
You are Wonkru or you are the ennemy of Wonkru
Clarke invite tout le monde à rejoindre le vaisseau de Diyoza dont elle a pris le contrôle. Parmi tout ce monde, on note donc Octavia (Bloodreina), pas très aimées de tous nos héros et même de son peuple, Bellamy, toujours en froid avec sa sœur (mais elle lui a enfin dit « je t’aime »… même si une partie de lui veut la voir morte, joie de vivre!), Abby, clairement pas tout à fait désintoxiquée de sa drogue (même si elle a arrêté d’en prendre) et culpabilisant encore d’avoir forcé les survivants du bunker à manger de la viande humaine, Marcus, assez clairement amoureux de Diyoza et dans le coma, Harper, Monty, Echo (yaaaaay Becho for the win), Raven (qui a organisé l’évacuation d’urgence et a donc un nouveau mec), Murphy (blessé par balle mais opéré par Monty et…) et Emori (team cafard !), Niylah (qui a laissé Murphy pour mort derrière elle, super la guérisseuse)… Purée, mais c’est qu’il y en a du monde dans cette série !
Le cap est alors mis vers une nouvelle planète, mais il y en a pour des années de trajet, avec clairement pas assez de bouffe pour tout le monde. Ce n’est pas spécialement un problème maintenant que la cryogénisation est en place : la nouvelle Commander, Madi, prend ainsi la décision d’endormir tout le monde pour dix ans, histoire de voir ce qu’il en sera de la Terre dans dix ans. Malgré les différends politiques, tous sont prêts à accepter la perspective Belle au Bois dormant pour quelques années.
Quelques années ? plutôt 125, finalement ! En effet, Monty et Harper font la surprise à leurs amis de ne pas s’endormir. Lassés par leurs années de conflits – et on les comprend, ils viennent de traverser des mois éprouvants quand même, les deux membres de l’équipe des 100 depuis le touuuuut début ont décidé de rester ensemble à gérer le vaisseau pendant que tout le monde dormait. C’est super triste d’imaginer qu’ils ont passé l’ensemble de leur vie à deux, sans avoir jamais personne d’autre à qui parler. Pourtant, cela semble leur convenir parfaitement dans les petites vidéos qu’ils laissent à Clarke et Bellamy pour faire leurs adieux.
C’est Harper qui s’éteint en premier, probablement suivi peu de temps après par Monty. Ils laissent tout de même derrière eux Jordan (Jordan Jasper Green, même), leur fils, extrêmement bien casté tant l’acteur semble être le mélange physique d’Harper et Monty. Cela vaut aussi pour le caractère, avec l’humour de Monty et la douceur d’Harper. Instant favorite. Le couple a eu son happy ending tant attendu, mais il quitte donc la série en foutant encore plus de merde politique à venir : ils informent en premier Clarke et Bellamy, mais eh, le Commander, c’est Madi merde. En plus, c’est elle qui a œuvré à leur réconciliation !
Jordan n’est pas au bout de ses surprises, parce qu’il va bientôt rencontrer pleeeeeeeeein de gens !
La série nous a quitté aussi avec l’espoir de se renouveler une fois de plus : après une saison 5 qui avait inversé la perspective de la saison 1 (Clarke, et surtout Octavia, devenant les Grounders), la saison 6 nous promet finalement un reboot : Clarke et Bellamy regardent depuis leur vaisseau les soleils se lever sur une nouvelle planète… Oui, oui, les deux soleils.
La nouvelle planète ? La deuxième surprise de Monty et Harper qui ont compris que la Terre resterait invivable cette fois-ci. Par chance, Monty a trouvé une nouvelle solution, qui prend la forme d’une nouvelle planète donc. Elle a été théoriquement colonisée par les terriens il y a un petit moment, grâce au vaisseau Eligius III. Le truc, c’est qu’Eligius III ne connaît rien des grounders, ni de la géopolitique terrienne catastrophe, ni des deux ou trois apocalypses qu’ils ont vécu en l’espace d’une vie. Au moins, l’humanité survit !
J’ai si hâte de découvrir la suite demain ! Je n’en ai vu aucune image pour l’instant, comme d’habitude, vous me connaissez, je suis anti-spoiler à fond (je mens : j’ai vu le nouveau générique une fois il y a des semaines, mais chut, chut). Hâte, hâte, hâte ! Je vous abandonne avec cette vidéo, c’est en Espagnol, mais j’ai aimé ce résumé.
Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.
Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !
Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !
Oubliez ce que vous croyez savoir
Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :
A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.
Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).
Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :
Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.
Les branches temporelles
Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.
C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :
Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !
Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.
Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !
Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.
En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.
Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.
En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…
La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula
Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :
Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !
Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :
En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.
Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.
Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).
Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.
La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.
Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.
Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.
Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).
Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.
Le paradoxe de Captain America
En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :
Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :
Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.
Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).
Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !
Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.
C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !
Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.
Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…
Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?
Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !
Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.
Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…
Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.
Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.
Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !
Eh non, je ne vous propose même pas un article sur Avengers aujourd’hui, parce qu’on sait tous que tout le monde va faire une overdose… et parce que je finirai bien par vous en écrire un avec mon avis sur le film (pas de spoil en attendant svp). Du coup, comme chaque mercredi, je vous propose plutôt de parler de Charmedaujourd’hui.
– C’est la saison de toutes les transformations… et par là, je devrais plutôt dire, c’est la saison pour foutre Phoebe à poil par tous les moyens possibles. C’est franchement abusé, parce que même si je m’en souvenais, c’est assez dingue d’enchaîner les épisodes et de la voir toujours de plus en plus dénudée grâce à des twists de scénario totalement improbable !
– Paige change de coupe de cheveux à cause d’une potion (lol) et cherche désespérément un job. Ce n’était pas du tout aussi brillant que les scénaristes ne le voulaient : le but était de créer un ressort scénaristique pour que Paige devienne une sorcière plus à l’aise avec la magie… mais bon, sa suite de jobs, ce n’était pas passionnant. Et je la préférais en assistante sociale !
– Ah, elle retrouve aussi son père dans cette saison, parce que finalement, il n’est plus mort. Je crois que c’est l’une des premières fois que la série tord le cou à sa propre intrigue de cette manière et ce ne sera malheureusement pas la dernière.
– Malheureusement, je me souvenais aussi que la série se débarrassait du personnage de Glen de manière ridicule en poussant Paige à tenter de se marier avec lui, utilisant au passage un pouvoir qu’elle n’est pas censée avoir, le tout sous l’influence d’un mauvais sort. C’est vraiment dommage, il y avait le potentiel de faire tellement plus avec Glen qui connaissait le secret des sœurs, mais non.
– Piper est enceinte, et jamais personne n’a su rendre une grossesse aussi top dans l’intrigue d’une série. Loin d’être malade, Piper se retrouve invincible et je pense que c’est la seule femme au monde qui serait bien restée enceinte un peu plus longtemps. Le champ de force de son bébé, la guérison instantanée, son combat contre Cole alors que ni l’un ni l’autre ne peut mourir, c’était classe !
Cela n’a pas empêché la série de nous montrer Piper finissant accro aux soaps sur la fin de sa grossesse, et de proposer tout un tas de scènes très justes – notamment son énervement de ne plus pouvoir en faire autant qu’avant.
– En parlant de la grossesse de Piper, j’aime beaucoup la manière dont les scénaristes ont créé la surprise en la faisant accoucher d’un garçon alors qu’on pensait tous que ce serait une fille. Par contre, le nommer Wyatt Matthew Halliwell, je trouvais ça ridicule à l’époque, et c’est toujours le cas aujourd’hui ! L’accouchement en lui-même est bien amené dans la série et annonce déjà l’intrigue de la saison 6… même si c’est probablement un accident avec ces scénaristes. C’est difficile de se rendre compte de ce qui était prévu et de ce qui est improvisé !
– Ce n’est pas plus ridicule que les problèmes de couple de Piper et Léo : ils vont et viennent tout au long de la saison. Un coup, ils sont en parfaite harmonie, un coup, ils ont besoin d’aller chez le conseiller conjugal. Et ça, je m’en souvenais bien.
– Sheila, la femme de Daryl, débarque de nulle part et personne ne semble se formaliser qu’elle connaisse le secret des sœurs parce que Daryl lui en a parlé. C’est une manière sympa de développer le personnage de Daryl après, parce que pour un acteur qui est au générique, faut quand même reconnaître qu’il n’a pas eu beaucoup d’intrigues ou de développement par rapport aux autres… Après, j’aime le fait que justement les scénaristes se soient refusés à en faire un énième amant pour les sœurs.
– C’est aussi la saison de trop pour Cole Turner. Autant j’adore Julian McMahon, autant vraiment, les scénaristes n’auraient pas dû le ramener pour cette demi-saison supplémentaire. On sait tous qu’ils voulaient garder l’acteur par principe, mais ils ne savaient plus du tout quoi en faire. Et c’est dommage, parce que ça se voit dans ces épisodes où il a donc ses pouvoirs mais pas de raison d’être.
– Après, cette lourdeur de Cole, ça vient aussi de l’obstination des scénaristes à ne pas vouloir laisser Phoebe en couple avec l’ex-démon. Franchement, à enchaîner les saisons, je ne vois pas bien pourquoi elle ne veut pas revenir avec lui. En saison 4, il était manipulé par des forces démoniaques… là, il a des pouvoirs OK, mais il n’est plus démoniaque et il l’aime… Elle l’aime aussi, a priori. Et pourtant, non, elle refuse d’être en couple avec. Petit, je gobais tout ce que les scénaristes voulaient que je gobe, mais aujourd’hui, j’ai du mal à comprendre le personnage de Phoebe qui jusque-là était du genre à suivre sa passion et qui du jour au lendemain passe du côté de la raison, sans vraie explication de pourquoi. Dommage. Surtout que ce n’est pas comme si elle n’était pas à la recherche de l’amour de toutes les manières possibles !
– Barbas revient, encore. Et il gagne au passage des pouvoirs qu’il n’avait pas du tout avant, parce que bon, pourquoi pas changer ça aussi ?
– Léo passe d’être de lumière en congé parental à fondateur surpuissant avec tout un tas de nouveaux pouvoirs bien rapidement en fin de saison. Je trouve le développement sympa pour le personnage, même si je n’ai pas trop aimé les conséquences en saison 6. Je me souvenais bien de cette intrigue en tout cas, parce que ça le fait devenir papa qui travaille, et même si c’est la fondation de ses problèmes de couple, ça apportait à la série une forme de réalité quotidienne bien pensée !
Ce que j’avais oublié
– Ce n’est pas tant que j’avais oublié, c’est que je n’avais jamais remarqué à quel point cette saison était différente des autres ! Dès les premières minutes, on sent que la série a pris un virage humoristique et plus léger. Finie la gravité des saisons précédentes, les sœurs maîtrisent désormais leur magie et peuvent faire n’importe quoi avec. L’une d’elle est invincible, puis Cole aussi ; il y a tout un tas de créatures magiques à qui elles peuvent venir en aide… Tout cela donne un côté conte de fées (parfois littéralement) appréciable de temps à autres, mais le changement de ton est décevant maintenant que j’ai vieilli. J’avais bien plus accroché à cette saison enfant que je n’ai accroché aujourd’hui, et pourtant, c’est ce côté-là de la série que j’avais encore en tête. Pour moi, ce changement avait lieu avec le départ de Prue, mais non, c’est bien à partir du 5×01 que ça a lieu, et c’est assez dingue à constater ! Tout au long de la saison, on perd donc le sérieux de la série avec plein de réécritures et de petits changements ; plein de transformations qui sont des parodies… et même si j’aime bien cette nouvelle formule, c’est très étrange, parce que c’est brutal.
– Ceci étant dit, il y a des épisodes très bons dans cette saison. J’avais totalement oublié le huitième épisode par exemple, parce qu’à l’époque, je ne l’avais pas trop aimé. Après l’avoir revu, je change complétement d’avis : j’ai aimé cette histoire d’un démon du futur réussissant à tuer Phoebe et Paige et forçant Piper à remonter le temps et perdre un innocent, pour le bien de tout le monde, puisque l’ange de la mort était après lui et que Phoebe en était amoureuse. Violent.
– La série propose vraiment énormément d’épisodes sur la grossesse de Piper et sur les pouvoirs de son bébé, et c’est vraiment une bonne idée je trouve. Il y a beaucoup de rebondissements que j’avais totalement zappé dans cette grossesse magique, et j’ai adoré les redécouvrir tous les uns après les autres !
– Cole remplace Phoebe par… une démone capable de prendre son apparence. Ugh. La série va vraiment loin avec cette intrigue on ne peut plus dérangeante. Pas grave, c’est une occasion de plus de déshabiller Alyssa Milano après tout, et on a déjà établi le fait que c’était un peu le but de la saison !
– L’ensemble du centième épisode… Je n’en suis pas trop fier, mais à part la conséquence de cet épisode, je ne me souvenais de rien. Ca m’est vite revenu pendant l’épisode, bien évidemment, puisque dès que Paige a éternué, je me suis dit « Ah ouiii », mais vraiment, j’avais zappé toute cette histoire de monde sans Paige et de centième anniversaire de Cole. En même temps, cet épisode était et est toujours une déception, parce que même Piper le dit « ça paraît trop simple ». Ouais, après 100 épisodes, se débarrasser de Cole sans même un vrai adieu de la part de Phoebe…
– Il y a quelques très bonnes chansons dans la BO de cette saison, et je n’en avais pas le moindre souvenir. C’est le genre de chansons que j’adore depuis longtemps, probablement grâce à la série, mais j’avais totalement zappé. D’ailleurs, pour en revenir au centième épisode, Michelle Branch débarque au P3 pour chanter « Goodbye to you », et j’oublie à chaque fois qu’elle est là. Ca ne vaut pas sa prestation au Bronze dans Buffy, aussi.
– La série fait des économies avec un épisode où Piper et Léo sont en thérapie, ce qui permet d’un seul coup d’expliquer l’absence de Kit, le chat, et d’envoyer Paige et Phoebe dans les souvenirs de couple, sans Prue, parce qu’on n’allait pas payer Shannen Doherty non plus. C’est ridicule, cette absence, ils auraient mieux fait de s’abstenir de proposer cet épisode, je trouve.
– Jason Dean arrive dans cette saison, alors qu’il me semblait qu’il n’était que dans la six. Et du coup, il est là sur deux saisons, alors que j’étais persuadé qu’Eric Dane n’avait fait qu’une saison de Charmed. Par conséquent, j’ai totalement redécouvert l’intrigue de Jason, et c’est clairement un couple que j’avais oublié.
– J’ai mis un certain temps à me souvenir de la fin de saison. C’est la seule saison dont je ne me souvenais pas exactement la fin, même si cette histoire de déesse m’est revenue assez vite, parce qu’après tout, c’est la saison des transformations comme je le disais plus haut. En revanche, le fait que Chris débarque dès cette fin de saison, c’était une vraie surprise car j’avais totalement oublié qu’il était là. C’est pourtant lui qui ferme la porte du manoir dans les dernières secondes de cette saison riche en idées et en costumes…
Bref, dans l’ensemble, j’avais un meilleur souvenir de cette saison et je me rends compte que j’en suis plus déçu qu’autre chose. C’est aussi le fait de tout voir d’un coup plutôt que deux épisodes par semaine, j’imagine, ou le fait d’en avoir gardé un si bon souvenir, justement. Je ne pouvais qu’être déçu de me rendre compte que ça n’avait rien à voir avec ce que j’en attendais ! Quant à la VF, eh bien, elle a lissé une bonne partie des références et blagues, alors je suis au moins content d’avoir vu en VO.
Comme je le disais, c’est donc Chris qui clôt cette saison, signe de la saison 6 à venir très centrée sur son personnage… Impossible de trouver le gif du personnage fermant la porte, malheureusement, et pas vraiment le temps de le faire par moi-même. On se contentera donc de ce gif-là et de son regard vers Léo… juste avant qu’il ne l’attaque ! Est-ce que j’y vois un signe qu’ils ne savaient pas encore qu’il s’agissait du second fils de Piper ? Un peu, franchement. S’il faut, ils voulaient que ce soit Wyatt… Parce que bon, Chris finit par être utile pour ne pas avoir à cacher la grossesse d’Holly Marie Combs (même si certaines sources disent qu’il était censé dès le départ être le deuxième fils de Piper et Léo) !
Épisode 13 – Pancakes – 17/20 C’est improbable, mais ce dernier épisode mérite une bonne note puisqu’il réussit à surprendre tout en proposant une vraie conclusion à l’ensemble des intrigues. Clairement, il y a des choix que je trouve stupide pour cette fin de série, mais d’un autre côté, la série parvient à rester crédible, ce qui n’était pas gagné après les deux dernières saisons. Je suis content de pouvoir me dire qu’elle aura bien fini malgré tout, en réaffirmant une fois de plus la justesse de son titre.
This ceremony is a fiction. It’s a false ceremony that protect us from exactly nothing.
Attendez, ça fait vraiment cinq ans ? Déjà ? Il serait temps de m’en rendre compte, je sais, mais c’est dingue, non ? Le temps passe vite… et pourtant les deux dernières saisons sont passées longuement. Qu’importe, c’est la fin et pour l’occasion, nous avons 35 minutes d’épisode. On commence dès le départ avec les derniers préparatifs du mariage. Ils n’ont pas fait les choses à moitié Jimmy et Gretchen !
Leur décor de mariage fait envie, il n’y a pas à dire, et en plus, il fait beau. Ils ont choisi une villa de dingue pour leur mariage et Jimmy est clairement stressé par la cérémonie, mais bon, on le comprend, il a ruiné tellement de cérémonies qu’il y a de quoi s’inquiéter. En plus, il choisit comme témoin Vernon par défaut, puisqu’il s’est débarrassé d’Edgar.
Ce dernier revient malgré tout l’épisode, non plus s’excuser, mais pour apporter les bagues et attendre le moment où Jimmy voudra s’enfuir. C’est une vraie possibilité après tout : il n’a même pas fini ses vœux, n’a plus de témoin et est une catastrophe ambulante. En plus, la fleuriste est là et il reste encore à gérer les flashforwards.
En parallèle, Lindsay continue de flirter avec Paul, mais elle a ramené le vendeur de son magasin de froyourts au mariage, pour ne pas être seule. Franchement, ça mérite les félicitations : elle réussit à m’énerver jusque dans ce dernier épisode. Elle enchaîne ensuite avec un détour dans la chambre de Gretchen qui porte un pyjama à son effigie. L’angoisse.
Gretchen ? Elle commence la journée par voir les rappeurs et récupérer une enveloppe qu’elle n’assume pas. Jimmy l’aperçoit et s’en inquiète fortement, ce qui nous vaut un plan-séquence parmi les invités. C’était nécessaire vu le lieu et ça fonctionne très bien. Cela permet de revoir rapidement tous les personnages secondaires de la série – de Becca qui veut coucher avec quelqu’un, n’importe qui, au voisin de Jimmy toujours là. Bref, c’est la fête, les rappeurs ont donné de la coke à Gretchen et tout va bien chaque fois qu’ils font des plans au drone.
Pendant ce temps, Vernon a pour mission de se débarrasser d’Edgar… il envoie donc Lindsay s’en occuper. On notera au passage que Lindsay a une robe assez blanche pour être la robe de mariée, évidemment, et qu’elle prend très mal qu’Edgard détruise le groupe à dire à Jimmy de ne pas se marier. Elle en parle donc à Gretchen qui a une vraie robe digne de son mariage et est magnifique.
Elle se rend donc dans la voiture d’Edgar pour lui dire qu’elle n’a même plus pitié de lui, mais qu’elle le déteste. C’est elle qui réussit à le faire partir et franchement, en arriver là après cinq ans, c’est n’importe quoi. Oh, évidemment, Edgar ne part pas vraiment : la menace de l’annulation du mariage plane toujours comme ça.
Et pour ça, on en arrive à Jimmy voulant récupérer la cocaïne de Gretchen pour découvrir qu’elle n’a pas écrit ses vœux. Il comprend alors qu’elle n’a pas vraiment envie de se marier avec lui et la confronte. Hop, il la voit dans sa robe et ça porte malheur au point qu’ils s’engueulent, une fois de plus. Il force Gretchen à lui dire qu’elle l’aime et qu’elle veut se marier avec lui, ce qui lui permet de comprendre que lui n’en a plus envie. Outch.
Il s’exile donc, prêt à se barrer, pour mieux retomber sur la fleuriste qui s’excuse d’avoir su que c’était une embûche et Edgar qui a aussi eu la chance de changer d’avis et vient donc s’excuser auprès de Jimmy, dont la barbe est magiquement apparue. J’ai pensé à un faux-raccord pendant un moment pour mieux m’écrier un bon « Oh fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck » quand j’ai compris ce qui se mettait en place à l’évocation d’Edgar habitant à New-York, puis à l’arrivée de Gretchen, dans une robe noire cette fois, et quand la petite fille avec qui Edgar jouait dans les flashforward l’appelle « Oncle Edgar ».
Oh fuuuuuuuuuuuuuuck. Gretchen est donc celle qui a invité Edgar à cette cérémonie dans le futur et tout se remet rapidement en place : elle est en couple avec Jimmy et a cherché à les réconcilier, Felicity, la petite fille, est en fait sa fille, qu’elle a eu avec Jimmy et dont la nourrice est… la fleuriste. C’est gros comme tout, mais ça fonctionne bien comme conclusion pour la série.
Tout ça termine donc non pas sur le mariage de Jimmy et Gretchen, mais sur celui de Paul et Lindsay. Dans le genre ridicule. La maison ? Jimmy et Gretchen la vendent, parce qu’elle est trop dangereuse pour des enfants. Et Jimmy sait que Gretchen est à l’hôtel, et tout va bien.
Maintenant qu’on sait que tout ça finit bien, l’épisode prend la résolution de conclure l’engueulade Jimmy/Gretchen. Plutôt que de se rendre auprès d’Edgar, Jimmy s’arrête pour fumer, et cette fois Gretchen le rejoint. C’est l’occasion d’un discours de Jimmy sur la futilité du mariage et les mariés… s’en vont, sous le regard attendri d’Edgar. Il comprend qu’il s’est planté, mais pas grave : il recommence à écouter un podcast qu’il adaptera dans le futur, et c’est tout.
N’empêche que tout le monde attend les mariés à la cérémonie… ce qui pousse Vernon à criser et Lindsay à chanter sa chanson, « La toute dernière bite » devant tout le monde. Les invités envoient donc des SMS aux mariés en fuite, qui sont en train de se manger des pancakes. Cela fonctionne bien : plutôt que de se marier, ils choisissent de se promettre de s’aimer chaque jour, mais de renouveler ce choix chaque jour. Ouais, c’est digne d’eux, surtout qu’ils sont partis avec les cadeaux du mariage.
L’épisode se termine ainsi sans le mariage promis, mais de manière sympa. Dans le futur, au second de Lindsay et Paul, Becca est encore enceinte, pour changer. Edgar ? Il finit par prendre son indépendance ENFIN, et aussi par flirter avec la fleuriste et ça fonctionne bien. La fête finale est aussi géniale que le montage de fin qui nous retrace la vie de chaque personnage entre les deux cérémonies. Edgar s’installe donc à New-York, Paul devient papa et se réconcilie avec Lindsay, pour se marier avec, donc.
Gretchen tombe enceinte et accouche. Jimmy et elle vivent une jolie vie de parents accomplis avec toujours autant de bons gags. Le meilleur est encore celui qui nous fait croire que Gretchen masturbe Jimmy alors qu’elle ne fait que bercer son enfant. Ou alors celui qui la voit en larmes en même temps que son bébé.
La dernière scène nous rappelle qu’ils sont les pires, puisque quand les assiettes arrivent, des pancakes pour Jimmy, un petit-déj pour Gretchen, les deux non-mariés se mettent à bouffer, et à bouffer le meilleur dans l’assiette de l’autre. Yep. They’re the worst.
EN BREF – Cette dernière saison ne sera pas la moins bonne de la série, puisqu’il y a la quatre pour ça, qui était un véritable calvaire. Si la série a perdu une grande partie de son fun dès la saison 2, qui m’a passionnée quand même, je ne regrette pas d’être resté jusqu’au bout. Je n’étais pas convaincu, avant cet épisode, de pouvoir écrire cette phrase en fin d’article, mais c’est le cas, et c’est un soulagement.
J’ai aimé cette fin de série, qui aurait pu survenir il y a deux ans. Je trouve qu’il s’agit d’une fin plutôt logique pour chacun des personnages : Gretchen et Jimmy passeront leur vie ensemble, c’est sûr, mais ils sont incapables de s’engager ; Edgar avait besoin de s »échapper de ce groupe toxique et grand bien lui en fasse. Quant à Lindsay, elle a toujours fait des choix de merde, alors tant pis pour elle et puis voilà.
Puis, eh, l’épisode final a fait de bons choix musicaux, ça aide à faire passer la pilule de cette fin de série. J’aurais aimé que les scénaristes parviennent à rester aussi brillant que dans ce montage final tout au long de la série, c’est tout.