Grey’s Anatomy – S14E10

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le dixième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

10.jpgÉpisode 10 – Personal Jesus – 18/20
David, when world created the world, he also created metaphors.

Un épisode centré sur April ? Quelle belle idée. En plus, le livre de Job, ce n’est pas comme si je m’étais tapé un exposé dessus il y a deux ans. Du coup, ce n’est pas bien rassurant.

Comme prévu, Jo et Alex n’y sont pour rien dans ce qui est arrivé à Stadler, ils étaient au lit et sont contactés parce qu’il avait le numéro de Jo sur lui. Ben tiens. C’est donc April qui s’en occupe, mais rapidement, on comprend qu’elle est débordée aux urgences et aura plein de choses à gérer dans cet épisode.

Déjà, elle comprend enfin que Richard s’est joué d’elle pour en faire un jury du concours afin qu’il puisse participer et pas elle. Vexée, elle tente de revenir sur sa décision, mais Richard ne se laisse pas faire. Ensuite, une femme enceinte débarque aux urgences et est déjà en train d’y accoucher, donc c’est elle qui se charge de faire sortir le bébé du ventre de la maman, avec Helm, la nouvelle interne également sur tous les cas d’April cette semaine.

Une femme enceinte ? Pas n’importe qui, la nouvelle femme de Matthew, l’ex d’April. Bim badaboum. J’ai trouvé l’idée vraiment top, je ne m’y attendais pas, mais ça fonctionne bien. Bien sûr, Arizona n’a jamais rien dit à cause du secret médical, donc les scénaristes s’en sortent rapidement de ce « problème » de la femme qui apparaît avec neuf mois de grossesse derrière elle.

DeLuca fait la gaffe du siècle : il trouve que la femme de Matthew ressemble à April tellement elle est gentille. On peut difficilement faire mieux.

April reçoit ensuite un nouveau patient qui a voulu se couper la main car il se masturbait trop. Sa référence ? La Bible, qui lui dit de se couper la main s’il pèche trop. C’est beau. Finalement, on pouvait  faire mieux et plus drôle. Les deux se mettent à discuter de la Bible en plus, et ça donne d’excellentes répliques.

Carina est appelée à la rescousse pour lui expliquer que la masturbation, ce n’est pas si mal, mais elle ne fait que le traumatiser encore plus quand il se retrouve avec une érection simplement en l’écoutant dire qu’elle se masturbe. Forcément. Cela nous introduit aussi plus clairement le personnage de Vik, un des nouveaux internes que la situation amuse beaucoup – et qui a des répliques bien drôles. Une sorte d’Alex en plus jeune, finalement.

Bien sûr, April fait aussi le check post-accouchement pour la femme de Matthew. Situation gênante bonjour. Ce n’est que le début pour April qui se retrouve à devoir gérer les douleurs vaginales de Karin, parce que oui, elle a tout de même un nom la pauvre.

Evidemment, le pire est qu’elles sont faites pour s’entendre, puisqu’elles citent les mêmes phrases de la Bible. La bonne chose est qu’April peut enfin s’excuser auprès de Matthew, mais en revanche, elle s’abstient de lui annoncer toute la peine de ses dernières années. Matthew est donc persuadé que Dieu a fait pour le mieux avec eux deux, les laissant trouver leur bonheur ailleurs. Outch.

Pour le mieux, oui, mais les douleurs de Karin ne font que s’intensifier tout au long de l’épisode où elle reste aux urgences faute de chambre pour elle.

Ben réapparaît dans cet épisode pour mieux en re-disparaître en ambulance où il s’entraîne à devenir pompier. Il laisse à Bailey le soin de s’occuper des deux ados, mais heureusement, Maggie qui passe par là se sent soudain pousser des ailes à l’idée de leur faire un camp de sciences dans l’hôpital.

Il n’est pas évident de s’occuper d’adolescents, mais dans l’ensemble, elle s’en tire bien. On file quand même des intrigues parfaitement inutiles à Maggie – et c’est flippant de voir le fils de Bailey déjà si grand (mais c’est logique après tout).

Ben et les pompiers amènent ensuite aux urgences un enfant de 12 ans sur lequel des policiers ont tiré, le suspectant de rentrer dans une maison par effraction, alors qu’il disait que c’était la sienne. Ben prévient Bailey & Avery et, le garçon de 12 ans étant noir, on comprend vite qu’il s’agit d’une histoire de racisme. Un sujet tristement à la mode dans les séries.

Cela rajoute du chaos aux urgences, surtout qu’il apparaît rapidement clair que les policiers ont vraiment fait de la merde. Avery s’implique énormément dans l’affaire, « empêchant » les flics de faire leur (mauvais) travail.

Tout cela choque April, surtout quand Jackson se met à raconter son passé et ses confrontations avec des flics racistes. Heureusement, le jeune garçon va bien… jusqu’à ce que son cœur s’arrête. Et contrairement à d’habitude, personne ne reste avec la famille quand ils l’emmènent se faire opérer. April elle-même est finalement laissée de côté pendant l’opération. Elle retourne donc s’occuper de Karin, mais elle est déjà emmenée au bloc elle aussi, où Arizona l’opère. Là aussi, elle est laissée de côté, forcément.

April se retrouve donc à prier, mais forcément, la chapelle est déjà occupée par Matthew. Ah les moments gênants. Quand elle en sort, elle découvre que le gamin de 12 ans est mort. Le discours de Jackson est parfaitement écrit, mais forcément, ils ont eu le temps de préparer ça à merveille et d’y réfléchir plus d’une fois. De même, Bailey et Ben en arrivent à la conclusion horrible devoir enseigner à Tuck comment se comporter face à la police, et surtout comment ne pas se comporter. Comme le souligne très bien Jackson quand il pense que le petit va s’en sortir, la police a enlevé l’enfance du jeune victime de la balle du flic zélé. En fait, ils ont aussi enlevé celle de Tuck, rappelée en début d’épisode quand il s’émerveille de ce que Maggie sait faire.

Techniquement, voir cette scène de Bailey et Ben expliquant comment faire à la télévision permet aussi d’éduquer tous les téléspectateurs, et pas seulement au problème que ça représente d’avoir des flics armés, mais aussi au bon comportement à avoir. Et il devrait être le même pour tout le monde, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bref. Tout ça m’a paru très bien écrit.

Quant à April… Elle se retrouve à devoir répondre aux questions du patient qui voulait se coupe rla main, des questions sur la Bible. Et si elle s’en sort bien au départ, elle finit par perdre la main (blague voulue, oui) face à son immense crise de foi. Et on sent qu’elle n’en est pas loin.

Pendant ce temps, Arizona mène son enquête post-op et découvre le problème de Karin, mais il est trop tard pour la sauver. Celle-ci meurt à son tour, comme on s’en doutait – comme je m’en doutais – dès le début de l’épisode avec l’histoire de Job patiemment expliquée par April.

En parallèle de tout ça, Paul est toujours dans un sale état, mais Amelia confirme qu’il n’y a pas de lésion fatale. Jenny, sa fiancée, est à l’hôpital, interrogée par les flics, et aperçoit Jo & Alex, ce qui promet de belles emmerdes juridiques pour tout le monde.

En fait, Jenny veut simplement remercier Jo pour ce qu’elle a fait – sauf que ce n’était pas elle non plus. L’écriture est parfaite en tout cas : Bethany Joy Lenz est juste terrifiante de justesse dans le rôle de Jenny, flippée de découvrir la vérité sur Paul et d’avoir eu besoin de quelqu’un pour lui ouvrir les yeux.

La plus mauvaise des idées est ensuite immédiatement exécutée par Jenny et Jo qui vont confronter ensemble Paul pour lui dire ses quatre vérités. Jenny lui explique très clairement qu’elle va le traîner en justice pour tentative de meurtres, qu’elle aura aussi le témoignage de Jo et qu’elle ne veut plus avoir affaire à lui. Il n’en faut pas plus pour énerver Paul qui prend tout cela très personnellement et très mal ; au point de tenter de se lever et de s’éclater la tête contre le lit. C’est vraiment la plus mauvaise des idées.

Du coup, Amelia le considère très probablement en mort cérébrale, même si elle n’est pas encore sûre de ça car il faut un peu de temps pour y arriver. Jo commence à expliquer à Jenny les différentes options à prendre concernant son état – et notamment celui de stopper les machines le maintenant en vie. Bon, je suis un peu déçu de voir cette intrigue si vite expédiée après deux ans d’attente, mais bon, au moins, c’était dans l’ensemble bien écrit. Juste un peu trop précipité, comme la mort de la mère de Maggie l’an dernier.

Meredith veille au grain et rappelle qu’en fait, la décision revient à Jo, qui est sa femme. Difficile de ne pas éclater de rire avec Jo face à cette situation vraiment amenée de manière sympathique dans la série. Heureusement, elle a Alex avec elle. Quant à Jenny, elle déclare qu’elle aurait préféré l’humilier devant tout le monde.

Finalement, Jo prend la décision de donner ses organes, étant bien contente de découvrir que certains d’entre eux vont sauver des petites filles. Sa joie n’est pas partagée par April, même pas tenu au courant du connard qu’il est. Quand elle apprend sa mort, elle découvre qu’elle a perdu tous les patients de sa journée, sauf celui qui voulait se couper la main. La crise de foi d’April est terrible à voir, et ça me rappelle de très bons épisodes de la saison 8 avant qu’ils ne partent en roue libre sur toute l’intrigue de son personnage.

Durant les six saisons qui ont suivi, il s’en est passé des choses pour elle, mais elle se retrouve finalement à douter de sa foi une fois de plus ; et ça la conduit dans un bar, où elle couche avec le premier venu ; premier venu qui est évidemment Vik, parce que qui est-ce que ça pourrait être d’autre ? On est devant Grey’s après tout.

Cette conclusion m’a plu et j’espère que la série prendra le temps de s’occuper d’April par la suite, de s’en occuper et de la faire retrouver son optimisme en la vie. Le doute est normal – il est même sain ; mais il faut voir à ne pas aller trop loin non plus. J’aime ce genre d’exploration d’un personnage, mais je n’ai pas envie qu’on perde encore un peu plus Kepner ; ça fait déjà longtemps qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Je ne veux pas que ça continue trop longtemps.

 

HTGAWM – S04E10

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 10 de la saison 4 d’HTGAWM.

10.jpgÉpisode 10 – All We Did Was For Nothing – 16/20
You want to end up the next dead body around here?

Oui, je manquais un peu de temps cette semaine pour voir le TGIT en entier et, pour une fois, j’ai mis la priorité sur cette série… On se demande bien pourquoi, ce n’est pas comme si elle était beaucoup plus prenante et me rendait beaucoup plus fou que les autres… ah ben si, en fait. Bref, mes critiques des deux autres séries viendront plus tard ce soir si tout va bien. En attendant, concentrons-nous sur celle-ci.

Laurel est toujours traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle a pourtant la chance d’avoir un bel écran HD dans sa chambre et un héritage à venir qui promet d’être un beau pactole. En effet, la fusion Antares a eu lieu, ce qui fait de Mr Castillo la tête d’un très joli business.

Du coup, Oliver est en pleine dépression alors que Michaela a tenté de contacter Tegan, une action complétement idiote qui met tout le monde en danger plus qu’autre chose. Toujours dans l’introduction, Bonnie assure au procureur qu’elle l’a protégé lui plus qu’elle n’a protégé Asher, car ce dernier avait des infos compromettantes sur la vengeance du procureur envers Annalise l’an dernier, et que ça aurait pu poser problème pour sa campagne électorale. Elle semble réussir à s’en tirer avec ça.

De son côté, Annalise demande à Michaela de surveiller Laurel qui ne peut pas sortir de l’hôpital à cause des médecins. Cela offre de bonnes scènes pour le duo d’amis où Laurel manipule complètement Michaela. Plus ça va, plus j’ai l’impression que les scénaristes vont nous pondre que Laurel est la grande méchante de l’histoire – une théorie qui m’est apparue depuis la semaine dernière.

Bon, en tout cas, Laurel fait ce qu’elle peut pour récupérer son bébé, mais Annalise lui met des bâtons dans les roues plutôt que de l’aider. Après tout, Laurel a bien ramené un flingue dans une soirée professionnelle, elle n’est peut-être pas si nette que ça… Et même Michaela y croit.

Les choses sont assez claires pour la suite de la série avec un procès à venir pour que Laurel récupère le bébé et Annalise qui réembauche tous ses étudiants sur son affaire du début de saison, que j’avais totalement oublié il faut bien le dire. Pendant qu’ils travaillent pour elle à chercher les cas qui pourraient être réexaminés, elle se rend chez Wes pour fouiller ses affaires et tenter de comprendre le lien logique entre lui et Dominick. Elle est surtout en pleine dépression elle aussi.

L’ensemble de l’épisode était bourré de flashbacks de ce qu’il s’est passé avant dans la série. Ce n’était pas toujours super utile, mais ça fait du bien qu’ils nous aident un peu à nous rappeler les relations chaotiques de la série qui avancent (trop) vite par moments. Et puis… Revoir Wes, quelle horreur, quelle tristesse, ça fonctionne toujours autant côté nostalgie.

Frank a conservé le téléphone de Dominick, soit disant intraçable car lié à Antares. Il se débarrasse ensuite du corps dans une casse de voiture, mais toujours pas du téléphone, malgré les conseils d’Annalise de le faire. Et non seulement il ne s’en débarrasse pas, mais en plus il prend le temps de le recharger, parce que je ne connais pas de téléphone capable de durer aussi longtemps sur la batterie, hein. À moins d’être flambant neuf, certes, mais on parle de 48 bonnes heures minimum vu l’épisode. Enfin bref.

L’épisode part ensuite dans tous les sens, comme toujours, avec Annalise demandant l’aide de Nate pour retrouver le disque dur Antares et Frank allant voir Bonnie pour je ne sais trop quelle raison. Bien sûr, Bonnie déteste toujours Frank donc c’est de toute façon un coup pour rien. Ah et ce dernier aimerait prévenir Laurel des relations entre son ex et Dominick, mais Annalise l’en empêche à plusieurs reprises, pour garder cette révélation en fin d’épisode.

En tout cas, le téléphone de Dominick révèle à Frank et Annalise que le procureur était lui aussi en lien avec le tueur de Wes, donc avec le père de Laurel. Au moins, si tout est lié, ça va aider à mieux comprendre le bordel que c’est ; mais je suis pressé que tout le puzzle soit mis en place parce que là pour l’instant, les vraies intentions du père de Laurel restent floues.

Annalise se rend ensuite chez Bonnie afin de s’excuser, sur les bons conseils de Frank. Elle a aussi désespérément besoin de vodka, mais bon, on ne va pas trop en parler. Je n’ai jamais trop compris cette relation Bonnie/Annalise, il faut bien le dire, mais j’ai bien aimé malgré tout cette scène d’explications entre les deux. Bonnie reconnaît enfin qu’elle n’est pas heureuse, et ça fait trois saisons que ça crève l’écran alors ça fait du bien… J’espère juste qu’elle parviendra à avancer un peu dans sa vie maintenant que l’abcès est crevé. Il lui reste aussi à reconnaître que partout où elle va, elle aime devenir le chien de service – parce que dans cet épisode, elle fait tout pour être dans les bonnes grâces du procureur, au point que c’en est suspect pour lui.

Ainsi, ce dernier se rend en fin d’épisode prévenir Mr Castillo que Bonnie va leur poser problème. Bon, voilà donc que la série se met à mettre en danger Bonnie. Allez, pourquoi pas.

En parallèle de tout ça, Nate continue de renseigner Asher sur l’avancée de l’enquête, et elle ne prend pas une bonne tournure pour lui. Après tout, plusieurs témoins l’ont vu s’embrouiller avec Simon pendant la soirée. Asher lui affirme que Tegan ne croit pas en leur mensonge – Nate rend donc visite à Tegan pour obtenir plus d’infos, mais elle est plus maline que ça et c’est un coup pour rien. En fin d’épisode, Michaela, blessée par le silence de Tegan, se rend la voir sur un parking pour parler de tout ça.

En toute logique, Tegan l’envoie bouler et lui dit qu’elle est complétement inconsciente. Bien sûr, c’est le cas, mais moi, je vois surtout que Michaela est toujours censée bosser pour elle, donc en fait, c’est plutôt leur silence et les distances qu’elles ont prises du jour au lendemain qui sont louches. Enfin bon, admettons.

Bien avant tout ça (je vous jure que ma critique tente de suivre une construction logique sur l’ensemble des intrigues, mais logique ne rime pas avec chronologique dans cette série), Michaela finit par avouer à Annalise & Frank que Laurel a accouché à cause d’un coup que Laurel a reçu de Frank – ce qu’elle vient juste d’apprendre, mais qui avait aussi été montré en flashback dans l’épisode 8. Nous avons donc là une confirmation que Laurel ne s’est pas mise en danger plus que ça concernant son accouchement. Du coup, j’ai envie de croire Laurel, mais c’est un personnage tellement mystérieux et la série nous en a fait voir tellement de toutes les couleurs que je n’ai plus confiance. Bon, en tout cas, ça suffit à convaincre à Annalise que Laurel n’est pas si perchée que ça (hum). Annalise retourne ainsi voir Isaac pour lui demander de s’occuper de Laurel.

Dans la conversation, elle reconnaît enfin qu’elle ne fait pas tout ça pour Laurel, mais pour elle-même, afin d’être sauvée. Cela suffit à ce qu’Isaac fasse l’évaluation d’une Laurel tellement hantée par son passé qu’elle s’imagine un Wes se réveillant à la morgue.

Comme j’imagine mal la série avoir payé l’acteur pour une si petite scène, j’imagine que le plan a été tourné l’an dernier, confirmant que les scénaristes ont envisagé de garder Wes en vie. Purée, si c’est le cas, ils vont devoir la jouer très fine niveau crédibilité. Même en y réfléchissant bien, on a vu Dominick étrangler Wes jusqu’à son dernier soupir. Si encore il n’avait eu que sa piqûre et les flammes, je ne dis pas, mais là, il est mort de chez mort.

Bon, après, j’ai bien continué une série qui a ramené des morts un personnage ayant eu la tête coupée et un autre qui était en phase terminale alors que je n’ai jamais eu d’explications satisfaisantes sur le sujet, alors à côté, Wes, ce serait pas si choquant.

Nous n’en sommes pas là et je n’ai pas envie d’espérer son retour, surtout qu’il coûterait cher à la production du côté du maquillage. Revenons-en à cet épisode, donc, avec Connor babysittant Oliver pendant tout l’épisode. La relation de ces deux-là est vraiment en train de s’engouffrer dans une très mauvaise passe. Autant l’an dernier je militais pour qu’ils restent/se remettent ensemble, autant cette année, je crois qu’ils se font plus de mal qu’autre chose l’un et l’autre.

Connor couve autant que possible un Oliver qui aurait plutôt besoin d’une douche froide ; ce qu’Annalise a très bien compris. En effet, il n’arrête pas de se morfondre sur l’état de Simon, parce qu’il se sent responsable. En soi, on serait dans la réalité, je ne dis pas, mais là, on est dans une série, il faut donc qu’il se reprenne.

Surtout que Connor a beau le surveiller 24h/24 dès qu’il a le dos tourné, Oliver s’enfuit et se rend à l’hôpital. Là-bas, se fait passer pour le petit ami de Simon et lui rend visite. Il peut enfin s’excuser pour ce qu’il a fait, mais soyons honnêtes, il est de plus en plus chiant dans cet épisode Oliver.

Connor et Asher le retrouve vite et c’est ce dernier qui reste avec Oli et Simon plutôt que Connor. C’est l’une des rares fois où j’ai bien aimé Asher qui a une vraie conversation utile avec Oliver, sur la culpabilité et toutes les horribles actions de leur passé. L’air de rien, on oublie vite tout ce qu’il s’est passé auparavant en fait.

Après tout ça, le gang a droit à une scène tous ensemble dans la chambre de Laurel. Cela faisait longtemps que tous les personnages n’avaient pas été réunis dans la même pièce sans Annalise et ça fonctionnait bien de les voir travailler ensemble à une solution pour sortir Laurel de l’hôpital.

C’est donc Michaela qui l’a trouvé en allant voir Annalise pour lui révéler les infos qu’elle avait su l’accouchement prématuré. Ainsi, Laurel peut quitter l’hôpital grâce à Isaac, convaincu par Annalise, elle-même convaincue par Michaela, elle-même convaincue par Laurel. Le tout en 40 minutes top chrono et avec tout le reste des intrigues.

Toutefois, les choses se passeraient beaucoup trop bien pour une fin d’épisode si Laurel était simplement libérée de l’hôpital (oui, oui, libérée, elle s’y sentait en prison). Le téléphone de Dominick se met donc une fois de plus à sonner dans la poche de Frank. Laurel découvre ainsi le message de Wes sur le portable et… décroche le téléphone quand il sonne, car elle sait qu’il s’agit de sa mère. Alors… OK, mais ça reste un acte de folie pure de décrocher le téléphone de Dominick, non ? Sachant qu’il a disparu, il aurait mieux valu ne rien faire. Mais bon, Laurel est juste cinglée, je crois.

Et puis, ça tombe bien, sa mère aussi nous a été présentée comme cinglée pendant tout l’épisode. Quant à la révélation sur le fait que Wes et Dominick étaient potes, elle a l’air de s’en préoccuper à peu près autant que de son premier mec (mais si, souvenez-vous, il s’appelait Kan et servait tellement à rien qu’il est aujourd’hui un des personnages principaux de The Magicians – Penny, pour ceux ayant vraiment tout oublié). C’est louche, c’est comme si elle le savait déjà, quoi…

Au milieu de tout ça, Asher, Oliver et Connor font aussi une découverte totalement inattendue dans les dossiers des prisonniers demandant qu’on réévalue leur peine. Je ne vois pas bien le rôle de cet énième rebondissement pour le moment, mais voilà, il y a un certain Nate Lahey parmi ceux-ci. Et ça tombe bien, la série nous a rappelé subtilement en milieu d’épisode que le nom de famille de Nate était Lahey. Oui, les scénaristes nous balancent ça au milieu du reste, juste pour le plaisir, je crois, mais le père de Nate est en prison et demande l’aide d’Annalise pour en sortir (ou alors Nate a une fausse identité, mais ça me paraît moins logique).

Bref, j’ai mal à la tête, quoi.

Le Week-end en Séries entame sa 2e année ! #5

Salut les sériephiles !

Vous commencez à connaître la chanson si vous suivez le blog depuis un moment, le Week-end en Séries est déjà de retour ! Enfin, pas tout de suite, tout de suite, mais du 2 au 4 février ; c’est-à-dire tout bientôt. Oui, Ludo et moi savons bien qu’on avait annoncé une édition tous les trois mois et que les dates sont assez variables, mais on a des emplois du temps assez compliqués (et par « on », je veux dire « je ») alors on adapte comme on peut.

Le principe ne changeant pas trop sur cette nouvelle édition maintenant que le concept est bien rôdé, je me permets toujours autant de copier-collers, mais j’adapte mes conseils à chaque fois avec de nouvelles séries, et surtout je vous propose de découvrir les nouveaux défis pimentant cette édition !

WES4

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de découvrir un certain nombre de minutes de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Et comme c’est de la découverte, ça ne fonctionne qu’avec des inédits. C’est donc assez simple et totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air) ».

Quand ? Je viens de l’écrire dans l’introduction, vous ne me lisez donc pas ? Tout commence le 2 février, à 19h, et cette édition se déroule jusqu’au dimanche 4 à minuit.

Pour qui ? Pour tout le monde, bien sûr, vous êtes tous invités à participer avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen de communiquer nos avancées et de rester motivés tout au long du WE  !

Et pour ne pas changer les bonnes habitudes, il y a toujours quatre niveaux qui n’ont pas changé depuis le mois de décembre :

Niveaux 4.jpg

Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou 8h30 minutes (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! C’est l’occasion ou jamais de se mettre à jour dans les séries de la semaine ou de tester cette comédie dont tout le monde vous a parlé en bien (mais si, vous savez, Atypical !) et que vous n’avez jamais pris le temps de voir. Et puis, qui sait, vous allez peut-être terminer votre grille du Bingo Séries grâce à ce challenge !

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Kesskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir regarder vos séries dans 2 pièces différentes minimum. Oui, ça veut dire qu’il va falloir bouger à un moment, manger-bouger, tout ça, tout ça, vous comprenez ?

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez. Tout ce que vous voulez, oui.

Je vous conseille : de faire des rattrapages Netflix ou Amazon Prime ! Ben oui, il y a de quoi faire avec les géants du streaming qui pondent toujours tous les épisodes de leurs séries d’un coup et nous perdent en cours de route. Personnellement, je n’ai toujours pas vu le Punisher (je vis dans la honte, oui) ou The OA, par exemple. Ces deux-là d’un coup, et bim, ça fait 18 épisodes.

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en voyant vos séries dans 3 pièces différentes minimum. Le salon, la cuisine, la chambre, quoi. Pour les appartements, il va peut-être falloir être inventifs ou squatter les toilettes. Bon, par contre, c’est un peu bizarre ça, donc dites simplement que vous avez validé le défi sans assumer pour autant vos péripéties dans les toilettes 😉

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Toujours pas de changement, donc, cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min. Cela ne représente qu’un tiers du temps du challenge, ce qui vous laisse largement l’occasion de manger et dormir, et même de sortir. Pour rappel, j’ai l’habitude d’avoir toujours un truc à faire durant le WE qui n’était pas prévu quand j’ai écrit l’article – et je m’en tire à chaque fois. Bon, cette fois, je sais déjà que j’ai un truc puisque que c’est l’anniversaire de mon père dimanche ; donc on verra ce que ça donnera…

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment. Je l’avais fait 24 et ça s’est bien passé, je pourrais le tenter avec Arrow maintenant que j’y pense (ce ne sera pas le cas, désolé !), bref, il y a de quoi faire !

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentons donc de visionner des épisodes dans pas moins de quatre pièces différentes pour obtenir la mention défi ! Oui, les choses se compliquent, mais rien ne vous oblige à rester chez vous ; comme on le verra par la suite.

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai déjà fait, et d’autres aussi. C’est donc tout à fait possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge sympa et puis, à vous de prouver que vous êtes vraiment un sériephile !

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix avec 13 épisodes, comme The Punisher et Altered Carbon (je sais, elle n’en a que dix). Bon, vous l’aurez compris, c’est là mon programme du WE, avec un inédit d’Agents of S.H.I.E.L.D et mes comédies habituelles du vendredi ; ou le TGIT si je ne l’ai pas fini, puis en complétant si besoin avec l’Arrowverse.  C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi penser à se garder du temps libre pour faire autre chose ; se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça tout ça. On veut pas que finir dans les faits divers de février à cause d’un excès de votre part, hein !

Vous trouvez ça trop simple ? Mais qui êtes-vous ? D’où sort ce masochisme ? C’est votre droit, hein, et on vous propose le défi de voir vos séries… à 2 adresses différentes. Oui, il va vous falloir squatter chez quelqu’un (ou une gare, ma foi). N’hésitez pas à varier les pièces également, c’est plus fun et ça sécurise les défis précédents si vous ne parvenez pas aux 1040 minutes !

ET VOILÀ ! Vous aurez compris que je vais passer tout mon temps sur Netflix pour cette édition, mais c’est pour la bonne cause, entre une série pour laquelle j’ai déjà plusieurs mois de retard et une que j’attends depuis à peu près autant de mois…

Pourquoi 4.jpg

Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions, je les redonne (c’est toujours un copier coller avec quelques modifications, mais c’était le cas de tout l’article, oups) !

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de parler avec la communauté de sériephiles connectés pour ce défi ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée.

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de réussir à se terminer le Bingo Séries 10 si ce n’est pas déjà fait ! Pour le moment, personne n’est arrivé en 20, en plus !

Comme la dernière fois, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec ! Nous, ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV 🙂

Et comme je disais les dernières fois, « surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

RDV le 2 février !

 

HTGAWM – S04E09 : He’s Dead

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 9 de la saison 4 d’HTGAWM.

09.jpgÉpisode 9 – He’s Dead – 18/20
Connor, WHO GOT SHOT?

« No, he’s not » a été ma réaction à la lecture de ce titre. J’étais loin de me douter que 40 minutes plus tard, la série m’aurait de nouveau eu comme un bleu. Comme quoi, même après quatre saisons, on peut encore pondre des épisodes de dingue avec d’excellents rebondissements. Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement tout est bien ficelé dans cet épisode qui va de surprise en surprise, alors même qu’il nous sert toutes les scènes que nous avions vus dans les cliffhangers du début de saison, une à une.

À l’hôtel, la police enquête sur l’accouchement catastrophique de Laurel, ce qui est l’occasion pour nous de voir que Laurel y a laissé son sac avec la preuve que tout le groupe voulait absolument récupérer, le fameux disque dur avec toutes les informations sur Antares.

De son côté, Connor est toujours au téléphone avec Michaela et ne se rend pas compte qu’il est espionné, en disant trop sur le fait qu’ils s’en tirent toujours, que quelqu’un a été blessé par balle et qu’il n’a pas de nouvelle de Laurel. Il ferait mieux de se méfier de ce qu’il espère, puisqu’Annalise l’appelle. Alors qu’il se prépare à lui demander de sortir Asher de prison, Annalise lui apprend que Laurel a accouché et perdu beaucoup de sang et il lui apprend tout ce qu’il s’est passé. Ainsi, Connor débarque chez Nate pour réclamer son aide, découvrant que Bonnie est sur le canapé. Youpi.

Frank débarque quant à lui à l’hôpital et déclare être le père du bébé – même si c’est clairement Wes le père. Les services sociaux arrivent eux aussi pour poser tout un tas de question sur Laurel.

Le problème, c’est que le père de Laurel a été mis au courant de l’accouchement de sa fille, probablement par Dominick ayant entendu tout ce que disait Connor. Ainsi, ce cher monsieur Castillo a pris toutes les mesures nécessaires pour faire de la vie de sa fille un véritable Enfer (bon, ce n’était pas bien compliqué vous me direz). Il prend ainsi à sa charge la garde de son petit-fils, dont il est confirmé que Frank n’est pas le père.

Annalise se déclare alors avocate de Laurel et découvre avec horreur que le père de celle-ci a effectivement fait tout le nécessaire pour réclamer la garde. Il a tout un dossier pour prouver qu’elle a des antécédents de maladie mentale, qu’elle est bipolaire et que le bébé est drogué. Cela ne simplifie pas les affaires alors que le personnel des services sociaux est juste là pour se faire engueuler par une Annalise couverte de sang.

De son côté, Michaela comprend qu’Asher a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé. Nous voyons donc en parallèle Michaela & Connor faire la même déclaration à la police – que Simon était stressé par son statut d’immigrés, qu’il a volé quelque chose et qu’il s’est suicidé – alors qu’Asher révèle la vérité à Nate et que nous revoyons nous-mêmes en flashback ce qu’il s’est passé, pour être sûr de ne pas en perdre une miette.

Le vrai problème pour Asher est qu’il a avoué avoir touché au pistolet – ce que Michaela et Oliver racontent également à la police. Leur histoire est donc parfaitement cohérente puisque tout le monde raconte la même histoire. C’est une grosse prise de risque de leur part, mais il y a une certaine logique malgré tout.

Michaela apprend ensuite l’accouchement de Laurel, alors qu’elle toujours sur la scène de crime. Contre toute attente ou logique, elle parvient à s’en aller, laissant Oliver derrière elle. Tegan a toutefois le temps de lui dire qu’elle ment mal, ce qui veut dire qu’elle a des soupçons sur tout ce qu’il s’est passé. Pourtant, plus tard dans l’épisode, Tegan fait ce qu’elle peut pour les couvrir lorsque Dominick l’interroge sur ce qu’il s’est passé. Certes, elle finit par donner le nom d’Oliver, mais c’est inattendu de la voir protéger autant que possible le groupe.

Cet épisode nous ramène enfin aux cliffhangers de la première partie de saison. Ainsi, Connor accuse Michaela de tout ce qu’il s’est passé lorsqu’il la retrouve à l’hôpital. Inquiet pour Oliver, il retourne à Caplan & Gold pour le retrouver, mais pas avant de lui faire croire que le bébé de Michaela est mort. C’est donc à ce moment-là que le psy tombe sur Michaela, pleine de sang et en larmes, qui lui demande si le bébé est mort. Et plutôt que de la rassurer, il la laisse s’effondrer dans ses bras. Quant au fait qu’il connaisse Michaela ? Il le devine d’un bout de conversation qu’il a entendu entre Annalise et Connor.

Ah oui, ce serait pas mal si j’expliquais que le psy débarque à l’hôpital sur appel d’Annalise pour qu’il effectue une nouvelle expertise psychologique de l’état de santé de Laurel afin d’éviter que son père n’ait la garde du bébé. Si ça n’a aucune crédibilité qu’il le fasse, Annalise le force en fait avec un odieux chantage, ce qui était bien vu de la part des scénaristes. Du coup, ma critique retombe à peu près sur ses pieds et nous voyons ainsi un autre des cliffhangers de la première partie : le réveil de Laurel.

Frank est dans la chambre car il dit être son petit-ami, le psy est là parce qu’Annalise lui a demandé de l’être. Là encore, plutôt que de commencer par dire que le bébé est en vie, on propose à Laurel de se calmer. C’était nécessaire pour le suspense en début de saison, mais ça sonne tout de même très étrange dans cet épisode. Quant à l’évaluation psychologique, après un tel accouchement, elle est inutile.

Alors que Laurel se fait endormir pour la calmer, son père récupère le bébé malgré toute la bonne volonté d’Annalise pour le stopper. Elle pète littéralement un câble dans l’hôpital, mais ça ne suffit toujours pas. Castillo père s’en va avec son petit fils, sans qu’elle ne sache exactement où est transféré le bébé. Cela me paraît gros comme transfert, mais aux États-Unis et avec un peu de fric, il semble qu’on puisse vraiment tout faire.

Annalise finit donc par aller prendre une douche toute habillée – ce que l’on avait vu également en début de saison. Si je pensais à l’époque qu’elle prenait une douche à l’hôtel, il semblerait que ce soit en fait à l’hôpital. Et pour cause ! Sa chambre d’hôtel est prise pour une scène de crime simplement parce que c’est Annalise Keating.

Du coup, Bonnie vient sur les lieux (là encore, on l’avait déjà vu) et découvre l’étendue des dégâts, même si elle ne peut pas y faire grand-chose. Elle se rend ensuite chez Caplan & Gold où elle interroge Oliver sur ce qu’il s’est réellement passé. Elle apprend ainsi que le disque dur est dans le sac de Laurel, avant de raconter tout ce qu’il s’est passé à Oliver, loin de se douter du reste des événements. Outch.

Une fois cet interrogatoire passé, elle fait en sorte qu’Oliver soit relâché et rendu à un Connor très énervé et impatient, disant qu’il est l’avocat d’Oliver. Du coup, leur câlin de retrouvailles est marrant – et c’est bien joué d’avoir réussi à me faire sourire de la blague au milieu d’un tel chaos.

On peut donc enfin en revenir à l’hôpital où Michaela a donné quelques infos de trop au psy, notamment le fait que Laurel a arrêté ses antidépresseurs. À défaut de pouvoir voir Laurel, elle passe un nombre incalculable de coups de fil pour gérer également la situation d’Asher.

Pendant ce temps, Laurel révèle à Frank et Annalise que Dominick l’a appelé la veille pour la prévenir que son père savait qu’elle était enceinte et savait pour l’attaque à Caplan & Gold. Elle culpabilise donc de ne pas avoir arrêté le vol et dit qu’elle ne mérite pas d’être mère. Annnalise est loin d’être d’accord, lui promettant qu’elle récupérera son bébé – qui n’a donc toujours pas de nom.

Bonnie, elle, part récupérer le sac de Laurel dans les scellés, mais elle n’y retrouve pas le disque dur. Elle ramène malgré tout le sac à l’hôpital, même si ça ne sert pas à grand-chose. Le disque a donc disparu, et on ne sait pas qui l’a pris. Annalise soupçonne Bonnie, j’avoue que je trouve ça curieux également, mais comme l’épisode est encore loin d’avoir fini de me surprendre, je ne peux en être sûr.

Ainsi, je ne m’attendais pas par exemple à voir Isaac refuser d’aider Annalise, lui disant même que Laurel est peut-être instable. Pas plus que je ne m’attendais à voir Annalise lui dire qu’il la rendait folle et qu’elle comprenait le suicide de sa fille. Qui dit ça à quelqu’un, sérieusement ?

Il était plus prévisible en revanche de voir Bonnie se débrouiller pour libérer Asher. Si celui-ci ne reste pas en cellule grâce à l’aide discrète et cumulée de Nate et Bonnie, il n’est toutefois pas totalement hors de cause. À défaut d’avoir plus d’informations, la policière en charge d’enquête est forcée de le laisser libre, même si elle ne croit pas à son histoire trop parfaite. En effet, Bonnie lui apprend que c’est son ex et qu’elle sait désormais que les preuves retenues contre lui ne sont pas assez solides pour ça.

Du coup, Asher se rend à l’hôpital dès qu’il est libéré, sans prendre le temps de passer un coup de fil. C’est tellement plus drôle de faire la surprise à tout le groupe et de leur dire que quoi qu’il arrive, il ne sera en tout cas pas accusé de meurtre.

Eh oui, finalement Simon est encore en vie. Ce n’est donc pas de lui qu’il est question dans le titre de l’épisode, mais j’y reviens juste après (enfin, les scénaristes y reviennent juste après, en fait, moi, je n’ai pas grand-chose à voir là-dedans, même si j’aimerais bien écrire aussi bien – faudrait déjà que je me remette à écrire pour ça ; coucou Pauline, hum, hum). S’il est en vie, ce n’est toutefois pas une bonne nouvelle pour le groupe, au grand dégoût d’Oliver qui ne se sent plus si proche de ses amis (et de son mec).

Il faut dire qu’ils sont super pragmatiques et le préférerait mort, car sa survie ne correspond pas à leur histoire. Voilà donc Asher qui espère que les bouts de cerveau qu’il a vu par terre l’empêcheront de parler et Oliver qui essaye de rendre visite à Simon, mais ne peut évidemment pas le faire.

Quant au titre de l’épisode, il fait en fait référence à… Dominick. Ce dernier est donc, grâce à Tegan, sur la piste d’Oliver quand il se fait intercepter par Frank. Celui-ci torture Dominick pour obtenir des informations et savoir où est le disque dur. Malheureusement, il révèle en fait à Frank l’existence de ce disque dur. Après tout ça et puisqu’il le provoque sur sa méconnaissance de Laurel, Frank décide de tuer Dominick.

Il retourne ensuite à l’hôpital, sans passer par la case autres étudiants, où Annalise a eu la bonne idée de donner une photo de son fils à Laurel. Cette dernière échafaude tout un plan pour le retrouver, comptant sur Dominick pour l’aider dans sa quête. Elle l’appelle donc pour mieux découvrir que le téléphone de son ami d’enfance et du meurtrier de Wes est dans la poche de Frank.

Et si cette mort est déjà assez choquante pour faire un cliffhanger – parce que Dominick sera définitivement un personnage de l’ombre, les scénaristes trouvent encore le moyen de tous nous choquer ensuite en révélant que le mystérieux coup de fil que Wes a passé avant de mourir à son numéro « En cas d’urgence », il y a plus d’un an, était en fait adressé à Dominick.

What.

The.

Fuck?!

Ainsi donc, Wes connaissait Dominick et l’a appelé à l’aide… Tu parles d’une aide, il l’a tué ! Du coup, était-il simplement jaloux de le voir avec Laurel ? La violence de la scène et du combat entre les deux est inoubliable : Dominick a drogué Wes, Wes l’a frappé avec une putain de bouteille et a demandé de l’aide. À l’époque, j’avais trouvé cette mort encore plus atroce du fait qu’il ne savait pas qui l’avait tué ; mais en fait, si.

Bon, il ne savait quand même pas pourquoi Dominick l’a tué, puisqu’il lui demandait pourquoi il le faisait. N’empêche que ce meurtre atroce par un anonyme est devenu un meurtre de la main de quelqu’un censé l’aider. Allez, la bonne nouvelle, c’est qu’on devrait, avec un peu de chance, avoir droit à des flashbacks et donc à plus de scènes avec Wes.

En tout cas, cet épisode a parfaitement fait son boulot, avec un rythme allant crescendo jusqu’à des révélations finales beaucoup trop choquantes pour mon petit cœur. Je me fais déjà vieux, Shonda, calme-toi s’il te plaît !