Spoilers
Ci-dessous mon avis sur l’épisode 9 de la saison 4 d’HTGAWM.
Épisode 9 – He’s Dead – 18/20
Connor, WHO GOT SHOT?
« No, he’s not » a été ma réaction à la lecture de ce titre. J’étais loin de me douter que 40 minutes plus tard, la série m’aurait de nouveau eu comme un bleu. Comme quoi, même après quatre saisons, on peut encore pondre des épisodes de dingue avec d’excellents rebondissements. Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement tout est bien ficelé dans cet épisode qui va de surprise en surprise, alors même qu’il nous sert toutes les scènes que nous avions vus dans les cliffhangers du début de saison, une à une.
À l’hôtel, la police enquête sur l’accouchement catastrophique de Laurel, ce qui est l’occasion pour nous de voir que Laurel y a laissé son sac avec la preuve que tout le groupe voulait absolument récupérer, le fameux disque dur avec toutes les informations sur Antares.
De son côté, Connor est toujours au téléphone avec Michaela et ne se rend pas compte qu’il est espionné, en disant trop sur le fait qu’ils s’en tirent toujours, que quelqu’un a été blessé par balle et qu’il n’a pas de nouvelle de Laurel. Il ferait mieux de se méfier de ce qu’il espère, puisqu’Annalise l’appelle. Alors qu’il se prépare à lui demander de sortir Asher de prison, Annalise lui apprend que Laurel a accouché et perdu beaucoup de sang et il lui apprend tout ce qu’il s’est passé. Ainsi, Connor débarque chez Nate pour réclamer son aide, découvrant que Bonnie est sur le canapé. Youpi.
Frank débarque quant à lui à l’hôpital et déclare être le père du bébé – même si c’est clairement Wes le père. Les services sociaux arrivent eux aussi pour poser tout un tas de question sur Laurel.
Le problème, c’est que le père de Laurel a été mis au courant de l’accouchement de sa fille, probablement par Dominick ayant entendu tout ce que disait Connor. Ainsi, ce cher monsieur Castillo a pris toutes les mesures nécessaires pour faire de la vie de sa fille un véritable Enfer (bon, ce n’était pas bien compliqué vous me direz). Il prend ainsi à sa charge la garde de son petit-fils, dont il est confirmé que Frank n’est pas le père.
Annalise se déclare alors avocate de Laurel et découvre avec horreur que le père de celle-ci a effectivement fait tout le nécessaire pour réclamer la garde. Il a tout un dossier pour prouver qu’elle a des antécédents de maladie mentale, qu’elle est bipolaire et que le bébé est drogué. Cela ne simplifie pas les affaires alors que le personnel des services sociaux est juste là pour se faire engueuler par une Annalise couverte de sang.
De son côté, Michaela comprend qu’Asher a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé. Nous voyons donc en parallèle Michaela & Connor faire la même déclaration à la police – que Simon était stressé par son statut d’immigrés, qu’il a volé quelque chose et qu’il s’est suicidé – alors qu’Asher révèle la vérité à Nate et que nous revoyons nous-mêmes en flashback ce qu’il s’est passé, pour être sûr de ne pas en perdre une miette.
Le vrai problème pour Asher est qu’il a avoué avoir touché au pistolet – ce que Michaela et Oliver racontent également à la police. Leur histoire est donc parfaitement cohérente puisque tout le monde raconte la même histoire. C’est une grosse prise de risque de leur part, mais il y a une certaine logique malgré tout.
Michaela apprend ensuite l’accouchement de Laurel, alors qu’elle toujours sur la scène de crime. Contre toute attente ou logique, elle parvient à s’en aller, laissant Oliver derrière elle. Tegan a toutefois le temps de lui dire qu’elle ment mal, ce qui veut dire qu’elle a des soupçons sur tout ce qu’il s’est passé. Pourtant, plus tard dans l’épisode, Tegan fait ce qu’elle peut pour les couvrir lorsque Dominick l’interroge sur ce qu’il s’est passé. Certes, elle finit par donner le nom d’Oliver, mais c’est inattendu de la voir protéger autant que possible le groupe.
Cet épisode nous ramène enfin aux cliffhangers de la première partie de saison. Ainsi, Connor accuse Michaela de tout ce qu’il s’est passé lorsqu’il la retrouve à l’hôpital. Inquiet pour Oliver, il retourne à Caplan & Gold pour le retrouver, mais pas avant de lui faire croire que le bébé de Michaela est mort. C’est donc à ce moment-là que le psy tombe sur Michaela, pleine de sang et en larmes, qui lui demande si le bébé est mort. Et plutôt que de la rassurer, il la laisse s’effondrer dans ses bras. Quant au fait qu’il connaisse Michaela ? Il le devine d’un bout de conversation qu’il a entendu entre Annalise et Connor.
Ah oui, ce serait pas mal si j’expliquais que le psy débarque à l’hôpital sur appel d’Annalise pour qu’il effectue une nouvelle expertise psychologique de l’état de santé de Laurel afin d’éviter que son père n’ait la garde du bébé. Si ça n’a aucune crédibilité qu’il le fasse, Annalise le force en fait avec un odieux chantage, ce qui était bien vu de la part des scénaristes. Du coup, ma critique retombe à peu près sur ses pieds et nous voyons ainsi un autre des cliffhangers de la première partie : le réveil de Laurel.
Frank est dans la chambre car il dit être son petit-ami, le psy est là parce qu’Annalise lui a demandé de l’être. Là encore, plutôt que de commencer par dire que le bébé est en vie, on propose à Laurel de se calmer. C’était nécessaire pour le suspense en début de saison, mais ça sonne tout de même très étrange dans cet épisode. Quant à l’évaluation psychologique, après un tel accouchement, elle est inutile.
Alors que Laurel se fait endormir pour la calmer, son père récupère le bébé malgré toute la bonne volonté d’Annalise pour le stopper. Elle pète littéralement un câble dans l’hôpital, mais ça ne suffit toujours pas. Castillo père s’en va avec son petit fils, sans qu’elle ne sache exactement où est transféré le bébé. Cela me paraît gros comme transfert, mais aux États-Unis et avec un peu de fric, il semble qu’on puisse vraiment tout faire.
Annalise finit donc par aller prendre une douche toute habillée – ce que l’on avait vu également en début de saison. Si je pensais à l’époque qu’elle prenait une douche à l’hôtel, il semblerait que ce soit en fait à l’hôpital. Et pour cause ! Sa chambre d’hôtel est prise pour une scène de crime simplement parce que c’est Annalise Keating.
Du coup, Bonnie vient sur les lieux (là encore, on l’avait déjà vu) et découvre l’étendue des dégâts, même si elle ne peut pas y faire grand-chose. Elle se rend ensuite chez Caplan & Gold où elle interroge Oliver sur ce qu’il s’est réellement passé. Elle apprend ainsi que le disque dur est dans le sac de Laurel, avant de raconter tout ce qu’il s’est passé à Oliver, loin de se douter du reste des événements. Outch.
Une fois cet interrogatoire passé, elle fait en sorte qu’Oliver soit relâché et rendu à un Connor très énervé et impatient, disant qu’il est l’avocat d’Oliver. Du coup, leur câlin de retrouvailles est marrant – et c’est bien joué d’avoir réussi à me faire sourire de la blague au milieu d’un tel chaos.
On peut donc enfin en revenir à l’hôpital où Michaela a donné quelques infos de trop au psy, notamment le fait que Laurel a arrêté ses antidépresseurs. À défaut de pouvoir voir Laurel, elle passe un nombre incalculable de coups de fil pour gérer également la situation d’Asher.
Pendant ce temps, Laurel révèle à Frank et Annalise que Dominick l’a appelé la veille pour la prévenir que son père savait qu’elle était enceinte et savait pour l’attaque à Caplan & Gold. Elle culpabilise donc de ne pas avoir arrêté le vol et dit qu’elle ne mérite pas d’être mère. Annnalise est loin d’être d’accord, lui promettant qu’elle récupérera son bébé – qui n’a donc toujours pas de nom.
Bonnie, elle, part récupérer le sac de Laurel dans les scellés, mais elle n’y retrouve pas le disque dur. Elle ramène malgré tout le sac à l’hôpital, même si ça ne sert pas à grand-chose. Le disque a donc disparu, et on ne sait pas qui l’a pris. Annalise soupçonne Bonnie, j’avoue que je trouve ça curieux également, mais comme l’épisode est encore loin d’avoir fini de me surprendre, je ne peux en être sûr.
Ainsi, je ne m’attendais pas par exemple à voir Isaac refuser d’aider Annalise, lui disant même que Laurel est peut-être instable. Pas plus que je ne m’attendais à voir Annalise lui dire qu’il la rendait folle et qu’elle comprenait le suicide de sa fille. Qui dit ça à quelqu’un, sérieusement ?
Il était plus prévisible en revanche de voir Bonnie se débrouiller pour libérer Asher. Si celui-ci ne reste pas en cellule grâce à l’aide discrète et cumulée de Nate et Bonnie, il n’est toutefois pas totalement hors de cause. À défaut d’avoir plus d’informations, la policière en charge d’enquête est forcée de le laisser libre, même si elle ne croit pas à son histoire trop parfaite. En effet, Bonnie lui apprend que c’est son ex et qu’elle sait désormais que les preuves retenues contre lui ne sont pas assez solides pour ça.
Du coup, Asher se rend à l’hôpital dès qu’il est libéré, sans prendre le temps de passer un coup de fil. C’est tellement plus drôle de faire la surprise à tout le groupe et de leur dire que quoi qu’il arrive, il ne sera en tout cas pas accusé de meurtre.
Eh oui, finalement Simon est encore en vie. Ce n’est donc pas de lui qu’il est question dans le titre de l’épisode, mais j’y reviens juste après (enfin, les scénaristes y reviennent juste après, en fait, moi, je n’ai pas grand-chose à voir là-dedans, même si j’aimerais bien écrire aussi bien – faudrait déjà que je me remette à écrire pour ça ; coucou Pauline, hum, hum). S’il est en vie, ce n’est toutefois pas une bonne nouvelle pour le groupe, au grand dégoût d’Oliver qui ne se sent plus si proche de ses amis (et de son mec).
Il faut dire qu’ils sont super pragmatiques et le préférerait mort, car sa survie ne correspond pas à leur histoire. Voilà donc Asher qui espère que les bouts de cerveau qu’il a vu par terre l’empêcheront de parler et Oliver qui essaye de rendre visite à Simon, mais ne peut évidemment pas le faire.
Quant au titre de l’épisode, il fait en fait référence à… Dominick. Ce dernier est donc, grâce à Tegan, sur la piste d’Oliver quand il se fait intercepter par Frank. Celui-ci torture Dominick pour obtenir des informations et savoir où est le disque dur. Malheureusement, il révèle en fait à Frank l’existence de ce disque dur. Après tout ça et puisqu’il le provoque sur sa méconnaissance de Laurel, Frank décide de tuer Dominick.
Il retourne ensuite à l’hôpital, sans passer par la case autres étudiants, où Annalise a eu la bonne idée de donner une photo de son fils à Laurel. Cette dernière échafaude tout un plan pour le retrouver, comptant sur Dominick pour l’aider dans sa quête. Elle l’appelle donc pour mieux découvrir que le téléphone de son ami d’enfance et du meurtrier de Wes est dans la poche de Frank.
Et si cette mort est déjà assez choquante pour faire un cliffhanger – parce que Dominick sera définitivement un personnage de l’ombre, les scénaristes trouvent encore le moyen de tous nous choquer ensuite en révélant que le mystérieux coup de fil que Wes a passé avant de mourir à son numéro « En cas d’urgence », il y a plus d’un an, était en fait adressé à Dominick.
What.
The.
Fuck?!
Ainsi donc, Wes connaissait Dominick et l’a appelé à l’aide… Tu parles d’une aide, il l’a tué ! Du coup, était-il simplement jaloux de le voir avec Laurel ? La violence de la scène et du combat entre les deux est inoubliable : Dominick a drogué Wes, Wes l’a frappé avec une putain de bouteille et a demandé de l’aide. À l’époque, j’avais trouvé cette mort encore plus atroce du fait qu’il ne savait pas qui l’avait tué ; mais en fait, si.
Bon, il ne savait quand même pas pourquoi Dominick l’a tué, puisqu’il lui demandait pourquoi il le faisait. N’empêche que ce meurtre atroce par un anonyme est devenu un meurtre de la main de quelqu’un censé l’aider. Allez, la bonne nouvelle, c’est qu’on devrait, avec un peu de chance, avoir droit à des flashbacks et donc à plus de scènes avec Wes.
En tout cas, cet épisode a parfaitement fait son boulot, avec un rythme allant crescendo jusqu’à des révélations finales beaucoup trop choquantes pour mon petit cœur. Je me fais déjà vieux, Shonda, calme-toi s’il te plaît !


Épisode 8 – Robin – 14/20
Épisode 9 – 1-800-799-7233 – 17/20





