In the Dark – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Voilà une série qui parvient à se démarquer dès son pilot par une bonne qualité générale. Si je ne suis pas convaincu par le format qui propose plusieurs intrigues autour du même personnage, les différentes intrigues sont prenantes. Le twist de l’héroïne aveugle fonctionne bien pour le moment face à des intrigues classiques, et je suis curieux de voir la suite, ce qui est bon signe.

Saison 1


01

I’m not Daredevil, I just smelt him.

La série commence bien mal avec la traditionnelle scène de sexe des pilots à laquelle on ne coupe plus jamais, j’ai l’impression. Ce n’est pas très important en plus : on ne verra jamais le visage du mec qui couche avec l’héroïne, Murphy… sûrement une manière de nous faire rapidement au fait qu’elle soit aveugle. Logique, quoi, elle ne peut pas le voir, pourquoi le verrait-on ?

Elle a beau être aveugle, elle a donc une vie sexuelle bien remplie, puisqu’elle achète la pilule du lendemain dans sa pharmacie où Maria, la pharmacienne, la connaît extrêmement bien tant elle a l’habitude de la voir venir faire ça. Bon, admettons. Elle rejoint ensuite une rue qui a tout de la rue mal famée où elle a de nouveau ses habitudes, avec un adolescent cette fois, qui s’appelle Tyson.

Celui-ci la drague lourdement, ce qui permet de savoir qu’elle n’aime pas toucher le visage des gens, le cliché habituel est donc ruiné dès le départ. Murphy a aussi un chien pour aveugle, Pretzel, qu’elle n’aime pas beaucoup, une coloc vétérinaire lesbienne et un job qu’elle ne prend pas spécialement au sérieux. Un peu comme son chien, donc : quand elle l’emmène dans la ruelle de Tyson, le chien s’arrête.

Comme elle n’entend pas Tyson, elle se met à tâtonner comme elle peut pour mieux trouver un cadavre dans un sac de couchage. Elle reconnaît immédiatement Tyson et demande de l’aide. On la retrouve une bonne heure plus tard, parce que c’est le temps qu’il a fallu à la police pour se pointer. Eh, c’est bien plus réaliste que d’habitude.

Le problème, c’est que le corps de Tyson, personne ne le retrouve. Et comme on ne l’a pas vu non plus, il y a un doute. Pour les flics, il n’y a pas de doute : elle est bourrée et n’est pas spécialement crédible. Seulement, la coloc la croit, parce que deux ans plus tôt, Murphy s’est donc fait agresser… jusqu’à ce que Tyson interrompe le passage à tabac. Mais aujourd’hui, il est probablement mort.

Le lendemain, elle se réveille donc avec une bonne gueule de bois et se rend au travail, où elle travaille en fait pour ses parents dans un centre de chiens pour aveugle. Elle y fait la connaissance de Bradley et sa femme, qui font une donation généreuse au centre… Pourquoi pas, ma foi. Ce qu’il faut en retenir, c’est que Bradley est très attiré par Murphy, et qu’il la drague, au point de retourner la voir dans un bar le soir.

Murphy étant complétement le genre de nana à dire oui à ce type d’avance, elle finit chez lui à coucher avec, mais à être surprise par sa femme parce qu’elle se cache sous la table en verre du salon. C’est plutôt drôle à voir, même si ça ruine encore plus la vie de Murphy : la généreuse donation est évidemment bloquée alors que ses parents ont acheté de nouveaux chiens, et elle perd sa canne au passage, parce qu’elle la laisse là-bas.

Cela la force à pourrir le rencard de Felix – son frère ?. J’imagine que c’est son frère, parce qu’ils ont une relation digne de frère et sœur, et c’est plutôt drôle à voir ; en tout cas plus que la vie débridée de Murphy qui finit encore dans un bar le lendemain, où elle retrouve à nouveau Bradley, mis à la porte par sa femme.

Bon, et sinon, l’intrigue de Ty continue aussi quand Murphy retourne dans la ruelle et parle à son cousin, Donnel (si j’ai de bonnes oreilles), qui est aussi le dealer qui l’employait. Il informe Murphy que Tyson est parti avec une fille pour quelques jours, mais elle refuse de le croire, surtout quand elle reçoit un SMS de sa part, alors que jamais il n’aurait fait ça, puisqu’elle déteste les SMS. La pauvre : elle est persuadée que Ty ne va pas bien et ça la laisse en dépression dans les toilettes du bar.

Elle décide donc d’aller faire un tour chez ses parents (adoptifs), parce qu’elle aime son père et veut passer du temps avec tant que sa mère n’est pas là. Malheureusement, elle s’endort sur son épaule et est réveillée par sa mère avec qui elle ne s’entend pas du tout. Là aussi, comme avec Felix, la relation est très schématique, mais ça fonctionne bien de les voir s’engueuler et de voir Murphy décider de travailler pour ses parents gratuitement pour rembourser la donation qu’elle a perdu.

De manière improbable, le lendemain, le flic à qui elle s’est confiée pour Tyson vient la voir au centre. Sa fille à lui est aveugle, il veut donc un chien guide pour elle… et il l’emmène auprès de la seule autre aveugle qu’il connaît, même s’il l’a rencontré complétement bourrée dans le cadre d’une affaire de meurtre sans corps. Bon l’idée des scénaristes est de faire passer quelques messages sur le handicap et les aveugles en faisant parler deux aveugles entre elles. Et puis Murphy en parle ensuite au flic, pour qu’il arrête d’avoir de la pitié pour elle ou sa fille, et pour qu’il traite sa fille normalement surtout.

Quant au flic, il explique à Murphy qu’il ne peut rien faire pour l’aider à retrouver Tyson… Elle décide donc de s’en occuper plus ou moins seule en faisant tracer son portable par l’Apple store le plus proche. Sa coloc, qui s’appelle Jess, et elle retrouvent rapidement le portable, abandonné dans une rue sous un pont de train. Peu rassurant. Le cousin promet à Murphy de s’en occuper et refuse qu’elle en parle au flic, ce qu’elle fait aussitôt évidemment.

L’épisode se termine sans gros cliffhanger, ce qui manque, mais franchement, c’était plutôt intéressant dans l’ensemble. Je ne regrette pas d’avoir regardé cet épisode, et je pense que je vais essayer de trouver le temps de regarder le reste de la saison, semaine après semaine. Juste, ça m’embête parce que le vendredi, c’est pas trop un bon jour quoi.

> Saison 1

Les meilleures séries post-apocalyptiques

Salut les sériephiles,

Vaste sujet que le thème du TFSA de la semaine, avec Tequi qui propose de revenir sur les meilleures séries post-apocalyptique. Angoisse que ce thème ! J’adore les post-apocalypses, et il est bien trop difficile de n’en choisir que cinq. Quand en plus, il faut les classer, je ne vous explique pas comment ce top m’a laissé sur une belle insomnie hier soir après lecture du titre – oui, j’aime bien réfléchir au TFSA avant de m’endormir, j’avoue tout. Bref, je suis complétement claqué aujourd’hui, mais voici donc le fruit de ma réflexion sur les séries post-apocalyptiques – et disons tout de suite que j’ai considéré comme post-apocalypse toutes les séries nous présentant un monde dans lequel plus de 80% de la population mondiale a été éradiquée.

Image associée

  1. Jericho

Ben évidemment. Je crois que c’est ma première vraie série post-apocalyptique. On a les références qu’on peut ? Franchement, cette série n’était pas si mauvaise… même si son renouvellement en saison 2 était accompagné de beaucoup trop de changements pour vraiment me convaincre. Il faut dire ce qui est, également : je n’en ai plus aucun souvenir. Mais eh, je sais que j’aimais bien me mettre devant la télé pour la regarder.

Résultat de recherche d'images pour "the last man on earth first episode"

  1. The Last Man on Earth

La qualité de la série est trop inégale pour finir plus haut dans le classement : j’ai beaucoup ri au début, puis la série m’a épuisé parce qu’elle passait son temps à voir ses personnages hurler en permanence. Au milieu de ce brouhaha, il y a tout de même eu des idées vraiment intéressantes concernant l’apocalypse, notamment les centrales nucléaires qui détruiraient en fait les quelques survivants d’un virus ayant tué le reste de la population. C’est peut-être même la série la plus cohérente du point de vue de l’apocalypse… alors même qu’elle jouait tout le temps sur son humour bien particulier. Elle me manque et je ne suis pas encore remis de son annulation.

Résultat de recherche d'images pour "the walking dead zombie"

  1. The Walking Dead/Fear the Walking Dead

Allez, d’une pierre deux coups, même si instinctivement, j’avais surtout envie de parler de Fear. Comme la saison 9 de la série-mère a réussi à me raccrocher, il faut bien l’évoquer aussi après tout. J’aime l’univers des zombies, parce qu’il y a de quoi se faire quelques jumpscares efficaces et parce qu’il y a tout un aspect survie qui était plutôt cool… au début. On a ensuite eu une grosse période de flottement où survie et géopolitique cohabitaient, sans parvenir à être intéressantes, ni dans un sens, ni dans l’autre. Les dernières saisons de chaque série ont fini par trouver un bon équilibre, avec un peu plus de géopolitiques, mais encore ce qu’il faut pour être intéressant dans la survie. Bref, ce sont de bonnes séries… par moments.

Résultat de recherche d'images pour "12 monkeys"

  1. 12 Monkeys

Certes, la série ne commence pas tout à fait sur une post-apocalypse, mais au cœur de sa mythologie des voyages dans le temps, il y a quand même un virus qui va décimer la population. Et on a plus d’une fois au cours de la série l’occasion de parcourir ce monde post-apocalyptique pour le découvrir un peu plus. L’idée est là que la nostalgie du passé serait plus forte que le présent, avec l’envie de revenir dans le passé pour annuler cette apocalypse. Eh, ça reste une série post-apocalyptique.

Résultat de recherche d'images pour "the 100 apocalypse"

  1. The 100

Bon, sans surprise, évidemment que cette série qui se déroule cent ans après un accident nucléaire ayant forcé la population à quitter la Terre est ma série post-apocalyptique préférée. Elle est aussi possiblement ma série préférée dans les séries en cours et dont on a une saison par an. Tout est génial : on a le côté survie, on a le côté géopolitique, et à chaque fois, les deux sont suffisamment liés pour rester vraiment haletant. Tout est fait pendant cinq saisons dans le but de survivre, mais justement :

Résultat de recherche d'images pour "life is about more than just surviving"

Ainsi, la recherche d’une maison est aussi au cœur de la série. Chacun veut son lieu de vie, avec ses problèmes, et ça ne se termine pas toujours bien. Je dirais même que ça termine rarement bien. Pour ne pas dire jamais. Bref, vous avez l’idée, c’est passionnant parce qu’on cherche les mêmes solutions qu’eux, sans les trouver parfois ; et parce qu’on est en permanence surpris.

Résultat de recherche d'images pour "kree agents of shield season 5"

Dans les séries que j’aurais aimé citer et que j’ai mis de côté parce qu’elles n’étaient pas que post-apocalyptiques, il y a tout de même Future Man, la saison 8 d’American Horror Storyet la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D. En tout cas, ce TFSA me fait prendre conscience aussi que l’apocalypse est la menace de nombreuses séries, mais qu’après tout, il y a de quoi faire des histoires intéressantes une fois qu’elle a eu lieu. Espérons que les chaînes britanniques liront cette conclusion, parce qu’il y en a un peu marre des séries qui se terminent sur l’apocalypse et nous abandonnent là. Coucou You, me and the Apocaypse, Hex et autres The Fades

I’m gonna leave you anyway – You’re the worst est terminée

Salut les sériephiles,

Image associée
La scène qui m’a fait rester cinq ans

Pas de liste de films aujourd’hui, et pas avant un moment je crois, parce que je me suis préparé un petit planning d’articles à la semaine. Non, aujourd’hui, j’avais envie de revenir sur les cinq saisons de You’re the worst. La série s’est terminée pour de bon hier et, contre toute attente, j’en ai bien aimé la fin. Je ne pense pas qu’elle restera dans le panthéon de mes séries préférées où elle était pourtant à un moment… mais eh, au moins, elle fera partie des séries que j’ai vu entièrement, de la saison 1 à la saison 5, et en cinq ans s’il vous plaît.

Image associée
Sunday Fundaaaaaay

Saison 1 – L’originalité

C’est fou quand on voit le nombre de sitcoms qui existent sur le même modèle depuis, mais You’re the worst a le parti pris de nous montrer un couple qui n’est pas fait pour aller ensemble, tout en l’étant parce qu’ils sont des sortes de anti-héros enchaînant les insultes, grossièretés et coups d’un soir. Pour ma part, c’était ma première sitcom de ce genre au cours de la décennie. Cela permettait une vraie originalité et une fraicheur du propos qui me faisait mourir de rire : la saison 1 mélange sexe et désir d’amour, en nous présentant deux personnages qui ont tout pour être détesté… mais auxquels on s’attache pour leurs défauts.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 1"Jimmy et Gretchen sont attachants et finissent la saison en reconnaissant leur amour, Edgar et Lindsay, les meilleurs amis fidèles semblent avoir une vie mieux rangée et révèlent finalement que leur existence n’est pas vraiment plus glorieuse. Tout ça fonctionnait bien et la saison 1 a rapidement rejoint la liste de mes séries préférées.

Depuis ? Ben… LOVE, Master of None, Catastrophe ou dans une moindre mesure Atlanta sont autant de sitcoms qui sont sur le même schéma de la comédie plus « jeune adulte paumé dans sa vie, ses sentiments, sa sexualité débridée ». Et ça m’a blasé, ça fonctionne beaucoup moins bien aujourd’hui.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 1"

Saison 2 – Humour et dépression

Tout ça nous mène sans trop de surprise vers une saison 2 qui perd de vue l’humour pour se concentrer sur un message à faire passer. C’est bien beau de dire qu’ils sont les pires, Jimmy et Gretchen, il faut encore nous expliquer pourquoi. On ajoute donc des backstories en veux-tu, en voilà : Gretchen est dépressive – et c’est possiblement la meilleure représentation de la dépression dans une série, Edgar a un stress post-traumatique, Lindsay n’a pas de cerveau et Jimmy… ben Jimmy est anglais, c’est déjà beaucoup.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 1"Bon plus sérieusement, Jimmy, il veut juste ne pas travailler et il est mal entouré, finalement. Cette saison 2 en a perdu certains, je sais bien, mais c’est celle que j’ai préférée, justement pour son message et sa très bonne représentation de la dépression. Avec le recul, je me rends compte aussi que c’est là qu’ont commencé à apparaître les défauts de la série ; mais l’humour était encore là.

L’autre chose qui était encore là et que j’adore dans cette série, c’est la prise de risque côté réalisation : épisodes spéciaux, plan-séquence, écriture parfois un peu méta… il y a eu du très bon de ce point de vue-là dans chaque saison.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 3"

Saison 3 – Jamais deux sans trois.

La saison 3, c’est marrant, mais c’est celle dont je ne me souviens pas vraiment. Je sais qu’elle me faisait toujours rire, je sais que le message continuait d’être intéressant, mais dans l’ensemble, on voyait bien qu’ils se perdaient peu à peu. Cela est particulièrement visible dans l’évolution des personnages sidekick, à savoir Edgar et Lindsay. Cette dernière, notamment, n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même dans cette saison. Il n’y a pas que l’humour qui est perdu de vue dans cette série, il y a aussi les personnages…

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 3 cliffhanger"Et à cet égard, le cliffhanger de la saison est sacrément parlant. Sinon, le côté méta a commencé à se perdre vraiment avec un épisode sur les personnages secondaires, qui reviendra chaque saison derrière. L’idée est pas mal en elle-même, mais ces personnages n’ayant pas les épaules pour un tel épisode, c’est souvent du temps de perdu, et c’est dommage, parce qu’à chaque fois, ils auraient pu être zappées, en plus.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst season 4"

Saison 4 – La séparation de trop… La saison de trop.

Là où la série m’a définitivement perdu et où j’ai arrêté de la considérer comme une de mes séries préférées, c’est sur cette saison 4 qui prend le parti de séparer Jimmy et Gretchen après une demande en mariage. Sur l’idée en elle-même, pourquoi pas, même si je trouve que le point de vue de Jimmy n’était pas assez développé. Sur le plan pratique, c’était raté, parce que ça a duré toute la saison et que là, clairement, chaque personnage n’était plus que la caricature de lui-même.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst season 4"Je n’ai pas accroché à la narration de la série qui en faisait trop, tout le temps. Tout ça n’avait aucun sens sur du long terme. Justement, tout le problème tient dans ces deux mots : long terme. Plus on avance dans la série, moins il est crédible que ce groupe de quatre amis passe encore tant de temps ensemble. Les histoires ne tenaient plus debout.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst season 5"

Saison 5 – Sortir la tête de l’eau

Et enfin, la saison 5 a eu le difficile rôle de conclure tout ça de manière crédible. Large tâche que la conclusion d’une série, on le sait, mais sur une série qui a toujours voulu être audacieuse du point de vue technique/écriture, mais dont les personnages sont des caricatures de ce qu’ils étaient au départ, c’est compliqué.

Ce n’est pas réussi à 100% parce qu’il y a des personnages qui étaient bien trop irratrapables (je veux dire, Lindsay a perdu son cerveau en saison 2 ou 3, alors qu’est-ce que vous voulez en faire ?), d’autres qui ont été malmenés (Edgar, cette année, c’était pas ça après le focus qu’on a eu sur lui les années précédentes… à la rigueur, ils ont déconstruit ces progrès, quoi) et d’autres pour qui, tout bien considéré, c’est bien mené (Becca, par exemple… mais ni Paul, ni Vernon).

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst becca"

Oui, l’ensemble est bien mené parce qu’il aboutit à un épisode final plutôt crédible et vraiment beau en terme d’écriture, et de technique. Ce n’était pas gagné après l’errance de la saison 4 – errance littéralement parlant en ce qui concerne certains personnages. Bizarrement, ça fonctionne plutôt bien, même s’il y a des points qui me dérangent dans l’épisode final (eh, spoiler, mais Gretchen qui parle de « tonton Edgar » alors que la dernière interaction qu’on a vu entre eux était « I hate you », mouais, hein).

Enfin bon, la vraie conclusion de la série, c’est qu’ils ont réussi à sauver de justesse le couple Jimmy/Gretchen d’une fin ratée, et c’est tout ce qu’on leur demandait encore à ce stade. Au passage, j’ai bien aimé la conclusion pour Edgar… Quant à Lindsay, je l’avais sacrifiée il y a quelques années déjà et franchement, je crois que les scénaristes aussi vu ce qu’ils en ont fait en dernière saison.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 3"
Le moment exact où elle m’a perdu définitivement.

Dommage… mais eh, Gretchen et Jimmy vont vraiment me manquer, alors que je ne pensais vraiment pas écrire ça un jour.

13-3
Et malgré tout ça, et après tout ça… je les aime encore. Joli travail des scénaristes.

Résultat de recherche d'images pour "you're the worst saison 1"

Osmosis – S01E02-03

Épisode 2 – L’âme sœur – 17/20
On entre un peu plus dans le vif du sujet, et je continue d’être surpris par le choix de surtout insister sur les coulisses. La promo semblait plutôt se faire surtout sur Osmosis, mais l’essentiel est en fait sur tout ce qui se passe avec l’organisation, rendant la vraie trouvaille de la série un simple accessoire. Pour autant, les intrigues sont intéressantes et j’accroche bien. J’ai bon espoir d’être vraiment à fond d’ici quelques épisodes.

Saison 1


02.jpg

Ce jour-là, l’implant a déclenché quelque chose.

Oula, on repart donc trois ans plus tôt avec cet épisode qui nous apprend que Paul n’avait plus d’activités neuronales avant que sa sœur ne lui fasse un implant, en l’utilisant comme cobaye. C’est donc par accident qu’elle a découvert Osmosis : elle voulait sauver son frère et l’a fait malgré elle, avec l’amour. Elle veut donc logiquement tenter la même chose avec sa mère. On notera aussi que trois ans plus tôt, la technologie était similaire à la nôtre.

Dans le présent, Paul s’énerve sur les flics qui ne trouvent pas la disparition de Joséphine inquiétante, alors même qu’elle est déconnectée, que Paul est menacé de mort et que son implant ne permet plus de la retrouver. Le problème, c’est qu’elle lui a laissé un message pour qu’il ne la cherche pas, alors ça sème le doute sur Osmosis.

Esther fait ce qu’elle peut pour aider son frère, qui oscille entre l’énervement et la dépression, en utilisant ses contacts sur des réseaux internet pas vraiment légaux. Malheureusement, l’implant de Joséphine est bien désactivé, et ça laisse Paul seul quand il ferme les yeux et essaye de se connecter avec elle – une connexion dans laquelle les âmes sœurs se retrouvent, à poil.

Bien sûr, cet épisode entre aussi dans le vif de l’intrigue des âmes sœurs, et il était temps. Nous voyons donc Esther et son amie scientifique faire tout leur possible

Du côté de Niels, il est temps de rencontrer l’âme-sœur et d’avoir un coup de foudre. Elle s’appelle Claire, elle est magnifique et ça ressemble fort au début d’une comédie romantique : il ment sur son identité pour l’approcher, avant d’avouer la vérité. Il l’aide toutefois à emmener le matériel dont elle a besoin pour un cours de dessin, où elle l’aide à améliorer son propre dessin. La tension amoureuse est évidente entre eux, mais ça ajoute le suspense de savoir ce qu’il se passera quand elle découvrira la vérité sur lui – à la fois sa maladie et Osmosis.

En tout cas, il est fou amoureux au point d’en oublier le porno. Le lendemain, il retourne faire de l’art avec elle, et ça finit en bataille d’eau et de peinture. C’est mignon comme tout… jusqu’à ce que son addiction le reprenne et qu’il imagine Claire nue, seulement recouverte de peinture avec qui elle s’amuserait. Pas si guéri que ça le Niels.

Ana aussi est prête à rencontrer son âme sœur, Simon. Il est prof de sport et ça tombe bien, parce qu’elle a dit en premier épisode se trouver trop grosse pour trouver l’âme sœur. C’est à croire que c’est fait pour elle tout ça. En plus, Simon est super charmeur avec elle, ce qui suffit à la convaincre de se pointer au cours de sport et de sauter quelques haies.

C’est drôle, parce qu’elle est le cliché de la littéraire frustrée de la vie, forçant l’air de rien Simon à lire Madame Bovary de Flaubert. Bon, c’est pas trop grave après tout, c’est un bon roman. Et Ana est vraiment amoureuse en plus, elle est hyper attirée et ça se voit quand les scientifiques s’y mettent.

Lucas, lui, devrait rencontrer aussi son âme-sœur : il s’agit de Léopold. Oui, mais comme Lucas est en couple avec Antoine, il préfère ne pas le rencontrer tout de suite… surtout quand il voit que Léopold est en couple aussi. Voilà qui va ajouter quelques problèmes à cette histoire d’âme-sœur, mais qui ne freine pas Lucas : au contraire, il suit Léopold jusqu’à chez lui.

Et quand la porte s’ouvre toute seule, Lucas n’hésite pas à monter et l’embrasser. Il est évident qu’ils se connaissent déjà, puisque Léopold lui dit qu’il est maso avant de le sodomiser dans la cage d’escalier. Bien, voilà qui est fait. Léopold aperçoit toutefois le nouveau tatouage de Lucas et l’interroge dessus après cette très rapide escale sexuelle.

Malgré ça, Lucas continue de voir Antoine, son copain cuistot qui commence à se douter que quelque chose ne va plus dans leur couple quand il ne lui retourne pas son « je t’aime ». Comme quoi, les classiques des séries américaines, ça se produit aussi en France. Toutefois, Lucas refuse de croire en Osmosis et il confie à une amie qu’il va retirer l’implant… Celle-ci n’est pas dupe et connaît son hésitation entre Antoine et Léopold. Mignon.

Le centre Osmosis est aussi encore sous attaque, pour changer, et Swan chargée de la sécurité ne sert à rien, une fois de plus. C’est la deuxième fois en deux épisodes. Cette fois, ce sont des manifestants qui veulent juste taguer le centre. Malheureusement pour eux, ils tombent sur Paul qui arrivait au centre et qui les pense responsables de l’enlèvement de Joséphine.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il pète un câble sur l’un des manifestants et le tabasse. Le plus intéressant dans cette sous-intrigue ? Découvrir qu’il y a un mouvement politique anti-Osmosis (et anti-technologie, en fait) : les Humanistes. Voilà qui est littéraire ! C’est crédible, et il fallait bien que ça existe ; mais c’est rapide d’introduire ça dans la série dès maintenant.

En même temps, c’est nécessaire puisqu’en fait, Ana est une espionne qui travaille pour… eh ben, on ne sait pas, mais probablement un groupe lié aux Humanistes. Elle n’est pas trop convaincue par Osmosis et veut donc les trahir, là où il est évident qu’elle finira amoureuse.

Bon, le pétage de câble supplémentaire de plus de Paul finit par poser des problèmes financiers supplémentaires, et ça force Paul à rencontrer Samuel, un nouvel investisseur face à qui il a du mal à tenir son discours commercial bien rôdé après la disparition inexpliquée de Joséphine. L’entrevue tourne court, de toute manière, quand Esther lui indique avoir retrouvé l’implant de son âme-sœur. Les coordonnées GPS sont justes et le mènent en haut de la Tour Saint-Jacques, à Paris, où il retrouve bien l’implant… mais pas Joséphine.

Cette fois, les flics acceptent de penser qu’elle est enlevée, surtout que l’implant a été nettoyé de son numéro de série qui aurait permis d’en savoir plus. En découvrant tout ça, Camille décide donc d’aller dans une cage de Faraday où, finalement, elle se retrouve dans une boîte où les maîtres-mots sont cul et anonymat. Et absence de technologie, aussi, pour garantir l’anonymat. Elle y aperçoit Joséphine, clairement dans un état d’inconscience, et dans un sale état.

Oh et sinon, lLe mystère de la mère d’Esther et Paul continue aussi dans cet épisode, au son d’Ave Maria et de quelques souvenirs. Et sans trop de surprise, Esther décide d’enfreindre la loi et les protocoles d’Osmosis en implantant des souvenirs de sa mère dans les implants (logique) de trois participants du test. Gênant.


Épisode 3 – Les complications – 16/20
Je ne suis que moyennement convaincu par ce titre d’épisode, en revanche, je suis cette fois vraiment pris dans l’intrigue de la série. Je la continuerai assez rapidement, mais pas ce soir, malheureusement. Sans être exceptionnelle, cette série a les éléments principaux pour tenir en haleine, même si la multiplication des personnages et sous-intrigues me laissent un peu perplexe pour l’instant.

Saison 1


03.jpg

Est-ce que l’être humain peut supporter un état de bonheur permanent ?

Anonyme et sans technologie, certes, mais avec des caméras de surveillance le club de cul ! Le mystère s’épaissit malgré tout : Joséphine s’est retrouvée dans un salon privé loué pour quatre jours et Esther a peur que l’implant soit piraté. Pire encore : ils se sont barrés après deux jours, alors qu’elle se pointait au bon endroit. Elle est donc sûre qu’il y a une taupe à Osmosis, et moi, j’accuse directement Martin si c’est le cas.

Esther passe ensuite ses nerfs sur Swan, alors qu’elle se sent coupable car les manipulations hors-la-loi qu’elle effectue sont possiblement responsables du piratage. Pourtant, les soupçons pèsent aussi sur Swan qui passe de mystérieux coups de fil et qui rembarre Esther quand elle tente de nouer des liens d’amitié (de flirt ?).

Paul doute toujours de tout, mais le soir, il se rend compte qu’Esther non plus n’est infaillible quand elle lui partage son sentiment de culpabilité – mais sans tout lui dire de sa trahison illégale pour autant. D’ailleurs, la trahison se passe bien avec le souvenir d’Ave Maria et d’Esther dans la piscine qui se met en place chez Niels, Anna et Lucas… qui en rêvent, voire en cauchemardent.

Ana en parle bien sûr aux espions qu’elle a contacté – et que j’imagine être des Humanistes, au point où on en est. Ces derniers stressent clairement Ana, la pressant autant que possible pour qu’elle soit l’implantée choisie comme figure d’Osmosis un mois plus tard en conférence de presse. Malgré cette trahison et la sensation désagréable de sentir le chlore du souvenir d’Esther, Ana décide de revoir Simon, avec qui elle s’entend bien.

Et elle décide ensuite de boire un mojito, qui la met dans tous ses états. C’est pour se donner du courage qu’elle fait ça, parce qu’elle veut coucher avec Simon. Le problèem, c’est qu’elle finit bourrée alors il a le tact de refuser de coucher avec elle. On a connu des décisions plus malignes, Ana.

L’intrigue accélère déjà son rythme, avec aussi Billie (scientifique chauve) qui aperçoit que les implants de Niels, Lucas et Ana ont reçu des informations, alors que c’est censé être impossible. Cela lui fait craindre un piratage, mais Esther la rassure comme elle peut… avant d’évacuer son stress avec Tom, de Perfect Match.

En ce qui concerne les autres testeurs d’Osmosis, on retrouve dans cet épisode Théa, qui était la première a voir pris l’implant. Elle a trouvé l’amour avec Feng, qu’elle veut à présent voir implanté pour être en permanence connecté avec lui. L’amour, quoi.

De son côté, Lucas retrouve Léopold qui est toujours celui qui l’attire clairement. Ce dernier se dit pourtant heureux d’avoir plaqué Lucas, même s’il l’embrasse aussitôt. Les deux passent alors un bel après-midi de tension sexuelle, à manger des fraises et s’embrasser. Après tout ça, Lucas décide d’avouer la vérité à Antoine, alors que ce dernier essayait de le convaincre que c’était normal de ne pas rester en permanence dans la passion. Bon, au moins ça n’a pas trainé trop longtemps cette histoire de tromperie.

À son réveil, Niels est heureux d’avoir un message de Claire… mais moins de l’omniprésence de sa mère. L’omniprésence, il la découvre aussi avec Omnosis qui analyse tout ce qu’il se passe dans son cerveau, y compris les montées d’hormones qu’il a lorsqu’il fait des batailles de peinture avec Claire. Ainsi donc, il reçoit l’ordre d’arrêter de voir Claire quelques jours… ce qui n’est pas si simple quand on est amoureux et quand Claire demande à le revoir.

Forcément, il veut la revoir et se rend au rendez-vous qu’il lui fixe. Ils finissent à nouveau en bataille d’eau, au cœur d’une fontaine parisienne cette fois. Mouais, c’est un peu schématique cette vision de l’amour… et le rapprochement ne fait pas du bien à Niels qui a de nouveau des flashs sexuels. Malheureusement, ça finit mal pour Niels avec une Alice qui termine inconsciente dans la fontaine ;

Dans les informations pas forcément utiles, l’ami de Paul s’appelle donc Gabriel. Ensemble, ils regardent les vidéos de la concurrence, et ce n’est pas fameux : Perfect Match prône le libertinage et le changement de partenaires. Gabriel a fait ce qu’il fallait pour que Paul puisse revoir Samuel, l’investisseur, avec aussi d’autres de ses collègues. Tout ça lui permet de présenter l’ensemble du centre à ceux qui paieront peut-être les factures par la suite. On apprend donc à mieux connaître le centre, avec l’atrium, par exemple.

On découvre aussi à quel point l’implant de Paul pose problème lors de cette présentation où l’on montre les données de Lucas : il a clairement une douleur au poignet qui le fait s’isoler… Et quand il revient, c’est pour découvrir que les investisseurs veulent intégrer de la pub avec les implants. Cela ne le persuade que moyennement, forcément.

En parallèle, il est révélé que Swan est bien en contact avec Perfect Match, et Esther est clairement sur la piste de cette traîtresse. Elle est donc assez maligne pour la suivre, en mentant aussi à la compagnie qu’elle emprunte pour se rendre ailleurs… Chez Perfect Match. Esther en parle immédiatement à son frère et hop, il la convoque pour la virer, en présence de Gabriel. La confiance entre eux se dissipent à vitesse grand V, alors que les douleurs de Paul vis-à-vis de son implant continue.

Esther s’en inquiète, parce qu’elle comprend que c’est l’absence de Joséphine qui provoque son mal-être. Et sinon, en flashback, on découvre que Paul a emmené Joséphine à Osmosis en premier, histoire de lui faire avaler l’implant, qu’il avait mis dans une boîte digne d’une bague de fiançailles.

Enfin, la dernière scène de l’épisode voit Paul retrouver la collègue de Samuel, celle qui veut mettre de la pub dans Osmosis. Elle le drague très clairement avant de révéler qu’elle travaille pour ceux qui ont enlevé Joséphine. Oh, elle ne le dit pas comme ça, bien sûr, mais c’est très clair, au point que Paul demande à Esther de le rejoindre au plus vite, alors qu’elle était occupée à contrôler l’implantation du souvenir chez ses trois sujets-test.

Saison 1