Épisode 23 – What I Did For Love (I) – 17/20
Ce n’est pas exactement l’épisode de crossover que j’attendais ou espérais, mais les intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent toutes très bien. Mieux que ça, j’ai l’impression que l’ensemble de la série avance dans cet épisode. Fini le sur place, on va droit vers la fin de saison, j’imagine.
Spoilers

I just… I need to break something!
Est-ce que j’ai déjà vu cet épisode ? Oui, il a eu la bonne idée de fuiter lui aussi, c’est la semaine décidément.
L’épisode reprend chez Meredith et ses sœurs, avec Zola qui ne parle que des copains de tout le monde. C’était plutôt sympathique et clairement, ça nous introduit l’épisode avec Maggie qui n’a pas répondu à la question de Jackson lorsqu’il lui a demandé de vivre avec elle.
De son côté, Amelia se demande si elle est vraiment en couple quand Zola l’interroge sur sa relation avec Linc, mais il y en a qui ne se pose aucune question, c’est Owen. Il voit bien la main baladeuse de Linc, et c’est assez pour qu’il tire les conclusions qu’il s’impose. J’espérais qu’il n’allait pas recommencer à nous souler, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il se fasse envoyer chier illico presto par une Amelia très en forme. C’était jouissif.
Sa situation de couple se stabilise avec Lincoln, donc c’est chouette. Il en va de même pour Tom et Teddy, puisqu’elle se fait carrément louer un appartement par Tom. Le problème ? Owen sait enfin ce qu’il veut, grâce à la technique NET (qui est de la kinésiologie, donc). Il veut lui dire qu’il l’aime. Qui ? L’épisode ne le précise pas encore, mais j’espère vraiment que c’est Teddy.
En parallèle, Andrew et Alex s’occupent du cas d’une petite fille qui est une immigrée. Rapidement, la question de l’argent s’impose, parce que le système de soin aux Etats-Unis n’est pas franchement bien foutu. Une fois de plus, la série fait dans le social et les chirurgiens dans le pro-bono : ils découvrent que Luis, le gardien légal de la petite, gagne trop d’argent pour que l’Etat ne prenne en charge les frais médicaux… mais pas assez pour qu’il paye de lui-même l’assurance. Allez, nous aussi on a un système de pallier après tout.
Meredith est toutefois révoltée de voir que le système est aussi pourri et elle décide donc d’opérer la petite… en mettant le nom de sa propre fille. Richard s’en rend compte à temps pour tout arrêter… mais il ne le fait. Non mais franchement, c’est n’importe quoi, là ! Meredith prendre le risque de partir en prison, alors qu’elle a trois gamins ? Et pour un truc qu’elle voit probablement tous les trois jours dans son boulot ? Je n’arrive pas à accrocher à l’idée ; pas plus que je ne peux croire que ni Alex, ni Andrew, ni Richard ne l’en empêchent pas vraiment.
Après, évidemment, l’épisode en rajoute une couche, sinon ce ne serait pas drôle : la gamine a besoin d’années de traitement. Richard engueule donc Meredith après coup, mais il trouve aussi la bonne solution pour elle : il suffit que la petite reste trente jours à l’hôpital pour que l’Etat paye pour l’opération.
Tout est bien qui finit bien ? Pas exactement : Andrew avoue à Meredith que ce qu’elle vient de faire lui fait prendre conscience qu’il est amoureux d’elle… Et elle ne répond pas à son « je t’aime ». Dans le langage des séries, c’est un gros problème qu’elle ne le dise pas en retour, alors eh, c’est la merde pour la semaine prochaine !
Jo reprend le travail avec plein de café et peu de vodka, pas facile. Elle agit un peu comme un zombie, jusqu’à ce qu’elle obtienne une bonne nouvelle médicale capable de sauver la vie de Gus, le patient au sang super rare. Et aussitôt, elle retrouve le smile et l’énergie, c’est merveilleux. En revanche, elle s’avance beaucoup à annoncer la bonne nouvelle à sa mère. C’est toutefois cool de la voir communiquer de nouveau avec Alex. Rien ne vaut le travail, j’imagine.
Et rien ne vaut la dépression non plus : ce que Jo a trouvé, ce n’est pas un donneur, c’est quelqu’un qui a besoin de sang aussi. Magique. Bonjour la dépression de Jo. Elle n’a évidemment pas le courage de l’annoncer à la mère et pète un énorme câble.
Ben est le premier à s’en rendre compte et il ne s’occupe même pas vraiment de son amie, la laissant s’échapper dans le pire des états. Heureusement que Teddy est là en revanche, parce qu’elle s’en occupe autant que possible… jusqu’à ce que Jo l’envoie paître parce qu’elle ne veut pas de son aide si ce n’est pas pour lui fournir un sang inexistant. C’est si triste de voir Jo dériver comme ça.
Ben et Teddy ont la même excellente idée de prévenir Bailey, mais ils le font trop tard : Jo a déjà annoncé la mauvaise nouvelle à la mère et c’est elle qui a craqué dans ses bras au lieu de l’inverse. Bonjour l’angoisse pour la mère. Et pour Alex, bien sûr, dont les problèmes de couple sont désormais bien visibles pour tous.
C’est assez atroce comme situation : Jo ne peut plus s’arrêter de pleurer, Alex est en pleine crise et voit ses nerfs bien testés par ce qu’il se passe. Mon moment préféré de l’épisode (de la saison ?) est alors clairement Bailey qui lui tend quelque chose à casser quand il dit en ressentir le besoin pour passer ses nerfs. Même s’il ne le fait pas, c’était assez touchant tout de même.
Du côté des urgences, enfin, et c’est ce qui m’intéresse le plus avec cet épisode (!), Owen et Teddy récupèrent l’ambulance qui amène Ripley à l’hôpital, suite à l’épisode d’il y a deux semaines dans Station 19. C’est enfin le crossover que j’attendais : Schmitt a donc sauvé la vie du chef des pompiers, et c’est top… mais la série traite ça comme un énième cas médical au milieu de son épisode. J’en attendais plus.
Bailey reconnaît évidemment Ripley et fait venir aussitôt Ben, Andy et Sullivan. Ils ne mettent pas longtemps à débarquer franchement, et ils veulent savoir ce qu’il se passe avec leur chef, évidemment. Forcément, ça interroge rapidement Andy de savoir qu’il achetait des fleurs à quelqu’un. Schmitt ne met pas longtemps à révéler qu’il s’agissait de Vic, mais dans sa tête, Vic était un mec. La scène est plutôt comique, mais je regrette un peu l’absence de Vic à l’hôpital pour ce moment.
La présence de Maggie était plutôt sympathique en revanche, parce que forcément, la non-réaction de Ripley à la demande en mariage de Vic, ça lui rappelle des choses. J’aime bien la relation amicale qui se tisse entre eux : je n’avais pas vu auparavant les points communs entre les intrigues de ces personnages avant, mais ça fonctionne complétement d’avoir Ripley et Maggie qui s’échangent des conseils sur leurs romances respectives.
Pendant ce temps, Vic ne répond pas au téléphone, évidemment, puisqu’elle est en service et qu’elle pense qu’elle vient de se faire larguer. Ah, Shonda Rhimes ! On ne la refera pas. C’est donc sans surprise que Maggie finit par accepter la proposition de Jackson juste avant de recevoir de bien mauvaises nouvelles de la situation médicale de Ripley… Qui s’est barré bien sûr ! AAAAH. Je veux voir Station 19 maintenant (mais bien sûr, il n’a pas fuité, lui).
Sinon, dans les choses imprévues de l’épisode, c’est Lincoln qui arrive à aider Schmitt dans ses problèmes de couple. Ben oui, il n’a pas acheté de fleurs à Nico, mais il s’est quand même pris la tête avec.







– Le premier point évident quand on me dit « Saison 6 de Charmed », c’est Chris. Toute la saison se concentre sur ce personnage qui sortait de nulle part en fin de saison précédente et est d’abord présenté comme une menace venue du futur pour les sœurs et surtout pour Wyatt… avant d’être révélé comme étant le fils de Piper, probablement parce qu’il était compliqué de cacher la grossesse d’Holly Marie Combs. Certains disent que c’était le plan dès le départ, mais bon, Chris passe une demi-saison à vouloir séparer Piper et Léo, donc c’est étrange.
– Phoebe n’a plus de cheveux, mais elle y gagne un nouveau pouvoir, encore. Elle se retrouve avec trois pouvoirs, quand Piper n’en a plus que deux et que Paige en a une infinité apparemment. C’est frustrant pour Piper, mais eh, son pouvoir coûte cher à produire alors que Phoebe, c’est juste trois notes de musique, quand ils n’ont pas la flemme de les mettre en salle de montage !, et paf, on dit qu’elle est empathique. Pour le coup, le reboot s’en sort bien mieux avec le pouvoir de Maggie !
– La saison est très inégale, avec de bons épisodes et de vraiment moins bons. On y trouve quelques parodies et réécritures de films ou mythes, et ça, ça fonctionne toujours bien… mais parfois, les scénaristes se contredisent eux-mêmes au passage, et c’est vraiment dommage. Il faut prendre du recul et regarder ça avec humour et peu de mémoire. Non parce que quand même, les sœurs obtiennent Excalibur pour Wyatt et ne s’en servent jamais contre les grands méchants à venir dans le futur… stupide !
Il faut ce qu’il faut pour remonter les audiences, j’imagine, mais elles devaient avoir bien froid quand même. D’ailleurs, ça pointe assez souvent… Pardon, mais faut bien le dire, quoi ! Sinon, la saison commence par un déguisement qui permet de les déshabiller, et de déshabiller aussi au passage Melissa George. Ca commence bien.
– Je n’arrive pas à me décider sur mon épisode préféré de cette saison. Il y en a deux que j’adore, même si plus je les revois, moins ils tiennent la route. D’abord, le troisième de la saison qui introduit dans la série Les Nettoyeurs. Ils auraient dû être là depuis trois saisons au moins, mais bon, faisons comme si de rien n’était. L’épisode est très rythmé, commence in media res et est une tournure sympa pour un épisode en mode « 24 heures plus tôt ». Réécriture chouette !
– Et puis, bien sûr, je me souvenais de la fin de saison que j’avais trouvé génial petit mais que je trouve de moins en moins convaincante maintenant que je vieillis. L’idée d’un monde parallèle où le Mal l’emporte est sympa, mais ça ne tient pas dix secondes avec les règles qu’ils fixent quand on y réfléchit. Il faut s’en contenter, ne serait-ce que pour la coupe (porc-)épique de Phoebe !
– La conception de Chris est SUPER glauque : Piper et Léo sont considérés comme morts, mais sont en fait dans un monde parallèle désert où ils sont pourchassés par un être des ténèbres qui blesse Léo. Et si Chris disparaît en envoyant paître un ange de la mort, il réapparaît en même temps que ses parents ; alors tout le monde sait que ça a couché dans le monde parallèle où Léo était à l’agonie. Glauque.
– On enchaîne quand même un épisode où Phoebe perd ses pouvoirs car elle se sert trop de la magie à des fins personnelles avec un épisode qui commence par Paige se créant un homme parfait pour avoir une vie perso et des coucheries chouettes. Sérieusement ? Quand je disais plus haut que les scénaristes se contredisaient, c’est vraiment à ce stade-là !
– Je pensais naïvement que l’inspectrice Sheridan n’arrivait qu’en saison 7, mais non, elle est là dès cette saison. C’est fou comme les autorités sont TOUJOURS sur la trace des Halliwell. Je n’avais pas du tout l’impression que c’était si marqué dans l’histoire de la série, et pourtant… Enfin après, Sheridan elle existe pendant plus d’une saison et je n’ai trouvé aucun gif d’elle en saison 6 qui soit vraiment bien, tout est dit.
– La série s’embrouille toute seule dans sa chronologie, avec le voyage dans le temps de Chris qui semble ne jamais suivre les mêmes règles (notamment à l’arrivée de Bianca). Pourtant, les règles sont évoquées en permanence dans la saison ! Et du coup, c’est confus et brouillon plus qu’autre chose. Si on ne prête pas attention à tout ça, la saison est sympathique, je ne dis pas, mais bon… ça fout un coup ! Après, j’ai totalement redécouvert qu’ils avaient un épisode avec la grand-mère en pleine période hippie !


