Y a-t-il une Olivia Pope dans la salle ?

Salut les sériephiles,

Très franchement, j’avais prévu aujourd’hui d’écrire un petit article sur les élections américaines, parce que je pensais quand même qu’après deux jours de décompte, on aurait le vainqueur… Il semblerait que certains états soient plus en galère que moi devant mes exercices de maths en seconde malheureusement. C’est dommage, ça aurait été sympa de faire un petit tour d’horizon des réactions d’Hollywood. Après tout, on a eu de très bonnes choses pendant la période d’élection – mais moins quand même qu’il y a quatre ans, malheureusement. De très bonnes choses ? J’ai partagé sur Twitter, mais pas ici, un micro-épisode de Community en Zoom Call qui est franchement délicieux, et qu’il faut vraiment que je partage une fois de plus :

OK, d’accord, ce n’est pas Community, parce qu’ils n’avaient pas les droits pour ça, mais avouez que ça le fait. J’étais replongé dans la série grâce à ça… et maintenant, avec tout ce foutoir autour des résultats, j’ai l’impression d’avoir été plongé dans un épisode de Scandal. Et non, pas un épisode de la bonne période de la série, plutôt un épisode des dernières saisons où on a qu’une envie : que ça s’arrête, et plus vite que ça, parce que ça urge à force ! Bordel, mais APPELEZ-MOI OLIVIA POPE pour tout régler de ces élections catastrophiques.

Olivia Pope GIF - Olivia Pope Scandal - Discover & Share GIFs

Vous savez ce que c’est le pire ? C’est que je sens qu’on finira par avoir droit à une nouvelle saison d’American Horror Story aussi naze que la saison 7. Pour la défense de Ryan Murphy, il y a toutefois de quoi faire avec l’année 2020, entre Trump qui balance ses mensonges sur Twitter, le Covid, le Black Lives Matter… Les États-Unis (et le monde) sont devenus une série d’horreur. OK, OK, j’exagère un peu, mais comprenez-moi : il faut bien que j’arrive à 500 mots pour justifier la catégorie de cet article.

There Was A HUGE Plot Twist On "AHS: Cult" And Fans Are Losing Their Sh*t - PopBuzz

Twitter est depuis hier un véritable aspirateur à temps libre, à un point que je n’imaginais pas. C’est simple, je n’arrive plus à décrocher entre Trump qui n’arrête pas d’être censuré et les démocrates qui sont accusés de tricher avec les votes par courrier. Chaque fois que je me connecte, je suis happé pour dix bonnes minutes par tout ce qu’il se passe. En plus, ça n’aide pas que je suive quelques acteurs très investis politiquement ; comme Yvette Nicole Brown ou, de manière plus surprenante, Alycia Debnam-Carrey. Ouep, Lexa a appris la leçon et ne veut pas d’un tyran pour gouverner son peuple, c’est fou.

En tout cas, vraiment, ils ont réussi à rendre ces élections aussi historiques que dingues. Les américains ont toujours eu le sens du show et du suspense, mais trois jours d’attente, ça devient trop, surtout quand toutes les heures il y a un nouveau scandale qui éclate, une nouvelle attaque de l’équipe de Trump, une nouvelle manifestation pour dire que chaque vote compte, un nouveau projet de Biden pour quand il sera président… Même Olivia Pope n’a jamais réussi à faire ça, mais en un mot comme en cinq-cents (parce que oui, on y est) : STOP. Juste, STOP.

the last fight discovered by ㅤ on We Heart It

(oui, c’est tout. Voyez ça comme un billet d’humeur)

Fear the Walking Dead – S06E04

Épisode 4 – The Key – 14/20
Cet épisode traîne en longueur, et c’est dingue les écarts qualitatifs que propose la série chaque semaine. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre, et, malheureusement, ce n’est pas toujours exceptionnel. Le problème de cet épisode est qu’il est compliqué d’être investi à fond dans ce qu’il se passe à cause d’un mauvais développement de personnages, notamment du côté des innombrables nouveaux visages qui peuplent la saison, à plus ou moins court terme. C’est dommage.

> Saison 6


Spoilers

This place is rotten. It poisons everything it touches, sooner or later.

Alors, à qui va-t-on avoir droit cette semaine ? Eh bien, à John, qui écrit à June avant de se rendre compte qu’il a une carie. Super. C’est con, en pleine apocalypse zombie. J’ai mal pour lui, parce que l’air de rien, c’est hyper handicapant comme douleur, et ça peut vite te gâcher une vie. Il ne se laisse pas abattre pour autant, enfile un chapeau qui n’a rien d’original puisque tout le monde en a dans son nouveau village et il part faire un tour dans le village en question.

Comme on aperçoit un drapeau de clé et que c’est le titre de l’épisode, on comprend qu’on est sur une thématique qui doit avoir son importance, même si ça s’appelle Lawton aux dernières nouvelles. L’ensemble est vraiment classe : on a un village de western complet, avec une église (et une cloche ? En pleine apocalypse zombies, vraiment ?), de quoi laver son linge et surtout des petites habitudes bien ancrées pour tout le monde.

Ainsi, John a un job, pas bien passionnant, de garde. Il surveille l’horizon toute la journée, mais le soir, il peut recevoir des nouvelles de June grâce à… son sac de linge ! Joli ! Evidemment que ces deux-là ont trouvé le moyen de communiquer ensemble. Après, la communication entre eux, elle ne fait pas rêver, parce qu’on a la lettre de John en voix-off et il lui raconte sa vie, sa famille, tout ça. Au secours.

La routine de John est soudain cassée quand son collègue, celui qui surveillait l’horizon quand il ne le faisait pas lui-même, disparaît. Il mène une rapide enquête pour mieux le retrouver zombifier derrière sa maison. Etrange.

Il veut mener une enquête plus approfondie pour savoir ce qu’il s’est passé, mais aux yeux de Ginny, il n’y a pas spécialement de problème : le type a juste eu un accident en se faisant mordre par deux zombies passant par là. Ben voyons. Le message est clair : Ginny couvre ce qu’il s’est passé et ne veut pas se prendre la tête là-dessus.

Que fait John, du coup ? Il mène l’enquête, évidemment. Il est rapidement épaulé par Victor, qui débarque, arborant fièrement sa clé. Les retrouvailles sont brèves, et le lendemain, John reprend son enquête en allant voir la gentille femme qui lave son linge. Il la confronte à la boucle d’oreille qu’il a trouvé près du corps de son collègue, mais c’est uniquement pour savoir si elle l’a déjà vue ailleurs.

Comme ce n’est pas le cas, il décide d’aller en parler à Ginny. C’est complètement con, je pense, mais il n’a même pas l’air de comprendre qu’il prend un risque sur ce coup-là. Pourtant, Ginny lui fait de la politique de base, à lui dire qu’elle renforcera les patrouilles tant qu’on ne saura pas exactement comment Cameron est mort. C’est n’importe quoi, comment peut-il seulement la croire ?

On enchaîne sur l’enterrement du Cameron pour mieux découvrir que la sœur de Ginny, Dakota, le connaissait également. Le monde est petit, surtout quand son enterrement est officié par le seul personnage à peu près religieux qu’on connaisse dans cette série. L’avantage, c’est qu’on commence à voir à peu près tout le monde. L’inconvénient, c’est que June manque toujours dans la série et qu’avoir tout le monde dans son coin n’aide pas à accrocher à tout ce qu’il se passe.

Dans cet épisode, on nous introduit encore des personnages qu’on ne connaît pas pour les rendre importants, mais à force, c’est too much. Ici, il faut donc s’attacher à Cameron avant qu’il ne meure, puis à Janis, la gentille femme qui lave les vêtements de tout le monde, parce qu’elle a évidemment son important rôle à jouer. Evidemment ? On nous présente deux personnages dans l’introduction interminable, évidemment qu’ils servent à quelque chose tous les deux.

Elle a donc le rôle de la coupable idéale. Evidemment, elle dit le contraire à John, mais ce qu’elle jure est mis à mal quand, pendant l’enterrement, elle est aperçue par un garde en train d’essayer de quitter le campement. Ginny fouille aussitôt son sac pour mieux trouver la boucle d’oreille manquante. Evidemment. Bon ben adieu les lettres de June, hein. Malgré tout, John en parle à nouveau à Janis, et il la croit quand elle lui assure qu’elle n’a rien fait.

Il tente de prêcher son cas à Ginny, mais c’est en vain : Ginny arrive assez vite à le convaincre qu’il ne veut juste pas perdre son pigeon voyageur. Sans la moindre surprise pour personne, hormis John, Ginny a en effet lu toutes les lettres échangées entre John et June, grâce à l’aide de… Cameron. Aha ! Il couchait avec Janis, il avait accès aux lettres.

J’ai bien aimé cette partie de l’épisode : c’était cool de voir Ginny se foutre de la gueule de John parlant de son papounet, honnêtement. Par contre, l’épisode n’avançait pas trop quand même. Alors que John abandonnait tout espoir de venir en aide à Janis, il tombe en sortant de la maison sur Dakota, qui n’a aucun mal à le relancer dans son délire paranoïaque – paranoïa à juste titre, cela dit – et à lui dire de ne surtout pas abandonner son enquête.

Plongé dans l’insomnie, John se décide alors à déterrer le cadavre de Cameron, pour trouver de nouveaux indices. Il en trouve, mais pas là où on l’imaginait : il trouve quelque chose dans la main de Cameron, grâce à une attaque impromptue de zombies. Oui, oui, il y a deux zombies qui trainent dans le cimetière de Lawton et lui tombent dessus, histoire de nous faire un peu de suspense.

Le lendemain, John peut donc convaincre Victor de lui venir en aide dans son enquête : il a trouvé un bout de couteau dans la main de Cameron, et il compte bien se servir de cette information pour trouver le vrai meurtrier de son ex-collègue pas si sympa que ça, puisqu’il refilait ses lettres à Ginny. Victor n’est pas tout à fait convaincu par ce qu’il fait, cependant, craignant les représailles si Ginny venait à découvrir qu’il l’aidait sans avoir reçu d’ordres.

On sait en plus qu’il est probable qu’elle soit déjà au courant. Elle manipule son monde et est douée pour ça. Ainsi, le lendemain, Janis décide d’avouer son crime : elle s’apprêtait à quitter la colonie avec Cameron, mais elle l’a bien tuée. Elle avoue sans hésiter, face à Ginny, Victor et John qui est totalement paumé face à ses aveux.

Finalement, Janis est simplement en train de se sacrifier pour John : elle lui avoue dès qu’elle en a l’occasion la cachette où il pourra trouver des vivres, mais aussi le plan de route à suivre pour se barrer de Lawton. Admettons. Je peux entendre qu’elle ne veuille pas laisser John pourrir toute sa vie à tenter de la sauver, mais je trouve trop gros son sacrifice, sans hésitation aucune. Et quand je dis sacrifice, elle est condamnée à mort, hein.

John finit par lâcher l’affaire, et il se rend même dans la cachette où il trouve des vivres, de l’essence et une carte routière. Janis veut le voir retrouver June… mais John se refuse à cette option : il préfère tenter de libérer Janis, et il en parle à son ami religieux. Le problème de toute cette intrigue ? John est hyper attaché à Janis, mais nous, on ne la connaît pas assez pour être vraiment pleinement investi dans ce qu’il se passe, je trouve.

Après, on connaît beaucoup John et je n’étais pas du tout investi dans sa confession, au point de totalement décrocher de son monologue suivant. Honnêtement, j’étais sur mon portable à suivre le résultat des élections américaines. Sans scrupule. Quelle journée, les amis !

Bon, John veut donc faire tout ce qu’il peut pour sauver Janis, mais son plan est un échec complet. Il veut la libérer pendant la nuit, puisque son exécution est prévue le matin même… mais Ginny le devance une fois de plus : l’exécution a lieu durant la nuit. C’est super glauque comme exécution en plus : en début d’épisode, elle a raconté à John qu’elle était traumatisée par une anecdote lui étant arrivée dans sa première colonie. Ainsi, on avait condamné à mort un type en l’accrochant à un arbre et en mettant de la musique à fond pour le faire bouffer par les zombies.

Sans surprise, c’est donc comme ça que Janis est tuée, et c’est quelque chose à voir. La pauvre se fait donc bouffer les jambes par des zombies et il semblerait que la partie supérieure de son corps réussisse à s’échapper, avant de mourir et de se transformer en zombie. Nous n’en saurons rien, cela dit : John la retrouve trop tard. Il tue les zombies, puis il tue Janis devenue zombie. C’est si triste. Il passe le reste de sa nuit à l’enterrer.

Quand il retourne en ville, il a bien l’intention de se venger de Ginny. En chemin, il apprend que c’est en fait Victor qui a fait décaler l’exécution de Janis. Oh, Victor avait ses raisons, voulant protéger John d’une exécution qui lui pendait au nez si jamais il était chopé en train de libérer Janis. J’aime bien Victor, mais ses décisions sont toujours merdiques. Il aurait pu simplement l’aider, sérieusement. Pauvre Janis, elle prend cher.

Victor prend quelques points dans la tronche, les deux hommes se battent, mais finalement, ils se calment. Ils restent dans le même camp. En plus, la fin d’épisode est plutôt positive pour John : Ginny lui offre une promotion, symbolisée encore et toujours par une clé. Non seulement, elle lui offre tout ça, mais en plus, pour s’assurer qu’elle reste bien à sa botte, elle se décide à faire revenir June dans sa vie, et dans la notre par la même occasion.

Il était temps ! June sort de nulle part, mais ça fait plaisir de la revoir dans les bras de John. J’espère juste qu’elle aura quand même son épisode, comme les autres. John est heureux de la revoir, ne lui raconte pas pour Janis et va s’arracher la dent dans la salle de bain. Sérieusement, il a tout mon respect, ça fait tellement mal les dents, comment peut-il réussir à se l’arracher ? Même s’il n’a pas le choix, c’est beaucoup trop dur.

Ailleurs, nous suivons à nouveau Morgan, décidément consacré en héros depuis la saison 4 alors que pff, non. Il n’a plus aucune blessure grave pour un type qui a failli mourir il y a trois épisodes, c’est gros. Ginny ne fait vraiment pas du bon travail en tout cas : tout le monde semble réussir à communiquer un peu comme il le souhaite, l’air de rien. Morgan gagne donc dans cet épisode une veste. Super.

On découvre aussi (il me semble qu’on le découvre seulement maintenant, même si c’est logique) qu’il a récupéré le chien traceur du premier épisode de cette saison, et que c’est devenu le seul ami à qui il parle encore. Le problème, c’est qu’il a le chien et la voiture d’Emile, et que ça attire l’attention des deux psychopathies qui laissent des messages un peu partout sur les murs.

Ils lui tendent donc une embuscade et foncent sur sa voiture, créant un accident qui n’affecte pas du tout Morgan. Pire encore, tout ce qui était construit de tension depuis le début de la saison autour de ce duo tombe totalement à l’eau en quelques secondes quand Morgan n’a aucun mal à les maîtriser. Il nous en éviscère un, puis plante l’autre. Tout ce que ça nous apprend, c’est finalement que le plus important dans toute cette saison était la clé d’Emile, récupérée par Morgan. La clé intéressait assez les deux hommes pour qu’ils risquent leur vie face à Morgan…

Reste à savoir ce que la clé ouvrira. Le cliffhanger est bon, mais ça traîne trop en longueur, vraiment.

> Saison 6

 

Films vus #45

Salut les cinéphiles,

Déjà deux semaines que je ne parle plus de films sur le blog, rien ne va plus, je vais accumuler du retard à nouveau, c’est moche. Moche, mais pas si grave après tout, parce que je m’y suis résolu. Il est tout de même temps de parler un peu plus longuement des films vus en septembre… avec un schéma de visionnage bien particulier : avec la rentrée scolaire, j’ai regardé peu de choses en cours de mois et énormément sur les derniers jours du mois. Bref, badaboum, nous voilà mi-septembre. Vous êtes dans l’ambiance, c’est bon ? Alors go !

Michael Fassbender & Alicia Vikander / The Light Between Oceans | Michael  fassbender and alicia vikander, Michael fassbender, The light between oceans

The Light Between Oceans

Ce film s’est avéré être un coup de cœur parfaitement inattendu. Il a été inattendu parce que son titre n’attirait pas plus que ça et parce que le début n’est pas vraiment mon genre de film, avec un côté très historique. Le film se déroule en Australie, après la Première Guerre mondiale et l’on y suit la vie d’un ancien soldat traumatisé par les combats. Il décide donc de s’isoler sur une île nommée Janus Rock, où il devient gardien de phare.

Présenté comme ça, avouez que ça ne donne pas spécialement envie, non ? Pourtant, le film est une bonne surprise pour la relation amoureuse qu’il va finalement mettre en avant, et pour son histoire de manière générale. Bien que prévisible à bien des égards, cette histoire parvient à être aussi bouleversante qu’elle le souhaite.

Côté esthétique, le film est magnifique à regarder, la musique nous entraîne et l’on s’évade avec les personnages sans trop de mal. Un coup de cœur, finalement, qui a même réussi à me tirer quelques larmes. Pff. Il y a quelques années, j’étais content de ne jamais pleurer devant rien. C’est parti loin cette époque.

The Nest (Il Nido) | Roberto De Feo e il cast raccontano il film

Il Nido

Il est rare que je regarde des films italiens, et c’est peut-être un tort, parce que j’ai bien aimé ce film. Il n’est pas incontournable, mais j’ai accroché à son ambiance mystérieuse. On suit cette fois la vie d’un petit garçon handicapé dans un grand château où toute sa famille veille sur lui. Oui, sa famille veille sur lui, mais elle l’étouffe aussi : le petit garçon n’a ainsi pas le droit de sortir du domaine – du nid familial, eh, c’est donc ça le titre.

C’est curieux, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui peut bien empêcher cette famille de sortir de son domaine ? La mère est-elle juste aussi cinglée que ce qu’elle en a l’air ? C’est particulier, parce que le film passe son temps à nous poser des questions, mais les réponses tardent à venir. Pour autant, j’aime bien l’idée de base et je trouve la mise en œuvre vraiment sympathique.

Après, c’est clairement un film qui va diviser. Si vous aimez accumuler les indices et ne pas trop savoir dans quoi vous vous embarquez, c’est parfait ! L’enquête n’est pas bien dure à mener, cependant, j’avais deviné avant les révélations de quoi il en retournait. Seulement, je me suis laissé séduire par l’ambiance du film, et c’est tout ce qui compte.

Phantom acquires remake rights for 'Ludo' | News | Screen

Ludo

Après mon coup de cœur pour Tumbbad, il était normal d’essayer de me diversifier un peu dans les films d’horreur en allant voir du côté des pays qu’on connaît peu. Ce film-là, je l’ai trouvé sur Netflix et j’ai eu bon espoir parce que l’algorithme disait qu’il allait me plaire, et parce qu’il n’était pas si mal noté. Par contre, j’en ressors plus que mitigé pour tout un tas de raison.

Ludo raconte l’histoire de deux jeunes filles qui fuguent pour aller en rencard avec deux jeunes hommes. Dépouillé de leur argent de manière surprenante, les jeunes se retrouvent à devoir chercher où passer la nuit – et, spoilers, ils finissent alors dans un centre commercial. Tout ça ne nous dit pas pourquoi le film s’appelle comme ça, je sais bien, mais c’est déjà un bon tiers du film. Le titre ? Il fait référence à un jeu, jeu qui entre en scène après la moitié du film et donne une toute nouvelle dimension au film.

Déjà, le problème est peut-être là : j’ai bien aimé la première partie du film, pas du tout horrifique, et quand l’horreur arrive, on ne sait pas trop d’où elle sort. La dernière partie du film part alors dans une espèce d’explication historique/mythologique des origines d’un jeu, et… ben en fait, on ne comprend rien du tout à ce qu’il se passe. C’est hyper décevant, parce qu’on met de côté tout le début du film pour autre chose.

Je ne déconseille pas le film pour autant, il a de bonnes scènes et il a eu un effet assez étrange sur moi, parce que j’étais fasciné par ce qu’il se passait – je n’arrivais plus à décrocher, je voulais vraiment comprendre. Seulement, ben… Je n’ai pas compris. Bref, j’étais déçu après ça, et j’ai eu l’impression de perdre pas mal de temps, même si certaines scènes sont marquantes, que les effets spéciaux sont bons et l’horreur bien présente.

Peut-être que c’était trop particulier pour moi ; en tout cas, j’ai trouvé ça plus mauvais qu’autre chose !

The Social Dilemma - Le digital pour tous

The Social Dilemma

Ah les américains ! Le tout Twitter américain s’extasiait tellement devant ce documentaire que je me suis dit que je pouvais bien aller faire un saut de ce côté-là sur Netflix. Le documentaire revient sur la menace que présente les réseaux sociaux, sur les aspects négatifs de ces nouveaux outils et promet presque de nous convaincre de désactiver nos comptes grâce à des interviews croisés de toute une armée d’américains ayant bosser à la conception de ces réseaux.

Concrètement, les personnes interrogées forment une liste vraiment impressionnante et… c’est bien pour ça que je suis surpris d’avoir assisté à un « documentaire » si inintéressant. On enchaîne du blabla avec encore plus de blabla, on a une partie fictive intéressante mais pas exceptionnelle pour illustrer les propos et dans l’ensemble, on n’apprend pas grand-chose. Peut-être que j’étais déjà trop sensibilisé sur le sujet pour apprendre vraiment quelque chose, peut-être que je ne me ferai jamais aux documentaires américains qui ne construisent rien mais empilent les anecdotes et errent sans fin.

Une chose est sûre, pour moi, la partie la plus intéressante, c’était… Le générique de fin ! C’est au cours de celui-ci que j’ai eu ce pourquoi j’étais vraiment venu : des exemples concrets d’utilisation des réseaux par ces personnes qui nous déconseillent de les utiliser alors qu’ils en sont les créateurs. Ça, c’était intéressant et ça aurait mérité d’être vraiment développé. Bref, ce documentaire devait révolutionner ma vie, autant vous dire que ça n’a pas porter ses fruits.

face claims - JENNIFER GARNER - Wattpad

Miracles for Heaven

Un bon film de dimanche, tout simplement. Inspiré d’une histoire vraie, et c’est ça le plus fou, ce film suit la vie d’une petite fille qui tombe malade du jour au lendemain et celle de sa mère qui va se battre jusqu’au bout pour comprendre quelle maladie a son enfant, et tenter par tous les moyens de sauver sa vie.

Hyper américanisé, ce film est porté par Jennifer Garner et une jeune actrice qui s’en tirent bien toutes les deux pour nous vendre cette relation mère/fille. L’histoire est absolument folle pour plein de raisons, on est sur du feel-good typique et vraiment, c’est bien pour le dimanche. En même temps, les films de Jennifer Garner, c’est souvent ça. J’adore cette actrice, pourtant, mais elle a des choix de films qui me laissent toujours un peu perplexe.

Timothy Green Sun | Green movie, Best movie lines, Movies

Timothy Green

Autant rempiler tout de suite, du coup, avec un autre film parfait pour le dimanche. Je ne saurais dire lequel des deux j’ai préféré. Dans celui-ci, qui est disponible sur Disney+, un couple apprend qu’il ne pourra pas avoir d’enfant et fait son deuil en imaginant l’enfant qu’ils auraient eu sur des bouts de papier. Ils enterrent ces papiers dans une boîte et au fond du jardin… mais dans la nuit un orage éclate, un éclair tombe sur l’emplacement de la boîte et il en surgit, vous l’aurez deviné comme moi je pense, un petit garçon, Timothy Green.

Ce don du ciel a toutefois une particularité aux jambes qui va avoir son importance pour la suite ; et l’on sait dès le départ que le couple ne le gardera pas à vie, puisqu’on les voit tenter de convaincre quelqu’un de leur permettre l’adoption. Très prévisible, ce film a souvent l’allure d’un conte. C’est du Disney, après tout ! Ca se sent, mais ce n’est pas négatif… si on est dimanche. Un autre jour, bof, je pense.

Allez, c’est tout pour moi ce soir, je retourne sur Twitter voir où en est cette élection américaine de dingue. A chaque connexion, un nouveau scandale a éclaté franchement…

 

Riverdale – S03E01

Épisode 1 – Labor Day – 13/20
C’est tellement mauvais que c’est impossible de noter la série. J’ai envie de mettre 20 tellement j’ai ri et limite zéro tellement plus rien n’a de sens. Ce n’est pas non plus comme ils essayaient de donner du sens à tout ça. On m’avait dit que la saison 2 partait en vrille et que j’allais criser… mais on aurait dû m’avertir que la saison 3 commençait comme ça, parce que clairement, je n’étais pas prêt.

> Saison 3


Spoilers

Help Archie. Save him.

Mort de rire. Veronica travaille dur chez Pope’s et est prête pour retourner en cours, alors que Betty est stagiaire. Allez comprendre. Jug continue de nous faire chier en voix-off à écrire on ne sait trop quoi. Archie ? Il est tout de même en procès pour meurtre. On en est là. Le procès est à mourir de rire, avec une canicule qui semble régner sur la ville et nous laisse tout le monde dégoulinant. Eh, d’ailleurs, BIM, on a vu Archie torse nu, il faut que je me remette dans mon visionnage qui est là pour le podcast, tout de même.

BREF. Veronica a chaud pendant le procès d’Archie qui, lui, a son petit costume mignonnet. La saison recommence par-là, avec les tirades de fin de procès qui permettent quelques flashbacks pour nous remettre le passé d’Archie en tête. Il est donc en procès pour meurtre parce qu’Hiram l’a balancé pour le meurtre effectué par Andre lorsqu’ils étaient tous à la cabane à se faire prendre en otage. Bien sûr.

Pendant cet été, Betty était donc en stage avec la mère d’Archie, et Archie a encore le temps de s’isoler. D’où ? Comment ? Il est en procès pour meurtre et il arrive à s’isoler ? Pff. Cette série, je vous jure. L’avantage, c’est que tout reprend super vite.

Ainsi, le jury est en huis-clos désormais, parce que le juge a décidé de les mettre de côté le temps de laisser à Archie de quoi fêter le Labor Day. Ah. Bien évidemment, le jury semble avoir envie de faire la fête lui-même, hein. En sortant de la salle d’audience, Archie retrouve Fred et les deux s’arrêtent lorsqu’Hiram les appelle. Non, mais ? Dans quel monde tu t’arrêtes pour parler à ton ennemi comme ça alors que tu viens de lui passer devant ? En plus, ils prennent bien le temps de l’écouter et le problème, c’est que Fred en profite pour foutre un pain à Hiram. Quelle idée de s’arrêter aussi, j’insiste.

Autrement, les plans sont tellement abusés avec des vus plongeantes sur les décolletés encore plus plongeants de Veronica. On voit à quoi sert la canicule, parce que Cheryl débarque ensuite chez Pope’s en soutien-gorge. LOGIQUE. Elle invite nos quatre héros à une petite fête qu’elle organise avec Toni, puisqu’elle a passé l’été avec Toni. C’est cool d’être adolescent dans ces séries, franchement.

Bon. C’est cool, mais pas quand on est Betty, forcée de vivre avec sa mère et sa sœur qui l’étouffent, ou Veronica, forcée de vivre avec son père qui veut la séparer d’Archie, encore et toujours. Elle le supplie évidemment d’arrêter de s’en prendre à son mec, mais c’est en vain. Meuf, tu supplies au bout d’un été complet, sérieusement ?

Vraiment, la canicule est sympathique à Riverdale, avec ensuite Archie torse nu pour se faire tatouer… le bras ? OK, ça valait le coup de retirer ton t-shirt, mec. En même temps, juste avant, on a vu Jug entouré de deux serpents dans la scène la plus homoérotique de tous les temps. Le tatouage ? Archie se fait tatouer un serpent histoire d’être protégé en prison, parce que les Serpents, il y en a d’autres dans la prison de Riverdale.

Ah oui, c’est vrai qu’Archie a de fortes chances de finir en prison. En attendant, on aime la pool party de Cheryl qui permet de rajouter encore une scène où Archie expose son tatouage torse nu, où des figurantes nous montrent leurs fesses, où Josie flirte avec un type qu’elle veut larguer pour retourner à sa musique à la rentrée (??) et où Kevin et Moose papotent aussi de l’été qu’ils viennent de passer ensemble. Sans rien faire.

Pfiou. Archie profite de la fête pour envisager ce qu’il se passerait s’il devait finir en prison. Il fait donc quelques demandes à Betty et Reggie – lui aussi torse nu d’ailleurs, ça nous fait encore une scène où Archie se dénude, du coup. La fête est aussi l’occasion pour Veronica de regretter de ne pas avoir été à la barre et pour Josie de balancer des informations confidentielles.

Dans quel monde peut-elle avoir l’information ? Je sais que sa mère est avocate, mais tout de même. Bon, Veronica sait donc qu’elle peut parler aux jurés désormais, et on peut passer à autre chose en attendant. Jug voit donc un mystérieux type pendant la partie, avant d’apprendre que les Monstres ont enlevé « Hot-Dog ». Apparemment, c’est un drame qui justifie une réunion au sommet pour les Serpents – au sommet, c’est-à-dire entre adolescents, avec Betty et Cheryl totalement intégrées désormais.

Ils mettent au point tout un plan pour récupérer le chien, et c’est sans surprise que ça finit en confrontation avec Penny, aussi déçue que moi de voir que Jug est en bonne santé. Bien sûr, ça part en vrille quand Penny veut récupérer son blouson, mais ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, parce que Cheryl est toujours aussi experte de tir à l’arc. J’ai tellement ri. Elle décoche plus vite que son ombre et n’a pas peur de viser Penny entre les yeux. Mouais. Jug peut donc s’en tirer sans problème avec son chien, mais il se met une fois de plus les Monstres à dos.

Il se met donc à flipper parce qu’il sait que Betty est une cible. Les paroles de Penny résonnent en lui aussi : il ne vit plus dans le sud de la ville, alors sa veste est totalement ridicule.

En rentrant chez lui, Archie entend ses parents s’inquiéter pour son sort, mais il les rassure en leur rappelant que rien n’est de leur faute. C’est super lourd comme scène. On nous fait passer Archie pour un héros et un type super droit, mais sérieusement, non, quoi, juste non. Faut qu’on arrête de l’idéaliser comme ça. Lui-même sait bien qu’il fait de la merde, au point d’en faire des cauchemars où il se voit tuer sa victime. Ou alors, c’est juste un prétexte pour le voir luisant de sueur.

D’ailleurs, ce serait bien d’arrêter de le faire avec Veronica aussi, parce qu’elle réussit quand même à se faire passer pour une femme de chambre de l’hôtel des jurés. J’étais content de voir le shérif la stopper en cours de route, parce que c’était lourd. Cela permet une scène sympa entre elle et Hermione, où la mère affirme qu’elle est prisonnière d’Hiram, mais qu’elle n’est pas sa marionnette. Euh… Si, meuf, je t’assure, regarde mieux la série, t’es aussi marionnette que manipulatrice.

Vous vous souvenez de ma phrase sur Alice et Polly étouffant Betty ? On enchaîne en nous disant qu’Alice a désormais un gourou, Edgar. Alice veut donc que sa fille jette ses journaux intimes, avant de se rendre compte qu’elle n’a pas vraiment de psy. C’était évident dès le départ que c’était un mensonge de Betty, mais ça m’a bien fait rire qu’elle arrive à faire de fausses ordonnances pour avoir plus de médicaments.

Heureusement que Polly s’en est rendu compte. Elle la balance à Alice, et on apprend donc que tout le délire de secte vient en fait de Polly, et de la ferme, là. Au-secours. Je comprends comment et pourquoi Betty veut fuir la maison autant que possible… et je comprends aussi qu’elle le fasse avec Archie, Veronica et Jug. Cet épisode veut vraiment me faire gagner mon pari de base apparemment. En effet, on enchaîne avec non pas une, mais deux scènes où Archie est torse nu.

Il emmène ses amis passer une super journée au lac d’à-côté, et il conduit torse nu, allez savoir pourquoi. Par contre, qu’il se baigne torse-nu, ça, c’est plus logique. Une fois au lac, Jug propose à Archie de s’enfuir au Québec, mais il refuse, parce qu’il se sent coupable. Non mais sérieusement, stoooop. Pour vous dire, j’en ai même aimé voir Betty se mettre à regretter d’avoir passé l’été à bosser sur le cas d’Archie.

Archie, d’ailleurs, devinez… IL EST TORSE NU A NOUVEAU, pour coucher avec Veronica. Enfin, on les voit s’embrasser, puis la scène suivante (allez, encore une) se situe post-coït. Il ne remet pas son t-shirt pour autant, et on a toute une scène où Vero regrette que son père veuille lui retirer la seule chose à laquelle elle tient. Au secours.

Le lendemain, c’est pourtant ce qu’il risque d’arriver quand Archie se rend à son procès. C’est the place to be dans cet épisode, clairement. Ainsi, Jug envoie chier Dilton, le type chelou, quand il vient lui dire qu’il a une révélation à lui faire sur son jeu de société/jeu de rôle, qui existe pour de vrai. Tu m’étonnes qu’il l’envoie chier !

Le procès ? Ca se termine mal, avec des jurys en égalité parfaite. Il faut donc recommencer tout le procès, mais plutôt que de faire ça, Archie accepte de prendre le deal que propose ses attaquants, n’ayant pas envie de voir sa famille replonger dans l’horreur d’un procès, parce que c’était trop compliqué selon lui. Archie se déclare donc coupable contre l’avis de sa mère, son avocate. Allez. MDR. Betty est au bord de la crise de nerfs, Veronica dégoûtée et c’est tellement n’imprte quoi. J’ai bien ri, au moins, merci Archie. En plus t’as donné de ta personne dans cet épisode. Tout ça fait en tout cas plaisir à Hiram… mais il se met définitivement sa fille à dos. Sa fille, et une bonne partie de la ville, aussi, avec Fred, FP et le père de Kevin qui se mettent à comploter pour faire tomber Hiram.

C’est tellement drôle à voir ! Le plus kiffant, c’est encore Veronica qui tombe sur son père une fois de retour chez elle. Celui-ci en profite donc pour enfin expliquer à Veronica qu’il ne punit pas du tout Archie… mais elle. Elle s’est retournée contre lui dans les élections ? C’est inadmissible, il fallait bien la punir. Et c’est ainsi que Veronica quitte son rôle de fille à papa pour se le mettre à dos.

La fin d’épisode vire donc au drama total, avec Archie envoyé en prison (pour deux ans en plus loooooool) et Jug qui rentre chez lui pour voir que Dilton s’est barré. Il lui a tout de me^me laissé un dessin de son jeu de rôle, qui correspond parfaitement au plan de Riverdale. Jug se met aussitôt en chemin pour découvrir ce qu’il en est… et il tombe sur Dilton et Ben, à moitié nu, en plein culte chelou. Ce ne sont pas les seuls, puisqu’Alice et Polly font un rite chelou avec les jumeaux au-dessus du feu. Les jumeaux s’envolent et Betty, qui assiste à tout ça, s’effondre, faisant un malaise avec pas mal de bave. Ah ouais tout de même !

Compteur d’Archie à poil : +9 !!! J’ai l’impression que cet épisode est là juste pour compenser tous les épisodes qui allaient me faire perdre mon pari. Espérons que ça continue comme ça dans la suite de la saison.

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