This is us – S05E06

Épisode 6 – Birth Mother – 17/20
L’épisode nous remet toutes les pièces du puzzle ensemble et je dois dire que ça fonctionne plutôt très bien ; même si j’y ai mis de la mauvaise foi au départ parce que ce n’était pas trop ce que j’avais envie de voir. Finalement, l’histoire proposée est dingue, mais reste parfaitement crédible, et comme toujours poignante. Je n’ai pas eu le rush d’émotions que j’en attendais – je suis sans cœur – mais à la fin de l’épisode, j’ai bien senti qu’il s’était passé quelque chose quand même. Et puis, encore une fois, c’est un épisode dont je me souviendrai un moment, celui-ci…

> Saison 5


Spoilers

You must have a million questions.

Eh, mais !! J’ai oublié de regarder cet épisode ? Il m’est totalement sorti de la tête, et j’ai failli vraiment ne pas m’en rendre compte, je dois dire. C’est fou. En plus, rien qu’au titre, j’étais à nouveau à fond dedans : un épisode centré sur Randall et Beth, c’est toujours un plaisir, même s’il va être question d’un passé douloureux pour Randall.

Beth et lui se rendent en effet chez le copain de sa mère, qui commence par lui annoncer que la maison dans laquelle il les reçoit est… à lui. Ben oui. Ben bien sûr. Evidemment. C’est si simple. C’est… abusé, un peu comme la manière dont la série se débarrasse des masques pour cette intrigue en assurant que les personnages ont pris le temps d’une quarantaine. Allez, admettons. Cela permet d’en arriver plus vite à l’intérêt de l’épisode : l’histoire de Laurel, la mère de Randall.

Celle-ci descend donc d’une famille très aisée dans laquelle elle n’était, justement, pas très à l’aise. Il faut dire qu’un flashback nous révèle à quel point son père était difficile avec elle. Elle m’a fait de la peine, mais heureusement, elle avait un grand frère aimant. Heureusement ? Non. En vrai, je voulais un épisode sur Randall et Beth, et pour l’instant, je dois dire qu’un épisode se centrant sur Laurel ne me passionne que moyennement.

Je sais toutefois à quel point la série est capable de nous fournir de bonnes surprises avec ses épisodes spéciaux, alors autant tenter de se laisser embarquer dans cette histoire. Le père s’énerve après Laurel qui préfère ne pas faire ses devoirs pour aller chez sa tante, beaucoup plus généreuse, divertissante et sympathique. Pas étonnant qu’elle veuille fuir la maison familiale ! Cela dit, dans la maison familiale, elle a toutefois Jackson, son frère, le seul à la comprendre aussi.

Malheureusement pour elle, il ne reste pas bien longtemps avec elle, partant pour l’Irak… et n’en revenant jamais. Elle l’attendait pourtant, mais ce sont finalement d’autres militaires qui viennent annoncer son décès. Le deuil est difficile et douloureux pour Laurel, qui ne sait pas comment continuer à vivre sans son frère. La scène était plutôt poignante, mais comme on ne connaissait ni Laurel, ni Jackson, ça n’a pas pris autant que ça aurait dû.

Randall est toutefois bien ému de perdre un oncle qu’il n’a pas connu et il finit par poser la question qui brûle les lèvres d’à peu près tout le monde : t’es qui, toi ? Le narrateur de cet épisode nous assure alors que Laurel était l’amour de sa vie. Oups. Réfugié après la guerre dans le domaine de la tante de Laurel, il a eu l’occasion de la rencontrer dans le lac.

Dans ? Oui, elle s’y réfugiait pour faire son deuil en hurlant sa peine sous l’eau… et pensant qu’elle se noyait, il s’est précipité à son secours, forcément. Elle l’a mal pris, mais lorsqu’elle l’a revu plus tard sur le marché, ça s’est mieux passé entre eux. Et même, je dois dire que c’était super mignon comme scène. Il ne parlait pas la langue, du tout, mais il a réussi à se faire comprendre de Laurel quand même pour lui donner son prénom (aucune idée de l’orthographe, mais ça se prononce comme « hi », le « salut » américain, et ça fait un bon quiproquo) et pour l’inviter à un rencard au point du feu où il lui a cuisiné du poisson.

C’est sympathique comme tout et le début de leur relation est beau à voir… mais clairement le couple n’est pas vraiment ce que le père de Laurel souhaite pour sa fille. Lui, il accepte plutôt de la fiancer à un certain Marshall, des fiançailles qu’il considère comme un oui facile. La facilité, c’est autre chose pour Laurel : elle décide de partir à Chicago dès le lendemain. Elle s’arrête tout de même en chemin pour demander à Hi de venir avec elle, mais lui ne peut pas, devant s’occuper de ses parents.

C’est si triste. L’histoire est jolie, mais elle frustre beaucoup Randall qui veut tout de même savoir comment et pourquoi sa mère n’a pas cherché à le retrouver. Et comment elle n’est pas morte, aussi. Il faut dire qu’elle part là pour Chicago… mais elle s’arrête finalement à Pittsburgh, à défaut de trouver un bus allant aussi loin que Chicago.

Loin d’une jolie histoire, les scénaristes réservent alors un détour terrible pour Laurel : elle fait une overdose après son accouchement et William pense vraiment qu’elle meure, s’enfuyant alors avec Randall. De son côté, Laurel a repris connaissance à l’hôpital plus tard, s’inquiétant aussitôt de savoir où était son fils. La suite de l’histoire est terrible, tout simplement : elle est arrêtée pour possession de drogue après quelques jours de désintoxication.

Elle est aussitôt envoyée en prison, où elle est confrontée à une justice terrible : n’ayant pas de téléphone chez elle, elle ne peut prévenir William qu’elle est en vie. C’est horrible. Elle a bien le numéro de la maison familiale, mais elle n’ose pas raconter à son père ce qui lui arrive, préférant se faire arrêter et se confronter à son procès toute seule. Oups.

Elle finit par y prendre cinq ans de prison, parce que le Juge considère que ça vaut bien cinq ans de détenir de la drogue, contrairement aux espoirs de l’avocat pensant qu’elle s’en tirerait comme ça. Voilà donc Laurel se retrouve envoyée en prison en Californie, pendant cinq longues années loin de son fils. La pauvre n’a aucun moyen de savoir ce qui est arrivé à Randall, effectivement, et quand elle sort de prison, il est déjà trop tard. Randall fait le calcul et voit bien qu’il était déjà aimé dans sa famille à ce moment-là.

Ainsi, Laurel sort de prison et prend simplement un bus pour retourner chez sa tante, forcément. Celle-ci se montre bien trop compréhensive et gentille avec sa nièce, faisant tout ce qu’elle peut pour la réconforter. Laurel refuse de parler à sa famille, et elle retourne à la place dans le lac, pour crier un coup. Par contre, elle reprend vite sa vie avec sa tante, allant sur le marché où elle refuse de sourire aux clients.

Elle finit par sourire, toutefois, lorsqu’elle aperçoit Hi sur le marché. Celui-ci est désormais marié, avec une femme enceinte, mais les deux se font un signe de main… et c’est bien suffisant. Pendant quelques décennies, les deux se font donc des signes, et ils finissent par se retrouver bien après. Il faut pour cela attendre que la femme d’Hi meure, puis qu’il soit sans enfant, puis que Laurel tombe malade. C’est en voyant qu’elle ne vient pas sur le marché qu’il s’inquiète pour elle et qu’il décide d’aller la voir chez elle.

Elle est à ce moment-là en train de se battre contre un cancer qui va l’emporter. Elle réussit toutefois à survivre encore deux ans, deux ans où Hi et elle vivent une romance parfaite. Il prend soin d’elle et ils vivent dans le bonheur, Hi apprenant toute l’histoire afin de pouvoir la raconter plus tard à Randall.

Hi finit par remettre une clé à Randall, qui n’est pas bien sûr qu’il doive l’accepter. Il demande tout de même à Hi s’il est sûr de ne pas vouloir garder la clé, mais celui-ci veut juste remercier Randall car il a enfin eu l’occasion de raconter ce qu’il voulait lui raconter depuis bien longtemps. Oh. C’est si dingue. Hi se barre ensuite sans dire au revoir ou presque, laissant Randall et Beth seuls dans leur nouvelle maison de la Nouvelle Orléans.

C’est dingue, tout simplement. Ils rentrent à l’hôtel où Randall ne peut tout simplement pas dormir de la nuit. Tu m’étonnes. Il a beau dire qu’il tient le coup, ça fait énormément d’informations à digérer. Tellement d’ailleurs, que pendant la nuit, il prend la décision de fuir l’hôtel pour retourner dans la maison d’enfance de sa mère biologique. Il prend alors la décision d’aller nager dans le lac, comme sa mère, mais nu, pas comme sa mère. Ce n’est pas bien subtil concernant la renaissance du personnage, mais ça fonctionne.

Cela permet une scène où Randall parle à Laurel, lui expliquant qu’il ne savait pas qu’il la cherchait, mais qu’il est triste de savoir qu’il l’a trouvée après son départ. La scène est très jolie, et l’acteur déchire tout, franchement. Il finit par hurler dans le lac et à imaginer que sa mère lui dise l’aimer. C’est vrai que c’est ce qu’il faut retenir de cet épisode au fond : Laurel a toujours aimé son fils, elle ne l’a jamais abandonné, et elle n’est pas morte non plus.

Cette fois, Randall connaît toute l’histoire de sa naissance, et ce n’est plus seulement qu’il fut abandonné à une caserne de pompiers ; mais bien qu’il fût aimé. Bon, super le message pour les enfants vraiment abandonnés qui ne connaîtront jamais leur histoire ou pour ceux qui savent que leurs parents ont fait le choix de les abandonner pour d’autres raisons, par contre. Je trouve le message un peu difficile à encaisser après autant de temps pour eux, parce que forcément, ça réécrit toute l’histoire de base de Randall ça.

Après, ça fait du bien au personnage d’avoir un nouveau départ et d’être tout souriant comme ça, ça faisait si longtemps qu’il n’avait pas été si heureux. La joie est de courte durée, par contre : il décide en effet d’appeler Kevin, pour évacuer toutes les rancœurs de sa vie… mais malheureusement, Kevin a d’autres chats à fouetter. Il est au Canada – techniquement, ça doit faire deux semaines si Beth et Randall ont fait une quarantaine avant d’aller à la Nouvelle Orléans – mais doit rentrer à Los Angeles car Madison est en train d’accoucher, et il ne sait pas s’il sera de retour à temps. Sa vie est un désastre, il conduit seul sur une route de nuit, et ça ne m’inspire pas trop confiance pour la suite des événements. J’ai vu trop de séries, et je déteste trop les portables au volant pour penser autrement.

Vivement la suite !

> Saison 5

Sept clichés TV sur… La neige !

Salut les sériephiles,

Ce n’est pas exactement un article que j’avais envisagé de publier avec ce titre ce mois-ci, ni tout à fait l’article que je pensais publier aujourd’hui, mais si jamais vous étiez passé à côté : il neige ! Enfin, en tout cas, il neige dans une bonne partie de la France. Et maintenant que j’ai pris le temps de me balader pendant un peu plus d’une heure sous et dans la neige, je suis rentré me mettre au chaud, mettre tout ça sur Insta et j’en suis à boire mon chocolat chaud en envisageant quel article écrire.

Comment ne pas penser à la neige ? Comment ne pas rester coincé là-dessus ? Je n’ai pas de réponse à ces questions, et c’est bien pour cela que l’on va aborder sept clichés liés à la neige… dans les séries TV !

SOMETHING TO LIVE FOR — Which episode of Buffy is your favorite and why?...

  1. Il neige à Noël, toujours… comme dans Buffy contre les vampires

Ce n’est pas forcément lié aux séries, mais plutôt à une espèce de représentation collective d’un Noël réussi qui ne le serait que parce qu’il neige. Il y a quelque chose de magique dans le fait de voir de la neige tomber, et si l’on n’est pas trop blasé par l’âge adulte ou par une région dans laquelle il neige toujours, on finit immanquablement par retomber en enfance quand on voit les premiers flocons ou quand la neige tient. Retomber en enfance ? Si ce n’est pas ça, la magie de Noël… pas étonnant que tout le monde associe ces deux-là en permanence ! Ce cliché est malheureusement FAUX, on n’a pas toujours de la neige aux vacances de Noël. Par contre, il est vrai qu’on en souhaite tous.

  1. Pas besoin de se couvrir sous la neige… comme dans Charmed (2018)

Jingle Hell | Charmed Wiki | FandomVoilà un point qui traumatise toujours le frileux en moi : vous avez remarqué comme les acteurs ne sont jamais vraiment couverts sous la neige ? Et vas-y que je laisse mon manteau ouvert, et vas-y que je mets une écharpe mais qu’elle ne couvre ni ma gorge, ni mon décolleté… mais comment font-ils ? Un des exemples les plus marquants reste celui de Charmed qui dans sa première saison nous fait un épisode de Noël où les sœurs sortent sans manteau sous la neige. Et elles n’ont pas froid. Croyez-moi c’est FAUX, j’avais trois couches de fringues sur moi tout à l’heure et j’avais FROID. En plus, je suis rentré trempé.

  1. Les flocons de neige ont une taille flippante… comme dans Once Upon a Time

once upon a time georgina haig gif | WiffleGifBon, pour la défense de cette série, il était question d’adapter La Reine des Neiges, alors évidemment qu’Elsa apportait des flocons ressemblant à des fleurs de cristal gelées, particulièrement lors d’une réécriture de la mythique scène de l’escalier. Et ça ne se voit pas autant que dans mon souvenir avec ce gif, contrairement au premier de cet article… Il n’empêche que dans les séries, quand il neige, c’est toujours à gros flocons, et c’est immédiatement à gros flocons d’ailleurs. Dans la réalité, je ne sais pas vous, mais moi, ce matin, j’ai vu des minuscules flocons et ça a fini en neige fondue…  Pas exactement ce qu’on voit à la télévision. Encore un cliché FAUX.

  1. La neige peut rapidement coincer des personnages où ils sont… comme dans This is us

We're gonna do this together." - This Is Us Recap - The Cabin - Head Over FeelsL’an dernier, la série a proposé un flashback bloquant l’un de ses personnages dans un chalet sous la neige avec un autre personnage qui n’était pas trop sympathique… mais c’est fou comme de nombreuses séries prennent le prétexte de la tempête de neige pour coincer des personnages ensemble. Parfois, c’est positif, parce que la neige apporte une touche de romance (j’y reviens juste ensuite), parfois, au contraire, c’est juste l’enfer d’être coincé sans possibilité de faire demi-tour. Admettons. Pour une fois, il s’agit d’un cliché sur la neige qui est parfaitement VRAI. J’adore ça, mais tout de même, la neige nous coince trop souvent dans nos vies, non ? Il y en a même qui finissent coincés dans une voiture sur l’autoroute à cause de ça.

  1. La neige, c’est romantique, et ça attend même nos baisers pour tomber… comme dans How I met your mother

how i met your mother himym Robin Scherbatsky barney stinson the robin the final page himym meme my stuff: himym meme lady-lannistarth •Combien de couples de séries ont eu la chance de s’embrasser et de voir alors la neige se mettre à tomber ? La petite musique d’ambiance s’installe à chaque fois, les flocons tombent et les personnages passent un moment entre eux, moment forcément romantique. Cela peut être une demande en mariage qui se termine sous la neige, ou tout simplement un premier baiser qui provoque la neige, mais toujours, l’amour apporte de la neige. Pff. Si c’était si simple d’avoir de la neige, on en aurait eu plein dans nos vies, croyez-moi ! Et en plus, la neige, ce n’est pas forcément romantique non plus quand on est tout seul, hein. Et même en couple, je suis sûr que le côté « oh pardon je me suis cassé la gueule sur toi alors que je voulais te faire un câlin », ce n’est pas si romantique que ça. Bref, ce cliché est FAUX et puis c’est tout.

  1. La neige, c’est aussi un symbole de mort… comme dans Firefly

Jewel Staite Daily | Jewel staite, Old tv shows, Battle starQue le dernier plan tourné pour la série soit un enterrement sous la neige est assez symbolique, mais ce n’est pas la seule série à associer la mort à la neige. Difficile de ne pas parler de Game of Thrones alors que je ne l’ai pas vue, ou de Smallville qui avait aussi proposé un enterrement sous la neige… En tout cas, la neige est synonyme d’un froid perçant et d’une absence de vie chez un certain nombre de plantes, alors pourquoi pas chez l’être humain ? Et c’est bien malgré moi que je dois dire que ce cliché est VRAI… Je ne suis pas sûr que mes plantes survivent à la vague de froid de cette tombée de la neige. Oui, j’ai du chauffage chez moi, mais la nuit je coupe… Et je n’aurais pas dû, je crois.

  1. Quand il neige, on sort la luge, comme dans Home for Christmas

105Mon exemple est un peu alambiqué, parce que la série se déroule en Norvège, évidemment qu’il neige et qu’ils ont tout le matériel nécessaire pour s’en sortir… Il n’empêche que c’est un réflexe qu’on voit dans certaines séries : dès les premiers flocons, tout le monde a à portée de main tout ce qu’il faut pour faire face, histoire de se lancer dans les batailles de boule de neige et les moments funs en luge. Je pensais que c’était quelque chose de faux… mais finalement, c’est bien VRAI. La preuve, quand je me suis promené tout à l’heure dans ma ville, j’ai croisé tout un tas de familles en train de faire de la luge. Je suis sûr que les parents attendaient ça depuis des plombes, ce n’est pas possible autrement.

Voilà donc pour les sept premiers clichés qui me sont venus à l’esprit – c’est faux, il y en a eu un aussi avec les lacs gelés sur lesquels les personnages marchent, comme dans To the Lake… Mais ce n’est pas exactement dans le sujet. Vous en avez d’autres ? Je suis sûr qu’il y en a d’autres, j’oublie forcément des choses !

PS : ceci était le 4 000e article du blog… J’espère qu’il vous aura plu :’)

WandaVision – S01E02

Épisode 2 – 19/20
Je suis peut-être trop bon public parce que c’est Marvel, Olsen et Caulfield réunis dans la même demi-heure, mais j’aime vraiment énormément l’ambiance proposée par cette série, qui est pleine de bonnes blagues, parodies et clins d’œil, tout en instaurant peu à peu des indices d’une menace extérieure plus oppressante que ce que j’imaginais pour un deuxième épisode. Eh, ça avancera vite à ce rythme-là ! Tant mieux.

> Saison 1


Spoilers

That’s a whole point, in a real magic act, everything is fake!

Vous savez quoi ? Si chaque épisode de chaque série propose le générique « Marvel Studios », j’ai peur de m’en lasser. J’aurais aimé que ce soit à chaque début de saison pour nous donner vraiment le sentiment d’excitation de début d’un truc de fou. Non parce que chaque épisode ne pourra pasêtre aussi génial, non ?

Celui-ci commence bien pourtant, et on se marre dès le départ avec un couple héroïque réveillé en pleine nuit par des bruits sourds qui les inquiètent. Tellement que Wanda utilise ses pouvoirs pour allumer la lumière, tellement que Vision se réveille aussi… mais assure ne rien voir dehors. Il est tout de même apeuré lorsqu’il y a un nouveau bruit sourd, et il est bien content que les deux lits ne fassent plus qu’un grâce aux pouvoirs de sa femme.

C’est intéressant, et les bruits sourds s’expliquent facilement par le fait qu’une branche d’arbre cogne contre leur vitre… mais je n’y crois que moyennement. Il y a autre chose, c’est sûr, mais c’est trop tôt pour le savoir.

Le générique est alors clairement dans l’abus : nous sommes vraiment en plein épisode de Ma Sorcière Bien-Aimée cette fois-ci. C’était déjà ce à quoi ça me faisait penser dans le pilot, mais là, il n’y a plus de tout. La petite musique est entêtante, en plus, c’est une vraie réussite.

Le lendemain, nos héros s’entraînent à monter un numéro de magie. Allez comprendre. Nous ne sommes plus à la même époque, et ça se voit aux vêtements, mais nous restons dans une parfaite sitcom. Et ces acteurs, ils sont géniaux ! Le numéro de magie ? Le but est pour eux de pouvoir paraître parfaitement normaux à un spectacle face à la ville, histoire de s’intégrer parfaitement.

Comme le temps passe d’une dizaine d’années à peu près du côté de la forme, des looks, etc., je me dis qu’on aura peut-être une décennie par épisode au cours de la saison, histoire d’en arriver vite à quelque chose de plus récent.

C’est toutefois déjà le cas dans cet épisode : une fois Vision parti au boulot, Wanda est particulièrement effrayée par un bruit, encore, qui lui permet de découvrir un jouet dans son jardin. Oui, mais pas n’importe quel jouet : un hélicoptère rouge, dans un monde en noir et blanc. Cela inquiète énormément Wanda, finalement surprise par Agnis, la voisine. Cela lui fait totalement oublier ses peurs et elle enchaîne sur une journée flippante dans un autre genre : celui de l’intégration dans une ville américaine terrifiante.

Elle doit en effet plaire à… Emma Caulfield. Bon courage ! Je suis si heureux de retrouver cette actrice, et ce n’est pas la seule en plus. J’adore tellement ce casting, je vais de bonne surprise en bonne surprise. C’est fou ! Emma Caulfield ? Elle joue une bitch, évidemment, qui possède tout pouvoir sur les femmes du quartier. Vraiment, on retrouve Anyanka dans ce personnage de Dotty, je ne peux pas la voir autrement là. Tout l’humour de l’épisode réside donc sur cette vie de quartier américaine, et ça me va bien.

Wanda y devient amie avec Geraldine, parce que l’une et l’autre ne se sentent pas à leur place. C’est fou comme je suis bon public d’un coup. J’adore le casting, je n’ai pas eu de Marvel depuis trop longtemps, et bim, je suis à fond dans cette série… alors que je ne suis pas sûr que j’aurais accroché autrement – surtout avec le côté réclames pour les produits Stark (ou ici Striicker, une montre de marque Hydra, oups) qui intervient à chaque épisode.

Côté suspense, cet épisode propose de nouveaux indices : Wanda reçoit ainsi un message au milieu de parasite (eh ! ça compte pour le Bingo Séries, ça !) à la radio. Quelqu’un (c’est la voix de Vision ? Ou celle de Captain America ? J’ai eu l’impression d’entendre Steve Rogers, c’est étonnant) lui demande ainsi qui lui fait ça. Le message tombe à pic, juste après des menaces de Dotty qui lui assure voir clair dans son jeu et savoir qu’elle n’est pas qui elle prétend être.

Tout ça se termine finalement par une Dotty qui s’éclate un verre dans la main… histoire de savoir que le sang a une belle couleur rouge ici aussi.

De son côté, Vision est donc en train de vivre ses propres aventures de son côté, s’incrustant dans une réunion à laquelle il n’est pas vraiment le bienvenu. Il est stressé de ne pas réussir à s’intégrer, et ça se fait avec quelques bons gags, même si tous échappent au contrôle de Vision, qui finit par manger un chewing-gum. Oui, oui, il l’avale et le perd dans ses rouages.

C’est problématique, parce que ça se fait le jour du spectacle de magie. Un spectacle ? Enfin des points de Bingo Séries, j’ai cru que je n’allais jamais réussir à avancer dans cette grille ! En tout cas, le spectacle est rendu parfaitement génial par le fait que Vision soit déglingué avec le chewing-gum en lui.

Inévitablement, il se comporte en fait comme s’il était bourré et on se marre bien grâce à lui qui décide soudainement de faire de la magie, de la vraie, devant tout le quartier. Wanda fait alors ce qu’elle peut pour sauver les apparences, et les tours de magie deviennent alors des blagues pour tout le monde, puisque Wanda fait exprès de révéler les trucs et astuces. Ca marche vraiment bien.

J’étais bluffé par l’ensemble de ce spectacle – mais il faut le voir pour se marrer, le résumer ne servirait pas à grand-chose. Notons que Wanda est astucieuse et pleine de ressources, et que Géraldine est un cobaye docile et crédule. La magie plaît énormément à Dotty en tout cas, et elle finit par applaudir notre couple préféré qui a fait de l’excellent travail.

Tout le quartier les acclame, et ils peuvent alors rentrer chez eux où Wanda découvre qu’elle est désormais enceinte de plusieurs mois. Cela ne nous en dit pas beaucoup plus sur les mystères de la série… Si l’homme à la radio semble penser que quelqu’un est en train de faire quelque chose à Wanda, la fin d’épisode nous laisse le doute.

En effet, alors qu’elle demande à Vision si c’est vraiment en train de se dérouler, ils sont à nouveau interrompus par un bruit sourd. Dans la rue, ils découvrent alors un homme qui sort des égouts, en tenue d’apiculteur, en compagnie de plein d’abeilles. Wanda refuse alors sa présence d’un simple non et… la série rembobine comme si elle était sur cassette VHS pour en revenir à Vision confirmant à Wanda que tout ça se déroule pour de vrai.

Hmm… Non. La couleur revient enfin par ailleurs : le rouge de la tête de Vision, puis l’ensemble de leur maison. La couleur est très jolie, assurément, et on sent qu’ils ont dû se faire chier côté costume et tout pendant deux épisodes pour finalement que tout soit en noir et blanc. En tout cas, l’arrivée de la couleur semble confirmer mes espoirs que chaque épisode passera à la décennie suivante !

> Saison 1

 

WandaVision – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Est-on vraiment surpris que je sois fan avec un tel casting ? Tout de même, je dois dire que cet épisode est une petite pépite par rapport à ce que j’en attendis – quelque chose de peut-être plus classique ! Sous la forme de la parodie, toute l’équipe de production de la série s’éclate à proposer un épisode de sitcom à l’ancienne, et c’est fait avec une maîtrise parfaite des codes d’écriture de l’époque. Les gags s’enchaînent, je me marre bien, et je commence à glaner les indices comme je peux : c’est un bon début, pas besoin d’en faire plus honnêtement.

> Saison 1


Spoilers

101

We are an unusual couple, you know?

ENFIN ! C’est si parfait d’entendre enfin à nouveau ce petit générique des studios Marvel. Ça me remet tout de suite dans l’ambiance, même si je sais déjà que la série va être déstabilisante. Ça ne manque pas avec immédiatement un passage au noir & blanc et un générique de folie nous présentant Wanda et Vision comme un couple tout récemment marié venant s’installer en banlieue américaine. Oh, on est totalement dans l’ambiance sitcom dès le départ, avec des gags que l’on sent venir à des kilomètres, mais qui fonctionnent assez bien tout de même.

En revanche, je me rends compte que ça va être compliqué à critiquer parce que rien ne se raconte vraiment – ou alors, ça fera beaucoup de détails. À la manière de Ma Sorcière Bien-Aimée, la série se concentre sur Wanda en femme au foyer, utilisant ses pouvoirs pour faire le ménage ; loin de sa vie – et sa tenue ! – de super-héroïne habituelle, alors que Vision, en costard cravate malgré le maquillage de super-héros, est le vecteur de nombreux gags.

Les deux acteurs s’éclatent tellement ! Ils sont incroyables de justesse dans le style choisi, avec un surjeu de certaines répliques. Et tout le monde s’éclate à la production de cette série, en fait ! Je veux dire, c’est en noir & blanc, certes, mais le format d’image est aussi adapté aux années 60, de même que la musique ou le script. Bref, on est loin des films Marvel, loin de tout ce qu’on connaît des personnages, mais l’on s’éclate tout de même !

Côté écriture, l’épisode propose donc au couple de célébrer une journée importante un 23 août, mais aucun des deux membres du couple ne se souvient vraiment ce qu’ils ont à célébrer. L’épisode passe donc son temps à contourner la vraie raison de ce qu’ils ont à célébrer, et ça marche plutôt bien. J’ai beaucoup aimé le pastiche proposé par cette sitcom ; mais je comprends ce que j’ai pu en lire : j’ai vu autant d’avis positifs que d’avis négatifs dessus, la plupart des négatifs critiquant la forme.

C’est vrai que c’est déroutant, surtout qu’on ne sait rien de ce qu’il se passe : Wanda accueille une voisine chez elle et tente de comprendre ce qu’elle va fêter le soir-même grâce à elle, mais c’est en vain. De son côté, Vision récupère un visage humain avant de sortir et se rend au travail où il utilise ses pouvoirs à la Clarke Kent sans savoir exactement ce qu’il fait au travail.

Les blagues fonctionnent bien sur moi… mais c’est uniquement parce que j’aime ces acteurs et que je suis curieux de savoir vers quoi ça va évoluer avec le temps. On sent bien qu’il y a des réponses qui vont mettre du temps à arriver, mais qui seront exceptionnelles pour le personnage de Scarlet Witch. Je veux y croire.

En attendant, on a une sitcom qui s’amuse du quiproquo de cette célébration étonnante : on apprend vite qu’il est question en fait d’un dîner d’affaire avec le patron de Vision… mais comme et Wanda, et Vision ont oublié ce qu’il en était, tout l’épisode s’enferme dans des quiproquos. Fort heureusement, en 29 minutes, on ne perd pas trop de temps – malgré de fausses réclames pour Stark Industries.

On en arrive donc vite à la révélation que le patron de Vision, Mr Hart – d’où le cœur sur le calendrier – vient dîner, et ça se fait de la meilleure des manières avec Wanda en petite tenue pour l’arrivée des invités. Tout s’emballe alors et on enchaîne les petits gags sur la préparation d’un dîner qui n’existe pas – Wanda s’attendait à une soirée romantique ne nécessitant pas forcément un grand repas.

En plus, avec la mère de That ‘70s show en invitée, il y a intérêt à gérer tout ça. Quel plaisir de la retrouver cette actrice, d’ailleurs, elle cartonne toujours autant dans ce genre de rôle, c’est une vraie réussite !

La voisine est heureusement toujours prête à donner un coup de main avec un dîner pour quatre déjà prêt. Tous les gags s’enchaînent à merveille, et j’ai ri plusieurs fois, parce que franchement… IYA IYA OH. Tout semble mal se dérouler pour la promotion de Vision qui risque fort d’être viré si le dîner se passe mal, mais heureusement, les pouvoirs de Wanda finissent par permettre de dresser une table magnifique en un rien de temps – mais pas avant d’avoir cramé un poulet ensuite transformé en boîte d’œufs.   

Lorsque Mrs Hart pose des questions sur la vie perso de ses hôtes en plein dîner, on en arrive alors à la scène qui ne pouvait être évitée : Wanda et Vision prennent conscience qu’ils ne savent pas comment ils sont arrivés là. On est clairement dans un rêve, un cauchemar, un monde parallèle… Allez savoir, mais il y a un mystère à éclaircir, et pour le moment, nos personnages ne veulent pas s’y frotter. Wanda est en train de nous faire un AVC, en fait.

Pour ne plus y penser, la solution est simple : le patron s’impatiente, s’étouffe avec son dîner/petit-déjeuner (how European !) et personne ne réagit, à part sa femme lui demandant de s’arrêter, d’arrêter, d’arrêter. Le petit tic tac en dit long, je pense, il y a un compte à rebours déclenché quelque part, c’est sûr. Vision sauve finalement la vie de son patron avec ses pouvoirs. Une fois que c’est fait, il est temps pour les Hart de partir, avec quelques gags supplémentaires sur l’Europe et le dîner.

L’épisode se termine alors sur Wanda créant des bagues de mariage pour ces deux-là, sur un baiser entre eux et un zoom arrière qui nous révèle que cette sitcom était visionnée dans une sorte de laboratoire où quelqu’un prend des notes. Le générique de fin est franchement intéressant pour son jeu de couleurs sublime et les indices cathodiques qu’il semble contenir. Il va juste falloir voir si l’ensemble tient la route et si une cohérence pourra être trouvée à l’ensemble de la série.

> Saison 1