Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E05 – Girl in the Flower Dress – 14/20

Cinq semaines, ça commence déjà à faire long en temps série et il est finalement assez logique que Agents of S.H.I.E.L.D. installe plus sérieusement ses intrigues récurrentes. Avec le recul du rewatch, c’est assez impressionnant de voir les éléments que cet épisode 5 proposent. En tant qu’unité, celui-ci est pourtant un peu moins prenant que les précédents et je comprends assez bien que le public ait pu commencer à s’essouffler à l’époque.

Spoilers 

À Hong Kong, un homme capable de créer du feu avec ses mains est enlevé par une mystérieuse femme en robe à fleurs.

Everyone wants to be remembered.

On commence donc une nouvelle fois loin de tous nos personnages, avec Chan qui fait son petit spectacle de rue à Hong Kong avant de rencontrer Raina. J’avais oublié que la saison 1 utilisait à ce point cette formule d’introductions complètement détachées du reste de l’équipe. C’est très série procédurale et ça fonctionne sans doute bien dans NCIS, où l’on sait à peu près pourquoi on nous montre un cadavre au bout de trente secondes, mais dans Agents of S.H.I.E.L.D., on ne sait jamais vraiment ce qu’on regarde ni où cela va nous mener… Et bof ?

La surprise fonctionne malgré tout plutôt bien, surtout lorsque Raina révèle son côté méchant, mais tout de même, je trouve ça long. Raina, par contre… qu’est-ce que j’aime déjà ce personnage. Ruth Negga est tellement bonne actrice et elle me manque ! Son introduction fonctionne immédiatement parce qu’elle n’a besoin ni de menacer Chan ni de lui montrer une quelconque arme : elle comprend simplement son besoin d’être reconnu et lui vend exactement ce qu’il a envie d’entendre. C’est ici le côté manipulateur du personnage qui sert d’intro – et c’est très bien.

Même le nom « Scorch », qu’il trouve ridicule au départ, finit par lui plaire dès qu’elle commence à lui parler de Captain America et de célébrité. La séduction est clairement son arme principale ici et c’est d’autant plus intéressant quand on sait qu’elle deviendra tellement plus que simplement « la fille en robe à fleurs ».

Sur le Bus, Skye et Ward jouent pendant ce temps à la bataille navale et… c’est quand même sacrément difficile de ne pas shipper SkyeWard. Je sais, je sais. On va littéralement découvrir dans cinq minutes que Skye a un mec, mais chaque fois que ces deux-là sont ensemble à l’écran, l’alchimie fonctionne. Elle jubile en coulant son bateau, Ward réclame immédiatement une revanche et Coulson les regarde de loin avec satisfaction. Même May commence d’ailleurs à percer un peu sa carapace puisqu’elle plaisante avec Coulson et lui propose de reprendre leurs entraînements d’autrefois. C’est étonnant après quatre épisodes à la voir envoyer bouler tout le monde.

La disparition de Chan permet surtout d’introduire l’Index, cette liste du S.H.I.E.L.D. regroupant les individus et objets disposant de capacités particulières. Chan y figurait depuis plusieurs années et devait simplement rester discret pendant qu’un agent vérifiait régulièrement qu’il ne représentait pas de danger. Skye trouve évidemment le principe sacrément inquiétant et, franchement, elle n’a pas complètement tort. On nous présente ça comme une manière de protéger les gens, mais Ward reconnaît également que le S.H.I.E.L.D. peut intervenir contre eux si nécessaire. Mine de rien, on a déjà là tout un questionnement autour du contrôle des personnes dotées de pouvoirs qui finira par devenir énorme dans le MCU avec les accords de Sokovie… quelques années plus tard, quoi, et sans qu’on ne mentionne la série. Tss.

En attendant Civil War, le S.H.I.E.L.D. découvre surtout que quelqu’un a piraté ses fichiers sur Chan et que l’attaque vient du Rising Tide. Petit moment gênant pour l’équipe, c’était marrant et tellement le timing whedonien !

Skye jure qu’elle n’y est pour rien et remonte rapidement jusqu’à Miles Lydon, hacker suffisamment doué pour avoir pénétré le Kremlin et être connu de Fitzsimmons. Ward le repère à Austin mais, côté espionnage, il va falloir revoir un peu la copie : Miles le grille immédiatement et réussit à provoquer un immense embouteillage pour semer Coulson. Heureusement qu’on nous dit qu’ils sont géniaux, hein. Finalement, c’est Skye qui le retrouve parce qu’elle l’avait prévenu par SMS avant même son arrivée – et parce que Miles n’est pas simplement un membre du Rising Tide : c’est son mec.

Leur relation permet surtout de voir à quel point Skye a déjà commencé à changer. Miles continue de parler du S.H.I.E.L.D. comme de l’ennemi absolu, là où elle lui répond presque naturellement qu’elle travaille avec de bonnes personnes et refuse désormais de lui transmettre quoi que ce soit de confidentiel. Elle reste pourtant suffisamment attachée à lui pour saboter la mission et l’aider à échapper à Ward. Coulson avait anticipé le problème et May la retrouve tranquillement dans sa chambre au moment où Skye cherche ses vêtements. Le « Get dressed » glacial est parfait, tout comme la petite remarque de Simmons quelques minutes plus tard pour lui signaler qu’elle a oublié un bouton. On se marre bien, en vrai. Et Fitz qui demande à Simmons pourquoi Skye ferait ça alors qu’il pensait qu’elle était leur amie… C’est tout simple, mais ça fonctionne tellement bien pour révéler les dynamiques d’équipe. Cette dernière existe déjà suffisamment pour que sa trahison fasse mal.

Je trouve aussi intéressant que l’épisode ne donne pas totalement tort au Rising Tide. Miles reproche au S.H.I.E.L.D. ses secrets, sa surveillance et son absence de respect des libertés individuelles, et il y a franchement des moments où je suis davantage de son côté. Ce n’est pas comme si l’Index que l’on venait de découvrir rendait soudain l’organisation irréprochable. Seulement, tout est bien fichu pour que la balance penche progressivement : Ward découvre que Miles n’a pas simplement diffusé des informations par idéalisme comme Skye pouvait le faire, il les a vendues pour un million de dollars. Et surtout, ces informations ont permis à une certaine femme en robe à fleurs de mettre la main sur Chan. L’argent venait d’un laboratoire qui travaillait sur des centipèdes. Ah.

Centipede est donc bien de retour après le pilot. Raina fait injecter à Chan le sérum qui renforce considérablement ses pouvoirs et tout l’humour autour du nom « Scorch » est extrêmement Whedon dans l’esprit. Lui commence à l’adopter avec enthousiasme pendant que Debbie, la scientifique déjà vue avec Mike Peterson, est visiblement ravie de ne jamais avoir à l’appeler comme ça. Seulement, Chan n’est pas là pour devenir leur nouveau super-héros : ses plaquettes sanguines résistent naturellement au feu et permettent de stabiliser Extremis. Dès que Centipede a compris ça, il ne reste plus qu’à le vider de son sang. Le passage d’une Raina extrêmement douce qui lui promettait la célébrité à la torture pure fonctionne vraiment bien. Lorsqu’il lui rappelle qu’elle parlait de son « don », elle répond simplement qu’il est justement en train de le donner. Glacial.

Miles et Skye apprennent parallèlement ce qui est arrivé à Chan et leur opposition devient beaucoup plus intéressante. Lui continue d’expliquer qu’il voulait seulement gagner suffisamment d’argent pour vivre et financer leur combat, tandis qu’elle lui rappelle qu’un innocent risque de mourir à cause de ses beaux principes. On comprend aussi que Skye a rejoint le S.H.I.E.L.D. avec un objectif très précis que Miles connaît déjà, ce qui confirme qu’elle continue de cacher quelque chose à Coulson. La relation entre Ward et Miles est en revanche un peu lourde, avec les deux mecs qui se regardent de travers dès qu’il est question de Skye. On a compris, merci, vous êtes en kiff, rah lourdeur.

Coulson et May arrivent finalement au laboratoire avec l’agent Kwan pour libérer Chan, mais celui-ci a déjà été suffisamment manipulé et torturé pour considérer tout le monde comme son ennemi. Il tue Kwan presque immédiatement et décide qu’il est désormais Scorch. Le S.H.I.E.L.D. n’est d’ailleurs pas totalement innocent dans sa colère : Chan leur reproche de l’avoir obligé pendant des années à cacher ce qu’il était et May ne peut pas réellement lui répondre autre chose que la violence ne résoudra rien. Évidemment, il choisit quand même la violence, parce que même si elle le dit en chinois, c’est creux, quoi.

Ward finit par libérer Skye parce que Coulson et May ont besoin d’aide – et d’un piratage des systèmes du laboratoire. Elle réussit à réactiver les systèmes pendant que Scorch se retourne contre Centipede et retrouve Debbie. Raina, merveilleuse jusqu’au bout, monte tranquillement dans l’ascenseur et abandonne la scientifique avec lui après lui avoir souhaité bonne chance. Quelle connasse, Raina, je l’adore. J’ai beau savoir que Debbie vient de faire torturer un homme pour récupérer son sang, sa mort est atroce – et c’est une surprise de faire revenir l’actrice juste pour s’en débarrasser franchement.

Coulson et May comprennent qu’ils ne pourront plus sauver Chan et lui injectent suffisamment de Centipede pour provoquer sa combustion. Miles aide ensuite FitzSimmons à diriger l’explosion vers le toit afin d’éviter de détruire tout le bâtiment. C’est assez cruel puisque le S.H.I.E.L.D. finit donc bien par tuer l’homme qu’ils étaient venus sauver. Certes, ils n’ont plus vraiment le choix après la mort de Kwan et tout ce que Chan vient de faire, mais ça entretient justement cette zone grise que j’aime bien dans l’épisode : le Rising Tide n’a pas complètement tort sur le S.H.I.E.L.D., le S.H.I.E.L.D. n’a pas complètement tort sur le Rising Tide et, au milieu, Centipede profite des failles de tout le monde.

Miles repart avec un bracelet qui l’empêche d’utiliser des appareils électroniques et Coulson le laisse en plus se débrouiller pour rentrer au Texas depuis Hong Kong. Je me souvenais pas que Coulson pouvait être un bâtard aussi. Je sais bien qu’ils sont ennemis, mais en vrai, ça n’a aucun sens de le larguer à l’autre bout du monde sans fric (qu’ils ont détourné pour la famille de Chan) et sans accès à internet ?

À nouveau, je ne suis pas sûr d’être d’accord avec le S.H.I.E.L.D. en fait. La dernière discussion entre Miles et Skye résume assez bien leur évolution : il lui reproche d’avoir changé et elle lui répond qu’il n’est pas celui qu’elle croyait. Cette fois, plus de doute, c’est son ex. Quant à elle, elle n’est pas larguée par l’équipe à Hong-Kong – elle est juste lâchée par tous quand il s’agit d’aller dans le bureau de Coulson. J’ai eu de la peine pour elle, surtout qu’en plus, ça montre que Ward passe son temps off avec May. Dingue.

La confrontation avec Coulson fonctionne très bien malgré un jeu de Chloe Bennet que je trouve peut-être un peu trop appuyé par moments. Elle est encore jeune à ce stade et je ne suis pas certain qu’elle soit toujours très bien dirigée dans les scènes les plus dramatiques. Pour autant, la révélation est importante : Skye cherche ses parents depuis toujours et la seule piste qu’elle a jamais trouvée est un document presque entièrement censuré par le S.H.I.E.L.D. C’est pour ça qu’elle a appris à hacker, rejoint le Rising Tide puis infiltré l’équipe. C’est un peu téléphoné, mais je sais où ça mène et ça me plait encore plus aujourd’hui qu’à l’époque.

Coulson est logiquement furieux d’avoir été trahi après avoir autant défendu Skye, mais il comprend également pourquoi elle a agi ainsi et lui promet de l’aider. En revanche, la confiance est cassée et elle doit porter le même bracelet que Miles. La voir se le mettre elle-même, toute seule dans le bureau après le départ de Coulson, est une sacrée belle image.

Et pendant que Skye se retrouve privée de tout appareil électronique, Raina rend visite en prison à Edison Po. Debbie est morte mais ses recherches ont permis de régler une partie du problème d’Extremis et Centipede peut désormais envisager la suite. Il ne reste plus qu’à prendre contact avec quelqu’un dont on entend le nom pour la première fois : le Clairvoyant. Mine de rien, en cinq épisodes, Agents of S.H.I.E.L.D. a déjà installé Centipede, Raina, le mystère autour de Coulson, celui autour des parents de Skye et maintenant le grand ennemi caché de la saison. L’intrigue générale était quand même sacrément bien préparée dès le départ.

D’ailleurs, cette histoire de Debbie qui meure super vite là, ça me fait tiquer. Y a quand même un petit quelque chose que je remarque sur ces cinq premiers épisodes : tous les acteurs secondaires sont restés des inconnus depuis la fin de la série, non ? C’est marquant, parce qu’en parallèle, je regarde (pour la première fois) The Good Wife et il y a plein de guest-stars qui, depuis, sont devenues super connues dans d’autres séries. Je m’attendais à voir quelques visages devenus familiers, mais pour l’instant, rien – à part Raina, bien sûr, mais elle a un rôle qui va dépasser ce simple épisode alors elle est déjà un peu à part, je trouve. C’est fou : personne n’a donc fait ses armes dans Agents of S.H.I.E.L.D. ?

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

The Rookie – S08E11 – Aftermath – 14/20

L’épisode s’en tire bien pour montrer les conséquences du bordel mis en scène dans le précédent, sans pour autant se concentrer uniquement là-dessus. J’aime bien le développement de l’intrigue et des fils rouges. Pour autant, j’ai du mal à enchaîner les épisodes comme j’ai pu le faire sur d’autres saisons. La série passe toujours bien, mais elle n’est pas ma priorité.

Spoilers

Il y a forcément des conséquences à l’apocalypse de zombies. Les voici.

Les points forts

– L’épisode se concentre sur la reprise du taf de Lucy après quelques semaines de pause. Elle s’en veut toujours d’avoir tué Martin qui était aussi une victime et elle peut compter sur Tim pour l’aider à faire la part des choses. Elle est bien sur confrontée à la famille de Martin. Je n’en attendais pas moins de la part de la série et ça fonctionne bien quand la sœur vient l’accuser d’être meurtrière. J’ai adoré l’explication finale, mais j’ai peur que la série n’en reste pas là.

– La série en revient à l’intrigue de Liam et j’aime suffisamment l’ensemble pour que ça me motive. Cet épisode a un capital sympathie après le précédent de toute manière ; mais aussi avec sa guest (super costume rouge, en plus). C’est un peu gros d’avoir Novack qui s’accuse des crimes de Liam, mais le fait que ça énerve Nyla et Angela, ça me va. Il est bon en plus : il a des détails que personne ne peut avoir et sait reconnaître ou non ses victimes. Bien sûr, Wes, Nyla et Angela n’achètent pas du tout cette histoire et cherchent aussitôt à comprendre ce qu’il s’est passé – allant jusqu’à soupçonner Vivian de communiquer des infos top secrètes.

– Bien évidemment, Lucy est confrontée dès son premier jour à une fusillade, même si Tim fait tout pour la protéger. C’est très bien pour montrer qu’elle est prête à revenir sur le terrain, je suppose.

Les points faibles

– Gray parlant de sa vie romantique à Tim, je ne m’y fais pas. Je sais que ça fait plusieurs saisons que Gray est devenu pote avec tout le monde pour donner un rôle à l’acteur, mais ça n’empêche que je le vois toujours comme leur supérieur et ça me fait étrange – pas faute d’être pote moi-même avec des gens qui ont des postes à responsabilité, pourtant. Je sais que ce sont des humains… mais je n’accroche pas.

– J’ai trouvé que c’était étrange d’avoir Celina qui s’inquiète pour Lucy en passant par John. Qu’elle ne puisse pas parler de l’affaire avec elle, admettons, mais la série ne fait pas tant état des règles ou de la crédibilité habituellement.

– Le fil rouge autour de Bailey continue et c’est toujours aussi peu intéressant. Le fait que Zuzu s’inquiète pour Bailey est un retour sympa d’une vieille intrigue, on va dire, mais ils n’ont jamais trop su quoi faire de cette IA quoi.

– Pas fan du tout de l’arrivée des prisonniers dans cet épisode, ça faisait tellement western !

– Ai-je déjà dit que Randy ne me faisait pas rire et que je le trouvais agaçant ? Parce que ça ne change pas. Le priver de son accent ne change rien au fait que le perso me soule, sorry, et tout l’humour autour de lui ne me fait pas rire. Je n’arrête pas d’écrire ça en ce moment sur les séries, elles ne parviennent pas à me faire rire. C’est fou.

– Smitty est plus malin que Tim avec la photo ? Franchement, c’est abusé tellement c’est évident. Lucy n’a aucun mal à s’en rendre compte quoi.

– Même si ça fait un bon cliffhanger d’avoir Liam qui sort de prison, Nyla n’apprend pas de ses erreurs et le menace à nouveau. Franchement, ça m’a soulé, pourtant j’aime l’intrigue et les persos… Pas malin.

Photograpie promotionnelle de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

Cette semaine sur le blog #5 : j’ai bien accroché au pilot de Line of Fire

Salut les sériephiles,

La semaine dernière, je vous annonçais que je n’avais plus d’avance sur les articles et, finalement, le blog aura encore plutôt bien tourné. Je triche un peu avec cet article-ci qui est planifié depuis vendredi, cela dit. Le bilan est bon : je suis à jour dans les séries hebdomadaires que je voulais regarder et j’ai réussi à publier normalement avant ce week-end où, comme prévu, je suis parti profiter d’un petit shoot de dopamine dans le sud. Oui, on est comme ça ici, on prévoit de fuir la grisaille parisienne l’année où il n’y a pas tellement de grisaille.

Ces sept derniers jours auront en fait été plutôt productifs : une nouvelle série testée, le retour de « Performance remarquable » et un article que je repoussais depuis un moment – oh, j’en ai d’autres qu’il va falloir que je prenne le temps de publier d’ailleurs.

Une fois de plus, c’est pas tellement le sujet, donc revenons-en à nos moutons :

Côté visionnage

C’est comme les semaines précédentes et vraiment ce mois de septembre aura été plus routinier que d’habitude sur le blog : The Rookie continue, mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. aussi, Last Seen fonctionne toujours bien sur moi et le succès de Lanterns me laisse assez perplexe (malgré des épisodes qui peuvent être très réussis individuellement, hein, je trouve que ce n’est pas si fou).

La vraie nouveauté de la semaine, c’est donc la diffusion du pilot de Line of Fire. J’espérais avoir le temps de tester et je suis vraiment content de l’avoir fait : le pilote m’a beaucoup plu. 18/20 pour commencer, c’est rare ces dernières années, mais voilà, c’est exactement le genre de nouveauté que j’espérais voir à la rentrée : une série de network avec plein de personnages, des relations déjà compliquées et plusieurs intrigues lancées dès le départ. Je ne peux que la conseiller !

Côté blog

Contre toute attente, j’ai aussi réussi à caser deux articles en dehors des critiques cette semaine. D’abord le retour de « Performance remarquable », que j’espérais avoir le temps d’écrire et puis… Disneyland Paris, évidemment ! Deux semaines que l’article me démangeait ! Bref, je comptais aller au cinéma, j’ai changé mes plans et ça m’a au moins permis de passer une soirée magique (forcément) sur le parc. Je vous partage ça avec une avalanche de photos des décos d’Halloween déjà en place, bien sûr :

La semaine prochaine sur le blog…

Puisque Disneyland Paris a gagné cette semaine alors que je pensais passer dix jours loin du parc, le cinéma est normalement repoussé à demain soir. Bref, vous l’aurez compris, je vais ENFIN revoir Avengers Endgame sur grand écran. Je n’y vais pas tellement pour l’ambiance (petit cinéma, il n’y aura pas grand monde) ou pour les scènes supplémentaires (ça va m’agacer la bande-annonce du prochain et tout), mais vraiment juste pour le kiff et le repos (j’anticipe le contrecoup du week-end, quoi).

Pour le reste, pas le temps de me remettre de mon week-end : le prochain podcast 42 minutes est en direct mardi à 21h et, ensuite, ben DLP mercredi, puis un enchaînement spectacle, concert et crémaillère fera qu’on sera de nouveau dimanche. Entre ça et, forcément, le boulot, je ne vais pas poser les pieds par terre.

Autant dire que je ne m’attends pas à une semaine particulièrement riche en visionnages ou en articles, donc, surtout que je n’ai pas tellement d’avance ; même pour The Rookie, oui. Je vais essayer de suivre mes hebdos et de ne pas trop accumuler de retard ; mais je ne fais pas de promesse vaine.

Et pour ne rien arranger à mon planning qui déborde, Disney + va commencer la diffusion de Coven Academy vendredi. J’ai trop hâte !

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…

Allez, bonne semaine à tous – je vous la souhaite aussi chouette que celle qui se prépare pour moi !

Image à la une : affiche promotionnelle de Line of Fire (NBC)
Affiche promotionnelle Avengers Endgame (Marvel)

The Rookie – S08E10 – His Name Was Martin – 15/20

Gros changement d’ambiance pour l’intrigue principale de cet épisode 10 qui s’essaie avec brio à l’horreur teinté d’humour. C’est un énorme point positif, mais peut-être bien le seul, car tout le reste m’a laissé bien plus perplexe : la série force trop certaines dynamiques entre personnages ou la présence d’intrigues, et ça se voit que c’est pour combler/justifier le salaire de certains acteurs.

Spoilers

John embarque Dash, l’ado au drone, avec lui pour une journée qui vire à l’improbable film de zombies.

Les points forts

– C’est hyper perché et c’est le genre de trucs que je ne devrais pas aimer parce que bonjour le réalisme, mais alors l’invasion de zombies dans un épisode de The Rookie ? J’ai kiffé. Bon, ce ne sont pas des zombies, évidemment, mais c’est l’ambiance que ça provoque – une petite apocalypse avec en plus la coupure de réseau et l’ado insupportable qui est en danger ? C’est ma came habituelle. Même le clown ! C’est très étrange pour cette série, en revanche.

– J’ai aimé les scènes de course poursuite aussi risibles soient-elles par moments. Penn est particulièrement excellent pour le mélange action/horreur/humour. J’aime de plus en plus son personnage.

– À part pour Dash en début d’épisode, je trouve qu’un des gros points forts de l’épisode est son efficacité à séparer les personnages sans que ça ne paraisse artificiel.

– J’ai aimé le suspense de ce titre d’épisode intrigant ; mais que ce soit clair : j’ai surtout de la peine pour Lucy, tout de même, il faut toujours qu’on lui ajoute 15 000 dramas. Le titre de l’épisode prend tout son sens avec cette intrigue et m’a même foutu quelques frissons – c’est juste que j’adore Lucy et que je ne veux pas la voir souffrir ; mais les scénaristes savent à quel point c’est efficace de faire la souffrir vu qu’on l’adore tous et qu’elle est une actrice brillante ! Elle tue donc quelqu’un totalement en légitime défense, il n’y a aucun doute à avoir. Le fait que ça lui retombe dessus avec l’enquête est particulièrement violent et cette violence psychologique est particulièrement bien mise en scène. Bref, comme d’habitude : dès que Lucy est impliquée, c’est brillant.

– Ce genre d’épisode me rappelle pourquoi j’avais bingewatché toute la saison 1 en un seul week-end, parce que vraiment, ça commence sur un épisode franchement pas top et ça part en vrille bien comme il faut pour que ce soit addictif. Bon, une fois n’est pas coutume, ça me donne aussi envie de reprendre la franchise Walking Dead…

Les points faibles

– Quand un épisode commence par une scène avec Bailey qui s’ennuie, ça ne dit rien de bon. On passe bien beaucoup de temps avec elle, et on justifie sa présence quand elle aide la branche de LA du FBI pour Gray et… Depuis quand sont-ils si potes ? Pourquoi pas, en vrai, mais ça paraît forcé tout de même, comme souvent. Tout ça semble être là pour mettre en place une prochaine intrigue.

– Je n’arrive pas à accrocher au couple de Gray et je ne sais pas pourquoi. Je pense que ça fait comme Bailey, en fait : sa femme a trop été imposée sans vraie raison d’être là chaque fois qu’ils passent à l’hôpital, et maintenant, ça me donne l’impression qu’elle est là juste pour le drama. C’est encore pire.

– Ce n’est pas de la faute de The Rookie, mais je suis en plein visionnage de The Good Wife, alors toute l’intrigue de Wes et des interviews là… C’est redondant par rapport à mon bingewatching et ça souffre beaucoup de la comparaison ! Je n’ai pas accroché et pas senti du tout le personnage être en danger – contrairement à Angela, sous-exploitée dans cet épisode.

– Je n’ai pas accroché à l’ado que John embarque partout avec sa caméra. Déjà quand ils prennent des adultes avec eux, je trouve ça perché, mais alors un ado ?! Dans quel monde ? Dash est un personnage marrant, hein, et il y a de bonnes scènes, ça compense.

– On se pense un peu trop brillant à la réal dans cet épisode – les transitions sont tellement inhabituelles avec la caméra qui commence à l’envers et tout. C’est bien, ça participe à l’ambiance de l’épisode, mais ça a un côté « m’as-tu vu ? » qui m’a un brin agacé. Il en faut peu, vous commencez à me connaître.

Photograpie promotionnelle de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.