Le mois de la bit-lit

Salut les sériephiles,

Résultat de recherche d'images pour "shadowhunters"

Je sais, vous vous dites en voyant ce titre, encore un mois spécial ? Que voulez-vous, Ludo est motivé en ce début d’année scolaire. Non content de mener à bien un mois de la BD en septembre, il propose un mois de la bit-lit en octobre. Le principe n’est pas exactement le même en revanche, on se rapproche plutôt de ce qu’il fait en février avec le mois de la romance. Bientôt, on aura un planning complet sur douze mois avec lui, je sais ! Après, je ne pense pas réitérer ma participation au mois de la romance, un échec me suffit…

Ou pas, parce que j’ai quand même envie de tester ce mois de la bit-lit. Alors, déjà, remettons les pendules à l’heure, la bit-lit, c’est l’abrégé de bit-littérature, littérature mordante, donc, en référence aux vampires. Le terme anglais nous vient de l’éditeur français Bragelonne qui l’a popularisé avec le label Milady, dont vous avez peut-être entendu parler si vous êtes un grand lecteur. Concrètement, ça nous désigne toute l’urban fantasy, mais c’est souvent associé à de la romance un peu trop dégoulinante à mon goût – chacun ses goûts. Autant j’adore en série, autant j’ai plus du mal en littérature.

Résultat de recherche d'images pour "buffy anya sex"
Romance dégoulinante à tendance explicite, of course.

Voir aussi : Ce que c’est que l’urban fantasy

Bref, pour ce nouveau challenge tombant à pic pour l’automne (J-2 !) et Halloween, Ludo nous propose plusieurs niveaux qui sont les suivants :

  • Fae : lire deux livres (de bit-lit)
  • Sorcière : lire six livres
  • Loup-garou : lire neuf livres
  • Vampire : lire douze livres.

Jusque-là, c’est facile, il faut choisir son niveau. Et vu mon nombre de lectures actives en ce moment pendant le mois de la BD, autant vous dire que je vais me contenter du niveau Fae, hein ; surtout qu’il y aura la Paris Manga, les vacances, le Comic Con et que j’ai quand même quelques livres à lire pour le boulot, faut pas croire. Choisir son niveau, c’est toutefois l’étape simple de ce challenge !

Résultat de recherche d'images pour "sookie fae"

Est-ce que ça veut dire qu’il y a une étape compliquée ? Peut-être bien. Ca va dépendre de vous. Concrètement, l’idée est ensuite de se constituer une PAL (Pile à Lire). Bref, de choisir ce qu’on va lire… MAIS c’est là qu’intervient le (mini) défi de ce challenge ! Pour chaque niveau, il faut choisir la moitié de ses livres en respectant des « consignes » – c’est le seul vrai défi si vous êtes un grand lecteur : trouver un livre qui corresponde bien à ces quelques règles.

Les consignes, les voici, et vous verrez qu’elles n’ont rien de bien compliquées pour de la bit-lit :

  • 1) Lire un tome 1,
  • 2) Lire un spin-off (mais attention, pas le spin-off d’un spin-off),
  • 3) Faire une Lecture Commune avec quelqu’un,
  • 4) Il y a du brun sur la couverture,
  • 5) Une histoire avec plus de trois espèces différentes,
  • 6) Une histoire d’amour entre deux espèces différentes (même que c’est moi qui ai suggéré cette idée à Ludo nanananèèèère),
  • 7) Un roman de 300 pages au moins,
  • 8) Le nom d’une ville ou d’un endroit dans le titre,
  • 9) Le livre est écrit par un auteur qu’on n’a jamais lu avant,
  • 10) Le personnage principal est une femme.

Voilà, voilà, il faut donc choisir dans sa PAL des livres qui correspondent chacun à une de ces consignes assez larges… et une seule. S’il correspond à deux, il faut choisir une seule consigne. Et bien sûr, l’idée est de ne pas valider plusieurs fois la même consigne avec des livres différents si vous prenez des niveaux un peu plus ambitieux que les miens, sinon ce n’est pas drôle.  Pour l’autre moitié de la PAL, chacun peut faire ce qu’il lui plaît.

Résultat de recherche d'images pour "vampire diaries easy"

Voilà ! Pour ne pas se sentir trop isolé, Ludo a tout prévu : utilisez le hashtag #MBlit2019 sur les réseaux sociaux et/ou rejoignez le groupe Facebook « Le mois de la bit-lit » juste ici.

De mon côté, j’ai donc pris la décision de tenter le coup sur le niveau Fae, mais pour ne rien vous cacher, je n’ai pas du tout de PAL. Enfin… J’ai l’intention de lire au moins le tome 2 de Mercy Thompson, qui me valide sans problème la consigne 10 (et la six d’ailleurs). Pour le deuxième, je n’ai pas la moindre idée, car je n’ai pas ça en stock… j’irai probablement piocher parmi les livres des participants si l’un me plaît ou si l’on me supplie pour une lecture commune – mais je lis lentement et avec une tendance à préférer lire dans la langue d’origine de l’écriture, c’est tout le problème d’écrire un article par jour, en plus des séries qui vont reprendre et du boulot, quoi !

Image associée

Sur ce, je vais de ce pas bosser… ou profiter de mon week-end, allez savoir ce que je fais de mon temps libre ! Vous, je vous laisse avec la vidéo récapitulative de Ludo, qui propose aussi sa PAL, tant qu’il y est :

Mon avis sur Angel #00, 01 & Buffy #04

Salut les sériephiles !

Je n’avais plus ouvert un comic Buffy depuis le mois d’avril, ou presque, et c’est quand même du grand n’importe quoi. Je suis donc de retour pour continuer à vous parler du reboot proposé par les éditions BOOM. Cette fois, il sera question des numéros 0 et 1 d’Angel, du numéro 5 de Buffy et des quelques pages offertes lors du Free Comic Book Day. Et comme j’ai lu tout ça hier matin dans le train, je me suis dit deux choses : d’abord, qu’il n’y avait rien qui m’empêchait de continuer de lire plus souvent des comics dans le train ; ensuite, que ça me faisait quand même quelques points de plus pour le Mois de la BD. Allez, j’y crois… En revanche, je change de format pour faire mes critiques.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 | #2 | #3 | #4

20190919_083111.jpegJe commence par Angel, car c’est chronologiquement ce que je suis censé faire. Si le comic reprend exactement là où celui de Buffy nous laissait – avec Xander se faisant mordre par Drusilla putain !, il ne s’y attarde pas longtemps. Angel est donc témoin de la scène… mais il n’intervient pas. J’ai trouvé ça abusé, mais ce n’était que le début. Toute l’histoire d’Angel est ainsi réécrite, avec un flashback à Los Angeles qui nous explique qu’il avait sympathisé avec une certaine Helen.

J’ai beau cherché, elle n’était pas dans les séries originales. C’est une sorte de potentielle qui n’en est pas une, une femme qui aime apprendre à se battre et veut venger la mort de son père, tué par un démon ou un vampire. On ne sait pas bien et on n’aura pas trop l’occasion de le savoir, parce qu’elle se fait tuer lorsqu’elle épaule Angel dans une de ses missions. J’ai trouvé ça super naze comme décision. Quitte à créer des personnages, ils pourraient les assumer un peu plus.

Dans le même genre, Angel va voir une prophétesse… mais celle-ci étant à Los Angeles, on n’est pas près de la revoir. Ce n’est pas une grosse perte, vous me direz, elle n’avait rien dit la mort d’Helen… Une fois à Sunnydale, Angel retrouve un vieil ami dont on ne sait rien non plus, si ce n’est qu’il l’a sauvé quand cet ami était encore un enfant. Aujourd’hui, il a une fille qui se fait harceler sur les réseaux sociaux.

20190919_083414.jpeg

Là-dessus, le reboot a du bon, parce qu’il propose une intrigue qui ressemble à ce que la série originale aurait pu proposer si les réseaux sociaux avaient existé : un démon contacte la jeune fille qui se fait harceler pour son surpoids, lui dit qu’elle est jolie malgré tout et la pousse, allons savoir comment, à renverser de l’essence sur son père pendant qu’il dort ; le tout, avant de le cramer.

Adieu ami d’Angel ; c’était vraiment gros. Il perd ses deux nouveaux amis créés pour le reboot bien vite… Et il en est averti par Lilith, LA Lilith de la Bible apparemment, qui tient bien à souligner le fait qu’elle est noire et qu’Hollywood la représente bien mal. Euh… OK ? Je suis curieux de voir où ça mènera cette intrigue, surtout que c’est voué à être lié au reboot de Buffy.

Screenshot_20190919-080541.png
Je trouve cette couverture magnifique, franchement !

Du côté du reboot de Buffy, je continue à être majoritairement déçu, entre les résumés de Cordelia qui en sait trop et les décisions franchement déconnantes comme la morsure d’Alex. Non content de se faire mordre, celui-ci n’est ni mort, ni vampire quand on reprend la lecture (où Willow vient réveiller Buffy pour se rendre chez Giles). Du côté de ce qui fonctionne, il faut noter la réaction de Willow quand elle apprend ce qui est arrivé à Xander (au point de refuser d’aller en cours dis donc !) ou la note parfaite de Drusilla laissée sur le corps de Xander (Tasteless – sans goût).

Du côté de ce qui ne fonctionne pas du tout, l’introduction de Jenny Calendar est bâclée : elle est présentée comme une sorcière par Giles à Buffy et Willow qui ne la voyaient que comme une prof jusque-là. La scène où Buffy se rend à la Magic Box d’Anya est également laissée hors du comic, c’est donc difficile de savoir quand la lire précisément – on se fait forcément un peu spoiler – et c’est dommage à mon sens. Dans tout ça, Xander finit par se réveiller vampirisé et lécher le portail magique le séparant de Willow et Buffy. J’ai aimé voir Xander en vampire, je comprends l’intérêt de ce choix vis-à-vis du reboot, mais ça reste de la folie pure par rapport à la série, mince.

Il faut aussi noter l’introduction d’un drôle d’artefact qui permettrait de fixer l’esprit de Xander tout en tuant le vampire ; et celui d’une lame qui aura un rôle à jouer plus tard. C’est d’autant plus sûr qu’on finit par une page où Joyce la reçoit dans son musée… Bon, là-dessus, le reboot capitalise sur des pistes trop inexplorées par les séries, alors je dis oui. Même si, bon, je ne suis pas convaincu par les dessins la rajeunissant bien trop, pas plus que je ne le suis pour certaines cases où Angel ne ressemble pas du tout à Angel…

20190919_083059.jpeg
De manière générale, je reste assez sceptique, franchement.

Et l’air de rien, ces deux comics et demi me rapportent un petit pactole de point. Jugez plutôt par vous-même : trois points car ils faisaient moins de 55 pages, un pour le personnage changeant de ville (Angel), un pour le personnage dormant (Buffy), une page avec une majorité de rose (Angel), un personnage qui pleure (Willow), une histoire d’amour (Spike et Dru), un perso qui mange (… Drusilla ! C’est un vampire qui ne mange pas la même chose que nous, mais ça compte quand même non ?), quatre cases sur une page (uniquement dans Buffy, cela dit), deux blessures (une dans chaque tome) et un personnage LGBT (Willow, mais ça n’a pas vraiment d’impact dans ces comics-là). J’ajoute donc 12 points à mon score, pour un total de 40, en vingt jours…

American Horror Story: 1984 (S09)

Synopsis : Pour cette saison 9 (déjà !), la série nous propose un petit tour dans les années 80. Ca devrait sentir bon la parodie, les clichés et détournements si j’en crois une bande-annonce vue cet été et le titre de ce premier épisode promettant un détour dans les films d’horreur sur les camps des vacances estivales.

Saison 3 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7| Saison 8 | Saison 9

9000.jpg
On avait dit les années 80, les gars !

Pour commencer, j’ai hésité à commencer beaucoup plus tôt dans la journée cette saison, mais je me suis finalement dit que c’était une bonne idée de la voir de nuit. Me voilà donc à commencer cet épisode beaucoup trop tard, alors que je ne sais pas grand-chose de cette saison. Oh, j’ai bien vu une ou deux news de casting déplaisantes, mais j’ai espoir, comme chaque année, que ce sera bien.

Après tout, j’adore la période choisie cette année, et ça me va bien de rester un peu plus longtemps dans les années 80 le jeudi après Why Women Kill. Reste à savoir si on sera plutôt sur la qualité de la saison 6 (ou de certains épisodes de l’an dernier) ou sur la catastrophe qu’était la saison 7. Avec cette série, on ne sait jamais à quoi s’attendre : il y a du très bon et du très mauvais, une difficulté à conclure les intrigues, des choses qui fonctionnent plus ou moins bien… mais je reviens chaque année malgré tout, parce que la promesse de la nouveauté est suffisante pour me convaincre de m’y risquer.

A mes risques et périls… pas comme vous qui ne risquez rien ici : pas de spoiler sur cette page, mais en revanche, il y en a en cliquant sur le titre d’un épisode !

Note moyenne de la saison : 17/20

S09E01 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

S09E02 – Mr Jingles – 17/20
La série continue de se jouer de tous les clichés du genre pour proposer un épisode haletant, sanglant et gore. C’est du tout bon, ou presque. En effet, quelques défauts récurrents reviennent à la charge avec des flashbacks pas forcément utiles. Bien que court, l’adrénaline de l’épisode fait qu’il donne l’impression que plein de choses se déroulent. Ce n’est pas sans me rappeler la saison 6, et c’est tant mieux car c’est l’une de mes préférées !
S09E03 – Slashdance – 18/20
Je n’aurais jamais dû attendre aussi longtemps pour regarder cette saison, mais en même temps, son ambiance passe très, très bien en cette chaude journée de canicule. Oui, comme toujours, je fais en sorte de me regarder des séries qui m’inspirent l’été pour ce week-end en séries estival, et je fais bien. L’épisode me prouve que la saison est aussi cool que je l’espérais en septembre dernier, en tout cas, c’est génial, plein de référence aux années 80 et sanglant !
S09E04 – True Killers – 20/20
Il ne fallait pas trop faire confiance à la narration finalement, et l’épisode est tout bonnement excellent en multipliant les révélations, les fausses pistes, les moments sanglants et les retournements de situation. Ce n’est pas toujours crédible, mais on est sur un slasher parfait, avec du suspense malgré tout et des défauts classiques de la série qui deviennent pour une fois une vraie qualité. J’adore ce genre de slashers en même temps. J’ai peur que le reste de la saison ne vienne tout gâcher car je connais les mauvaises habitudes de la série, mais pour l’instant, c’est vraiment une putain de saison.
S09E05 – Red Dawn – 18/20
On enchaîne les retournements et les révélations, même si parfois, ces révélations sont répétitives avec juste un changement de personnages… Pas grave : la série s’en tire bien avec un scénario préparé aux petits oignons, beaucoup d’humour, beaucoup d’hémoglobine et beaucoup de bons moments. J’aurais eu envie que ça dure plus longtemps, mais voilà, cette première mi-saison se termine sur un tournant dans l’intrigue. Pas sûr que ça me plaise autant pour la deuxième partie, on verra bien.
S09E06 – Episode 100 – 15/20
Bof. Ils tenaient une super intrigue avec ce début de saison 9, mais comme d’habitude, ils abandonnent une bonne piste pour se concentrer sur des conséquences moins intéressantes. Quant au titre de l’épisode, il fait espérer de grandes choses quand ce n’est finalement qu’une sorte d’hommage à cet anniversaire particulier de la série… Je m’attendais à des retours ou au moins un clin d’œil ; finalement, la série propose un épisode classique. Pas la peine d’en faire un événement, donc.
S09E07 – The Lady in White – 16/20
Mensonges sur mensonges, révélations sur révélations, ça fait beaucoup pour cet épisode qui propose tout de même de bonnes scènes et de bonnes idées, tout en restant plus cohérent que certaines saisons passées à mes yeux. C’était sympathique, mais ça n’en reste pas moins une grosse transition vers la suite de l’histoire qui se fait un peu trop attendre à mon goût… En plein binge-watching, c’est gênant, tout de même !
S09E08 – Rest in Pieces – 14/20
Aïe, c’est encore un épisode de transition qui s’emmêle les pinceaux dans une entrelacs d’intrigues que les scénaristes ne parviennent plus à démêler de manière fluide comme plus tôt dans la saison. On touche une nouvelle fois au défaut de base de la série qui est de multiplier les intrigues secondaires sans raison et de dévier perpétuellement de sa course. Sur les saisons courtes et les épisodes courts comme ils font dorénavant, c’est mieux qu’en début de série… mais ça reste un défaut qui provoque l’ennui.
S09E09 – Final Girl – 16/20
C’est une bonne fin de saison, mais ça reste dommage de voir que ça n’atteint pas le fun et le niveau de la première partie ! Quoiqu’il en soit, cet épisode apporte des réponses, quelques twists et un sentiment de conclusion que toutes les saisons n’ont pas toujours réussi à m’apporter. Il y avait de bonnes idées pour mettre un terme à cette neuvième saison, parfaite à bingewatcher lors d’une journée où il fait trop chaud. Surtout en plein #WESéries. Bonne nuit.

Saison 3 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7| Saison 8|Saison 9

American Horror Story – S09E01

Épisode 1 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

> Saison 9


Spoilers

901.jpg

Nothing bad is gonna happen here.

Pour une saison se déroulant dans les années 80, l’introduction en 1970, c’était surprenant… mais efficace. On y retrouve trois jeunes adultes en plan à trois au beau milieu d’un dortoir de camp de vacances. Ils essaient d’être le plus discret possible, ne se rendant pas compte qu’il y a quelqu’un d’encore plus discret qu’eux, en train de tuer un à un toutes les personnes du dortoir. Le tout, avec un petit fétichisme : il leur couple l’oreille pour en faire un collier.

C’est parti pour un peu d’aérobic ensuite, histoire d’être dans les années 80 et de découvrir le casting de cette année dans un second générique sportif et drôle. Quelques secondes suffisent à être dans l’ambiance, découvrir Xavier, Montana, Ray, Chet et Brooke, cette dernière matant l’avant-dernier sous le regard de Montana. J’adore l’idée, je suis fan de ces deux actrices alors les voir interagir et devenir amie dans le vestiaire, c’est efficace.

Le look années 80 réussit vraiment bien à la majorité des acteurs de la série, et particulièrement les filles ou notre antéchrist de l’an dernier – pas tellement à Lionel de Dear White People en revanche. La scène suivante voit les filles rejoindre les garçons d’ailleurs, et malgré Cruel Summer en fond sonore, ça ressemblait subitement à un épisode d’Helene et les garçons, désolé. Heureusement que ça parlait serial-killer et plan d’été qui sent bien mauvais. Ainsi, Brooke a raison de prévoir de ne pas y aller et de rentrer à Beverly Hills, parce que ça sent le piège à plein nez.

Après, Brooke raconte que les serial killers sont plus actifs l’été avec les gens dormant la fenêtre ouverte et… elle dort la fenêtre ouverte à son tour. Forcément, elle se fait agresser par un voleur qui lui fait jurer sur Satan qu’elle a donné tous ses bijoux. De manière improbable, elle s’en tire en lui donnant un coup de poêle non rangée dans la tronche de son agresseur.

C’est sympathique, mais ça alerte les voisins qui appellent la police et font en sorte que l’agresseur le sache. Il promet de se venger et de tuer Brooke, avant de se barrer. Forcément, Brooke est convaincue que partir de chez elle est la meilleure des idées. Elle monte donc dans le van de Montana et ses nouveaux amis, toujours sous les meilleurs sons des années 80. Mon seul regret pour le moment ? Cette saison aurait été parfaite pour l’été, pas pour la rentrée ! Bon allez, dans les choses à noter, Brooke est à fond sur Chet qui aime se foutre à poil, Montana aime se droguer et draguer Brooke, Xavier reçoit des menaces au téléphone et tous se rendent au camp Redwood, même quand Ed, le type de la station-service, leur dit de ne surtout pas s’y rendre.

Jusque-là, on est sur un début de film d’horreur particulièrement classique et réussi, et ça ne rate pas. Tous embauchés pour être animateurs à Camp Redwood où on leur promet qu’ils vont mourir, ils percutent soudain un homme avec leur van. Comme il est un peu amnésique suite au choc et à quelques blessures un peu partout, ils décident de mentir et dire qu’ils l’ont simplement trouvé sur le bord de la route.

Ben oui, bien sûr. Tout le monde les croit à Camp Redwood, ce camp tout bizarre géré par Margaret, une nana anti-révolution sexuelle tout ce qu’il y a plus de clichée. Vivement qu’elle soit victime de cette saison, donc. Bon, on nous fait visiter rapidement le camp, les dortoirs des filles et des garçons, les règles à respecter ; tout en nous présentant aussi l’infirmière et la Chef Bertie.

C’est lourd en introduction et en clichés, mais ça passe bien malgré tout, jusqu’au feu de camp qui suit au cours duquel l’infirmière, Rita leur raconte l’histoire de « Mr Jingle », Benjamin Richter, le tueur ayant massacré tout un tas d’adolescents une quinzaine d’années avant. Elle les fait tous flipper, mais il y a de quoi avec cette histoire, franchement, puisqu’il y aurait eu dix victimes.

Ou pas ! Margaret révèle qu’il y en a eu neuf, parce que même si elle a eu l’oreille coupée dans l’affaire, elle a survécu en… voyant Jésus. Bon, elle a juste vu une lampe, mais c’était suffisant pour qu’elle se laisse couper l’oreille sans réagir, sans faire le moindre bruit ou mouvement. Wow. Je ne l’aime toujours pas, mais ça force le respect. Bon, en revanche, Margaret est hantée par Mr Jingle et c’est pour cela qu’elle rouvre le camp.

Pendant ce temps, dans l’infirmerie, il y a le blessé que tout le monde a oublié qui se réveille, évidemment, avec une oreille de moins. Le mystère est prenant, sans être exceptionnellement surprenant pour le moment. Brooke débarque ensuite à l’infirmerie pour s’occuper de lui, mais dès qu’il apprend qu’il est au camp Redwood, il lui explique de manière calme et posée (non) qu’il faut quitter les lieux au plus vite.

Elle ne le fait pas, mais raconte rapidement aux autres ce qui lui est arrivé, avant qu’ils ne soient interrompus par Trevor. Et il m’a fallu quelques instants pour réaliser que, oh mon dieu, ce type était Matthew Morrison. Décidément, il sait jouer des rôles bien différent de celui de Glee, et j’ai beaucoup ri de son rôle du beau gosse sportif et narcissique là. Forcément, il tape dans l’œil de Montana qui sexualise tout le monde apparemment.

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

Elle s’arrange donc pour un petit bain de minuit avec lui, bain de minuit qui vire vite au cunni sous l’eau, pendant lequel des phares d’une voiture se sont allumés, histoire de bien lui faire comprendre qu’elle était surveillée. Trevor, en revanche, n’a rien vu.

Plus tôt dans la nuit, on découvre aussi que Mr Jingle a réussi à s’échapper de son hôpital psychiatrique, en faisant croire qu’il s’était pendu. C’est assez dingue comme scène : il tue son infirmier puis s’échappe en appuyant sur un bouton qui fait s’ouvrir toutes les cellules de l’hôpital psychiatrique. C’est donc le chaos trois heures plus tard quand le Dr Hoople arrive sur les lieux, en plein orage, pour apprendre que le pire patient de l’hôpital s’est échappé. Il a toutefois laissé une coupure de journal derrière lui, coupure parlant évidemment du Camp Redwood qui s’apprête à rouvrir…

Cela commence à faire beaucoup de menaces pour une seule série, donc on peut déjà être sûr que ça va encore partir dans tous les sens et toutes les chronologies possibles. Quant à la première victime dans les années 80, il s’agit d’Ed, le garagiste/pompiste qui se fait écraser sous une voiture par Mr Jingle. Bon, ce n’est pas comme ça qu’il meure : c’est quand Mr Jingle lui explose la figure avec son pied. Merveilleux.

Pendant ce temps, la rivalité entre Ray et Chet augmente et Ray finit légèrement blessé. Le seul problème, c’est que la blonde à poil, Montana, a survécu à sa scène dans le lac ; alors le black qui part sous la pluie… ce n’était pas bon signe, quoi. Il est heureusement suivi par Brooke, qui a l’immunité de la vierge selon les clichés du film d’horreur. Les deux commencent alors à se rapprocher, ignorant la présence de Mr Jingle qui vient d’arriver au campement…

Pour l’aider, Brooke se rend à l’infirmerie, où elle retrouve le cadavre de leur blessé renversé sur la route. Pire encore, elle aperçoit Mr Jingle par la fenêtre. C’est bien trop simple comme début de saison, mais ça fonctionne. On a droit à un charmant parallèle entre la fuite de Brooke et les jeux olympiques, sauf qu’aux jeux olympiques, personne n’est poursuivi par un tueur en série et personne ne s’est pris une branche dans la tronche.

Etonnamment, elle survit et parvient à prévenir les autres de ce qu’elle a vu. Comme personne ne la croit vraiment, parce que c’est trop gros pour être vrai, elle est forcée de les raccompagner à l’infirmerie pour prouver qu’elle dit vrai. Le seul problème, c’est qu’il n’y a plus de cadavre et que tout le monde pense donc qu’elle s’est droguée. En plus, il y a tout pour faire croire qu’elle a viré cinglée, même son cri lorsqu’elle aperçoit Margaret, portant le même genre d’imperméable que le tueur.

Il faut bien se rendre à l’évidence, personne ne la croira, alors elle va se laver et se coucher… Pour mieux être réveillée par le téléphone de service, alors même que les lignes de téléphone sont censées être coupées. À l’autre bout du fil, un bruit de clé, et à l’observer depuis le parc, son agresseur, avec de charmants murmures sataniques pour conclure ce premier épisode qui m’aura beaucoup fait penser à The Cabin in the Woods. Bien.

> Saison 9