Les films de juin : bof, bof (1/2)

Salut les sériephiles,

Si je vais essayer de rentabiliser au maximum la dernière journée de la fête du cinéma pour m’assurer d’avoir au moins mon premier film de la semaine du mois de juillet, je vous propose aujourd’hui de revenir en arrière et de voir les films visionnés au mois de juin. Malheureusement, j’ai été beaucoup moins performant dans ce challenge ce mois-ci : contrairement aux excès des mois précédents, je me suis surtout contenté de le tenir cette fois-ci. J’ai donc vu six films en quatre semaines, ce qui est déjà pas mal par rapport à mon rendement des années précédentes !

Sur ces six films, il y en a trois qui vont former une trilogie sur laquelle je reviendrai dans un article à part la semaine prochaine, un que j’ai déjà commenté… et deux dont je peux parler aujourd’hui. Le seul problème, c’est que ce sont deux films que je n’ai que moyennement apprécié. En fait, c’est un peu le problème de mon mois de juin : j’ai regardé beaucoup de séries et je me suis souvenu pourquoi j’avais du mal avec pas mal de films.

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Semaine 23 – Harold et Maude

J’ai tellement failli rater mon challenge cette semaine-là que j’avais même oublié avoir vu ce film quand il a été temps de mettre à jour le carnet sur lequel je note les films, parce que oui, j’avais oublié de le noter. Ce film n’est pas forcément super connu, mais un collègue me l’avait conseillé après l’avoir étudié en classe avec ses 2ndes pro. Bon, du coup, je l’ai vu en VF, ce qui est peut-être le problème que j’ai eu avec pour rentrer dedans…

Concrètement, il est plutôt cool, avec un personnage de petit garçon/adolescent nommé Harold, qui est obsédé par la mort. La première scène du film est magistrale ; je ne la spoilerai donc pas plus que ça, mais je dirais quand même que c’est un plan séquence qui vaut le détour… et qui nous plonge dans l’ambiance du film ; donnant envie de le regarder en entier.

Maude est quant à elle une vieille dame complétement délurée qui adore partir dans ses délires, quitte à être parfois dans l’illégalité. Les deux forment un duo tout aussi fou, les acteurs sont excellents, le film donne une bonne touche de folie… mais je n’ai pas réussi à être constamment accroché devant. Je le conseille parce qu’il propose des bonnes scènes vraiment mémorables, mais dans l’ensemble, je sais qu’un mois après, j’ai déjà oublié comment il se terminait… Bref, c’était bien, sauf que j’en attendais plus, je pense.

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Semaine 24 – X-Men Dark Phoenix

Qu’est-ce que je suis censé dire ? Ce n’était pas bien et j’en attendais beaucoup, beaucoup plus. J’en ai parlé par ici, pour ceux qui veulent lire ce qui ne m’a pas plu dans ce dernier film de la saga (enfin, j’espère que c’est le dernier).

Voir aussi : X-Men Dark Phoenix – La mort d’une saga

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Semaine 25 – The Silence

À nouveau sur le point d’échouer à mon défi, il m’a fallu choisir un peu au hasard un film sur Netflix. Un peu au hasard, mais dans ma liste tout de même ; j’avais envie d’un film d’horreur ce dimanche midi là et ça m’a paru être une bonne idée d’enfin regarder celui-ci dont la bande-annonce imposée par Netflix à sa sortie m’avait plu.

Le seul problème, c’est qu’on était donc dimanche midi et que je n’avais pas beaucoup réfléchi à la situation. Le synopsis du film ? Des insectes aveugles envahissent le monde, tuant tout ce qui fait un peu trop de bruit. C’est un film d’horreur, autant dire que tout s’y passe de nuit. Or, voir un film qui se passe de nuit avec les personnages restant le plus possible en silence quand on est soi-même au beau milieu d’un dimanche ensoleillé avec les fenêtres ouvertes, c’est… peu malin.

Au-delà de ça, le film est plutôt sympathique et j’ai bien aimé l’idée du silence qui doit régner ; qui n’était pas sans me rappeler l’ambiance de The Rain avec la crainte des gouttes de pluie. Si le concept de base est génial, je suis beaucoup moins convaincu par d’autres choix du film. Avoir une malentendante comme héroïne, c’est sympa, mais le reste de sa famille ne m’a que moyennement convaincu, parce qu’ils se sont un peu tous avérés être des boulets à un moment ou un autre.

C’est mon problème avec les films d’horreur : je ne comprends JAMAIS les choix des personnages. Au-delà de ça, le film a une intrigue secondaire qui m’a fait penser à The Purge, mais sans tenir la comparaison avec le film (le premier). Quant à la conclusion, ben… quand le générique de fin s’est lancé, je n’avais pas capté que c’était la fin (enfin si, parce qu’il y a une petite voix-off avant alors je me suis dit « ah déjà ? », puis générique « mais c’est ça la fin ? »).

Bon, donc, un concept vraiment sympa, mais une frustration énorme d’avoir décroché en cours de film faute d’une intrigue mieux menée… et achevée.

Bref, ce n’était pas glorieux comme mois. Heureusement, j’ai aussi vu une trilogie de films cultes pour me rattraper ; mais je vous en parlerai donc la semaine prochaine, comme promis (c’est un faux suspense si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez peut-être déjà) ! En attendant, je profite d’un mercredi de chômage technique (pas de cours, pas de correction, pas d’affection précise ; donc ouais, techniquement « les profs n’en foutent pas une », ça peut arriver, mais ce n’est pas de notre plein gré, hein, et je le paierai quand j’aurai tout à faire à l’arrache) pour aller à la fête du cinéma !

A plus dans une salle noire ?

Grand Hotel – S01E03

Épisode 3 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.

> Saison 1


Spoilers

103

Because I’ve kept her secrets.

Bon, la météo en Aquitaine étant ce qu’elle est, je ne sais pas si je suis vraiment dans l’ambiance estivale que j’aimais bien avoir pour cette série, mais bon ; on va dire qu’une petite brise fraîche n’est pas désagréable, hein. Et puis, justement, Alicia, Danny et compagnie vont me faire partir en vacances bien vite – je dis « et compagnie », mais vous n’avez pas idée à quel point je suis content de moi d’avoir déjà retenu la majorité des noms des personnages de la série.

Comme ces deux dernières semaines, on commence par un flashback concernant Sky quand, alors qu’il fait un jogging à moitié à poil (forcément), Danny aperçoit ce qu’il pense être la voiture de sa sœur. Il la traque dans toute la ville en courant, mais c’est un échec cuisant et il se prend une voiture dans le derrière. Sympa.

Cela lui fait une petite blessure au poignet que Carolina remarque immédiatement quand il est de retour à l’hôtel et qu’elle se sert de lui pour rendre jalouse Alicia. Le pire, c’est que ça fonctionne, parce qu’Alicia, elle préfère quand Danny lui donne des pains au chocolat et lui nettoie les lèvres. De son côté, Ingrid harcèle Javier pour avoir de l’argent pour l’assurance du médecin. Le problème, c’est que Javier n’en a pas encore parlé à son père. Il décide donc de l’accompagner en voyage d’affaire.

C’est aussi bon que c’était prometteur comme intrigue débile de guilty pleasure. Le père culpabilise toujours de ce qui est arrivé à son fils et le défend face à ses anciens amis cherchant à savoir ce qu’il fait désormais comme job, le tout après une conversation avortée entre eux dans la voiture. Pour être parfaitement honnête, j’ai quelque peu décroché de cette intrigue par la suite, mais il fallait surtout en retenir que père et fils passent une bonne journée, étant l’un et l’autre surpris par l’autre de manière positive.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que Javier annonce à son père qu’il va être papa. Là, d’un coup, le positif en prend un coup. Javier ne révèle évidemment pas que la mère est Ingrid, mais tout le monde étant déjà au courant, ça ne tardera pas à se savoir. D’accord, j’abuse en disant tout le monde, mais la manager a vu Javier et Ingrid parler entre eux, et elle demande aussitôt à Matteo s’il s’agit de la raison pour laquelle Ingrid n’a pas été virée… bref, ça ne durera pas la saison tout ça.

Bien sûr, Gigi abuse aussi de son nouveau pouvoir dès le début de l’épisode : elle énerve immédiatement Alicia en lui demandant un rendez-vous quotidien pour faire une mise au point sur le projet qu’elle a mis en place avec El Rey. C’est d’autant plus embêtant pour elle que la star est super chiante et fait plein de caprices de divas.

Gigi s’en rend vite compte et demande à Alicia de lui faire valider toutes les dépenses suivantes, depuis le bureau qui a appartenu un jour à sa mère… interprétée par Eva Longoria. Quitte à produire une série, autant s’auto-caster dans un flashback inutile, quoi. Vexée comme une gamine qu’elle est, Alicia décide toutefois de ne pas écouter sa belle-mère et d’accorder à El Jefe tout ce qu’il veut, malgré tout. Elle est tellement ridicule que je suis de plus en plus du côté de Gigi.

De toute manière, ça lui revient à la tronche la Alicia : il demande une moto… pour s’en servir dans l’hôtel. Il ne faut donc pas longtemps pour qu’Alicia se fasse suspendre de ses fonctions par Gigi, mais c’était plutôt marrant, tout en ajoutant une dose de suspense et de drama quand il est révélé que Beatriz (la mère d’Alicia) avait quelques secrets bien gardés par Gigi…

De son côté, Matteo subit toujours un odieux chantage sur ce qu’il a fait à Sky (probablement) et il soupçonne un nouvel homme dans le casting, encore un, qu’il surprend devant son bureau. Il en parle donc au chef de la sécurité, le mari de la manager, et comprend rapidement que l’homme qu’il a vu est un client qui était là pendant l’ouragan. Alors qu’il le soupçonne d’être celui qui le fait chanter, il s’agit en fait juste d’un homme qui serait intéressé par quelques faveurs bien différentes de Matteo. C’était marrant comme quiproquo, même si assez prévisible.

Pendant ce temps, Danny découvre bien vite que la voiture de sa sœur est conduite par Ingrid, qui était sa colocataire. Bon, cette information, il l’a par son collègue, qui est l’un des derniers dont le nom m’échappait, je reconnais : Jason. Danny lui propose d’inviter Ingrid à une soirée dans un bar, officiellement entre collègues, pour obtenir un peu plus d’informations. Le problème, c’est qu’Ingrid refuse d’avouer la vérité sur la manière dont elle a récupéré la voiture.

Danny interroge Ingrid de manière de plus en plus flagrante, notamment à propos de Sky. Elle le prend assez mal et quitte la table en… laissant son sac à main. Bien sûr, tout le monde fait ça, c’est logique. Danny profite de l’occasion pour fouiller dedans et découvrir qu’elle a la carte de crédit de Sky. Il le fait toutefois après avoir renversé de la bière sur son sac et sur Carolina, qui le drague lourdement.

Bon, une fois confrontée à la carte bleue, Ingrid explique la vérité et Danny l’accepte : elles étaient simplement amies. Il décide quand même d’aller fouiller l’appartement pendant que Jason est occupé avec elle, mais il est stoppé en route par l’arrivée d’Alicia et de la mère de Jason.

Oui, les deux ont appris par Carolina qu’il y avait une soirée entre employés, et elles ont décidé de s’y rendre, chacune avec leur intention, évidemment. Alicia a surtout pour but d’empêcher le flirt de Carolina et Danny. Comme elle vient en plus d’être suspendue par Gigi, elle a toutes les raisons du monde d’en profiter… jusqu’à ce qu’El Rey l’appelle, motivé à démissionner.

La mère de Jason, elle, est là surtout pour surveiller Ingrid et apparemment pour essayer de caser son fils avec tout le monde, mais surtout pas Ingrid. Elle provoque donc tout l’inverse : Jason décide de raccompagner la serveuse chez elle. Quand ils entendent du bruit dans la chambre de Sky, Jason est sûr qu’il s’agit de Danny, mais ce n’est pas le cas. Il se fait donc assommer, mais après avoir donné le nom de Danny. On ne saura donc pas de qui il s’agit, mais la personne qui était là sait ce qu’il en est de Danny…

L’intrigue Gigi/Alicia ? Gigi est forcée de reconnaître qu’Alicia avait raison (mouais) parce qu’El Rey démissionne et peut bien faire ce qu’il veut, le temps que les procès par rapport aux contrats se fassent et qu’il soit forcé de revenir faire ses concerts. Les deux femmes se mettent donc à travailler ensemble, mais en allant chercher son ordinateur, Alicia découvre surtout Danny sortant de la chambre de Carolina.

Comme elle était bourrée, il a été forcé de la ramener dans sa chambre, évidemment, mais Alicia ne le sait pas. Le lendemain, elle résout au moins le problème El Rey en faisant appel à la mère de celui-ci pour le forcer à bosser. Tss, c’est tellement une série, mais c’était drôle. Cette même journée, Danny se rend chez Ingrid pour réparer la fenêtre et y trouve une lettre d’amour pour Sky, alors que Jason se fait toujours de faux espoirs sur sa relation avec Ingrid.

La fin est pleine de différents cliffhangers : Santiago apprend le chantage dont est victime Matteo parce qu’il lui demande l’argent et il est révélé que la manager aussi connaît les secrets de Beatrice. Un dernier flashback nous révèle que ce secret lui faisait craindre la rage de son mari, au point d’être sûre qu’il allait la tuer. Ah oui, quand même.

> Saison 1

Bilan séries du mois de juin

Salut les sériephiles,

Le mois de juin a bien vite filé lui aussi, mais cette fois-ci, je l’ai passé devant pas mal d’épisodes. Par conséquent, j’ai pu finir quelques saisons et ça rend cet article bilan du mois assez complet. Pas de temps à perdre donc : c’est parti pour le récap des saisons terminées ce mois-ci !

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Séries annulées

Chernobyl (S01) – Cinq épisodes, ça passe drôlement vite et j’ai enchaîné sans le moindre complexe l’ensemble de cette saison extrêmement réussie. J’ai adoré, tout simplement : certes, c’est une série historique et je suis généralement réticent, mais là, il me semble qu’on a la précision d’un documentaire, mais présenté avec tous les avantages de la fiction (y compris un personnage inventé). Bref, ça vaut le détour, cette mini saison. – Note : 18,5/20

Life in pieces (S04) – Cette dernière saison est malheureusement écourtée, et certains épisodes étaient en-dessous de ce qu’ils ont su faire par le passé. Cependant, c’était toujours un plaisir de passer du temps avec cette famille et ils me manquent déjà. Bref, c’est une série que je recommande aussi, même si la fin n’était pas tout à fait celle que j’attendais, parce que c’est une fin de saison, pas une fin de série. Mais bon, il y a une conclusion quand même, alors ça va. – Note : 16,5/20

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Séries renouvelées

The Rain (S01) – On était peut-être au mois de juin, mais il a beaucoup plu et une journée bien nuageuse et arrosée m’a donné envie d’enfin me mettre à cette série qui m’attendait sagement sur Netflix depuis l’an dernier. J’ai beaucoup aimé enchaîner les épisodes de cette première saison vraiment sympathique. La série ne révolutionne rien, mais elle se dévore très bien, avec une super ambiance post-apocalyptique qui m’a bien plu. Note : 17,5/20

The Rain (S02) – Et ça m’a tellement plu que j’ai poursuivi avec la deuxième saison dans la foulée. Le changement de ton est total : saison plus courte, rapidité de l’intrigue, science-fiction plus prononcée… C’était ambitieux de métamorphoser autant que ça le tout, mais ce n’était pas totalement raté pour autant. C’est dans la continuité, quoi, et puisque j’ai aimé la première saison, j’ai aimé celle-ci aussi, tout simplement. Note : 16,5/20

In the Dark (S01) – Bonne surprise de la mi-saison, cette série de la CW n’a pas le succès qu’elle mérite. C’est un divertissement très bien fichu, avec une enquête sympa et des sujets assez originaux (notamment sur les non-voyants, forcément) traités chaque semaine, en parallèle du reste. Vraiment, cette série est sortie de nulle part dans mon fil twitter, mais je ne regrette pas de l’avoir vue. Note : 16,5/20

9-1-1 (S02) – Comme pour la saison 1, je n’ai pas réussi à la suivre à la semaine, mais j’ai adoré la voir d’un coup en rattrapage ; au point de m’enchaîner tous les épisodes sur la même journée. Ce n’est pas forcément une série faite pour ça, mais cette saison 2 avait tout de même la fâcheuse tendance à ralentir son rythme par des épisodes spéciaux qui bloquaient le fil rouge à chaque fois. L’ensemble était bien, tout de même. Note : 16/20.

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Challenge Séries 2019

Blindspot (S04) – Autant la saison 3 m’avait un peu réconcilié avec la série, autant cette saison 4 était franchement un calvaire par moment. Comme je l’ai vue d’une traite, ça allait un peu mieux ; et puis, il y a toujours certains personnages, notamment un duo, qui me donnait envie de continuer. Je tiens à noter aussi la présence de certains personnages secondaires qui illuminaient certains épisodes et un excellent cliffhanger qui donne vraiment envie de voir la suite.  – Note : 14/20

102

Sort incertain

Trinkets (S01) – Et je termine ce bilan par un coup de cœur certain pour cette comédie Netflix. Là aussi, c’est une série que je n’avais pas forcément prévue de regarder ; mais j’ai adoré le trailer, vu deux jours avant la diffusion, alors voilà, je me suis dit « pourquoi pas ? » et comme j’ai eu un peu plus de temps libre en juin, j’ai pu m’enchaîner tous les épisodes aussitôt. Et c’est sans regret, parce que c’était vraiment bien. Note : 17/20

Bref, c’était un bon mois de  juin, avec six saisons terminées et surtout des séries que j’ai adoré. Je sais, c’est tous les mois que je le dis, mais comprenez-moi, on est en plein « Peak TV » et ça fonctionne toujours aussi bien d’avoir autant de bonnes séries à découvrir (même si je sais que je ne verrai jamais tout… et que je suis actuellement devant M6 à regarder un épisode déjà vu de Desperate Housewives… on ne se refait pas !).

Euphoria – S01E03

Épisode 3 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…

> Saison 1


Spoilers

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And not only did they love her, they wanted to fuck her.

Alors il faut dire ce qui est, je trouve cet épisode dérangeant rien qu’à son titre, qui laisse entendre des choses peu agréables et surtout forcées dans sa conjugaison. Avec ce genre de série, ça ne dit rien qui vaille. On commence pourtant de manière sympathique avec Jules et Rue qui dorment ensemble. C’est évidemment l’occasion d’un nouveau flashback pour se centrer sur un nouveau personnage. Cette semaine, c’est Kat qui s’y colle.

Comme d’habitude, c’est un excellent début et c’est passionnant à suivre. S’il y a bien une chose à laquelle Euphoria excelle, c’est les débuts d’épisode. Certes, c’est long, mais c’est extrêmement fouillé et approfondi : cette fois, on y suit la vie de la petite fille qu’est Kat, avec son premier copain Daniel. Celui-ci est super mignon avec elle, jusqu’à ce qu’elle s’empiffre de Piña Colada et gagne 20 kilos en un été. En même temps, je la comprends, c’est bon les Piña Colada.

Grâce à la négligence de sa mère, sa vie devient alors un petit enfer avec Daniel qui n’hésite pas à la larguer – ça, c’est de l’amour – et toute sa classe qui commence les moqueries, qui la poursuive jusqu’au lycée. Pourtant, Kat est super populaire… en ligne. Elle y écrit des fanfictions qui ont beaucoup de succès où elle parle d’amours impossibles et de ses fantasmes ; d’abord avec les séries qu’elle regarde (fan de True Blood et Scandal spotted), puis avec les One Direction. Euphoria va loin dans son analyse, allant jusqu’à nous donner l’exemple de cette fanfiction qu’elle écrit, et en dessin-animé s’il vous plaît. Cette scène est génialissime tant l’écriture de cette fanfic est similaire à ce qui se fait vraiment… et forcément, le personnage est aussitôt extrêmement familier. Gros coup de cœur sur cette introduction ; mais j’aurais dû m’en douter dès la semaine dernière : Kat est typiquement le genre de fille que j’aime(rais) avoir en amie.

La série poursuit alors ses métaphores : le lycée devient un véritable champ de bataille pour représenter ce qu’elle fantasme parfois… L’arrivée de ses followers au lycée, pour tuer tout le monde, quitte à ce qu’ils retournent contre elle quand ils découvriront la vérité sur son identité. Enfin, jusqu’au jour où elle découvre que les gens sur internet aiment son corps et veulent coucher avec elle. C’est là qu’elle se décide, comme on l’a vu, à commencer à poster des vidéos d’elle dénudée. Outch.

Le problème, c’est que ce qu’elle lance ne fonctionne pas véritablement. Elle se retrouve alors à accepter des demandes sur les photos de ses pieds, tout en regardant du porno Clothed Females Naked Man, ce qui semble lui donner des idées. Mon dieu. Quand elle comprend en tout cas qu’elle peut se faire de l’argent avec des vidéos en ligne, en direct, elle n’hésite pas une seule seconde et se renseigne sur le bitcoin auprès du dealer de Rue.

Et hop, ça suffit à ce qu’elle se décide à enfin faire un Skype avec un inconnu qui fantasme sur elle. Et c’est hilarant, mais genre, vraiment, parce qu’il révèle son micro-pénis et son fantasme totalement étrange d’avoir sa « reine » qui se moque de lui. Cette série n’a tellement pas de sens, mais mon dieu, c’est vraiment drôle. Et en plus, l’anonyme est finalement plutôt une excellente chose pour elle, parce qu’il kiffe recevoir des ordres, ce qui la rassure totalement. Pire encore : elle récupère de l’argent grâce à chacun de ses écarts en plus.

Certes, elle en laisse un pourcentage chez le dealer qui lui échange son bitcoin en dollars, mais elle gagne énormément confiance en elle au passage. Elle se permet donc de changer de look, fantasmant sur un vendeur qui la trouve sexy, mais sans oser aller au bout. Au bout du fantasme, pas du changement de look, parce que ça elle ose y aller à fond.

Au lycée, elle a toujours Ethan qui tente de flirter avec elle, mais elle n’est pas très réceptive, forcément. Lui, en tout cas, il est réceptif à ce qu’elle fait, et encore plus quand elle change de look.

Et autrement, de manière totalement secondaire, on a aussi Cassie qui continue sa relation sous la surveillance de sa sœur, ses amies et sa mère. Elle se rend alors à une soirée d’université de son mec en fraternité. C’est du grand n’importe quoi, avec une soirée pleine de jeux tordus qui finit par les faire avaler un poisson ; normal. Ils couchent ensemble après tout ça, et tout va bien. En quelque sorte.

Après la longue introduction sur Kat, on reprend la vie de Rue, toujours aussi compliquée. Après sa quasi-overdose de l’épisode précédent, elle décide de rester clean pour de vrai. Elle le fait pour elle-même, bien sûr, mais aussi parce qu’elle culpabilise quand Jules lui fait la morale. Oh, sa mère aussi lui fait la morale quand elle revient après une fugue de 16h, mais bon, l’essentiel, c’est que même si elle ment en réunion d’anciens drogués, elle essaie vraiment d’arrêter de se droguer. C’est un début.

Pendant ce temps, Jules continue de parler avec ShyGuy118/Tyler, qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être évidemment. Ils sont tout mignons, avec des échanges constants, plein d’amour et vraiment, vraiment, la base d’une amourette de lycée, quoi. Le problème, c’est que Jules tombe totalement amoureuse de ce type qui flirte avec elle sur une appli de rencontres gay, loin de se douter de la vérité.

Elle est tellement amoureuse, en fait, qu’elle finit par montrer une photo de sa bite à Rue. Et même si je sais que c’est un truc qui se fait, je me retrouve d’un coup dans la catégorie des vieux cons, parce que juste non, quoi. Après, c’était plutôt hilarant d’avoir un droit sur les photos de bites acceptables (1%) ou non. Certes, ça faisait beaucoup de bites d’un coup, mais c’était drôle, bien écrit et bien interprété.

Il n’empêche que Rue développe clairement une jalousie de cette relation entre sa meilleure amie et ShyGuy118, de la même manière que Maddy développe des soupçons sur Nate. Cela dit, c’est surtout intéressant du côté de Rue, parce qu’il est évident qu’elle tombe peu à peu amoureuse et qu’elle se retrouve à devoir l’aider à prendre des « selfies » nues tout en célébrant ses quinze jours de sobriété. Ou pas. Malgré la récompense de multiples baisers de Jules, Rue ne résiste pas à l’envie de se droguer à nouveau quand elle voit des pilules dans la cuisine de Jules.

C’est si triste, mais ça permet d’obtenir le plan perché de cet univers, avec Rue de nouveau droguée. Elle continue de mentir en réunion en tout cas, mais après l’une d’elle, elle tombe sur un type qui lui pose des questions et la fait culpabiliser aussitôt. Ses questions ? Elle concerne sa petite sœur qui l’a retrouvée complétement défoncée, puis ses mensonges sur sa non-abstinence. Il lui laisse sa carte, pour le jour où elle voudra enfin dire la vérité.

Ce n’est pas aujourd’hui, mais en tout cas, ça lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas été super sympa avec Gia, alors elle décide subitement de passer du temps avec sa sœur. Oui, mais n’ayant pas de nouvelles de Jules le lendemain soir, elle se remet à se droguer, alors que Jules est heureuse d’envoyer des messages à ShyGuy118. Quand elle apprend ensuite que Jules a rendez-vous avec son amant internet au beau milieu d’un lac et en pleine lune, c’est un peu trop pour Rue.

Elle lui explique donc son point de vue, et Jules ne prend pas bien du tout les inquiétudes de Rue pour elle. Elle se barre donc et laisse Rue en pleine dépression pendant toute une journée de cours… ce qui mène bien sûr au pire : Rue finit par se pointer chez Jules pour se faire pardonner et lui expliquer qu’elle ne supporte pas qu’elles se fassent la gueule. Elles se réconcilient donc… et ça mène à Rue qui embrasse Jules sans vraiment lui demander son avis.

Cette dernière est trop perturbée par le baiser et a un mouvement de recul. Dépitée et déprimée, Rue se barre donc chez Fez avec l’intention de se droguer, mais celui-ci refuse de lui donner la moindre pilule. Cela mène à une scène vraiment dure où Zendaya déchire tout : Rue est en manque et l’actrice nous joue ça à la perfection.

En parallèle, Maddy a tellement de doutes sur Nate qu’elle finit par récupérer son portable quand il se douche pour avoir le fin mot de l’histoire. À défaut de trouver sa conversation avec Jules, elle découvre sur son portable une collection de photos de… bites. Et non, ce n’est pas la sienne. Heureusement qu’il avait du mal à les regarder dans les vestiaires, hein. C’est d’autant plus gênant que tout ça se fait au milieu du reste de ses photos, genre normal, zéro suppression ou protection. Il est un peu con, surtout que sa copine a son mot de passe, allô ? En tout cas, c’était marrant, parce que la série a fini par nous montrer la photo qui faisait tant fantasmer Jules et qu’elle avait évité de nous montrer jusque-là.

Et comme Maddy se retrouve d’un coup plein de doutes, elle se sent forcée d’en parler à Kat. Oups. C’est la pire des idées, ça, quand quelqu’un est au courant, ça finit toujours mal… mais ce sera pour une autre fois.

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