Station 19 – S04E15


Épisode 15 – Say Her Name – 17/20
Rien à voir avec l’épisode précédent, mais tout de même beaucoup trop cool comme intrigue ! Le choix de mots n’est pas forcément le bon : j’ai aimé voir la série prendre le temps de nous montrer les interactions entre l’ensemble de l’équipe plutôt que dans leur vie perso… mais la vie perso finit par se mêler à la vie pro, comme toujours. Le tout se fait de plus sur un fond de commentaire social hyper important concernant l’actualité, et c’est parfaitement maîtrisé de bout en bout.

Spoilers

L’incendie du jour vient remuer particulièrement la caserne puisqu’il s’agit d’un lieu que Vic connaît par cœur.


We’re gonna save your crappy older sister.

On retrouve enfin Travis et Vic dans cet épisode ! Je suis bien content de les revoir, même si leur scène de réintroduction n’est pas exceptionnelle et même si j’ai eu du mal à entrer dans l’épisode tout court. En fait, il s’est passé cinq bonnes minutes sans que je n’ai pris de notes pour la critique, ça devient compliqué. De son côté, Ben est prêt pour reprendre le boulot, mais il le fait avec Jack qui apprend seulement maintenant l’histoire de son pays, Sullivan et Andy, tous étant à préparer des sacs de ressources anti-covid. Masques, bouffe, etc. Soit. Les pompiers ont aussi tous un t-shirt Black Lives Matter, il est question de Breonna Taylor à présent et on n’a pas vraiment d’intrigues.

Je ne dis ça pas de manière négative, au contraire. Je trouve appréciable que la série prenne le temps de montrer les personnages en train de bavarder de sujets aussi importants que ceux-là, surtout que ça se fait en respectant le caractère de chacun (Jack est insupportable à réciter tous les faits historiques qu’il a appris) et les news qui font la vie perso de nos héros aussi. Je veux dire, Maya est fiancée, yay !

Si le reste de la caserne la pousse à faire un mariage sur place avant le départ de Carina, je dois dire que de mon côté je suis assez surpris de me rendre compte que toute la caserne soit si motivée. Je veux dire, Maya est assez insupportable avec eux, non ? Et même dans ce début d’épisode, elle leur rappelle que les t-shirts ne suivent pas le protocole, quoi.

Après George Floyd, la news concernant Breonna Taylor fait mal à toute l’équipe, et plus particulièrement à Vic. On voit bien pendant tout le début de l’épisode qu’elle est affectée, et je la comprends bien, parce que c’est terrifiant de se projeter à sa place – et c’est inévitable de le faire à sa place.

La pauvre n’est pas gâtée par le sort, une fois de plus, parce qu’elle se retrouve à devoir cuisiner des moules-frites et abandonner les moules aussitôt car elle est appelée sur un incendie. Et quand je dis « un incendie », je parle de l’incendie de sa vie : le restaurant de ses parents a pris feu. Elle est stressée de fou quand elle arrive sur place et fonce dans le bâtiment en dépit de toutes les règles de sécurité.

Elle est sûre que ses parents sont encore dedans en même temps, et elle a raison ! Tant mieux pour elle, parce qu’elle désobéit à Maya, évidemment, en fonçant dans le bâtiment. Dans les autres bonnes nouvelles, les parents de Vic sont sauvés… par Theo.

Je suis content de retrouver le personnage, surtout comme ça, car c’est plutôt bon signe pour mon  nouveau ship préféré. Et puis, Vic va bien avoir besoin de réconfort, parce que tout de même, le bâtiment est en feu et je doute qu’il reste grand-chose du restaurant de ses parents à la fin de l’épisode. Elle aimerait pouvoir aider à en sauver des morceaux, mais Maya la force à rester avec ses parents, évidemment.

Ceux-ci sont assez insupportables pour envisager de se mettre en danger en permanence. Je comprends la terreur de voir sa vie partir en flammes, mais de là à vouloir retourner dans un bâtiment qui passe son temps à exploser, je ne sais pas quand même ! Heureusement, Dean est là pour les rassurer, et plus on a passé du temps avec eux, plus j’ai trouvé leur réaction touchante. Le plus terrible est le moment où ils prennent conscience qu’ils ont oublié des choses. C’est tellement ça, quoi.

J’ai de la peine pour eux, mais ce n’est que le début de l’épisode encore. On s’éloigne un peu des dramas habituels pour un drama plus raccord avec la série, cette fois. Cela aurait plus d’impact si ça faisait quatre saisons qu’on voyait régulièrement le restaurant par contre. En tout cas, ça fonctionne bien, parce qu’on apprend que l’incendie est la conséquence d’une des manifestations qui a secoué la ville…

On arrive même au point où l’on voit certains des casseurs s’échapper du restaurant et s’en prendre à Andy et Sullivan en leur jetant des pierres. Et contre toute attente, ce ne sont pas les plus violents de l’épisode : le plus violent, c’est encore et toujours le même flic qui s’en prend encore à Dean, verbalement cette fois. Heureusement, Maya gère la situation, et la capitaine du flic aussi.

L’incendie est finalement éteint assez vite et c’est terrible, parce que Vic se retrouve à devoir gérer ses parents, avec Travis qui reste en renfort. Il ne sert pas à grand-chose en renfort, par contre, parce que les parents de Vic sont butés et bornés. Ils veulent juste remettre en place ce qu’ils peuvent du restaurant quand Vic a besoin d’un moment pour gérer ses émotions.

Ce n’est pas trop l’esprit de famille, par contre, et même quand elle pète un câble sur ses parents, tout est rapidement mis de côté par eux pour continuer le ménage. Heureusement pour elle, Theo arrive à son tour avec des bouteilles d’eau et même Travis semble apprécier le geste. Il est prêt à bosser avec pour créer quelques fenêtres. C’est une bonne chose car ça permet aussi de filtrer un peu les journalistes quand ils reviennent à la charge après avoir été rejetés une première fois par Maya pendant l’incendie.

Les journalistes arrivent pour se délecter du spectacle et avoir des images des propriétaires s’en prenant aux manifestants qui ont mis le feu, mais ils tombent plutôt mal avec la famille de Vic. Alors que ces trois-là étaient en train de se réconcilier, rien de tel que des journalistes égoïstes pour le faire : les parents et Vic tombent d’accord sur le discours à tenir. Un restaurant, ça peut se reconstruire. Une vie, ça ne peut pas se récupérer, et Breonna Taylor est morte. Georges Floyd aussi. Et purée la liste continue pendant tant de temps que la scène est super forte en émotions. Et terrible, parce que franchement, je ne connais pas l’ensemble des noms et de ce qui leur est arrivé. C’est horrible, tout simplement.

Une fois que c’est fait, Vic continue de vérifier la stabilité de l’immeuble et… elle tombe sur un tableau où ses parents compilent tous les articles de journaux parlant de Vic. Par chance, rien n’a brûlé et tous les souvenirs sont intacts. La mère de Vic la rejoint alors, et la scène est brillante, parce que sa mère est blanche mais résume bien ce que ça fait d’être la mère d’un enfant noir. Elle offre le moment émotions dont Vic avait besoin – surtout qu’elle apprend que la famille de sa mère l’a rejetée quand elle a épousé un homme noir. Outch.

Pendant ce temps à l’extérieur du restaurant, Théo et Travis peuvent enfin avoir une conversation apaisée où le premier s’excuse. Tous les deux se retrouvent même à casser des assiettes avec le reste de la famille Hughes ensuite, parce que c’est une tradition grecque qui fait du bien.

Bon, c’est bien beau tout ça sur le restaurant, mais ça éclipse le reste de l’épisode qui est bien moins passionnant. De retour à la caserne, Maya apprend que la mairie refuse finalement que les pompiers aillent distribuer des provisions aux manifestants, parce qu’ils ne veulent pas que les pompiers apparaissent comme dans un camp différent de celui des flics. Ouh, le choix des mots. C’est hyper problématique tout ça.

Maya refuse de se laisser abattre et elle réconforte un Dean hyper énervé par la situation en lui ré-expliquant qu’en tant que civils, ils peuvent toujours se rendre à la manifestation en tant que civils. Problème réglé. Enfin, j’ai totalement décroché des intrigues autour d’Andy et Sullivan qui flirtent, y compris par textos, mais j’ai trouvé ça très cheloue qu’elle se retrouve seule en cuisine avec Jack. Vu l’historique entre eux, vu que Jack est casé désormais et qu’il a tendance à tout détruire quand c’est comme ça, j’espère sincèrement qu’ils ne feront pas de la merde en les remettant en couple. Plus qu’un épisode pour le savoir… mais je ne vais pas le voir tout de suite !

 

Annette, ce film… étrange (#25)

Salut les sériephiles,

Difficile de ne pas faire de politique du tout en ce moment, y compris quand on veut juste parler de cinéma. Le week-end dernier, je suis donc allé voir Annette. La salle faisant moins de 50 places, on ne m’a pas demandé de pass sanitaire. J’ai mes deux doses de vaccin, parce que je considère mon boulot comme trop à risque pour ne pas le faire. Cette introduction étant faite, je peux maintenant vous parler davantage de ce film.

Annette - film 2021 - AlloCinéCommençons par le commencement, à savoir le synopsis du film : nous suivons l’histoire d’amour d’un couple formé par Henry (Adam Driver), un comique qui propose un one-man show à succès chaque soir, et Ann (Marion Cotillard), une cantatrice que tout le monde adore. Le synopsis officiel part ensuite en vrille dans sa formulation et nous spoile un peu trop le film à mon goût, alors je suis content de ne pas l’avoir lu avant… et je ne m’en ferai pas l’écho.

Je suis allé voir ce film en compagnie d’une amie bien plus cinéphile que moi qui avait déjà eu l’occasion de le voir directement au Festival de Cannes (c’est faux, je ne suis pas du tout jaloux) et qui m’a dit, avant que le film commence, « tu vas voir, c’est assez étrange ». Et effectivement, étrange est vraiment le bon mot concernant ce film qui, je ne le savais même pas, est un film musical. Toute l’histoire se déroule donc en chanson et si je ne vous mens pas, j’ai eu peur pendant un bon moment de ne pas avoir d’histoire tellement ça chantait sans faire de lien.

ANNETTE • Explication de Film
Ca a du être confortable à tourner niveau costume après Star Wars par contre !

Et puis, peu à peu, une histoire émerge. Heureusement, d’ailleurs, parce que le film dure 2h20 ! Enfin, je dis ça, mais même si le film est long (et il a vraiment des longueurs), je ne peux pas dire que je me sois ennuyé. Les acteurs sont captivants, les chansons entêtantes (oui, il y en a une que j’ai encore en tête aujourd’hui sans l’avoir réécoutée) et les techniques filmiques utilisées très souvent bluffantes. On le sait dès le début du film avec un plan séquence déjà pas mal incroyable pour nous mettre dans l’ambiance… même si c’est là aussi déroutant comme plan-séquence car ce n’est pas vraiment dans l’histoire du film.

Il y a énormément à analyser avec le film, et je suis sûr qu’il gagne à être revu. Je ne le reverrai pas tout de suite, par contre, parce que je veux aussi le temps de le digérer. C’est une expérience cinématographique, on va dire, et ça m’a offert la possibilité de redécouvrir le groupe Sparks qui est derrière les morceaux musicaux utilisés dans le film. Là-dessus, pas de doute, j’ai adoré.

annette 2021 | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirUne mention spéciale à Simon Helberg qui parvient à voler le film, littéralement, en quelques scènes seulement. Il joue le rôle d’un chef d’orchestre, mais je l’ai trouvé incroyable de justesse dans ses scènes. J’ai toujours plus de mal quand il s’agit de Marion Cotillard (je l’ai trop vue dans des rôles similaires, je crois) ; j’ai toujours un avis partagé sur Adam Driver, entre fascination et gros sentiment de « mouais ».

Annette ? J’ai trouvé ça bien trop creepy honnêtement, mais je vous laisse découvrir le film sans vous en spoiler toute la saveur – et toute l’analyse qu’il y a à en faire. Une chose est sûre, en tout cas, c’est un film que je ne regrette pas d’avoir vu au cinéma, car je ne l’aurais peut-être pas tenu de la même manière dans mon canapé. C’est… particulier. Il faut s’immerger dedans, donc, et en même temps, je sens qu’il va me rester en tête un moment.

We love each other so much…

MARION COTILLARD Tumblr posts - Tumbral.com

Annette GIFs - Get the best GIF on GIPHYJe ne parle pas que des chansons quand je dis ça, il y a des moments vraiment marquants… quand bien même le scénario est finalement assez convenu ? C’est étrange, franchement, il n’y a pas meilleur mot pour qualifier le film (dont j’ai aimé beaucoup les derniers actes). Dites-moi ce que vous en pensez si vous l’avez vu ou si vous allez le voir suite à cet article, parce que c’est le genre de films dont il faut parler avec ceux qui l’ont regardé, je crois.

🖤 — Moments from the new 'Annette' trailer starring...

Walker – S01E15 (express)

Épisode 15 – Four Stones in Hand – 15/20
Une fois de plus, la série fait un grand écart entre cet épisode et le précédent, avec cette fois une intrigue beaucoup plus intéressante. Autant je me suis ennuyé tout au long de l’épisode 14, autant celui-ci proposait une enquête sympathique qui ne perdait jamais de vue les personnages et les relations entre eux. Bon, comme d’habitude, je suis là pour les dynamiques entre personnages. Même les intrigues secondaires ont réussi à être plus prenantes que d’habitude !

Spoilers

La mère biologique de Micki révèle qu’on lui a extorqué de l’argent alors que Cordell essaie de passer une journée sans régler le moindre cas criminel.

Pourquoi tentent-ils tant d’être une série familiale ? Franchement, ça ne fonctionne pas ! Je n’arrive pas du tout à accrocher à l’intrigue du cancer du père de Cordell. J’ai l’impression qu’on perd du temps là-dessus, on ne regarde pas vraiment une série sur un Texas Ranger pour voir ses parents ne pas faire l’amour et faire face à un cancer, franchement. Je suis certainement de mauvaise foi, cependant, parce que l’intrigue est bien écrite et je dois reconnaître que les réactions du père, aussi stupides soient-elles, reflètent une vraie réalité.

C’est donc important d’avoir ce genre de représentation à la télévision… mais j’aurais aimé que ce soit fait ailleurs, ou autrement. Difficile en fait d’avoir cette intrigue et d’y accrocher alors qu’on ne connaît pas vraiment les personnages quand ils fonctionnent et que nous ne sommes pas là pour ça.

Dans le même genre, Stella reste insupportable, mais j’ai un peu plus accroché à son personnage dans cet épisode, parce qu’elle ne supporte pas son frère qui est tout aussi insupportable. Le frère et la sœur retournent en effet au lycée où ils rencontrent un vrai succès après ce qu’ils ont vécu. Autant la mort de la mère les faisait passer pour des petites choses fragiles, autant l’attaque du ranch par des criminels, ça les fait passer pour des héros.

Stella est loin de se sentir comme ça, mais August est fier de pouvoir prétendre l’être, au moins un temps. Cela ne dure pas, bien sûr, parce qu’il a encore du stress post-traumatique et des problèmes à régler. Au moins, il gagne au passage une future petite-amie et non, ce n’est pas la meilleure amie de Stella. Cette dernière a du mal à reconnaître ses sentiments, de toute façon, et elle doit déjà se réconcilier avec Stella avant d’envisager quoique ce soit avec August.

Pas de bol pour elle, la nouvelle amie d’August semble vraiment tenir à lui et faire tout ce qu’il faut pour être sa future petite-amie. Franchement, je l’ai bien aimée, la voir prendre soin de lui, c’est pas si mal et pour une fois que quelque chose fonctionne dans la série et avec ces personnages, il faut le souligner.

Bon, autrement, Liam donne un défi à Cordell dans cet épisode : il doit passer une journée en tant que civil qui ne s’occupe pas d’une affaire criminelle. À vue de nez, je dirais que c’est ce qu’il a fait dans l’épisode précédent, mais bon, faisons comme si nous étions d’accord avec Liam et que cela lui était impossible. Alors que Liam donne à Cordell l’occasion de faire un rubik’s cube (bon dieu, je me suis cru en cours avec mes élèves là), Cordell se trouve rapidement une « quête » à régler.

En effet, on en revient à l’intrigue sur la mère biologique de Micki dans cet épisode. J’ai plutôt bien aimé ce qui était proposé avec cette intrigue : la mère biologique veut reprendre contact avec sa fille, mais ce n’est pas facile avec le caractère de Micki. Heureusement pour elle, elle a été arnaquée il y a quelques années par quelqu’un prétendant être pour lui extorquer de l’argent.

Il n’en faut pas plus pour que Cordell s’en mêle alors que Micki lui demande explicitement de ne pas le faire, et j’ai trouvé ça sympathique comme tout comme intrigue. En effet, ça montre bien le caractère du duo et les relations qu’ils entretiennent. Bien sûr, Cordell ne passe bauucoup de temps derrière son (nouveau) bar, mais c’est aussi pour ça qu’il n’a pas de client. Il passe en revanche du temps derrière les barreaux parce qu’il se fait arrêter par un ancien collègue.

C’était plutôt sympa comme épisode, et l’enquête en elle-même m’a même convaincu. J’ai aimé cette histoire de réunions d’alcooliques anonymes dirigées par une nana qui voulait juste se faire du fric. Après, je peux freiner mon enthousiasme, rassurez-vous, ça n’avait pas beaucoup de crédibilité. Je veux dire, Micki, flic, passe une journée à bosser sur un cas perso ? Et ce faisant, elle demande à un civil d’enfreindre la loi ? Et en plus, Cordell prend tout son temps à tout ranger, alors même qu’il est au téléphone avec Micki en train de lui dire de déguerpir, et vraiment ça n’a pas de sens !

Qu’importe le sens, tant qu’on s’amuse, écoutez. Le divertissement est efficace, la résolution aussi, le retour du titre de l’épisode était sympa. On est vraiment sur du procédural tout classique, mais ça a l’avantage de mettre en avant les relations entre les personnages tout au long de l’épisode. Ainsi, Micki finit par faire un pas vers sa mère en fin d’épisode, Cordell prend conscience que son boulot de ranger lui manque et Liam… Non, Liam ne sert toujours à rien, mais sa réaction en fin d’épisode sur la tricherie de son frère au Rubick’s cube m’a fait rire quand même.

Tout n’est donc pas perdu, la série peut proposer parfois des épisodes sympathiques.


Evil – S02E06

Épisode 6 – C is for Cop – 19/20
Un léger problème de rythme sur une des intrigues m’empêche de monter à 20/20, mais c’était un formidable épisode qui a trouvé le moyen de me faire réfléchir à un sujet sensible en l’attaquant sous un angle nouveau. Et au-delà de ça, l’ambiance de la série réussit toujours à fournir quelques frissons, tout est écrit de manière hyper efficace et, ouais, je suis rassuré car j’ai retrouvé avec cet épisode le niveau que j’attends de la série, pas comme lors du précédent. Bien content de savoir qu’il y aura une saison 3 !

Spoilers

Le trio se retrouve bien malgré lui à devoir essayer de prouver qu’un policier était possédé quand il a tué une femme noire qui n’avait rien fait.

I need you not so say anything.

Je vais regretter de voir cet épisode déjà, parce que l’attente avant le prochain sera longue… mais au moins, je serai à jour dans la série. Et puis, j’ai vu des tweets positifs et après la catastrophe de l’épisode vu hier, je me dis que ça ne me fera pas de mal de l’attendre avec une note positive. La première scène m’a déjà largement mis dans le bain, avec un épisode qui traite de plein fouet l’actualité : un policier blanc (eh Eric Monreaux de Filthy Rich, encore une saison que je n’ai pas terminée !) tue une femme noire de quatre balles quand il la voit prendre un flingue sur le siège passager.

Le problème, c’est qu’elle prenait un portable, pas un flingue. Et quel rapport avec la série ? Eh bien, là, surprise, un représentant du syndicat de police demande à notre équipe d’enquêter sur cette affaire, parce que le policier est croyant et affirme avoir vu un pistolet. C’est… osé. Il affirme avoir été possédé et, bon, comment dire ?

Ce n’est pas bien crédible tout ça, et ça laisse toute notre équipe sans voix. Bon, il faut dire aussi que le prêtre avec eux leur a demandé de ne rien dire de tout l’entretien pour limiter leur réaction. Et il a bien fait : ils ne croient pas une seule seconde que le type pourrait vraiment avoir été possédé. Ils ne voient en lui qu’un raciste. J’imagine que la série va vouloir nous instiller le doute désormais et je ne sais pas si c’est une bonne idée. Ils en sont capables, en revanche.

Déjà, le flic reconnaît Kristen, parce qu’il connaît ses quatre filles – elle est repérable lors des sorties en famille. Par contre, le flic est un beau gosse au sourire permanent, c’est dur de croire sincèrement ses regrets. Il paraît toutefois honnête avec notre équipe, puisqu’il reconnaît qu’il n’aurait peut-être pas tiré si la femme face à lui n’avait pas été afro-américaine.

Humph. Le prêtre au-dessus de David veut tout de même que l’enquête soit menée, et ça laisse notre équipe vraiment perplexe. Cela dit, Kristen est un peu forcée de se ranger de son côté quand elle retrouve sa pote flic et que celle-ci lui fait un laïus assez incroyable sur un moment où elle a failli un tuer un homme avec son fils dans les bras car elle a confondu une serpillère et une mitraillette. Ah.

Je crois que c’est la première fois que je vois ce genre d’intrigue traitée ainsi et, sans rien justifier des erreurs commises par les policiers, je dois dire que c’est assez hallucinant comment c’est bien défendu. Disons qu’on comprend un peu mieux certaines erreurs quand elles sont présentées dans un contexte d’épuisement, d’habitude, d’entraînement, de peur… Cela ne justifie rien, mais ça fait froid dans le dos. Vraiment.

Kristen s’en remet toutefois, parce qu’elle n’a pas trop le choix et parce que sa policière de pote continue d’enquêter sur le meurtre de Leroux, soupçonnant à nouveau sa femme. Elle a un alibi, oui, mais son nouveau copain n’en a pas. C’est gênant… mais ça ne dure pas longtemps. Le lendemain, la pote flic revient donc chez Kristen pour l’interroger parce qu’elle a trouvé l’alibi du copain.

Cette fois, Kristen se sent un peu plus cernée que d’habitude quand sa pote, Mira si j’ai bien entendu, lui pose des questions et vérifie ses couteaux, pour le principe. Humph. Kristen est hyper grillée à regarder en permanence dans la direction de l’arme du crime, mais heureusement, la pote ne voit rien. Par contre, Kristen lui ment aussi en affirmant être rentrée chez elle après l’exorcisme et avoir vu Lexie encore réveillée.

Du coup, elle se rend auprès de sa fille pour… vérifier son propre alibi. Magique. Elle demande donc plus ou moins à sa fille de mentir pour elle et, vraiment, chaque fois qu’on voit une des gamines seules, ça va beaucoup mieux que quand elles sont à quatre. Il n’y a pas photo. En tout cas, Lexie accepte ce que lui dit sa mère, avant de lui faire remarquer que Ben avait mis en place une alarme qui aurait de toute manière empêchée Kristen de sortir. En théorie. En pratique, elle se souvient d’avoir tué Leroux…

En tout cas, tout ça fait douter Lexie qui s’en confie logiquement à sa grand-mère. Le problème, c’est que la grand-mère est en train de partir en vrille elle aussi.

Déjà, le début d’épisode nous révèle que c’est elle qui utilise le fameux livre indiquant les titres des épisodes. Je ne pense pas que ce soit un hasard dans cette série, surtout que ça nous révèle que le livre est dans la chambre des filles. Après ça, on la voit ensuite avec un étrange autel et une divinité nouvelle, Eddy. Et elle demande à son autel d’aider Lexie à toujours dire la vérité, ce qu’elle fera face aux flics. Humph.

De son côté, Ben est de nouveau torturé par sa démone qui, pendant qu’il dort, lui plante quelques couteaux dans le bras. Flippant, ma foi. En tout cas, il est peu réveillé le lendemain au moment de regarder la caméra que portait le policier, Jimmy, sur lui au moment de l’accident où il a tué une femme de sang-froid, pensant qu’elle le menaçait. Il ferait pourtant bien de le faire, parce que David remarque au poignet de Jimmy un tatouage.

Ce tatouage correspond une fois de plus aux symboles trouvés en saison 1, et ça pose un tas de questions sur une possible possession, questions que personne ne veut vraiment se poser dans la série. Kristen se renseigne auprès de sa pote flic qu’elle n’arrête pas de voir dans l’épisode parce que David se souvient très bien avoir vu ce même tatouage au poignet d’un autre flic. Et il en a une preuve vidéo : au cours de l’année qui précède l’épisode, il s’est fait contrôler cinq fois, et l’un des flics avait ce tatouage.

La série aborde au passage un vrai problème de contrôle au faciès quand Kristen remarque qu’aucun flic ne l’arrête jamais alors que David y a eu droit cinq fois en un an, au point d’avoir une application sur son téléphone pour enregistrer tout ce qu’il se passe. Flippant. Et d’autant plus gênant à voir en tant que blanc qu’on sait très bien que les scénaristes n’iraient pas jouer avec ça si ce n’était pas vraiment ce qu’il se passait dans la réalité.

Bref, revenons-en au tatouage : il semble prouver l’appartenance de Jimmy à un gang nommé « Les Protecteurs ». Plutôt qu’une possession, ce serait donc un gang, et ça fait peur. Par contre, quand notre équipe en parle au prêtre au-dessus d’eux, celui-ci essaie de leur faire changer d’avis et de passer au cas suivant. C’est mal connaître David : autant il ne voulait pas de cette affaire, autant une fois lancé, il ne veut plus s’arrêter.

L’enquête les mène sur le tournage d’une série télévisée qui inspire le gang des Protecteurs, parce qu’il vient de là. Le producteur n’est pas franchement un exemple de vertu, avec un racisme qui pointe sous la surface, ça fait peur. Hollywood. Au secours. Et ce n’est que le début : le grand jury décide d’innocenter Jimmy et l’affaire s’arrête aussitôt. Pour l’Eglise.

David, lui, n’aime pas trop la protection accordée aux flics entre eux, ni la manière dont le producteur hollywoodien l’a traité. Et alors que Kristen, David et Ben sont envoyés dans un monastère où ils ne pourront plus parler le lendemain, voilà que David et Ben sont tous les deux harcelés par des flics qui leur font un contrôle en voiture, pour le principe. Charmant.

L’épisode continue aussi l’intrigue des terreurs nocturnes de Ben, évidemment. La démone l’interroge sur un ancien emploi qu’il a laissé tomber alors qu’il n’aurait pas dû, car ça aurait pu sauver quelques bébés au passage. Soit.

En tout cas, Ben ne fait plus l’erreur de garder ses cauchemars pour lui. Cette fois, il en parle à Kristen qui est légèrement devenue experte en la matière au cours de la saison 1. Elle lui file donc un bracelet bleu pour qu’il puisse faire fréquemment des tests de réalité avec. Un test de réalité consiste à vérifier qu’on est encore en réveillé en se créant une habitude (ici une fois par heure, vérifier que le bracelet est à son bras) qui ne se reproduira pas une fois endormi (le bracelet ne sera plus là).

Kristen est plutôt douée pour le coup, elle donne de bons conseils, notamment l’alarme en phase de sommeil profond uniquement pour désactiver la terreur nocturne. On note quand même que Ben arrive à s’endormir assez facilement malgré tout ce qui lui arrive quand il dort et malgré de nombreuses sessions de jeux en réalité virtuelle.

L’avantage, c’est que tout ça lui permet effectivement de prendre le contrôle de son rêve quand la démone revient le torturer. Et là, contre toute attente, Ben prend le dessus mais se retrouve aussi à se battre contre la démone avec David, qui lui affirme avoir toujours été là. Il n’en faut pas plus pour que Ben se décide à rendre une visite nocturne à David, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Il en profite pour le questionner sur des grandes questions morales et, si je suis 100% honnête, j’ai un peu décroché de la scène, par fatigue. Pourtant, c’était sacrément intéressant et ça mène Ben à demander à ce qu’on le pardonne.

La fin d’épisode repart sur autre chose, totalement autre chose, avec Kristen qui pense entendre ou voir quelqu’un dans son jardin. Elle enchaîne alors les erreurs : plutôt que d’appeler le 911 (elle compose pourtant le numéro pour le Bingo), elle décide de contacter Mira… avant de sortir dans le jardin avec l’arme du crime. Et dans le jardin, elle voit… Leroux.

C’est hyper problématique. Déjà, l’épisode devrait être terminé, parce que ça fait quarante minutes. Et ensuite, ses filles ne l’entendent pas ? Et ensuite, elle est dans le jardin où Mira va arriver avec l’arme de son crime ? Et elle est pleine de culpabilité ? Elle voit l’homme qu’elle a tué ? C’est hyper gênant. Rien ne va.

La scène n’avait rien de flippant, mais l’ambiance l’était, parce qu’on voyait bien où ça allait mener. Et ça ne manque pas : Mira et sa coéquipière débarquent super vite, et elles ne mettent pas longtemps à apercevoir l’arme du crime, que Kristen avait saisi d’instinct plus tôt pour se protéger. C’est si con.

Comme elles ont eu le temps d’interroger Lexie, Mira et Anya comprennent vite que Kristen est coupable du meurtre. Kristen elle-même finit par le dire… Seulement voilà, Mira décide de protéger son amie, parce que c’est son amie, que Leroux était un serial-killer et qu’il méritait de mourir. Elle a déjà dit à son supérieur qu’il fallait lâcher l’affaire car on ne saurait jamais le coupable ; et elle s’en va donc en affirmant à Kristen qu’elles affirmeront avoir fait fuir un homme noir de son jardin.

Oh bordel. Oh ce racisme ! Oh, je voulais tellement croire Mira quand elle se disait une bonne flic en début d’épisode. J’ai laissé son discours me ternir mon jugement, mais pas du tout en fait ? Voilà, cet épisode est violent pour ça, parce qu’il ne dit rien, il nous laisse juge de ce qu’il se passe et ne revient même pas à Jimmy. Doit-on vraiment croire que ça peut être une erreur de jugement dans la précipitation et le stress quand c’est un problème bien plus important ? C’était osé.

Et dans le même genre, le prochain épisode, dans un mois !!, promet aussi d’être osé, car il sera en grande partie silencieux apparemment. Le cliffhanger voit nos héros arriver dans un monastère où ils doivent confirmer un miracle – un cadavre miraculeusement confirmé dans un monastère, donc – mais sans prononcer le moindre mot, car c’est la règle à observer là-bas. Hâte de voir ça ! Et joli parallèle à la fin d’avoir ce moine qui leur fait signe de silence quand la police vient de décider de taire un meurtre…

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