Épisode 5 – Studs – 15/20
L’avantage de ce genre de série, c’est que ça se bingewatche tout seul et qu’à force de bingewatcher, on finit par s’attacher aussi aux personnages. Par contre, c’est décevant de voir qu’ils sont inégalement traités selon les épisodes désormais… mais comme pour la série-mère finalement. En tout cas, ça y est : l’épisode propose des interventions plus routinières, ce qui ne m’empêche pas d’accrocher. C’est une bonne chose, et c’est tant mieux.
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Spoilers
That you’re straight? Yeah. I don’t judge.
Tellement prévisible ce début d’épisode où une intervention de pompiers s’avère finalement être un club de strip-tease… dans lequel deux femmes en viennent rapidement aux mains parce que l’une empêche l’autre de voir le spectacle. C’était marrant, mais ça tourne mal et ça se termine avec de vraies blessées, forcément.
J’arrive quand même à avoir de la peine pour celle se prenant un diadème dans la tronche, et encore plus pour la future mariée qui se fait couper les cheveux à trois jours du mariage. C’est triste, ça. Du côté des bonnes choses, il y a un pompier transexuel qui tape dans l’œil d’une femme qui… s’est pris des paillettes dans l’œil.
Josie, la femme en question, m’aide à savoir que ce pompier s’appelle donc Paul, et je suis ravi d’enfin découvrir son prénom. La scène de drague entre eux est géniale, mais il va falloir aborder à un moment ou un autre la question de la transexualité, et très franchement, je ne sais pas quoi attendre de cette intrigue. On verra bien.
Sans trop de surprise, Paul hésite à lui demander un rencard, préférant lui envoyer des SMS, sans plus. Les collègues de Paul font apparemment exprès de ne pas voir le problème face auquel il est confronté, mais c’est sûrement parce que la série souhaite être plus subtile, pour une fois. C’est rare qu’elle le soit, mais là qu’elle l’est, je lui reproche de l’être ? C’est qu’à trop l’être, ça devient lourd ; mais j’ai aimé la conclusion de TK qui est que Paul devrait juste inviter Josie et voir si ça fonctionne avec elle ou non. Et s’il lui fait confiance, il pourra lui en parler. La règle de trois, par contre ? Humph.
En tout cas, le rencard entre Josie et Paul se passe à merveille, ce qui n’est pourtant jamais tout à fait gagné quand le rencard en question se fait sur une piste de bowling. C’est très frustrant, parce que j’aime beaucoup l’écriture des deux personnages et leur alchimie, mais peu à peu, de mauvais indices semblent être mis sur le chemin de ce couple ; notamment lorsque Josie se dit garçon manqué, suivi d’un « on n’y peut rien ».
Le tout se termine sur un premier baiser… et sur Paul expliquant à Josie qu’il y a quelque chose dont ils n’ont pas encore parlé. Le lendemain, TK cherche à savoir comment s’est passé le rencard, et il est interrompu par Josie qui décide de venir s’excuser pour sa réaction. On ne la connaîtra pas, sa réaction exacte, mais même si Paul est l’homme de ses rêves, elle en restera là avec lui, n’osant pas trop aller plus loin, ne sachant pas si elle pourra passer outre l’information qu’il vient de lui révéler. C’est si triste. Et TK ne peut pas être d’un grand secours pour Paul sur ce coup-là.
Maintenant que TK est au courant de la maladie de son père, il l’emmène à sa chimiothérapie et ça permet une bonne chose, au moins. En effet, on y apprend qu’Owen n’aime pas tellement Wayne Gettinger, le vieil homme qui lui fait toujours des leçons de morale. Voilà donc on nous en sommes : Owen et moi, nous pensons la même chose de ce Wayne, qui a au moins le bon goût de ne pas être homophobe quand TK lui fait son coming-out de la manière la plus banale qui soit. Ah, les séries, tout peut y être simple, quand on veut.
Tout ? Pas vraiment. Wayne inquiète Owen a parlé de troubles érectiles causés par la chimio. Je trouve ça intéressant d’aborder cette question dans une série, parce que de nombreux personnages passent par une chimio sans qu’on n’en sache rien d’autres que la perte des cheveux. Par contre, pour Owen, c’est le début d’un moment difficile où, effectivement, il se rend compte que sa libido n’est plus très efficace.
Il s’en rend compte au pire moment, c’est-à-dire au lit. Et non, ce n’est pas avec Michele, laissée de côté pendant un bon quart d’heure de l’épisode. Voyez-vous, Owen rencontre une prof de psychologie, menant des recherches sur la sexualité humaine. Je l’adore directement cette femme : elle a une très grande répartie, un bon look et une superbe vibe, franchement.
Michele ? Elle finit par avoir une intervention loin de l’intrigue Iris dans cet épisode, et l’épisode m’a pris par surprise avec une intervention de Carlos ! Oui, la série explore désormais les interventions policières, mais c’est pour nous faire de drôles de surprises. En effet, c’est une manifestation d’incel qui tourne mal, avec un homme qui s’évanouit.
Michele et son équipe l’emmène en ambulance, et ça tourne mal, parce que le type se met à dégager des gaz toxiques, provoqués par l’oxygène qu’elle lui donne. Yep, les réactions chimiques sont dues à des médicaments, mais le but de tout ça, c’est de faire avancer l’intrigue d’Iris évidemment. Michele finit à l’hôpital, car on a un accident d’ambulance à cause des gaz toxiques… et elle y arrive avec une énorme culpabilité car elle pense qu’elle commence à faire trop d’erreurs dans sa vie pro, comme dans sa vie perso.
Elle peut ainsi confier à Carlos qu’elle a trouvé une photo de sa sœur et d’un pick-up bleu, mais elle ne connaît personne sur la photo… Carlos va s’en occuper, et c’est une bonne chose, mais à force, je veux bien le voir avec TK aussi, j’avoue. Les scénaristes en ont fait beaucoup sur les premiers épisodes, et on n’a plus rien désormais, c’est frustrant !
Ah, en parlant de frustration, Grace reçoit la visite d’une des veuves de la caserne. Je trouve ça bien que ce personnage revienne après le pilote, et j’aime le fait que Grace finisse par se confier à elle sur ses problèmes intimes avec son mari. Oui, Judd ne la touche plus depuis des mois. Avec la complicité qu’ils ont depuis le début de la série, c’est franchement étonnant, mais admettons. Ça mène à une scène intéressante où elle tente de le séduire à tout prix, et où ça ne fonctionne pas. C’est compliqué comme problème, ça. Il a son choc post-traumatique, elle a sa libido, ça ressemble à une impasse malgré les sentiments.
Finalement, il lui prépare un dîner romantique et une belle déclaration d’amour, et tout est réglé. C’est un problème sexuel de réglé, L’autre truc qui se règle, c’est ma frustration de ne pas voir plus Carlos et TK ensemble… Ils décident d’emmener Paul en boîte, une boîte ouverte d’esprit où l’épisode peut se terminer sous de bons auspices.
Ce sont les mêmes bons auspices qui accompagnent Owen dans cet épisode : il se rend chez le médecin pour savoir s’il n’y a pas moyen de régler ses problèmes érectiles, mais ce sont finalement les sushis avec sa nouvelle amie qui lui feront le meilleur effet. Ou alors, comme pour Judd, c’est le fait d’avoir eu une intervention avec des bidons de sperme de taureaux s’envolant dans tous les sens qui fait ça. Allez savoir ! Non, je ne vais pas développer plus l’intervention, elle ne servait pas à grand-chose.
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Voilà un point qui traumatise toujours le frileux en moi : vous avez remarqué comme les acteurs ne sont jamais vraiment couverts sous la neige ? Et vas-y que je laisse mon manteau ouvert, et vas-y que je mets une écharpe mais qu’elle ne couvre ni ma gorge, ni mon décolleté… mais comment font-ils ? Un des exemples les plus marquants reste celui de
Bon, pour la défense de cette série, il était question d’adapter
Combien de couples de séries ont eu la chance de s’embrasser et de voir alors la neige se mettre à tomber ? La petite musique d’ambiance s’installe à chaque fois, les flocons tombent et les personnages passent un moment entre eux, moment forcément romantique. Cela peut être une demande en mariage qui se termine sous la neige, ou tout simplement un premier baiser qui provoque la neige, mais toujours, l’amour apporte de la neige. Pff. Si c’était si simple d’avoir de la neige, on en aurait eu plein dans nos vies, croyez-moi ! Et en plus, la neige, ce n’est pas forcément romantique non plus quand on est tout seul, hein. Et même en couple, je suis sûr que le côté « oh pardon je me suis cassé la gueule sur toi alors que je voulais te faire un câlin », ce n’est pas si romantique que ça. Bref, ce cliché est FAUX et puis c’est tout.
Que le dernier plan tourné pour la série soit un enterrement sous la neige est assez symbolique, mais ce n’est pas la seule série à associer la mort à la neige. Difficile de ne pas parler de Game of Thrones alors que je ne l’ai pas vue, ou de Smallville qui avait aussi proposé un enterrement sous la neige… En tout cas, la neige est synonyme d’un froid perçant et d’une absence de vie chez un certain nombre de plantes, alors pourquoi pas chez l’être humain ? Et c’est bien malgré moi que je dois dire que ce cliché est VRAI… Je ne suis pas sûr que mes plantes survivent à la vague de froid de cette tombée de la neige. Oui, j’ai du chauffage chez moi, mais la nuit je coupe… Et je n’aurais pas dû, je crois.
Mon exemple est un peu alambiqué, parce que la série se déroule en Norvège, évidemment qu’il neige et qu’ils ont tout le matériel nécessaire pour s’en sortir… Il n’empêche que c’est un réflexe qu’on voit dans certaines séries : dès les premiers flocons, tout le monde a à portée de main tout ce qu’il faut pour faire face, histoire de se lancer dans les batailles de boule de neige et les moments funs en luge. Je pensais que c’était quelque chose de faux… mais finalement, c’est bien VRAI. La preuve, quand je me suis promené tout à l’heure dans ma ville, j’ai croisé tout un tas de familles en train de faire de la luge. Je suis sûr que les parents attendaient ça depuis des plombes, ce n’est pas possible autrement.


Je veux dire, à l’origine, Wanda était une ennemie de nos Avengers : elle a obtenu des pouvoirs grâce à Hydra… qui l’a manipulée pour lui faire croire que le responsable était Tony Stark. Pietro, son frère, et elle ont finalement compris toute la manipulation et se sont ralliés au bon camp… mais Pietro y a perdu la vie, malgré ses pouvoirs de rapidité. Ouais, c’est loin, tout ça, c’était en 2015, tout de même.

Dans