Plannning Comic Con Paris 2019 : vendredi (1/3)

Salut les sériephiles,

Le grand jour tant attendu est arrivé : le Comic Con 2019 commence aujourd’hui ! Bon, d’accord, c’est un grand jour pour le taré de séries que je suis parce que je vis assez proche de Paris pour m’y rendre (et parce que je suis en vacances), mais ça ne l’est peut-être pas pour vous si vous n’êtes pas assez accro aux séries ou un peu loin. Au cas où, je vais comme d’habitude tenter de vous convaincre d’y venir avec mon programme de la journée sur place !

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Je vais commencer la journée par le meilleur déjà, puisque c’est dès 10h15 que commencera le premier panel d’Amy Acker. C’est un peu elle que j’attends le plus de voir cette année, et en plus le panel est mené par Yaelle (@Yaelka sur Twitter) qui pose toujours les meilleures des questions en analysant bien la carrière de l’acteur qu’elle a en face d’elle. Voilà qui promet d’être passionnant pour bien commencer la journée, mais du coup, je pense que je n’aurai pas trop le temps de visiter les allées.

J’enchaîne ensuite avec une conférence sur les liens entre comics et politique. Généralement, je me sers de ce genre de rendez-vous pour faire une petite pause, mais là, je n’ai pas trop encore l’occasion de faire une pause. Enfin, si, ça me permettra de me remettre de mes émotions peut-être !

Résultat de recherche d'images pour "callan mulvey hartley"À 13h30, je pense que j’irai ensuite au panel avec Callan Mulvey, histoire de dire que j’ai vu un acteur de plus et de rentabiliser le prix de mon billet. Je n’ai pas particulièrement d’attente par rapport à cet acteur en revanche, je ne le connais que peu. Après tout ça, il sera temps de manger si je n’ai pas craqué dans une file d’attente plus tôt. J’ai ensuite trois bonnes heures à tuer dans le salon, mais autant vous dire que trois heures au Comic Con, ce n’est pas grand-chose. Puis, d’ailleurs, j’ai reçu un mail il y a quelques jours avec une promotion sur les billets pour les cent premiers à cliquer… Bref, la faiblesse m’a fait prendre un autographe avec Amy Acker pour cet après-midi, alors que j’avais déjà prévu de la voir demain ! C’est n’importe quoi !!

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Ma tronche quand je regarde mon compte en banque. JE NE REGRETTE RIEN.

Il y a toujours tout un tas de stands à découvrir, de cosplays dans les allées et surtout d’artistes à rencontrer. Oui, cette année, c’est sûr, je passe par l’Artist Alley. Je vais essayer de ne pas trop craquer, mais bon, il y a Chris Claremont quand même. Je n’ai pas ses comics en physique, donc pas de dédicace, mais c’est un grand monsieur des X-Men, j’ai hâte de voir un peu son travail « en vrai ».

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Pour finir la journée, je me rendrai au panel avec Ross Marquand, Aaron de The Walking Dead. Je ne connais pas beaucoup l’acteur, mais comme j’aime bien son rôle dans la série, je me dis que ça peut être un moment cool à passer. On verra bien ce ça vaut, mais je sens qu’il peut être carrément fun. En plus (attention petit spoiler de la série sur cette fin de paragraphe si vous n’êtes pas à jour), j’aime de plus en plus son personnage depuis la saison 9… Il ne devrait donc plus tarder à mourir si j’en crois l’habitude de la série à tuer tous les personnages que j’aime, autant en profiter pour le voir avant !

Et pour bien finir la journée, il y aura comme chaque année une projection. Pour être plus précis, j’ai vu qu’il y avait deux salles, deux ambiances. De mon côté, j’espère voir Retour à Zombieland, parce que j’ai regardé le premier il y a peu. Oui, je fais mes devoirs avant d’aller au Comic Con, voyez-vous ! En tout cas, si avec tout ça, je ne vous envoie pas du rêve, je ne sais plus quoi faire pour vous !

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Courage à tous mes lecteurs qui travaillent aujourd’hui, désolé auprès de tout ceux que je fais saliver d’envie et à tous les autres qui seront dans les allées du Comic Con… Venez me dire bonjour, a priori, j’y suis tout seul aujourd’hui !

Faut-il prévoir la fin d’une série ?

Salut les sériephiles !

Une fois de plus et comme hier (ouh l’originalité), je reviens vers vous avec un article dont vous m’avez fourni l’idée. Enfin, pas vous, lecteurs fidèles : c’est une question que j’ai chopé dans les recherches menant au blog, tout simplement, alors ça vient probablement d’un lecteur qui n’est pas (encore) fidèle. Seulement, elle m’a particulièrement plu. Je ne sais pas sur quel article la personne qui a cherché ça est tombé car je pense n’avoir jamais répondu à cette question avant. La question ? C’est celle du titre évidemment : « Faut-il prévoir la fin d’une série ? ».

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Je ne vais pas y aller par quatre chemins, la réponse est à peu près évidente. Je suis professeur de français alors oui, non, peut-être synthèse. Ce plan est schématique, ne l’appliquez pas si vous êtes étudiants !

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OUI

Il faut prévoir la fin d’une série, tous les fans sont d’accord pour le dire, parce qu’il n’y a rien de pire que de s’investir émotionnellement dans une histoire dont on n’aura jamais le fin mot. Qu’on soit fan de Colony ou d’Agent Carter, de séries éphémères comme Jericho ou de grosses histoires qui n’ont pas pu finir comme The 4400, je crois qu’on peut tous s’accorder pour se dire que la frustration de la fin tellement ouverte qu’elle n’est pas une fin en fait était horrible. Les cliffhangers, sérieux, quelle angoisse ! On veut des réponses, on veut une fin, prévoyez votre fin de série !

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En plus, on a tout de même de très bons exemples de séries dont la fin était programmée. Prenons le cas de LOST. Je sais que c’est un final qui divise, principalement parce qu’une grande partie des téléspectateurs semble ne pas l’avoir vue (vraiment, quand je lis encore tant d’années après que « c’est nul, ils étaient tous morts », mais putain, mais regardez la série, il est dit explicitement qu’ils ne l’étaient pas ??), mais ça a fait le plus grand bien à la série de connaître sa date de fin. En saison 3, on s’ennuyait à voir Kate couper les cheveux de Sawyer ; mais dès que la date de fin était choisie, paf, ça allait mieux.

D’autres séries ont bien géré leur fin car elle était prévue avant, comme Fringe ou Orphan Black, par exemple (et tant d’autres, je ne vais pas me lancer dans une liste complète, c’est impossible), d’autres feraient mieux d’y réfléchir sérieusement au lieu de trainer en longueur pour rien (enfin, je l’ai longtemps pensé de The Walking Dead et Grey’s Anatomy, mais elles sont redevenues bien ensuite, comme quoi, il faut garder espoir dans la vie…).

NONRésultat de recherche d'images pour "how i met your mother nope"

Prévoir une fin, ce n’est pas gage de qualité. Contrairement à LOST, les producteurs d’How I Met Your Mother ont ainsi prévu la fin de leur série avant de savoir la date à laquelle elle finirait. Du coup, la série a duré trois ou quatre saisons de trop (je les ai adorées quand même, hein !) et la fin était un poil révoltante car elle déconstruisait beaucoup de choses. J’ai rapidement pris le parti de l’adorer parce qu’elle répondait logiquement à beaucoup de pistes ouvertes par la série et était hyper logique… mais c’est la preuve que prévoir trop à l’avance une fin n’est pas forcément une bonne idée.

J’ai d’autres exemples en tête – Manifest, par exemple. Je l’aime bien cette série, mais quand je lis qu’ils ont un plan sur six saisons, ça me fait froid dans le dos, parce que ça sent l’annulation avant d’avoir dit tout ce qu’ils avaient à en dire, et du coup, j’aurais préféré une construction plus classique permettant de mettre fin un peu n’importe quand à leur délire, en apportant toutes les réponses.

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Parce que là, je suis sûr qu’ils garderont précieusement certains secrets…

Bon, et puis, je ne sais pas si j’évoque la fin hollywoodienne et décevante de Games of throne, parce que je n’ai pas regardé la série… mais bon, les résumés suffisent à savoir qu’ils ont fait une fin de série plutôt qu’une fin de saga.

Synthèse ?

C’est une situation de « ni oui, ni non ». Prévoir une fin permet souvent d’arriver à destination et est une bonne chose, mais cette fin ne doit pas être trop figée à l’avance pour être vraiment bien. On l’a vu avec LOST comme avec la fin parfaite de Dollhouse : bref, à mon sens, la réponse est que c’est mieux quand les scénaristes savent où ils vont, mais avec une date de fin claire.

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Histoire d’avoir une tranquillité d’esprit certaine et d’être capable d’avoir le cerveau prêt à accueillir une nouvelle histoire.

S’ils savent où ils vont, sans date, ça a tendance à s’étirer inutilement. S’ils ne savent pas où ils vont, on se retrouve avec Grey’s Anatomy qui ne finira jamais alors que ça fait bien huit saisons que je me suis dit pour la première fois qu’elle commençait à être trop longue. Un entre-deux, c’est pas si mal. Non ? Bon, d’accord, pas toujours… J’ai déjà largement oublié la fin de Preacher par exemple, prévue un an avant, mais pas si marquante finalement. Espérons que The Good Place fera mieux cette année !

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Quelqu’un se souvient-il encore de la fin de Quantico ? Ah non, c’est vrai, je suis le seul à l’avoir vue !

Allez, je vous laisse vous acharner dans les commentaires, cet article devrait déclencher quelques haines je pense – j’ai parlé de LOST et How I met your mother pour en dire que j’aimais la fin, déjà – car on a tous un avis différent sur ce que devrait être une fin de série. Histoire de m’assurer des débats, j’ai aussi adoré celle de Shadowhunters maintenant que j’y repense. Et donc pour le plaisir :

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De rien.

 

À partir de quand est-on sériephile ?

Salut les sériephiles,

Alors que j’étais en pleine galère de sauvegarde des fichiers de mon portable (ce fut vain), de tri de mes contacts Twitter (qu’est-ce que je n’aime pas faire ça) et que d’une manière ou d’une autre, mon abonnement internet s’emballait et m’affirmait que j’avais dépensé 4 Go sans rien voir de la journée, quelqu’un, hier, est arrivé sur le blog en tapant cette question terrible sur son moteur de recherches habituel : « À partir de quand est-on sériephile ? ».

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Ni une, ni deux, je me suis dit que je tenais là un sujet d’article du jour, l’air de rien. Je vous invite à laisser vos avis en commentaires, parce que j’ai failli en faire un débat-twitter avant de me dire que c’était mieux de d’abord mettre au clair mes idées. Voilà donc mes réponses à cette question. Commencez à vous sentir concerné si vous vous sentez concernés par plusieurs des points ci-dessous :

1) Quand tu n’arrives pas à te raisonner sur le visionnage d’une série. Tu as l’ENVIE, voire le BESOIN, de voir le prochain épisode, que ce soit parce que tu es en plein bingewatching, parce que tu sais que l’épisode a été diffusé pendant la nuit ou simplement parce que tu as le DVD à portée de main. Là, tu peux commencer à te penser sériephile, et ça touche déjà beaucoup trop d’entre nous.

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Et tant pis si on finit nos nuits dans cet état-là !

2) Tu regardes au moins sept séries différentes par semaine… ou une saison complète d’une seule série par semaine. Ca, c’est selon que tu vives à l’heure américaine ou à la mode française, en fait, mais l’idée, c’est que tu regardes quand même une bonne dizaine d’heures de série par semaine MINIMUM. T’inquiète, tu n’es pas seul. Et tu n’es pas seul à connaître des séries qui ne sont pas diffusées sur les grandes chaînes de télévision, dieu merci !

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3) Tu rêves de tes séries. Franchement, c’est arrivé à un bon nombre d’entre nous, non ? Il n’y a pas que moi qui part tuer du vampire avec Buffy ou qui me retrouve cerné par quelques zombies pendant la nuit ?

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4) Tu connais le nom des acteurs. C’est fou comme ça élimine d’office un tas de gens… Alors, je rappelle, pas besoin d’avoir tous les critères de cet article pour être considéré comme un sériephile, mais celui-ci est déjà pas mal pour l’être à coup sûr. Combien de « fans hardcore » n’ont pas la moindre idée de qui est Natalia Tena, par exemple ? Les vrais sériephiles, on les reconnaît aussi comme ça.

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5) Tu connais les titres et/ou les numéros des épisodes. Là, tu passes dans la catégorie « expert » des sériephiles. Clairement, je ne suis pas un Wikipedia vivant sur toutes les séries, mais vous pouvez comptez sur moi pour quelques épisodes exceptionnels, pour les grands moments de certaines séries (LOST, par exemple) ou juste pour tous les épisodes des premières saisons de Charmed et l’intégrale de Buffy. Eh, pour les deux dernières, j’ai même souvent le couple « titre VO/titre VF » en tête. C’est la catastrophe !

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Parfois, une simple image suffit à savoir l’épisode, d’ailleurs.

6) Tu as Netflix, Prime Video, OCS… mais tu sais parfaitement que tu regarderas aussi tes séries ailleurs. La télévision, les plateformes, c’est bien aussi, mais une connexion internet te suffit toi. Et puis, avant même l’illégal, il y a aussi les webséries sur Youtube. Et les DVD.

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7) Tu as des DVDs de séries. Tu as dépensé de l’argent pour des épisodes que tu peux voir gratuitement, ou parfois simplement en ayant un abonnement Netflix. Tenez, par exemple, j’ai les premières saisons d’Orphan Black chez moi alors que j’ai un compte Netflix. Zéro logique. Dans la même veine : tu as chez toi des Funko pops et/ou des magazines séries et/ou de la déco en lien à une série et/ou un livre en rapport. Et ça, franchement, c’est la marque des vrais fans, non ? En plus, on finit par aller dépenser de l’argent aussi pour rencontrer les acteurs et/ou avoir des photos avec eux, à ne plus savoir qu’en faire ensuite.

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Mais non pleure pas, tu finiras encadrée, sur un mur de mon appartement !

Bon, il y a sûrement tout un tas d’autres critères, mais la vérité, c’est que tu es sériephile à partir du moment où tu commences à te demander « À partir de quand est-on sériephiles ? ». Bon, et peut-être un peu aussi quand tu te sens l’être, tout simplement. On sait tous quand on l’est, non ? Un sériephile, c’est un fan de séries après tout, et personne ne pourra jamais vous retirer l’envie et la certitude de l’être. On tombe toujours sur plus calé que nous, sur cette série que l’on n’a pas vu ou sur ce détail qu’on a oublié. Promis, ça n’empêche personne d’être sériephile. Et heureusement !

Voir aussi : Ce que c’est qu’un sériephile

Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’une des rares (la seule ?) séries diffusées en ce moment dans laquelle je suis à jour : Charmed.

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Inévitablement, il va donc y avoir quelques spoilers sur ce début de saison 2 et sur l’ensemble de la saison 1, ainsi que sur la série d’origine. Quant au reste, je crois que le titre de l’article parle de lui-même : cette année la CW a décidé de placer de nouveaux showrunners à la tête de la série : Liz Kruger et Craig Shapiro. Ces deux-là apportent un vent de changement bien visible à l’univers de ce reboot et, en quelques sortes, nous font un reboot dans le reboot, en tentant de corriger certains défauts de la série. Tour d’horizon rapide des principaux changements pour cette saison, en trois points parce que pouvoir des trois oblige !

Voir aussi : La critique des épisodes de la saison 2

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  1. Un fil rouge mieux défini

La première chose évidente est le fil rouge de la saison qui est établi dès le premier épisode. Dès le pilot l’an dernier, la série avait voulu instaurer un fil rouge, et ça ne fonctionnait pas toujours à merveille. L’intrigue de la saison était longue et on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il se passait pendant une bonne partie de la saison, entre autres parce que ce n’était pas du tout représentatif de ce que la série d’origine avait fait des sœurs Halliwell. Cette année, il faut moins de dix minutes pour nous introduire le grand-méchant et le premier épisode a déjà défini assez clairement les premiers mystères qu’il faudra soulever. Trop souvent, l’an dernier, c’était le contraire : on découvrait qu’il y avait un mystère presqu’après sa résolution (je pense notamment au côté sombre de Macy).

La grosse différence avec l’an dernier, aussi, c’est qu’en vingt-deux épisodes la saison 1 a fait le tour d’une grande partie des grosses intrigues de la série (la sœur cachée, l’amoureux moitié-démon, la relation compliquée avec la police, la découverte du monde magique et de ses autorités, la Source, les limbes, etc.), alors il ne reste plus grand-chose à pomper de celle-ci. Bon, ils n’ont jamais vraiment pompé, ils ont très bien géré la réécriture, allant parfois jusqu’à proposer des épisodes similaires (celui où Macy regarde sa série télé, notamment, c’était génial comme clin d’œil !). Seulement voilà, à faire huit saisons en une seule, il vaut un peu se redéfinir maintenant, et pour le faire, rien de mieux que revenir aux bases pour construire une nouvelle mythologie… et avec un nouveau couple culte, Macy/Harry. Ce n’était tellement pas prévu à l’origine, cette alchimie !

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Ou pas !
  1. Un apprentissage de la magie

En saison 1, les sœurs ont reçu des pouvoirs magiques qu’elles ont maîtrisé en deux épisodes à peu près. Elles se sont mises à avoir des formules en espagnol, à utiliser des sorts sortis de nulle part qu’on ne revoit jamais, à faire des potions efficaces du premier coup… En fait, c’est comme si elles avaient toujours été des sorcières. C’est un peu le problème quand on fait un reboot : on connaît déjà assez bien l’univers, alors les scénaristes se sont parfois permis des raccourcis. Cette saison, les sœurs ont perdu les pouvoirs qu’elles maîtrisaient et elles vont devoir apprendre de nouvelles choses, ce que l’on voit déjà dans l’épisode 2 avec la potion de Mel. Et c’est tant mieux.

Dans le même ordre d’idée, Mel était l’an dernier celle qui maîtrisait le mieux ses pouvoirs et la magie, à défaut de maîtriser tout à fait sa vie personnelle – elle a quand même était capable de réécrire le cours du temps en moins de douze épisodes, ce n’est pas rien ! Cette année, elle se sent dans la « B-team » parce qu’elle n’a plus de pouvoirs. Pour ne plus faire de figuration, elle doit donc apprendre la magie, et ça redéfinit totalement le rôle du personnage dans la série. C’est pareil pour Maggie qui décide dans ce deuxième épisode de devenir plus adulte (ce n’est pas gagné), pareil pour Harry qui se retrouve confronté à un étrange alter-égo maléfique et à son rôle de dernier être de lumière, pareil pour Macy qui va devoir maîtriser ses pouvoirs maléfiques. Bon, à la rigueur, c’est peut-être Macy qui change le moins. En tout cas, ces nouvelles storylines sont plutôt intéressantes et promettent quelques surprises… Reste à voir si la série prendra le parti de voir les sœurs revenir à leur vie de la saison 1 ou non, mais la réponse semble plutôt être car les showrunners proposent…

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(encore un truc qui a disparu en cours de route ?)
  1. Une saison plus sombre

Comme dans la saison 8 de la série d’origine, les sœurs sont considérées comme mortes par tout le monde à la fin de l’épisode. Le rythme de ce reboot étant ce qu’il est, on sait bien que ça ne va pas durer, mais l’exil loin de leur ville d’origine promet une saison plus sombre… Ce qui se voit déjà dans les images. On a moins de lumière cette saison, mais aussi plus de scènes de nuit. La nouvelle ville des sœurs ? Seattle, où il pleut tout le temps. Bref, on veut déjà qu’elles soient dans une ambiance moins éclairée, mais c’est pareil du côté du scénario !

En effet, les sœurs n’arrivent pas à protéger toutes les sorcières, elles sont sous couverture à Safe Space, elles découvrent les nouvelles règles du QG (là encore, un lieu qui est esthétiquement assez sombre), elles vont à l’enterrement de leur père… Eh, ça fait déjà beaucoup en deux épisodes. Si la série ne perd rien de son fun et de ses blagues, on sent une volonté de proposer quelque chose de plus sombre. J’espère juste que ça ne finira pas trop par être en décalage trop important avec l’humour, justement, car je n’ai pas envie qu’on perde l’humour de la série… Déjà que l’épisode 2 était un peu moins rythmé, ce serait dommage de perdre les vrais avantages de ce reboot, qui a su miser sur le ton fun plutôt que de se prendre trop au sérieux !

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En bref, le reboot prend très clairement soin de corriger certaines erreurs qui lui étaient reprochées en saison 1, tout en continuant de prendre son indépendance par rapport aux sœurs Halliwell. Ce début de saison 2 n’a vraiment plus grand-chose à voir avec ce que la série des années 90/2000 proposait – à vrai dire, les intrigues abordées pour l’instant n’ont plus grand-chose à voir avec la série d’origine.

Le symbole le plus concret de cet adieu à la série d’origine ? La destruction du Livre des Ombres, bien sûr. Celui-ci n’a jamais servi à rien dans le reboot, alors je ne suis pas vraiment surpris que les scénaristes s’en débarrassent – les sœurs n’en ont pas grand-chose à faire qu’il disparaisse d’ailleurs !! – mais je trouve ça très symbolique sur ce que représente cette saison 2.

Espérons que cet adieu n’entache pas trop la qualité globale de la série qui tirait sa force aussi de la réécriture qu’elle permettait. Pour l’instant, je ne m’inquiète pas trop : découvrir la série sous un nouveau jour (une nouvelle nuit ?), c’est plutôt agréable…

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Maintenant, faudra m’expliquer pourquoi ils ont voulu faire un reboot si finalement, le but est juste d’écrire une toute nouvelle histoire. J’aurais préféré qu’ils se lancent dans un spin-off se passant dans le même univers ou qu’ils proposent une vraie série 100% originale.

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