Salut les sériephiles,
Depuis deux semaines, The Orville est revenue dans ma vie, et c’est un vrai plaisir de passer du temps devant les épisodes. Ce soir, après le visionnage des trois premiers épisodes de la série, je n’ai toutefois pas trop de choix que de constater qu’elle est revenue différente de ce qu’elle était en saison 2, il y a une petite vie de ça. Ben oui, la saison 2 date de 2019 tout de même. Au cours de celle-ci, les scènes d’humour avaient certes tendance à être réduites au profit d’intrigues plus sérieuses, mais des moments complétement perchés existaient encore.
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De nouveaux horizons…

Depuis, la série a donc bien changé, et le changement se remarque dès son titre qui est désormais The Orville: New Horizons. Générique un peu modifié, casting différent, première scène de la saison digne d’un film catastrophe avec un vaisseau sous attaque… On voit bien que la saison 3 est envisagée sous un nouvel angle, angle qui pointait donc déjà le bout de son nez en saison 2, mais qui avait tendance à être oublié parfois sous la couche d’humour et de moments peu sérieux.
L’équilibre n’était alors pas toujours bon, la série avait pris un petit coup de vieux en se prenant trop au sérieux, mais sans s’en donner les moyens, notamment financiers. Cette saison, les effets spéciaux nous prouvent que ce n’est plus le cas, ce qui explique peut-être aussi le choix de la première scène de la saison. Tout n’est pas parfait, la fin de l’épisode 3 me fait presque penser le contraire, mais tout de même, le pari est réussi – probablement grâce à son mode de diffusion différent désormais.
Une liberté bien exploitée dans un nouveau format

La série a en effet plus de liberté puisqu’elle n’est plus diffusée sur une chaîne de network. Ce petit changement fait ainsi que ce nouveau ton s’accompagne d’épisodes plus longs, un choix rarement gagnant. Pourtant, pour le moment, j’aime bien ce format étiré qui tend à flirter avec l’heure complète d’épisode plutôt que 42 minutes. Oui, je déteste habituellement ce format, je ne change pas d’avis… Mais avec The Orville, ça passe mieux pour moi. Certes, il y a quelques longueurs et quelques scènes qui ne verraient pas le jour avec un quart d’heure de moins, mais dans l’ensemble, ça fonctionne et je suis à fond devant l’épisode, sans jamais trop regarder l’heure.
Et si ça fonctionne, c’est parce que ces scènes en plus sont celles qui gardent l’esprit d’origine de la série, avec la volonté de proposer de l’humour. L’humour a quasi disparu de la série sans ces scènes – il est loin le temps où The Orville était une parodie de Star Trek. En quelques épisodes, la série a su murir vers quelque chose de totalement différent, ce qui fait que c’est sympa aussi d’avoir encore quelques scènes où l’on voit l’équipage vivre sa petite vie pépère. Cela donne une autre dimension aux personnages de les voir dans des scènes qui ne servent pas vraiment l’intérêt de l’épisode, mais plutôt de la série dans son ensemble, comme pour la rendre plus réelle, plus complexe, plus complète.
Plus qu’une parodie, une série de qualité
Un peu comme Wrecked à l’époque, la série s’est présentée à nous comme une parodie satirique pour rapidement grandir en autre chose, comme si le délire de base ne pouvait que mener à une suite d’intrigues plus sérieuses les unes que les autres. Bien sûr, le bon délire de base peut manquer parfois, mais je suis plutôt content en ce qui me concerne d’y gagner une série de science-fiction de qualité. Franchement, une série qui prend le temps d’explorer la galaxie, ça manquait à ma liste depuis la disparition d’Agents of S.H.I.E.L.D et de The 100.
The Orville vient combler le manque avec délicatesse et avec réussite. Enfin, je trouve que le début de saison manque un peu d’exploration maintenant qu’il y a tant à faire en géopolitique intergalactique. J’espère tout de même que cet aspect sera à nouveau au cœur des épisodes, mais ce petit souci mis de côté, je ne boude pas mon plaisir de voir se développer si vite tout l’univers de la série.
Voir aussi : The Orville – S03E04

Je suis au bout du rouleau : je viens une nouvelle fois de terminer la saison 5 de
Autrement dit, en quelques épisodes, la série parvient à me réconcilier en proposant tout ce qu’il me manquait en saison 4. Souvenez-vous : je vous disais que j’étais frustré de ne pas avoir le duo Margo/Eliott et on commence par se centrer énormément sur eux. On enchaîne sur Eliott qui doit gérer son deuil de Q et refaire sa vie amoureuse, tout en ayant Margo qui culpabilise d’avoir voulu abandonner Josh et Fen. La résolution de faire venir tout le monde dans le futur est juste dingue quand on y pense, mais c’est tellement leur genre de twist que j’adore ce que ça donne.
Alice finit par rejoindre assez naturellement cette quête, et ça me rappelle vraiment ce que donnait les clés en saison 3 : chacun avait ses préoccupations, mais tout s’emboitait correctement. Bien sûr, il reste le problème de Penny 23, de sa perte de pouvoir et l’arrivée de Plum. Je leur pardonne parce que j’adore l’actrice incarnant Plum, l’acteur incarnant Penny et parce que j’adore le personnage de Plum dans les livres. Après, c’est peut-être le point faible de la saison.
Et puis, terminer la série sur la promesse d’un nouveau monde, c’était sacrément culotté. La fin de Fillory marque une fin naturelle pour la série : certes, elle s’appelle The Magicians, mais finalement, ce n’est ni plus ni moins que l’histoire de Fillory, qui s’est retrouvé au cœur de toutes les intrigues, puisqu’elle était le noyau de la magie. Que ce soit Margo qui la détruise, en plus !
La magie continue d’exister, Julia et Penny ont une jolie quête devant eux grâce à HQ (Hope Quentin, simple, efficace), Zelda a une conclusion à la hauteur de son personnage, Fen et Josh sont enfin officiellement de la partie… Non vraiment, c’est une jolie fin ouverte, comme seuls eux pouvaient la maîtriser.
Elle se brûle avec un crucifix, voit ensuite un djinn à la tête enflammée dans son jardin et tente le sadomasochisme avec son mari ou des inconnus grâce à ce démon. Pourtant, tout semble aller plutôt bien dans la vie de Kristen : elle se confesse à son psy qui ne la croit pas, à sa pote flic raciste qui la laisse s’en tirer et elle est exorcisée par accident quand elle assiste à celui de Leland.
Leland a demandé tout au long de la saison 2 à être exorcisé. Au départ, ça semblait surtout être un moyen pour lui de rester dans la vie de Kristen, mais plus on a avancé dans la saison, plus ça nous a dirigé vers d’autres choses. Rappelons-nous par exemple de la Sœur Andrea qui lui jette de l’ammoniac pour l’exorciser, hein. Pourtant, en fin de saison, tout semble aller mieux pour lui : Sheryl s’occupe à nouveau de lui avec des bains de sang et il affirme être parfaitement exorcisé – et donc prêt à infiltrer l’Eglise Catholique.

La saison 1 s’intéressait aux rêves démoniaques que faisait Kristen avec George. La saison 2, elle, s’occupait plutôt des nuits de Ben. Ce dernier fait désormais des terreurs nocturnes, avec une démone, Abbey, qui lui rend régulièrement visite – et y compris quand il a failli mourir dans le sous-sol d’un hôtel. Son rôle n’est pas bien clair pour le moment, mais elle semble donc exister pour de bon dans la tête de Ben. Notre expert rationnel cède de plus en plus aux délires de ce qu’il voit jour après jour. Après, je le comprends, ce ne doit pas être facile d’espionner la webcam de Leland chaque jour.