Grey’s Anatomy – S19E01

Épisode 1 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.

Spoilers

Six mois plus tard, de nouveaux internes débarquent.


If you want to succeed here, learn to expect the unexpected.

Je ne suis pas sûr que ce titre soit tout à fait vrai, mais espérons que ce soit le cas quand même. En vrai, j’ai trouvé que la première scène était déjà très prometteuse. On ne nous dit rien de la tornade qui vient de secouer Seattle, mais on nous fait comprendre qu’elle a eu lieu avec des branches au sol devant l’hôpital. Si vous ne regardez pas Station 19, ça fait un drôle de début, mais pas le temps de le comprendre qu’on est déjà plongé dans de nouveaux changements.

En moins d’une minute, nous suivons ainsi une femme qui rejoint l’hôpital (probablement une nouvelle interne), puis une certaine Jules (Millin) qui se heurte à Linc dans le couloir, avant d’annoncer à sa nouvelle collègue, Mika (Yasuda) qu’elle a déjà couché vec un médecin de l’hôpital. Et oui, elle lui dit ça en guise de phrase d’accroche pour la rencontrer ? Tout ça en 55 secondes. Bon, j’aime déjà ces nouvelles internes.

On peut alors passer aux hommes recrutés pour cette nouvelle salve d’internes qui vont tous mourir dans d’affreuses circonstances après avoir couché entre eux – et s’être refilés bébés et/ou MST. Ah, Grey’s Anatomy. On aperçoit donc Mike-Magnus-quel-sera-son-nom-ici en train d’enfiler une blouse alors qu’un autre nouveau débarque. Le type est déjà en retard, mais avant d’enlever son t-shirt, il attire bien l’attention pour donner son nom à tout le monde. Il s’appelle donc Lucas (Adams). Jules, Millin, Lucas. Enfin, Lucas, il a déjà son surnom ce débile : il dit qu’on peut le surnommer Luke, mais surtout pas Skywalker. Evidemment que Mika l’appelle déjà Skywalker, avant de balancer à tout le monde que Jules a couché avec un supérieur – parce qu’elle n’a pas précisé que c’était secret.

La série parvient déjà à me faire rire alors que sa nouvelle Meredith 5.0 (après Lexie, Jo et Levi) arrive en retard et sans café à l’hôpital. Elle s’appelle Dr Grifith et est déjà bien trop en retard, au point de se faire remarquer par Richard qui lui indique que la tornade était la veille et que ça ne fait pas une super excuse, malgré sa nouvelle situation familiale.

Elle interrompt même le discours de présentation de Meredith tellement elle est en retard. Eh oui, c’est Meredith qui prend la place de Richard dans cet épisode, expliquant aux petits nouveaux tout ce qu’ils ont à savoir pour survivre à l’hôpital et leur souhaitant la bienvenue en leur expliquant qu’ils tueront probablement des patients. Yay. Cette fois, ils sont accueillis dans le bloc devenu hyper moderne, alors que dans la galerie, il y a à peu près tout le reste du casting qui les observe, y compris Miranda qui, bien qu’en congés (depuis six mois ? Station 19 a repris six mois plus tard !), passe à l’hôpital voir les nouveaux. C’est l’occasion pour elle d’apprendre qu’ils n’ont plus aucun résident.

Pourtant, Levi est encore dans l’hôpital… Il bosse désormais avec Jo, mais apparemment, ça ne semble pas être son choix et ça ne durera pas. Il se rend donc auprès de Richard et Miranda pour leur dire qu’il est prêt à devenir le vagin du programme de résidents si nécessaire. Ah, Grey’s. C’est simple et efficace : il veut prendre la place de chef des résidents, et ça me paraît facile puisqu’il est le seul. Il avait promis à Jo de rester en médecine obstétrique ; mais il change d’avis, peu ravi de ce qu’il y fait.

Tout l’épisode tourne en tout cas autour des nouveaux postes et de la nouvelle classe qui ouvre : elle rouvre six mois plus tôt que prévu, après des investissements monstrueux de la part de Catherine et avec des internes qui n’ont pas obtenu les meilleures notes. Clairement, l’hôpital a perdu de son prestige, alors Richard a dû faire avec des candidatures moins impressionnantes.

Espérons que ça donne des intrigues plus naturelles ? Ce n’est pas gagné avec la reprise de cette idée d’un bus passé par-dessus un ravin à cause de la tornade. La première journée pour les nouveaux internes se fait donc sous la direction d’Amelia. Elle nous apprend le temps de famille de Mike-Magnus : Kwan. Encore un nom à retenir pour écrire les critiques, ma foi.

Elle apprend aussi et surtout que les nouveaux internes sont très peu disciplinés : Lucas prend la parole sans lever la main, Mika fait une blague d’humour noir qui passe très peu auprès d’Amelia. Ils attendent de recevoir quatorze patients qui risquent d’être en mort cérébrale. Neuf sont donneurs d’organes. Et j’aime déjà ces nouveaux internes qu’on embauche pour vérifier les morts cérébrales et annoncer les décès aux proches. Amelia est horrible avec eux ? Il n’y a finalement que la patiente de Mika qui est encore en vie.

Elle se retrouve donc à devoir annoncer la nouvelle à la pauvre maman qui a vu tous les autres parents désespérés par la mort de leur enfant. C’est effectivement horrible comme situation, mais Mika s’en sort bien pour annoncer la bonne nouvelle. Elle se rapproche un peu trop de la mère de la patiente par contre, en parlant de ses sept frères et sœurs.

De son côté, Jules se retrouve à devoir annoncer une triste nouvelle à la famille, mais une excellente nouvelle à Maggie. En effet, son patient est donneur d’organe et a un cœur pour un des patients de Maggie, Howard. L’intrigue était sympathique sans être exceptionnelle.

En parallèle, nous continuons de suivre la journée de Kwan et Lucas. Le premier demande à Winston de l’assister sur une greffe, et Lucas en profite aussitôt pour faire de même. Cela leur permet de rester silencieusement aux côtés de Winston alors qu’il papote avec Nick. À la couleur de la blouse de Nick, j’en déduis qu’il bosse toujours dans le Minnesota mais qu’il est là pour récupérer un organe. Avec huit donneurs d’organes, Nick fait le calcul qu’on peut sauver jusqu’à quarante vies, ce qui permet d’éprouver un peu de réconfort.

Cependant, ce sont clairement les potins qui doivent le plus marquer Kwan et Lucas : ils apprennent pêle-mêle que leurs boss ont eu à faire le travail ingrat des résidents en l’absence de programme, que Winston est amoureux de Maggie et que Meredith est une bonne cheffe par interim – même après six mois. Meredith et Nick ne sont donc plus ensemble. Heureusement que Maggie le voit pour avertir Meredith, au moins.

De son côté, Lincoln croise donc Jules le matin et raconte donc aussitôt qu’il le peut à Jo son échange avec elle. Il a un peu honte d’avoir couché avec une nouvelle interne, mais elle lui conseille d’en parler le plus vite possible à Meredith, parce que c’est la bonne chose à faire. Au passage, nous apprenons que désormais Jo s’habillera en noir et non plus en rose. Bien, c’est une décision politique à laquelle on va s’ajuster.

En attendant, on s’ajuste à voir Meredith en cheffe, et c’est hilarant. Elle se débarrasse de Lincoln bien vite en lui disant de passer par les ressources humaines et d’éviter les ascenseurs avant de proposer d’elle-même à Levi le rôle de chef des résidents. Au moins, c’est réglé. Elle retrouve ensuite Nick, parce que Maggie insiste fortement pour qu’elle retrouve celui qu’elle aime toujours et qui l’a rendue triste pendant six mois. AH.

Les retrouvailles sont toutefois plutôt professionnelles, bien qu’interrompues par Lucas qui ne sait vraiment pas les règles et les moments où il peut parler. Eh, ce petit côté fun manquait à la série, ça fait plaisir de retrouver des internes. Cela fait moins plaisir de retrouver les gaffeurs, par contre.

Ainsi, le Dr Griffith dont je n’ai toujours pas le prénom débarque pour prévenir Lucas qu’il n’a pas annoncé le décès du patient à la bonne famille. C’est gênant, parce que la mère se retrouve à engueuler Amelia devant toute la salle d’attente de l’hôpital. C’est également gênant parce que le patient est donneur d’organes pour un patient de Meredith qui a besoin de trois organes. Et pour un patient que Meredith confie à Nick, parce qu’elle ne peut pas se permettre 25h d’opération pour le premier jour des internes.

Amelia garde son calme autant que possible et s’assure que Griffith chapote Lucas lorsqu’il annonce la nouvelle à Meredith. Il débarque juste après l’annonce de la bonne nouvelle d’un triple don d’organe à la famille qui attendait ce miracle, donc il prend bien cher de la part de Meredith. C’est finalement auprès d’Amelia qu’il explique ce qu’il s’est passé : il a annoncé le décès d’un fils à une certaine Jane, sans vérifier le nom de famille, pour être moins brutal dans la manière d’annoncer la mort. Moi, je trouve que c’est un peu la faute d’Amelia tout ça, parce qu’elle aurait pu vérifier la manière de l’annoncer.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il a annoncé la vérité malgré lui, parce qu’il a parlé à une maman dont le fils était en mort cérébral également. La mauvaise nouvelle, c’est que la mère du patient qui pourrait être le donneur de trois organes n’a plus aucune confiance en l’hôpital. Elle demande donc à son médecin de famille de confirmer le diagnostic d’Amelia, sauf que le médecin a beau savoir que le temps est essentiel, il est trop âgé pour courir aussi vite que Griffith.

Elle le fout ainsi sur un fauteuil roulant, nous rappelant un peu la panique des internes en saison 1. C’est toujours aussi efficace, même si les notes d’humour pourraient être malvenues vu la gravité de l’intrigue. Le fils est bel et bien mort, et Griffith doit retrouver son chemin dans l’hôpital pour l’annoncer à la mère.

Elle le fait et c’est finalement Kwan – dont le prénom est Benson – qui parvient à convaincre la maman de donner son consentement en lui mentant. Je l’ai vu venir à des kilomètres son mensonge sur le frère de 16 ans qui est mort mais a sauvé des vies en donnant ses organes. Il le fait pour obtenir une place dans le bloc opératoire et, évidemment, il l’obtient, parce que ni Meredith, ni Nick n’y voient quoique ce soit à redire.

J’ai bien aimé la scène qui voyait avant cela Nick et Meredith parler de la difficulté des six mois qui venaient de passer. Cela donnait un peu de contexte aux personnages et précédait une scène encore plus incroyable : Nick propose ainsi à Lucas d’assister à l’opération du triple don d’organes. J’ai beaucoup aimé la petite morale qu’il fait, indiquant qu’il faut terminer la journée d’une meilleure manière qu’elle a commencé.

C’était beau, mais le vrai shot d’émotions arrive après, lorsque Lucas indique que c’est une belle journée pour sauver des vies et qu’Amelia révèle, depuis la galerie, qu’il est le neveu de Derek. Et donc le sien. Oh bordel, encore un Shepard ! J’ai aimé voir Meredith souligner qu’il lui faisait penser à Amelia plutôt qu’à Derek, et j’aime déjà la manière dont ce Lucas va être un personnage important de la saison.

Je dois bien dire que pendant le montage sur l’opération et les familles prévenues de l’avancée des greffes, j’ai aussi apprécié de me rendre compte qu’il n’y avait ni Owen, ni Teddy dans cet épisode. Cela peut continuer sans que ça me dérange. Autrement, il y avait de bons moments pendant l’opération, notamment lorsque les trois sœurs observaient tout ça depuis la galerie.

La patiente de Meredith et Nick survit finalement et un autre happy end a lieu lorsque la patiente de Mika finit par se réveiller. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Howard, le patient de Maggie qui ne récupère pas son cœur car celui-ci était trop endommagé. Griffith aussi a une journée compliquée, parce qu’elle révèle finalement la raison de son retard : sa mère est morte le jour de sa naissance, dans cet hôpital. Elle a donc fait une crise de panique avant d’arriver. La scène était sympathique et suffisante pour qu’on accroche à son personnage pour plus tard.

Et avec ça, on arrivait petit à petit à la fin de l’épisode. Il me reste à souligner que les ressources humaines ne sont pas si humaines que ça : elles offrent à Linc un formulaire pour déclarer une relation préexistante avec Jules quand, évidemment, il n’y a pas de relation entre lui et l’interne. Celle-ci l’envoie donc balader et lui fout un méga râteau, ce qui était bien drôle à voir.

Le problème reste entier : il a couché avec une élève, c’est un peu bizarre quoi. Cela fait bien rire Jo, en tout cas – et Jo est vraiment horrible avec Linc qu’elle envoie bouler alors qu’il continue petit à petit d’avoir un meilleur job ? Allez, tout est bien que se termine bien avec Meredith qui propose même à Nick un poste plus régulier de directeur du programme des résidents, parce que les nouveaux résidents lui ressemblent à avoir un passé compliqué et de mauvaises notes.

Non, vraiment, tout était bien, et puis j’ai crié un bon gros : « Nooooon ». L’épisode se termine par le retour d’Owen et Teddy. Je suis dégoûté. C’était si bien un épisode sans eux ! En trente secondes, les deux personnages ont réussi à me souler, surtout que le retour s’effectue de manière pas du tout crédible. Soi-disant, ils ont donc eu assez de thune pour payer un avocat qui prend plus cher que mon salaire à l’heure (je crois, j’avoue, je n’avais pas les sous-titres et je n’ai pas eu envie de revenir en arrière pour entendre ça), pour faire du surf et pour ne plus avoir aucune poursuite judiciaire ?

Exit donc l’idée d’un passage en prison pour Owen. Sa sanction est d’avoir une licence médicale partiellement révoquée : il a besoin d’être surveillé pendant six mois seulement. Teddy est atroce avec lui, se foutant de sa gueule et lui coupant la parole en permanence. Typiquement, la scène aurait pu me plaire en début d’épisode, mais là, en fin d’épisode quand j’étais content qu’on ne les voit plus… Ce fut un coup dur.

Heureusement, la fin de l’épisode fonctionne beaucoup mieux : elle était pleine de nostalgie et en revenait aux cinq nouveaux internes. Jules Millin, Mika Yasuda, Lucas Adams, Benson Kwan et… Simone Griffith. Oui, Simone a un nom, on nous case le mot « MAGIC » dans le scénario parce Meredith Alex George Izzie et Cristina, on ne peut pas faire d’anagramme avec leurs noms, mais on peut être nostalgique en les voyant dans le même couloir qu’il y a dix-neuf saisons. Eh, c’était un bon début de saison quand même !


 

Station 19 – S06E01


Épisode 1 – Twist and Shout – 17/20
C’est un bon retour pour la série qui trouve le moyen de nous présenter une nouvelle catastrophe pour faire crossover sans pour autant que ce ne soit trop lourd comme crossover. La catastrophe n’est toutefois pas le point le plus important de l’épisode : au contraire, je la trouve drôlement vite évacuée pour que l’on puisse se concentrer vraiment sur les personnages. Et c’est une bonne chose, parce que ça fait du bien de retrouver les personnages et de les voir se lancer dans de nouvelles directions.

Spoilers

Six mois plus tard, les pompiers font face à… une tornade. A Seattle, oui.


Strangest day I ever had on this job.

Comme je m’y attendais, le résumé de la saison précédente commence par Jack qui retrouve son frère, donc j’imagine que ça aura un sacré impact sur ce premier épisode. Pourtant, quand j’ai vu que la saison reprenait six mois plus tard, je me suis dit que ça allait être mal barré.

Andy donne désormais des cours de défense dans la caserne (ça donne une nouvelle excuse pour que Carina y passe du temps), Travis est en costume (est-il supposé être maire ?), Beckett est toujours capitaine et clairement Maya est toujours énervée contre Sullivan. Pendant six mois, vraiment ?

Bon, elle a peut-être d’autres raisons d’être énervée : Carina n’est pas enceinte et quand elle déclare à Andy qu’il est temps pour aller chercher Maya, on comprend bien ce qu’il en est. Elles ne sont toujours pas en train de devenir maman, malgré cinq essais. Les pauvres. Au moins, c’est réaliste. Au passage, on découvre qu’Andy semble super réconciliée avec Sullivan (?) puisqu’elle déconne avec.

Heureusement, on ne garde pas le suspense bien longtemps concernant Jack : sa nouvelle obsession est de retrouver sa sœur – celle qu’il avait en famille d’accueil. Je ne sais pas trop d’où ça sort, mais au moins, il parle toujours avec Andy, c’est déjà ça de pris, même si la conversation est rapide et qu’en six mois, ils n’ont toujours pas réglé tous les problèmes de communication entre eux.

Et en parlant communication, avant la première intervention de l’épisode, nous suivons Travis être tout stressé car il a un discours à faire en tant que candidat à l’élection. Theo et Vic sont là pour le soutenir, terminant même par quelques répliques d’une des chansons d’Hamilton. Vic les gère à fond, mais la série semble vouloir nous briser le cœur à nous rappeler la mort de Miller ? Je veux dire, c’est bizarre qu’ils connaissent Hamilton, alors même que l’acteur interprétant Dean est dans le spectacle, non ?

Les pompiers en service sont en tout cas appelés pour une mission, ce qui vide d’un coup la caserne. Ben étant supposé rester au bureau, il espère pouvoir enfin prendre sa douche tranquillement… mais il tombe sur Carina qui vient juste de faire l’injection de sperme et a encore besoin de quelques minutes pour espérer que la procédure fonctionne bien. À 700$ la tentative, je peux comprendre qu’elle n’en laisse pas passer une seule. La scène m’a bien fait rire, parce qu’elle s’inquiète aussi pour son mariage si jamais Maya devait être dénoncée pour cette procédure bien illégale sur son lieu de travail, mais… pourquoi n’a-t-elle pas fermé le rideau du coup ?

L’intervention des pompiers ? Ils sont appelés pour un accident de voiture, et l’intervention est compliquée par le fait Maya et Sullivan en sont encore à s’embrouiller pour des questions de hiérarchie… ou juste par le fait qu’il se mette à pleuvoir des cordes et qu’une tornade se forme à proximité du lieu où ils sont.

Bien. C’est un beau début de saison du coup, une petite tornade sur Seattle, ça faisait longtemps qu’on manquait de catastrophes naturelles dans cette franchise. Une tornade à Seattle, c’est super improbable, surtout sur une aussi belle journée. Sans être du côté de Dixon qui assurait à tout le monde de continuer la petite fête politique quand Travis avait le bon sens de faire en sorte que tout le monde aille se réfugier dans une maison, j’aurais eu du mal à le croire si j’avais dû le vivre.

Bon, les américains sont en tout cas au point niveau alerte ; tout le monde reçoit bien vite un SMS. Ce n’est pas suffisant pour protéger tout le monde sur le lieu de l’accident : Hallie, une femme dont Andy s’occupait, reste coincée dans sa voiture sans que les pompiers ne puissent rien pour elle alors qu’un adolescent n’écoutant pas Theo se retrouve à s’envoler à cause du vent et se prendre un poteau en pleine face. Pas cool comme journée.

La tornade passe vite heureusement… mais Hallie disparaît, sa voiture étant emportée par la tornade. C’était amusant, surtout que de manière prévisible, la voiture atterrit au meeting politique. Forcément. Travis s’y fait remarquer parce qu’il réussit à sauver tout le monde dans la maison… Mais quand il voit la tornade foncer droit sur eux, il n’est pas ravi.

Finalement, personne n’est blessé et tous sont ravis de sortir les portables pour filmer Travis en train d’intervenir à la fois dans l’évacuation et dans le sauvetage d’Hallie. Il décide de la faire sortir de sa voiture car elle stresse trop. Et bien sûr, le tout est filmé. Dixon tente donc de se placer lui aussi ; avant de reprocher à Travis son attitude. La bonne blague ! Le plus violent pour Travis est encore que Dixon se compare à lui.

Bref, Hallie est sauvée. On peut donc passer à une autre intervention. En chemin, Sullivan et Maya ont tout le temps de s’expliquer sur le chantage débile qu’elle a tenté de faire. Je suis énervé : les scénaristes me font être du côté de Sullivan alors que je le déteste. Il est plutôt marrant dans l’épisode, cependant.

La deuxième intervention est surprenante comme il faut et bordel, j’étais mort de rire : il est révélé qu’ils sont appelés dans la maison d’Eva, l’ex-femme de Vasquez. Son copain est coincé dans son lit, sous un arbre qui est tombé sur la maison. Son copain ? C’est Jack, bien sûr ! Il était en fait à Seattle depuis le début, et il se retrouve à poil, menotté à un lit et sous un arbre.

C’était à mourir de rire car la situation fonctionne bien et est très série de Shonda Rhimes dans l’âme, tout en étant une bonne surprise. Par contre, ce n’était pas si drôle pour le développement de Jack : le personnage est toujours dans sa dépression et il est colérique comme il l’a rarement été. Il n’aide pas vraiment les pompiers sur ce coup-là. Il réussit à se mettre Andy à dos, puis Maya quand il lui annonce qu’il n’a plus de sperme pour elle alors qu’elle voulait juste lui parler. Bref, il ne reste que Vic pour s’occuper à peu près de lui. Bon, il s’en sort très bien de son problème d’arbre, donc physiquement, Jack va bien. Psychologiquement, c’est autre chose.

À la caserne, Ben doit bien regretter d’être resté au bureau : il est submergé d’appels. C’est bien la peine de vouloir rester à l’abri des dangers si c’est pour se prendre une tornade dans la gueule. D’ailleurs, c’est à peu près ce qu’il dit à Carina qui, elle, se demande pourquoi elle a envie de ramener un enfant dans ce monde de dingue. Quoiqu’il en soi, ils survivent à la tornade et gèrent de petites urgences à la caserne.

Carina prend même la décision de ne pas aller à l’hôpital avec un homme légèrement blessé, voulant le sauver sur place. Ben n’approuve pas ce qu’elle fait et, vraiment, il a changé le type qui voulait faire accoucher des femmes partout sauf à l’hôpital. Je pense cependant que Carina prend la mauvaise décision, et ça me fait un nouveau Sullivan, je n’aime pas ça du tout : je n’ai pas envie d’être du côté de Ben bordel.

Carina gère l’urgence comme elle peut en plein bordel post-tornade, mais bien sûr, le sort lui donne un peu tort : l’homme est plus blessé que prévu, au point d’avoir besoin de l’aide de Ben finalement. Celui-ci reste donc énervé même si l’homme est sauvé. Carina et Ben se retrouvent donc à s’engueuler dans la cuisine, et c’est de l’excellente construction de personnage. Carina est hyper méchante avec les hormones, Ben apprend qu’il a été pète-couilles pendant des années et Carina finit par décider qu’elle ne veut même pas entendre parler de Jack car elle le déteste.

Elle est tellement énervée qu’elle finit par aller se confronter à Beckett, carrément, parce qu’elle le voit s’acharner une fois de plus sur Maya. Le problème, c’est qu’il lui annonce que Maya a fait du chantage sans preuve à Ross sauf que… Carina n’était pas au courant. Cela fait donc six mois qu’elle voit Maya être énervée sans savoir qu’elle a provoqué elle-même la situation qui l’énerve.

Une fois de plus, c’est raccord avec le personnage de Maya, mais Carina n’a pas vraiment envie d’avoir un bébé avec ça, avec Maya dans cet état où elle s’autodétruit en permanence. Elle lui demande donc de consulter et c’est une dispute qui est plus que nécessaire, je pense. Cela nous donne de quoi faire pour elles en saison 6, en tout cas.

La fin d’épisode donne d’autres pistes pour les personnages : Travis se fait renommer Mayor Zaddy par toute l’équipe alors que la cheffe Ross débarque pour annoncer qu’ils ont fait du bon boulot et avoir de bonnes relations avec toute la caserne. Elle a plutôt intérêt, parce qu’elle a décidé qu’elle aurait son bureau une journée par semaine à la caserne 19. C’est ridicule. Nous découvrons au passage que depuis six mois, elle n’adresse plus vraiment la parole à Sullivan, refusant d’être son amie.

Andy les aperçoit et sent bien la tension, mais ce sera pour un autre épisode. En attendant, les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un bus tombé d’une falaise.

 

Station 19 (S06)

Synopsis : En fin de saison dernière, la majorité du casting vivait son meilleur happy end. Pourtant, Maya faisait du chantage à Ross et Sullivan pour récupérer son poste de capitaine et Andy redevenait lieutenant grâce à une démission surprise de Jack.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7 Grey’s Anatomy : S14 | S15 | S16 | S17 | S18 | S19

Pour commencer, je dois bien avouer que la série n’a pas eu le temps de vraiment me manquer, contrairement à ce que j’imaginais ! J’ai terminé son visionnage bien plus tard que d’habitude la saison précédente, et ceci doit un peu expliquer cela. Pourtant, même si j’ai terminé il y a à peine deux mois la saison 5, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour me souvenir du cliffhanger. Ce n’est pas exactement normal, mais eh, qu’importe : il est temps pour moi de me replonger dans la météo pluvieuse de Seattle et de voir un peu ce que tout ce petit monde devient. Certains personnages (un pluriel de politesse pour ne pas dire Carina) me manquent malgré tout et je sais que même lorsque la série ne me manque pas, je suis super heureux de la retrouver et de me rendre compte que si, elle me manquait. En plus, il y a eu plein d’assombrissements du paysage politique américain depuis leur dernier épisode et je ne doute pas que la série va continuer de nous vendre un monde merveilleux où les héros se battent et gagnent contre les gens fermés d’esprit. Je l’espère en tout cas, parce que la lueur d’espoir qu’ils apportent et les commentaires sociaux sont une force de la série.

Note moyenne de la saison : 16/20

S06E01 – Twist and Shout – 17/20 C’est un bon retour pour la série qui trouve le moyen de nous présenter une nouvelle catastrophe pour faire crossover sans pour autant que ce ne soit trop lourd comme crossover. La catastrophe n’est toutefois pas le point le plus important de l’épisode : au contraire, je la trouve drôlement vite évacuée pour que l’on puisse se concentrer vraiment sur les personnages. Et c’est une bonne chose, parce que ça fait du bien de retrouver les personnages et de les voir se lancer dans de nouvelles directions.
S06E02 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20 Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.
S06E03 – Dancing with our Hands Tied – 15/20 C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.
S06E04 – Demons – 15/20 Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.
S06E05 – Pick Up the Pieces – 15/20 L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.
S06E06 – Everybody Says Don’t – 16/20 C’est un bon épisode, mais je suis frustré de savoir que le prochain épisode ne sera que dans un trimestre, parce que j’aurais bien aimé en avoir plus pour cette fin d’année. Concrètement, ce début de saison est plutôt bon dans son ensemble, mais il laisse un goût de trop peu : les intrigues ont à peine eu le temps de s’installer et de montrer ce qu’elles pouvaient donner que les voilà déjà en pause. Vivement la suite.
CrossoverS19E06 – Thunderstruck – 17/20
S06E07 – We Build Then We Break – 17/20 C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.
Crossover : S19E07 – I’ll Follow the Sun – 17/20
S06E08 – I Know a Place – 14/20 Tout n’est pas parfait dans l’épisode, et ça paraît même parfois ridicule pour certaines intrigues. Je suis partagé niveau ressenti : j’ai aimé certains personnages que je n’aime pas habituellement, j’ai détesté des scènes avec des personnages que j’aime bien ; je continue de penser que la série est très intéressante pour les messages qu’elle porte parfois, mais je n’aime pas la manière d’aborder une des relations de couple… bref, je n’arrive pas à me décider. Au moins, j’étais à fond dans l’épisode !
S06E09 – Come As You Are – 13/20 Franchement, cet épisode m’a donné un étrange sentiment de fourre-tout : les intrigues semblent incomplètes et très décousues ; chacun vit sa vie de son côté, les développements ne sont pas vraiment satisfaisants. C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes idées et des répliques cinglantes qui marqueront certaines relations… mais en attendant, l’épisode en lui-même n’était pas à la hauteur.
S06E10 – Even Better Than the Real Thing – 15/20 Je trouve l’épisode un peu trop schématique dans les intrigues qu’il propose, car on voit très bien où ils veulent en venir dans chacune d’entre elles à peu près dès le début de l’épisode. Ce n’est pas forcément négatif, bien sûr, surtout que c’est logique après six saisons que l’on puisse avoir nos petites habitudes. Cependant, j’ai trouvé que ça manquait un peu de surprises. Après, je continue d’accrocher à l’ensemble des personnages, alors je ne vais pas me plaindre !
S06E11 – Could I Leave You? – 15/20 J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !
Épisode évoqué : S19E11 – Training Day – 18/20
S06E12 – Never Gonna Give You Up – 16/20 Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.
CrossoverS19E12 – Pick Yourself Up – 18/20
S06E13 – It’s All Gonna Break – 18/20 J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !
Léger crossover : S19E13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
s06e14 – Get It All Out – 18/20 J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.
S06E15 – What Are You Willing To Lose – 15/20 Il est vraiment temps que certaines dynamiques bougent pour qu’on puisse de nouveau avoir de meilleurs épisodes. Si la structure de celui-ci est plutôt efficace et mène tranquillement à son point culminant, j’ai l’impression que les intrigues s’écrivent toutes seules à présent, tant il n’y a plus de surprises dans leur évolution. C’est la chance des séries qui perdurent assez longtemps : le casting est stable depuis assez longtemps pour qu’on connaisse par cœur les personnages et qu’on sache vers quoi on se dirige.
S06E16 – Dirty Laundry – 18/20 Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?
S06E17 – All These Things That I’ve Done – 15/20 L’épisode conclue certaines intrigues entamées depuis un moment, tout en préparant très clairement le terrain pour l’épisode final de la saison. C’est efficace comme tout : on sent que la saison touche à sa fin, mais elle a encore quelques surprises en stock et de quoi assurer ses arrières pour une saison 7. Et ça, ça fait plaisir après six saisons ! Par contre, moi, je l’ai vu au mauvais moment, je crois, j’ai eu du mal à me mettre dedans.
S06E18 – Glamorous Life – 18/20 Ah oui, c’est vrai que c’est une fin de saison et il faut bien se rappeler de ne pas l’oublier. L’épisode vient apporter une jolie conclusion à pas mal d’intrigue et est de plus en plus dramatique au fur et à mesure qu’il avance, avec des intrigues qui s’entremêlent et des décisions scénaristiques qui permettent de mener à des dernières scènes très réussies. Il n’empêche que l’épisode prend son temps au départ pour que d’un coup tout s’effondre, ce qui fait qu’on est sur une qualité quelque peu fluctuante. Bref, ça reste un ajout solide à une saison qui l’était tout autant.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7 Grey’s Anatomy : S14 | S15 | S16 | S17 | S18 | S19

Grey’s Anatomy (S19)

Synopsis : En fin de saison dernière, Miranda décidait de démissionner de son poste de cheffe de l’hôpital après avoir perdu le programme de résidence de l’hôpital. C’est à Meredith de lui succéder et de trouver une solution pour le rouvrir.

Saison 13 | Saison 14 Saison 15 | Saison 16 | Saison 17 | Saison 18 | Saison 19
Station 19 : S01 | S02 | S03 S04 | S05 | S06

Pour commencer, j’ai envie de dire à quel point j’ai hâte de découvrir ce que les scénaristes réservent pour cette saison. Bien sûr, j’ai attendu deux jours de trop pour voir l’épisode, mais vu mes vendredis (et mes week-ends), ça risque d’être souvent le cas. Que cela ne soit pas pris comme un signe que je me lasse de la série : c’est tout le contraire !

Les rebondissements de la fin de saison précédente annonçaient vraiment un renouveau pour la série ou, du moins, un recyclage d’anciennes intrigues, en faisant probablement du neuf avec de l’ancien, car je me doute que tout le casting n’a pas été viré. Comme il a toutefois été annoncé qu’Ellen Pompeo ne participerait pas à toute la saison, je suis curieux de voir ce que la série va proposer pour que son absence soit compensée naturellement.

Je ne pense pas que cela sera un problème, en vrai… Mais l’avenir nous le dira ! En attendant, il faut commencer par le commencement, et vu l’épisode que je viens de voir dans Station 19, j’imagine que la reprise va décoiffer un peu. Il va y avoir du vent, en tout cas.

Note moyenne de la saison : 17/20

S19E01 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.
S19E02 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.
S19E03 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !
S19E04 – Haunted – 16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !
S19E05 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.
Crossover : S06E06 – Everybody Says Don’t – 16/20
S19E06 – Thunderstruck – 17/20
L’épisode parvient à frapper par surprise sur une de ses intrigues que je n’avais pas forcément envisagée, mais qui permet un joli symbole de passation pour préparer le départ de Meredith, parce qu’il devient difficile d’ignorer qu’Ellen Pompeo va s’absenter du reste de cette saison. Pour le reste, la saison poursuit son cours avec son soft reboot toujours bien efficace et des personnages que l’on apprend à connaître de plus en plus.
Crossover : S06E07 – We Build Then We Break – 17/20
S19E07 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.
S19E08 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

Voir aussi : Cette saison, Grey’s Anatomy se renouvelle bien

S19E09 – Love Don’t Cost Anything – 18/20
OK, les nouveaux internes sont arrivés à un stade où les intrigues commencent vraiment à bourgeonner et montrer tout l’intérêt qu’elles apportent à la série… Et ça me plaît énormément de voir ça. Plus on avance dans cette saison, plus je me retrouve à me dire que ça irait mieux si on virait définitivement tous les anciens. L’avantage, c’est une fois de plus de savoir que la série s’est renouvelée vers le meilleur. J’aime beaucoup cette saison, malgré quelques schémas répétitifs et recyclés.
S19E10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…
S19E11 – Training Day – 18/20
Une fois de plus, la série excelle par sa capacité à utiliser l’actualité pour nourrir son récit. Bien sûr, cette fois encore, c’est extrêmement dérangeant et terrible à suivre : toute une partie de l’épisode nous montre à quel point les États-Unis sont partis en vrille. C’est une intrigue extrêmement captivante, qui donne ensuite envie de se jeter sur l’épisode suivant… mais eh, malgré ma semaine de retard, je ne peux pas le regarder tout de suite.
S19E12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.
Léger crossover : S06E13 – It’s All Gonna Break – 18/20
S19E13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.
S19E14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !
S19E15 – Mama Who Bore Me – 16/20
Si la série est toujours aussi forte et semble inébranlable pour proposer de bonnes histoires quoiqu’il arrive en coulisses, j’ai l’impression que ce double épisode s’est beaucoup intéressé à des intrigues qui ne me plaisaient pas tellement. Le vrai point positif, toutefois, c’est que les graines plantées pour la suite sont géniales et que j’ai bien l’impression que des pages qui m’ennuyaient se tournent avec cet épisode.
Petit crossover : S06E15 – What Are You Willing To Lose? – 15/20
S19E16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?
S19E17 – Come Fly With Me – 17/20
Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.
S19E18 – Ready to Run – 18/20
Bien, ça se confirme : toute la saison aura réussi à retrouver la fraîcheur des débuts de la série et à la conserver, même en l’absence de certaines figures historiques de la série. Surtout en leur absence ? Une fois de plus, je trouve que Grey’s Anatomy paraît inarrêtable et intouchable. Je suis à peu près sûr que la série finira par m’enterrer : oui, elle recycle ses intrigues et ses dynamiques, mais oui, elle réussit aussi à se renouveler malgré tout et à être géniale. Cet épisode est encore une franche réussite.
S19E19 – Wedding Bell Blues – 17/20
Je vais écrire un truc qu’il est rare que j’écrive : il n’y avait pas besoin de faire un double épisode pour la fin de cette saison. Franchement, cet épisode possède déjà tout ce qu’il faut pour boucler une excellente fin de saison, et à quoi bon prendre tant de notre temps avec un épisode de plus ? Je ne vais pas le bouder, mais je trouve que celui-ci était déjà bien. Le problème qui se pose alors est qu’il n’est pas à la hauteur de ce que j’attendrais d’une première partie : on devrait avoir envie de se jeter immédiatement sur la suite, pas de faire autre chose. Et pourtant ! Jamais satisfait.
S19E20 – Happily Ever After ? – 16/20
Drôle d’épisode de fin de saison, honnêtement. Je trouve que les scénaristes ont grillé beaucoup de cartouches plus tôt dans la saison, et notamment dans l’avant-dernier épisode, ce qui fait qu’on a plutôt l’impression d’être devant un épisode classique de la série qui se souvient à la dernière minute des enjeux qu’il est supposé mettre en scène pour nous rendre dingue en attendant la saison prochaine. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’on pouvait en attendre, et certainement pas à la hauteur du reste de la saison. Tant pis… Vivement l’année prochaine, maintenant !