Walker – S02E12 (express)

Épisode 12 – Common Ground – 13/20
Très franchement, l’intrigue de l’épisode est aussi conne que prévisible depuis le cliffhanger de l’épisode précédent, et c’est donc un épisode qui n’avait que très peu de surprises à offrir. Malgré tout, ça fonctionne bien et ça mène à une fin réussie. Et puis, depuis le temps que je n’avais plus vu ces personnages, cela faisait presque plaisir de les retrouver.

Spoilers

Il faut préparer la course pour déterminer le sort des terres Walker/Davidson.

Il faut bien que je reprenne mes nombreuses séries en retard quelque part, et l’avantage de celle-ci est que je peux continuer de faire autre chose en même temps que je regarde l’épisode. Enfin que je le regarde… J’avais franchement oublié où je m’étais arrêté, mais je comprends mieux pourquoi je me suis arrêté : une course de chevaux pour régler un litige sur une propriété ? C’est tellement débile et stupide, putain.

Bon, bref, il faut bien commenter l’épisode tout de même, et ça part dans tous les sens assez vite sur la querelle Davidson/Walker. Alors que Cordell et Liam envisagent un accord qui permettrait d’éviter la course, ils se mettent malgré tout d’accord sur le fait qu’il ne faut pas en parler tant que la course n’est pas gagnée, parce qu’ils sont sûrs de gagner.

C’est d’un ridicule rarement atteint, même par cette série, et pourtant, c’est bien ce qu’on nous propose avec cet épisode. Pourquoi pas, écoutez. Le problème, c’est que Cordell n’est pas du tout en état de monter sur un cheval – le cheval refusant clairement d’être monté par un cavalier si borné et si peu content de faire la course. Cela finit par le portable de Cordell qui est éclaté par un sabot, ce qui pose problème parce que Denise tentait de l’appeler.

Après avoir demandé à son mari de quitter la baraque – mais pas avant d’avoir fait la fameuse course, évidemment – Denise se met en tête de questionner August sur la fameuse lanterne. Depuis le temps que ça trainait, il fallait bien que ça revienne sur le devant de la scène, mais j’aurais préféré que ça se fasse de manière plus logique que ça. Elle interroge un mineur d’une famille avec laquelle la sienne se dispute un terrain ? Tu m’étonnes qu’elle risque de perdre son job !

Une autre qui risque de vite perdre son job ? La remplaçante de Micki. Qu’est-ce qu’elle fout dans le ranch Walker toute la journée sérieux ? Elle vient à peine d’être embauchée qu’elle prend déjà un jour de congé ? Elle en arrive bien vite à être à peu près aussi insupportable que Stella, et ça, ce n’est tout de même pas rien. En plus, allez savoir pourquoi, elle se met à jouer les psys pour le père Walker. Je ne trouve pas ça rassurant.

Au point où on en est, j’ai presque envie que Cordell se fasse arrêter pour le meurtre du Davidson à ce stade, surtout que même lui finit par s’énerver sur Denise. L’un et l’autre se comportent comme des enfants dans cet épisode, et c’est dommage quand tout ce qu’ils avaient pour eux depuis le début de saison était d’être légèrement plus adultes que les autres. Le but de l’épisode est de toute manière de faire en sorte que toutes les tensions soient avivées avant la fameuse course.

Et elles le sont, puisque même Colt et Stella s’accusent de trucs qu’ils n’ont pas fait, puisqu’Abby va sur la tombe du mari de son ennemie jurée avant de se rendre à la course avec son mari. La course ? C’est Geri qui sert d’arbitre, même si on a connu plus neutre que ça… et il est bien confirmé que la famille perdante devra quitter la terre le plus vite possible. Ces débiles se sentent chez eux, Cordell le premier, mais ils sont prêts à tout perdre lors d’une course ? Non, vraiment, ça n’a aucun sens, mais eh, la série met le budget dans cette course de chevaux.

Cet idiot de Cordell voit Dan tomber de son cheval et que fait-il ? Il s’occupe de lui et le fait remonter sur son cheval. C’est la pire des idées, allô ? Oh les américains et les grands concepts dans les films et séries, je vous jure, ça me soule. Ce n’est pas ça l’héroïsme ? Enfin, si, c’est bien de venir en aide à son prochain, hein, mais c’est être sacrément con d’accepter cette course et d’ensuite aider son ennemi.

Et pour ne rien arranger, il a un problème de selle, et son attention est détournée par l’arrivée de la police sur le lieu de la course. Denise y vient arrêter Bonham Walker pour le meurtre de son père. C’est du grand n’importe quoi. Ni Bonham, ni Denise ne demandent à rester pour voir le résultat de la course ?

Sans trop de surprise, les Davidson gagnent évidemment. La selle de Cordell se détache et bim, fin de la course pour lui. Pensez-vous que Dan s’arrête ? Bien sûr que non.


The Orville – S03E07

Épisode 7 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.

Spoilers

L’Orville est envoyé négocier un traité avec les Janisi, un peuple détestant les mâles… mais le cœur de l’épisode est plutôt dans les relations sentimentales de chacun.

– Some people would call that love.
– I am incapable of love.

À peine le temps de me mettre à jour dans tous mes hebdos et dans la série qu’un nouvel épisode est déjà diffusé ! Et je suis tellement fan de cette troisième saison pour le moment que je me lance le visionnage dès maintenant : je suis trop curieux de voir ce que va donner l’intrigue de cette semaine. Cela va être dur d’attendre une semaine pour l’épisode suivant, par contre.

En plus, celui-ci commence avec la promesse de relancer l’intrigue de l’invasion des Kaylon, enfin. En effet, dans une petite banlieue extra-terrestre, une famille est toute heureuse de recevoir son premier robot domestique prêt à changer leur vie. Pas de bol pour eux, le robot en question est un Kaylon. L’invasion par la petite porte est sur le point de commencer.

Sans trop de surprise après l’épisode précédent, John et Talla continuent de sortir ensemble – et donc de coucher ensemble. Les choses ne sont pas si simples par contre pour eux, car ils sont d’espèces différentes et qu’au lit, Talla a pris l’habitude de nous dégommer John. En une semaine, il a ainsi eu trois fois à se rendre auprès de Claire pour être guéri.

C’est plutôt drôle à voir, parce qu’il lui ment évidemment sur la nature de ses blessures et que Claire s’inquiète pour lui en le soignant. L’avantage, c’est que les soins sont rapides. Une fois que c’est fait, Claire se précipite dans le simulateur pour y retrouver Isaac. Une fois de plus, on le retrouve sans son déguisement de Kaylon, et c’est plutôt chouette à voir. Les deux continuent de développer une vraie relation, même si Isaac a bien du mal à savoir quoi faire de celle-ci.

Il faut dire que ce n’est pas évident pour Claire de lui expliquer les interactions humaines et les sentiments, alors qu’Isaac veut juste définir de manière claire les choses entre eux. S’ils ne sont pas encore un couple, ça ne saurait tarder.

Après ce petit détour sur les développements nécessaires de personnages, nous pouvons en revenir à l’intrigue principale de l’épisode qui voit l’Union en galère de se trouver de nouveaux alliés face à la menace des Kaylon. Ironiquement, l’Union considère toujours que l’Orville est le meilleur des vaisseaux pour les relations diplomatiques, et ça en dit long après le délire des Krill.

Pour cet épisode, ils vont donc devoir négocier avec un peuple nommé les Janisi. Ce peuple a la particularité chouette d’être une matriarchie et de détester les hommes, forçant l’Orville à ruser pour leur faire accepter une possible alliance avec l’Union – sans pour autant intégrer l’Union car les valeurs prônées par ce peuple sont trop différentes.

La ruse, on la voit tous venir : les femmes prennent le pouvoir de l’Orville, et il y a peu de difficulté à mettre ça en place puisque le casting est assez paritaire dans l’ensemble. Cela donne quelques gags un peu lourd tout de même quand Ed et Gordon sont rétrogradés à la position de simples valets censés s’occuper des bagages de la délégation ou quand Bortus ne comprend pas pourquoi s’allier avec un peuple si fermé d’esprit quand les Moclans le sont tout autant.

Si cet humour provoque quelques longueurs, il est aussi dans l’ADN de la série, donc ce n’est pas trop une surprise et ça fonctionne bien. C’était marrant de voir Kelly et Talla désespérées par la lenteur des hommes. Malgré tout, il y a également un peu d’action dans l’épisode. La délégation est censée rencontrer l’Orville dans une zone nébuleuse déserte, mais les radars du vaisseau disent le contraire.

Ed, Charlie, Gordon et Bortus se rendent sur place pour enquêter et découvrent ainsi un étrange laboratoire dans lequel ils rencontrent Timmis, un Kaylon et surtout le Docteur Villka, la fille d’un docteur très influent que l’équipage connaît apparemment.

L’histoire de ce couple est improbable et va rapidement énerver Charlie : Villka est devenue amie avec son Kaylon parce qu’elle l’a sauvée après un crash causé par… L’Union. Le Kaylon était trop endommagé pour faire le moindre mal à Villka et son père, alors ils ont pris la décision de le sauver pour l’étudier. Et ils ont bien fait : ils ont trouvé un moyen scientifique inutilement rendu complexe par le scénario pour que le robot puisse… eh bien, ressentir des émotions.

Ce n’est pas rien dans les perspectives que ça ouvre pour l’Union et tout le monde le sait bien. Aussi, Ed décide de faire monter à bord de l’Orville Timmis et Villka, mais aussi loin que possible des Janisi – que l’on perd de vue un temps de l’épisode, surtout quand on refait un tour par la famille de banlieue se rendant compte que K1, son Kaylon, est quelque peu défaillant à insister pour aller voir l’école où il n’a pourtant rien à faire. Il pose un tas de questions et remet en question sa servitude, posant évidemment problème à ses propriétaires qui préfèrent le désactiver.

A bord de l’Orville, John et Claire sont incroyablement intéressés par les recherches de Villka, mais l’essentiel est que cette dernière envisage que sa trouvaille scientifique puisse restaurer la paix. Malgré tout, John est préoccupé par d’autres affaires à ce stade : il doit abandonner son poste pour le laisser à Charlie avec toutes les explications nécessaires et il doit surtout parler avec Talla.

Depuis le début de l’épisode, celle-ci prend le soin de l’ignorer autant que possible, sachant bien qu’ils doivent rompre. Les Xelayans sont un danger pour les autres espèces quand il est question de faire l’amour, allant parfois jusqu’à provoquer la mort des partenaires. Une petite discussion plus tard, John parvient pourtant à ce qu’il désire : Talla reconnaît qu’elle n’a pas envie d’arrêter de le voir, car ils ont vraiment une relation intéressante et qui pourrait fonctionner.

J’ai du mal avec le personnage de John que l’on a vu beaucoup s’amuser depuis le début de la saison, mais il a l’air sincère et ça ferait plaisir de voir ces deux-là heureux, alors pourquoi pas. Malheureusement pour eux, dès qu’ils retournent au lit, John se fracture la jambe… et le pelvis. Le pauvre. Il insiste malgré tout pour retourner seul à l’infirmerie, où Claire est loin d’être ravie de le voir. Comme en chemin, il a croisé Isaac qui l’a aidé malgré ses réticences à arriver à l’infirmerie, Claire en profite pour en parler à Isaac.

Il faut dire qu’en parallèle de tout ça, l’arrivée de Timmis sur l’Orville a provoqué quelques remous pour toute l’équipe. Il est évident que l’opportunité qu’il représente pour Isaac n’est pas la moindre des choses à considérer, surtout pour Claire : elle apprend que Villka est persuadée de pouvoir répliquer son expérience sur Isaac.

Malheureusement pour Claire, Isaac n’est pas du tout intéressé par l’idée d’avoir des émotions. Cela est plutôt logique : pour lui qui ne pense qu’à être efficace dans tout ce qu’il fait, les émotions seraient évidemment un problème. En revanche, elles seraient aussi un avantage pour lui dans sa relation avec Claire. Et si même Isaac ne voit pas l’intérêt d’avoir des émotions, nous sommes mal barrés pour que les Kaylon se fassent à l’idée. Pourtant, Timmis est vraiment content d’avoir des émotions et il tente de les vendre comme il se doit à Isaac – lui-même ravi de parler à un Kaylon pour la première fois.

Ce qui est intéressant est toutefois que Timmis lui-même semble considérer Isaac comme capable d’avoir des émotions, notamment des regrets. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’Isaac développe par lui-même la notion d’émotion et de sentiments. Mais pour l’instant, il nous brise le cœur de Claire, c’est tout.

Bien sûr, toute cette romance s’effectue en parallèle du reste de l’épisode. Plus l’épisode avançait et plus il semblait évident que l’intrigue sur le Kaylon arrivant dans une famille était finalement une intrigue se déroulant dans le passé de la série. Ainsi, on se retrouve avec une conversation entre deux dirigeants de la société créant les Kaylon. Le nombre de plaintes de famille est assez incroyable, les Kaylon gagnant chaque fois en autonomie et en indépendance, donc en rébellion face à la race humaine voulant les dominer.

Bien sûr, la série prend aussi le temps de développer le personnage de Charlie dans cette heure et quart d’épisode. Elle est ainsi confrontée à Timmis qui culpabilise de ce qui lui est arrivé à cause des Kaylon. C’est l’occasion pour elle d’apprendre davantage l’histoire des Kaylon : cela fait donc avec les flashbacks et toujours la même histoire de famille de banlieue s’habituant à la présence d’un Kaylon chez elle.

Le pauvre K1 voit donc l’arrivée d’une nouvelle technologie chez la famille : une télécommande capable de lui infliger de la douleur. Voilà donc comment les Kaylon ont commencé à détester leur espèce, profondément humaine apparemment : l’esclavage ne suffisant plus, ils sont passés à la torture. D’abord, c’était pour obtenir plus rapidement ce qu’ils demandaient, ensuite, c’était pour le simple divertissement.

Cela nous est montré par des enfants mal-élevés s’amusant à torturer K1, et ça explique comment les Kaylon se sont mis à parler entre eux, communiquer et planifier la destruction de l’espèce biologique de leur planète. Inévitablement, Charlie est forcée de changer quelque peu d’avis. Quelque peu, mais pas trop quand même.

De son côté, Claire se retrouve à se confier à Kelly sur ses ressentiments vis-à-vis de la décision d’Isaac. Elle ne comprend pas qu’il ne veuille pas de sentiments alors que c’est leur absence qui provoque une grande partie des conflits et problèmes entre eux. Etonnamment, Kelly est plutôt de bons conseils, à expliquer à Claire qu’elle regrette de ne pas avoir demandé explicitement à Ed de changer pour elle.

Le sacrifice mutuel dans une relation ? Il est inévitable, soit, mais il y a quand même des limites. Claire semble en franchir certaines en demandant à Isaac de subir la procédure capable de lui donner des sentiments. Certes, ce n’est pas logique de le faire, mais elle a besoin d’être aimée autant qu’elle l’aime lui. Moi, j’aurais peur que les sentiments changent la nature de la relation, mais bon.

Isaac semble capable d’entendre la demande de Claire, et il se rend donc auprès de Villka, avant d’envoyer à Claire un cadeau lui demandant de venir dîner avec elle en lui offrant une magnifique robe. Elle se rend dans le simulateur, pleine d’espoir, et remarque immédiatement le changement en Isaac. La simple vue de Claire est trop pour lui, et l’acteur gère énormément les émotions qu’il est censé représenter.

Du point de vue d’Isaac, l’arrivée des émotions est une véritable révolution qui lui permet de mieux comprendre les humains, et c’est important pour lui. La déclaration d’amour qu’il fait à Claire est exceptionnelle, peut-être même un peu trop. Franchement, il me paraît très étouffant à être amoureux de Claire et à vouloir s’occuper des enfants. C’est en tout cas un Kaylon nouveau pour Claire qui expérience tout ce qu’elle rêvait, y compris une danse avec Isaac.

Cela fait plaisir à voir honnêtement et c’est un happy end pour cette relation qui est vraiment la plus belle de la série et qui parvient à être rafraichissante par rapport à d’autres séries ne pouvant se les permettre. Tout pourrait être bien qui finit bien, mais les émotions disparaissent soudainement, aussi soudainement qu’elles étaient venues.

Apparemment, les scénaristes aiment nous torturer : cela se termine mal aussi pour John et Talla, parce qu’elle le défigure complètement lors d’une autre nuit d’amour. L’histoire se termine mal pour eux, parce qu’ils s’aiment, mais ne peuvent être ensemble. C’est un peu l’inverse de Claire et Isaac donc, qui peuvent être ensemble, mais sans jamais vraiment s’aimer.

L’explication ? Timmis fait partie de la première génération de Kaylon, construite par des êtres biologiques, alors qu’Isaac est construit par des Kaylon. Par conséquent, il y a eu des modifications dans la structure, empêchant les émotions de prendre de manière définitive. Autrement dit, il oublie le sentiment que les émotions ont pu provoquer chez lui ; mais pour en avoir de nouveau, il faudrait le rebooter et lui faire oublier tout ce qu’il a appris.

Claire n’est pas prête à accepter de le perdre pour cela, et je pense qu’elle fait là le bon choix, même si tout ça nous brise le cœur. De toute manière, Isaac a prouvé qu’il était capable d’amour rien qu’en laissant à Claire la décision de supprimer ou non ses souvenirs. La dernière scène semble nous le prouver aussi : Charlie vient le voir pour reconnaître qu’elle a trop voulu simplifier les choses et qu’une espèce entière ne peut être mauvaise.

Contre toute attente, elle s’excuse donc de son attitude imblairable depuis son arrivée dans la série ET Isaac accepte son aide à une tâche où elle ne peut pourtant que provoquer des problèmes et des ralentissements. Mignon.

Bien sûr, cette intrigue n’empêche pas non plus les événements de continuer de se dérouler sur l’Orville. La structure de l’épisode est vraiment différente avec ces trois intrigues en parallèle, je ne m’y attendais pas et la critique est plus dispersée que d’habitude. Tant pis, ça n’empêchera personne de s’y retrouver, n’est-ce pas ?

Sur l’Orville, donc, la diplomatie avec les Janisi continue autant que possible, mais est finalement confrontée à une impasse quand l’une des représentantes Janisi décide de proclamer ses droits sur Ed pour coucher avec lui. En effet, un repas diplomatique en présence de toute l’équipe – avec officiellement les mâles pour observer ce qu’il se passe – avait été organisé par Kelly pour tenter d’habituer progressivement les Janisi à l’idée d’une alliance.

Tout était assez fluide et approuvé par l’Amiral, content de voir Kelly en position de capitaine, mais ça finit par poser problème de manière bien logique quand les Janisi refusent de reconnaître l’existence de droits pour les hommes – uniquement parce que les males ont conduit à quelques guerres et catastrophes par le passé. Bortus les déteste, forcément, et les Janisi décident de quitter l’Orville au plus vite.

Par chance, Kelly finit par trouver un point commun entre elle et les Janisi : la loi oblige les hommes à être fidèle pour les Janisi, quand elles peuvent faire ce qu’elles veulent. C’est exactement ce qu’il s’est passé pour Kelly et Ed, et pourtant, ils ont réussi à continuer de travailler ensemble. Les Janisi acceptent donc de recevoir une émissaire diplomatique. C’est mieux que rien.

Ms Marvel – S01E06

Épisode 6 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

Spoilers

Kamran est pourchassé par le Damage Control.

What are you guys wearing ?

L’épisode reprend de manière assez originale sur le duo Bruno/Kamran dans un train. Les deux sont en galère car ils sont pourchassés par les équipes d’agent des Damage Control qui n’ont pas l’intention de les laisser s’enfuir comme ça. Cela donne une bonne scène de course poursuite dans le métro – si seulement ils avaient validé un billet à l’écran avant ça – principalement parce que Kamran ne maîtrise pas ses pouvoirs suffisamment.

Pendant ce temps, chez elle, Kamala est loin de se douter de ce qui arrive à ses amis. Oui, elle est rentrée aux États-Unis super rapidement, mais il y a autre chose qui a été encore plus rapide : les potins. La mère de Kamala a eu le temps d’informer au téléphone son mari des pouvoirs de Kamala, et son frère et la belle-sœur ont entendu la conversation car il était sur haut-parleur.

Le coming-out qu’envisageait Kamala est ainsi un peu foiré, mais elle est surprise par la bienveillance de sa famille. Celle-ci accepte totalement Kamala, et la mère a même eu le temps allez savoir comment de lui commander un costume sur mesure. Ca y est, Night Light/Light Girl est acceptée par sa famille, donc on peut passer à la scène suivante, et à l’intrigue suivante : celle qui nous passionne.

La meilleure amie de Kamala l’appelle donc pour lui apprendre l’explosion de la boutique sous l’appartement de Bruno.

Cela stresse Kamala qui se met aussitôt à courir partout en ville. Elle sait où se rendre : les garçons sont à la Mosquée où ils cherchent la protection religieuse. Nakia a le bon sens de leur faire remarquer qu’ils ne sont pas au bon endroit, car une Mosquée aux États-Unis, c’est hautement surveillé. Cela ne manque pas : les agents fédéraux débarquent quasiment aussitôt, mais Nakia a eu le temps de mettre au point tout un plan pour les retarder.

Bruno et Kamran parviennent donc à sortir de la mosquée avec de superbes casquettes (parfaitement horribles, mais comiques), et ils tombent ainsi bien vite sur Kamala, déguisée en super-héroïne cette fois-ci. Tous les trois se rendent bien vite au lycée, comme proposé par Nakia, car Kamran est de plus en plus affecté par ce qui lui arrive depuis la mort de sa mère. Et il ne sait toujours pas qu’elle est morte d’ailleurs.

Au lycée, le trio est très surpris de retrouver Nakia alors que le Damage Control est déjà en train de faire un sitting devant le lycée pour les arrêter. Ils ont toutefois besoin d’autorisations officielles pour ça, et ce n’est pas le cas immédiatement, ce qui énerve l’agent à la tête de tout ça. Le temps qu’elle y perd permet en effet à Kamala de mettre au point tout un plan. Déjà, Kamala décide d’appeler son allié pakistanais pour obtenir son aide, espérant pouvoir faire en sorte que Kamran quitte la ville au plus vite.

Ensuite, elle est encore plus surprise de découvrir que parmi ses alliés américain se trouve… Zoé. Celle-ci sait bien que Kamala lui a sauvé la vie et elle compte lui renvoyer l’ascenseur cette fois-ci. Et ça tombe bien : ils ont besoin d’elle pour le plan de Kamala. C’est absolument génial à quel point la série retrouve son délire de série ado pour ce dernier épisode : Kamala écrit sur un tableau tout son plan – ou plutôt, elle le dessine.

Elle a du temps à perdre et les ados sont extrêmement rapides à tout mettre en place, en vrai. Ils sont aussi aidés par le grand frère de Kamala, envoyé jouer les chaperons pour sa sœur. Le plan ? Eh, ils savent que le lycée va être envahi par des gardes, alors ils font ce qu’ils peuvent pour les retenir un maximum de temps. Cela fonctionne bien : Zoe avertit ses abonnés de ce qu’il se passe, Nakia et elle récupèrent plein de balles de softball pour ralentir les hommes armés, Bruno utilise un peu de science pour provoquer des réactions chimiques bien drôles, ils ont apparemment eu le temps aussi de faire tous les casiers pour récupérer de quoi faire diversion – genre des enceintes… Bref, c’est exceptionnel comment la course-poursuite dans le lycée est amusante à regarder.

Pendant la préparation, Kamala a quand même le temps d’annoncer à Bruno la mort de Najma et Nakia a le temps de se réconcilier avec Zoé. Bien sûr, une fois que la course poursuite commence, tout ça est mis de côté au profit de bonnes scènes d’action… et de moments sentimentaux où Kamala et Kamran se retrouvent tous les deux sur le point de s’embrasser.

Ils sont interrompus par Bruno, ravi de découvrir ce qu’il se passe entre ses deux amis, forcément… De toute manière, Bruno, Zoé, Nakia et le grand-frère sont vite arrêtés et Kamran est tout de suite moins intéressé par Kamala quand il comprend qu’elle ne lui dit pas que sa mère est morte. Il n’est pas débile et il le comprend bien vite. Cela créé clairement un moment de non-retour entre eux, que ce soit ensuite quand ils se battent dans les toilettes ou à l’extérieur du collège.

En effet, Kamran décide finalement de sortir du collège pour se confronter au Damage Control. C’est compliqué à faire, et malgré ses grands pouvoirs, Kamran ne fait pas le poids face aux balles. Cela force Kamala à sortir du lycée elle aussi. Même si toute la ville semble avoir fait le déplacement et être à leur côté, même s’ils ont des ordres contraire, le Damage Control décide de les attaquer. Et ils ont une sacrée force de frappe, capable de mettre à terre Kamala et Kamran.

C’est sans compter sur Kamala qui maîtrise de mieux en mieux ses pouvoirs et parvient finalement à se grandir pour devenir une géante. Avec ça et le reste de ses pouvoirs, elle fait bien plus le poids et s’assure que tout le monde autour d’elle s’en tire bien de ce qu’il se passe. Par contre, si elle est très précautionneuse avec le monde qui l’entoure, ce n’est pas le cas de Kamran.

Lui ne maîtrise pas tellement ses pouvoirs ou la colère de son deuil, faisant de lui le danger que le Damage Control voulait qu’il soit. Kamala sauve de justesse la foule d’une voiture qu’il a projetée sans la maîtriser, et ça évolue plutôt mal pour lui quand il perd le contrôle total de ce qu’il est capable de faire. Ses pouvoirs grandissent autour de lui, menaçant la foule, mais aussi tous ses amis. Heureusement, Kamala parvient à isoler Kamran dans une bulle de protection avec ses pouvoirs.

Au sein de celle-ci, elle parvient à calmer Kamran en expliquant que sa mère ne l’a pas complètement abandonné et qu’elle a choisi de lui envoyer toute cette énergie pour le protéger ; lui expliquant ainsi que le choix de Najma était bien de protéger Kamran. Cela l’apaise suffisamment pour qu’il puisse envisager de s’enfuir par un tunnel créé par Kamala.

Une fois que c’est fait, elle baisse sa bulle de protection et les agents du Damage Control essaient de l’arrêter… en vain. En effet, la foule présente la protège bien évidemment ; et ça permet à Kamala de s’enfuir alors que les agents sont forcés d’abandonner : le supérieur hiérarchique qui avait déjà ordonné de ne pas agir n’est pas bien heureux d’avoir une leader d’équipe ayant pris la décision de le ridiculiser en attaquant des adolescents – en vain, en plus.

Après tout ça, les réseaux sociaux s’enflamment pour crier leur amour de Kamala. On y retrouve notamment Miguel, le faux copain de Nakia bien content d’avoir servi d’alibi à celle-ci pour gagner du temps à la Mosquée, on y retrouve le garçon sauvé par Kamala en début de saison, on y retrouve aussi Zoé, désormais très amie avec Nakia, parce qu’elle a appris de ses erreurs. C’est beau.

Kamala regarde tout ça depuis sa chambre d’adolescente et elle est clairement ravie de ce qu’elle voit. Il y a bien des responsabilités qui lui tombent dessus par contre, et elle n’a pas encore son nom. Il est temps pour la série de résoudre cela, avec le père de Kmaala qui lui demande justement comment elle veut être nommée, avant de lui faire une petite morale sur le fait qu’en sauvant une vie, on peut parfois sauver le monde.

La série prend le temps de proposer une petite conclusion pour chaque intrigue, avec Bruno qui s’en va en laissant des mots dans le casier, Nakia qui gère tout à la Mosquée ou Kamran qui arrive au Pakistan pour se réfugier. On en arrive alors à l’explication de ce que signifie Kamala – ça vient de « parfait » en arabe, mais en Urdu, la langue des parents de Kamala, ça signifie plutôt merveilleux – wonder, marvel. Et là, clairement, partager son nom avec Carol Danvers dont elle est fan, Kamala est ravie de devenir Miss Marvel.

Une semaine plus tard cependant, Kamala continue d’abuser de ses pouvoirs alors que Bruno a récupéré la voiture de Kamran pour lui. C’est une bonne scène de conclusion qui voit Bruno partir  bien loin, mais pas sans dire au revoir à Kamala et Nakia avant. Avant de partir, Bruno a le temps d’expliquer à Kamala qu’elle a une mutation un peu différente des autres djinns, ce qui explique qu’elle soit si en décalage même en famille.

Ma foi, ça fait une bonne ouverture en cas de saison 2 – ce qui n’est probablement pas certain car les scores d’audience ne sont pas exceptionnels apparemment pour la série. On verra bien, c’était chouette de voir les trois ados s’en aller ensemble en fin d’épisode.

Enfin, en fin d’épisode… vous voyez ce que je veux dire : c’est une fin de saison Marvel, il y a bien sûr une scène post-générique. Et elle est inattendue parce que le bracelet de Kamala s’active et… BRIE FUCKING LARSON débarque ? On se croirait à Disneyland Paris, eh.

Ainsi donc, Captain Marvel se retrouve dans la chambre de Miss Marvel, à sa place. Je crains le pire pour Kamala, mais la série en profite pour nous annoncer immédiatement que Kamala fera bien partie du film The Marvels. On s’y attendait de toute manière, avec un titre pareil, mais par contre, je ne m’attendais certainement pas à voir Captain Marvel dans cet épisode. J’ai possiblement crié depuis mon canapé, écoutez.

Elle est si magnifique ! Vivement le film, Captain Marvel me manque ! Par contre… Nouvelle coupe de cheveux, du coup ? Surprenant, non ?

EN BREF – Je ne suis pas aussi convaincu par la série que ce que j’aurais voulu, et c’est peut-être même ma déception la plus importante concernant les séries Marvel diffusées jusqu’ici. Cependant, ça reste une saison qui était fun à suivre, avec ce qu’il fallait de suspense et d’humour pour que j’accroche.

Je trouve que la série a eu trop tendance à se disperser et suivre des pistes qui n’avaient rien à voir les unes avec les autres, provoquant un patchwork peut agréable à digérer sur certains épisodes. Cela manquait souvent de subtilités dans les clins d’œil Marvel, cela manquait d’informations pour éclaircir des choses pas si évidentes sur l’histoire de l’Inde et du Pakistan, cela manquait de suivi pour les intrigues adolescentes (le pire, c’est probablement Bruno), cela manquait de naturel dans les révélations qui étaient parfois artificielles – le K en logo, le nom Miss Marvel…

Ainsi, ce n’est pas un hasard si ça fonctionnait mieux (pour moi en tout cas) sur les deux derniers épisodes, car chacun se contentait de se concentrer sur une seule des grosses intrigues en cours au lieu de superposer des éléments narratifs trop différents et complexes. Et les deux étaient géniaux à leur façon !

Je ne sais pas si nous aurons une saison 2. Si elle doit avoir lieu, je serai au rendez-vous, de même que je serai au rendez-vous le 15 février 2023 pour la sortie du film The Marvels. Avant ça, il faut encore que j’écrive mon article sur Thor Love & Thunder par contre !

Ms Marvel – S01E05

Épisode 5 – Time and Again – 16/20
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.

Spoilers

Il est temps d’en découvrir plus sur le passé familial de Kamala.

 

So you are that Light Girl ?

Bon, qu’ai-je fait ? Deux semaines sans épisode de la série, et j’ai l’impression d’avoir tout oublié du délire incroyable qu’est Ms Marvel. Il faut dire que depuis mon dernier épisode, je me suis enchaîné tout Moon Knight et le visionnage du dernier Thor dont il faudra que je vous parle. En attendant, c’est reparti pour un cours d’histoire fourni par Marvel, ce qui est toujours déroutant.

Ce qui est déroutant aussi, c’est qu’il aurait fallu que ce cours d’histoire par lequel commence l’épisode 5 aurait été bienvenue plus tôt dans la saison. Les images documentaires choisies permettent toutefois de comprendre l’horreur qu’a pu être la Partition et c’est sacrément efficace pour nous remettre en tête ces événements. Après, Wikipedia avait déjà rafraichi ma mémoire de toute manière.

Une fois ce micro documentaire terminé, on se retrouve en 1942 à suivre une femme qui court – probablement une ancêtre de Kamala – poursuivie par un soldat qui se prend vite un couteau de sa part. La femme se rend ensuite au village le plus proche où un homme réclame l’indépendance auprès des foules. Sans trop de surprise, les soldats anglais le prennent mal et dispersent rapidement la foule.

La femme, qui a le bracelet que Kamala mettra plus d’un demi-siècle plus tard (outch), s’endort en extérieur. Aisha, puisque c’est elle, aurait pu mettre une serviette de bain pour m’aider à marquer un point de Bingo Séries, mais non, ce ne fut pas son délire. Elle préfère être réveillée par l’homme, qui boîte. Est-ce le futur ancêtre de Kamala lui aussi ?

On enchaîne en tout cas sur une scène qui ressemble fort à du flirt entre eux. L’homme en est à préparer un repas pour elle, et pour elle uniquement : il ne mange même pas. Il a bien repéré qu’elle était sans domicile. Comme Aisha lui donne enfin son nom maintenant qu’il a gagné sa confiance, il révèle enfin qu’il s’appelle Hasan.

Cette backstory commence à traîner en longueur et les scénaristes le sentent bien : ils enchaînent sur une scène quelque temps plus tard où Aisha est déjà enceinte d’Hasan et où le couple trouve ça marrant de se dire que leur relation a commencé par Aisha menaçant la jambe déjà cassée d’Hasan. Le couple est très mignon, mais je trouve ça loin d’être marrant comme histoire en vrai.

L’essentiel est qu’ils soient fous amoureux l’un de l’autre après. Les deux personnages s’obstinent à se parler en anglais, allez savoir pourquoi, et on enchaîne sur une scène qui suit la naissance du bébé d’Aisha et Hasan. Les nouvelles à la radio sont loin d’être bonnes, avec une situation politique qui se dégrade. Et elle se dégrade pour quelques années encore. La petite fille grandit, la vie poursuit son cours et Hasan s’énerve de plus en plus après la politique et la vie. Et après les gens qui lui rendent service, car le service n’est selon lui pas suffisant.

Il soupçonne en effet qu’on ne le sert pas complètement et aussi bien que les autres car il est musulman. Ce qui inquiète sa femme n’est toutefois pas ça du tout ; c’est plutôt la présence de Najma dans son jardin. Cette dernière semble l’avoir retrouvée, et ça ne rassure pas Aisha qui ne semble pas prête à supporter le plan d’action de Najma.

En effet, Najma avait déjà l’obsession de retourner dans son monde à cette époque-là et elle voulait le faire coûte que coûte. N’en déplaise à Aisha. Face à un ultimatum très court de Najma, Aisha décide évidemment qu’il est temps de quitter leur maison. Hasan est loin d’en être ravi, parce qu’il doit abandonner la maison construite par son père qu’il souhaitait bien léguer à Sana plus tard.

Malheureusement, tout ce que Sana pourra obtenir est finalement le bracelet de sa mère, chargé de la tenir en sécurité quoiqu’il arrive. Ses parents n’ont pas grand-chose d’autres à lui donner une fois qu’ils sont en fuite. Le problème, c’est que la fuite est compliquée pour Hasan comme il continue de boiter à cause de sa jambe handicapée. Aisha court aussi vite que possible pour rejoindre l’un des derniers trains surchargés, et Hasan ne parvient pas à suivre le rythme.

Elle est finalement obligée de lui expliquer qu’elle a des pouvoirs, en lui montrant rapidement le peu que le bracelet puisse faire. Elle n’a pas le temps de beaucoup plus puisque le train est sur le point de partir. Elle fait promettre à Hasan de monter à l’intérieur quoiqu’il arrive, puis elle l’abandonne avec Sana car elle a repéré Najma dans la foule. La foule est horrible évidemment, parce que c’est une fuite en avant pour beaucoup de gens qui abandonnent tout derrière eux.

Dans la foule, Hasan finit par lâcher la main de Sana quelques secondes et celle-ci est emportée par le mouvement. Ailleurs, Aisha est confrontée à Najma qui n’hésite pas à la poignarder quand elle comprend la trahison d’Aisha ayant laissé le bracelet derrière elle, à Sana. Blessée à mort, Aisha se retrouve paniquée par la situation et elle n’a plus d’autres choix que de murmurer une formule, celle qui est écrite sur le bracelet dans le futur.

Cette formule lui permet théoriquement de faire en sorte que Sana la retrouve… Mais c’est finalement Kamala qui débarque dans le passé pour la rencontrer. Rencontrer son ancêtre, c’est toujours particulier bien sûr, mais la situation est tellement urgente qu’elle n’a pas grand-chose à lui raconter. Aisha explique rapidement à Kamala qu’elle doit retrouver Sana et celle-ci comprend tout aussi vite qu’elle va devoir le faire.

Elle la retrouve dans la foule et comprend qu’elle doit être celle qui lui permet de suivre les étoiles. Comme je m’y attendais, Kamala est donc celle qui fournit l’histoire magique qu’elle a entendu plein de fois, en créant un chemin à Sana pour qu’elle retrouve plus vite Hasan. Toutefois, Kamala est bousculée par la foule et perd le contrôle de ces cercles magiques, qui se transforment alors en étoiles. La scène est belle et mignonne.

Et voilà donc pour l’origin story : Sana retrouve Hasan et tous les deux montent dans le train, sans Aisha, sans jamais savoir ce qu’il est advenu d’elle. Et comme Kamala a rempli le rôle qu’elle devait remplir dans ce passé, elle est aussitôt ramenée dans le présent, où un portail s’est ouvert – le voile selon Najma. Celle-ci est heureuse d’enfin pouvoir rentrer à la maison, mais il y a un mais.

La première personne qui tente de passer le voile se transforme en effet en squelette. C’est peu rassurant et ça motive Kamala à fermer plus vite que jamais ce voile. Elle a toutefois besoin de l’aide de Najma pour cela, mais ce n’est pas si évident. Najma est sûre de pouvoir passer le voile… mais Kamala lui explique que ce n’est pas le cas.

Pendant ce temps, la mère, la grand-mère et les cousins de Kamala s’inquiètent pour elle car elle n’est pas rentrée, et l’un des cousins propose de traquer son téléphone pour la retrouver au plus vite. La mère et la grand-mère arrivent à temps sur le lieu de la bataille pour en voir la conclusion. Najma décide de se sacrifier pour fermer le portail, et tant pis pour Kamran. Le voile est donc refermé, Najma meure en envoyant toutefois de l’énergie et des pouvoirs à Kamran qui n’était pas prêt pour ça et la mère de Kamala découvre la vérité sur sa fille.

Cela fait beaucoup d’informations à digérer d’un coup, mais la série enchaîne très vite les scènes, ce qui fait que personne ne prend vraiment le temps de le faire. La grand-mère se retrouve avec une photo de ses parents venue du passé quand Kamala lui remet ce qu’Aisha vient juste de lui donner, la mère de Kamala prend plutôt bien le fait que sa fille soit Light Girl et hop, on peut enchaîner sur Kamala qui va dire au revoir à son allié de l’épisode précédent.

On nous explique aussi le logo de la série, même si les théories de fan avaient déjà percé ce mystère depuis un moment : la mère de Kamala retrouve un bout du collier de Kamala, cassé. Et le K arabe de Kamala ressemble justement à un éclair.

Tout est donc bien qui finit très bien, avec Kamala qui se réconcilie même avec sa mère autour de quelques photos du passé et d’histoires rigolotes. L’épisode et la saison ne sont toutefois pas terminés, et il faut en revenir aux États-Unis pour cela. Perdu et sans savoir où aller, Kamran n’a d’autres endroits où aller que chez… Brian. Enfin, Bruno, comme il va très bientôt le découvrir.

Sentant bien la tension entre eux, Kamran propose en effet de se présenter à nouveau, comprenant son erreur depuis le début de la saison. La scène entre les deux garçons est plutôt sympathique car elle permet de les voir enfin communiquer et de mieux cerner Kamran, persuadé que sa mère ne l’abandonnera pas comme un orphelin.

Well, agree to disagree. Ce n’est toutefois pas la question : Kamran remarque qu’il a été suivi par un drone, et c’est un drone qui n’hésite pas à lui tirer dessus. Cependant, Bruno et Kamran découvrent en même temps que Kamran a désormais des pouvoirs magiques puissants, capables de projeter le drone hors de sa trajectoire… et le missile fait exploser la boutique sous l’appartement de Bruno. Oups.