Charmed (2018) – S03E01

Épisode 1 – An Inconvenient Truth – 16/20
Il se passe avec cet épisode ce que je craignais un peu : la série a du mal à revenir de sa longue pause forcée pour une nouvelle saison. On a bien des idées sympathiques dans l’épisode, mais ça ressemble plus à un épisode de la semaine dans sa construction qu’à un début de saison, et ça créé un étrange déséquilibre, d’autant plus que je n’arrive pas à savoir si j’ai oublié des choses ou non. L’épisode est bien, mais ça s’arrête là. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver la série !

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Spoilers

Magic isn’t real.

Reprendre sans résumé, c’était bizarre, mais finalement, la solution choisie est sympathique : Macy se laisse un enregistrement audio de tout ce qu’il s’est passé durant la saison 2. Et franchement, elle s’en débrouille bien ; mieux que mon article d’origine. J’aime beaucoup le fait que ce résumé nous replonge rapidement dans toute la saison 2, avec une simplicité déconcertante. Par contre, Vivian est complètement laissée de côté par le résumé.

Après ce résumé, on enchaîne donc avec une vidéo de Julian annonçant qu’il est à la recherche de Macy. Au moins, les choses sont claires : sa vidéo est virale, donc il ruine complètement la couverture des sœurs… ce qui n’a pas l’air de les inquiéter outre-mesure. Bien sûr, Jordan n’a pas grand-chose de la disparition de Macy quand Swan s’en plaint à lui – il sait très bien ce qu’il se passe, puisqu’il était avec elle quand Julian a grillé sa couverture.

Maggie s’inquiète tout de même énormément pour lui, et elle lui demande de garder ses distances avec elle et ses sœurs, le temps que tout se tasse. Elle raconte aussitôt sa conversation à ses sœurs… Qui cherchent toujours un moyen de ralentir le plan de Julian. Macy décide d’utiliser une potion bannie par les Fondateurs pour ça.

Grosso modo, l’intrigue est de nous répéter Inception, tout en nous montrant comment fonctionnent les fake news : elles veulent implanter une idée en Julian – celle que la magie n’existe pas – et l’utiliser ensuite pour propager le virus de cette idée. Tu m’étonnes que ce soit banni. C’est rigolo quand même de voir Harry demander à Macy de ne pas utiliser cette potion interdite par les êtres de lumière car elle est dangereuse, mais de faire aussitôt en sorte que Maggie utilise ses pouvoirs sur Macy pour diminuer ses sentiments.

Moui. Cela n’empêche pas le duo de passer un moment ensemble dans cet épisode, parce qu’il faut réunir les ingrédients nécessaires pour la potion, quitte à aller sur un marché noir magique pour échanger un diamant offert par Julian à Macy contre un ingrédient rare. Bien sûr, sur place, les pouvoirs ne fonctionnent pas là-bas (est-ce qu’ils appellent ça Ragnarok ?), et il est conseillé d’y porter un masque parce que ça pue.

En toute logique, ils mettent donc des écharpes pour se protéger les narines et… s’y téléportent, les narines dégagées ? Cette série m’épuise, j’avais oublié à quel point ! L’odeur semble assez insupportable, mais ils s’y font. Macy essaie tout de même de savoir de quoi Harry et Maggie parlent dans son dos, parce qu’elle est loin d’être idiote, mais elle ne parvient pas à grand-chose. Elle est attaquée par un serpent, puis interrompue par un marchand.

Harry finit par y perdre ses chaussures, parce que le marché fonctionne au troc et que, finalement, les diamants, c’est surfait. Une fois que c’est fait, Macy revient au sujet qui l’intéresse vraiment : la conversation entre Harry et Maggie. Elle finit par comprendre ce qu’il a demandé à sa sœur, mais cela les distrait tellement qu’ils se font arnaquer comme des bleus : Macy s’est fait voler le collier, l’homme disparaît.

Harry reproche aussitôt à Macy d’avoir été distrait, ce qu’il craignait très précisément avec leur relation amoureuse. Finalement, c’est une perturbation peu nécessaire, parce qu’ils n’ont aucun mal à récupérer la langue dont ils ont besoin pour la potion, qui est rapidement finalisée.

En parallèle, les sœurs décident également d’utiliser Jimmy pour arriver à leur fin. Il est toujours prisonnier des sœurs, dans le grenier, et il essaie de les manipuler pour qu’elles le libèrent, parce qu’il n’aime pas être prisonnier et que c’est assez facile d’énerver Mel assez pour qu’elle envisage de se battre contre lui. Le but est de voir lequel des deux serait le plus fort… Heureusement, Maggie veille au grain et empêche sa sœur de faire n’importe quoi.

Notre pauvre Mel révèle alors à Maggie qu’elle en a marre des devoirs que son statut de sorcière lui donne. Elle voudrait bien une vie normale… Là-dessus, on reconnaît bien la sœur du milieu et on en arrive à une scène très marrante où Mel pète un câble sur sa vie personnelle qu’elle n’arrive pas à gérer comme elle l’entend, la pauvre.

Frustrée et énervée, Mel est débordée par ses émotions et Maggie lui demande de prendre le temps de se relaxer… Le problème dans tout ça, c’est que Maggie finit par utiliser son pouvoir sur Mel, sans s’en rendre compte. Elle lui demande de se relaxer, et c’est aussitôt dit, aussitôt fait. C’était marrant de voir Mel sourire autant, parce que nous n’y sommes pas habitués. Le problème, c’est que Maggie ne sait pas comment contrôler son pouvoir, alors on passe d’une Mel qui est ultra joyeuse et prête à faire des cookies à une Mel déprimée sur son canapé avec son paquet de chips.

C’est une idée sympathique. On enchaîne ensuite avec l’optimisme et l’espoir, ce qui donne à Maggie l’idée de donner un vrai espoir à Jimmy pour le faire parler. Elle décide donc de lui demander sa confiance, surtout qu’ils sont désormais du même côté : les humains leur en veulent et viennent les attaquer.

Jimmy finit par leur confier que Rosemary est en vie, puis par les aider à kidnapper Julian. C’était inattendu, mais j’ai aimé cette scène qui permet à Macy d’expliquer à Julian que l’Ambre noire après laquelle il est ne fonctionnerait pas pour ressusciter Rosemary : ça la ramènerait, oui, mais en tant que zombie, pas en tant qu’humaine.

Le problème, c’est que Julian est trop endoctriné par sa tante pour la croire, et ça laisse les sœurs en galère pour prouver à Julian que oui, Vivian lui a menti. Celle-ci surveille toutefois de près Rosemary, alors elle sait directement quand Macy lui rend visite avec Harry. La sorcière veut en effet prouver qu’elle peut réveiller Rosemary sans la magie, exactement comme Vivian en a fait la démonstration à Julian.

Le problème, c’est que la technologie, c’est long à charger. Cela nous fait un bon suspense, mais Maggie trouve la preuve qu’elle cherchait : Vivian a utilisé du Zolpidem pour réveiller Rosemary un temps, pas de l’ambre noire. Julian change aussitôt d’avis sur la situation, comprenant que les êtres magiques ne sont peut-être pas si horribles. C’est gros et rapide, ça. Comme le reste de l’épisode ? Bon, on verra ce que ça donne.

Il reste quelques intrigues à boucler autrement. Ainsi, le coup des pouvoirs de Maggie est vite oublié par une réplique simple : les effets sur Mel finiront par se dissiper. Et c’est ce qu’il se passe, effectivement. Jimmy ? Les sœurs ne peuvent pas le tuer, mais elles ne veulent pas se battre contre lui. Elles décident donc de le libérer, mais en lui donnant la fameuse potion pour lui faire croire que la magie n’existe pas. Cela changera sa vie à jamais… Bon, c’est aussi censé être un virus qui se répand, non ?

Oui. Finalement, l’idée dans la potion n’est pas que la magie n’existe pas, mais que Jimmy est un homme bon. Moui. Admettons. Le cliffhanger de l’épisode ? Vivian entre en possession d’un artefact qui lui permet d’affirmer que la magie lui appartiendra, à elle et à… C’était qui elle ? Elle a une alliée que je ne pense pas connaître, là.

De son côté, Jordan reçoit la visite de sa sorcière bien-aimée et non, je ne parle pas de Maggie, mais de celle qui a décidé de le maudire. Celle-ci est de retour pour le menacer, comme je l’imaginais, mais les scénaristes semblent vouloir se débarrasser plus vite que prévu de cette intrigue, parce qu’il ne reste pas longtemps à Jordan avant que la malédiction ne s’accomplisse.

Oui, la sorcière est là pour menacer notre héros. Jordan comprend donc qu’il doit sauver une descendante de la sorcière. Et il a un temps limité par un sablier magique qui continue de couler quoiqu’il fasse… Ca promet ! Comme il ne peut bénéficier de l’aide des sœurs, il se trouve obligé d’aller demande celle… d’Abigael ! Il me semblait que depuis sa destitution, personne ne savait où elle était, mais elle est encore chez elle, finalement, à déprimer.

Après, la déprime d’Abigael, je la veux bien : elle est confinée et bien sapée, avec un verre de whisky. C’est plutôt cool. Bon, bien sûr, Jordan sait ce qu’il fait et il parvient à convaincre Abigael de l’aider : ce n’est pas bien compliqué, elle y voit son intérêt, comme toujours. Avoir Jordan qui lui en doit une, ça l’intéresse apparemment.

J’ai bien aimé l’idée de ce duo, comme j’aime chaque fois que la série profite d’un épisode pour profiter un duo ou trio de personnages que l’on n’a pas eu l’occasion de voir fonctionner ensemble. En plus, j’aime ces deux personnages originaux, et j’aime l’idée que la série nous propose une réécriture d’un épisode de Charmed qui était sympathique : celui où une sœur finissait coincée dans une œuvre d’art. Bon, c’est un peu répétitif après l’épisode précédent où deux sœurs étaient déjà coincées et surtout, c’est rushé : Abigael n’a aucun mal à libérer la descendante de la sorcière du tableau avec un simple coup de pinceau.

C’est frustrant après une saison à nous parler de la malédiction de Jordan de voir que tout se termine si rapidement… Tout ? Humph. Abigael refuse toutefois de lui rendre le sablier de sa vie tant qu’il ne lui aura pas rendu une faveur. Elle ne veut pas coucher avec (pourtant, ça ferait un sacré couple), elle ne veut pas qu’il blesse les sœurs, elle veut faire passer un message à… sa sœur. Oh lala. Un nouveau membre de la famille à chaque saison, ou bien ? Hâte d’en savoir plus. Et hâte de savoir si la sorcière libérée aura une quelconque importance ou si on la dégagera aussi vite qu’elle est arrivée…

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Charmed 2018 (S03)

Synopsis : Les sœurs Vera sont de retour pour nous jeter un mauvais sort… Difficile de savoir de quoi parlera exactement la saison : la saison 2 n’est pas encore vraiment achevée puisqu’elle s’est terminée en eau de boudin à cause du Covid19.

Saison 1 Saison 2 Saison 3

219-2

Pour commencer, je suis vraiment impatient de retrouver la série car j’ai bien besoin d’une dose de magie en ce moment dans les séries que je regarde, qui tournent toutes ou presque autour d’un quotidien banal et policier. Cela ne va pas me faire de mal de pouvoir m’échapper avec les sœurs du côté de Seattle.

Elles m’ont manqué plus que je ne l’imaginais avec leurs intrigues perchées, les faux raccords, les répliques dynamiques et les personnages inédits vraiment bien pensés. Franchement, j’ai autant envie de revoir Maggie que d’en découvrir plus sur Jordan ou Abigael, et là-dessus, la série réussit à faire ce que l’originale avait parfois du mal à proposer : on a des personnages secondaires vraiment bien pensés et intéressants. Pour le reste, il faut vraiment que je me force à arrêter les comparaisons entre les séries.

Bien sûr que les scénaristes du reboot réécrivent certaines idées de l’originale à leur sauce, mais franchement, on est plus au stade du clin d’œil que de la référence désormais, car tout est très différent. Et c’est tant mieux, j’aime l’indépendance de ce reboot qui propose une série fun. Du coup, sans plus tarder, je vais me lancer dans le premier épisode, hein !

Voir aussi : Vous souvenez-vous de la saison 2 de Charmed (2018) ?

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – An Inconvenient Truth – 16/20
Il se passe avec cet épisode ce que je craignais un peu : la série a du mal à revenir de sa longue pause forcée pour une nouvelle saison. On a bien des idées sympathiques dans l’épisode, mais ça ressemble plus à un épisode de la semaine dans sa construction qu’à un début de saison, et ça créé un étrange déséquilibre, d’autant plus que je n’arrive pas à savoir si j’ai oublié des choses ou non. L’épisode est bien, mais ça s’arrête là. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver la série !
S03E02 – Someone’s Going to Die – 18/20
On dirait vraiment que la série nous propose cette semaine ce qui aurait pu être l’épisode final de la saison 2 et ça fonctionne plutôt très bien. On sent qu’il y a des enjeux, certains tombent à plat car l’épisode est rushé par moments, mais dans l’ensemble, on a un épisode qui parvient à faire monter la tension et qui s’achève sur un cliffhanger de fin de saison vraiment sympa, même si pas des plus subtils vis-à-vis de l’intrigue choisie pour la suite… Qui sera pourtant bien un épisode correspondant au 2×22 d’après les scénaristes.
S03E03 – Triage – 16/20
C’est un épisode qui laisse un goût de « tout ça pour ça », encore. Je ne suis pas fan de ce qui était prévu pour la fin de saison 2, mais l’épisode possède malgré tout de nombreux bons moments et a l’avantage de se concentrer vraiment sur les personnages… sauf que ça se fait au détriment de l’intrigue. Il y a du bon et du moins bon, donc. Soit.
S03E04 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.
S03E05 – Yew Do You – 16/20
J’aime bien la construction de cet épisode qui s’attarde à la fois sur son schéma « à la semaine » et sur son fil rouge, tout en développant les personnages. Tout est très facile et peu surprenant dans l’écriture, mais ça me rappelle vraiment la construction de la série originale et c’est un schéma que je trouve toujours efficace et prenant. Après, l’épisode n’arrivait pas à totalement me passionner… mais c’est peut-être la fatigue de la rentrée ?
S03E06 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.
S03E07 – Witch Way Out – 18/20
S’il y a toujours de grosses ficelles et facilités scénaristiques dans cet épisode, je trouve que la série propose ici un épisode plutôt sympathique avec un mystère prenant et une formule qui change de ce à quoi la série nous a habitués en faisant fi des duos habituels. Et c’est tant mieux, car ça parvient à brouiller les pistes et le temps qui passe comme les scénaristes semblaient le vouloir. Bien joué !
S03E08 – O, The Tangled Web – 17/20
L’épisode parvient assez bien à trouver son rythme et son équilibre malgré un nombre important de sous-intrigues qui se mêlent toutes en une toile solide. L’épisode porte bien son titre, et il était agréable à regarder parce qu’on sentait bien que tout avançait, à la fois à l’échelle de l’épisode et de la saison. Que demander de plus ? Ah oui, je sais : une meilleure première scène…
S03E09 – No Hablo Brujeria – 16/20
Trois intrigues différentes abritent cet épisode et elles ne sont pas toutes d’un super niveau qualitatif. En revanche, elles avancent toutes dans une direction que j’aime bien, permettant à la fin de cet épisode d’être vraiment chouette à regarder et de promettre de bonnes choses pour la suite. Autrement dit, c’était une transition agréable à regarder. Enfin, quand ils n’abusent pas des filtres, bien sûr.
S03E10 – Bruja-Ha – 19/20
Quelques petits détails dans le scénario font que j’ai envie de venir chipoter et de ne pas mettre un 20/20 à cet épisode, mais il était vraiment excellent. On sent que les scénaristes font le choix d’accélérer le rythme, et ça me convient très bien comme ça. Les personnages sont de plus bien développés dans cet épisode, malgré l’accélération des intrigues et des moments d’action… Bref, c’était un épisode parfaitement jouissif à regarder, j’approuve les changements effectués et j’espère qu’ils dureront !
S03E11 – Witchful Thinking – 17/20
C’est un très bon épisode qui nous met bien à la place des personnages. Il est en revanche énervant de voir les sœurs ne pas comprendre certaines évidences qui ne sont pas encore révélées, mais suffisamment suggérées pour que l’on sache bien vers quoi se dirigera la saison ensuite. Tant mieux, j’aime bien avoir un petit coup d’avance sur les événements.
S03E12 – Spectral Healing – 14/20
Honnêtement, j’ai l’impression que cet épisode est simplement là pour combler le temps en attendant qu’il se passe à nouveau quelque chose dans les prochains épisodes. Il était intéressant d’assister à certains développements, mais ce n’était vraiment pas leur meilleur épisode de la saison. Les scénaristes jouent la montre, donc.
S03E13 – Chaos Theory – 16/20
De cet épisode, j’ai surtout aimé l’idée d’origine et le développement de certains personnages secondaires. L’exécution n’est pas dingue et le scénario a des trous béants dans sa logique, mais ce n’est pas bien grave : j’aime en apprendre plus sur les personnages que je préfère et j’aime voir qu’on sort enfin des moments de transition où on faisant semblant de ne pas savoir vers quel Big Bad on se dirigeait pour la fin de saison.
S03E14 – Perfecti is the Enemy of Good – 15/20
Je misais beaucoup sur cet épisode après le précédent car il me semblait que la saison allait enfin avancer. Si c’est bien le cas en fin d’épisode, j’ai trouvé qu’une grosse partie des scènes n’étaient une nouvelle fois là que pour combler au maximum le temps, et c’est bien dommage ! Ce n’est pas exactement ce que j’en attendais, mais je ne saurais pas expliquer ce que j’en attendais pour autant, cela dit.
S03E15 – Schrodinger’s Future – 18/20
Voilà un épisode largement plus convaincant, que ce soit du côté de l’intrigue ou du rythme vif qui permet de ne pas s’ennuyer. Les gags fonctionnent bien, l’intrigue est prenante, on avance vers quelque chose et ça marche bien. Alors bien sûr, il y a des facilités et des raccourcis, mais venant de la CW, vraiment rien de surprenant. C’est un bon épisode, j’étais à fond.
S03E16 – What to Expect When You’re Expecting the Apocalypse – 17/20
Cela va presque trop vite dans cet épisode par rapport à ce que l’on a appris dans les précédents, mais j’aime beaucoup cet arc de la série qui gère bien son suspense et ses rebondissements. Cela reste convenu et souvent prévisible, mais le divertissement est véritablement efficace. Et puis, j’ai recommencé à trop écrire avec cette critique, c’est bon signe.
S03E17 – The Storm Before the Calm – 16/20
Je n’ai pas particulièrement accroché à la division des intrigues de cet avant-dernier épisode de la saison. Tout va très vite et ça manque souvent de vraie logique entre les différentes parties de l’épisode. On passe d’un sujet à l’autre en nous vendant des liens qui ne sont pas vraiment là, je trouve. Après, ça reste un bon moment à passer et ça nous dirige vers une fin que j’ai hâte de découvrir.
S03E18 – I Dreamed a Dream… – 19/20
Je ne peux pas mettre 20 parce que je reste bien frustré par la tournure des événements et parce que je n’ai pas aimé la dernière scène de cet épisode, mais autrement, c’est une jolie prouesse d’écriture que cet épisode qui nous prépare comme il peut pour ce à quoi nous n’étions pas préparés du tout. Curieux de voir à quoi ressemblera la saison 4 désormais.

Saison 1 Saison 2 Saison 3

 

Euphoria – S01E10 (spécial)

Épisode 10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue


Spoilers

I want to be as beautiful as the ocean.

Nous y voilà enfin, le second épisode spécial de la série est là, et ça commence par un bien meilleur résumé des choses avec des images de la saison 1 accompagnées par la rupture entre Rue et Jules, cette dernière s’enfuyant en train vers on ne sait trop où… On la retrouve alors chez le psy, et c’est une excellente chose pour ce personnage qui en a probablement bien besoin après tout ce qu’il s’est passé en saison 1.

On a à peine le temps de se faire à l’idée d’une séance de pas qu’on passe immédiatement à autre chose avec une magnifique chanson nous résumant bien l’état d’esprit de Jules. Le tout est accompagné de photos de Jules et Rue, principalement, vues dans un œil en gros plan. Tout colle parfaitement aux paroles de la chanson, même le générique qui disparaît peu à peu dans le noir, comme le suggère la chanson. Pfiou. Il fallait bien cette série pour me faire aimer une chanson de Lorde, franchement !

Jules décide finalement de ne pas parler de Rue à sa psy, et de la rupture. Elle est plutôt en train d’envisager une détransition : elle veut arrêter les hormones. Pardon ? Je ne m’y attendais pas à celle-là. Tout ça semble plutôt être une idée qui lui passe par la tête, et ça permet à la conversation d’en arriver à toute autre chose : l’auto-critique dont Jules fait preuve en permanence. On découvre au passage qu’il s’agit de la première séance de psy de Jules avec celle-ci, et je suis assez impressionné, parce que nous sommes déjà super loin dans sa tête. Je sais, il y a du boulot avec Jules, mais de là à ce que ce soit déjà aussi approfondi.

L’épisode est un bon long gros plan de Jules. C’est assez dingue, et j’ai failli croire que tout allait être tourné en un seul plan séquence. Finalement, la série fait le choix de nous montrer la psy, mais ce n’était pas gagné. L’autre truc qui n’est pas gagné, c’est d’écrire une critique complète de l’épisode : comme pour le premier épisode spécial, la complexité vient du fait que le format est totalement improbable.

Tourné pendant le confinement, l’idée est surtout de nous montrer une seule scène de 49 minutes quand même. On plonge comme rarement dans la pensée des personnages que l’on connaît, et le format de la session psy est parfaite pour ça. D’ailleurs, la psy de Jules aussi est parfaite : elle réussit à ramener le sujet Rue sur le tapis, comme si de rien n’était.

Cela permet à Jules d’enfin récupérer le sourire, parce qu’elle sait que Rue était amoureuse d’elle – elle est la seule qui la voyait vraiment pour ce qu’elle était, pour qui elle était. Le problème, c’est justement ça : c’était bien pour Jules, mais c’était aussi trop apparemment ; surtout que pour Jules, c’est comme ça qu’une mère doit probablement regarder son enfant lorsqu’elle le découvre pour la première. Elle l’aime, sans rien savoir de ce bébé.

C’est bien amené, parce que Jules parle d’elle-même de sa mère, alors évidemment, la thérapeute s’engouffre dans la brèche. Quelques images de flashbacks de Jules et son père plus tard, notre personnage principal de l’épisode change évidemment d’avis et refuse à nouveau de parler de sa mère, préférant en revenir à ses hormones et à son choix de transition – craignant les effets de la puberté, notamment.

Elle affirme ensuite vouloir être aussi belle qu’un océan, et aussitôt, on nous montre que la production est allée assez loin dans la mise en image de l’épisode. La métaphore est poussée à l’extrême avec des images de Jules dans l’océan au coucher du soleil, puis sous la pleine lune. Elle était là dans l’eau, non ? J’ai un doute, et j’aimerais ne pas en avoir un pour le Bingo Séries.

Bref, tout ça finit par nous révéler que Jules est là depuis six mois suite à un coup de tête : elle a paniqué, elle a eu peur de mourir, elle a eu peur d’elle-même et elle s’est barrée. Et maintenant, Rue ne décroche plus le téléphone quand elle appelle. Le tout sur fond d’opéra ? Bon dieu, mais la musique est presque en trop tant la performance est exceptionnelle. Elle se met rapidement à pleurer, et le sanglot est prenant. Vraiment, sacrée performance. Est-ce que c’est pour ça que je n’ai pas encore écrit mon article performance de la semaine ? Bien évidemment.

Cela dit, Jules ne reste pas fixée sur la tristesse. Au contraire, elle enchaîne sur la colère, parce qu’elle est énervée après Rue ; énervée de la dépendance de celle-ci envers elle ; énervée de savoir qu’elle risquait la rechute chaque fois qu’elle n’était pas là ; énervée par la situation.

Tout ça est mis en parallèle avec la mère de Jules. J’aime le parallèle, j’aime les images choisies : on nous rappelle que Jules et Rue étaient un couple étrange, jamais tout à fait défini, mais vraiment attachant et magnifique. Le parallèle ? Eh bien, la mère de Jules est aussi dépendante et addict à la drogue, et Jules ne l’aime pas énormément pour ça. Elle est énervée que sa mère se laisse déborder par ses addictions, et elle refuse de la voir, même quand elle va mieux.

La psy n’en a pas pour longtemps à nous montrer à quel point le parallèle est valable et dérangeant : tout comme la mère de Jules, Rue est accro à la drogue, voit Jules pour ce qu’elle est… mais ne comprend pas exactement l’impact qu’à la drogue aussi sur Jules. C’est horrible. C’est d’autant plus horrible que les petits airs d’opéra fonctionnent à merveille sur cette scène qui enchaîne sur Jules préférant parler à des inconnus sur internet, parce qu’elle peut être bien plus réelle avec eux.

Rue l’avait mise en garde pourtant, sur la possibilité que ces étranges d’internet avaient de mentir, mais Jules avait tout ignoré, préférant continuer de flirter avec ShyGuy118 et s’imaginer un beau gosse à poil sortant de sa salle de bain – à moins que ce ne soit vraiment un plan cul de Jules ? Je ne pense pas. La série nous ressort un full frontal masculin bien inattendu dans cet épisode, franchement. Tout ça mène toutefois à la conclusion difficile que confesse ensuite Jules : la moitié de ses relations se déroulent dans sa tête ; elle s’imagine des moments parfaits.

Des moments qui la font encore sourire quand il s’agit de Rue, qu’elle n’a pas osé embrasser. Elle en a eu envie, plus d’une fois, mais c’est finalement Rue qui l’a fait, avec les conséquences que l’on connaît : Rue s’est barrée en courant, laissant Jules complètement paralysée derrière elle. Quand elle a repris ses esprits, Jules a envisagé de la rappeler, mais en vain, par peur de la perdre. Pourquoi ? Elle répond à sa psy qu’elle avait peur que Rue ne puisse l’aimer autant qu’elle ne l’aimait elle.

Pourquoi ça aurait été impossible ? Les flashbacks que l’on connaît déjà parlent d’eux-mêmes : Jules a trop de mal à s’aimer elle-même, depuis l’enfance, avec une tentative de suicide au moins et nombre d’hospitalisations. L’horreur, quoi. Et encore une fois, Jules botte en touche et change de sujet, en revenant à sa relation avec ShyGuy118, relation si étrange et bizarre.

Elle a eu selon elle l’occasion d’apprendre à le connaître mieux que Rue, à rester jusqu’à quatre heures du matin à lui parler par texto. Son Tyler, elle l’imaginait, il était beau gosse et elle couchait régulièrement avec – bien sûr, la série nous offre une salve d’images de leurs ébats, hein. Tout ça rend encore plus difficile sa disparition ensuite : elle a bien conscience que son fantasme n’existait pas vraiment, et tout ça nous mène à une ambiance digne d’un thriller.

Elle est amoureuse de Tyler, encore aujourd’hui chez sa psy, et ça rend bien difficile les choses pour elle, parce qu’elle sait à présent qu’il n’existe pas vraiment. En plus, il est l’une des raisons qui rend sa relation à Rue si compliquée. Et purée, mais quelle performance, quel jeu, que ce soit dans les scènes de sexe, la masturbation, ces moments à deux doigts du viol ou juste la séance psy. Cette plongée dans le personnage de Jules est réussie : j’ai enfin l’impression de mieux la connaître et la comprendre, alors que j’avais tant de mal au début.

Quant à l’actrice, encore et toujours, qu’est-ce que c’est impressionnant. C’est même impressionnant quand on la voit simplement s’énerver contre une porte de salle de bain fermée à clé derrière laquelle se trouve probablement Rue et qu’on passe aussitôt à une scène où sa mère l’attend à la maison quand elle rentre. L’embuscade est violente pour Jules qui s’engueule alors avec son père dans sa chambre, ne comprenant pas comment sa mère peut vouloir s’excuser après tout ce qu’elle a fait.

Elle jure n’en avoir rien à faire et le père la prend à la psychologie, lui demandant de descendre voir sa mère pour écouter ses excuses. Si elle n’en a rien à faire, ce n’est pas bien compliqué. Le problème, c’est que Jules descend trop tard : la mère a entendu la conversation entre le père et la fille, et tout ça est donc totalement vain.

Tout ça ? Ca a eu lieu durant la saison 1, et sa mère a rechuté dans l’alcool juste avant Halloween. La chronologie est perchée et la spirale infernale, menant finalement à Jules enfermée dans une salle de bain rêvée. On repart une fois de plus sur le fantasme d’un appartement partagée avec Rue, comme dans l’épisode précédent où Rue imaginait la même chose… Sauf que cette fois-ci, la porte de la salle de bain forme une barrière entre les deux jeunes femmes et Rue est étalée sur le sol de l’autre côté du miroir d’une salle de bain où Jules elle-même s’enferme face à la colère de son père. Ah, les scènes de miroir et de plongée dans cette série, j’adore.

Malheureusement, l’épisode va s’arrêter là : la séance de psy est terminée, ça ne dure qu’une heure après tout. Les conseils de la psy ? Jules doit être patiente avec elle-même et passer un bon réveillon de Noël. Voilà qui est fait.

L’épisode se termine toutefois par Jules dans sa chambre le soir du réveillon, et ce n’est pas exactement joyeux, alors qu’il pleut des cordes, et que Rue débarque la voir. La confrontation entre les deux est déprimante : Rue, trempée, vient voir Jules parce que c’est Noël et que ça lui fait du bien de la voir enfin. Les excuses sont faites, la scène est prenante, poignante et… Rue se barre sans même toucher Jules. Pas une embrassade, pas une caresse, rien, au secours. C’est si triste et si déprimant. Comme le premier épisode spécial, donc, celui-ci se termine par un plan d’un personnage en train de pleurer, vu à travers une fenêtre sur laquelle il pleut des cordes. Ah, Euphoria !

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9-1-1 Lone Star – S02E01

Épisode 1 – Back in the Saddle – 16/20
C’est une reprise intéressante pour la série, mais ça aurait probablement pu être plus mouvementé. La priorité est ici de nous attacher aux nouveaux personnages, et ça fonctionne. Le problème, c’est que ça se fait parfois au détriment des anciens, qui continuent de nous manquer. Heureusement que je viens juste de finir la saison 1, donc, sinon, il y aurait eu de la frustration de ma part. Autrement, l’épisode fonctionne très bien du côté des interventions et du rythme, et il donne envie de revenir pour la suite.

Saison 2


Spoilers

Mama is the boss!

Bon, le filtre abusif est toujours là, et on commence directement par nous rappeler que nous sommes au Texas. Décidément. La fierté du Texas, on n’est pas près de l’oublier avec cette série. Elle reprend vraiment bien, sans même se soucier de nous parler du coronavirus, contrairement à la série-mère. C’est un choix un peu déroutant, surtout quand on voit que les pompiers ont parfois des masques… mais les masques paraissent beaucoup moins présents dans la vie de ces personnages que dans le reste du monde.

Et puis, tout de même, je ne vais pas bouder ma joie : les premiers personnages de la série que l’on retrouve sont Grace et Carlos, deux de mes préférés, alors c’est vraiment une bonne chose. Ils ont affaire à un tank volé dans un musée, conduit par un ancien lieutenant qui cherche à venger la mort de sa fille.

Le barrage mis en place par Carlos ne sert pas à grand-chose, puisque le tank peut facilement le contourner. Il y a pas mal de dégâts en ville, mais c’est finalement Paul le premier à comprendre que le lieutenant veut venger sa fille, et c’est donc lui qui comprend qu’il faut aller évacuer un hôpital. Je ne suis pas bien fan de cette première intervention, honnêtement, même si elle a l’avantage de nous montrer rapidement l’ensemble de nos pompiers en action.

Mon problème ? Ben, c’est encore Owen qui réussit à arrêter le tank, et je trouve que la saison 1 tournait déjà trop autour de lui. J’ai parfois ce problème avec Bobby dans la série-mère, mais j’ai l’impression que ça s’éparpille davantage, alors que là, on en revient toujours à lui. Bon, après le générique, cependant, on en vient à nous introduire un nouveau personnage.

Je ne sais pas comment j’ai pu oublier ça, mais Gina Torres a rejoint le casting de la série, et on la retrouve dans la peau du capitaine Vega. Elle va très clairement remplacer Michele, et ça ne me dérange pas du tout de passer d’une actrice que j’aime bien à une actrice que j’adore, surtout que le personnage de Vega est longuement introduit dans une scène qui a su me convaincre.

Nous nous retrouvons ainsi avec la mère de deux jumelles adorables forcée de reprendre le boulot après un temps d’arrêt parce que le restaurant de son mari a fermé définitivement ses portes à cause du coronavirus. Franchement, on pouvait difficilement rêver mieux : cela apporte un côté un peu plus familial à la série qui manquait peut-être d’enfants, finalement.

Quant à Gina Torres ? Je trouve que ce rôle va lui aller à ravir, et ça fait plaisir de la retrouver dans une série. Elle arrive déjà à me convaincre plus que le personnage de Michele, et pour simplifier son arrivée à la caserne 126, on découvre que Judd la connaît et qu’elle sympathise rapidement avec Owen. Elle a aussi un super bureau, il faut dire que ça doit aider. Bon, son arrivée signifie tout de même que Michele a quitté la caserne, malheureusement.

La série n’en fait pas des caisses sur le sujet, mais elle donne enfin un rôle un peu plus conséquent à l’équipe qui accompagnait Michele depuis le début – eh, j’ai même réussi à saisir le nom de Nancy. Michele est le sujet de conversation des pompiers pour un moment : elle a quitté son poste pour aller s’occuper des personnes sans-abris avec des problèmes psychiatriques, comme sa sœur, donc.

C’est une porte de sortie naturelle pour le personnage, et c’est exactement ce que j’imaginais. J’espère que Liv Tyler aura l’occasion de revenir au moins une fois dans la série, histoire de, mais son personnage avait réussi à atteindre une conclusion naturelle en saison 1. C’est dommage de mettre de côté une intrigue et un développement sur les sans-abris qui aurait probablement été intéressante, c’est sûr, mais la série a déjà fait passer un message sur le sujet.

Et puis, j’aime Gina Torres. Bon, autrement, la deuxième intervention concerne un accident de roller-derby que l’on voit arriver de loin, mais qui reste particulièrement horrible. Je veux dire, c’est du roller-derby, il y a un milliard de possibilités, et les scénaristes nous choisissent une étrange histoire où une joueuse s’empale sur un morceau de la piste. Sérieusement ?

Bon, allez, c’est l’occasion de découvrir que Marjan faisait du roller-derby elle aussi, à l’époque où elle vivait à Miami ; mais aussi de découvrir que la capitaine Vega est aussi géniale que prévu. Elle stresse énormément, tout en réussissant à gérer son stress pour sauver le bras de sa patiente. C’est bien, on est content pour elle, mais j’avais surtout envie de retrouver les personnages et là, cette intervention nous fait perdre trop de temps.

C’est heureusement le cas dans la scène d’après où TK dit qu’il a un petit-ami ! Tout le monde est chez Carlos ! Tous les pompiers sont confinés ensemble, et la colocation semble se passer relativement bien ? Je n’arrive pas à comprendre exactement ce qu’il se passe, mais TK leur ramène les courses, cela dit, il a du mal à sortir de chez lui : ses parents s’y font la guerre en permanence.

Bon, ben exit Zoey. C’est dommage, je l’aimais vraiment beaucoup, mais avec la pandémie, elle s’est fait dégager apparemment. La mère de TK a débarqué pour revoir son fils, qui venait quand même de se prendre une balle, et elle s’est installée chez son ex-mari, parce que c’était plus simple pour tout le monde. Si cela semble faire péter un câble à Owen, ils s’engueulent surtout devant TK. Quand celui-ci n’est pas là, ils couchent ensemble comme des adolescents, en revanche. Et moi, j’ai pété un câble de voir Owen une crème à la main sans en mettre ; puis de l’entendre dire à sa femme qu’elle ne doit pas toucher à ses exfoliants et qu’il n’a pas besoin de la voir pour savoir qu’elle les utilise. MAIS MOI J’EN AI BESOIN POUR MON BINGO SÉRIES !

Bon, bref, on enchaîne avec l’intervention flippante de l’épisode juste après ça : une tour téléphonique avec un homme qui pend à celle-ci, à peu près inconscient. Il a une sacrée blessure, ce qui force Owen et Vega à grimper le long de la tour eux aussi pour intervenir. Et quelle intervention ! Vega y assure un acte chirurgical à un patient suspendu dans le vide, alors qu’ils sont en train d’échapper de peu à des coups de feu.

Oui, oui. Les coups de feu visent la tour téléphonique, parce que la 5G, c’est le mal et ça répand le Coronavirus, vous savez bien. Je ne sais pas s’il faut rire de l’intrigue ; ou non ? Je veux dire, ça peut tellement arriver ce genre de trucs. J’ai aimé en tout cas voir les pompiers se débrouiller sans Carlos ou les flics : ils utilisent un bon jet d’eau sur les conseils de Judd qui est celui qui se montre le plus intelligent pour arrêter le tireur.

Il s’agit finalement d’une femme rapidement maîtrisée par Marjan, et on aura bien ri grâce à cette intrigue, qui se termine bien. Elle permet d’assurer à Vega la légitimité qu’elle avait peur de ne pas avoir à son poste, surtout après avoir eu un instant d’hésitation lors de l’intervention sur la piste de roller-derby. Il n’en faut pas plus pour qu’elle retrouve toute son assurance… même si on a aussi eu droit à une facette du personnage plus attachante encore quand elle s’est réveillée après une garde de 24h pour découvrir que ses filles n’étaient plus à la maison, mais déjà en train de vivre leur journée.

Vraiment, ça fonctionne très bien cette intrigue familiale et sa relation de couple avec son mari, c’est une introduction réussie pour le personnage de mon côté.

Après, la série en fait peut-être trop sur elle tout de même : on passe beaucoup de temps avec elle et ça se fait aux dépends des personnages qu’on aime déjà. J’espère que tout sera rééquilibrée pour le reste de la saison, mais en attendant, j’ai aimé cette intrigue sur ses personnages, sur les filles dont il faut faire les cheveux et sur leur amitié avec Judd et Grace. On a peu vu cette dernière finalement, mais j’aime bien la scène où le couple débarque et empêche Vega et son mari de faire l’amour histoire de manger un peu de cheesecake ensemble.

Après tout ça, on retrouve Owen en visio avec son médecin. Là-dessus, la série joue plutôt bien ses cartes, avec une visio qui plante pile au moment où la doctoresse annonce les résultats d’Owen. Il est bien sûr en rémission et tout va bien pour lui, mais avec le bug, on a pensé le contraire pendant un moment, et ce n’était pas réjouissant. Par contre, comme il va bien, son ex-femme envisage de repartir. Moui. Ce n’est pas tout à fait crédible cette relation.

Il a passé toute la saison 1 à la critiquer avec le reste de ses ex-femmes, et voilà que désormais, il a envie de vivre à nouveau une relation avec elle. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont eu cette idée, parce que Zoey, ça fonctionnait bien aussi. Je suis déçu… mais j’aime bien la mère de TK, je reconnais que ça fonctionnait bien.

Owen la supplie donc de rester, et c’est ce qu’il se passe finalement, avec TK les interrompant juste pour leur dire qu’il sait très bien qu’ils sont de nouveau à coucher ensemble car les murs de la maison ne sont pas très épais. Oups. Bon, ben on verra ce que donnera cette intrigue. Ce n’est pas un fil rouge comme l’intrigue d’Iris, mais ça fait de la vie privée pour nos héros, donc on aura peut-être des scènes un peu plus réussies par la suite.

Sinon, j’ai oublié de parler d’une intervention plutôt drôle ayant lieu pendant une réunion zoom où une femme oublie de couper sa caméra en allant aux toilettes… et où un homme s’étouffe avec son sandwich. Le 9-1-1 est capable de retrouver son adresse grâce à son nom et à trois appels simultanés de ses collègues et tout est bien qui finit bien.

Ce n’est pas le cas de cet épisode, qui se termine par la révélation qu’un volcan semble être entré en éruption. Bon, ça, ce sera pour la semaine prochaine. La franchise aime bien garder sa catastrophe de début de saison pour l’épisode 2. L’avantage, c’est que je regarde cet épisode assez tard pour que « la semaine prochaine » soit dans 48h.

Saison 2