Riverdale – S02E13

Épisode 13 – The Tell-Tale Heart – 14/20
La révélation finale me fait me rendre compte que ma vigilance est bien trop endormie : j’aurais dû me douter de tout ce qu’il se passe du côté d’une intrigue de la série, mais non… Du côté de l’autre intrigue de l’épisode, c’est intéressant à suivre malgré l’absence totale de crédibilité, là aussi. La crédibilité, on n’est pas là pour ça. En même temps, je ne sais pas trop pourquoi je suis là, à part peut-être pour avoir quelque chose à dire dans le podcast de ce soir. Dure, la vie de podcasteur !

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Spoilers

It smells like an hospital in here.

L’autre jour, j’ai rêvé que je regardais la série et que j’oubliais de compter les Archie à moitié à poil… C’est fou, non ? Une vraie catastrophe. Je le note ici avant de lancer l’épisode pour ne pas oublier, du coup (tout ça pour rien, finalement).

L’épisode reprend exactement là où j’ai lâché le précédent, avec Betty qui rentre chez elle pour mieux trouver sa mère en train de nettoyer le cadavre du mac de son frère. Alice jure que c’était de la légitime défense, mais j’y crois moyen. En tout cas, elle m’a bien fait rire à dire à sa fille de ne pas se mêler de tout ce qu’il se passe et d’aller dans sa chambre. Crédible.

Bon, et Alice, pourquoi elle nettoie le corps si c’est de la légitime défense ? Par principe. Betty finit par aider puisqu’elle est incapable de mentir ou d’inventer une excuse pour empêcher son père de venir chercher des affaires. Mère et fille font donc tout le boulot qu’il faut pour cacher l’existence du corps au père.

Une fois que le père a récupéré ses affaires, Alice et Betty se démerdent pour cacher le corps dans la forêt, Chic étant simplement enfermé dans sa chambre. Normal. Elles rentrent aussi chez elles pour effacer les empreintes, et voilà, une bonne nuit de sommeil suffit pour faire comme si rien ne s’était passé. À la différence que Betty est clairement traumatisée, mais bon.

En parallèle de tout ça, l’agent du FBI continue d’embêter Archie comme il faut, alors que Jughead est celui qui a envoyé la tête aux Lodge et est peu heureux d’entendre Betty lui raccrocher au nez. Il vient la chercher le lendemain pour la traumatiser en frappant la porte sans la prévenir. C’était rigolo, et on enchaîne sur une scène de couple cheesy pour eux, comme pour Veronica et Archie.

Ce n’est pas glorieux, mais ils parlent tous de la dispute qui existe entre les Lodge et les Jones. Pas bien intéressant, tout de même, surtout quand le meurtre de Poppa Poutine est annoncé par Kevin. En entendant parler de meurtre, Betty est flippée, finit par vomir dans les toilettes du lycée et être aidée par Cheryl, qui se fait envoyer chier bien comme il faut.

Betty retourne ensuite auprès du corps, laissant ses empreintes absolument partout et entendant le téléphone sonner. C’est la 47e fois qu’il sonne, alors elle décide d’embarquer le téléphone avec elle et de rentrer chez elle, n’ayant apparemment jamais entendu parler de GPS ?? Soi-disant, elle le désactive, mais je n’y crois que moyennement. Quant à tout ça, le but est de nous montrer que Chic est un cinglé.

C’est lui qui avait appelé le dealer pour qu’il vienne le fournir, ce que Betty découvre dans le téléphone. Elle a beau confronter Chic, c’est en vain, d’autant plus qu’Alice le protège coûte que coûte. C’est son fils chéri, même si elle ne le connaît pas. Betty s’isole alors chez Pope avec le portable pour tenter de découvrir l’identité du cadavre. C’est assez rigolo parce qu’elle annonce à tout le répertoire du dealer qu’elle a trouvé son téléphone, avant de recevoir un appel de sa copine. Betty tombe dans une vraie obsession… mais elle a un peu raison quand même.

Elle confie toute la vérité à Jug, pour mieux découvrir que la voiture du dealer est devant sa maison depuis deux jours. Comment on peut passer à côté de ça, franchement ? C’est tellement gros, mais ce n’est que le début, car ce sont finalement les deux adolescents qui se débarrassent de la voiture. Ben voyons.

Sinon, Hal – le père de Betty – a une nouvelle petite-amie : la mère de Betty qui, avec lui, ne se prostitue pas, préférant être une petite-amie très cool. C’est si drôle quand on voit le passif entre eux. Cela ne plaît pas trop à Cheryl par contre, et elle décide de faire du chantage à Hal. Même si elle propose à Hal de ne rien dire à Betty s’il se barre rapidement, Cheryl le fait tout de même.

Pourquoi pas ? C’est une bonne idée en tout cas, parce que le père de Betty débarque en pleine journée chez lui pour s’en prendre à Chic, puis pour demander à Betty d’expliquer la disparition du tapis dans lequel est conservé le cadavre ou de la lampe, brisée dans la lutte qui a eu lieu. Betty peut se débarrasser de son père grâce à la liaison de celui-ci et Pénélope, sortant de nulle part et dont elle se remet bien vite tant qu’elle peut protéger sa mère.

Oui, Betty est désormais prête à tout pour la mère qu’elle détestait il n’y a pas si longtemps que ça. Betty révèle donc à Alice qu’elle a tout annoncé à Jug, et les deux femmes se rendent donc chez lui pour mieux découvrir qu’il a tout raconté à son père. C’est ce dernier qui se charge d’utiliser un peu de soude sur le cadavre, pour que tout se déroule bien par la suite. Le cadavre ne pourra plus être reconnu comme ça. Une fois que c’est fait, il les rejoint chez Pope et leur avoue que le corps sera vite décomposé.

C’est merveilleux cette scène qui fait des haitants de Riverdale de vrais psychopathes. Ce n’est jamais que le début avec ensuite Chic qui découpe des photos de famille pour éliminer toutes traces d’Hal des albums. Pardon ?

De son côté, Veronica est traumatisée d’imaginer que son père puisse être un meurtrier avec l’affaire de Poppa Poutine. Elle s’en confie à Archie, qui utilise cette information pour tenter de récupérer des informations pour le FBI. Il est bien embêté avec cette affaire de FBI, parce que ça a l’air rigolo pour lui de tremper dans les affaires des Lodge. En même temps, le FBI le paie grassement, parce que pourquoi pas…

Veronica se rend ensuite à la confrontation entre son père et celui de Jug, qui est là aussi. Ayant appris qu’Hiram était celui qui avait fait décapiter la tête de la statue, les Jones ne sont pas contents, d’où la tension entre les deux familles. J’avais un peu oublié cette partie de l’intrigue, j’avoue, mais Veronica manipule assez son père pour qu’il passe finalement un accord de paix avec les Jones.

Le deal est passé… mais ça ne dure pas bien longtemps quand Hiram veut faire du chantage à Jug. Ce dernier refuse catégoriquement de retirer le nom des Lodge de l’article qu’il compte écrire, ce qui pousse les parents de Veronica dans de nouvelles extrémités peu agréables vis-à-vis de leur projet. Par crainte de l’article de Jug, ils veulent en effet sacrifier la maire sur leur échiquier politique, histoire de de se couvrir et parce qu’elle les menace de les lâcher elle aussi.

Contre toute attente, Veronica décide de trahir ses parents et de protéger la maire. On va dire que c’est parce qu’il s’agit de la mère de son amie et qu’il est question aussi du père de Kevin si jamais la liaison venait à être dévoilée. La maire peut donc reprendre le contrôle de l’histoire comme elle le souhaite et… décide de démissionner. D’accord. Pour une raison ou une autre, parce qu’à ce stade, j’ai arrêté d’en avoir quoique ce soit à faire, ça arrange bien les Lodge, qui soupçonnent tout de même les manigances de leur fille. Elle nie tout en bloc face à Hiram, ce qui la fait passer pour une sorte de mastermind qu’elle n’est pas.

Pendant ce temps, Archie finit par rentrer chez lui et découvrir que l’agent Adams l’y attend – le payer grassement ne suffit pas à faire parler Archie ? Très bien : Adams a même rencontré Fred, histoire de faire du chantage à Archie comme il faut. Il le force à porter un micro pour les prochaines fois qu’il verra Hiram. Après quelques hésitations, par crainte qu’Adams s’en prenne vraiment à son père, Archie finit par avouer sa position délicate à… Hiram. WTF ?

C’est inattendu cette position d’agent double pour Archie et ça n’a pas trop de sens qu’il aide autant Hiram, mais admettons. Le FBI ne le prend pas si bien que ça… sauf qu’en fait tout ça n’était pas le FBI. Le FBI ne paie pas les adolescents et ne menace pas les citoyens américains ? Ben mince, c’est dommage. Si ce n’est pas le FBI, alors de qui s’agit-il ? Eh bien, Hermione révèle à Archie que l’ensemble de ces derniers épisodes n’était qu’un grand test pour accueillir Archie dans la famille. Ah bordel. J’aurais dû le voir venir, probablement. Hermione est donc la cinglée qui vérifiait qu’Archie n’allait pas tous les trahir et ce cliché d’agents du FBI s’habillant comme dans les années 80 n’était qu’un homme de main. Je suis presque déçu de m’être laissé manipuler comme ça !

Compteur d’Archie à poil : … mais euh !

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Filthy Rich (S01)

Synopsis : La série suit la vie de la famille Monreaux, richissime grâce à sa chaîne de télévision catholique qui cartonne aux États-Unis.

Pour commencer, je ne vais tout de même pas accumuler du retard dans la saison 2020-21 dès aujourd’hui, non ? La série aurait dû débarquer en mai dernier, mais avec le coronavirus, la chaîne a eu la bonne idée de vouloir se garder quelques cartouches pour la rentrée. Nous sommes à la rentrée des séries sur les networks et Filthy Rich n’est pas du tout une série calibrée pour ce genre de diffusion… Tant pis !

Ca reste très drôle à regarder et ça va être bien fun avec des twists comme j’aime. C’est un soap qui fournit exactement ce que j’en attendais : ça me va. Rien d’incontournable… mais je vous laisse juger par vous-même avec la critique du pilot ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.
S01E02 – John 3:3 – 16/20
C’est toujours savoureux et la série sera sympathique à suivre sans rien révolutionner et probablement sans me marquer sur du très long terme. De toute manière, ce n’est pas ce que je lui demande, donc je vais me contenter d’une dose hebdomadaire (hum, sans prendre de retard ?) et puis… on verra pour le reste. Je ne parie pas spécialement sur un renouvellement, sauf si le Covid force la chaîne à renouveler des séries faute de nouveaux projets.
S01E03 – Psalm 25:3 – 16/20
J’hésite sur la note à donner à cet épisode. Sa forme – une émission de télévision – n’était pas exceptionnelle et il y avait bon nombre de segments peu intéressants… mais il y a des intrigues qui me motivent vraiment et une scène que j’ai trouvé vraiment bien écrite et jouée, au point de comprendre où était la force de la série. Maintenant, j’espère que la série parviendra à aller puiser chaque semaine dans ce genre de confrontation sans être trop redondante. Et en attendant, l’enrobage soapopéra est très kiffant quand même !
S01E04 – Romans 8:30 – 12/20
Cet épisode fait un flop total alors que j’étais plutôt pressé de découvrir ce qu’il allait advenir de tous les personnages après une pause d’une semaine. Je n’ai pas réussi à accrocher du tout à l’intrigue proposée, et je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de la série. J’espère que ça redeviendra mieux par la suite, mais pour l’instant, vraiment, il n’y a pas une seule des décisions de l’épisode qui a réussi à vraiment me plaire. Et pas de spoiler dans cet avis, je sais, mais le cliffhanger qui n’en est pas vraiment un enfonce le clou.
S01E05 – Proverbs 20:6 – 15/20
Je ne sais pas trop pourquoi j’ai tant traîné à continuer la série, mais me revoilà devant pour un petit épisode réussi. Il est dommage que la série soit annulée, parce que ce soap me plaît bien. Les personnages sont marrants et les twists fonctionnent de manière assez fluide. Bref, j’en ai pour mon argent quand je viens devant, je m’amuse bien et c’est tout ce que je cherchais en ce dimanche pluvieux !
S01E06 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

Fin de la saison vue… un an plus tard. La série est annulée, mais j’ai quand même écrit quelques rapides critiques avec spoilers des derniers épisodes, juste ici :

Top 45 – 43 – Filthy Rich

Salut les sériephiles, Il est temps de poursuivre ce calendrier de l’avent avec un petit article un peu spécial : il sera plus long que les autres, car je vais également évoquer des épisodes en particulier, que je n’ai pas eu le temps d’aborder auparavant. 43 – Filthy Rich – Saison 01 – 14,2/20 –…

Ratched – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

> Saison 1


Spoilers

Well, I guess she works here now.

Si même l’écriture de la date, 1947, se fait à la manière d’American Horror Story, ça va être compliqué de ne pas associer les deux séries de manière définitive, tout de même. On commence la série par une messe et le suivi d’un prêtre dans sa vie après la messe. Ce n’est pas exceptionnellement intéressant, mais ça a l’avantage de rapidement m’apporter un collier crucifix pour le Bingo Séries. Je ne m’y attendais même pas, où avais-je la tête ?

Notre personnage principal est peut-être prêtre et vit peut-être dans une congrégation avec d’autres, mais ça ne l’empêche pas de se masturber quand tout le monde a le dos tourné, apparemment. Malheureusement pour lui, il est interrompu dans sa rêverie solitaire par un homme qui a tout du futur méchant prêt à le tuer. Tout ? Ben, ses rôles précédents avec Murphy, quoi, et surtout le visage du parfait psychopathe.

La scène est bien trop longue, mais ça fait une introduction réussie pour la série qui commence par un massacre de prêtres pour des raisons pas bien exceptionnelle. Le tueur révèle en effet qu’il est le fils d’une sœur, Margaret McGuire, qui a été reniée pour être tombée enceinte… d’un prêtre, évidemment. Le fils est là pour tuer son père, évidemment, et il parvient. Cela se fait avec pas mal de souffrance pour l’horrible paternel ayant abandonné la bonne sœur à sa déchéance.

Il y a tout de même un prêtre qui survit, sous le lit, pour faire bonne mesure ; alors que les autres sont des victimes collatérales qui n’avaient rien demandé, même si, OK, la masturbation est un péché aussi. M’enfin, c’est cher payé, surtout qu’il n’a même pas pu aller au bout de ses envies, le pauvre.

On enchaîne alors sur l’introduction du personnage principal, l’infirmière Ratched, jouée par l’éternelle Sarah Paulson. Elle est toujours aussi belle, toujours aussi parfaite et toujours coincée dans le même rôle. La voilà donc qui se rend à Lucia où a été envoyé le tueur de prêtres, histoire de s’occuper de lui. Ce n’est pas bien glorieux comme introduction : on la voit rembarrer un homme qui lui a fait son plein et tente de la draguer de la pire des manières. Vive 1947.

Ratched se rend donc à Lucia, une petite ville en bord de mer qui est parfaitement charmante et possède un motel où elle compte bien obtenir une chambre. L’ambiance y est très années 50, avec une gérante de motel qui enchaîne les clopes, et un homme qui mate Ratched et espère clairement plus rien que parce qu’il se tient là avec sa clope en main. Merveilleux.

L’esthétique des clopes si chère aux premières saisons d’American Horror Story ne me manquait vraiment pas. Vraiment, vraiment pas. Il va falloir m’y faire malgré tout. Une fois installée dans son motel, Ratched se rend finalement à l’hôpital psychiatrique où elle pense être sur le point d’être embauchée, mais elle y est confrontée à une infirmière, Bucket, qui n’est pas très heureuse de sa présence et lui assure qu’elle n’a rien à faire là.

Dans l’hôpital, elle croise également une apprentie infirmière et un des jumeaux Scavo (désolé, ils seront à jamais les jumeaux Scavo de Desperate Housewives), complètement défiguré. Merveilleux. Elle est en tout cas jetée par Bucket qui ne veut vraiment pas qu’elle rencontre le Dr Hanover. Celui-ci n’est pas présent, trop occupé qu’il est à tenter d’avoir un rendez-vous avec le Gouverneur. À défaut d’y parvenir, il se rend au restaurant pour lui imposer sa présence et tenter une entrevue avec lui, d’où il se fait jeter, ça va de soi.

De son côté, Ratched continue de l’attendre à l’hôpital où elle se refait rapidement une beauté au milieu de plans tous plus réussis les uns que les autres du côté de l’esthétique. Au moins, la série est belle à regarder, avec également quelques plans qui paraissent très référencés (Shining ?) et des changements de couleur intéressants – notamment quand Ratched surprend une infirmière en train de coucher avec un patient.

C’est du beau. Ratched se fait donc une bonne idée de l’hôpital avant le retour d’Hanover, qui n’est pas ravi de sa présence. Il ne se souvient pas de l’avoir convoquée et compte bien le lui dire, mais le franc-parler de l’infirmière Ratched fait qu’il n’a d’autres choix que de se faire à l’idée de sa présence. Il lui fait donc passer un entretien d’embauche à contre-cœur, mais ça me fait bien plaisir, parce que j’y trouve ainsi un autre point du Bingo Séries. Eh, il vaut le coup cet épisode, j’avance enfin dans ma grille !

Par contre, Ratched, elle, elle recule. Elle n’est pas du tout la bienvenue à l’hôpital et ses intentions paraissent d’un coup moins claires que prévu quand on la voit voler le sac d’une infirmière pour obtenir des informations sur son identité. Ratched se rend ensuite chez elle – elle s’appelle Amelia – et en profite pour se présenter en tant qu’Arlene Bower, une ancienne amie. Soit.

En tout cas, une chose est sûre, Ratched a des tenues magnifiques bien que beaucoup trop visibles (et au moment où j’écris ça, la voilà dans une robe de chambre immonde, super). On suit donc Ratched en train d’essayer de s’intégrer dans cet hôpital par tous les moyens, alors que toute la ville est en plein fantasme sur le tueur de prêtres. Quelle classe.

Durant la nuit, elle parvient à séduire un homme et le convaincre de venir passer du temps avec lui. C’est plus que louche, tout ça, comme comportement. Elle est complètement cinglée, ma foi, demandant ensuite à l’homme de prétendre qu’ils sont un couple marié en pleine dispute à propos d’enfants dont elle ne veut pas et qu’elle finirait par abandonner à la mort de son mari. Euuuh ?

Il fuit assez logiquement, mais ça permet à Ratched de savoir qu’elle a eu un appel d’Amelia. Celle-ci subit aussitôt un chantage odieux de la part de Ratched : comme elle a vu Amelia coucher avec un patient, elle entend bien récupérer son poste rapidement. Le chantage est aussi odieux qu’efficace, alors que le docteur Hanover découvre que sa stratégie est payante : la femme du gouverneur lui rend visite pour lui dire qu’elle aime bien son hôpital et veut en faire la pierre angulaire de la campagne de réélection de son mari. Rien que ça.

Sans trop de surprise, tout ceci mène donc à l’embauche de Ratched. Il n’y aurait pas de série sans ça, mais ça manque de clarté sur ses intentions, je trouve. Elle arrive en tout cas à temps pour la visite du gouverneur et de sa femme dans cet hôpital du tueur des prêtres, Edmund Tolleson, qui attirait déjà la presse. La visite se passe plus ou moins sans problème, jusqu’à ce que Ratched fasse des siennes et empoisonne volontairement un patient, un prêtre en plus.

Elle le fait de manière à pouvoir sauver sa vie pendant la visite, qui a lieu en présence de la presse. C’est malin : elle créé le problème et le solutionne aussitôt, s’arrangeant ainsi pour être prise en photo avec le gouverneur et se sécuriser bien vite une embauche. Bon. Elle est manipulatrice, on a compris, mais… pourquoi ? Le mystère va demeurer un moment dans cet épisode interminable qui enchaîne avec un autre patient apprenant la mort de son frère, le tuteur qui aurait pu le faire quitter l’hôpital.

C’est à lui que Ratched raconte sa vie, avec ses parents qui lui furent enlevés quand elle était jeune, puis son frère. Bon, elle a eu une famille, d’accord, mais cet épisode n’en finit plus et on ne sait toujours pas ce qu’elle fiche ici. En attendant, elle apprend au patient qu’il s’apprête à passer le reste de sa vie dans cet hôpital, parce que sa famille ne veut plus jamais le voir. Et si elle lui dit ça, c’est uniquement parce qu’elle aurait aimé l’entendre enfant.

Paulson encore et toujours dans un rôle de manipulatrice hors pair et complètement névrosée. Ca alors ! Je ne m’y attendais pas, dis donc. Ah, ben si, en fait ! Ratched lui propose ensuite de se suicider avec un presse-papier du Dr Hanover, alors que le gouverneur parle à la presse devant l’hôpital et qu’Hanover comprend qu’elle est responsable de l’accident du père Murphy. Seulement voilà, le patient se suicide alors qu’il la confronte, ce qui permet à Ratched d’assurer sa position de pouvoir dans cet hôpital psychiatrique. C’était facile, dis-donc. Elle se charge alors de cacher le corps du patient, et de le brûler, malgré les soupçons de Bucket et alors qu’Hanover se débrouille pour plaire au gouverneur, tout en évitant au maximum les photographies.

La série insistant à deux reprises sur le fait qu’il n’aime pas les photos, il me paraît évident qu’on apprendra plus tard dans la saison qu’il est lui-même un psychopathe ou un tueur. Ou juste un immigré illégal dont Ratched se débarrassera. On connaît Murphy, à force.

La fin dépisode voit alors Edmund Tolleson arriver à l’hôpital et être conduit dans les sous-sols de celui-ci, une ancienne cave à vin transformée en prison. On se croirait dans Le Silence des Agneaux, dis-donc. Il est enfin révélé à ce moment-là quelque chose qui paraissait un peu évident : Ratched connaît Edmund, et inversement. Il s’agit très probablement de son frère, et c’est là-dessus que se termine ce premier épisode. Bien.

Ce fut long pour en arriver là, mais forcément, l’épisode dure une heure en même temps… J’aime bien, mais ça ne deviendra pas ma série préférée pour autant.

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Ratched (S01)

Synopsis : L’infirmière Mildred Ratched se rend à l’hôpital psychiatrique de Lucia pour y obtenir un job, alors que l’hôpital s’apprête à recevoir un nouveau patient, qui a commis plusieurs meurtres.

Saison 1Pour commencer, j’ai peut-être dit dans un TFSA tout récent que American Horror Story ne me manquait pas tant que ça, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier un peu de Ryan Murphy de temps à autre. Avec cette série au casting largement déjà vu dans ses précédents projets, à commencer par Sarah Paulson, j’ai l’impression de m’engager en terrain connu – une impression qui a perduré pendant tout le premier épisode.

La série est jolie à suivre, elle est intéressante du point de vue du Bingo Séries et elle a l’avantage d’être une des rares productions à sortir en septembre 2020. Bien joué Netflix, donc. Allez, voyons plus précisément ce que ça donne avec la critique des épisodes les uns après les autres. Il n’y en a que huit et, même si huit heures c’est long, je compte bien tous les voir à un moment ou un autre. C’est dans mes cordes, normalement.

S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.