Temuera Morrison (#172)

Salut les sériephiles,

Ecoutez, j’ai vu plein d’épisodes au cours de la semaine dernière, mais je ne suis vraiment pas convaincu par ce que j’ai vu. Genre, il y avait de bons épisodes, hein, seulement je n’ai vraiment pas de quoi proposer une vraie performance de la semaine excellente. Tant pis, on va faire comme si et parler d’un acteur qui a tout de même bien géré son épisode :

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Temuera Morrison

La série : The Book of Boba Fett
L’épisode concerné :  S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20

I Am Boba Fett The Book Of Boba Fett GIF - I Am Boba Fett Boba Fett The  Book Of Boba Fett - Discover & Share GIFsPourquoi ? Parce que cet acteur a le rôle-titre de sa série, contrairement à celui de la semaine dernière, et parce que tout de même, il est excellent dans le rôle de Boba Fett. Je l’aimais déjà beaucoup l’an dernier quand on avait appris à le connaître mieux dans The Mandalorian, et ça ne fait que se confirmer. 

Je veux dire, je n’ai jamais été un archi-fan de Star Wars et je ne me souvenais pas vraiment de ce personnage dans les films, mais j’apprécie beaucoup la série malgré tout. Ce n’est pas toujours évident puisqu’elle est uniquement écrite pour proposer du fan-service, mais le personnage a la carrure pour porter la série. Book Of Boba Fett Thats Weird GIF - Book Of Boba Fett Thats Weird I Used To  Work For Him - Discover & Share GIFsConcrètement, l’acteur est confronté à une double intrigue de laquelle il parvient à faire quelque chose du côté de son jeu.

D’un côté, il a donc l’intrigue du présent, où il se montre bien fermé : il ne peut pas se permettre de montrer des émotions sans craindre pour sa vie, après tout, et il porte son casque une bonne moitié du temps, ce qui fait qu’on a du mal à le percevoir comme un grand acteur quand c’est comme ça.

À l’inverse, de l’autre côté, nous explorons aussi son passé. Dans celui-ci, nous apprenons à connaître vraiment le personnage, et c’est sûrement là que l’acteur a le plus de travail. En tout cas, c’est là que je le trouve le plus brillant, à réussir à nous montrer les émotions de son personnages.Boba Fett The Mandalorian GIF - Boba Fett The Mandalorian Star Wars -  Discover & Share GIFs

Il y est desséché en permanence, ce qui doit être bien désagréable si ce n’est pas fait avec des effets spéciaux mais avec du maquillage, et il y est confronté à la majorité de ses bonnes scènes d’action. C’est surtout pour ça que je souhaite écrire un article sur lui : l’acteur a 61 ans et il se retrouve à gérer à merveille les effets spéciaux autour de lui et les scènes d’action. Franchement, soyons honnêtes : il est assez dingue de le voir courir partout.

Je sais qu’il y a probablement beaucoup plus d’effets spéciaux que ce que j’imagine dans la série et dans ses scènes d’action, d’ailleurs. Bref, voilà qui justifie largement d’en faire ma performance de la semaine. Non ?


Star Wars The Book Of Boba Fett GIF - Star Wars The Book Of Boba Fett Boba  Fett - Discover & Share GIFsVu aussi dans : Honnêtement ? Dans rien du tout. Et c’est super triste pour moi, parce qu’il a une longue carrière derrière lui, mais à part le rôle de Boba Fett, je ne lui connais pas d’autres identités. Pire encore, même ses projets ne sont pas plus connus que ça dès qu’on s’éloigne de la saga dans une galaxie lointaine. C’est la vie, je vais m’en remettre. 

Bon, vraiment, ça se sent que c’est ma performance de la semaine par défaut ? J’aime bien son rôle, mais il n’a pas encore fait grand-chose de marquant dans la série. Je suis sûr qu’il finira par le faire, et au moins, l’article est déjà publié comme ça.


L’info en + : Il va peut-être falloir que je me refasse les deux trilogies de films (je me souviens encore bien de la troisième, ça va), parce que je n’ai jamais réussi à accrocher plus que ça et à me souvenir de tous les détails, tous les personnages, tous les vaisseaux… et pourtant, il est clair que Disney met du fric dans la saga désormais.

Boba Fett Mandalorian GIF - Boba Fett Mandalorian - Discover & Share GIFs

Oh, je ne suis pas forcément fan de l’écriture du Mandalorian et de Boba Fett, parce que c’est assez lent, mais j’aime beaucoup malgré tout ce qu’ils en font : l’esthétique des séries, la fluidité des scènes d’action ; c’est somptueux, tout simplement. Et ça donne envie de les poursuivre, et ça donne envie de m’intéresser à la prochaine, qui sera sur Obiwan Kenobi. Oui, c’est prévu pour 2022, et oui, je risque fort de la regarder aussi.

Sans rien y comprendre. Si vous êtes fans de Star Wars, n’hésitez pas à rester dans le coin pour m’aider à bien comprendre tout ce qu’il se passe – je ne vous serai pas d’une grande aide, moi. 


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Euphoria – S02E01

Épisode 1 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Spoilers

Toujours en pleine rechute, Rue squatte Fez pour le Nouvel An.

He ain’t a kid asshole, he’s my partner.

La saison 2 commence bien, mais elle prend clairement par surprise : la première réplique nous introduit un nouveau personnage bien inattendu… La grand-mère de Fezco, le dealer de Rue. Euh. Bon, ben d’accord. Très rapidement, la série reprend son ton irrévencieux et ses jeux de miroir, avec la grand-mère qui se rend dans un strip-club. Elle y a clairement du pouvoir puisqu’elle peut le traverser sans se faire emmerder – et quand je dis qu’elle le traverse, elle le traverse vraiment, passant même par les salons privés. Elle finit dans le bureau du directeur.

Même pas deux minutes et on en arrive déjà à un sexe en érection : le directeur est en train de recevoir une gâterie d’une de ses danseuses quand la grand-mère arrive pour tirer une balle dans chaque jambe de l’homme. Oui, oui, on a droit à un plan de ça, alors qu’on s’en passerait bien. Le but ? Nous expliquer que c’est comme ça que la grand-mère obtient la garde de son petit-fils, qui se faisait battre par son père.

Soit. Elle le kidnappe donc pour le mêler à ses trafics de drogue. C’est étonnant, mais ça semble bien se passer pour la grand-mère qui fait bien jeune et le petit-fils qui apprend tout un métier compliqué auprès d’elle. Grâce à elle, il est aussi particulièrement doué en mathématiques à l’école : il est habitué à calculer la quantité de drogue après tout. Cependant, il n’y a bien qu’à l’école qu’il est traité en enfant. Partout ailleurs, il est le partenaire de sa grand-mère dans tous ses deals.

Et on suit ça comme si c’était bien normal, de même qu’il est normal de nous expliquer que son petit-frère est en fait un bébé qui a été confié à la grand-mère pour quelques heures. Pas de bol pour le bébé, la mère n’est jamais revenue, alors il s’est retrouvé élevé par la grand-mère et Fezco. Enfin, élevé, le mot est fort bien sûr.

La réalité est que le bébé se retrouve à manger des cigarettes dans l’évier de la cuisine/labo de drogue lui servant de baignoire – ce qui lui vaut son nom d’Ashtray, c’est-à-dire cendrier. Tout va bien dans le meilleur des mondes, nous sommes bien devant un nouvel épisode d’Euphoria. Oui, ça me manquait énormément. Et avec un début pareil, on se doute bien que la vie va mal tourner pour Fez. Etonnamment, c’est le cas, mais d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas : il se prend un coup de barre de fer dans la tronche en tentant d’empêcher sa grand-mère de tabasser un type.

C’est très con, parce que c’est comme ça qu’il se retrouve à avoir son premier trou noir. Après ça, la grand-mère est rapidement retirée de l’équation : il n’appelle pas les secours quand elle s’effondre dans la salle de bain, ce qui mène à un moment bien compliqué pour lui, car il est forcé de reprendre le business et de s’occuper de son petit frère. On sait évidemment qu’il fait tout ça à merveilles… mais ça n’empêche pas qu’il se fait aussi des ennemis, comme Nate.

Il passe alors son temps à se demander ce que sa grand-mère ferait à sa place, mais ce n’est pas si efficace. Quant à Ash, il grandit comme il peut dans cet environnement et finit par exploser la tronche de deux dealers avec lesquels Fez négociait. Voilà qui nous remet bien en contexte pour ce début de saison 2 : la série ne perd rien de sa superbe et est toujours aussi incroyable dans sa narration.

Comme nous en revenons au présent, nous pouvons enfin retrouver Zendaya à l’écran. Elle commence la saison en chantant comme elle peut du rap, une opération d’autant plus complexe qu’elle est aussi en train de se droguer en même temps à l’arrière de la voiture de Fez. Fez la conduit jusqu’à un deal de drogue, et elle est à l’arrière parce qu’Ash est à la place du passager avant. Le deal ?

On ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais Rue se retrouve à l’arrière de la voiture avec Faye, la copine d’un autre dealer. Nous apprenons que tout ça se déroule une semaine après la longue conversation qu’elle avait eu avec son parrain, puisque nous sommes au Nouvel an. Bienvenue en 2020, donc ? Elle n’est pas prête pour le covid vu la vie qu’elle mène. De toute manière, Rue n’est pas prête pour grand-chose alors que Faye se drogue à l’héroïne en se piquant directement le sexe. Rien que ça.

C’est charmant. Elle est interrompue dans son shoot de toute manière, puisque Rue et elle sont kidnappées bien vite et emmenées chez Brucy, le vrai caïd que venait voir Fez et son dealer habituel. S’il est en période de probation, le type trempe toujours autant dans des activités illégales, c’est très clair. Ash est ainsi mis dans un placard le temps que tous les adultes se déshabillent pour que le dealer vérifie si les deux dealers et les deux droguées portent des micros.

Allez, ben ça y est, ça c’est fait. La série reprend ses bonnes habitudes d’excellents choix musicaux pendant que le caïd s’amuse à danser devant tout le monde se mettant à poil. Tout le monde ? Pas Rue bien sûr. Elle est encore au lycée, alors elle n’en a pas envie. Le caïd l’emmène sous la douche pour la forcer à se déshabiller, mais c’est à peu près tout ce qu’il se passe pour elle. Elle n’est pas violée, c’est un excellent début pour cette saison, parce que je n’ai pas envie de voir ça.

Je n’avais pas forcément envie de voir non plus les personnages secondaires à poil ou Fez juste en chaussettes après. Tout ça finit par permettre à Fez de parler avec Laurie, la vraie directrice des opérations ici. Il présente Rue comme sa famille et fait finalement son deal comme si de rien n’était. Une fois que c’est fait, ils peuvent tous repartir vers la maison de Fez. Rue révèle qu’elle a trouvé toute l’expérience absolument géniale et qu’elle s’est éclatée malgré la peur – adorant particulièrement que le deal se fasse finalement avec une femme. Soit.

C’est un peu abusé tout de même, parce que c’est un début qui ne permet pas de savoir exactement de quoi parlera cette saison. A-t-on vraiment besoin de savoir que Rue continue sur une pente qui craint vraiment énormément ? En plus, je ne sais pas, il me semblait que des agents fédéraux avaient débarqué chez Fez il n’y a pas si longtemps ?

Que faire après un tel deal de drogue ? Si l’on en croit Rue, on se rend à une super fête de lycée où tout le monde boit et se drogue. Rue y évite autant qu’elle peut Jules alors que les scénaristes nous réintroduisent vite une Maddy pas si fraîche que ça et une Lexi inquiète du sort de Cassie. Suite à une dispute avec sa sœur en route, Cassie se retrouve à une station-service où elle croise la route de… Nate. Oh bordel. C’est un plaisir de retrouver Nate, mais le voir emmener Cassie à la fête avec tout ce que ça suppose de flirt entre eux, vraiment, je n’étais pas pour.

Et putain, Nate, qu’est-ce que tu fous à boire de la bière en conduisant sans regarder la fucking route ? Et putain, la post-prod, pourquoi vous faites des bons choix musicaux comme ça à chaque scène ? Et putain, Nate, arrête d’accélérer, tu as Cassie dans ta voiture. Vraiment, je crois qu’elle était mieux avec McKay finalement, même s’il ne s’occupait pas vraiment d’elle. Là, j’ai juste été terrifié pour elle : Nate accélère, elle se renverse de la bière sur elle et finit par oublier sa peur. Elle se détache ainsi pour retirer sa culotte trempée et… ils n’ont pas d’accident.

J’y croyais vraiment pourtant, puisqu’elle n’était pas censée être arrivée à la fête. Finalement, elle y était bien, mais dans la salle de bain en train de coucher avec Nate. Oh bordel, non. Je ne voulais pas voir ça, et j’ai quand même eu de la peine pour elle quand c’est Maddy qui frappe à la porte pour aller aux toilettes, n’ayant aucune idée qu’elle est en train d’interrompre sa meilleure amie et son (ex) petit ami dans leur coucherie. C’est d’une tristesse pour le développement de Cassie. Ah, les ravages de l’alcool.

Cassie se rhabille malgré sa terreur alors que Maddy est insupportable à s’exciter contre la porte pour pouvoir entrer, se moquant de Nate qu’elle pense être en train de faire de longs besoins. Elle finit par parler avec Travis, qui la drague, et ça gagne juste assez de temps pour que Cassie se cache dans la baignoire. Je m’y attendais, honnêtement, mais ça fait un bon suspense pour Nate lorsqu’il sort de là : il laisse Maddy aller pisser alors que Cassie est cachée dans la salle de bain.

Et il attend alors, clairement à un carrefour de sa vie : son ex et amour de sa vie est dans les toilettes avec la fille avec qui il vient de coucher, alors que Jules est là en train de danser à quelques mètres de lui – et il ne peut s’empêcher de regarder – et que Fez est présent lui aussi. C’est intéressant, mais pas autant que la situation de cette pauvre Cassie. Elle est coincée dans la salle de bain et finit par se prendre une serviette pleine de pisse sur la tronche.

Un bon gros début de saison pour elle. Mieux vaut être Jules dans ce début d’épisode apparemment, parce que même si elle cherche Rue partout, Cassie est ensuite coincée quand Maddy se retrouve à draguer Travis, le nouveau, dans la salle de bain. Cela ne donne pas envie d’être à sa place, et les scénaristes jouent avec nos nerfs puisqu’il y a aussi son portable juste à côté d’elle dans la baignoire. On pourrait penser que Nate viendrait interrompre tout ça pour prétendre vouloir parler avec Maddy… mais non.

Il prend un temps fou à le faire, et il finit par tomber sur McKay. Comment ne pas arranger les choses franchement. Après, il suffirait qu’elle prétende être K.O à cause de l’alcool dans la salle de bain, franchement. Là, elle empire sa situation à tenter de récupérer son portable.

Pendant ce temps, Rue s’isole bien vite de cette fête du nouvel an pour aller se réfugier dans une voiture loin de Jules, en pleine conversation avec Kat, alors que Lexi rencontre une nouvelle fois Fez. Lexi est tellement un personnage que j’adore et qui nous montre toute sa culture (elle n’en a pas tant que ça, hein, mais juste assez) que j’ai fini par ne pas aimer la scène. Je n’ai pas envie qu’elle flirte avec Fez. C’est une suite pas si illogique pour la série, mais je n’aime pas l’idée de ce couple.

Heureusement, Cassie reste la priorité de Lexie : elle fait ce qu’elle peut pour la retrouver et l’appelle. C’est ainsi que Cassie est retrouvée par Travis dans la baignoire… mais tout finit bien quand même : Maddy s’en fout de savoir qu’une fille est mal au point dans la baignoire, elle préfère se barrer pour aller danser avec Travis.

Non, mais sérieux. Cela permet à Cassie de sortir de sa baignoire, mais pas sans voir un pénis de plus, parce qu’elle est dans les toilettes après tout. Elle retrouve ensuite Lexi, toujours inquiète pour elle… mais bon, c’est de courte durée. L’enchaînement est logique, fluide et bien foutu jusqu’au bout : Cassie se retrouve isolée par Maddison lui souhaitant une bonne année, puis par McKay qui veut faire le point sur leur relation. Pas si évident.

Cassie passe vraiment un sale nouvel an en tout cas, et je suis content de ne jamais avoir eu à en vivre un aussi merdique. Elle refuse évidemment de se remettre en couple avec McKay, se demandant surtout si elle est une bonne personne et voulant une fois de plus se concentrer sur elle. Oh.

McKay, lui, sort de la pièce et se fait aussitôt harcelé par Nate qui veut savoir s’il a couché avec elle et s’il portait un préservatif. J’imagine que le but de la scène est de s’inquiéter vis-à-vis de possibles MST ? C’était intrigant, et Nate reprend son rôle de type gênante et toxique.

 

C’est abusé, mais Rue trouve l’héroïne de la droguée du début d’épisode et en prend un peu, avant de retourner à la fête où elle rencontre un nouveau type en train de se droguer sur la machine à laver. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils partagent ensemble ce qu’ils ont. C’est si abusé, vraiment. Après un deal, Rue se retrouve donc à faire une nouvelle overdose et un arrêt cardiaque, en plus. Elle est heureusement sauvée par une dose d’Aderall précieusement conservée dans sa chaussette et par ce nouveau type.

Elle ignore que Jules est en train de la chercher partout en parallèle, évidemment… C’est si triste pour elle. Pour elles, même. Bien sûr, la série tourne autour du pot avec ces deux-là, préférant nous réintroduire plus rapidement Kat et son mec. Quand Jules et Rue se retrouvent, cependant, on en arrive au moment le plus fort de l’épisode – et c’est la fin évidemment. Jules s’inquiète pour Rue, cherchant à savoir à quel moment elle a pu replonger dans la drogue. La réponse est malheureusement loin de lui plaire, puisqu’elle a replongé au départ de Jules.

La vraie fin d’épisode, c’est toutefois Lexi qui se fait draguer par Fez. Celui-ci prend son numéro de téléphone, parce qu’il a adoré passer du temps avec elle. Et il lui fait du bien aussi niveau égo, l’incitant à reprendre confiance en elle. C’est plutôt une excellente chose, mais c’est chiant aussi : la conversation avec elle prend fin alors il est prêt à partir. Cela met fin à la soirée pour Rue et Ash, évidemment.

Il leur demande de monter au plus vite dans la voiture et de la démarrer… parce qu’il a prévu un début d’année sacrément problématique. Lexi le comprend alors que le décompte pour la nouvelle année s’apprête à commencer : Fez retire son pull, regardant bien mal Nate. Oh non. Non, non, non, ils vont vraiment faire ça ?

La fin d’épisode est excellente, nous montrant où en sont les personnages juste avant minuit. Jules et Rue ne parviennent pas à se quitter du regard, Cassie est au plus mal, Maddy dans l’inconscience la plus totale, et… Tout tourne mal. Le cœur de l’épisode est évidemment Rue tentant de s’excuser à Jules avant de partir, avec des jeux de lumière sublimant vraiment les deux interprètes et permettant de passer de l’une à l’autre de manière originale.

Rue peut ainsi dire à Jules qu’elle veut être en couple avec, et le baiser peut avoir lieu. J’étais sûr que ça allait être interrompu par Fez pourtant, mais le baiser a bien lieu, pile pour la nouvelle année. Et à la fin du décompte, Fez vient finalement parler à Nate. La dernière fois, Fez voulait tuer Nate. Il endort la méfiance de Nate… puis lui éclate une bouteille sur la tronche.

L’épisode finit super mal : Fez n’éclate pas qu’une bouteille, il éclate complètement la tronche de Nate. C’était angoissant à voir comme la série sait bien le faire, parce qu’elle n’a pas été timide dans ce qu’elle montrait – sang y compris. C’était violent, donc, avec Cassie qui tente de s’interposer (plus que Maddy d’ailleurs), puis McKay. Fez finit par s’en aller, mais bien des témoins ont vu ce qu’il se passait, y compris Lexi. La pauvre.

L’épisode termine toutefois par un bon « damn » bien senti de Zendaya qui est toujours aussi géniale comme actrice. Bonne année.

Euphoria (S02)

Synopsis : Depuis la fin de saison 1, deux épisodes spéciaux en pleine pandémie ont permis d’apprendre que Rue avait bien survécu à sa rechute et son overdose. Reste à savoir ce qu’il advient de tous ses camarades.

Saison 1 | Saison 2


Pour commencer, je meurs d’impatience de voir enfin cet épisode après quasiment deux ans d’attente… Si j’avais oublié une grande partie de la saison avant d’en proposer un résumé hier, je n’ai en effet pas oublié qu’elle permettait de retrouver Zendaya une fois par semaine au sein d’une production qui sait comment sublimer ses acteurs. La saison 1 avait été marquante à bien des égards du côté de l’intrigue, des jeux d’acteurs, de l’esthétique et de la mise en scène de toutes ces histoires.

Voir aussi : Euphoria revient enfin… Récap saison 1

J’espère retrouver la même ambiance en saison 2 – cette qualité bien particulière, parfois même dérangeante, de l’écriture qui nous accable comme la vie accable les héros vraiment plus si adolescent que ça après deux ans d’absence. Bref, j’ai hâte de savoir ce qu’on nous réserve et vous aussi apparemment, parce que le nombre de vues du blog explose depuis qu’il est question de la diffusion de cette saison 2. Pas la peine de languir beaucoup plus longtemps et de s’appesantir en introduction pour cette saison, donc, on l’attend depuis assez longtemps pour se jeter tout de suite dessus.

Et tant pis si l’épisode dure encore une heure.

Note moyenne de la saison : 17/20

S02E01 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.
S02E02 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.
S02E03 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.
S02E04 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.
S02E05 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.
S02E06 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.
S02E07 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.
S02E08 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Saison 1 | Saison 2

Vus cette semaine #01

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Bonne année 2022 !

Mardi

NCIS Hawai’i – S01E10 – Lost– 13/20
Un épisode très classique qui prouve que la série a trouvé son équilibre et sait comment exploiter l’ensemble de ses personnages, quitte à chercher de nouvelles manières de ramener certains d’entre eux (une certaine, en particulier, même) dans l’intrigue. Pour le principe, quoi. Tant que l’ensemble reste divertissant, ça me convient de toute manière.
NCIS – S19E10 – Pledge of Allegiance – 12/20
Un épisode ultra-prévisible principalement à cause de ses choix de casting. S’il était divertissant, il est facilement oubliable à nouveau et le plus intéressant vient peut-être de ce que je projette sans que ce ne soit là plutôt que de ce qui est effectivement écrit et présent dans l’épisode. C’est problématique, mais c’est comme ça.
9-1-1 Lone Star – S03E01 – The Big Chill – 16/20
C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.
The Cleaning Lady – S01E01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.
This is us – S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Rattrapage

Riverdale – S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
 

J’ai aussi poursuivi mon rewatch de The Magicians avec deux épisodes de la saison 3 (et cinq de la saison 1).

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