Cet été sur le blog

Salut les sériephiles,

Je me suis piégé tout seul avec cet article dont j’ai écrit le titre il y a quelques semaines déjà en le casant ici parce que c’était la date parfaite pour évoquer l’été avec vous, et notamment l’été sur le blog. Pourquoi ça ? Eh bien, c’est les vacances, les amis, ça y est, on les a attendues un certain temps, mais elles sont là, et ça fait plaisir d’être limite pris par surprise par leur arrivée !

Recap 'UnREAL' Season 1 To Relive The Series' Most Outrageous Moments

Généralement, à chaque période de vacances, je me prévois un petit planning de visionnage et de choses à faire sur le blog. En ce qui concerne le blog, c’est plutôt facile : j’ai déjà lancé la saga des premières fois chaque samedi, j’ai quelques articles pour le lexique du sériephile, tout va bien. En ce qui concerne les visionnages, c’est autre chose : j’ai énormément de mal à m’y mettre en ce moment. Du côté des hebdos, ça va à peu près, même si je ne sais pas si je verrai dès aujourd’hui les deux épisodes qu’il me reste. J’arrive en tout cas à rester à peu près à jour, et heureusement vu le nombre de séries diffusées en ce moment.

En revanche, là où cet article est un piège, c’est que j’ai plein de séries à rattraper sur mon planning, mais vraiment plein, et je n’arrive donc pas à m’y mettre, n’arrêtant pas de les décaler. Certes, la rentrée sera maigre en séries vu que la Californie est encore confinée en ce moment et que la situation aux États-Unis est loin d’être idéale, mais ça n’empêche pas que j’aimerais bien avancer dans tout un tas de choses. Ainsi, je mets la priorité sur les fins de saisons qu’il me reste, même si j’ai du mal à trouver des séries qui me motivent en ce début de vacances.

The Definitive Ranking Of All "Veronica Mars" Episodes

Allez, je liste quand même, sans vous dire précisément ce qu’il en sera, comme ça, je ne m’aventure pas dangereusement. Pèle-mêle, voilà tout ce que j’essaie de caser dans mon planning en ce moment et que j’espère avoir vu d’ici septembre. Pour certaines, ce sera redondant de certains articles précédents ou du podcast d’hier soir… pour d’autres, il y aura peut-être quelques surprises :

The Affair: Season 2 Episode 4 | Cinema Freak

Finir les saisons de The Outpost, The Other Two & The Affair : C’est une vraie catastrophe, je me les trimballe depuis l’été dernier, avec pour certaines même pas une heure à caser. C’est dans mes cordes, c’est sûr… mais il faut juste que je me motive. Après, pour The Outpost, je me dis que ça peut limite atteindre la fin de l’été comme ça j’aurais encore tout en tête à la reprise en octobre…

Top 100 Séries – Places 50 à 26 | Smells like Chick SpiritFinir les saisons de 9-1-1, The Rookie, God Friended Me & American Horror Story : voilà des séries pour lesquelles ça va encore à peu près en ce moment. L’idée est de me mettre à jour avant mi-juillet sur ces séries que je voulais suivre de manière hebdomadaire tout au long de l’année. Ca avance ces derniers jours et vous allez continuer d’en voir quelques articles si tout va bien. Une fois que ce sera fait, il me restera encore Stumptown et All Rise

Gentleman Jack Anne Lister GIF - GentlemanJack AnneLister Sigh ...Finir la saison 1 de Gentleman Jack : Je n’y arrive pas et je ne sais pas pourquoi. J’adore la série, vraiment. Cela va faire huit mois que j’ai les DVDs chez moi, généreusement prêté par Pauline (à force, on va finir par croire que c’est un don)… et j’adore la série, pourtant, mais je n’arrive pas à la bingewatcher. Un par semaine, ça passe bien pour l’instant. Plus que trois épisodes, j’y crois !

Poursuivre Riverdale : Toujours dans le cadre du Challenge Séries, je compte bien essayer d’avancer quelque peu plus rapidement dans cette série. C’est un objectif qui devrait être facile à atteindre, honnêtement. Il s’agit toutefois de commencer une nouvelle saison, et j’hésite pour l’instant à me garder de côté les nouvelles saisons tant que je n’aurais pas terminé toutes celles en cours. C’est ambitieux comme pari, je ne suis pas sûr de réussir à le faire !

https://static1.purebreak.com/articles/4/17/02/24/@/659770-riverdale-saison-3-ces-choses-qui-n-ont-950x0-1.gif

Voir les fins de Club de Cuervos et Suits : parce que c’est honteux de ne pas être à jour dans ces séries que j’adorais et qui sont terminées depuis plusieurs mois maintenant… Bien sûr, cela signifie aussi essayer de me caser Pearson dans le planning.

suits #s9 #darvey #harveyxdonna #finalepisode #meantforeachother ...
En vrai, à peu près sûr que ce gif est un spoiler pour moi, mais toutes leurs scènes sont tellement toujours les mêmes, je ne sais plus !

Du côté des surprises pour le Challenge Séries, je me dis que Years & Years est toujours dans mes stocks (j’ai vu un épisode pour l’instant), même si j’ai peur de la déprime qui va l’accompagner, et que Superstore pourrait être un switch vraiment intéressant. Voilà donc pour l’été tel que je l’imagine. Oh, il y a bien aussi des nouveautés qui vont surgir, comme The Rain, Lucifer ou tout simplement Warrior Nun qui me fait de l’œil (rien que pour son titre), mais dont j’attends aussi les premiers retours pour me faire une idée de si ça vaut le coup ou non. Si j’arrive vraiment à voir tout ça, on pourra sortir le champagne, et… j’aurais à peine fait la moitié de mon Challenge Séries !

Quelles séries pour la Génération Netflix ? - Beabilis, le ...

Non, ce n’est pas gagné, je sais… Et encore, je n’ai pas parlé de 9-1-1 Lone Star. Bonnes vacances !

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E06

Épisode 6 – Adapt or Die – 17/20
Malgré des révélations attendues et des situations que j’espérais voir arriver depuis six épisodes, je dois bien avouer que j’ai eu plus de mal à entrer dans cet épisode qui patine un peu sur certaines intrigues et n’a pas le temps de tenir toutes ses promesses. Pour cela, il aurait fallu étendre sur un autre épisode son histoire, ce que les scénaristes n’ont pas souhaité faire, peut-être par manque de temps. L’ensemble reste très solide, évidemment, mais ça donne aussi l’impression que le tout est bâclé par moments.

Saison 7


Spoilers

706

You are a valued member of our family.

Oh lala, j’avais totalement zappé le cliffhanger de l’épisode précédent, mais le résumé me remet dedans directement… pour mieux recommencer par les Chronicons dans leur pièce blanche. C’est pratique ces aliens qui font faire des économies de budget. Des économies de budget, oui, mais pas de réflexions sur les méninges : on découvre ainsi que le plan des Chronicons est de séparer les agents et de s’adapter au maximum à ce qu’il se passe. Bien, ça explique au moins le titre de l’épisode très rapidement tout ça.

C’est tout bizarre ce début d’épisode qui nous renvoie dans le passé du S.H.I.E.L.D au milieu d’un lieu que l’on connaît trop bien, le Phare. Franchement, on est habitué à le voir suréquipé de tout un tas de gadgets modernes… pas de gadgets antiques ! May et Coulson y sont capturés de découvrent avec inquiétude que les Chronicons donnent une belle longueur d’avance technologique aux humains, puisqu’ils ont déjà des radars capables de localiser le vaisseau de nos héros. Oups.

Heureusement, il y a une mise en quarantaine de la base qui permet de retarder le pire, alors que Deke et Yoyo rentrent justement au vaisseau. « L’agent Shaw » (faut s’y habituer à celle-ci !) a donc tué Malick, et ça énerve Mack. Il a de quoi être énervé après ce qu’il s’est passé avec ses parents et avec le fait que Daniel et Daisy ont disparu à présent. Mack ne me fait pas bonne impression ces derniers temps honnêtement. Il est toujours directeur cependant, donc ses désirs sont des ordres… sauf pour Yoyo.

En effet, elle refuse de l’écouter et est plutôt celle qui lui donne des ordres, s’imposant auprès de lui pour l’accompagner chercher ses parents dans le Phare. C’est une manière comme une autre de rencontrer ses beaux-parents, après tout, alors que le Phare finit par envoyer des missiles sur le vaisseau principal, piloté par Enoch n’arrivant pas à y échapper, malheureusement.

Le vaisseau essuie quelques dégâts matériels, mais il n’y a pas de perte humaine, c’est déjà ça. Pardon, je reste toujours positif, mais en vrai, c’est la catastrophe : les dégâts peuvent pulvériser le vaisseau en cas de nouveau voyage temporel, ce qui fait qu’ils n’ont pas le choix de le réparer au plus vite. Malheureusement, Jemma ne se souvient plus comment le réparer, ce qui la fait paniquer une fois de plus.

Enoch s’occupe donc d’elle et l’on découvre qu’elle a un implant qui ressemble fort à une araignée dans le cerveau. Pendant qu’il essaie de réparer cet implant, Deke les surprend et imagine aussitôt qu’Enoch est un traître. Il le met KO, réveille sa grand-mère et apprend qu’il a fait une erreur… Il lui demande aussitôt des explications, ce qui fait qu’on en a quelques-unes, enfin.

Fitz est ainsi quelque part où il peut observer les Chronicons, et Jemma est la seule à connaître son emplacement exact. Cela fait qu’elle a mis au point un implant pour supprimer ce qu’elle savait et se télécharger de nouvelles informations, un implant qui se nomme Diana selon elle. OK, pourquoi pas.

Ensemble, Deke et Jemma réussissent à réparer le vaisseau, puis Enoch répare Diana, et tout est bien qui se termine bien. Enoch peut même faire partie de leur famille comme ça.

En parallèle, Yoyo et Mack réussissent plutôt bien leur mission, même si le Directeur qui est absolument contre les changements du passé n’est pas très diplomate avec ses parents, voulant leur faire des câlins et s’énervant facilement contre eux. Il leur donne aussi son nom, quand Yoyo tentait de le dissimuler comme elle pouvait, ce qui fait qu’on sait probablement comment il a eu son prénom (à moins qu’on ne soit dans un univers parallèle).

Bon, cela dit, on apprend ensuite qu’ils ont déjà leurs enfants, ce qui est étonnant. Tout l’épisode consiste alors à trouver un moyen de sortir du Phare sans se faire repérer ni par le S.H.I.E.L.D, ni par les Chronicons, et ça semble soudainement plus compliqué que d’habitude à faire.

Coulson et May sont toujours prisonniers du Phare dans tout ça, et en étant interrogé par le général en charge, May finit par découvrir l’identité d’un Chronicon. Ah oui, quand même, le Phare est tombé sous le contrôle de leurs ennemis qui sont ceux qui ont envoyé les missiles contre le Zéphyr. Le plan des Chronicons est simple et Coulson finit par le comprendre : ils ont trouvé un moyen de récupérer les souvenirs et les émotions de leurs victimes

Ils restent des robots donc May ne peut sentir ces émotions, mais ça n’empêche qu’ils donnent davantage le change que prévu. Le général se fait avoir et a même exactement ce qu’il demande : il voulait que son visage soit effacé des murs où il apparaît en hologramme, les Chronicon proposent de lui retirer, tout simplement.

May et Coulson n’ont aucun mal à s’enfuir car des menottes ne suffisent pas à arrêter Coulson-robot. Ils arrivent donc à temps pour détruire les deux Chronicons qui s’en prenaient au général et le sauver, sauf qu’il est révélé qu’il y a trois corps humains sans visage, ce qui ne m’inspire que moyennement confiance pour la suite. Pourtant, nos héros ne semblent pas faire le calcul, et Coulson s’aventure dans l’antre du loup : le sous-sol du Phare.

Il y trouve tout un tas de pods qui sont clairement des caissons pour Chronicons, mais aussi le centre de commande qui permet d’accéder au QG des Chronicons et que l’on a découvert en début d’épisode. Il peut ainsi interroger celle qui nous commande les Chronicons et obtenir des informations précieuses sur le reste de l’équipe. Elle lui explique alors que les Chronicons n’ont pas peur de la mort, parce qu’ils ont un temps illimité, contrairement aux humains, et que c’est ça qui fait leur supériorité sur eux (enfin, sur nous, hein).

Coulson lui souligne qu’elle a tort, au cours d’un joli montage : oui, le temps est limité, mais les humains sont prêts à se sacrifier malgré tout, sans jamais abandonner les combats qu’il mène pour de bonnes raisons. Coulson lui explique aussi qu’il n’a pas peur de mourir, parce qu’il a l’habitude de le faire : son super-pouvoir est justement de mourir.

Il s’échappe donc de la conversation pour revenir au Phare et décider de tout exploser dans les caissons. Pourquoi pas… sauf qu’il y avait quelqu’un en train de descendre le rejoindre ? Je n’ai pas eu le temps de bien comprendre de qui il s’agissait, mais c’était certainement un Chronicon. Bon, au moins, on se débarrasse de tous les Chronicons qui étaient là, alors que May et le général réussissent à sauver Mack de justesse d’un autre qui s’en prenait à lui devant ses parents.

Il est donc temps de dire au revoir au général. Avant ça, May lui explique qu’elle est niveau 7 et qu’il est celui qui doit répondre à ses ordres. Elle lui demande donc de trouver une jolie diversion, avant de lui serrer la main… ce qui nous révèle qu’elle sait qu’il est un Chronicon ? Son visage révèle quelque chose en tout cas, mais on ne sait pas bien quoi.

May finit en tout cas par révéler aux autres que Coulson est mort, avant de quitter le phare. C’est gênant comme tout tout de même, mais elle est en paix avec la décision de Coulson, sachant très bien qu’il pourra revenir, ce qui est d’ailleurs la raison de son sacrifice. Il faut dire aussi qu’il a eu le temps de convaincre May qu’il était bien Coulson et qu’il était important pour elle d’avoir à nouveau des sentiments. Bref, toute l’équipe peut retourner au vaisseau…

Seulement voilà, avant de retourner vers le Zephyr, John, le père de Mack, décide de remercier May qui comprend aussitôt que les parents de Mack sont des Chronicons. C’est terrible pour Mack, surtout que le trio May, Mack et Yoyo se retrouvent à devoir se battre contre deux Chronicons, alors qu’ils ne font pas le poids. Ils s’en sortent malgré tout. Je me demande même si Yoyo n’a pas retrouvé ses pouvoirs au passage, alors que Mack est forcé de jeter sa mère par-dessus bord. Certes, ce n’est pas sa mère pour de vrai, mais tout de même, quoi !

Pendant ce temps, Daniel et Daisy sont complètement drogués par Nathanaël qui a bien l’intention d’exploiter au maximum les deux agents, qu’il pense être tous les deux des inhumains. Ce n’est pas le cas de Daniel qui ne comprend pas tout à fait ce qu’il se passe, alors que Daisy a toujours des coups d’avance sur lui. Quand elle écoute Nathaniel, elle n’a aucun mal à comprendre que Daniel Whitehall va être à nouveau lié à son destin…

Malheureusement pour elle, en plus, la drogue l’empêche d’utiliser ses pouvoirs, ce qui fait qu’elle est impuissante. Le méchant peut donc récupérer le sang de sa moelle épinière, autant que possible, afin de le synthétiser et de tenter de récupérer ses pouvoirs en s’injectant le sang à son tour. L’avantage est que toutes ces scènes participent encore et toujours à rapprocher Daisy et Daniel. Je n’aurais jamais cru que je pourrais avoir envie de voir ces deux-là finir ensemble, entre la différence d’âge et le fait que ce sont des personnages que j’appréciais pour des raisons si différentes.

Pourtant, il faut bien avouer que l’écriture est bonne et que ses personnages ensemble fonctionnent terriblement bien. Malgré la torture qu’elle subit, Daisy s’arrange pour récupérer un morceau de verre qui peut servir d’arme et la donner à Daniel en train de la réconforter et de lui affirmer qu’ils rentreront chez eux.

Sousa parvient grâce à cette arme à s’échapper, mais Nathaniel a tout de même bien récupéré les pouvoirs de Daisy. Daniel n’a pas besoin de faire face à lui cependant : les pouvoirs, il est bien incapable de les contrôler et il se tue tout seul sous un tas de poutres. Pas évident de maîtriser les pouvoirs de Quake, hein.

Du coup, c’est presque décevant, parce que le duo parvient à s’échapper sans vraie scène d’action, ni d’ailleurs avec le moindre suspense. Sousa ramène Daisy à temps au Zéphyr et elle est mise dans le caisson où était May en début de saison, prouvant que les Chronicons avaient raison d’estimer à 22% les chances que son pouvoir finisse dans de mauvaises mains et à 86% les chances de survie de Daisy. Il n’empêche que toute l’équipe est bien affaiblie lors d’un voyage dans le temps.

Mack prend alors la décision de s’échapper en moto… pour faire son deuil. Il s’éloigne du Zéphyr, avec Deke qui le suit, parce qu’il se reconnaît dans son deuil de ses parents. Pas de bol, le suivre n’était pas une bonne idée : Jemma le recontacte pour lui dire de revenir au plus vite au Zéphyr. Ni lui, ni Mack – restant parfaitement impassible aux appels, rah mais t’es relou, toi ! – ne reviennent ainsi à temps : le Zéphyr One disparaît, sans eux. Vers l’infini et l’au-delà ?

Mack et Deke sont donc abandonnés dans un champ de fleurs quelque part à une certaine époque, Coulson est mort (encore), Daisy est blessée. Cela va nous laisser l’équipe sacrément déséquilibrée pour le prochain épisode ! Quant aux ravages des voyages dans le temps, j’abandonne le combat : clairement chaque voyage va créer une nouvelle timeline, je pense, parce que cette fois, on laisse quand même Mack orphelin avant l’heure ?

Saison 7

The 100 – S07E07

Épisode 7 – The Queen’s Gambit – 16/20
Je ne comprends plus rien, ne comptez pas sur ma critique pour éclairer pleinement les choses cette fois, parce que la série maintient volontairement le suspense et complique bien des choses avec une multitude de groupes. Le cliffhanger est tellement improbable ! Oh, tout ça va nous mener à une guerre finale, c’est sûr, mais en attendant, il faut s’accrocher et tenter de rester pour les personnages – que j’adore toujours, heureusement. Vivement les explications, ça traîne à venir.

> Saison 7


Spoilers

707

She’s the key to everything

L’épisode de cette semaine recommence par ce gros con de Gabriel qui a trahi tous ses « amis » après cinq ans en compagnie d’Echo et Hope. Ben voyons. La série ne fait pas le meilleur des choix là, je pense. On reprend donc avec lui qui a de la peine d’apprendre qu’Orlando s’est pendu. Finalement, il avait raison : l’emmener avec eux aurait pu être une bonne idée.

Le portail est ouvert afin d’envoyer son corps vers un joli paradis : la planète où nous avons vu Clarke et compagnie, donc, et dont on apprend en fin d’épisode qu’elle s’appelle Nakara. Les quelques explications viennent principalement de celui que je prenais jusqu’ici pour Sheperd, le berger, mais qui n’est finalement à appeler que par son nom, Anders.

Bien sûr, il explique que ça fait 1000 ans que ses scientifiques travaillent sur l’anomalie et il est encore et toujours obsédé par Clarke qui serait selon lui la clé de tout. Oh lala, je ne suis pas convaincu par cette information et par cette tournure de saison qui fait de Clarke une élue, encore. Ce n’était pas nécessaire, si ?

Ce n’est que bien plus tard dans l’épisode qu’on retrouve Gabriel, et à ce moment-là, il a eu le temps de devenir ami avec les scientifiques qui voient débarquer le groupe de la planète de Nakara, prêt à les attaquer et les tuer. Je suis bien content de voir ce groupe-là enfin à Bardo, même si Clarke débarque donc pour apprendre que Bellamy est mort. Le gros plan dramatique est vraiment réussi, l’actrice n’avait pas grand-chose à faire dans cet épisode, d’accord, mais elle le fait bien.

En parallèle, nous suivons Anders nous mener vers le cliffhanger de l’épisode révélant, sans trop de surprise, qu’il fait partie de la secte qui annonçait l’apocalypse et avait son propre bunker foireux. Finalement, Anders ouvre un caisson au logo de la secte et révèle que celui-ci contient le corps cryogénisé de Bill. Oui, oui, Bill le cinglé qui était à la tête de la secte « Second Dawn » et qui est censé avoir rencontré Becca après l’apocalypse, justement. Ben oui, grâce à la Flamme, Madi avait vu la mort de Becca, et c’est justement Bill qui avait fait en sorte qu’elle soit brûlée vive par ses disciples.

Du coup, Bill finit à Bardo tout en ayant été sur Terre lors de la fondation de Polis… Pardon, mais… Pourquoi ? Comment ? Qu’est-ce qu’il foutait à bord d’Eligius avec son bunker ? Comment il est arrivé là ? Et en quoi Clarke peut-elle être la clé de tout ? Non parce que c’est risqué de reposer tous ses espoirs sur une adolescente forcée de risquer sa vie tous les jours depuis sept saisons. Puis… Elle n’était même pas née à l’époque ? Et pourquoi ce cliffhanger est-il aussi peu explicité par la série alors que c’est un truc de malade mais que personne ne doit se souvenir de Bill ?!

Force est de constater en tout cas que la série me surprend avec cette décision… Et c’est pour ça que j’ai commencé par-là, parce que le reste était plus difficile à suivre, je trouve, se concentrant un peu trop sur des personnages secondaires à mon goût. Bon, pas que. Ainsi, à Sanctum, on reprend avec Murphy et Emori, cette dernière le réveillant pour qu’il aille s’occuper de Sheidheda. Emori prend son rôle très à cœur, elle connaît par cœur toutes les traditions des Premiers et le pouvoir commence à lui monter à la tête petit à petit, très franchement. Elle a en tout cas à cœur de faire en sorte que tout se passe au mieux possible, surtout qu’Indra leur a laissé le contrôle (euh OK ?). Quant à leur couple, tout va pour le mieux, apparemment.

Ailleurs, Madi voit ses dessins être analysés par Jackson. Il s’intéresse particulièrement à une cérémonie dans un dessin qui vient clairement d’un souvenir de Madi avec la Flamme… Très clairement, a posteriori, il doit s’agir de l’exécution de Becca, ça correspond à peu près… mais ça peut aussi être une indication de l’anomalie sur Terre ? Malgré les décalages temporels, je ne pense pas que les scénaristes osent renvoyer tout le monde dans le passé, puisque ces décalages sont expliqués par la proximité avec un trou noir, mais je pense que nous ne sommes plus à l’abri de rien maintenant. J’aimerais éviter ça, par contre.

Ce qui intéresse vraiment Jackson ici est cependant l’état d’âme de Madi, pas la complexité de la série, parce qu’elle fait des crises d’angoisse. Il n’est pas bien malin sur ce coup-là Jackson : quand elle regarde les garçons jouer au foot, il se demande si elle joue… alors que bon, c’est une adolescente qui veut clairement juste sa première relation amoureuse. Ce n’est pas comme si elle avait eu beaucoup d’adolescents avant dans sa vie, en plus.

Dans tous les cas, ça n’intéresse pas Jackson tout ça : il veut juste aider Madi à aller mieux. C’est plus ou moins efficace, mais l’idée est vraiment de lui retirer une bonne partie de la pression qu’elle avait encore sur ses épaules. C’est un peu étonnant de voir Madi dans ce rôle d’ado normale après tout ce qui lui est arrivé, franchement.

De Madi à Emori, il n’y a qu’un pas pour Jackson : il enchaîne une psychothérapie avec la première avec une fine analyse du personnage d’Emori et des raisons qui la poussent à vouloir gérer à ce point son rôle. De son côté, Murphy se rend auprès de Sheidheda pour lui apporter le petit déjeuner. Il est le seul à avoir encore le droit de lui parler et de le surveiller… mais il n’est pas le seul à lui parler pour autant.

Evidemment, on lui envoie des messages dans son petit-déj, parce qu’à aucun moment ils ne semblent avoir eu le temps de penser que peut-être les fidèles de Russel croient encore en lui. Ainsi, voilà notre Dark Commander au courant de la cérémonie d’unification qu’Emori se donnent tant de mal à préparer. Sheidheda s’amuse ensuite avec Murphy, lui disant qu’il sent sa peur et que s’il gagne aux échecs contre lui, il fera de lui un héros. C’est sympathique à voir, parce que Murphy comprend immédiatement que le Dark Commander lui cache une information cruciale sur quelque chose qui pourrait mal se dérouler. Les voilà donc qui se mettent à jouer aux échecs, sauf qu’ils sont tous les deux très bons à ce jeu.

La série s’amuse beaucoup avec la partie d’échec, jouant des doubles sens sur le nom des pièces (la reine, le château…) et sur les stratégies (c’est d’ailleurs le titre de cet épisode), prouvant une fois de plus que j’adore l’écriture de cette série. Par contre, Murphy ferait mieux d’être plus attentif à ce qui se passe, à la fois dans le jeu et sa conversation avec Sheidheda – qui mentionne encore et toujours Lexa. Fou comme son fantôme planera à jamais sur la série, tout de même, ça fait quatre saisons !

Bien sûr, on a la confirmation que Sheidheda veut le pouvoir et que Murphy veut juste survivre… même si le Dark Commander a bien conscience que les mouvements stratégiques de celui-ci ne sont pas géniaux en ce moment. Il veut juste qu’Emori l’aime, au point de risquer sa vie à jouer aux échecs avec ce meurtrier de masse.

Dans tout ça, il en oublie l’essentiel, Murphy : la cérémonie d’unification. En-dehors de la cellule, on retrouve la femme de l’irradié d’il y a deux épisodes, qui s’appelle Nikki, en train de parler à – et merde, j’ai encore oublié son nom, le guérisseur de Sanctum – Nelson (merci Emori). C’est un étonnant choix de la part des scénaristes, mais il va falloir leur faire confiance, j’imagine. Nikki tente de passer un marché avec lui, mais Emori l’en empêche évidemment.

Elle a vraiment l’intention de devenir la reine parfaite, capable de maintenir la paix, et elle le fait en racontant son passé, pour qu’il puisse s’identifier un peu à elle. C’est marrant, parce que Nelson est hyper énervé, une facette de son personnage qu’on ne connaissait pas encore. Il était plutôt fidèle à Indra jusque-là, alors c’est surprenant.

En tout cas, Emori continue de faire du très bon boulot à l’opposé de son travail de voleuse, espérant qu’il pourra assister lui aussi à la cérémonie d’unification, avant de récupérer son verre, dans son dos… pour mieux déterminer qui sont ses parents ? En tout cas, elle les invite à la cérémonie d’unification grâce à leur ADN. C’est gros comme pratique, mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est que Nelson peut bel et bien rencontrer ses parents.

C’est vrai qu’on oubliait les Enfants de Gabriel étaient avant tout les enfants des gens de Sanctum ? Je crois ? Je ne sais plus, je ne comprends plus grand-chose à la géopolitique à Sanctum et ça m’embête, parce que j’avais réussi à suivre tous les groupes de la série jusque-là, mais là, vraiment cette unification me laisse beaucoup plus perplexe. A priori, c’est bien ça, et le groupe de Nikki, ce sont juste les guerriers qui étaient endormis dans le vaisseau de Diyoza.

Si l’unification de Nelson se fait avec sa mère dans un joli câlin, son père veut le tuer et n’hésite pas à l’étrangler. Les choses partent en vrille évidemment. Murphy finit par comprendre ce que fait Sheidheda, mais c’est trop tard. Evidemment, il voulait juste le garder le plus longtemps possible, jusqu’à l’attentat organisé… mais organisé par le groupe de Nikki, sur lequel il n’a pourtant aucun contrôle ?

L’attentat ? Oui, bon, alors Nelson se retrouve à poignarder son père pour avoir la vie sauve, ce qui dégoûte évidemment sa mère, toujours du côté de son mari malgré le meurtre qu’il vient tenter de commettre (c’est un choix de vie, ma foi). Nikki débarque alors avec un flingue et ses hommes, pour prendre le contrôle du palais, alors qu’Emori ne peut pas faire face. Elle est seule, Murphy est coincé avec Shedheida et elle vient d’unifier un fils à ses parents pour mieux assister à un meurtre, ce qui, clairement, doit entamer un chouilla la confiance des fidèles des Premiers présents.

Nelson n’hésite pas à braquer Emori et veut la tuer, pour marquer un grand coup en tuant une Première, mais Nikki l’en empêche. Ben… tant mieux. J’espère qu’Emori aura vraiment savouré son pouvoir, parce que la voilà désormais otage et je pense que malheureusement, il n’y a pas grand-monde à en avoir quoique ce soit à foutre d’elle. Quant à Nelson, vraiment, ce personnage est improbable à retourner sa veste comme ça. OK, il est en colère d’avoir tuer son père… mais tuer Emori, vraiment ? Pourquoi veut-il faire ça ?

Parce que tout est vraiment trop simple dans la série et sa chronologie cette saison, en parallèle, mon dieu, on repart sur l’Arche ! C’est tellement improbable ce retour en arrière dans un flashback absolument génial qu’il m’a fallu quelques temps pour m’en remettre. Bon, nous ne sommes pas pour autant en saison 1 ou ce qu’il s’est passé avant la série, mais à une époque où Bellamy était rasé et où Echo avait de longs cheveux. Oula, c’est une autre époque ça !

Nous revoilà donc entre les saisons 4 et 5, quand la majorité des héros de la série se sont retrouvés dans l’espace pendant qu’Octavia s’éclatait dans son bunker. Il y a tout de même cinq ans dans l’espace que nous avons perdus sans jamais savoir ce qui était arrivé pour nous personnages préférés, contrairement au bunker où on a eu un petit avant-goût de cannibalisme. Je suis bien content que les scénaristes s’en souviennent, même si c’est clairement pour nous teaser avec la présence de Bellamy.

Pas un bon plan ! Les fans s’impatientent et sont largement dégoutés, à raison, de l’absence de Bellamy pour cette dernière saison, compromettant vraiment beaucoup une possible conclusion Bellarke (je ne suis pas vraiment pour non plus à ce stade, mais tout de même, Bellamy manque). Cette fois, on peut donc voir se développer dans ce flashback la relation Becho, à laquelle les scénaristes tiennent beaucoup.

C’est tellement le genre de scènes que je voulais voir à l’époque, avec Bellamy réconfortant Echo sur ses actions passées et sur leur tout premier baiser ! OK, ce n’est vraiment pas la scène que les fans attendent, mais je suis ravi que l’on sorte enfin du cadre des fanfics pour voir ce genre de scènes, hein.

Contrairement à ce que j’imaginais, ce flashback n’est même pas obtenu sous la torture d’Echo, c’est simplement un souvenir qu’elle a en tête pendant son deuil. Ben oui, Bellamy est mort qu’on nous dit (je n’y crois toujours pas, hein) et dans le présent, Echo est en train de le pleurer depuis une cellule de prison qui semble plutôt confortable.

Octavia et Echo sont ainsi dans la même cellule de Bardo. Qui a pensé que ce serait une bonne idée ?! Deux guerrières comme ça ensemble, c’est risqué, mais tout ce qu’il se passe, c’est Octavia faisant un petit câlin à sa belle-sœur, avant de lui dire qu’elles sont de la même famille. Euh, les filles ? Vous vous détestez normalement !

Après ça, Octavia lit un petit livre et Echo part en vrille. Fini le deuil, elle est prête à combattre, parce qu’elle comprend que si les disciples les maintiennent en vie dans de bonnes conditions, c’est qu’ils veulent les voir se battre. Alors… Certes ? Cela me paraît perché comme lien logique, mais il n’y avait peut-être pas assez de temps dans l’épisode pour que tout soit fluide ? C’est un gros reproche que je fais à cette saison : ils ont 16 épisodes, traînent vachement en longueur sur les intrigues, mais donnent l’impression de ne pas avoir le temps de faire tout ce qu’ils veulent.

Pour en revenir à Echo, elle se dit évidemment prête à se battre avec Bardo, et c’est suffisant pour que la porte s’ouvre cette fois. En parallèle, dans une autre cellule, Diyoza apprend à connaître un peu mieux sa fille, ce qui fait plaisir parce que Diyoza a vraiment manqué à la série finalement. C’est fou : je ne l’aimais pas tellement en saison 5 et je ne comprenais pas l’intérêt de l’avoir maintenue en vie, mais j’ai aimé son rôle dans ses quelques épisodes de la 6 et je suis heureux de la revoir maintenant.

Bon, les scènes avec Hope sont sympathiques parce qu’elle a beaucoup à découvrir sur sa fille, notamment le fait qu’elle a pu être élevé par Dev, qu’Hope voit donc comme son père. Bien sûr, Diyoza est énervée parce qu’elles sont prisonnières. Oh, Hope n’est pas débile : elle comprend que sa mère est simplement énervée de découvrir que sa fille est une meurtrière, elle aussi.

Diyoza est même dépitée aussi de savoir que sa fille est au courant pour son passé de terroriste et de meurtrière de masse. C’est sur que la rupture est brutale pour Diyoza : elle avait une petite fille adorable qui l’aimait sans avoir à connaître son passé, elle se retrouve avec une adulte qui connaît toute la vérité. Enfin, pas toute : il lui faut encore apprendre qui est son père. Surprise ! La réponse est un connard et psychopathe.

J’ai beaucoup aimé ces scènes mère/fille en tout cas, parce que c’était génial de voir Diyoza recadrer Hope et ses grands espoirs. Bon, après, les voir s’entraîner à se battre, c’était sympa, même si je trouve ça un peu naze de nous montrer que Hope n’est pas capable de se protéger mieux que ça. OK, elle ne veut pas faire mal à sa mère, je comprends, mais tout de même : elle a été entraînée par Dev, Echo et Orlando, elle devrait être meilleure que ça. Finalement, elle ne fait que craquer et pleurer dans les bras de sa mère.

La porte s’ouvre alors pour elles aussi, puisqu’Echo est prête à partir en guerre pour eux. C’est étonnant comme décision scénaristique, mais admettons : Anders veut que les quatre prisonnières deviennent des disciples et se battent avec eux… avant que l’on en arrive au cliffhanger, que j’ai déjà pu évoquer en première partie de cette critique. Pfiou.

Vraiment, cette saison me laisse perplexe, parce que chaque épisode semble contenir des pistes pour faire une saison entière, mais la saison en elle-même prend son temps en allant à toute vitesse d’une situation à l’autre, d’un groupe à l’autre et surtout d’un personnage à l’autre. Ils sont un peu débordés par l’ampleur de tout ce bordel, et ce ne doit être que le début maintenant que Second Dawn est de retour. Je pensais qu’on en avait fait le tour, mais j’imagine donc qu’il va falloir en revenir une fois pour toutes aux origines. L’épisode suivant la mort de Lexa était déjà brillant dans ce genre-là et m’avait retourné le cerveau. Je me demande s’ils en sont encore capable avec Bill !

> Saison 7

Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

> Saison 1


Spoilers

102.jpg

The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

> Saison 1