Les Anneaux de Pouvoir – S01E05

Épisode 5 – Partings – 16/20
Légèrement mieux que la semaine dernière, c’est sûr, mais encore un peu trop prévisible par moments et pas assez logique à d’autres pour que je sois totalement convaincu par ce qui est proposé. L’épisode, même s’il est long, est toujours un régal pour les yeux, il y a toujours quelques personnages que j’adore – et d’autres que je n’aime pas trop – et c’est intéressant de faire peu à peu les liens avec Le Seigneur des Anneaux. Bref, c’est toujours une réussite !

Spoilers

Numénor se prépare à la guerre, Bronwyn et Arondir aussi – et Nori, pas du tout.

You are Sauron, are you not?

Les journées d’hier et aujourd’hui furent chargées, mais tout de même, c’est le week-end et j’ai bien envie de voir la suite de la série – si on peut encore appeler ça une série quand l’épisode du jour dure 1h12. C’est plutôt le film de la semaine, mais c’est très bien comme ça, car j’ai beaucoup aimé le début de cette saison et que je suis curieux de voir dans quoi on s’embarque. En plus, un petit film pour un samedi soir, c’est très bien.

Bref, une fois le générique passé, nous reprenons comme je m’y attendais en fin d’épisode la semaine dernière sur l’intrigue des hobbits. C’était inévitable, après un épisode sans voir Nori et son étranger. Il n’est plus si étranger que ça : il parle désormais sacrément bien la langue et peut ainsi apprendre à connaître d’avantage les Pieds-Vélus… Le tout face à une vue magnifique.

Quand il découvre tout ce que Nori lui dit des dangers auxquels les hobbits sont confrontés, il se sent lui-même un danger pour sa nouvelle amie, mais elle le contredit immédiatement, lui assurant qu’il est un homme bon puisqu’il est capable de les aider. Une fois rassuré, l’étranger peut recommencer à aider les Hobbits à migrer.

La migration est une jolie scène, menée au son d’une petite chanson toute magnifique (mais pas bien crédible qu’elle puisse chanter comme ça en portant une charrette) et permettant surtout de nous montrer toujours plus de vues incroyables de la Nouvelle-Zélande. Ce début d’épisode ne dure pas bien longtemps, mais nos héros traversent toute la Terre du Milieu.

On dirait bien qu’ils sont seuls parfois durant cette migration, mais pourtant une autre scène nous révèle qu’ils sont toujours avec le reste des Pieds-Vélus. Un problème se pose toutefois bien vite durant la migration : Nori et sa meilleure amie trouvent des traces de loup. Ceux-ci ne tardent pas à se montrer – avec un look de sanglier un peu dans leur manière de charger… et ça permet comme je m’y attendais de révéler l’utilité d’avoir un magicien pour migrer.

Si une bonne partie des Hobbits souhaitent se débarrasser de l’étranger, il leur est bien utile face aux loups qui attaquent. Il utilise un peu de magie pour les faire s’enfuir, sauvant du même coup la vie de Nori, et de Malva, celle qui réclamait justement qu’on abandonne la famille de Nori derrière. Voilà donc Nori toute heureuse de voir tout son peuple se mettre à parler de l’étranger avec éloge. C’est sûr que c’est bon signe pour qu’il reste plus longtemps.

Malheureusement, sa magie semble le blesser, alors il plonge son bras dans de l’eau qu’il glace avec un petit sortilège. Nori veut l’en empêcher, et elle apprend à ses dépends que la magie est parfois imprévisible. À deux doigts de se transformer en Reine des Neiges, Nori se met à avoir peur de l’étranger. On ne va plus s’en sortir ! Et on ne la verra pas plus cette semaine – ma foi, tant mieux comme je ne l’aime pas plus que ça, mais c’est abusé de la voir si peu.

En parallèle de tout ça, d’étranges êtres que j’ai d’abord pensé être des elfes parce que tous de blanc vêtus se rapprochent du cratère par lequel l’étranger est arrivé en Terre du Milieu.

Autrement, nous retrouvons Arondir et Bronwyn dans une scène similaire au cliffhanger de l’épisode précédent : Bronwyn motive comme elle peut les troupes des hommes de son village à se battre contre les Orques. Contrairement à Numénor, par contre, il y a un dissident : un vieil homme propose plutôt de reprendre le chemin et de se rendre aux Orques pour survivre… Et il a du succès. Je doute vraiment qu’ils puissent survivre, moi.

Quand on les voit se rendre à Sauron directement, c’était à peu près sûr d’ailleurs. Je veux dire juste avant, Sauron (si c’est bien lui ?) demandait à ses troupes de se préparer à faire la guerre, mais pas avant de nous avoir révélé que lui ne brûlait pas face au soleil. Finalement, Sauron est prêt à accepter le vieillard, Waldreg, dans ses rangs… mais il exige un pacte de sang pour ça. Un pacte de sang ? Waldreg doit tuer le jeune pote de Theo.

C’est bête, ça, surtout qu’on avait l’occasion de savoir s’il s’agissait bien de Sauron, mais finalement, la question reste sans réponse.

Theo, lui, se fait entraîner au tir à l’arc par Arondir, ce qui leur permet de nouer une amitié plus solide qu’auparavant. Après, Arondir lui a sauvé la vie peu de temps auparavant, ça doit aider. Theo lui révèle finalement qu’il a une clé qui intéresse Sauron.

L’intrigue peut ainsi avancer – Arondir sait désormais ce que Sauron veut, et il sait aussi que Sauron sait que Theo a la clé. Ils n’ont plus beaucoup de temps pour se préparer à faire face aux Orques. Cela déprime tellement Bronwyn qu’elle décide de se rendre à son tour aux Orques : c’est un peu gros. Il y a moins d’un épisode, elle était prête à tout pour éviter de répéter l’histoire de son peuple. Désormais, elle est prête à trahir des décennies de rédemption de son peuple juste pour éviter d’être confrontée aux Orques.

C’est de toute manière trop tard : Arondir souhaite l’empêcher de se rendre et papote avec elle devant tout le village qui ne dit rien jusqu’à ce qu’ils entendent l’armée des Orques sonner la charge. Oups.

À Numénor, il y a tellement de volontaires pour partir à l’Ouest que Isildur se retrouve mis de côté – il ne fait plus partie de la Garde de la Mer, ou de n’importe quelle autre Garde d’ailleurs. Par conséquent, il se retrouve dans la réserve et tente de supplier son père de le mettre en haut de liste pour partir à la guerre. Bizarrement, il a une position qui est l’exacte opposée de sa sœur : Eärien demande à son nouveau copain de convaincre le consul Pharazôn de parler à la reine pour arrêter la guerre.

Elle n’est pas la seule à le vouloir : tout le palais semble considérer que la reine est cinglée de partir en guerre sur les demandes d’une elfe. Il me semblait que le présage divin de l’épisode précédent suffirait pourtant à lui donner toute sa légitimité. Ce n’est pas le cas, mais elle ignore le problème : la reine préfère préparer la guerre avec Galadriel et Halbrand.

Ce dernier n’est pourtant pas ravi de ce qu’il passe et s’oppose un peu à la volonté de la reine – mais c’est mal connaître Galadriel. Il refuse de lui venir en aide, alors qu’elle fait tout pour elle, et je ne vois pas trop pourquoi il fait son chieur comme ça. Il voulait aller sauver son peuple, elle trouve une solution et non, il se met à penser que c’est une mauvaise idée de partir comme ça et refuse de mêler son peuple à la guerre contre les Orques.

Galadriel n’est pas du genre à se laisser impressionner pour autant, et sa scène suivante nous le rappelle bien. Nous la voyons en effet entraîner des soldats de Numénor – c’est une elfe guerrière, c’est bien normal. En échange, l’homme qui parviendra à la toucher sera promu lieutenant. Galadriel s’amuse bien de ce qu’il se passe pendant l’entraînement. Elle se bat avec grâce et beauté, se prenant pour Néo de Matrix par moment, et ridiculise quelque peu l’armée de Numénor. C’est peu rassurant de les voir submerger par Galadriel seule. Finalement Valandil, aka Kai de NCIS Hawai’i, est promu lieutenant alors que Galadriel découvre qu’Halbrand lui cache des choses – et des talents en maniement de l’épée.

Bien sûr, si Galadriel prépare la guerre, il va de soi que le copain d’Eärien essaie de convaincre le consul de ne pas partir en guerre, en profitant pour dire qu’il est honteux de suivre les conseils d’une elfe. Pharazôn dévoile que son intérêt dans la guerre est tout autre : c’est un intérêt marchand. C’est une idée intéressante, ma foi. De son côté, la reine est mise en garde par son père qui lui demande de se méfier des ténèbres qui l’attendent sur la Terre du Milieu.

Tout Numénor se met à alors faire la fête pour profiter des derniers instants avant la guerre. Tout Numénor ? Pas Isildur. Il souhaite parler à nouveau à Valandil pour se réconcilier avec lui – ayant bien sûr en tête de se faire embaucher par ce lieutenant. Le problème ? Même si Valandil est prêt à se réconcilier ; même s’il déclare à Isildur devant Ontamo qu’il est toujours son meilleur ami, Valandil n’est pas prêt à recommander Isildur pour autant. Il veut garder sa crédibilité de lieutenant. Sympa.

Isildur n’a donc plus d’autres choix que d’essayer de voyager clandestinement sur l’un des bateaux de la flotte. Cela lui permet de surprendre le copain de sa sœur en train d’essayer de détruire le bateau. Malheureusement, il y arrive et l’explosion qui s’ensuit est impressionnante. Isildur prend le temps de sauver le terroriste, que j’imaginais capable de le dénoncer. Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, c’est déjà ça.

Heureusement, il reste d’autres navires. Galadriel essaie donc de convaincre la reine de ne pas se laisser impressionner par un acte clairement terroriste, mais elle est désormais mise à mal par Pharazôn qui a changé d’avis. Elle a donc vraiment besoin de convaincre Halbrand de l’aider : il reste trois bateaux et ils ne quitteront Numénor que si Halbrand affirme à la reine le soutien de ses hommes sur la Terre du Milieu.

En tentant de le convaincre, Galadriel a le droit de découvrir sa petite backstory, sans vraie précision. L’avantage, c’est que ça permet aussi à Galadriel de montrer sa principale faiblesse : elle veut venger son frère, et elle est prête à tout pour ça, incapable de s’arrêter dans sa lutte. J’aime vraiment bien son personnage et son accent, avec ses phrases alambiquées d’elfe.

Elle a les mots justes pour convaincre Halbrand de partir en guerre, nous laissant sur un cliffhanger finalement assez similaire à celui de la semaine dernière : tout Numénor est prêt à partir sur la Terre du Milieu. La différence, c’est que cette fois, ils s’en vont vraiment – y compris Isildur, vu comme un héros depuis qu’il a sauvé une vie. Bon, c’est un héros qui se retrouve à devoir nettoyer les écuries, parce qu’il ne faut pas trop abuser, il est là juste grâce à son père.

Qu’importe : ce qui compte, c’est d’être là, sur le même bateau que Galadriel qui se fait un petit bain de soleil.

Sinon, Elrond est toujours dans cet épisode, mais j’avoue que je n’ai pas trop capté sa première scène où il était plus question d’une table que de l’intrigue en cours – juste histoire de nous dire qu’Elrond est fidèle à son amitié avec les nains. Le vrai intérêt de la scène est de le faire parler à un autre elfe qui nous explique l’origine et la naissance du Mithril : c’est un subtil mélange du pouvoir d’un elfe, des ténèbres et d’un éclair.

Elrond garde le secret de Durin comme il peut face à cet elfe qui comprend bien ce qu’il en est, mais qui souhaite une confirmation quand même de la part d’Elrond. Je ne vois pas bien l’intérêt de leur conversation, franchement : le mec insiste pour avoir la confirmation et Elrond passe son temps à dire qu’il a promis de ne rien dire… Mais s’il dit qu’il a promis de ne rien dire, il dit implicitement ce qu’il en est non ?

Genre, la question est vraiment : « ont-ils trouvé le Mithril, oui ou non ? » et la réponse « J’ai promis de ne rien dire ». Mais si la réponse est non, il n’y a rien à promettre ? Donc c’est forcément oui. Ce n’est que moi ? C’est débile. Elrond passe le reste de l’épisode à se renseigner sur le Mithril pour comprendre ce dont il s’agit exactement. L’architecte lui assure alors que le Mithril est leur seul remède pour éviter l’extinction qui a commencé si l’on en croit la mort de leur arbre, mettant à mal Elrond dans sa promesse, dont il reparle à nouveau. Allez, on va dire que le secret qu’il garde est le lieu où est gardé le Mithril… mais vraiment, je n’aime pas ce personnage. Oui, je vais le dire à chaque épisode, désolé.

On enchaîne donc sur une scène où Elrond essaie de demander à Durin un moyen de briser sa promesse. Il révèle toute la vérité à Durin, tout simplement, promettant une mort assez atroce à tous les elfes de la Terre du Milieu s’ils n’étaient pas protégés à temps par le Mithril. Cela confie un sacré pouvoir et une sacrée responsabilité à Durin : il a le sort de tous les elfes entre ses mains. Bon, ça, c’est ce qu’il dit. La vérité, c’est que le père de Durin est encore en vie, et que c’est lui qui prend les décisions.

Peu importe la décision, cependant : ils sont observés par un autre elfe qui n’hésitera pas à trahir Durin, lui.

9-1-1 – S06E01

Épisode 1 – Let the Games Begin – 17/20
La saison débute par un premier épisode très solide qui n’a rien à envier aux autres saisons, si ce n’est peut-être que ses enjeux sont moins importants pour Los Angeles – mais beaucoup plus pour les personnages. Certaines évolutions d’intrigues sont ici bien plus qu’attendues, d’autres décisions me déçoivent un peu, mais dans l’ensemble, on retrouve la série en grande forme ; et donc en meilleure forme qu’en fin de saison précédente.

Spoilers

Quatre mois plus tard, la vie des pompiers n’a pas beaucoup changé. Mais ça ne va pas durer avec cette nouvelle saison.


That ring saved my hand.

High hopes ? Oui, moi aussi j’ai de high hopes pour cette saison, j’espère que les scénaristes ne me décevront pas, mais je sais que ce sera le cas. Je veux dire la première scène se déroule déjà dans un dirigeable au-dessus de Los Angeles, alors ça promet une belle scène dramatique. Non, je n’ai rien vu sur la saison avant de lancer cet épisode, pas même les photos promotionnelles.

Comme toujours, on commence par des scènes présentant une situation avec plein de personnages – ceux qui conduisent le dirigeable en commentant la vie au sol et en se racontant leur vie, les fans de sport dans un stade, notamment une maman hyper angoissée pour sa fille qui recommence à peine à vivre une vie normale. Soit.

Comme prévu, le dirigeable finit par avoir un petit problème de moteur qui le fait se diriger droit vers le stade. C’est un crash qui est prévu, et ça ne dit rien qui vaille. Si l’une des pilotes décide d’envoyer un mayday par les voies officielles, son co-pilote passe un coup de fil au 9-1-1. C’est l’occasion pour nous de retrouver Maddie, toujours aussi efficace dans son job.

Le nouveau centre d’appels ? Il semble beaucoup plus grand et aéré que le précédent, mais du coup, on en arrive à se dire que ça manque de bureaux pour tous les figurants des saisons précédentes. C’est peut-être un moyen de réduire le budget, mais en même temps, le budget est toujours au top dans cette série pour les accidents. Sans trop de surprise, voilà donc le dirigeable qui se crashe dans le stade.

C’est aussitôt la panique dans le stade, parce qu’à l’intérieur de celui-ci, on imagine aussitôt qu’il s’agit d’une bombe. Après tout, le sol et les murs tremblent, et ça fait le bruit d’une bombe, donc c’est bien logique. La mère et la fille sont bousculées dans tous les sens et sont séparées. C’est l’occasion pour nous de découvrir que la fille porte en fait sur elle un appareil médical avec des tubes. Malheureusement, quand elle tombe, les tubes sont visibles et l’homme derrière elle pense aussitôt qu’elle porte la bombe.

La pauvre n’est pas aidée. Par chance, les premiers secours arrivent déjà. Ce ne sont toutefois pas les pompiers qui s’occupent d’elle, mais Athena. Celle-ci a désormais des cheveux longs et comprend assez vite le problème de la gamine quand elle voit les tubes. Grâce à une photo envoyée à Maddie (oula, ça change de technique cette saison !), Athena découvre le problème exact de la gamine et se met à la recherche de son appareil de secours.

C’est sa mère qui l’a, mais Athena finit par la retrouver. La mère est tout aussi blessée que sa fille, donc Athena lui envoie des secours avant d’aller changer le cœur artificiel de la gamine selon les instructions de Maddie, parce que pourquoi pas ? Cela paraît presque simple comme procédure.

En parallèle, cette première intervention est gérée aussi par les pompiers. Ce sont Eddie et Buck qui s’occupent des pilotes du dirigeable, et si c’est assez impressionnant visuellement de les voir sur l’échelle, je dois dire qu’il y avait moins de tension et de pression. Bon, ils essaient d’en rajouter avec une échelle instable au moment de l’évacuation et un Eddie qui risque sa vie en sautant au-dessus du vide pour atteindre l’échelle, mais eh, au pire il pouvait se faire avoir Eddie, c’est pas grave.

Bref, l’intervention se termine bien et la saison peut enfin commencer. Si je disais en introduction que je comptais sur Lucy pour gérer et être davantage développée, je suis juste dégoûté par sa première scène. Elle est en visio et en effet, Lucy commence bien la saison : elle a une fracture au pied après avoir joué avec ses nièces. Bien joué.

Je suis un peu dégoûté parce que ça l’a fait s’absenter quatre à six semaines, donc j’imagine qu’on ne le reverra pas tout de suite dans la série. Ce qui est curieux, c’est qu’elle s’excuse de gâcher le voyage de noces de Bobby. Cela semble vouloir dire qu’il va s’absenter – et Athena aussi ? – alors que la saison commence à peine. Ce que Buck en retient, lui, c’est que Lucy allait être promue capitaine par intérim à sa place, et il n’aime pas ça.

Si je comprends pourquoi Bobby ne veut pas remettre Chimney à cette place-là, je me pose surtout la question de ce qu’il en est pour Hen. Lucy, c’est un choix logique, car elle a été introduite comme une pompier très expérimentée sur d’autres casernes, alors pourquoi pas ? Et bien, parce que Buck ne veut pas l’avoir comme cheffe. Heureusement pour lui, elle a donc une fracture, parce que sinon, il n’aurait pas trop eu le choix.

Il s’en plaint à Eddie et Christopher, ce qui est l’occasion pour nous de découvrir que cela fait quatre mois que la saison précédente s’est terminée et que Taylor a déménagé. Je me demande si on la verra encore dans la série après ce départ, d’ailleurs. Toujours est-il que Buck n’a pas de canapé, ce qui fait rire Christopher, et une forte envie de devenir capitaine par intérim. C’est vrai que ça fait quelques années qu’il est pompier désormais.

Dès lors, il essaie de se faire remarquer par Bobby sur les interventions, quitte à faire du zèle. Ce n’était pas une grande réussite, je trouve : il est devenu insupportable beaucoup trop rapidement. La deuxième intervention est sympathique dans la manière dont elle est présentée, avec un personnage complètement con qu’on imaginait tous perdre sa main quand il met la main dans une machine à broyer, juste pour récupérer sa bague de fiançailles. C’est finalement la bague de fiançailles qui se prend pour une balle de fusil. Le père s’en sort, et hop, on peut passer à autre chose. On reconnaît bien là un premier épisode de saison : des interventions surprenantes et réussies.

La troisième intervention est plus marrante encore, avec le fameux concours très américain où il faut garder sa main sur une voiture le plus longtemps possible pour la garder. Comme souvent dans les séries qui proposent un concours comme ça, ça se termine mal pour une des finalistes qui a des problèmes médicaux. Une intervention de pompiers plus tard – et un Buck insupportable, d’ailleurs – les deux finalistes gagnent une voiture pour éviter une mauvaise pub au gérant du garage. Simple, efficace, il faudrait des pompiers plus souvent.

Buck, en revanche, n’arrête pas de vouloir prouver qu’il est le meilleur à ce poste, et ça finit par souler Hen aussi. Elle se rend donc auprès de Bobby afin de se plaindre, histoire que Bobby annonce enfin qui sera capitaine à sa place pour quelques jours. C’est le moment pour Bobby de confesser qu’il a pensé à elle – ce qui la choque – mais a préféré ne pas lui demander car elle avait déjà beaucoup à faire en-dehors de la caserne.

Pourtant, elle est prête à prendre l’intérim, surtout pour une petite semaine. Oui, oui, une semaine. C’est un voyage de noces qui fait beaucoup parler alors que ça ne durera qu’une semaine. Buck est dégoûté d’entendre de la bouche de Bobby qu’Hen prendra sa place plutôt que lui, car lui n’est pas encore prêt à prendre cette place.

N’est-il pas mignon Buck ? Il se met aussitôt à flipper de ne pas pouvoir être capitaine par intérim parce qu’il n’a pas de canapé. La métaphore est un peu lourde, franchement, mais elle est compréhensible : il a peur de ne pas être à la hauteur pour choisir un nouveau canapé (et donc une nouvelle copine), craignant de refaire les mêmes erreurs. Certes. Bobby le rassure donc et lui conseille de se lancer, tout simplement. Le soir-même, Buck fait donc quelques travaux d’aménagement et s’installe un fauteuil.

Hen, elle, n’a pas cette peur. Elle prend la place de Bobby derrière son bureau, tranquille, pour remplir quelques rapports. La dernière fois qu’elle était à cette place, c’était pour voler des dossiers, ça fait une sacrée évolution en quelques mois.

En parallèle de tout ça, les pompiers ont donc aussi une vie. Après quatre mois, Maddie et Chimney font toujours appartements à part, et ça en devient ridicule : ils étaient prêts à se remettre ensemble en fin de saison précédente, c’est juste qu’ils ne sont pas prêts à se parler. Et ça se confirme quand même Josh le rappelle à Maddie. Oui, Josh est de retour dans le nouveau centre d’appels – et nous découvrons aussi de nouvelles recrues pour le call center du 9-1-1. May est ainsi remplacée par Noah, un nouveau tout mimi et assez maladroit, fan de Maddie… il a tout pour lui.

Bref, là n’est pas la question. La question, c’est que Maddie reste dormir chez Chimney pour quelques nuits parce qu’elle a des problèmes de plomberie (ce n’est pas un jeu de mots). Josh est la voix de la raison sur ce coup-là. Au travail, il indique aussitôt à Maddie que c’est un retour à la normale plus qu’attendu – et qu’elle ferait bien de lui dire ce qu’elle veut exactement.

Elle finit par le faire après s’être endormie pour la troisième fois devant un film qu’ils n’arrivent pas à finir ensemble, et bim, les voilà qui redeviennent enfin un couple – et une famille avec Jee-Yun. Malheureusement, ce n’est pas encore si simple : elle s’est barrée pendant six mois quand même et il reste quelques non-dits entre eux. Chimney flippe donc pendant une partie de la nuit et se barre au petit matin.

Grâce à une nouvelle intervention au boulot, Maddie parvient tout de même à prendre conscience qu’il est temps d’arrêter d’avoir peur et de se cacher – meilleure cachette de cache-cache pour ce petit frère qui réussit à faire en sorte que son grand-frère appelle le 9-1-1 quand même. Moi, j’en retiens qu’il était temps que Chimney et Maddie, après près d’un an, en arrivent enfin à se reparler et se remettre en couple. Et puis le « Mama stays » en fin d’épisode était tellement trop cute ? J’ai adoré.

Autrement, je suis plutôt content aussi que cet épisode prenne le temps de nous développer le personnage de May. Bien sûr, elle regrette son choix : la vie va être sacrément calme à l’université en comparaison au centre d’appels.

Il me reste à traiter une dernière intrigue : le fameux voyage de noces de Bobby et Athéna. Il serait temps de le faire, ça fait un moment qu’ils sont mariés. L’air de rien, le voyage ne pose pas problème qu’à la caserne : on comprend assez vite qu’Athena est ennuyée par Bobby qui veut y planifier trop de choses pour compenser. En six jours et sept nuits, il prévoit sept bars et une éco-croisière. Elle a beau dire qu’elle l’aime et qu’elle veut le laisser savourer, ça fait quand même beaucoup.

De toute manière, la fin d’épisode nous laisse présager un voyage de noces moins dingue que prévu : Athéna et Bobby parlent au téléphone, en visio, aux parents d’Athéna et le cliffhanger nous laisse sur un moment difficile à vivre pour Athéna… En effet, la voiture du mari rentre dans la maison et écrase la mère d’Athéna. Ce n’est pas un tsunami, mais ça devrait être suffisant pour retourner le personnage et proposer un bon deuxième épisode. Sans exploser le budget (mais un mur de maison quand même), la série trouve ainsi le moyen de marquer les esprits, comme elle le fait à chaque début de saison.

Pas sûr que ça débouche sur plusieurs épisodes comme d’habitude, en revanche.

> Saison 6

 

9-1-1 (S06)

Synopsis : La vie des opérateurs et équipes d’urgence continue à Los Angeles, avec cette fois un nouveau centre d’intervention pour répondre aux appels passés au 9-1-1.

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Pour commencer, je débute cette saison à une heure vraiment peu raisonnable une veille de jour où je bosse, mais ce n’est pas si grave, parce que ce sera un mercredi et que j’ai mathématiquement moins d’heure le mercredi. Non, en vrai, je suis impatient de voir ce que réserve le premier épisode, parce qu’il annonce souvent une grosse catastrophe à venir – et des premières intrigues sympathiques.

En plus, je me suis enfilé plein d’épisodes de la série ces derniers jours pour être prêt à regarder cet épisode le jour de sa sortie, alors ce serait tout de même dommage de ne pas le regarder le jour de sa sortie, justement. Bon, après, vu l’heure, je vais le voir aussi sur le lendemain de sa sortie… mais c’est un détail technique.

Plus sérieusement, cette saison 6 m’intéresse car j’espère que certains nouveaux seront davantage développés – Lucy, je compte sur toi, beaucoup – et que d’autres seront plus exploités par les scénaristes – principalement Josh et Linda à vrai dire. Je suis curieux de ce que deviendront des personnages comme May ou Ravi. Ou Taylor, tiens, parce qu’elle finissait mal la saison précédente.

Voir aussi : Précédemment dans 9-1-1 (Récap Saison 5)

Quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour de nouveaux bons gros dramas – mais je sais que je peux compter sur cette série pour me les fournir de toute manière.

Note moyenne de la saison : 15/20

S06E01 – Let the Games Begin – 17/20
La saison débute par un premier épisode très solide qui n’a rien à envier aux autres saisons, si ce n’est peut-être que ses enjeux sont moins importants pour Los Angeles – mais beaucoup plus pour les personnages. Certaines évolutions d’intrigues sont ici bien plus qu’attendues, d’autres décisions me déçoivent un peu, mais dans l’ensemble, on retrouve la série en grande forme ; et donc en meilleure forme qu’en fin de saison précédente.
S06E02 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.
S06E03 – The Devil You Know – 11/20
Je suis blasé par cet épisode qui n’était pas du tout ce que j’en espérais. Non seulement, je l’ai trouvé extrêmement prévisible, mais en plus, comme à chaque fois qu’ils se lancent dans ce genre d’enquêtes, il y avait des problèmes de cohérence et de crédibilité. Pour ne rien arranger, j’ai eu l’impression de regarder une toute autre série. Bien sûr, le changement de ton était voulu, mais je n’ai pas accroché plus que ça.
S06E04 – Animal Instincts – 15/20
Et beh voilà, ce n’était pas si compliqué de faire un épisode qui tienne davantage la route que le précédent. Cela me rassure un peu pour le reste de la saison : on retrouve les cas d’urgence parfaitement improbables de la série et les évolutions de personnages qui prennent des virages inattendus à 180° sans crier gare. Et cela me va beaucoup mieux. j’espère que la saison va continuer sur cette lancée qui lui réussit bien mieux.
S06E05 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.
S06E06 – Tomorrow – 16/20
J’ai l’impression que l’épisode passe à côté de certaines opportunités et twists qui auraient pu être évidents, se contentant d’un suspense moins efficace. Pour autant, cet épisode marque un tournant dans la vie d’un des personnages principaux de la série et il le fait de manière plutôt réussie. Après, je ne suis pas le plus objectif sur le sujet : j’adore les personnages mis en avant dans l’épisode.
S06E07 – Cursed – 13/20
L’épisode est un brin trop prévisible et propose un humour auquel je n’ai pas tout à fait accroché, mais c’est autrement efficace. Comme toujours, les interventions font qu’on reste scotché à l’écran pour voir comment les personnages vont s’en sortir alors que ça paraît aussi impossible qu’improbable qu’ils s’en sortent ou vivent ce genre d’accidents. Le thème de l’épisode est sympa, même si ça commence à être redondant ce type d’épisodes après six saisons.
S06E08 – What’s Your Fantasy ? – 14/20
Je me rends compte que je ne suis vraiment plus objectif avec cette série, parce que dans l’ensemble, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. Quand elle se concentre, comme dans cet épisode, sur des personnages que j’aime, ça passe toujours un peu mieux, mais eh, l’excès en permanence finit par me donner le sentiment qu’ils ne parviennent plus à surprendre autant qu’avant. C’est toujours cool à voir, mais ça finit par être prévisible. L’adrénaline est toujours là… mais on s’y habitue.
S06E09 – Red Flag – 14/20
J’espérais un peu plus de folie pour cet épisode, surtout avec un titre et un synopsis comme ceux-là. Finalement, cette mi-saison est plutôt calme par rapport à ce que la série peut proposer parfois. J’ai bien aimé les cliffhangers, mais l’attente ne sera vraiment pas insoutenable avant la reprise. Et puis, j’ai pas mal de 9-1-1 Lone Star en stock de toute manière. Pas sûr de les regarder tout de suite, en revanche, j’ai encore un peu de temps pour me mettre à jour tranquillement avant la reprise. Oui, je change totalement mon planning de #WESéries, et alors ?
S06E10 – In a Flash – 17/20
C’est une reprise efficace pour la série qui prend le temps de faire le tour de la majorité de ses personnages, sans oublier ce qui fait son sel depuis toujours : les rushs d’adrénaline lors de certaines interventions. Cet épisode ouvre de nouvelles pistes pour la deuxième partie de saison – pistes qui ne sont pas toutes aussi plaisantes les unes que les autres, mais qui devraient permettre des évolutions logiques et fluides pour les dix prochains épisodes.
S06E11 – In Another Life – 12/20
J’ai beau essayer d’accrocher aux épisodes « what if », il faut bien se faire une raison : je n’aime pas ça. Je savais que ça allait en être un, et même en étant au courant, j’ai trouvé que c’était long et qu’on perdait du temps pour peu de choses. Certes, il y a un personnage qui arrive à bien évoluer et l’épisode s’en sort en proposant l’air de rien quelques avancées, mais j’ai quand même l’impression qu’on a perdu du temps sur le récit global de la saison plus qu’autre chose.
S06E12 – Recovery – 14/20
Concrètement, cet épisode est tout ce qu’on peut attendre de la franchise, sans plus pour autant. Les deux intrigues mises au cœur de l’épisode permettent une bonne évolution des personnages et avancent à bonne vitesse pendant tout l’épisode ; c’est divertissant, ça passe vite, ça manque peut-être un peu d’interventions over the top, mais c’est un bon épisode.
S06E13 – Mixed Feelings – 14/20
La série nous propose un épisode plutôt classique cette semaine, ce qui est un brin décevant après deux semaines de pause. Cela dit, il y a tout de même quelques développements qui auront un impact sur le plus long terme au milieu de gags efficaces, alors il n’y a pas de quoi se plaindre. Ce qui est étonnant, c’est que je termine l’épisode sans avoir le sentiment d’avoir retrouvé les personnages – elle ne me manque jamais vraiment, elle fait partie du décor à ce stade. Je crois que c’est positif.
S06E14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.
S06E15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.
S06E16 – Lost & Found – 16/20
Par son intrigue et les personnages sur lequel il se concentre, ainsi que grâce au développement bien trouvé pour une amitié, cet épisode aurait pu être parfait. Malheureusement, je l’ai trouvé beaucoup trop prévisible pour ça, surtout que la structure même de l’épisode nous spoile déjà une partie de ce qu’il va se passer. Difficile de ne pas deviner la suite à partir de là… mais ça n’empêche pas de passer un moment bien divertissant avec ces personnages qu’on adore.
S06E17 – Love is in the air – 17/20
Un épisode simple dans sa construction et dans la redondance de son thème, mais parfois, un peu de simplicité ne fait pas de mal. J’ai apprécié cet épisode qui me permet d’avoir un bon moment de divertissement pas trop prise de tête après une journée compliquée, et c’est à peu près tout ce que je souhaitais. On sent tout de même la fin de saison qui s’approche, et ça, ça me rend triste. Je crois que c’est la première fois que je suis à jour aussi longtemps dans la série… ça se fête, même si je suis en train de me préparer le terrain pour prendre du retard maintenant !
S06E18 – Pay It Forward – 19/20
Les scénaristes ne savaient pas si la série allait être renouvelée, et ça se sent vraiment tout au long de l’épisode avec des enjeux plus dramatiques et plus forts que d’habitude. C’est un dernier épisode qui permet plein de très bons moments pour la série, sans même avoir besoin d’une catastrophe naturelle pour les provoquer. Bref, c’est une fin de saison qui est réussie !

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NCIS Hawai’i – S02E01

Épisode 1 – Prisoners’ Dilemma (II) – 13/20
C’est une reprise décevante précisément parce que ce n’est pas vraiment une reprise : l’épisode est complètement déséquilibré par le fait qu’il s’agisse d’un crossover dont l’histoire a déjà commencé. Cela ne permet pas de retrouver chaque personnage de manière aussi fluide que je l’espérais, certains pans qui font que j’aime la série sont ainsi laissés de côté. Pour ne rien arranger, la résolution de l’intrigue ne m’a pas tellement plu.

Spoilers

Maxwell – aka Le Corbeau, un grand méchant de NCIS – débarque à Hawai’i.

L’épisode commence par une intervention musclée du NCIS sur le tarmac d’un aéroport où ils soupçonnent Maxwell d’arriver. C’est énervant comme début, car on sait bien que le méchant ne sera pas dans l’avion et car ça s’est fait avec le retour de l’idée que le Corbeau empoisonne les gens, après être parti sur autre chose dans les épisodes précédents. Si j’ai beaucoup aimé l’humour de l’intervention de Kai et Jesse – « vos papiers svp », « retire ton masque d’abord », des petites pointes qui fonctionnent, quoi – la scène ne permettait pas forcément d’apprécier les retrouvailles avec les personnages.

De même, on ne voit Jane qu’au travail dans cet épisode. Certes, elle a sa relation avec Nick qui continue d’être développée et pas mal d’humour aussi (la porte des toilettes, un classique qui fait son effet), mais sa famille est une composante importante de la série qui est laissée de côté. Après, ça se fait au profit de Lucy et Whistler qui sont celles dont on suit la vie perso tout au long de l’épisode… mais c’est étonnant pour un premier épisode.

Bon, commençons par elles quand même car je les aime beaucoup et que les scènes étaient toutes mimis, que ce soit au moment de faire 36 petits-déj en un seul (merci Lucy) ou de parler pour occuper Ernie. Alors, comme en fin de saison dernière, jamais de la vie tu parles de tout ça au boulot (et la réaction d’Ernie concernant Lucy chatouilleuse en dit long), mais autrement, ça permettait de les voir enfin à la même page de leur relation. Elles apprennent encore à se connaître et ça se sent, j’espère juste que la série n’essaiera pas trop vite de les séparer. C’est bien aussi des couples lesbiens qui durent. La dernière scène de l’épisode, par exemple, ne servait à rien d’autre que la représentation, je crois, mais ça fait sourire quand même.

En plus, le couple a réussi à me faire apprécier à peu près Ernie dans cet épisode, parce que je suis du genre à mieux travailler aussi avec un fond sonore, donc je l’ai compris. Whistler était hilarante quand elle a calmé Ernie et Jessica, Lucy était brillante quand elle l’a mis sur une bonne piste, bref, si c’est ça l’utilité des deux femmes dans la série, ça me va aussi.

Oui, Ernie et Jessica : cet épisode est donc la deuxième partie d’un crossover et l’on y voit Jessica flirter méchamment avec Ernie. Le reprendre quand il parle de son « boyfriend » en disant que ce n’est pas le cas, par exemple, j’ai trouvé ça agaçant, parce que derrière, l’agent Knight va retourner au NCIS et bien sûr que si elle sera en couple avec Jimmy. Les piques humoristiques prenaient malgré tout, mais ça aussi, ça déséquilibrait l’épisode : on a eu Torres, on a eu Knight, on a eu Kasie, on a eu Jimmy, on a eu carrément une scène de NCIS quand Parker va interroger le gardien de prison… Franchement, on était à deux doigts de voir débarquer Tobias et Leon à force. C’était trop déséquilibré, et ça donnait trop l’impression de voir un épisode de NCIS plutôt qu’un épisode d’Hawai’i.

C’est un effet qui ne m’aurait pas dérangé en temps normal car j’adore les crossovers et que celui fonctionnait bien, mais c’est dommage pour une reprise car on ne retrouve pas vraiment les personnages comme ils sont d’habitude, on a moins de temps avec eux et les intrigues sont plus éclatées.

Ceci étant dit, l’intrigue autour de Maxwell fonctionne plutôt correctement. Il continue d’être un mastermind particulièrement appréciable dans la série – j’ai adoré sa prise d’otage et la mise en place quand il détermine qui est qui dans l’équipe ; ça faisait une bonne scène et c’était une bonne manière de désarmer Jessica. Malheureusement, ça pêche beaucoup plus du côté des motivations : finalement, ça nous donne l’impression qu’il fait tout ça juste pour se venger d’un méchant prof, bouhou, ça fait 15 ans que le vieux m’a dit que j’étais fou alors je vais aller tuer son gamin en faisant sauter la moitié de l’île d’Hawai’i. Hum. Pas génial.

Pas génial non plus de voir Ernie se faire griller bêtement ou de voir le NCIS tomber à chaque fois dans les pièges de Maxwell. Et puis, voir le Corbeau être arrêté si vite alors que je lui souhaitais un potentiel de grand méchant pour toute la saison 20 de la série-mère, autant vous dire que j’étais hyper frustré.

C’est la vie, c’est comme ça, ça ne m’a pas empêché d’apprécier beaucoup de choses dans l’épisode – mais il reste en-deçà de mes attentes. J’ai bon espoir de revoir Bam-Bam par la suite, parce qu’elle a l’air plutôt marrante à être complètement décalée par rapport aux autres personnages – et parce que je suis prêt à la shipper avec Kai s’il le faut, les scènes entre eux étaient marrantes.

Bref, vivement la semaine prochaine en fait ; j’ai envie de retrouver l’équipe comme elle doit être.