La fabrique des rêves est de retour à Disneyland

Salut les sériephiles,

Je rentre tout juste de Disneyland Paris (enfin, plus exactement, je suis en plein transit pour aller fêter l’anniversaire de Laura) et il faut absolument que je vous parle, déjà, du « nouveau » spectacle qui commençait aujourd’hui. Bien sûr, j’allais à Disneyland aujourd’hui surtout pour ça (j’adore la chanson du show Million splashes of colour, mais vraiment, c’est une parade pas dingue par rapport à d’autres propositions du parc) et j’avais tellement peur d’être déçu que je croisais fort les doigts pour ne rien regretter.

Si vous êtes fan du parc, vous l’aurez déjà compris : j’étais à Disneyland aujourd’hui pour découvrir dès son premier jour La Fabrique des rêves de Minnie. La deuxième séance était prévue à 14h15, ce qui collait bien avec mon arrivée sur le parc vers 13h15, puisque j’ai eu l’immense bonheur de travailler ce matin (non). Et autant le dire tout de suite : pour le deuxième spectacle de la journée, il y avait énormément de monde. Beaucoup d’attente dans la file, une vraie affluence, signe évident que le retour du spectacle était attendu après plus d’un an de fermeture. Et oui, ce n’est pas exactement un nouveau spectacle, c’est une réécriture et mise à jour d’un ancien spectacle.

Sur le papier, la durée annoncée tourne autour de vingt minutes, mais en réalité, il faut plutôt compter une bonne demi-heure, entre la petite introduction dans la file d’attente, le spectacle en lui-même, et le temps de sortie du Studio D. Et franchement, ça ne pose aucun problème : tout fait partie de l’expérience.

J’adorais la première version de La Fabrique des Rêves. C’est un spectacle qui me manquait vraiment. Autant dire que j’attendais ce retour avec impatience… et aussi avec une certaine appréhension. Cette nouvelle version est à la fois très différente et très similaire.

Différente, parce qu’elle met en avant des personnages bien plus connus : Minnie au centre, accompagnée de Donald, Daisy, Tic et Tac. Elle fait aussi une croix sur certaines chansons iconiques de la première version — Fancy Nancy, notamment, mais bon, qui la connaissait encore ? Sur le papier, ce sont des choix qui pourraient déstabiliser.
Mais dans le fond, l’ADN est intact.

La même fabrique, la même âme.

Le spectacle reprend la même construction générale, les mêmes thématiques fortes : le rêve, l’entraide, l’énergie collective, et cette idée très Disney de ce qu’il faut faire pour continuer à rêver, même quand tout ne se passe pas comme prévu. La chanson phare qu’est The Power of All of Us est toujours là, et elle fonctionne toujours aussi bien. Je suis à nouveau en train de l’écouter en boucle pendant que j’écris ces lignes…

Vrai coup de cœur aussi aujourd’hui donc, comme pour la première version du spectacle. Les bulles (et les bulles de fumée !) sont de retour, avec une nouvelle utilisation efficace. Le spectacle propose aussi de nouvelles manières de faire rêver, notamment grâce aux chorégraphies, très dynamiques, qui partent de tous les côtés et embarquent complètement le public.

Mon moment préféré reste sans hésitation l’ensemble du spectacle (peut-être un peu plus faible quand on essaie de convaincre le dernier de rêver en mettant du fun dans sa vie). Le fait de réentendre The Power of All of Us, de retrouver la Fabrique, d’y découvrir de nouvelles chansons, c’était parfait.

En plus, le Studio D reste l’une de mes scènes préférées de Disneyland Paris. Ce n’est clairement pas la salle la plus confortable pour le public, mais visuellement, elle reste incroyable.

La scène est toujours aussi magnifique : ses rouages, ses éléments mobiles, ses jeux de lumière. Un détail saute aux yeux cette fois-ci : la grande tête de Mickey qui dominait auparavant la scène porte désormais le ruban de Minnie. Un changement simple, mais très symbolique pour ce nouveau spectacle. Le décor évolue, sans perdre ce qui faisait son charme.

J’ai eu la chance d’être extrêmement bien placé, même si j’étais peut-être un peu trop bas pour profiter pleinement des bulles. Mais honnêtement, difficile de se plaindre tant l’ensemble fonctionne. Niveau énergie, ça bouge beaucoup. Ça part de chaque côté, ça vit, ça chante, et surtout, ça embarque complètement. Les messages restent simples et efficaces. Même si je n’ai pas toujours compris tout ce que Donald disait (ce qui est finalement assez logique quand on connaît sa voix) et même si j’ai parfois eu du mal à associer la voix de Minnie à un personnage dont les lèvres ne bougent pas devant moi, l’émotion était bien là. Pendant tout le spectacle, j’étais incapable de ne pas afficher un sourire d’enfant.

Bref, je l’ai dit, j’attendais beaucoup ce retour. J’avais même un peu peur d’être déçu, surtout après le très mauvais souvenir laissé par le passage du Studio D transformé en karaoké raté. Et pourtant : la magie a opéré. Ça valait bien l’attente, histoire d’oublier l’ancien spectacle pour profiter du nouveau.
Ça valait aussi le détour aujourd’hui. Mieux encore : j’ai déjà hâte de revoir le spectacle. Probablement très bientôt. La semaine prochaine, quoi.

Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !

Que révèle le trailer du revival de Malcolm ? (2026)

Salut les sériephiles,

Je ne m’attendais pas à publier un article aujourd’hui, mais je ne pensais pas non plus commencer ma journée comme elle a commencé. En effet, cette nuit, on nous a diffusé la bande-annonce du revival de Malcolm. Difficile de ne pas déjà décortiquer ce revival entre nostalgie, chaos familial et promesses de rire : alors, le retour de Malcolm in the Middle en 2026 est-il une bonne idée ?

Tout ce qu’on sait déjà sur le retour de Malcolm

Le projet a déjà fait beaucoup (beaucoup) parler de lui : on nous a annoncé un retour en grande pompe alors qu’il ne s’agit finalement que d’une mini-série en quatre épisodes. Encore. C’est vraiment le grand kiff de Disney +/Hulu de faire ça. Cela dit, ça, on peut s’y faire.

En revanche, si une bonne partie du casting original revient – Frankie Muniz (Malcolm), Bryan Cranston (Hal), Jane Kaczmarek (Lois), Justin Berfield (Reese), Christopher Masterson (Francis) – Dewey est recasté (Caleb Ellsworth-Clark remplace Erik Per Sullivan). C’est franchement un problème énorme, parce que c’est l’un des personnages les plus appréciés – en tout cas, c’est le mien et c’est une source dingue de memes…

Bon, je fais avec l’idée et je me dis que ça ne devrait pas m’empêcher de regarder les quatre épisodes. C’est tellement rien quatre épisodes. Tellement rien, d’ailleurs, qu’on est en droit de se demander ce que ça va raconter. Pas besoin d’aller chercher bien loin quand on est sur une série familiale : Malcolm, devenu papa, revient chez ses parents pour leur 40e anniversaire de mariage. C’est tout. Comment ça, ils ont tenu 40 ans de crises de nerfs avec des gosses aussi atroces ?

La question que tout le monde se pose : quand sera diffusée cette nouvelle saison de Malcom ?

Rendez-vous le 10 avril 2026 sur Disney + ! Et en attendant, on a déjà la bande-annonce :

Et alors, qu’est-ce que j’en pense de tout ça ?

Ce qui me frappe surtout, c’est que la bande-annonce n’essaie pas de moderniser Malcolm à tout prix, j’ai vraiment l’impression de regarder un extrait d’un épisode random de la série. C’est tourné de la même manière, on a ce même sentiment de chaos, on reconnaît immédiatement les personnages.

Le truc, c’est que ça semble violent pour Malcolm. La série raconte l’histoire d’un génie coincé dans une famille trop bruyante, trop pauvre, trop chaotique pour lui laisser l’espace de briller comme il le devrait. On nous répétait que Malcolm irait loin, qu’il serait la preuve que l’intelligence finit toujours par payer. Et là, ce revival débarque avec un titre qui claque comme une vérité qu’on n’a jamais vraiment voulu regarder en face et qui semble nous dire que Malcolm sera toujours ramené à son passé quand il est en famille : Life’s Still Unfair. La vie est toujours injuste.

Malcolm, c’est une série que j’ai beaucoup aimée, mais que je n’ai jamais idéalisée. Je ne l’ai jamais rangée dans la catégorie “intouchable”, ni dans celle des séries dont je vous parle toutes les semaines (cc Buffy). C’est une série que j’ai regardée pendant des années au hasard de la diffusion en boucle sur M6, qui m’a accompagné longtemps et qui m’a surtout marqué par son ton décalé, les monologues de Malcolm et les idées complètement perchées des frères. C’est exactement sur cette nostalgie que le trailer semble jouer !

Bon, par contre, j’avoue, si quand j’ai voulu la regarder sérieusement, je l’ai vue en VO et que je verrai ces quatre épisodes en VO, Malcolm est aussi marquée en ce qui me concerne par sa VF. Et ça fait mal de se dire que les doubleurs des deux parents sont décédés aujourd’hui alors qu’ils faisaient un travail vraiment phénoménal. J’imagine que ça aussi, c’est la vie.

Malcolm n’a jamais été une série doudou où tout est bien qui finit bien. Elle était souvent cruelle, parfois répétitive, parfois géniale, parfois juste très bruyante. Et ce trailer donne l’impression qu’elle ne cherche pas à se racheter une image plus douce ou plus “prestige” : on la retrouve exactement comment elle était, avec ce côté brouillon en fait tout à fait maîtrisé.

Ce que j’espère, c’est que la série ait encore quelque chose à dire sur le fait de grandir sans s’éterniser sur des clins d’œil dont j’ai tout oublié, de transmettre, de rater des choses, de ne jamais vraiment devenir l’adulte qu’on imaginait être. Parce que c’était déjà ça, Malcolm, au fond, et que c’est comme ça que ce retour pourrait être réussi : Malcolm continue de survivre émotionnellement au milieu d’une famille complètement bancale, loufoque, absurde. Les dernières saisons tournaient un peu en rond et étaient moins pertinentes, moins drôle…

Seulement, pour l’instant, ce court trailer me donne plutôt bien envie de voir ce revival : c’est un pari réussi… Bref, vivement avril !

Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !