Après mon premier blog, j’avais d’abord prévu de parler de mes premières fanfics, mais le sujet est vaste et un chouilla redondant par rapport à la semaine dernière, alors il faudra attendre un autre samedi pour en savoir plus sur ce que j’ai bien pu écrire avant ce blog… En attendant, je vous propose un article un peu plus simple à rédiger, puisqu’il va s’agir de la première série… abandonnée.
Avant d’en dire plus, je tiens à écrire que je n’arrête que rarement des séries en cours de route, ou en tout cas, je ne le faisais pas. Une fois lancé dans une histoire, j’aime en connaître tous les détails et la voir être menée jusqu’à la fin.
Il y a des choses qu’on vous spoile et que vous ne pardonnez jamais, surtout quand vous n’aimez déjà pas spécialement la série à l’origine.
En revanche, l’expérience m’a appris qu’en cas de spoilers, je pouvais avoir du mal à me réinvestir dans une histoire, parce que je suis trop frustré et énervé d’avoir été spoilé, donc ça peut me décrocher de la série. Avec le temps, il faut bien reconnaître aussi qu’il y a des séries dont la qualité a tellement décliné que j’ai parfois du mal à m’y remettre, également faute de temps.
Et désormais, je laisse parfois des épisodes s’accumuler sans avoir l’envie de m’y remettre (mais une fois devant, j’adore, allez comprendre). Bref, il y a plein de raisons d’abandonner une série, mais quand j’étais plus jeune et innocent (il n’y a pas si longtemps, donc, hein), je n’abandonnais pas une série, c’était inimaginable pour moi – même quand la diffusion française s’est mise à faire de la merde, j’ai suivi le streaming, à l’exception notable de Supernatural, là j’ai fait n’importe quoi.
Tout ça est bien joli, mais c’est une bien longue introduction pour simplement vous signaler que la première série qui a été victime d’un abandon dans ma vie fut…
Dexter
Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé sur le blog, mais j’en doute : j’adorais la première saison de cette série. Et le générique, qu’est-ce qu’il est cool aussi, même si personne n’a jamais enfilé son t-shirt comme ça, j’espère ! Concrètement, c’était un de mes premiers anti-héros et l’histoire de ce serial-killer qui ne tue que des méchants, pour l’époque, c’était à la fois original et sacrément bien foutu. Si le tout était très prenant, y compris en saison 2, j’ai fini par décrocher un peu en saison 3.
La raison ? Vous allez rire, mais… La rentrée scolaire. J’arrivais au lycée, alors forcément, ça a compliqué les choses. À la base, j’ai commencé la série quand elle avait déjà trois saisons en stock, mais je me suis arrêté à cause des cours dans mon visionnage intensif. De toute manière, l’histoire commençait à me déplaire et traîner beaucoup trop en longueur. Et ensuite, ce fut le drame. J’avais bien l’intention de m’y remettre, jusqu’à ce qu’on me spoile la fin de saison 4. Oui, vous savez ce fameux épisode qui en a révolté plus d’un normalement.
Bon, ben, on va dire que ça m’apprendra à être en retard et entouré de gens complètement débiles à cette époque-là (coucou si vous passez par-là) ?
Là, ça m’a dégoûté de la série pour quelques années, au moins. Quand j’ai voulu m’y remettre et que j’ai terminé les saisons 3 et 4, j’y allais donc à reculons et j’ai tout dévoré en très peu de temps. Malheureusement, la série est devenue un fond sonore pendant que j’écrivais (oui, déjà à l’époque, vous savez bien que j’écris tout le temps depuis toujours, non ?) autre chose et je dois dire que, un peu à l’instar des dernières saisons de Smallville, je n’en ai pas le moindre souvenir. À part cette fin de saison 4, donc. Oui, je fais une fixette.
Ce rebondissement m’a tellement déplu que je n’ai finalement même pas pris la peine de revenir pour la saison 5. Il faut parfois se faire une raison : je n’aimais plus l’histoire, on me retirait un personnage que j’adorais de manière bien peu logique par rapport à la série et en fonçant tête la première dans un très mauvais cliché de la femme mourant pour faire avancer le héros (enfin, l’anti-héros). Arf. On va dire que mon premier abandon fut un éveil féministe de plus ?
Voilà donc pour mon premier abandon : un spoiler qui me frustre, une qualité déclinante avec de mauvaises décisions et l’absence totale d’envie de m’y remettre. Pendant très longtemps, ce fut la seule que j’avais commencé sans la terminer. Malheureusement, depuis, je regarde tellement de séries que force est de constater que ça s’accumule, encore et toujours ! Le premier d’une longue série, donc, mais bon, il n’est jamais trop tard pour m’y remettre, j’imagine… Pas sûr que ça vaille le coup pour celle-ci, en revanche !
J’en ai entendu tellement de mal de la fin… et, j’avoue, j’en ai lu tellement aussi, je sais ce qu’il s’y passe, donc, bon, voilà.
Je me suis piégé tout seul avec cet article dont j’ai écrit le titre il y a quelques semaines déjà en le casant ici parce que c’était la date parfaite pour évoquer l’été avec vous, et notamment l’été sur le blog. Pourquoi ça ? Eh bien, c’est les vacances, les amis, ça y est, on les a attendues un certain temps, mais elles sont là, et ça fait plaisir d’être limite pris par surprise par leur arrivée !
Généralement, à chaque période de vacances, je me prévois un petit planning de visionnage et de choses à faire sur le blog. En ce qui concerne le blog, c’est plutôt facile : j’ai déjà lancé la saga des premières fois chaque samedi, j’ai quelques articles pour le lexique du sériephile, tout va bien. En ce qui concerne les visionnages, c’est autre chose : j’ai énormément de mal à m’y mettre en ce moment. Du côté des hebdos, ça va à peu près, même si je ne sais pas si je verrai dès aujourd’hui les deux épisodes qu’il me reste. J’arrive en tout cas à rester à peu près à jour, et heureusement vu le nombre de séries diffusées en ce moment.
En revanche, là où cet article est un piège, c’est que j’ai plein de séries à rattraper sur mon planning, mais vraiment plein, et je n’arrive donc pas à m’y mettre, n’arrêtant pas de les décaler. Certes, la rentrée sera maigre en séries vu que la Californie est encore confinée en ce moment et que la situation aux États-Unis est loin d’être idéale, mais ça n’empêche pas que j’aimerais bien avancer dans tout un tas de choses. Ainsi, je mets la priorité sur les fins de saisons qu’il me reste, même si j’ai du mal à trouver des séries qui me motivent en ce début de vacances.
Allez, je liste quand même, sans vous dire précisément ce qu’il en sera, comme ça, je ne m’aventure pas dangereusement. Pèle-mêle, voilà tout ce que j’essaie de caser dans mon planning en ce moment et que j’espère avoir vu d’ici septembre. Pour certaines, ce sera redondant de certains articles précédents ou du podcast d’hier soir… pour d’autres, il y aura peut-être quelques surprises :
Finir les saisons de The Outpost, The Other Two & The Affair : C’est une vraie catastrophe, je me les trimballe depuis l’été dernier, avec pour certaines même pas une heure à caser. C’est dans mes cordes, c’est sûr… mais il faut juste que je me motive. Après, pour The Outpost, je me dis que ça peut limite atteindre la fin de l’été comme ça j’aurais encore tout en tête à la reprise en octobre…
Finir les saisons de 9-1-1, The Rookie, God Friended Me & American Horror Story : voilà des séries pour lesquelles ça va encore à peu près en ce moment. L’idée est de me mettre à jour avant mi-juillet sur ces séries que je voulais suivre de manière hebdomadaire tout au long de l’année. Ca avance ces derniers jours et vous allez continuer d’en voir quelques articles si tout va bien. Une fois que ce sera fait, il me restera encore Stumptown et All Rise…
Finir la saison 1 de Gentleman Jack : Je n’y arrive pas et je ne sais pas pourquoi. J’adore la série, vraiment. Cela va faire huit mois que j’ai les DVDs chez moi, généreusement prêté par Pauline (à force, on va finir par croire que c’est un don)… et j’adore la série, pourtant, mais je n’arrive pas à la bingewatcher. Un par semaine, ça passe bien pour l’instant. Plus que trois épisodes, j’y crois !
Poursuivre Riverdale : Toujours dans le cadre du Challenge Séries, je compte bien essayer d’avancer quelque peu plus rapidement dans cette série. C’est un objectif qui devrait être facile à atteindre, honnêtement. Il s’agit toutefois de commencer une nouvelle saison, et j’hésite pour l’instant à me garder de côté les nouvelles saisons tant que je n’aurais pas terminé toutes celles en cours. C’est ambitieux comme pari, je ne suis pas sûr de réussir à le faire !
Voir les fins de Club de Cuervos et Suits : parce que c’est honteux de ne pas être à jour dans ces séries que j’adorais et qui sont terminées depuis plusieurs mois maintenant… Bien sûr, cela signifie aussi essayer de me caser Pearson dans le planning.
En vrai, à peu près sûr que ce gif est un spoiler pour moi, mais toutes leurs scènes sont tellement toujours les mêmes, je ne sais plus !
Du côté des surprises pour le Challenge Séries, je me dis que Years & Years est toujours dans mes stocks (j’ai vu un épisode pour l’instant), même si j’ai peur de la déprime qui va l’accompagner, et que Superstore pourrait être un switch vraiment intéressant. Voilà donc pour l’été tel que je l’imagine. Oh, il y a bien aussi des nouveautés qui vont surgir, comme The Rain, Luciferou tout simplement Warrior Nun qui me fait de l’œil (rien que pour son titre), mais dont j’attends aussi les premiers retours pour me faire une idée de si ça vaut le coup ou non. Si j’arrive vraiment à voir tout ça, on pourra sortir le champagne, et… j’aurais à peine fait la moitié de mon Challenge Séries !
Non, ce n’est pas gagné, je sais… Et encore, je n’ai pas parlé de 9-1-1 Lone Star. Bonnes vacances !
L’année 2020 commençait plutôt lentement en janvier, mais depuis, il s’est passé tellement de choses que l’on n’a plus eu le temps de la voir défiler. Très franchement, il est impensable de me dire qu’on est en juillet. Je sais, je commence toujours mes articles mensuels comme ça, mais là, avec ce mois de juin qui nous a fait enchaîner deux ou trois rentrées scolaires d’un coup, je suis complètement dérouté de me dire que les vacances d’été sont déjà là. Et je sens qu’elles vont me paraître courtes, avec tout ça ! En plus, je n’ai même pas un petit déménagement pour me déstabiliser… Vraiment, long fleuve tranquille à venir (lol, non). En attendant, je n’ai pas abandonné tous mes visionnages, pour autant. La preuve avec ces saisons terminées en juin (pour de vrai cette fois, pas comme quand j’ai écrit juin au lieu de mai il y a un mois, hum) !
Séries renouvelées
You (S02) – J’ai eu beaucoup plus de mal avec cette saison, malheureusement, parce que je trouve que l’équilibre était plus difficile à trouver pour les scénaristes dans le jeu avec les clichés. Autant la romance à New-York, c’était chouette à voir être parodiée, autant celle sur la côte ouest, ça marchait moins. Quant au cliffhanger de la saison, il me laisse hyper sceptique. Bref, ça a fait yoyo tout du long, avec un énorme ventre mou au milieu de très bons épisodes. Peu de surprise autrement, j’ai vu venir la majorité des twists à des kilomètres à la ronde. Note moyenne : 17/20, mais ce n’est pas le souvenir que j’en garde.
Sort incertain
Most Dangerous Game (S01) – C’est uniquement pour ne pas me résigner à dire qu’elle est annulée avant que ce ne soit certain, mais franchement, je ne parie pas sur la survie de Quibi dont mon abonnement gratuit touche bientôt à sa fin sans me convaincre de le renouveler. Pourtant, cette mini-série était très addictive et fournissait l’adrénaline qu’elle promettait… mais bon, je doute vraiment qu’une saison 2 existera. Si jamais ça devait être le cas, je serais au rendez-vous… sans avoir envie de payer un abonnement Quibi pour autant ! Note moyenne : 16,5/20
Challenge Séries
13 Reasons Why (S03) – Si le mois de juin est passé si vite, c’est peut-être aussi parce que je l’ai beaucoup passé à Liberty High… malheureusement ? Cette saison 3 introduit l’insupportable Ani que l’on ne peut pas apprécier et tente de nous faire aimer un personnage que l’on déteste, sans qu’on ne sache bien pourquoi. Bref, ça pédale dans la semoule tout du long et je ne sais toujours pas comment ils ont pu se dire que c’était une bonne idée. Note moyenne : 15/20 quand même, parce que je suis trop gentil !
13 Reasons Why (S04) – Puisque la saison 2 était déjà la saison de trop, je ne sais pas comment ni pourquoi ils ont pu se dire que cette saison 4 était une bonne idée alors même qu’ils n’avaient pas eux-mêmes la moindre idée ce qu’ils voulaient en faire. C’était long et sans but, à part peut-être celui de caser toutes les causes militantes imaginables en un minimum d’épisodes. Et heureusement qu’il n’y avait que dix épisodes d’ailleurs, parce que je crois que c’est la première fois que je vois une série continuer autant en naviguant à vue et à vide. Surtout à vide. Note moyenne : 13,5/20, toujours en surnotant parce que je note par rapport à ce que j’en attendais, à savoir, rien.
Riverdale (S01) – Ah, cette série que l’on me force à regarder pour le podcast… Certes, je ne publie mes deux dernières critiques qu’aujourd’hui, mais j’ai quand même fini la saison avant de changer de mois, promis. Concrètement, je suis déçu du voyage. Elle faisait tellement parler d’elle cette saison 1 que j’imaginais que le phénomène s’appuyait au moins sur une intrigue chouette ou sur des personnages cool. Raté : l’intrigue est réchauffée et les personnages stéréotypés. Ca passe le temps, au mieux, mais un épisode par semaine, ça me suffisait… ça veut tout dire. Note moyenne : 14,5/20 (RDV à 21h43 pour la dernière critique).
En toute honnêteté, j’ai aussi terminé la saison 3 de 9-1-1 durant le mois de juin… mais comme je n’ai pas encore mis en ligne les articles, je vous propose de faire comme si de rien n’était et de me la garder pour juillet. Et tant pis si cet article est un peu court par rapport à ce que j’espérais !
Je vous avais promis la semaine dernière de consacrer mon article sur les films vus à une saga, et c’est donc ce que je vais faire aujourd’hui. Vous l’aurez compris, si vous savez lire correctement le titre de cet article, je vais donc vous parler de Jurassic Park ! Bon, je n’ai toutefois pas revu le premier film, parce que j’avais l’impression de l’avoir vu récemment. En fouillant les archives du blog, je me rends compte que ça datait toutefois de mars… 2019. Ah.
Comme pour le premier film, la surprise est plutôt bonne, parce que le film se laisse regarder et est vraiment beau, déjà pour l’époque concernant les effets spéciaux. Le film se déroule quatre ans plus tard et a vocation à être plus impressionnant que le premier. Cela se sent dans les plans larges qui sont déjà très beaux, mais aussi dans le scénario qui ajoute aux dinosaures un instinct maternel.
De ce côté-là, le film entame aussi une tradition qui sera valable durant toute la saga, en nous introduisant une nouvelle adolescente dans l’histoire. Elle est parfaitement insupportable, surtout par rapport aux enfants du premier film que j’aimais encore bien. Après, c’est toujours le problème de ce genre de personnages… J’imagine que c’est aussi pour captiver les audiences plus jeunes.
Clairement la meilleure scène du film.
Je n’en suis plus, pas de bol ! J’ai préféré largement les moments d’action où les dinosaures pourchassaient nos héros, alors que les héros en eux-mêmes ne m’ont pas fasciné. C’est un comble : j’adore habituellement les personnages et les interactions, pas l’action pure et dure. Ces films réussissent à me changer un peu, et le pire, c’est que je suis forcé de reconnaître que j’avais tort quand je disais que je n’aimais pas. Plus qu’à me remettre à la Planètedessinges maintenant, peut-être que ça passera mieux… J’aime la science-fiction après tout !
Bon, il y a tout de même quelques longueurs dans ce film qui m’a moins plu que le premier, et notamment parce qu’il y a tout le dernier chapitre du film qui m’a déconnecté. Tout ce qui était sur l’île, c’était génial ; mais l’arrivée en ville, je commençais à fatiguer. Il était tard. En coulisses, j’ai lu que Steven Spielberg était quelque peu lassé pendant le tournage… peut-être que ça se sent. J’ai poursuivi seulement le lendemain, du coup.
Jurassic Park 3
Ils ne se sont pas foulés à trouver un autre titre, et on est de nouveau quatre ans plus tard ! Malgré ces quelques redondances et le fait que les hommes n’apprennent pas de leurs erreurs, j’ai préféré ce volet au second. Oh, et surtout, après la catastrophe de San Diego dans le deux, j’ai bien aimé le principe de cette nouvelle mission de sauvetage, c’était crédible comme scénario pour revenir sur une île pleine de dinosaures.
Après, tout n’est pas exceptionnel non plus (quelques petits spoilers à venir, mais je pense que si vous lisez tout ça, vous le savez déjà), notamment Erik en jeune Tarzan après si peu de temps. Franchement, il passe quelques jours dans la jungle et il se transforme en expert de la survie ? C’est quelque peu abusé, même si dans l’ensemble, ça fonctionne bien. Et puis, il fallait bien un personnage d’adolescent à un moment dans cette histoire.
La trouvaille de ce film pour rendre tout ça plus captivant et plus dangereux pour les hommes, c’est désormais que les dinosaures communiquent… Il fallait inévitablement en arriver là pour ajouter à l’intérêt du film, même si on sent bien que l’envie d’ajouter toujours un nouveau danger pour que l’Homme ne puisse s’adapter va vite atteindre ses limites.
La meilleure trouvaille du film ? Le téléphone satellite ! J’ai tellement ri de cette intrigue… Il est bien pauvre en acide le système digestif de ce dinosaure, tout de même, mais ça marche bien de voir nos personnages suivre cette sonnerie à la trace. Quant au cliffhanger de fin, il m’a donné plein d’espoir pour la suite avec les dinosaures qui s’échappent vers le grand large !
Jurassic World
Miam ! Les dinosaures sont donc libres dans le monde ? Pas du tout ! Le titre est trompeur et décevant, même si finalement, le but est de nous montrer que le parc est devenu l’équivalent Disney World. Nous sommes cette fois douze ans plus tard (vingt après le premier film !) et tout ça n’a plus rien à voir avec la première trilogie. J’aimais beaucoup les effets spéciaux des premiers films, mais il est clair que là, quelques années ont passé en coulisses également : le film est juste magnifique à voir, avec une multiplication de plans larges et des vraies colonies de dinosaures.
Certaines scènes doivent absorber à elles seules le budget du premier film… Côté acteurs, c’est aussi plus solide je trouve ; ou alors c’est juste que je suis habitué aux acteurs américains et leur jeu aujourd’hui ! Enfin, la vraie différence, je pense, est dans l’écriture des personnages, parce qu’on sent bien qu’ils sont désormais envisagés comme dans les blockbusters des dix dernières années. Le scénario est bien plus prenant maintenant qu’il est question d’avoir aussi des répliques et des échanges savoureux en plus des scènes d’action.
C’est, je pense, mon film préféré de la saga, même si j’aime beaucoup le suivant aussi. Bien sûr, l’arrivée de Chris Pratt, encore lui, j’aurais pu m’en passer parce que j’ai l’impression qu’il est partout… mais c’est un bon acteur et j’aime le personnage d’Owen. Bien sûr, comme tout le monde, je me suis laissé attendrir par sa relation avec Blue.
Ah oui, toujours plus on a dit : les raptors sont désormais domptés par les hommes. C’est bien pratique de voir que les dinosaures peuvent communiquer avec les hommes comme ça. Je trouve l’idée vraiment sympathique, et l’ensemble n’est pas sans rappeler les fauves domptés dans les cirques… Avec exactement le message qu’il faut, à savoir que ce n’est pas si bien que ça : les dinosaures finissent par s’échapper, inévitablement. Bien fait pour l’homme !
Oui, vraiment, bien fait, parce que la création de l’Indominus Rex, c’était quand même la connerie la plus ultime du monde : un dinosaure sans lien social, capable de bouffer son semblable, avec les capacités des T-Rex et des plus grands dinosaures ? Aha ! Quelle connerie les amis.
Et quel spectacle quand elle commence à tout détruire dans le parc et libérer les autres dinosaures. Coucou Lena Luthor, j’espère que t’as apprécié autant que moi ta dernière scène dans le film ! J’étais éclaté (de rire)… Pire baby-sitter ever, mais en même temps, je la comprends, moi aussi ils m’ont soulé les neveux.
Jurassic World : Fallen Kingdom
Toujours plus loin, toujours plus fort : on retrouve dans ce film des riches corrompus et motivés par l’existence des dinosaures, super. Après l’Indominus Rex, on passe à un dinosaure génétiquement modifié encore plus dangereux. Et une fois de plus, les dinosaures sont l’objet de toutes les convoitises, alors qu’ils ne sont pas des objets, justement.
Enfin, pas de toutes les convoitises à proprement parler : le film commence avec l’idée qu’ils sont de nouveau une espèce en voie de disparition. Après les trois premiers films, on pourrait se dire que ce n’est pas si grave, mais après le quatrième avec Blue… On comprend un peu mieux le désespoir de Claire qui s’apprête à voir disparaître son ex-gagne-pain. Bon, même si elle a appris de ses erreurs, elle.
C’est un beau message d’espoir, d’ailleurs, de savoir qu’il y en a qui sont capables de se remettre en question chez les humains. Quant à sa relation avec Owen, elle permet de continuer dans la lignée des très bonnes répliques, ça fait plaisir.
Les persos secondaires sont sympas aussi d’ailleurs !
De ce film, je retiens surtout le volcan en éruption avec les scènes magnifiques de fin du monde et la trahison des chasseurs qui abandonnent sans scrupule nos héros. C’était magnifique à voir et je trouve qu’ils se donnent vraiment beaucoup de peines pour nous faire voyager vers cela. Malheureusement, on est à peine à la moitié du film à ce moment-là, mais visuellement, il a déjà tout donné.
Heureusement, le scénario est bon et permet de s’accrocher tout de même à la suite, malgré le personnage de Maisie et LE rebondissement la concernant, un peu over the top. En même temps, c’est une suite logique du scénario de base. La course-poursuite finale est assez sympathique aussi et le scénario réserve des moments croquants pour les riches qui voulaient que les dinosaures leur appartiennent. Enfin, c’est surtout croquant pour les dinosaures, justement.
Un film délicieux.
Après une bonne scène sur la verrière, le film se termine alors sur ce que j’attendais depuis un moment et qui me semblait être la base de la deuxième trilogie : les dinosaures envahissent le monde. Et ça, c’est beaucoup plus jouissif à voir. Ils ont un bon vivier de proies gratuites là… La fin est abrupte pour le film, ça fait un cliffhanger sans vraie conclusion pour les héros par rapport à d’habitude. Ben oui, j’avais pris ma petite habitude de les voir quitter l’île et le danger… alors que là, les dinosaures sont définitivement sur le continent : la fuite n’est plus possible.
En tout cas, merci à nos héros d’avoir empêché l’extinction des dinosaures, je sens que ça va permettre un très chouette sixième (et dernier, pour le moment) film !
Jurassic World : Dominion
C’est parti pour l’ère néo-jurassique, où humains et dinosaures doivent cohabiter. Enfin, où les humains doivent se faire bouffer, surtout. Après, quand je dis « c’est parti », on peut remercier le coronavirus qui nous décale ça au 9 juin 2021. À dans un an !
C’est long d’attendre après avoir tout vu d’un coup !