The Good Place tire sa révérence

Salut les sériephiles,

Si je fais un article sur la fin d’Arrow, vous vous doutez bien que je ne peux pas ne pas en faire un pour une série que je suis depuis son tout premier épisode et dont tous les épisodes sont critiqués sur le blog. En plus, elle a toujours rencontré un franc succès sur le blog, alors je sais que je ne suis pas le seul ici qui était un grand fan de The Good Place. Après quatre ans, la série tirait sa révérence dans un double épisode final très réussi hier.

Voir aussi mes critiques de tous les épisodes :
Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

C’est tout étrange de se dire qu’on ne verra plus de nouveaux épisodes de cette série. Et c’est très étrange aussi de se dire que ça ne fait que quatre ans qu’elle était là quand j’ai l’impression qu’elle a duré une petite éternité – ou quelques Bereamy. Franchement, je me souviens encore avoir visionné le pilot dans le métro (ou le RER ?) sans grande conviction. Je commençais cette série uniquement parce que Kristen Bell était à l’affiche, mais l’histoire me paraissait franchement médiocre…

Résultat de recherche d'images pour

Pourtant, après vingt minutes, j’avais éclaté de rire plusieurs fois sur mon siège, malgré le fait que j’étais au beau milieu d’un lieu public. C’était donc bien parti pour cette série et moi, et la saison 1 n’a pas démérité. Ce que j’aimais particulièrement avec The Good Place, outre les répliques, les personnages et les gags tous très approfondis et réfléchis, c’était finalement… son rythme.

Résultat de recherche d'images pour

Jamais la série n’a pris le parti de s’installer dans une routine comme le font de nombreuses comédies. Au contraire, leur but a toujours été d’avancer vers l’étape suivante. C’est ce qui explique qu’elle ne dure que quatre saisons, mais c’est aussi ce qui lui permet d’être assez qualitative dans l’ensemble tout de même. The Good Place a rapidement réussi à devenir culte avec ses concepts complètement perchés (le quartier), ses délires bien particuliers (le postier, les crevettes…) et ses répliques qui font mouche (fork !) en étant simples et efficaces. Partant de là, il ne lui manquait pas grand-chose pour être culte avant même la fin de sa diffusion.

Assez clairement, elle a réussi à atteindre le statut de série culte avec son rebondissement de fin de saison. Je sais, je sais, certains avaient compris avant (chapeau), mais moi, ils m’ont eu comme un bleu et ma mâchoire s’est décrochée quand la révélation est tombée.

Résultat de recherche d'images pour
C’était un twist brillant pour relancer la série, franchement, mais c’était aussi assez symptomatique : les mi-saisons étaient un peu creuses.

Franchement, ça a permis à la saison 2 d’être encore meilleure que la première à mon sens. Je pensais que la série allait proposer quelque chose d’assez classique, avec une réécriture de sa saison 1… À la place, ils ont proposé une centaine de réécritures possibles, puis une balade dans les différents endroits de l’au-delà ! Toujours plus ! Et puis, en plus, Netflix s’est mis à la diffuser un peu partout dans le monde, et en France notamment, ce qui participe largement à son succès, c’était malin comme idée !

Image associée

The Good Place a su prouver qu’elle savait se réinventer et que ses personnages étaient assez bons pour être adaptés à toutes les situations : ils étaient stéréotypés, oui, mais aussi attachants et malléables. C’est exactement ce qu’il faut pour une comédie. Mieux encore, cette comédie qui a priori est juste là pour nous faire rire a pris l’habitude dès sa saison 1 d’ajouter des concepts philosophiques à son écriture, et l’air de rien, elle a touché à pas mal de dilemmes moraux et éthiques auxquels tous les humains sont confrontés un jour ou l’autre. Faire de la métaphysique en riant et en passant de bons moments, ce n’est pas toujours évident.

Résultat de recherche d'images pour

Alors certes, la saison 3 était en-dessous, mais elle réinventait toute la série une nouvelle fois et permettait d’approfondir les personnages. Si elle ne m’a pas trop convaincu sur le moment (toute la partie sur Terre était moins intéressante), tout a été justifié assez rapidement par les scénaristes quand on est revenu dans l’au-delà et au cours de la saison 4. En fait, le but était d’explorer les personnages et leurs défauts pour nous montrer comment les corriger.

Résultat de recherche d'images pour
Ah Jason, ce fournisseur de memes à chaque scène !

Et s’il n’y a qu’une chose à retenir de cette saison 4, c’est justement que tous les personnages ont été capables d’évoluer dans le bon sens et de devenir meilleurs quand bien même ils étaient atrocement insupportables sur Terre.

Image associée

Oui, ils ont leurs petits défauts et Tahani continuera à jamais à faire du « name drop » des célébrités qu’elle connaît, mais ils ont aussi tous su évoluer : Jason a trouvé une paix intérieure et une forme de sagesse incompréhensible, Tahani s’est enfin mise à travailler pour les autres plutôt que pour se prouver quelque chose, Chidi est désormais capable de faire ses choix, Michael est devenu plus humain et Eleanor a enfin arrêté d’être égoïste. Franchement, elle ne l’est tellement plus que même quand elle passe la porte qui la supprime de l’existence, elle réussit encore à provoquer de bonnes actions sur Terre.

Résultat de recherche d'images pour
Cette série donne aussi envie de s’acheter des cactus, mais bon.

Quant à Janet, eh bien, elle était parfaite dès le début, alors bon, elle l’est restée (#notagirl #notarobot)… Tout comme la Juge et ses goûts irréprochables en pop culture ! C’était parfait comme conclusion et parfait comme série. L’air de rien, la série s’était imposée dans mon cœur et c’est un peu la dernière comédie que je suivais vraiment avec attention de manière hebdomadaire… Franchement, ça va me faire tout bizarre de me dire qu’elle n’est plus là, et je ne sais pas encore ce qui va être capable de la remplacer !

Image associée
Je réclame déjà un spin-off sur Tahani pour ça, surtout qu’elle était sous-exploitée en saison 4 !

Mais bon, I take it sleazy, comme dirait l’autre 😉

Vous avez 42 minutes devant vous ?

Salut les sériephiles !

Pour cette fin de semaine un brin épuisante, je choisis la facilité pour cet article du jour et je vais plutôt vous faire un bon gros blabla qu’un article approfondissant une news. Enfin, oui et non, parce qu’après tout, je vous communique une news si vous n’avez pas suivi mon compte Twitter cette semaine. Et même si vous l’avez suivi, ce n’est pas dit que vous le sachiez, parce que je n’ai que peu annoncé la chose, incertain de participer que j’étais.

Image associée

Participer à quoi ? Trêve de suspense, hier soir, j’avais rendez-vous avec Geeleek et Morgane pour un podcast séries où il était question des séries de la saison (un peu) et de Clary qui pleure (beaucoup) dans Shadowhunters. Franchement, l’exercice du podcast n’est pas forcément mon préféré, mais c’est toujours sympa de parler avec d’autres fans, même quand on est claqué, surtout quand on est forcé d’être volontaire ! Le résultat est disponible en ligne sur la chaîne de Geeleek, n’hésitez donc pas à aller faire un tour pour écouter ça et me dire ce que vous en pensez, ou interagir avec nous, tout simplement.

Pêle-mêle, nous avons parlé pendant ce podcast, sobrement intitulé « 42 minutes » (même si on savait très bien qu’on ne le tiendrait jamais) de plusieurs séries, dont les saisons 1 ont été diffusées depuis septembre dernier. Il y était donc question de Unbelievable, Emergence, Evil, Dark Stories, The MandalorianAvec nos avis, pas toujours concordants, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle !

Outre cette news qui ne fait pas encore tout à fait 500 mots, je peux également évoquer avec vous une autre actualité du blog, même s’il s’agit plutôt là d’un rappel. En effet, c’est ce soir à 19h que commencera un nouveau #WESéries ! Malheureusement, je pense que je ne vais pas pouvoir y participer, et même si je vois des séries, je doute de pouvoir atteindre les 520 minutes requises pour valider le niveau basique.

Ce n’est pas bien grave, j’ai toute une vie pour rattraper le retard de plus en plus énorme que j’accumule. Que voulez-vous ? Je ne peux pas à la fois tenir un blog, faire des podcasts ET regarder des séries. Il faut choisir des angles d’attaque dans mon hobby, et je privilégie l’interaction sociale quand même, parce que c’est pour moi tout l’intérêt de regarder des séries, non ?

Résultat de recherche d'images pour "shadowhunters hug"

Toute œuvre visuelle est faite pour être partagée et il n’y a pas plus grande richesse que les commentaires qu’on peut en faire, les discussions qu’on peut avoir dessus et les interactions qu’elle provoque. C’est pour cela que je tiens ce blog, que je critique autant d’épisodes et que je fais même des mini-articles sur les films que je regarde après tout ! Et je pense que c’est pour ça que vous me lisez chaque jour, parce que les news, c’est bien, mais on a un paquet de sites qui les partagent. Les avis, c’est mieux pour trouver d’autres passionnés.

Bref, cet article est parti en cacahuète, je n’avais pas prévu de dire tout ça… mais ça ne me fait jamais de mal de me rappeler pourquoi j’aime autant écrire sur les séries et tenir ce blog ! Bonne journée à tous et bon début de week-end, que vous fassiez le #WESéries ou pas 😉

D’un univers à l’autre, la même tronche, mais pas le même personnage

Salut les sériephiles,

C’est bien beau d’avoir des univers étendus de plus en plus fréquents sur le petit écran (j’en parlais pas plus tard qu’hier avec Arrow), mais il y a quand même un petit truc qui me dérange parfois… c’est le recyclage d’acteurs d’une série à l’autre, quand il s’agit du même univers pour des personnages différents.

Résultat de recherche d'images pour "bonnie htgawm"

Trop tard ! Je pense qu’on ne fera jamais pire que le crossover Scandal/HTGAWM avec la présence de Liza Well au casting, alors qu’elle jouait le rôle incontournable et inoubliable d’Amanda dans la première saison de la série. Son visage était dans tous les médias, et voilà qu’on apprend que les deux personnages sont dans le même monde ! Bonnie n’a jamais fait référence à cette affaire pourtant. C’est bien dommage, mais ça me défrise moi, et c’est con, j’aime bien mes boucles.

Résultat de recherche d'images pour "cyrus sally"
Non, mais ça ne ferait pas de mal de consulter un peu plus la Bible de votre série, chers scénaristes.

Après Shonda Rhimes est une grande habituée du recyclage, et on ne compte plus les patients du Seattle Grace qui ont fini dans la clinique privée de Private Practice. À coup sûr, ces acteurs seront recyclés d’ailleurs pour jouer des personnes à sauvés par les pompiers de la caserne 19. Cela me dérangeait moins entre Grey’s Anatomy et Scandal où il était clair dès le départ qu’on évoluait dans deux univers complètement différents – du coup, ce n’était pas choquant de voir les parents de Meredith dans des rôles si importants de la hiérarchie américaine…

Si je vous parle de ces recyclages d’acteurs au sein d’un même univers aujourd’hui, c’est que j’ai vu passer avant-hier une news de casting du même acabit concernant cette fois NCIS, et ça m’a dérangé alors même que je ne regarde pas son spin-off à Los Angeles. Cette fois, c’est donc Scottie Thompson qui a été rappelée pour jouer un nouveau rôle. Pour rappel, elle incarnait Jeanne Benoit dans NCIS, mais elle jouera un nouveau (petit ?) rôle dans le spin-off, celui d’une agent spécial au cœur d’une enquête.

Résultat de recherche d'images pour "ncis jeanne"

Certes, c’est toujours un choc de (re)découvrir que l’actrice n’a incarné le rôle de Jeanne que durant dix-huit épisodes, pour la majorité cantonnés en 2006 et 2007, mais s’étalant en fait jusqu’en 2016 (quand même !), mais elle était tellement marquante dans ce rôle (je veux dire, c’est loin d’être un petit rôle, entre Tony et la Grenouille, je ne m’en suis pas encore remis moi !) que je trouve ça dérangeant de la retrouver dans une autre série du même univers.

Je sais bien que c’est le principe même du job d’un acteur que de jouer plusieurs rôles, et certains sont brillants pour le faire (coucou Tatiana Maslany). Cela ne me dérange pas dans le cas d’une pièce de théâtre pourtant – cela ne me dérange absolument pas d’avoir une Hermione noire sur les planches (même si je persiste à dire que si elle revient bronzée de vacances d’été en France dans le tome 3, c’est probablement qu’elle n’est pas noire, désolé JK Rowling) ou d’avoir une femme qui joue le rôle d’un homme… mais quand il s’agit de séries, je trouve quand même qu’il y a un abus de la part des responsables de casting.

Résultat de recherche d'images pour "tatiana maslany clone"

Quand on pense au nombre d’acteurs qui tentent de percer et à la qualité de jeu d’une grande partie d’entre eux, c’est fou de se dire que les productions se sentent obligés de rappeler les mêmes personnes pour de nouveaux rôles. S’ils veulent leur donner quelque chose, qu’ils le fassent en leur écrivant un retour à la hauteur de leur performance, zut ! Et c’est un peu paradoxal de dire ça alors que j’adore voir Joss Whedon ou JJ Abrams rappeler leurs acteurs préférés à chaque fois… mais au moins, c’est pour les faire évoluer dans des univers différents et sans crossover.

Résultat de recherche d'images pour "ncis jeanne"
Mic dropped.

Ca fait toute la différence, non ?

La fin d’Arrow n’enterre pas l’Arrowverse

Salut les sériephiles,

Grosse journée pour le monde des séries que celle d’aujourd’hui : les fans d’Arrow disent adieu à la série après huit saisons et 170 épisodes. Quand une série de cette envergure s’arrête, c’est toujours un événement, qu’on en soit fan ou pas… mais comme il s’agit là d’une série symbole de toute une époque et d’un univers complet, c’est encore plus un événement, et ça méritait un article sur le blog, je pense.

Résultat de recherche d'images pour "arrow pilot"

Un symbole de toute une époque ? Oui, pas moins ! À son lancement en 2012, la chaîne américaine CW commençait à s’essouffler. L’image sulfureuse qu’elle s’était créée avec Gossip Girl ne menait plus à grand-chose du côté des audiences et il lui fallait se réinventer. En donnant son feu vert au justicier vert, la chaîne ne s’attendait sûrement pas à se lancer dans une aventure d’une envergure pareille. Je me souviens encore de l’annonce de la série et de ma déception de voir qu’ils castaient Stephen Amell plutôt que de reprendre Justin Hartley qui avait interprété le rôle d’Oliver Queen dans Smallville de 2006 à 2011…

Résultat de recherche d'images pour "arrow pilot"
Show off !

Bien leur en a pris, puisque l’acteur fait désormais partie du casting de This is us et qu’Amell faisait un très bon Oliver lui aussi. Non, je n’aime pas le personnage et oui, j’ai arrêté mon rattrapage de la série en pleine saison 3 (pour l’instant ?), mais ça ne m’empêche pas de reconnaître le talent de l’acteur (et surtout sa plastique mise en avant à chaque scène d’entraînement ; il doit être d’une patience extraordinaire pour accepter ça et pour se maintenir à une telle forme physique). Et par conséquent, ça me fait quand même un petit quelque chose de savoir que la série s’arrête.

En huit ans, elle aura quand même été à l’origine de la création de tout un univers s’étendant sur pas moins de cinq séries (sans compter Constantine, Vixen ou même Black Lightning rejoignant finalement l’univers lors du dernier crossover) et voyant des personnages évoluer d’une série à l’autre. Ce que Marvel a fait sur grand écran, DC a réussi à le gérer à merveille sur le petit écran ; et quoiqu’on en dise, cet univers télévisuel est une vraie référence. Le seul problème, de taille, est que la digestion de tous ces épisodes est compliquée puisque tout le monde s’accorde à dire que la qualité décline depuis au moins deux ans dans toutes les séries et qu’Arrow aurait pu s’arrêter bien avant…

Résultat de recherche d'images pour "arrow pilot"

Bref, la fin de la série est une bonne nouvelle : les scénaristes comme la production ont donc compris qu’il était temps de mettre fin à un chapitre et ont trouvé une porte de sortie pour le faire. Du côté du scénario, je suis resté aveugle à tout ce qu’il se passe pour le cas peu probable où je me remettrais à regarder la série, mais du côté de l’univers étendu, une chose est sûre : la fin d’Arrow ne marque pas la fin de l’Arrowverse. Les autres séries sont déjà renouvelées par la CW et de nouvelles séries estampillées DC et Arrowverse continueront probablement de voir le jour.

C’est bien pour cela qu’il est important de noter cette date d’une pierre blanche : Arrow s’en va mais laisse derrière elle l’héritage le plus riche et le plus conséquent laissé par n’importe quelle autre série télévisée américaine… Même JAG qui avait laissé NCIS ne peut rivaliser : oui, il y a dix-sept saisons de celle-ci et deux autres séries dérivées, mais ça ne vaut pas la complexité, les crossovers et la résilience des fans de l’Arrowverse qui continue de lui être fidèle alors même que les intrigues sont loin d’être brillantes ces derniers temps…

Résultat de recherche d'images pour "arrow felicity"