Les Anneaux de Pouvoir (S01)

Synopsis : Le Mal resurgit sur la Terre du Milieu et ses habitants doivent lui faire face, forgeant bien malgré eux ce qui deviendra une véritable légende.

Pour commencer, je n’ai jamais été un grand fan du Seigneur des Anneaux. En fait, il m’a déjà fallu des années pour voir le premier film de la trilogie – parce que je n’ai jamais réussi à aller au bout pour un tas de raisons quand il passait la télé, la première raison étant que je devais être trop jeune pour rester réveillé si longtemps. Les livres ? J’ai bien essayé, mais je n’accrochais pas du tout au style de la traduction. Récemment, j’ai jeté un œil à l’original, et en fait, vraiment, la manière dont l’histoire est le plus souvent racontée n’arrive pas à m’accrocher.

Malgré tout, la promotion autour de The Rings of Power a été si intensive – avec une annonce de la date il y a un an – que ma curiosité est piquée. Ni une, ni deux, j’ai passé une partie de mon été devant la trilogie, en version longue. Contrairement à mon premier visionnage de ces versions longues, d’ailleurs, j’ai réussi à être bien plus intéressé. Mon conseil pour ceux qui n’accrochent pas serait donc de le voir avec un(e) fan, ça aide bien. Je m’en doutais déjà cela dit.

Voir aussi : Mon premier visionnage complet du Seigneur des Anneaux

Quitte à en être là, on s’est dit qu’on pouvait enchaîner cette trilogie avec celle du Hobbit. Et là, ce fut un plus grand coup de cœur déjà (comme j’y vais fort). J’ai bien plus accroché à l’intrigue proposée, probablement parce qu’elle avait plus de liberté. Le Seigneur des Anneaux, on sent bien que ça vient de livres dans le découpage du scénario et des trois parties. Le Hobbit, beaucoup moins. Et puis, Legolas y est encore plus classe ? S’il y a bien une constante depuis des années, c’est celle-ci : je n’aime pas le caractère des nains alors que j’adore Legolas. Oui, c’était une balle perdue pour les nains, mais vraiment, cet égo, là, ce n’est pas possible.

Bref, je vous raconte ma vie, mais tout ça pour dire que j’ai fini par accrocher à cet univers après des années, alors j’espère que la série vaudra le détour. Tout ça pour dire aussi que je ne suis pas le plus grand connaisseur de l’œuvre romanesque et des références à venir que je ne percevrai pas à leur juste valeur. Ce n’est pas grave, hein ?

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.
S01E02 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.
S01E03 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.
S01E04 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.
S01E05 – Partings – 16/20
Légèrement mieux que la semaine dernière, c’est sûr, mais encore un peu trop prévisible par moments et pas assez logique à d’autres pour que je sois totalement convaincu par ce qui est proposé. L’épisode, même s’il est long, est toujours un régal pour les yeux, il y a toujours quelques personnages que j’adore – et d’autres que je n’aime pas trop – et c’est intéressant de faire peu à peu les liens avec Le Seigneur des Anneaux. Bref, c’est toujours une réussite !
S01E06 – Udûn – 19/20
En évacuant les personnages que je n’aime pas et en se concentrant bien plus que prévu sur l’action, cet épisode s’avère l’un des meilleurs de cette saison pour l’instant. Il y a quand même trop de blabla et des longueurs qui donnent envie qu’il s’achève quand on arrive sur la fin, mais les nombreux retournements de situation et les scènes de combat à l’esthétique soignée donnent envie d’en voir bien plus ! C’était hyper prenant, et vraiment réussi.
S01E07 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !
S01E08 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

Comment ça, on est déjà mi-mars ?

Salut les sériephiles,

Le milieu de mois approche et ça faisait un moment, je trouve, que je n’avais plus pris le temps d’écrire un article de blabla sur les séries que j’avais en cours et mes projets improbables pour tout rattraper. Clairement, ça ne va pas le faire encore cette semaine, mais vous vous en doutiez. On est sur un mois de mars extrêmement maussade en ce qui concerne les séries (et en ce qui concerne la météo, c’est mitigé aussi).

Promis, ce n’était pas un jeu de mot parce que je n’ai vu que NCIS cette semaine. Si je dis que c’est maussade, c’est que je me suis engagé dans plein d’autres projets, à la fois professionnel et personnel, ce qui fait que je n’ai plus tellement de temps pour moi ces derniers temps – ou quand j’en ai, je le passe ailleurs que devant mon écran. D’ailleurs, même cette phrase n’est pas tout à fait honnête, j’ai toute une séquence de cours qu’il va me falloir mettre au point cette semaine, et ça, c’est devant mon ordinateur.

J’ai aussi dû en improviser une ce week-end pour venir en aide à un collègue, alors qu’on avait aussi une réunion samedi matin. Bordel, le réveil un samedi matin après une semaine de réveil, quelle douleur quand c’est pour aller bosser. Je me retrouve donc en ce dimanche soir avec l’impression qu’on est vendredi soir, parce qu’en plus, j’ai bougé aussi aujourd’hui pour passer un moment entre amis. Eh, ça fait du bien d’avoir une vie sociale, mais ça fait du mal à la vie d’internet et à la fatigue !

Plus sérieusement, je me suis rendu compte ce soir en rentrant (avant de repartir, en plus, vraiment je ne me pose plus en ce moment) que j’avais du retard dans un tas de séries désormais, parce que Charmed a repris aussi, et maintenant, on a Riverdale qui s’apprête à revenir aussi. Il faut pourtant que je me débrouille à être à jour pour en parler dans les prochains podcasts, mince. Et vous vous rendez compte que je n’ai toujours pas dégagé une heure pour Euphoria ? Et pour The Walking Dead ??

Finalement, c’est à croire que le blog finira par mourir de lui-même parce que je n’aurais pas le temps de regarder des épisodes et d’en faire des critiques. Ou alors, il va falloir que je fasse le deuil des critiques – mais je ne suis pas prêt à regarder sans en parler, et quand je commence à en parler, j’ai envie d’écrire un roman sur chaque épisode (il suffit de voir à quel point cet article s’écrit tout seul pour le savoir ; mais vous, vous ne savez pas que j’ai commencé à rédiger ça il y a tout juste trois minutes).

D’ailleurs, puisqu’il en est question, sachez que le blog n’aura de nouveau pas beaucoup de critiques cette semaine : je viens de regarder mon agenda, et c’est déjà beaucoup trop chargé avec quatre soirées prises ailleurs et une forte envie de retourner au cinéma. Cela dit, la seule chose qui vous concerne directement (d’un peu loin), c’est que mercredi soir, il y aura de nouveau un podcast. Est-il utile de préciser que je n’ai toujours pas commencé à préparer le plan ? Il sera top quand même, j’en suis sûr – ce n’est pas possible autrement, n’est-ce pas ? Rendez-vous mercredi à 21h, donc. D’ici là, je vais tenter d’avoir vu au moins NCIS Hawai’i et peut-être Walker ou un autre NCIS, histoire de faire genre que ce blog continue de parler de séries.

Ah, autre problème : qui va bien pouvoir être ma performance de la semaine si je n’ai pas vu d’épisode, hein ?

Call my Agent: The Musical?!!!

Salut les sériephiles,

Vous savez ce que j’ai l’habitude d’écrire dans ces lignes : on ne va pas se mentir… Et là clairement, on ne va pas se mentir, je crois que je tiens l’une des news séries TV les plus what the fuck de 2022. Oui, je sais, nous sommes relativement au début de l’année, mais tout de même, matez-moi ça : alors que je cherchais une idée pour l’article du jour, je suis tombé sur un site américain qui annonçait que  série Dix pour Cent était sur le point de devenir… un spectacle de Broadway ?

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Si, si, vous avez bien lu !

What the fuck ? Je sais bien qu’on fait des spectacles musicaux d’à peu près tout, mais là franchement, je ne vois pas trop ce que ça donnera : la série était super fun et racontait la vie d’Agents de stars. Autant l’idée d’en faire un remake était compréhensible (mais ça va trop perdre sa French touch), autant je me demande vraiment en quoi y ajouter des chansons rendra cette histoire intéressante. En plus, vraiment, le concept était cool parce qu’on avait des stars qui venaient compléter le casting chaque semaine, mais ça ne pourra pas faire ça avec un spectacle musical ?

Non, je vous jure, je ne comprends pas d’où ça sort, mais ils semblent déterminés et sont sûrs d’avoir eu une bonne idée si l’on en croit le communiqué de presse qui accompagne la nouvelle, nous parlant d’un spectacle prévu pour 2024 qui sera fun, comique, dramatique et avec un zeste de romance parisienne. En tout cas, une chose est sûre, c’est un tournant parfaitement inattendu pour la série française qui aura déjà sept ans cette année.

Un succès international qui inspire

Your First Glimpse of New British Remake 'Ten Percent' - CulturePour l’occasion, c’est Amazon Prime Video qui a eu l’idée de nous sortir le remake anglais de la série  : cela s’appellera tout simplement Ten Percent (photo ci-contre), et je trouve ça bien comique comme idée quand on sait que c’était le titre français et qu’il avait été changé par « Call my agents » sur Netflix car ce n’était pas assez vendeur et accrocheur. Il est aussi marrant de constater que c’est un concurrent direct de Netflix qui va nous produire ce qui risque fort d’être un flop, mais qui attise déjà ma curiosité. L’humour british, ça peut probablement le faire avec ce sujet !

En tout cas, on peut dire que la série de Fanny Herrera est un véritable succès : les recettes à l’internationale sont excellentes, le remake rapportera forcément de l’argent (et à défaut, il aura créé des jobs) et le spectacle musical fera de même. C’est assez dingue quand on y pense, mais le concept était vraiment génial, donc c’est bien normal. Cela fait plaisir en tout cas de savoir que la série de France 2 a autant décollé !

Une nouvelle passée trop inaperçue

Bon, maintenant, reste à savoir si la curiosité sera plus forte que ce qui m’empêche de voir des séries ces derniers temps. Quant au spectacle de Broadway, je peux au moins me réconforter à l’idée que je n’aurais probablement jamais l’occasion de voir le massacre ? Rares sont ceux qui arrivent jusqu’en France, sérieusement. Après, là, il s’agit d’une spectacle inspiré d’une série française… Tout est possible.

Une part de moi espère qu’on aura des nouvelles de tout ça et qu’on verra le résultat, mais je crois que c’est de la curiosité malsaine. La nouvelle a failli passer sous mon radar en tout cas, et j’ai l’impression que ça a peu été repris (mais j’ai eu des journées chargées).

Laure Calamy — WikipédiaEn tout cas, j’ai hâte d’avoir des réactions de la part du casting. J’ai l’impression d’une occasion manquée, en revanche, parce que j’ai rencontré cette semaine Laure Calamy et que, si j’avais su, je lui aurais posé la question. Qui sait ? Une autre fois peut-être. Ou qui sait ? Peut-être qu’un jour, je vais rencontrer Camille Cottin aussi. L’espoir est permis, et j’étais déjà tellement surpris d’avoir l’occasion de parler avec Laure Calamy. Bref, il s’agit totalement d’un teasing ça, j’en reparlerai mercredi sur le blog, quand il sera question de cette rencontre à l’occasion de l’avant-première de son prochain film.

La vie est étonnante dans ses coïncidences, parfois.

Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.