Riverdale – S02E20

Épisode 20 – Shadow of a Doubt – 15/20
Il y a du mieux dans cet épisode qui a l’avantage d’offrir des pistes concrètes et de revenir un peu plus à son fil rouge, sans pour autant être exceptionnellement intéressant. Certains masques tombent on va dire, mais si vite que ça n’a pas trop de sens. Après avoir pris son temps pendant tout un moment, la saison accélère donc son rythme.

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Spoilers

My dad could be the Black Hood.

Archie fait du porte à porte pour son père à l’élection de la mairie ?? Je ne comprends plus rien, même si je comprends bien son envie de retrouver le tueur grâce à ses yeux. Hiram n’apprécie pas trop de savoir qu’Archie ne le fait pas pour Hermione, alors que l’élection est censée être importante. Qu’importe. Ce qui importe à Hiram, en tout cas, c’est que son gendre se remette à jouer les leaders d’une milice d’adolescents stupides.

C’est quelque chose ça quand même. Archie décide donc de refonder sa milice, qui s’appelle désormais le Cercle Noir. Le seul but d’Archie est donc de retrouver la Cagoule noire, alors que pour Reggie et les autres, le plus important est de savoir si Midge couchait avec un Serpent, parce qu’ils sont sûrs que les Serpents sont responsable de la mort de l’adolescente.

Pfiou. On s’en fout de Midge pourtant, non ? En tout cas, Cercle Noir et Serpent se confrontent bien vite, ce qui fait que Jug et Archie comprennent qu’ils sont à nouveau à la tête de deux groupes opposés. Rapidement, Jug découvre qu’un Serpent flirtait bien avec Midge, sans pour autant que ça ne pose de problème de meurtre.

En tout cas, Jug a bien envie de rencontrer le nouveau shérif, le Shérif Minetta, et il le fait grâce à l’aide d’Archie, ayant celle d’Hiram. Pas ouf. Hiram donne aussi pour mission à Archie d’accompagner Veronica à un dîner avec un type. L’intrigue m’a totalement passionné au point que j’ai oublié d’en parler dans cette critique. Qu’en dire ? On a suivi Veronica dans un speed-dating de types de son âge, tous fils de bonnes familles.

Finalement, celui qu’elle choisit, Elio, est juste là pour expliquer à Archie qu’il y aura des conséquences aux meurtres de mafieux dans la ville. C’est donc un échec pour Veronica, puisque son père refuse de bosser pour la famille d’Elio après ça… Quant à Archie, lorsqu’il rentre chez lui, c’est pour apprendre que son père est menacé par la Cagoule. Encore.

C’est reparti pour un petit enfer en ville, surtout que rapidement, la vidéo prouvant que Midge fréquentait un Serpent qui n’a rien dit aux shérifs successifs fuite et le Serpent est arrêté. C’est l’occasion pour la mère de Josie de redébarquer dans la série en tant qu’avocate et de défendre le Serpent, après avoir été contactée par Jug. Mais ? Ils se détestaient, non ? Je suis à l’Ouest ou les scénaristes racontent n’importe quoi… ? Aha, je connais la réponse, ne vous inquiétez pas.

De son côté, Betty est donc sûre que son père est la Cagoule noire, mais elle veut à présent des preuves. Elle en parle à Jug qui pense qu’elle blague vu le sérieux qu’elle y met ; puis à Cheryl… qui l’écoute sérieusement et la croit. Elle accepte même de suivre le plan de sa cousine et de ne pas en parler à la police, alors que c’est la pire idée du monde. Midge est bien vite oubliée par Cheryl. Je veux dire, il y a vingt minutes dans la série, la venger était sa priorité, franchement.

Betty cherche donc des preuves que son père est un monstre, et pour ça, elle décide de faire en sorte que ses parents recommencent à bosser ensemble. Grâce à ça, elle peut fouiller le journal et découvrir que son père n’a absolument aucun alibi aux moments où la Cagoule sévissait. C’est super embêtant, mais elle en parle devant Cheryl comme si de rien n’était.

Ensuite, elle se fait passer pour sa mère à la morgue, histoire de reconnaître le cadavre de celui qu’elle pense être Chic. Ce n’est finalement pas le cas, mais elle avoue à Cheryl qu’elle culpabilise et a désormais peur pour Chic. LOL. La meuf nous fait la psychopathe prête à le tuer et totalement détachée de son sort pour finalement culpabiliser comme une petite fille ? Non mais cette série, je n’en peux plus !

En parlant de petite fille, Veronica fait donc tout ce qu’elle peut, y compris demander de l’aide d’une avocate (je vous laisse deviner qui), pour monter elle-même un casino avec le fils d’un des ennemis de son père. Hiram n’apprécie pas de la voir prendre son indépendance et lui explique donc calmement qu’elle n’a plus l’argent des St Clair.

Les manipulations d’Hiram sont de plus en plus visibles, par contre. Ainsi, il confie le Cercle noir à Reggie, puis décide de payer tous les membres du Cercle pour qu’ils ravagent une partie du sud. Le but de l’opération ? Oh, il est simple : donner un argument de poids à Hermione pour la campagne électorale. En effet, lors d’un débat, elle n’hésite pas à parler du Cercle Noir comme d’une milice dangereuse fondée par Archie.

Le débat est heureusement arrêté par un homme cagoulé qui n’hésite pas à tirer dans la foule sans faire la moindre victime. Betty retrouve son père dans la foule et elle comprend qu’il n’est peut-être pas le tueur, alors même qu’elle a fouillé son repaire plus tôt avec Cheryl. Son repaire ? Oui, il a toujours une chambre de motel, figurez-vous, et Betty est sûre qu’il est le tueur à cause d’un livre de Nancy Drew.

Le tueur ne tue personne pendant le débat et Hal est plutôt convaincant quand il dit qu’il n’est pas le tueur… mais Betty le recontacte tout de même au téléphone pour qu’il vienne la confronter à la mairie « là où tout a commencé ». Seulement, il ne vient pas, histoire d’avoir une nouvelle fois une absence d’alibi. Ben oui, il en aurait besoin : la Cagoule noire se pointe chez Cheryl et la kidnappe sans ménagement. Enfin, pour l’instant, elle ne fait qu’hurler, et c’était à mourir de voir.

Autrement, Veronica est déçue par son père au point d’annoncer à Fred qu’elle le soutient finalement pour l’élection. Cela nous excite totalement Archie qui décide donc de coucher avec elle, pour être mieux réveillé par Jug l’appelant au secours. Grâce à ce charmant Hiram manipulant toujours Reggie comme il se doit, le Cercle noir attend le Serpent qui a couché avec Midge à sa sortie de garde à vue. Même s’il n’y a aucune preuve, ils sont sûrs qu’il est coupable et toute une partie de la ville nous fait une manif nocturne, parce que pourquoi pas.

Malgré l’aide de Joaquin revenu d’on ne sait où pour l’occasion, le Serpent se fait bien tirer dessus devant le commissariat. C’est gênant, surtout qu’on ne sait pas bien qui a tiré dans le chaos ambiant. Une chose est sûre, Reggie avait un flingue et Archie l’a taclé pour éviter qu’il ne tire… Mais peut-être qu’il a eu le temps quand même ?

Compteur d’Archie à poil : +2, dans l’obscurité de sa chambre et de ses quinze secondes de sexe avec Veronica.

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Riverdale – S02E19

Épisode 19 – Prisoners – 14/20
Une double intrigue qui fait basculer la série dans le grand n’importe quoi comme on en a l’habitude. C’est si drôle à voir : je suis venu regarder une série pour adolescents nous présentant la vie d’ados, moi, et je me retrouve embarqué dans des scènes sanglantes et glauques et… absolument pas crédibles, toujours. C’est une constante, et ça n’arrive pas toujours à être drôle !

> Saison 2


Spoilers

That is your real son, mom, not this con artist !

Une fois n’est pas coutume, cela fait pile un mois que je n’ai plus regardé d’épisodes de la série. Autant dire qu’il faut que je me remette dans l’ambiance de cette série déjantée, hein. Le gros avantage, en revanche, c’est que le résumé en début d’épisode est assez complet et nous renvoie donc à l’épisode musical et son petit meurtre improbable. Tout aussi improbable que l’enterrement chanté par Cheryl en début d’épisode.

La série se lance alors dans une petite suite d’interrogatoires dont on retiendra surtout que le héros de la série, Archie, soupçonne toujours la Cagoule noire d’être responsable de tout ce qu’il se passe. Eh, il fait une fixette, et il en parle évidemment à ses meilleurs amis. Cela ne plaît pas tellement à Jughead qui imagine plutôt Chic dans le rôle du meurtrier.

Cela n’arrive pas à convaincre Betty, tandis que Veronica s’inquiète surtout des décisions irrationnelles de son mec. Le pauvre est clairement suivi par une personne encapuchonnée dans la rue, mais ça ressemble vraiment à une fausse piste… jusqu’à ce qu’il se fasse tabasser un peu plus tard dans l’épisode. Oups. Il est à noter tout de même qu’il est donc tabassé par des hommes cagoulés de noir dont on ne voit pas les yeux.

Il se fait ainsi kidnapper par Nick et deux sbires. Nick appelle Veronica dès qu’il en a l’occasion pour l’informer qu’il veut une jolie rançon en échange de la liberté d’Archie. Il est carrément énervé le coco depuis qu’il boîte. Tu m’étonnes. Veronica n’est pas au bout de ses surprises : ses parents refusent de payer la rançon.

Ils lui expliquent que les St Clair sont liés à la mafia et que c’est trop risqué… avant de reconnaître entre eux uniquement que payer la rançon mettrait trop en danger Veronica dans le futur. En attendant, Nick blablate avec Archie qui se retrouve allez savoir pourquoi avec une coupe Playmobil. C’est bien beau tout ça, mais ce n’est pas comme ça qu’il va finir torse nu… Il se fait juste frapper par un Nick apeuré d’être déshérité par son pôpa.

Passionnant. Heureusement, Veronica fait tout ce qu’elle peut pour le sauver, sans impliquer la police comme ses parents ont demandé. Elle décide donc de voler de l’argent à son père. Quand elle retrouve Nick, elle demande logiquement une preuve de sa survie… et n’a qu’une photo. Apparemment, ça lui suffit. Comme elle n’a pas tout l’argent demandé par Nick, celui-ci ne perd pas le Nord et demande alors à coucher avec Veronica. Evidemment.

Avant ça, Nick reconnaît qu’il sait qu’Archie est capable de le tuer comme il le menace de le faire s’il retrouvait sa liberté un jour. Purée, mais vous avez 12 ans les gars, retournez d’où vous venez. … Nick n’écoute pas mes conseils, hein, il préfère voir Veronica se prostituer. Et c’est si peu crédible ! On sait directement qu’elle le piège, sans même savoir qu’il y a une caméra dans la chambre. Tout est donc diffusé à Archie qui voit Veronica s’occuper de boire du champagne avec Nick. Le verre est clairement empoisonné… c’est si naze de nous faire croire qu’elle va coucher avec.

Archie y croit en tout cas, et ça lui donne l’énergie nécessaire pour essayer de s’enfuir. On passe donc d’une petite série mignonne pour ados à une vraie scène de grosse action bien badass dis-donc. Ah non. Toute la musique du monde ne peut suffire à ça.

Archie libéré, il se tape son meilleur sprint pour aller le plus rapidement possible auprès de Veronica et son parfum Diabolique. Inutile de dire qu’elle a déjà réglé le cas de Nick à coup de GHB, avant de demander une rançon à ses parents. Honnêtement, c’est gros ; parce que c’est laisser vivre un type qui va continuer de vouloir leur mort. Malgré tout, Veronica n’en veut pas trop à ses parents et Archie pardonne vite Hiram de l’avoir laissé dans la merde. Tout ce qu’il demande, c’est de pouvoir se venger de la cagoule.

Le nouveau meurtre de Riverdale pose toutefois bien des problèmes et provoque quelques remous dans la série, notamment pour le père de Kevin. C’est un bien mauvais shérif, et la mère de la victime n’hésite pas à lui dire… de même que Cheryl. Forcément, il s’intéresse donc à toutes les pistes, y compris celle de Chic.

Il n’en faut pas plus pour inquiéter Betty qui tient toujours à son frère apparemment. Allez comprendre pourquoi, franchement ! Alice la rassure comme elle peut et lui assure qu’elle dira à Chic quoi dire et quoi faire face au shérif. Ce n’est tout de même pas assez pour Betty qui embarque Jug dans une petite enquête problématique. En effet, ils y découvrent que M. Svenson et Chic ont donc partagé le même orphelinat, et que c’est encore et toujours le même couvent de bonnes sœurs insupportables.

Si on ne sait toujours pas ce qu’il en est de Svenson, Charles Smith, le fils d’Alice… n’est pas le Chic que l’on connaît. C’était si obligé, ça. Jug et Betty se précipitent donc chez les Cooper pour prévenir Alice. Celle-ci est en compagnie de Chic qui n’apprécie pas trop les révélations et se jette immédiatement sur un couteau pour s’attaquer à… Alice ?

Allez comprendre. Chic est maîtrisé par un coup rapide de Betty et aussitôt emmené au sous-sol. Cette série va tellement toujours dans l’excès, j’adore, c’est si drôle ! Bon. « Chic » révèle que le vrai fils d’Alice était un petit junkie qui avait remonté la piste familiale pour mieux avoir sa mère lui claquant la porte au nez. Ne le reconnaissant pas, elle a cru qu’il était simplement un vendeur au porte à porte.

Alice nous pique aussitôt une crise et se rend chez le père de Jug pour révéler que leur fils est mort. Evidemment que Charles ne peut pas être le fils du boulet de mari d’Alice. Bon, Alice nous ramène bien vite le père de Jug dans sa cave donc.

Avant ça, il se passe toutefois un milliard de trucs, rassurons-nous. Betty est ainsi recontactée une fois de plus par le tueur à la Cagoule. Eh oui, il est encore là et reconnaît que Svenson n’est pas le tueur. Pour en revenir au meurtre dont tout le monde se fout – celui de Midge, le shérif fait face à une ville qui va de moins en moins bien, manipulé comme il faut par Hermione. Cette dernière contacte Cheryl, qui écrit alors un petit article pour reprocher au shérif d’avoir tuer Svenson avant d’avoir les réponses. C’est gênant, parce que c’est exactement tout le problème de cette saison, maintenant.

Betty obtient une fois de plus confirmation que Chic n’est pas son frère, mais elle a aussi quelques informations pour remonter sa piste. Elle peut donc le faire, toujours avec l’aide de Jug, et découvrir que si son frère est mort, ce n’est pas d’une overdose. Non : l’imposteur dans la cave familiale est celui qui a tué son frère, et elle le déduit du témoignage d’une voisine. Franchement…

C’est gros et tout ça aurait pu être découvert si vite. Si Alice et FP demandent aux adolescents d’arrêter de régler l’affaire Chic en le tabassant, ils n’ont aucune idée de quoi faire non plus. FP et Jug sortent donc de la maison, alors qu’Alice s’explique auprès d’Hal. Cela laisse le champ-libre à Betty qui prend la décision, une fois de plus, de faire ce que la Cagoule veut d’elle. Elle libère donc Chic en le menaçant avec un flingue.

Elle est si crédible et flippante qu’il se laisse faire (lol) et est donc finalement pourchassé par la Cagoule noire en fin d’épisode. Pauvre shérif Keller, ça ne va pas arranger ses affaires. Déjà, la maire veut qu’il démissionne. Ben merde, on est en pleine élection, non ? La maire prend des décisions étonnantes avant de se barrer. Quant à la Cagoule noire, Betty comprend en fin d’épisode qu’il peut s’agir de son père, alors qu’elle ment à sa mère en assurant avoir déposé Chic à la gare routière. La révélation est plutôt bien amenée, on va dire, même si j’avais déjà eu des doutes sur les yeux.

Compteur d’Archie à poil : il était trop occupé à se faire tabasser.

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The Outpost – S03E01

Épisode 1 – For The Sins of Your Ancestors – 18/20
Quoi ? Non seulement, je suis plutôt content de retrouver les personnages de la série – même ceux qui jusque-là me saoulaient parviennent à me faire rire – mais en plus, je trouve que l’intrigue a pris un tournant plutôt chouette pour cette saison 3. On est débarrassé de quelques éléments que je trouvais lourd jusque-là, les relations ne sont plus les mêmes et les scénaristes semblent savoir un peu plus précisément où ils veulent aller. Je ne doute pas que la saison aura ses creux, mais pour une reprise, c’était efficace et mieux que ce que j’attendais.

> Saison 3


Spoilers

We are to be friends not enemies

Le résumé de la saison précédente est plus court que mon article sur le sujet, c’est fou tout de même. Bon, malgré mon article, j’avais oublié l’existence de Sammy, pourtant au cœur de la première scène de l’épisode. On y découvre que les humains sont désormais les esclaves des Blackbloods. Par humains, j’entends surtout les hommes, à commencer par Tobin et Garret, mais aussi Sammy, donc. Le faux petit frère de Gwynn a les mains trop gelées pour continuer à travailler et se fait battre pour cela.

Garret a trop bon cœur pour laisser tout ça se faire, et il se fait donc tabasser en voulant intervenir, même s’il est évident que c’est inutile. Le plus choquant dans cette scène ? Talon observe tout ça. Elle est du côté des Blackbloods, et pas des humains, ce qui est une surprise… jusqu’à ce qu’on la voie intervenir auprès de Zed et qu’on comprenne qu’elle a une influence plutôt positive sur lui. Enfin, positive… Elle arrive à le convaincre de ne pas tuer les personnages principaux de la série, en tout cas, là où les Blackfist semblent mourir d’envie de le faire, particulièrement dans le cas de la reine Rosmund.

Dans la scène suivante, on découvre que cela fait donc 39 jours que la saison précédente est terminée. En un mois, il ne s’est apparemment pas passé énormément de choses, même si tout l’équilibre de la série semble tout de même bouleversé par ce qu’il s’est passé. Tobin regrette d’avoir accordé sa confiance à Talon, bizarrement, et Garret cherche une occasion de se venger. Il est révélé que les hommes sont en fait en train de créer un tunnel pour s’enfuir et secourir la reine, mais le commandant refuse pour le moment d’entrer en action.

De son côté, la reine est plutôt pépère dans ses quartiers, comme si de rien n’était. Elle a en revanche de nouveaux ennemis mortels, les Poings-noirs (Blackfist) à commencer par Kezzun qui veut la tuer pour les pêchés de ses ancêtres. Kezzun est heureusement interrompu pile à temps par Zed, qui lui rappelle que les ordres de Yavalla sont que Gwynn reste en vie.

C’est embêtant comme tout, parce que Yavalla, elle a donné ses ordres il y a un moment et elle n’est pas là pour faire régner l’ordre. Cela embête particulièrement le chef des Blackfist qui souhaite vraiment voir Gwynn mourir et ne regrette pas ce qu’il appelle le zèle de Kezzun. Le zèle à ne pas suivre les ordres ? Nous n’avons pas la même définition du mot zèle, apparemment. Zed n’apprécie pas tellement ce qu’il se passe et finit par s’en prendre au chef des Blackfist, censé être pourtant sous son autorité à lui. Les Lu-Qiri ne sont pas du tout pour le combat entre les deux… cousins. Oh bah manquait plus que ça. Le combat s’arrête donc vite, mais la géopolitique change du tout au tout dans cette entre-deux saisons.

On apprend au passage que Yavalla s’avère donc être une prophétesse, mais qu’elle est restée de l’autre côté du portail. C’est gênant pour Zed, parce qu’il n’a pas pensé à temps à la faire venir, Talon ayant refermé le portail trop vite alors qu’il avait privilégié en premier lieu les guerriers. Eh, ça lui a réussi ça… mais je ne sais pas trop pourquoi il se refuse toujours à torturer Talon pour la forcer à faire venir Yavalla. Ce ne serait pas compliqué, a priori.

En effet, Talon a peut-être trahi tout le monde, mais elle affirme être toujours du côté des humains. Elle se rend donc auprès de Gwynn à lui assurer qu’elle bosse toujours pour elle, mais qu’elle doit faire semblant de bosser pour les Blackbloods de manière ce que Zed conserve son pouvoir sur les Blackfist. Bon, OK, il lui a fallu 40 jours pour dire ça ? Eh beh, il n’a pas dû se passer grand-chose dans l’entre saison, même si toute la géopolitique a changé.

Sinon, on découvre ailleurs que Janzo n’est pas vu comme un homme digne d’aller creuser le sol. Il peut ainsi conserver son laboratoire sous la taverne pendant 40 jours, mais pas un de plus. Comme par hasard, figurez-vous donc que c’est uniquement au début de cette saison qu’une laborantine Blackblood décide de se saisir du laboratoire. Janzo sait comment se rendre intéressant, en tout cas, en montrant qu’il a bien compris qu’elle voulait ouvrir une mystérieuse boîte, mais il se fait dégager malgré tout.

C’est plutôt marrant et j’aime déjà bien cette nouvelle Blackblood qui dégage Janzo de son laboratoire en un rien de temps. La coopération serait pourtant plus logique et intéressante, mais bon. Dans tout ça, Janzo n’a donc nulle part où aller dormir, ce qu’il fait qu’il n’a d’autres choix que d’interrompre Talon dans son entraînement quotidien pour lui dire qu’il vient vivre chez elle – même s’il continue de ne pas vouloir lui parler. Faudrait savoir.

Dans tout ça, Yobahn, le cousin de Zed et chef des Blackfists, décide de tendre une embuscade à son cousin pour le tuer, avec l’aide de trois hommes. Ben oui, Zed a son kinj qui lui donne un sacré avantage à pouvoir contrôler Yobahn comme il le veut. Il n’empêche que le combat reste sacrément inégal et qu’il est sur le point de le perdre. C’est sans compter sur l’aide de Talon qui débarque au dernier moment pour le sauver.

Zed décide malgré tout d’épargner son cousin qui voulait le tuer, ce qui énerve énormément Talon. Elle a dû mal à comprendre les motivations de Zed, parce qu’il continue de faire tout ce que veut Yavallah sans en connaître les vraies intentions. Cette prêtresse nous change complètement la donne de la géopolitique de la série, mais j’aime bien le fait qu’elle existe. En plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec elle en attendant que Talon la fasse venir.

En effet, pendant ce temps, la laborantine Blackblood continue d’exploiter les ressources du laboratoire de Janzo en découvrant peu à peu sa classification plus que bizarre. Elle se retrouve ainsi à inhaler du venin, tellement il semble être bordélique – même s’il affirme que son bordel est organisé par ordre chronologique des découvertes qu’il a pu faire. Du pur Janzo. Le venin la paralyse, mais seulement partiellement apparemment, et elle n’est pas en danger… Juste assez énervée pour aller s’en prendre verbalement à Janzo.

J’ai bien aimé cette relation avec pas mal de tension sexuelle bizarre, et il est assez clair que les motivations floues de ce nouveau personnage de Blackbloods nous apporteront à terme une intrigue plus fournie. Dans le même genre, il est temps d’en savoir plus sur les cristaux « pour Wren » que cherchent les Blackbloods : un des hommes esclaves de l’Outpost finit ainsi par en trouver un.

Il l’apporte aussitôt à la nouvelle – dont le prénom seront révélé à la toute fin de l’épisode : Wren… ceci explique cela ! – dans le laboratoire qui veut le voir immédiatement et nous apporte ainsi quelques réponses, à commencer par son identité : elle est la fille de Yavalla. AH. Il n’y a pas à dire, l’écriture est bien fluide et logique cette saison. On ne sait pas encore à quoi servent les cristaux, mais ils sont hyper rares et convoités par la grande prêtresse, voilà.

En attendant, les humains ne perdent pas de vue leur objectif. Ainsi, Sammy parvient à finir le tunnel pendant un jour off accordé pour qu’il puisse voir guérir ses mains. Ce tunnel leur permet de s’échapper, avec la ferme intention de venir sauver la reine. Moui. L’opération a lieu dès que possible et fonctionne plutôt pas mal. Pour nous, il est kiffant de voir Tobin et Garret faire équipe comme cela, et encore plus d’avoir Gwynn qui l’embrasse dès qu’elle le retrouve. Le triangle amoureux fonctionne très bien, et la petite musique est entraînante, je dois dire.

Rosmund est vite habillée et peut ainsi envisager de s’échapper à son tour, en enchaînant les interminables baisers avec Tobin. C’était hyper comique à voir, mais c’est aussi bien logique après 40 jours sans se voir et sans savoir s’ils auraient à nouveau l’occasion de s’embrasser. On notera qu’elle ne demande de nouvelles de personne et qu’elle a bien fait d’embrasser Tobin, parce que leur plan d’évasion ne fonctionne pas du tout.

Ils sont vite arrêtés par un Lu-Qiri qui s’en prend violemment à eux – vraiment, j’ai mal au dos pour Tobin. Arrêtés, les prisonniers sont amenés auprès de Zed par Yobahn qui veut les voir être exécutés. Comme en plus, Rosmund avoue qu’elle avait bien envie de s’échapper, Zed n’a d’autres choix que de les tuer. Oh, Talon négocie dur comme fer et réussit à faire épargner Gwynn, mais Garret et Tobin doivent être exécutés sur le champ.

Dès lors, Talon accepte de ramener Yavalla à l’Outpost, en échange de la vie sauve pour Garret et Tobin. C’est une excellente idée, parce que Yavalla est loin d’être aussi agressive que Yobahn. Au contraire, même, elle décide de libérer sur le champ la Reine, puis tous les prisonniers. Oh, ils sont libérés au sein de l’Outpost, mais c’est tout ; ils n’ont pas le droit de sortir, évidemment.

L’ordre est passé tellement rapidement que dans la scène suivante, Janzo est déjà au courant et sait qu’il est en présence de la fille de la prophétesse, mais bon. La scène est marrante et a pour but d’accentuer le ship naturel et évident entre ces deux-là, tout en nous montrant que la fille est maligne et intelligente à la fois. Elle parvient donc à son but, supposé impossible par Janzo, tout en étant capable de supporter Janzo. Pas mal.

En parlant de ship, la scène suivante nous rend enfin parfaitement canon la romance entre Garret et Talon. Cette dernière s’occupe en effet de le soigner de ses blessures et réhabilite son image auprès de lui en lui expliquant ce qu’elle faisait depuis tout ce temps. Et ça fonctionne. Le lendemain, Talon reçoit une visite de Yavalla qui cherche à mieux connaître l’élue de la prophétie.

Et oui ! Elle nous annonce même que la prophétie n’est pas encore complétée, avant d’apporter des réponses claires aux agissements des Blackbloods. Elle lui explique ainsi qu’ils sont en train de creuser pour trouver un kinj capable d’ouvrir un portail vers un monde paradisiaque, qui serait tout l’inverse du plan de poussière dont viennent les Blackbloods. Talon est plutôt sceptique, mais elle lui conseille d’en parler à Rosmund, pour l’instant trop occupée à envoyer Garret tuer Kezzun.

Elle affirme pourtant ensuite à la prophétesse que quoi qu’il arrive, ses hommes resteront pacifiques. Mouais. On n’a pas le même pacifisme que Gwynn, c’est tout. Ainsi, le cliffhanger voit Garrett ne pas hésiter une seule seconde à abattre Kezzun. C’est un cliffhanger un peu naze, mais ça conclue un épisode de reprise hyper solide pour la série.

> Saison 3

The Outpost (S03)

Synopsis : Lors de la fin de saison 2, Zed a eu la magnifique idée de trahir Talon : lui et son peuple de sang noir considèrent que l’Outpost est à eux. Maintenant qu’ils ont aidé Rosmund à le récupérer, ils lui expliquent donc qu’ils ont juste envie de la faire prisonnière. Oups, ce n’est pas ce qui était prévu !

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, il est un peu dommage que la série ne soit pas revenue cet été, parce qu’elle est pour moi une série d’été rien qu’à cause de son budget. Certes, la CW la renouvelle d’avance pour une saison 4, mais si on est honnête, on sait bien que cette saga n’a de sens que lorsqu’il n’y a rien d’autre à la télévision. La faire entrer dans la cour des grands, c’est risqué.

Le risque est calculé, puisqu’il n’y a pas grand-chose pour l’instant à la télévision américaine. En revanche, ça ne saurait tarder… En attendant la concurrence, il n’y a que ça (ou presque) à regarder, alors je suis bien sûr au rendez-vous, même si j’ai déjà quelques jours de retard pour commencer la série. Franchement, diffuser un épisode le jeudi soir, quelle mauvaise idée !

J’annonce d’emblée un retard de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, tout au long de la saison… mais de toute manière, le Covid a tellement redéfini toutes nos habitudes, ce n’est pas bien grave, si ?

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Voir aussi : Un récap de The Outpost avant la saison 3

S03E01 – For The Sins of Your Ancestors – 18/20
Quoi ? Non seulement, je suis plutôt content de retrouver les personnages de la série – même ceux qui jusque-là me saoulaient parviennent à me faire rire – mais en plus, je trouve que l’intrigue a pris un tournant plutôt chouette pour cette saison 3. On est débarrassé de quelques éléments que je trouvais lourd jusque-là, les relations ne sont plus les mêmes et les scénaristes semblent savoir un peu plus précisément où ils veulent aller. Je ne doute pas que la saison aura ses creux, mais pour une reprise, c’était efficace et mieux que ce que j’attendais.
S03E02 – The Peace You Promised – 14/20
Autant le premier épisode de la saison était sympathique et me paraissait tout relancer dans la bonne direction, autant celui-ci m’a paru beaucoup moins convaincant pour du long terme. Pourtant, on y retrouve à peu près les mêmes éléments, alors peut-être que c’est juste que j’étais moins dedans. L’avantage, c’est qu’au moins, j’ai pris le temps de me remettre à cette série. Si je peux suivre un peu la saison de loin, c’est déjà ça, non ?
S03E03 – A Life for a Life – 16/20
Bien que tout classique dans sa construction, cet épisode est déjà plus convaincant que le précédent dans la quête qu’il propose. L’intrigue est divisée en deux histoires, mais ça marche bien parce que l’accent est mis sur la meilleure des deux. La saison continue d’avancer assez vite en plus, avec chaque épisode semblant remettre en question ce que l’on sait et ne pas stagner sur la situation géopolitique de l’univers de la série. Ca change de voir tout progresser assez vite, et ça fait du bien !
S03E04 – The Key to Paradise – 15/20
Définitivement, le rythme de cette saison est vraiment sympathique et permet de développer beaucoup de choses en peu de temps. J’aime bien cet épisode qui nous montre que les scénaristes ont une idée de fil rouge qui fonctionne beaucoup mieux que lors des deux premières saisons… A moins que ce ne soit mieux qui suive un peu mieux tout ce qui se déroule maintenant que j’apprécie à peu près tous les personnages. Quoiqu’il en soi, c’est agréable à suivre comme saison pour l’instant.
S03E05 – Under Yavalla’s Control – 18/20
C’est peut-être à cause de l’heure tardive, mais j’étais vraiment à fond dans cet épisode, qui réussit assez bien à marier le drama de son intrigue avec pas mal d’humour. Le bon équilibre est trouvé : il n’y a toujours pas un budget énorme, mais la série a des choses à raconter et elle le fait bien, en variant les tons et en développant ses personnages. Les intrigues évoluent vite d’un épisode à l’autre, c’est super plaisant à suivre, je ne m’y attendais pas. S’il n’était pas si tard, j’enchaînerais même avec l’épisode suivant !
S03E06 – Kill the Rat, Kill the Kinj – 15/20
La série semble se perdre en chemin pour introduire de nouveaux éléments et des dynamiques qui seront importantes plus tard, et c’est fait avec tellement de précipitations que ça n’en est pas super crédible. Pourtant, j’aime le rythme rapide de cette saison normalement… Là, il m’a toutefois manqué quelques personnages et quelques développements pour être vraiment à fond, ce qui fait que l’écriture brouillonne de certaines scènes était trop visible, même pour moi qui surnote toujours.
S03E07 – Go Ahead And Run – 18/20
Bon, et bien, je suis une nouvelle fois bluffé par ce qui est en train de se passer avec cette saison 3. Je surnote probablement un peu, mais je la trouve beaucoup moins prévisible que les précédentes et surtout bien plus prenante ! Il se passe encore des twists que je n’ai pas vu arriver – alors que j’aurais dû ? – et qui remettent à plat toute la géopolitique de la série. C’est fluide, c’est logique, les personnages sont embarqués dans des situations nouvelles qui révèlent bien des choses du caractère de chacun… J’aime beaucoup, surtout que ça reste toujours aussi simple !
S03E08 – Dying is Painful – 17/20
La saison parvient à rester imprévisible en avançant drôlement vite et en changeant autant que possible les situations en cours à chaque épisode. C’est assez plaisant à suivre grâce à ça, même si ce n’est pas forcément évident de retenir tout ce qu’il se passe d’une semaine à l’autre, maintenant que je suis bloqué à ce rythme. Oui, oui, bloqué : j’aurais bien enchaîné sur un autre épisode, et ça, c’est très bon signe pour la série.

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S03E09 – She is Not a God – 17/20
Définitivement, cette saison a su ajouter les éléments qu’il manquait vraiment jusqu’ici pour avoir un équilibre assez savoureux. Sans jamais s’être prise au sérieux, la série tentait parfois trop de vouloir nous convaincre qu’elle avait de bonnes idées. Elle n’essaie plus de le faire, accentue l’humour et propose des situations bien plus savoureuses cette année. Désormais, quand je ris, c’est parce que les situations sont volontairement drôles, pas aux dépends de la série. Et ça, ça change tout.
S03E10 – From Paradise to Hell and Back – 16/20
Il y a un peu trop de facilités dans le scénario de cet épisode pour que je sois aussi convaincu que sur les précédents, mais je passe toujours un bon moment devant la série. Cet épisode manquait un peu d’équilibre entre ses intrigues, mais il se termine sur un bon cliffhanger – de saison ? Non, l’épisode 11 semble finalement bien être programmé pour le 20 décembre. Ben ça, je ne m’y attendais pas, dis donc !
S03E11 – The Hardest Part of Being Queen – 16/20
La saison aurait pu se terminer plus tôt, mais les scénaristes continuent de prendre des détours pour la mener à son terme. Pourquoi pas ? C’est un épisode sympathique à suivre et à la qualité toujours constante. Le temps est pris pour construire les personnages et nous les faire apprécier à leur juste valeur, quelque chose qui n’était pas toujours évident dans les premières saisons. Bref, ça continue de me plaire, sans être aussi efficace que lors des twists du début de saison.
S03E12 – Where Death Lives – 18/20
Ah oui, non mais je n’étais pas préparé à un tel épisode ! On sent bien que la fin de saison approche – enfin, en quelque sorte, parce que la saison 4 sera finalement la 3B – et ça permet à l’épisode d’accélérer son rythme sur la fin, ce qui était tout de même surprenant de la part de la série qui délivrait avant cela un épisode plutôt moyen. En tout cas, une fois de plus, j’ai trouvé que c’était efficace pour moi !
S03E13 – Violence is Futile – 18/20
Je… C’est compliqué. Je trouve que comme la semaine dernière, on perd beaucoup de temps en début et milieu d’épisode, avec des scènes qui n’ont pas trop d’intérêt pour moi parce qu’elles se concentrent sur des personnages et relations que je n’aime pas. Pourtant, la fin est improbable et est très, très loin de ce que j’en attendais. C’était censé être une série pépère, mince, et là – c’est presque un spoiler attention – j’étais finalement à ça de pleurer, oh, va falloir se calmer ! J’en dis déjà trop dans cet avis, pardon, je vous laisse lire la critique !

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