Station 19 – S06E08


Épisode 8 – I Know a Place – 14/20
Tout n’est pas parfait dans l’épisode, et ça paraît même parfois ridicule pour certaines intrigues. Je suis partagé niveau ressenti : j’ai aimé certains personnages que je n’aime pas habituellement, j’ai détesté des scènes avec des personnages que j’aime bien ; je continue de penser que la série est très intéressante pour les messages qu’elle porte parfois, mais je n’aime pas la manière d’aborder une des relations de couple… bref, je n’arrive pas à me décider. Au moins, j’étais à fond dans l’épisode !

Spoilers

Il est temps pour Maya de se reprendre en main, tandis que la caserne fait face à un incendie dans le quartier d’enfance de Theo.


I don’t want to lose.

Original ce début d’épisode : pour une fois les personnages ne sont pas en train de faire l’amour comme des lapins dans tous les coins possibles et imaginables. À la place, on voit Maya faire du ménage dans tous les coins possibles et imaginables chez elle. Elle n’était pas supposée rester à l’hôpital, elle ? Parce que là, on est loin d’être face au repos forcé de Maya.

C’est même pire que prévu : Diane se rend compte en venant lui rendre visite que Maya est en train de faire du ménage depuis 4h du matin. Elle a du boulot. Heureusement, une fois de plus, Diane a prévu toute la journée pour un pompier de la caserne. De là à faire dessiner Maya, c’était inattendu. Pourtant, c’est Diane : je suis sûr que ça donnera quelque chose de génial à terme.

En attendant, elle nous fait un petit rappel de la situation : si Maya veut retourner au travail, elle a intérêt à écouter Diane plutôt que de bouger le nombre incalculable de fauteuils qu’elle possède… Tout ça pour finir par dessiner par terre une timeline de sa victoire à une course olympique. Soit. J’ai bien aimé en vrai, surtout que les scénaristes n’en profitaient pas pour nous imposer des flashbacks. En revanche, mon but ultime est surtout de voir Maya se remettre avec Carina et savoir qu’elles ne vivent plus ensemble ne me plait pas, forcément.

Le reste des scènes est toutefois un brin prévisible : tout remonte pour Maya à sa relation avec son père, la forçant à toujours vouloir gagner – ou en tout cas à ne pas vouloir perdre. J’aime bien comment les scénaristes sont partis d’une toute petite idée de caractère il y a six ans pour en arriver là aujourd’hui. Ses répétitions de « I don’t want to lose » étaient plutôt bien gérées par l’actrice.

Finalement, Diane nous fait de la psychologie de bazar, mais qui fonctionne sacrément bien : elle fait remonter Maya à ses trois ans et ses envies de gagner pour faire plaisir à son père ; afin de lui faire comprendre qu’elle en est encore à ça aujourd’hui. Sa peur de perdre vient de sa volonté de plaire à son père quoiqu’il arrive. J’aime bien l’idée, de nouveau : Diane parvient à convaincre Maya de faire reposer la petite fille de trois ans en elle pour enfin pouvoir commencer à guérir.

En une journée, Maya change radicalement par contre, surtout si on prend en compte le fait qu’elle n’a pas dormi. Seulement voilà, c’est Maya, elle veut aller au bout de sa thérapie le plus vite possible : elle accepte donc de laisser Diane la guider vers le pardon de la petite fille de trois ans en elle. Là, la série va un peu loin pour moi dans la mise en scène – surtout que la thérapie n’a duré qu’un épisode et que Maya tient une enfant de trois ans comme elle tiendrait un bébé.

Cela fait du bien de voir Maya enfin sourire et commencer à prendre soin d’elle. Cela m’a fait chier de voir que Carina devait passer au second plan pour ça, mais la vérité est que je suis convaincu que Diane a raison. J’étais donc content que Maya ne l’appelle pas finalement.

Pendant ce temps, Jack reprend du service, avec les blagues habituelles entre pompiers et une première journée bien épuisante. Toute la caserne est sur les nerfs suite à la fuite de l’appel Crisis One concernant les Dixon par l’équipe de com de Travis. Et par équipe de com’, je désigne simplement Eli, évidemment.

Sans trop de surprise, Dixon fait de nouveau des vagues dans cet épisode grâce à cet événement. Il espère réussir à convaincre la cheffe Ross de venir avec lui à une conférence de presse, pour montrer que la police et les pompiers bossent ensemble. Mouais. Son but principal est de réussir à se montrer en héros au détriment de Crisis One : la situation tendue de l’épisode précédent sera donc présentée comme du bon travail de la police. Franchement… Je ne vois même pas comment c’est possible vu qu’il y a une vidéo.

Son chantage fonctionne pourtant : il a sa petite victoire quand Ross s’écrase devant lui pour éviter un procès impliquant Crisis One car la femme de Dixon entend bien porter plainte… sauf si son mari le refuse. Loin du rendez-vous dont Ross expulse bien vite Andy et Vic (pourquoi étaient-elles là même ?), Ben en profite pour être de nouveau insupportable avec Travis. Il est au moins sauvé par le gong, c’est déjà.

De manière prévisible, Eli revient de nouveau à la caserne. Bon, ça l’est d’autant plus que Travis l’annonce en début d’épisode et que juste après, Andy se retrouve seule à la caserne. L’excuse ? Elle doit faire de la paperasse…

Les scénaristes voulaient juste s’assurer de pouvoir proposer des scènes entre Eli et Andy pendant que le reste des pompiers allaient éteindre un incendie dans une maison en feu. Par où commencer ? Allez, restons d’abord sur Eli et Andy. On sent bien que les scénaristes veulent en faire un couple et plus on avance dans la saison, plus ça m’irrite. J’aime les personnages pourtant. Il flirte avec tellement d’insistance qu’il ne peut qu’obtenir ce qu’il souhaite avec beaucoup de temps… C’est le super exemple que donne les séries, et on s’étonne que le harcèlement soit si courant après. Pardon, mais vraiment, ce genre de relations justifie trop les comportements toxiques dans la vraie vie, et je trouve ça dommage qu’une série qui tente toujours d’être la plus juste et, je déteste le mot, woke possible en soit encore à proposer ça.

Bon, j’enchaîne, je ne suis pas là pour écrire une dissertation non plus : ça nous mène à une scène un brin ridicule où Andy propose à Eli d’utiliser la barre de la caserne (on dit ça comme ça ? Je ne peux pas dire une barre de pole-dance). Elle affirme que c’est de l’humour, mais évidemment, ça se termine mal – pas trop mal, hein, juste assez mal pour qu’Andy déshabille un peu Eli afin de lui remettre l’épaule en place. Yep. De la drague de série, pure et dure.

En parallèle de tout ça, les pompiers sont donc partis en intervention et ça tourne relativement mal pour Theo. Il se rend rapidement compte que l’intervention a lieu dans son quartier d’enfance, le quartier où son père est mort quand il avait 14 ans. Forcément, ça remue des choses en lui, même s’il ne semble pas s’en rendre compte autant que Vic sur le moment.

Pourtant, quand il s’agit de venir en aide à une famille dont la maison est en flammes, il est encore plus motivé que d’habitude et prêt à prendre bien des risques. Il n’hésite pas à s’interposer face à Beckett quand celui-ci lui ordonne de ne pas retourner dans la maison en flamme pour récupérer une Bible de famille, mais il suit l’ordre malgré tout… jusqu’à ce que la mère de la famille se rende dans la maison par elle-même.

Aussitôt, Theo se rend dans la maison, suivi par Travis. Beckett est énervé de voir son ordre être aussi peu considéré, mais bon, on sait tous que Theo a raison. Il se fera quand même engueuler de retour à la caserne – en partie parce que l’intervention tourne mal. Une explosion a lieu quand ils rentrent dans la maison et ça manque de très peu de finir en décès de Travis et Theo. Devant Vic.

Theo se confie finalement à Vic après tout ça, lui expliquant qu’il a été « triggered » par ce cas… Et inévitablement, Vic ramène tout à elle, par contre, et je n’ai pas aimé ça venant d’elle. Du tout. J’ai tendance à tout aimer dans ce personnage – et j’ai adoré la fin de la scène où elle fait un câlin à la fois à Theo et Travis – mais cette manière de ne pas écouter son copain lui raconter son problème, c’était vraiment malvenu de sa part. Heureusement que ça finit bien, même si Theo est forcé de rester faire de la paperasse pour terminer sa journée.

Pour changer, Andy a son mot à dire sur cette décision de Beckett qu’elle trouve injustifiée. Je suis partagé de mon côté : je suis d’accord avec Andy et Theo sur la théorie, mais en pratique, il y a quand même une chaîne de commandement à respecter et il est normal qu’un pompier désobéissant aussi directement soit repris. En plus, Theo lui-même soulignait le problème d’un chef en qui on n’a pas confiance et qu’on n’écoute pas… alors il ferait mieux de l’écouter.

Je me retrouve à devoir faire une pirouette compliquée, par contre, parce que je pense exactement l’inverse de l’intrigue Ross/Dixon. Merci mon dieu, Ross ne se laisse pas totalement influencer et rabaisser par Dixon : elle a la bonne idée de prendre la parole durant la conférence de presse pour inviter des pompiers à suivre la formation de Crisis One et éviter de reproduire la situation de l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça m’a fait plaisir de la voir s’affirmer ainsi, peu importe les chaînes de commandement et l’échiquier politique.

Je vais même aller plus loin : j’ai aimé la dernière scène où Sullivan lui apporte du soutien ! C’était ridicule à souhait son histoire de dossiers et de porte ouverte, mais c’est un move plutôt bienvenu pour ce personnage que j’ai l’habitude de détester et qui parvient à se montrer soudainement empathique et cool.

 

Vus cette semaine #08

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

C’était mon anniversaire et ça a surtout signifié moins de séries pour plus de vie sociale. On se rattrapera un jour ou l’autre, il suffit d’y croire ! En plus, il y a eu quelques reprises, alors ça va, même si je ne suis pas à jour partout, ça tient la route cette semaine !

9 épisodes vus

9-1-1 Lone StarGrey’s AnatomyStation 19The NeversThe Watchful EyeWalker

Je n’ai rien posté de la semaine, toujours pour les mêmes raisons… Mais j’ai essayé de me rattraper tout le week-end sur le blog. Quelques critiques publiées (bien en retard par rapport à mon visionnage des épisodes en question, souvent) donc, en plus des hebdos du vendredi, pour un total de 10 articles. Pas si mal ! Je continue de privilégier les publications le soir d’ailleurs, dites-moi si ça ne vous va pas… Je trouve que c’est pertinent car on a plus de temps pour lire les articles le soir, en général !

9-1-1 Lone Star

9-1-1 Lone Star – S04E05 – Human Resources – 18/20
Je me suis laissé prendre au piège de cet épisode bien plus rapidement que d’habitude, probablement parce que les deux intrigues tournaient autour de personnages que j’aime beaucoup et qu’on ne voyait pas assez cette saison. Au-delà de ça, il s’agissait d’une intrigue un peu trop prévisible d’une part et d’un vrai retournement de situation, d’autre part. La série regagne en qualité avec de tels twists et des réactions qui paraissent bien plus crédibles et logiques que dans les épisodes précédents, tandis que le fil rouge renforce le suspense. Vivement l’épisode suivant, en fait.
 

Grey’s Anatomy

Grey’s Anatomy – S19E07 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.

Station 19

Station 19 – S06E07 – We Build Then We Break – 17/20
C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.

That ’90s Show

S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

The Nevers

The Nevers – S01E07 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.

The Watchful Eye

The Watchful Eye – S01E05 – Stairway to Eleven – 16/20
Il est possible que la série prenne un tournant avec cet épisode, parce que j’ai eu l’impression, à plusieurs reprises, que la narration se complexifiait un peu trop avec ses révélations successives. En soi, ce n’est pas un problème, mais ça peut le devenir quand ça finit par manquer de crédibilité. Et puis, à force de me rendre parano, elle réussit aussi à me faire décrocher : au lieu de m’attacher à certains personnages, j’attends le twist qui me fera changer d’avis sur eux.

Walker

Walker – S03E11 – Past is Prologue – 12/20
Franchement, j’ai trouvé que c’était un épisode un peu trop mou, une fois de plus. Les plus grosses surprises étaient prévisibles depuis au moins un épisode, si ce n’est plus, et les scènes d’action n’étaient pas plus surprenantes. N’oublions pas que l’épisode a aussi la bonne idée d’utiliser des flashbacks inutiles… mais bon, il se termine avec quelques bonnes promesses pour la suite, ce qui explique que je remonte un peu la note quand même. Et puis, je n’attendais pas autre chose.
Walker – S03E12 – Best Laid Plans – 13/20
Toute la partie sur le drama familial est incroyablement ennuyeuse cette fois encore, mais l’épisode parvient à être plus intéressant que les précédents grâce à son fil rouge. Maintenant qu’on se concentre dessus et que les révélations principales sont faites, on avance enfin dans l’intrigue et les motifs sont de plus en plus clairs. J’espère juste que la suite continuera de déblayer tout ça pour que la qualité remonte vraiment.

> Vus en 2023 

 

Grey’s Anatomy – S19E07

Épisode 7 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.

Spoilers

C’est le dernier jour à l’hôpital pour Meredith.


Big last day !

Difficile de ne pas être au moins un peu spoilé concernant cet épisode, qui marque le dernier de Meredith avant la fin de saison. C’est frustrant, parce que sur les six précédents, elle a de nouveau été omniprésente et ça nous fera sentir son absence. En plus, tant qu’à faire, ils auraient pu éviter de la faire revenir après ce long hiatus…

Même sans être spoilé, le titre de cet épisode en dit déjà long : Cristina a expliqué longuement à Meredith que c’était elle le soleil ; mais j’imagine qu’on va nous expliquer que c’est finalement Zola qui l’est. Après, quand on la voit dans l’épisode de Station 19 (parce que oui, c’était évidemment un crossover), elle a l’air beaucoup mieux la Zola. Mais bon.

Heureusement, qu’il y avait un résumé des épisodes précédents aussi, parce que j’avais clairement zappé certaines intrigues, notamment concernant Maggie et Winston. Bien sûr, les scénaristes ne zappent pas ça et nous les remet ensemble pour une intrigue de cet épisode, avec un bébé qui a besoin d’une greffe partielle du cœur. La première ever, tant qu’à fait. Avant ça, le début d’épisode se concentre comme toujours cette saison sur les nouveaux internes. Mika voit sa caravane être dégagée par la ville, Simone voit sa voiture en panne et n’en peut plus non plus de vivre loin de l’hôpital. Elles vont reprendre la maison de Mer, j’imagine…

Levi ne les engueule pas tellement pour le retard – il les compare juste à Helm qui a fait un burn out et est désormais serveuse. Sympa, le meilleur ami. Bon, le reste de l’épisode se concentre sur cette histoire de greffe – Jo gère les parents du bébé comme elle peut afin de les convaincre de faire l’opération ; les internes font un tas de recherches et la compétition entre eux leur permettra d’avoir une place lors de l’opération. Enfin, compétition… Mika abandonne par énervement, Lucas et Simone préfèrent flirter. Malheureusement, la mère du bébé n’a pas tellement envie que son bébé serve d’expérimentation et préfère attendre.

Mika ne le sait pas immédiatement, cependant. Ainsi, elle paraît abandonner face aux autres, mais elle décide en fait de se rendre au bar en face de l’hôpital afin d’y rencontrer Helm. Je l’avais prédit que les deux allaient forcément se croiser – et ça sent bon le nouveau couple, en vrai. Il serait temps pour Helm d’avoir un peu de chance en amour, non ? Peu importe pour le moment, l’essentiel, c’est que Mika compte sur Helm pour lui apprendre la procédure qu’elle doit être capable de faire en premier pour assister à la greffe qui n’aura pas lieu si Jo n’arrive pas à convaincre la mère du bébé de la faire.

Elle y parvient de manière très inattendue : Amelia se propose pour parler aux parents, parce qu’elle a donné naissance à un mort-né qui a permis des greffes. Revenir sur cette intrigue, c’était à nous briser le cœur (enfin, il faut avoir vu Private Practice pour ça, mais toute cette intrigue était si horrible à l’époque que ça brise encore le cœur).

La greffe peut donc avoir lieu à nouveau, et ça arrange bien Mika qui réussit enfin à exploser Kwan dans un concours médical. Cela lui fait ravaler un peu de son arrogance, ce qui était marrant à voir. En vrai, je soupçonne aussi que ça l’arrange, parce qu’il peut passer son temps dans la galerie avec Jules – et Zola qui assiste à tout ça.

La greffe permet aussi à Winston et Maggie de bosser de nouveau ensemble et d’être une vraie équipe solide – et à Amelia de revivre une fois de plus son deuil. Mika, elle, est pleine d’admiration pour le couple Winston et Maggie. Ils font de bons mentors, c’est vrai. Par contre, ils ne forment pas un super couple : Winston ouvre enfin les yeux sur Maggie et sa manière d’être froide dans tout ce qu’elle fait. Par contre, il n’est plus sûr de la respecter, ce qui est un peu fort comme terme et justifie largement que Maggie soit au bord des larmes quand elle demande à Amelia de venir chez elle.

Du côté de Meredith, on ne nous parle pas de sa maison, ce qui est un peu abusé. On sait juste que Maggie et Amelia ont apparemment trouvé une solution de secours ; alors que Station 19 nous a appris que Meredith était à l’hôtel. La maison n’est pas entièrement détruite pourtant. Pour son dernier jour au travail, Meredith amène les enfants à la garderie de l’hôpital, histoire qu’ils fassent les adieux.

Elle a aussi droit à une confrontation de la part de Nick : il n’apprécie pas de savoir que Meredith prévoit tout son déménagement (avec des affaires puant la fumée et un grenier troué) sans au moins le consulter ou prévoir de lui dire au revoir. Elle, elle lui reproche de ne pas avoir répondu à son « je t’aime » et considère que son approche vis-à-vis de leur relation, plutôt lente, ne justifie pas qu’elle le consulte. Mouais. Le consulter, non, le prévenir, ça s’appelle le respect, non ? Il y a probablement débat, mais quelle flemme de me concentrer là-dessus.

Les scénaristes sont moins flemmards que moi, heureusement. Ils ramènent Tessa dans la série, ce qui leur permet de faire bosser ensemble à la fois Meredith et Nick – en plein débat sur le fait que Tessa aurait pu faire plus attention pour ne pas avoir un problème – et Simone et Lucas. Bon, ça donne aussi quelques enjeux au départ de Meredith, parce que ce serait nul de la faire partir sur un échec professionnel (et pourtant, ça arrive forcément dans la vie).

C’est pourtant ce qui arrive, et c’est frustrant. Tessa meurt parce qu’elle a porté des courses trop lourdes pour elle, trop rapidement après l’opération. C’est vraiment frustrant, cette affaire. Le pire, c’est que le décès de Tessa affecte les internes, mais pas tellement Meredith et Nick. Ils en reviennent vite à leur histoire de couple et à une Meredith forcée de souligner à Nick qu’elle ne va pas le supplier de l’aimer. Wow. C’est une sacrée évolution pour le personnage !

Il faut bien le souligner : je suis énervé de voir Meredith partir alors que le personnage est devenu si génial cette saison. C’est une bonne écriture et un beau rattrapage par rapport aux saisons précédentes, je trouve. J’aime particulièrement la relation qu’elle a tissé avec Simone également. Cette dernière vient la voir pour lui expliquer que Tessa lui a laissé son dernier roman avant d’entrer au bloc opératoire, et Meredith prend le temps de lui parler de sa mère. C’était beau.

Dans le même genre, j’accroche beaucoup aux relations entre Amelia et Lucas. Ce dernier vient voir sa tante pour savoir comment elle a fait pour s’en foutre autant du regard des gens, et je ne sais pas, ça m’a plu. Ce genre de scènes existait avant avec des personnages qu’on ne connaissait pas autant, finalement. Les « adultes » de la série sont désormais les jeunes d’avant et ça rend tout ça beaucoup plus touchant pour moi. Ou alors, juste, j’ai vieilli.

Autrement, Teddy se fait avoir par Richard et se retrouve à devoir bosser pro bono parce que le projet lui plaisait. Elle a pourtant besoin de fric et il le sait, donc ça me paraît débile comme histoire. Elle finit par obtenir un poste de plus qu’elle ne méritait probablement pas.

Tout ça mène à la fête de départ de Meredith. Les scénaristes auraient probablement pu faire mieux. J’ai aimé le coup du gâteau avec la mauvaise commande, ça faisait un bon gag et ça donnait un mini rôle à Linc ; mais le reste semblait un peu trop rushé. Même Miranda n’a pas les mots pour lui dire adieu correctement – il faut dire que Mer le souligne très bien : il s’agit d’un au revoir, pas d’un adieu. Elle ne va qu’à Chicago après tout. Il est clair que la série n’a pas voulu lui planifier un grand adieu.

Elle a toutefois un départ joli avec la scène classique de l’amant épris qui a fait une erreur et doit courir à l’aéroport pour la récupérer, alors qu’elle part avec ses enfants. L’épisode nous montre Zola envisager la cardio à présent, tandis que c’est Helm qui a les mots justes pour parler de Meredith finalement. Bailey n’y arrivait pas, mais Helm est toujours amoureuse d’elle, alors elle sait trouver les bons mots.

Nick aussi sait les trouver : il n’arrive pas à la rejoindre à temps, mais il l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. Meredith ? Elle préfère lui dire qu’elle ne l’entend pas bien. C’est un brin frustrant, mais c’est une belle conclusion, en vrai. Disons que ça semble réaliste et que ça nous assure un retour de Meredith plus tard dans la série, car on sait que ça ne pourra pas s’arrêter là. C’est une belle manière de conclure l’intrigue du personnage pour l’instant, en tout cas. Une fin ouverte, ça ne pouvait pas être autrement pour Meredith.

Quant à la maison culte de la série, pas d’inquiétude : elle est de nouveau occupée. Certes, il y a un trou dans le grenier, mais elle est habitable, alors Meredith laisse une clé à Simone et Amelia laisse une clé à Lucas. Le futur couple peut donc emménager ensemble dans une maison chargée d’histoire et complètement vide. Pas de chance pour eux, Maggie a eu la même idée avec Mika. Je m’en doutais, mais c’est un bon passage de flambeau. De même, ça fonctionnait d’avoir Meredith lisant le livre de Tessa à ses enfants, d’ailleurs !

En revanche, l’épisode a passé beaucoup de temps avec Meredith, mais peu de temps avec tous les autres personnages emblématiques. Richard et Bailey n’ont que quelques répliques, Meredith n’adresse pas la parole à Jo et heureusement qu’on a au moins un au revoir du trio de sœurs, parce que sinon, ce serait la méga frustration. Le choix est audacieux et bien visible : personne ne veut dire « adieu » à Meredith. On ne lui dit pas vraiment « au revoir » non plus, on lui dit simplement « à bientôt ». J’ai bien peur que cela fasse sentir encore plus son absence dans les prochains épisodes. Nous verrons bien : j’ai toujours pensé que la série pouvait s’en sortir sans elle de toute manière.


 

Station 19 – S06E07


Épisode 7 – We Build Then We Break – 17/20
C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.

Spoilers

Jack met bien trop de temps à retrouver Maya, mais bon, il y parvient finalement.


I’m too tired for the theatrics, 19.

Je suis en retard dans toutes mes séries hebdo, à nouveau, mais s’il y a un retour que je n’avais pas envie de manquer, c’était celui de Grey’s. Et avant ça, il faut en passer par cette série, même si ce n’est pas une plaie non plus. J’ai peur des spoilers, alors je me suis jeté sur l’épisode dès le réveil, avec la surprise de voir que nous n’en sommes qu’au septième quand la majorité des séries en sont à diffuser l’épisode 15 ou 16 en ce moment.

Première surprise sur cet épisode : c’est un crossover avec Grey’s Anatomy. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, tiens. L’épisode commence carrément par Meredith et nous retarde de quelques secondes les nouvelles que nous attendons concernant Maya. La maison de Meredith est donc en train de cramer, comme juste avant la pause, et tous les pompiers de la caserne font ce qu’ils peuvent pour en sauver des vestiges.

Pendant ce temps, Maya est inconsciente et personne ne la retrouve. Jack est pourtant dans la caserne et pourrait faire quelques efforts, mais non, il préfère le basket et les casse-croutes improvisés, sans repasser par la salle d’entraînement. Il préfère même la vaisselle, c’est dire !

Il finit tout de même par la retrouver et s’occuper d’elle, tandis qu’en parallèle, Andy annonce la fin des opérations sur la maison. Toute l’équipe rentre donc à la caserne, remarquant que Maya n’y est pas, mais sans avoir le temps d’en faire beaucoup plus que ça. Jack n’a prévenu personne, en effet, et a emmené Maya à l’hôpital dans sa voiture (mais comment fait-il pour la payer ?). Maya n’est donc pas prise en charge par une ambulance alors qu’elle est dans une caserne de pompiers. Savent-ils seulement que les casernes ne sont jamais vraiment vides ?

Pour ne rien arranger, elle est prise en charge par Kwan, un simple interne. C’est frustrant tout de même. Heureusement qu’il y a une infirmière (je crois ?) pour capter qu’il s’agit de l’épouse de Carina ET d’une pompier ; donc qu’il faudrait un peu plus talent et de compétences pour lui venir en aide. De là à ce que la solution soit Teddy ? Je suis dégoûté. En plus, ils bipent Carina mais comme par hasard, pour une fois, elle travaille et ne peut pas venir.

C’est donc Jack qui reste aux côtés de Maya quand elle se réveille. Ce n’est peut-être pas plus mal quand on voit les réactions de Maya cependant. Quand Carina arrive enfin, c’est pour mieux se faire engueuler par Maya, en effet. Ben oui, Maya veut absolument reprendre le travail au plus vite (forcément), alors que son cœur est épuisé. Elle n’a plus d’énergie, n’a pas de trauma, mais est déshydratée et dans un état qui ne lui permet de repartir au travail. Malheureusement, Maya refuse de l’entendre et continue d’être bornée comme jamais.

Cela force Carina à prendre des décisions radicales : elle oblige Maya à rester à l’hôpital. Elle cherche à partir contre avis médical, alors Teddy et Carina font appel à la police, carrément, pour empêcher qu’elle s’en aille. Maya est loin de bien le prendre, évidemment, et ça termine même en menace de rupture envers Carina. Sans trop de surprise, on nous ramène Andrew aussi dans l’équation, parce que Maya rappelle à Carina qu’elle n’a jamais songé à la faire interner, même dans les pires moments de son deuil. Ce n’est pas exactement la même situation, cependant.

J’ai particulièrement eu un élan d’amour, encore, pour Carina lorsqu’elle a fait remarquer à Maya qu’elle risquait de la perdre quoiqu’il arrive : ne pas la faire interner, c’est la certitude de retrouver Maya morte trop rapidement, l’interner, la certitude d’avoir sa haine éternelle. Et sa rancœur.

En parallèle, Ross se rend voir Beckett pour en savoir plus sur sa manière de gérer la caserne. Elle n’est pas convaincue : certes, il ne boit apparemment plus, mais il continue de céder sa place à Andy et elle reçoit de plus en plus de plaintes le concernant. Il promet que ça s’arrêtera… mais bon.

Pendant ce temps, Travis se confie à Ben sur ce qu’il se passe dans sa vie. J’avais un peu zappé : il a demandé à ce que l’histoire concernant Dixon et sa femme soit fuitée à la presse. C’est une connerie monumentale : on comprend pourquoi il le fait, mais c’est une prise de risques énorme concernant le programme Crisis 101. Il est censé vouloir le sauver quoiqu’il en coûte.

Puisqu’on parle de Crisis 101, revenons-y : Andy et Vic arrivent sur une scène compliquée à gérer où la police fait encore des siennes. Elles tombent sur une équipe de policiers en pleine intervention. Un a son flic sorti et dirigé vers un jeune homme noir, qui est plaqué au sol par deux de ses collègues. Le jeune leur parle en espagnol et paraît donc fou aux yeux des policiers… et bien rapidement Vic et Andy se rendent compte que la police en fait beaucoup trop. Elles appellent donc des renforts. Ah, la série recommence à en faire beaucoup du côté anti-flics là.

Pour ne rien arranger, Dixon débarque sur les lieux de l’incident juste avant Ross, ce qui complique inévitablement les choses. C’est compliqué comme situation, mais ça l’est inutilement aussi. Cela permet à Ross de marquer quelques très points à mes yeux cependant : j’aime son calme et ses capacités d’analyse, lui permettant rapidement de faire le point sur la situation.

Cependant, elle oublie de voir que la situation est apaisée, justement. Dixon réclame donc de reprendre ses droits sur la scène et dès qu’il le fait, le jeune se remet à fuir. Andy a beau expliquer, après l’avoir arrêté, qu’il est en pleine crise d’angoisse, les flics continuent de le trouver suspect et de vouloir le braquer. Franchement, la tension n’arrête pas de grimper tout au long de ces scènes. Heureusement que Ross est là pour calmer tout le monde et montrer que le jeune veut juste rentrer auprès de sa mère après avoir fait quelques courses, parce qu’autrement, ça terminerait mal.

Dixon finit par reconnaître qu’elle a raison et faire baisser les armes à tous les flics, mais c’est aussi parce qu’ils sont filmés par une femme à sa fenêtre, chez elle.

À la caserne, Sullivan, Travis et Ben font face à une situation inattendue : trois grand-mères gèrent une bucket list originale où elles font une chasse au trésor pour obtenir plein de points. Le point du jour : une femme âgée qui vient menottée et demande aux pompiers de l’aider… avant qu’une de ses potes demande une photo avec un pompier torse nu. C’est que ça s’amuse bien au troisième âge.

Voilà donc comment s’occupe le groupe de bridge pendant son temps libre. Les pompiers sont étonnamment réceptifs et conciliants avec les grand-mères, faisant à peu près tout ce qu’elles demandent, en partie parce qu’elles sont fortes avec la culpabilité. Leur but ? Gagner un voyage en croisière.

J’ai donc passé le reste de l’épisode à attendre qu’une d’entre elles fassent un malaise. Cela finit par arriver, permettant à l’une des femmes de sympathiser avec Sullivan. Ah, franchement, c’était long comme intrigue et pas forcément ce que je souhaitais voir pour une reprise. En plus, Sullivan se laisse manipuler par Dottie et finit par accepter d’être torse nu pour une photo. Bon, il n’accepte que si Travis le fait aussi.

Elles ont beau dire que les photos seront supprimées vite, je n’y crois pas une seconde : Travis a accepté, ça finira contre lui dans la course à la mairie. Pourtant, l’épisode essaie de nous montrer qu’il peut être un bon homme politique malgré tout, avec une deuxième audition de la part des syndicats. Si tout se passe bien a priori, ça n’empêche pas un problème de continuer d’exister : bien sûr que l’information sur Dixon fuite même si Travis a demandé que ce ne soit pas fait.

Ce n’est qu’en fin d’épisode que le reste de la caserne apprend ce qui est arrivé à Maya. Tout le monde s’inquiète, mais on les sait plus réactifs à d’autres occasions, franchement. Au passage, Jack récupère la place de Maya à la caserne, merci Ross, et rencontre aussi sa sœur… mais je me suis demandé pourquoi ils avaient mis la scène dans cet épisode, car ça paraît être une intrigue bien plus importante que ça normalement.

L’épisode se termine également sur une énième scène entre Sullivan et Ross. J’adore Ross, je n’aime vraiment pas Sullivan et même si elle le tire vers le haut, je sens que ça ne sera pas idéal comme intrigue sur le long terme. Dans le même genre, Beckett continue de boire et c’est insupportable, surtout quand c’est à la santé de Maya et que Carina fait ses valises. Cela n’en vaut pas la peine ? Maya ira mieux par la suite, c’est bon quoi. Pour l’instant, elle refuse même de parler à Andy, s’enfermant dans un mutisme peu rassurant.

Sinon, Meredith s’apprête à quitter Seattle alors elle passe remercier Andy d’avoir sauvé la maison.