C’est sans prévenir et l’air de rien que le mois de Mai est déjà arrivé. Et s’il nous invite à faire ce qu’il nous plaît, je dois vous avouer que j’ai déjà fait ce qu’il me plaisait le mois dernier. Pour ça, je vous propose comme chaque mois de faire le point sur les saisons terminées entre le premier et le trente avril. Vous allez voir, je n’ai pas chômé. Je profite d’ailleurs de cet article pour faire le bilan de mes vacances, comme je le fais habituellement : ce serait répétitif d’avoir deux articles bilan pour le coup.
Je suis plutôt satisfait de mes vacances sur tous les plans à vrai dire, et ça, même si je n’ai pas du tout autant avancé dans les séries Marvel que ce que j’aurais voulu. J’en ai quand même vu une de plus après tout, c’est déjà ça, et en plus, j’ai bien avancé dans mon travail tout en ayant le temps pour la vie perso, ce qui est quand même l’essentiel.
Allez, trêve de blabla, c’est parti pour le bilan que je vous ai promis !
Séries renouvelées
Les Bracelets rouges (S02) – Si la saison était un peu moins bonne que la précédente, c’est probablement parce que l’effet de surprise était passé pour celle-ci. C’était toujours aussi solide en tout cas, avec une excellente interprétation de la part des acteurs et une intrigue passionnante à suivre. La série m’a légèrement moins touché qu’en saison 1, mais je serai au rendez-vous pour la saison 3. Note moyenne : 17,5/20
The Walking Dead (S09) – C’est parfaitement improbable, mais cette saison 9 a réussi à secouer les choses suffisamment pour revenir au stade des premières saisons. Si elle a toujours ses petits défauts, la surprise était tellement bonne que j’ai légèrement surnoté. En un an, la série gagne donc plusieurs points sur sa note moyenne et a bien gagné en qualité. On est arrivé au point où j’attends impatiemment la prochaine saison. Une nouvelle menace, de nouveaux personnages et une nouvelle ambiance, c’est tout ce qu’il me fallait. C’était pas si dur ! Note moyenne : 17/20
God Friended me (S01) – Franchement, je l’ai regardée pour l’acteur principal et parce que la bande-annonce était sympa… et je me suis retrouvé face à un excellent divertissement. J’ai dévoré chaque épisode de cette saison à la qualité quasi-toujours constante. C’est certes plein de bons sentiments, mais ça fonctionne. Note moyenne : 16/20
This is us (S03) – La saison n’était pas à la hauteur émotionnelle de l’an dernier, mais j’ai bien aimé malgré tout les intrigues proposées. Il y avait surtout des rebondissements que je n’attendais pas… et la série a réussi à me faire moins aimer l’un de mes personnages préférés en le contrastant totalement. Cela dit, c’était réussi et c’est tout ce qui compte, j’imagine. Note moyenne : 16,5/20
The Magicians (S04) – Si la saison était plus inégale que l’an dernier, je continue de considérer cette série comme l’une de mes préférées. Elle est juste géniale dans sa manière de présenter en permanence des intrigues complétement perchées… mais toujours totalement logiques – ou en tout cas dans la logique de la série. Et puis, la fin était absolument dinguissime ! Note moyenne : 18/20
Atypical (S02) – Si j’ai un an de retard, c’est uniquement parce que je ne regarde pas cette série seul. J’ai profité de passer quelques jours de vacances avec Poluss pour enfin la regarder. La saison n’est pas aussi bien que la première, mais ça reste très solide dans l’humour. En revanche, c’est mort, je ne supporte plus Elsa ! Note moyenne : 15,5/20
Série terminée
You’re the Worst (S05) – Aussitôt vue, aussitôt oubliée. Si lors de ses premières saisons, cette comédie était une de mes séries préférées, ce n’est malheureusement plus le cas pour sa fin. La chute qualitative fut terrible et continue tout au long de la série… mais elle a tout de même réussi à se conclure d’une très bonne manière, faisant honneur à son passé. C’est déjà ça. Note moyenne : 14,5/20
Sort Incertain
The Orville (S02) – C’est un rare cas de série qui propose une meilleure saison 2 que sa première. Loin de tomber dans les pièges qui l’attendaient, elle a su trouver définitivement un équilibre entre série à la semaine et série aux intrigues suivies ainsi qu’un rythme efficace qui manquait encore parfois en saison 1. Note moyenne : 17/20
Osmosis (S01) – Découverte Netflix du mois, je l’ai regardée parce que c’est une série française et que son synopsis me donnait vraiment envie. Malheureusement, ce synopsis ne reflétait pas spécialement l’histoire de la série qui était légèrement moins passionnante que je ne l’espérais. Ce n’était pas mauvais, mais ce n’était pas génial non plus. Note moyenne : 15,5/20
The Rookie (S01) – C’est très clairement mon coup de tête du mois : j’ai vu que Felicia Day était une guest-star de l’épisode final et je me suis dit que c’était la goutte d’eau me donnant envie de la regarder. Il n’en faut pas plus pour que je me sois dit qu’il était temps de la commencer puisqu’elle me faisait de l’œil depuis septembre dernier. Je ne le regrette pas, parce que c’est un procédural plutôt sympa : la formule reste classique, mais les personnages sont bons et il y a quelques intrigues plus sérialisées. C’était parfait à dévorer. Note moyenne : 15,5/20
Challenge Séries
The Punisher (S01) – Allez, enfin! J’ai pris mon temps pour la regarder, mais ça valait le coup de la voir, parce que c’est une bonne saison. J’ai bien accroché, même si la série a ses lenteurs. De toute manière, avec Ben Barnes, ça ne pouvait qu’être bien, non ? Il faudra voir ce que vaudra la saison 2 désormais. Note moyenne : 17/20
Jessica Jones (S02) – Et voilà, je termine cet interminable article avec cette deuxième série Marvel/Netflix. La saison 2 est aussi cool que la première, avec un excellent sens de la dynamique, des répliques, du rythme. Oui, c’est Netflix, donc ça pourrait aller plus vite, c’est sûr, mais c’est une bonne série malgré tout. Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 3 ! Note moyenne : 17/20
Douze ! Cela fait donc douze séries terminées au mois d’avril. Je ne m’étais pas rendu compte que c’était à ce point, mais je comprends mieux pourquoi mon calendrier série m’a paru si vide ces derniers temps : j’ai terminé trop de séries – d’habitude, c’est en mai que j’abuse du côté de ces statistiques.
Je vous propose ce matin la deuxième partie, un an plus tard, de mon grand résumé des films Marvel pour les néophytes. Cette partie 2 est plus courte, puisqu’elle ne couvre que ce qui est essentiel à la compréhension de l’intrigue générale dans les trois derniers films sortis : Infinity War, Ant-Man & the Waspet Captain Marvel. Beaucoup de détails ne s’y trouvent donc pas et j’ai parfois tordu un peu la chronologie pour plus de clarté.
Cet article permet soit de tout se remettre en tête, soit de servir de guide pour les néophytes qui se trouveraient embarqués au ciné (malgré eux ou de plein gré pour enfin comprendre le buzz autour de ces films). Bonne lecture.
Lorsque l’on se quittait l’an dernier, Thanos s’apprêtait à donner du fil à retordre aux Avengers… et c’est exactement ce qu’il a fait, en interceptant tout d’abord le vaisseau de Thor, au sein duquel se trouvait aussi Hulk et Loki. Pour rappel, ce vaisseau contenait tous les survivants d’Asgard après la destruction de leur planète… dont une Valkyrie portée disparue, parce qu’on ne la voit pas du film.
Ce nombre de survivants est réduit de manière drastique : Thanos attaque le vaisseau dans l’espoir de retrouver le Tesseract, une des pierres d’infinités, donc. Ce n’est pas un espoir vain : comme on le supposait, Loki a pris soin de sauver le Tesseract de la destruction d’Asgard. Il feint de se ranger du côté de Thanos, espérant le tuer, mais c’est un échec cuisant. Malheureusement, Thor voit donc son frère se faire tuer (encore une fois). Heureusement, Hulk est envoyé sur Terre pour avertir du danger à venir.
Il débarque directement chez Dr Strange, qui a l’une des pierres, où il invite également Iron Man, alors que celui-ci parlait tranquillement de son mariage avec sa fiancée.
Ils sont rapidement interrompus par l’arrivée d’hommes de main de Thanos aux super-pouvoirs badass et au vaisseau qui manque de détruire une partie de New-York… ce qui attire l’attention de Spiderman, forcément. À eux trois, Dr Strange, Iron Man et Spiderman parviennent à repousser la menace (sans Hulk, parce que Bruce Banner n’arrive plus à se transformer !)… et décident d’embarquer à bord du vaisseau ennemi pour enfin emmener le combat hors de la Terre et directement auprès de Thanos. Bon, dis comme ça, on n’a pas l’impression que Dr Strange est en fait fait prisonnier… mais bon, ce n’est que temporaire, Tony et Peter Parker le libèrent vite.
Ils se retrouvent alors dans l’espace et atterrissent sur une planète où ils tombent non pas sur Thanos, mais sur… les Gardiens de la Galaxie. Ceux-ci ont auparavant vécu pas mal de choses aussi.
En effet, ils ont recueilli Thor à bord de leur vaisseau, et celui-ci est parti remplir sa propre quête avec Rocket et Groot. Le but ? Réparer les pouvoirs de son marteau, ce qui va lui prendre bien du temps. En parallèle, le reste des gardiens est confronté une première fois à Thanos.
Alors que Gamora pense réussir à tuer son père adoptif une fois pour toute, elle découvre ainsi (et nous avec) le pouvoir de la pierre d’illusion. Autrement dit, les Gardiens font face à un échec cuisant : Gamora est enlevée par Thanos qui a compris qu’elle connaissait l’emplacement de la dernière pierre dont il ignorait la localisation, grâce à Nebula, la sœur de Gamora, qu’il torture pépère dans son coin. Et bien sûr, Starlord, amoureux de Gamora, met trop de temps à oser la tuer, ce qui fait que Thanos parvient à l’en empêcher. Oui, bon, parce que Gamora lui avait demandé de la tuer si jamais elle tombait dans les mains de Thanos.
Cette pauvre Gamora est alors trimballée dans la galaxie par son père. C’est l’occasion de comprendre un peu mieux le plan de Thanos : une fois toutes les pierres en sa possession, il entend se débarrasser de la moitié des êtres de l’univers. Son plan n’est pas machiavélique, mais salvateur : pour lui, notre galaxie souffre d’une surpopulation et d’un épuisement de ses ressources. Proposer un 50% de morts est le but de sa vie : en tuant aléatoirement la moitié de la population d’une planète, celle-ci peut prospérer à nouveau. Pas de raison de ne pas réussir à faire pareil avec tout l’univers, hein !
Bref, Gamora n’aime pas beaucoup son père, ce grand cinglé fan de génocide. Pas de bol pour elle, lui, il l’aime et c’est à cause de cet amour qu’il va être forcé de la tuer pour récupérer une pierre de plus. Repose en paix Gamora. Une fois débarrassé de sa fille, Thanos comprend que Dr Strange a échappé à ses hommes, et il profite de sa virée dans l’espace pour le rejoindre.
Pas de bol pour lui : avant son arrivée, Dr Strange a eu le temps d’envisager l’ensemble des futurs possibles, au sein duquel les Avengers ne l’ont emporté qu’une fois. Sacrées prévisions, c’est mieux que la météo…
Cela permet aux gentils – Gardiens de la Galaxie, Nebula (libérée de Thanos), Iron Man, Strange et Spiderman – de prendre le dessus sur Thanos un bref instant. Cet instant n’est que trop bref car Starlord ne supporte pas d’apprendre la mort de Gamora et… pète un câble qui permet à Thanos de l’emporter.
Et non seulement il l’emporte, mais il récupère au passage la Pierre du Temps que possédait Strange. Thanos peut alors s’enfuir en quête de la Pierre d’Esprit, la dernière manquante à sa collection. Echec des gentils, quoi.
La pierre d’Esprit ? Celle qui est dans le front de Vision, souvenez-vous. Pendant ce temps sur Terre, donc, Vision passe du bon temps avec Wanda Maximoff, aka Scarlet Witch. Ils sont toutefois attaqués par un allié de Thanos venu récupérer la pierre, comme celui qui a attaqué précédemment New-York.
Comme à New-York, Vision et Wanda parviennent à prendre le dessus sur ce méchant grâce à l’arrivée miracle de Captain America, Natasha Romanov et quelques autres super-héros en exil depuis la guerre civile. Ben oui, ils n’ont pas signé les accords et refusent donc d’être recensés comme super-héros. Cela ne plaît pas au gouvernement, ils devaient donc se faire discrets… mais ça ne les empêche pas de surveiller aussi les Avengers que sont Wanda et Vision.
Ces deux-là ramènent donc leurs amis dans le complexe des Avengers. Ils y retrouvent Bruce Banner, qui s’y est réfugié en les attendant après le départ de Tony dans l’espace. Très rapidement, ils en arrivent à la conclusion que Vision est en danger à cause de la pierre dans son front, qu’il faudrait détruire. Pour cela, il faut l’en déconnecter.
C’est une opération extrêmement complexe, et celle-ci ne peut se dérouler qu’au Wakanda, seul pays au monde à avoir une technologie assez avancée et des chirurgiens assez compétants (Shuri !) pour cela. Toute la troupe de super-héros se déplacent donc au Wakanda pour cette opération qui commence… au moment où d’autres super-méchants bossant pour Thanos débarquent.
Ils sont hyper nombreux et rien ne les arrête, pas même la mort. C’est ainsi que le Wakanda se retrouve en pleine guerre intergalactique. Quelque part, tant mieux : n’importe où ailleurs sur Terre, ce combat aurait été perdu d’avance pour les terriens. Là, au moins, le Wakanda a la technologie nécessaire pour essayer de gagner.
Oui, seulement essayer : la bataille est sans merci et ils perdent progressivement du terrain. Ainsi, l’opération de Vision est interrompue. Celui-ci parvient à s’échapper, mais ce n’est que temporaire : il ne peut pas aller bien loin, malgré l’aide de Wanda. Celle-ci comprend donc qu’elle est obligée de tuer son amant en détruisant la pierre pour protéger l’univers de Thanos.
Rien que ça. Pourtant, ils ont eu un sursaut d’espoir lorsque Thor a débarqué avec son nouveau marteau plein de super-pouvoir (et avec Rocket et Groot adolescent, OK), mais c’est un espoir qui ne dure pas lorsque tout le monde comprend que Thanos débarque à son tour sur Terre, avec presque toutes les pierres en plus !
Wanda réussit à tuer Vision in extremis, ultime sacrifice romantique. Seulement, la destruction de la pierre n’est qu’un détail pour Thanos : il utilise la Pierre du Temps tout nouvellement acquise pour inverser le cours du temps et ressusciter Vision… Il peut ainsi le tuer et récupérer la Pierre d’Esprit.
On pourrait penser que son premier acte serait de claquer des doigts pour tuer la moitié de l’humanité, mais non, il se fait d’abord attaquer par un idiot de Thor : plutôt que de le frapper à la tête et de le tuer d’un coup, il préfère lui enfoncer son marteau dans les entrailles. Thanos peut alors claquer des doigts et se barrer pour prendre sa retraite, sachant qu’il a réussit à faire disparaître la moitié de la population de l’univers.
Oui, oui, la moitié, et ça fait des ravages. Cela fait pas mal de victimes dans nos super-héros forcément, mais aussi chez les civils. En plus, il y a plein de victimes supplémentaires, parce que la disparition des pilotes d’hélicoptères, par exemple, ça pose problème : l’hélicoptère s’écrase dans un immeuble et oups, plein de morts. Il en va de même pour les autoroutes et pour plein d’autres choses.
Par exemple, pour Ant-Man, il en va de même de toute sa belle-famille, et c’est super gênant pour lui. En effet, il ne participe pas à la bataille du Wakanda pour raisons personnelles. Avec l’aide de son crush du premier film devenue laGuêpe, une autre super-héroïne utilisant la même nanotechnologie que lui, il a réussi à récupérer sa belle-mère qui était coincée dans un monde tellement nano qu’on la pensait perdue à jamais.
C’est plutôt chouette et ça leur donne l’envie à tous d’aller explorer encore plus ce Royaume Sub-atomique. Le truc, c’est que c’est risqué et qu’Ant-Man ne peut y rester qu’un très court temps. Il faut évidemment que Thanos agisse au moment où il est à cet état hyper-nano et que son beau-père, sa belle-mère et son crush, tous capables de le sortir de là, disparaissent…
C’est gênant pour lui. Tout aussi gênant est la disparition, dans les rues de New-York, des deux têtes pensantes du S.H.I.E.L.D, à savoir Maria Hill et Nick Fury. Heureusement, celui-ci a eu le temps d’activer avant de disparaître un bipeur qui contacte… Captain Marvel !
Qui ça ? Captain Marvel est une autre super-héroïne, encore une oui, qui est passée sur Terre il y a quasiment trente ans. Bienvenue dans les années 90 ! Pour tout simplifier, notons qu’il s’agit d’une simple terrienne qui s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment et a été enlevée par des Kree.
Pourquoi ça ? Parce qu’elle a absorbé l’énergie qu’ils voulaient conquérir – et perdu au passage ses souvenirs. Dans le film qui lui est consacré, elle est donc à la recherche de ces souvenirs-là, et elle les retrouve en partie grâce à sa meilleure amie.
Tache complexe.
Elle apprend aussi à contrôler l’énergie qu’elle a absorbé et devient la super-héroïne la plus puissante de l’univers, capable de déglinguer plein de Kree comme si de rien n’était. Elle laisse donc à Fury la charge du Tesseract, récupéré grâce au Flerken (un chat qui a fait perdre son œil à Fury, quand même), et un bipeur pour la contacter en cas d’événement de force majeure… parce qu’elle quitte la Terre pour reloger les Skrull, mais avec la ferme intention de revenir un jour, promettant de revenir avant que la fille de sa meilleure amie, « Captain Trouble », ne s’en rende compte. Moui, moui, moui.
Apparemment, l’invasion de New-York par une flotte extra-terrestre et tout ce qui a suivi dans les 20 autres films Marvel, ce n’était pas un cas de force majeure pour Fury – qui a quand même eu l’idée du projet Avengers grâce à Captain Marvel, dont « Avenger » était le surnom en tant que pilote. En revanche, quelques petites disparitions suspectes dans la rue, dont la sienne certes, ça l’inquiète assez pour l’appeler à la rescousse.
Allons comprendre ! Quelque temps après cet appel, parce qu’il faut lui laisser le temps de revenir, Carol Danvers (c’est le nom de Captain Marvel) débarque donc dans le QG des Avengers pour prendre des nouvelles de Fury, et j’imagine que c’est par là que commencera Endgame, alors voilà, vous êtes parés à découvrir ce film. Bon, j’ajoute quand même que les Avengers étaient en train de constater, impuissants, le nombre de morts sur Terre et que Captain Marvel, elle a changé d’épaulettes…
Je vous abandonne également avec les photos de trente-deux personnages, avec seize encore en vie (en couleur) et seize qui ont disparu ou sont morts… On a de quoi tenir trois heures de film avec ça, c’est clair !
Eh, on notera d’ailleurs que Hawkeye est encore en vie, même si on ne l’a pas revu depuis quelques années à l’écran. Ca va changer, sortons les flèches !
Salut les sériephiles et, vous l’aurez compris au titre, les cinéphiles !
Il est plus que temps pour moi en cette mi-avril d’en finir avec les films vus en mars, article que j’ai séparé en deux parce que j’ai dépassé mon objectif d’un film par semaine – contrairement à ce qui est en train de se passer en avril. Vous allez voir qu’en plus pour cette deuxième partie, il y a une jolie thématique Tim Burton qui s’est imposée en moi, parce que c’était une partie de mon travail. Comme quoi, toutes les occasions sont bonnes pour se constituer petit à petit une culture cinéma !
Semaine 11 – Frankenweenie
On est plutôt sur un court-métrage que face à un vrai film avec ce tout premier projet du réalisateur, mais j’ai adoré. Je parle bien sûr de l’original, pas du remake en dessin animé il y a quelques années… que je pense ne pas voir, parce que j’ai peur d’être déçu maintenant que j’ai beaucoup aimé cette version.
Comme quoi, même en noir et blanc, une histoire peut être passionnante. C’est assez fascinant, parce que cette histoire d’un chien qui meurt et est ramené à la vie par son propriétaire présente déjà l’ensemble de ce que le réalisateur souhaite faire du reste de son œuvre. Gros coup de cœur donc, surtout du point de vue technique car c’était impressionnant de voir la créativité et la débrouillardise des effets spéciaux. J’ai vu des films des années 90 beaucoup moins bien que ces trente minutes très travaillées, et je vous le conseille si vous ne connaissez pas.
Edward aux mains d’argent
Il faut que je vous avoue un truc… J’ai menti en disant que Frankenweenie avait l’ensemble de ce que Tim Burton veut faire de son œuvre ! Edward le prouve facilement, avec un jeu sur les couleurs assez impressionnant là aussi. Bon, bref, vous aurez compris à ce stade de l’article que je suis globalement fan de l’univers décalé de Burton, et je n’ai rien d’original à cet égard parce que je suis loin d’être le seul.
Pour en revenir à ce film, je sais bien que ce n’est pas forcément simple de rentrer dans cette histoire perchée, dont on n’a jamais l’explicitation totale, mais moi, j’ai vu ce film depuis le train pour rentrer chez moi et je me suis surpris à regretter de devoir faire pause en arrivant en gare. C’est plutôt bon signe et pas toujours le cas. J’ai totalement accroché à l’univers et au délire que présentent le film, et comme souvent avec les films, j’aurais préféré une série pour avoir une suite !
Sleepy Hollow
On ne s’arrête pas en si bon chemin ! Le troisième film vu cette semaine-là était encore du Tim Burton, encore du Johnny Depp, mais cette fois, eh bien… je n’ai pas accroché autant. Le côté film d’horreur ne m’a pas convaincu plus que ça – et pourtant, je n’étais pas dans le train mais dans mon canapé – et je n’ai pas sursauté. Le problème, c’est que j’ai trouvé l’histoire trop convenue, parce que je connaissais déjà le mythe. Est-ce que d’ailleurs ça m’a donné envie de recommencer Charmed pour en arriver à leur très mauvaise parodie de ce mythe (en saison 7 ?) ? Parfaitement !
Après, je reconnais que c’était un bon film quand même, il a ses bons moments, il a ses scènes marquantes (le petit sous le plancher !) et ses blagues bien casées (« watch your head ! »). Je n’ai pas passé un mauvais moment dans ce film, mais il avait moins les éléments décalés que j’attends d’un film de Burton.
Avant de conclure sur Burton, il me faut d’ailleurs aussi parler de l’adéquation parfaite avec la bande sonore et les musiques magistrales de Danny Elfman. Il n’y a pas à dire : cette adéquation participe beaucoup à l’efficacité de ses films.
Semaine 12 – Le Parrain
Plus on avance dans l’article, moins ça va. Après cette parenthèse Burton, c’était violent de revenir à un film plus « classique », et je ne sais même pas pourquoi j’y mets des guillemets parce qu’on peut difficilement faire plus classique que ce film, que j’avais déjà vu il y a des années. La conclusion reste la même : je n’aime pas ce film. Je me suis ennuyé tout du long ou presque, à l’exception d’une ou deux fusillades ou de la scène de tête du cheval.
L’avoir revu ne m’apporte donc pas grand-chose : j’en ai retenu les mêmes scènes et les mêmes éléments que la première fois. Là aussi, d’ailleurs, la musique vaut le détour… mais vous le saviez déjà tous, c’est ce que tout le monde a retenu du film. On sait pourquoi quand on le voit.
Au moins, c’est le genre de film qui me contredit : je dis souvent que j’aimerais des films plus longs ou carrément des séries, pour suivre vraiment les personnages sur du long terme, parce que c’est ce que j’aime comme type d’histoire. Ici, on a un film interminable avec du très long terme pour la famille présentée, mais merci non merci !
Il fallait au moins ça pour me réconcilier avec ma décision de voir un film par semaine après le calvaire du Parrain. Je vous laisse (re)lire mon article sur le sujet en cliquant sur le titre : c’est possiblement mon plus grand coup de cœur des films vus en mars ! Et c’est avec ça que j’ai conclu mon mois de mars, et donc que se termine cet article sur les films vus, forcément.
Dès hier, j’ai vu l’article sur la saison 3 de The Magicians surgir dans les statistiques, ce qui m’a conforté dans le choix du sujet de l’article du jour qui était déjà de proposer un large résumé de la série. Ce n’est pas toujours évident de tout suivre de la vie de Brakebills – et de l’après Brakebills – alors même moi, ça ne me fait pas de mal de me rafraîchir la mémoire. On est vite totalement paumé avec eux ! Il y a un mois, je recevais l’intégrale de la série et, pourtant, je n’ai pas encore eu l’occasion de la revoir, alors que je le voulais pourtant.
Tant pis, à l’occasion de la saison 4, il était largement temps d’y revenir. Et par flemme, je me suis dit qu’il serait plus malin de ne résumer que la saison 3 dans cet article… parce que bien sûr, j’ai déjà un résumé des deux premières saisons dispo sur le blog. Je ne vais pas complétement me répéter non plus, si ? Ce ne serait pas la première fois, histoire de ma vie, tout ça tout ça, mais tout de même, gagnons du temps !
Après deux saisons sur les chapeaux de roues et parfois un peu brouillon – probablement parce qu’ils suivaient les livres assez compacts et difficiles à digérer également, la saison 3 s’est clairement démarquée de mon côté comme étant la meilleure. La raison ? Pour la première fois, il y avait un fil rouge extrêmement clair qui cadrait la série malgré ses divers délires habituels. Pour ceux qui maîtrisent l’anglais, on a cette excellente vidéo à disposition ; mais pour les autres, il faudra se contenter de mon blabla.
Un fil rouge ? Nos héros étaient désormais privés de magie, ce qui est con pour une série appelée « les magiciens », quand même. Ils sont donc dotés d’une quête qu’ils se donnent eux-mêmes, celle permettant de retrouver la magie. Seulement, ils le font tous à leur manière.
Ainsi donc, on a Alice qui fait sa vie de côté et qui s’amuse à tuer des chats, sachant qu’elle a aussi quelques ennemis la poursuivant depuis la saison 2. En parallèle, Quentin se lance dans une vraie quête qui consiste à retrouver sept clés, sept clés qui lui permettront de rétablir la magie. Peu à peu, il embarque tous ses amis là-dedans, surtout Eliot avec qui il y passe une vie complète et y compris Julia qui mène aussi une grosse partie de la saison de son côté… et ça a son importance.
En effet, si elle est de son côté, c’est parce qu’elle, elle a des résidus de magie, contrairement aux autres. Et à force de les développer, elle finit la saison en étant une véritable déesse capable de faire une ascension fulgurante : elle devient « dame de l’arbre » à Fillory et s’éloigne de la quête, de Quentin et de… Penny ?
Oui parce que cette saison a un peu maltraité le personnage de Penny : il finit à la bibliothèque à qui il a cédé son âme, et il est mort aussi. C’est surtout ça le problème pour lui, il est mort très vite, mais sur le plan astral, il est encore là car il n’était pas dans son corps au moment de sa mort. C’est violent comme tout. Pour compenser son absence, les scénaristes nous ont donc sorti un Penny 23 – celui de la 23e timeline, fou amoureux de… Julia. Prends ça dans ta face, Kady. Et prend ça dans ta face, Penny 23, Julia s’est barrée.
De toute manière, il a vite d’autres chats à fouetter, puisqu’il découvre, avec les autres, qu’ils ont amené Alice au bout de la quête des sept clés pour mieux la voir les détruire. Oui, après une saison à vouloir rétablir la magie, elle a compris que la magie était néfaste pour beaucoup ; elle n’en veut donc plus. Par chance, Julia, devenue créatrice d’un nouveau monde, sent le désespoir de ses amis qui perdent toutes chances de rétablir la magie.
Elle tourne le dos à son destin de déesse et les rejoint afin de créer de nouvelles clés et pouvoir rétablir la magie. Tout est bien qui finit bien ? Pas vraiment.
Comme d’hab, la série a aussi géré la géopolitique de Fillory, avec une insistance sur les fées, notamment grâce à la reine des fées et aux fées-esclaves sur Terre. Ces dernières étaient coincées par Irene, qui fait finalement un marché bien con avec la reine des fées. Cette dernière accepte de se suicider pour lui donner la magie de 50 fées, en échange de la certitude que plus aucune fée ne sera mise en esclavage ou pourchassée par des humains. Il est à peu près évident que sur le long terme, ce marché posera problème à la série, et à tout le monde.
En attendant, il pose déjà problème à court terme pour nos héros : alors qu’ils rétablissent la magie, Irene et Fogg débarquent et les mettent KO extrêmement rapidement grâce à la magie des fées. Plutôt que de rendre la magie au monde, ils décident alors de détourner ce flux de pouvoir vers… la Bibliothèque. Cette dernière prend les plein pouvoirs et peut alors décider qui reçoit de la magie dans le monde.
L’intérêt de Fogg dans l’affaire ? Il peut rouvrir Brakebills grâce à la Bibliothèque qui deale avec les étudiants. En revanche, c’est bien le seul à tirer un avantage dans l’affaire : à l’inverse, Alice finit prisonnière de la bibliothèque, de manière encore pire que Penny. Elle a brisé un marché qu’elle avait avec eux en détruisant les clés, alors elle est juste torturée en sachant tout ce qu’elle a perdu. Et en sachant aussi qu’il y a un monstre qui en a après Margo, Eliot, Penny 23, Julia, Kady, Quentin et Josh. Le problème, c’est qu’en plus eux n’ont plus aucun souvenir : la série s’est un peu rebootée comme ça, avec tout le monde oubliant sa véritable identité.
La petite réplique mise là pour bien être casée dans tous les résumés de la saison précédente à venir.
Margo pense s’appeler Janet et est une femme d’affaire prenant un taxi conduit par Josh… qui dit s’appeler Isaac. Julia est enseignante, Penny DJ, Kady dealeuse (original) et Quentin… Bof, pas de changement : il dit s’appeler Brian et est étudiant. En revanche, il est approché par Eliot… possédé par le Monstre.
Bref, c’est bien la galère pour nos magiciens qui n’ont plus ni magie, ni souvenirs et sont poursuivis par un Monstre. Et Fillory ? Oh, c’est une Fen complétement paumée qui doit gérer seule le royaume, alors ça promet d’être une jolie galère aussi de ce côté-là ! Mais bon, tant qu’ils continuent de mener leurs meilleurs délires, je suis partant.
Possiblement l’une des scènes les plus drôles de 2018, quand même.
> Voir aussi : Les critiques des trois premières saisons dispos sur le blog Saison 1 | Saison 2 | Saison 3