The Magician King de Lev Grossman (Tome 2)

Salut les sériephiles confinés,

The Magician King: (Book 2) (English Edition) eBook: Grossman, Lev ...On se retrouve en ce samedi pour parler une fois de plus de lecture personnelle, comme ça m’est arrivé pas mal de fois ces derniers week-ends. Et aujourd’hui, c’est un article qui me tient à cœur, parce qu’il va être question du tome 2 de The Magicians, appelé The Magician King. Et si ça me tient tant à cœur, c’est pour deux raisons : déjà, la série vient juste de se terminer sur une fin qui m’a quelque peu déçu – en tout cas, une fin qui n’est pas à la hauteur du génie de la série – et ensuite, parce que j’ai commencé à lire ce livre en 2018 pour le finir en 2020. Ouille.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

Alors, si j’ai mis tant de temps, ce n’est évidemment pas parce que ça ne me plaisait pas, bien au contraire. Le livre est génial, vraiment, mais comme pour le tome 1, il demande une bonne grosse faculté de concentration. À ma demande, Laura m’a offert la trilogie en anglais et le niveau de langue est loin d’y être basique. Tant mieux, c’est bien plus passionnant et ça met dans l’ambiance, mais ça suppose aussi d’être en forme pour se plonger dans l’histoire.

The Magicians : 13 livres pour poursuivre l'aventure en attendant ...

Du coup, durant ces presque deux années de lecture, je n’ai cessé de me replonger dans le roman… avec le problème que je laissais passer des semaines, voire même parfois des mois, avant d’y revenir. Mon obstination à ne pas utiliser de marque-pages (marre de les perdre) et ma mémoire étant ce qu’elle est, je me retrouvais alors à lire et relire plusieurs fois les mêmes chapitres. Au point, quand même, d’avoir repris 100 pages plus tôt que nécessaire la dernière fois que je me suis mis à l’ouvrage pour le finir.

C’est étrange ? Oui et non : l’histoire est tellement géniale que même si je savais être en train de relire ce que j’avais déjà lu, ben, j’en profitais comme pour la première fois. L’univers du roman est en effet riche et complexe, on peut facilement se laisser aller à son imagination. Mieux encore : j’ai adoré la série, mais elle n’a rien respecté de l’intrigue de ce tome 2… à part, évidemment, la manière dont est racontée l’histoire et le génie de ses personnages.

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Ainsi, le tome 2 est un bon condensé des trois premières saisons de la série, encore. Le tome 1 correspondait à une moitié de la saison 1, nous avons ici l’autre moitié, à savoir l’histoire de Julia. L’intrigue des sept clés, qui joue un rôle majeur dans la saison 3, est également présente dans ce tome, de même que Poppy.

À l’inverse, Alice n’est que peu présente après s’être transformée en Niffin (en tout début de saison 2 dans la série), de même que Penny est rapidement écarté – mais il n’a jamais vraiment été là non plus. Du coup, c’est passionnant à lire et découvrir : j’adore la série, j’adore les livres.

The Magicians – Saison 1 | Yoda tient un blog
Après, la série atténue et rend plus esthétique certains passages, quand même !

Ils racontent plus ou moins la même histoire, mais de manière différente, tout en étant toujours dans le même ton. En fait, j’ai l’impression d’être dans l’une des fameuses chronologies différentes que possède cet univers, et c’est génial.

En revanche, un autre truc qui ne m’a pas aidé à dévorer le roman est un procédé que je n’aime pas beaucoup et qui est malheureusement réparti sur tout le livre : on alterne quasiment à chaque chapitre de point de vue et de moment de l’histoire. En fait, il y a deux tomes en un : d’un côté, nous avons la suite de l’histoire avec toute une aventure qui se joue à Fillory, mais aussi sur Terre, notamment à Venise. De l’autre, nous découvrons enfin tout ce qui est arrivé à Julia – notamment ses promenades géniales en France.

Le problème, c’est que ça signifie qu’à chaque chapitre, il faut se réadapter à l’univers, car les deux histoires sont très différentes. J’ai une préférence marquée pour celle de Julia, d’ailleurs, que j’ai trouvé bien plus prenante que dans la série. À ma prochaine relecture, car il y en aura une, je ne m’embêterai plus avec cette alternance : je lirai d’abord toute l’histoire de Julia, qui se passe avant de toute manière, avant de passer à celle de Quentin. Là, j’avais peur de manquer de possibles connexions… mais il y en a très peu.

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C’était donc frustrant de passer de l’un à l’autre, et ça ralentissait parfois mon rythme de lecture, parce que je ne lisais qu’un chapitre au lieu de deux, cliffhanger de fin de chapitre ou non. Quant au tome 3, je suis forcé d’attendre pour le lire maintenant… j’ai peur de le finir, je ne veux pas quitter cet univers. Tant qu’il me reste des pages à lire, Fillory est encore un peu en vie. Et Quentin aussi, et tous les personnages que j’adore !

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

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Une adaptation française pour This is us ?

Salut les sériephiles,

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Comme je n’avais pas trop d’inspiration pour l’article du jour, je me suis permis un détour dans les recherches internet menant au blog, puisque j’ai accès à certains mots-clés. S’il y a de quoi se marrer pour l’article de lundi avec un goût certain pour le sexe dans les recherches (mais pourquoi vous tombez toujours sur mon blog ??), il y a aussi eu quelques recherches concernant le remake français de This is us.

Oui, vous avez bien lu : je sais que certains sont passés à côté de l’information, mais la société Authentic Prod travaillerait actuellement sur un projet d’adaptation de la série américaine. Ce n’est qu’une semi-surprise : c’est un franc succès aux États-Unis qui passe beaucoup trop inaperçu en France à mon goût (tout au plus, la série est sur Prime Video après diffusion Canal + et TNT quoi), alors pourquoi ne pas essayer de reproduire la magie à la française ?

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Baptisé « Je te promets », ce projet a le mérite d’être intrigant, mais je ne sais pas trop si la mayonnaise prendra une deuxième fois. La vraie magie de la série, c’est quand même qu’elle a réussi dès son pilot à nous surprendre et nous émouvoir, avec un retournement de situation qui ne pourra pas surprendre de la même manière en version française, à moins d’en changer la révélation (mais comment faire ?). L’autre point extrêmement magique, c’est l’alchimie qui existe dans ce casting et qui permet de croire à la force de cette famille – l’alchimie romantique entre Rebecca et Jack, certes, mais aussi les liens forts et crédibles entre la mère et ses enfants, entre les frères et sœurs, entre Beth et Randall… Ce n’est pas évident de réussir à reproduire tout ça.

Pour s’assurer un coup de cœur à la française, le casting aurait ainsi Jenifer à sa tête. Le choix n’est pas idiot : la chanteuse est dans le cœur des français depuis la Star Academy après tout. Qu’on aime sa carrière musicale ou non, on ne peut pas nier le fait qu’elle a une carrière de dingue et que sa participation à la télé-réalité lui a permis de conquérir des tas de fans qui pourraient être touchés de la voir revenir à la télévision en tant que matriarche. Reste à voir si elle sera bonne actrice et crédible avec son partenaire à l’écran, mais il paraît que jusque-là, ses rôles se passent bien. Et elle n’abandonne pas pour autant sa carrière musicale en plus, avec un duo complètement improbable :

L’autre moyen de s’assurer que « Je te promets » soit bien ancrée dans la réalité vécue des français ? Le synopsis nous parle de Mitterrand à la naissance des triplés et l’entre-deux tours Le Pen/Macron pour le présent. Ils sont partouuuut. Mélanger drama familial et politique française, c’est curieux, surtout avec un titre pareil, et c’est un peu l’effet goutte d’eau dans le vase. Cela me donne envie d’en voir plus.

Résultat de recherche d'images pour "this is us pearson family"Même si officiellement, aucune chaîne n’est rattachée au projet, la présence de Jenifer au casting, je le vis un peu comme si un cachet TF1 était posé dessus. Et comme ils ont magistralement réussi l’adaptation de « Polmeres Vermelles » en Bracelets Rouges, j’ai presque envie d’y croire… même si ma réaction initiale quand j’en ai entendu parler était le rejet. Bon, affaire à suivre, le tournage commencerait en janvier, ce n’est quand même pas pour tout de suite !

Et puis, il y a du boulot pour égaler la qualité de ce casting… Vous en pensez quoi, vous, de cette possible adaptation française ?

 

 

The Walking Dead (S10)

Synopsis : Pour sa dixième année, la série revient avec la perspective d’une guerre possible entre nos héros et les Murmureurs. Il est évident que la paix ne pourra pas durer dans cette série, surtout qu’elle s’est mise en place dans la peur et la douleur…

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

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Pour commencer, je vais être très honnête avec vous, je ne me sens absolument pas impatient de reprendre la série – contrairement à ce que j’imaginais en mai dernier quand je me suis retrouvé sans épisode. En fait, j’étais bien avec ma petite routine de Fear the Walking Dead et je me rends compte que si j’ai adoré la saison 9, elle ne s’est pas terminée sur un cliffhanger qui me donnait envie de revenir au plus vite.

J’espère juste que l’épisode de reprise ne traînera pas trop en longueur comme ils savent trop bien le faire et que l’ensemble de la saison sera aussi bien réussi et maîtrisé que l’an dernier. Bon, après, ils ont quand même tué des personnages que j’adorais l’an dernier – Jesus, Enid, Tara… – alors j’espère qu’ils sauront se racheter cette année.

Voilà, c’est tout ce que j’ai en stock pour cette introduction, je ne sais même plus exactement où on en est dans l’intrigue, ni comment s’appellent tous les personnages. Faut dire, ça va faire dix ans que les survivants tournent, ça devient too much à force, tous ces noms à apprendre. Ce n’est pas près de s’arrêter pour autant : la série est déjà renouvelée pour une saison 11 !

Note moyenne de la saison : 16/20

S10E01 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.
S10E02 – We Are The End Of The World – 17/20
J’ai trouvé l’épisode moins prenant que la semaine dernière, surtout que je n’ai pas autant accroché aux développements de personnages proposés. J’aime bien l’idée derrière l’épisode, qui était nécessaire pour la construction de la saison, mais comme souvent, j’ai trouvé que ça apportait des longueurs de ne se consacrer qu’à quelques personnages. Et si je peux pardonner ces longueurs, j’ai toujours du mal à comprendre comment malgré elles, les constructions psychologiques semblent bâcler. M’enfin, tant que ça donne un bon épisode comme celui-ci, ça va.

Voir aussi : Performance de la semaine – Samantha Morton (#58)

S10E03 – Ghosts – 18/20
Décidément, je suis vraiment convaincu par cette saison qui parvient à merveille à me faire accrocher à la majorité de ses personnages et de ses situations. Franchement, il y a même des personnages dont je n’avais rien à faire que j’arrive à trouver attachant cette saison. Oh, il y en a quand même deux, dont une au cœur de cet épisode, qui continuent de me saouler donc tout n’est pas parfait ; mais ça avance bien côté intrigue et ça fait plaisir d’avoir du rythme dans cette série.

Voir aussi : Performance de la semaine – Ross Marquand (#59)

S10E04 – Silence the Whispers – 15/20
La chronologie de cet épisode est complètement pétée, franchement, mais autrement, c’est plutôt sympathique du côté des développements de l’histoire. Le seul problème, c’est que ça se concentre comme toujours sur d’anciens personnages que je n’aime pas trop en parallèle des nouveaux auxquels j’accroche. Autrement dit, j’aime le nouvel équilibre qui permet de s’ennuyer un peu moins, même si les épisodes restent longs.
S10E05 – What It Always Is – 13/20
Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode par rapport aux précédents, peut-être parce qu’il suivait des personnages que j’aime moins, peut-être parce que j’ai eu l’impression qu’il ne tenait pas trop la route du côté de la construction des personnages. Tout y est précipité, même ce que j’ai bien aimé, relégué au second plan (et encore). Bon, il faut bien des maillons faibles dans une saison après tout.
S10E06 – The Bonds – 13/20
Pff la série continue de prendre tout son temps et c’est franchement blasant sur certaines intrigues qui n’avancent pas du tout et se contentent de combler du temps à l’écran avec des bavardages qui n’apportent rien. Dit autrement, la série retombe dans ses pires travers et suit à nouveau des personnages que je n’apprécie que moyennement. Il y a une ou deux scènes et pseudo-rebondissements pour sauver le tout, mais bon, j’en attends plus car ils sont capables de faire mieux. Là, j’ai décroché beaucoup trop de fois pendant l’épisode !
S10E07 – Open Your Eyes – 17/20
Enfin ! Cet épisode sort la saison de sa torpeur avec des approfondissements de personnages bienvenus, notamment du côté de ceux que j’adore. On sent que cet épisode est une transition vers l’épisode de mi-saison, mais ça ne l’empêche d’être efficace dans ce qu’il met en place. Et puis, ressentir des émotions face à cette série, je n’en avais plus l’habitude, alors ça me surprend toujours quand ça arrive. Cet épisode a même réussi à me surprendre !

Voir aussi : Performance de la semaine – Avi Nash (#63)

S10E08 – The World Before – 19/20
J’étais emballé dès la première scène, qui aura même réussi à me faire trembler un peu, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement de temps ! Quant au reste, c’est très solide, même si une intrigue me laisse quelque peu perplexe tant elle n’est pas convaincante par rapport à ce qu’ils auraient pu inventer, je trouve, d’où le point de moins. Enfin bon, honnêtement, c’était très étonnant de voir la série s’en tirer si bien pour cette mi-saison… Elle peut dire merci à tous les personnages sous-exploités pendant des années ! J’ai même hâte de la voir revenir pour la suite, c’est dire !
S10E09 – Squeeze – 14/20
Cette reprise a moins réussi à me convaincre, parce que toute la première moitié de l’épisode était à nouveau assez lente et semblait reprendre les défauts habituels des saisons précédentes… à commencer par un schéma d’épisode hyper prévisible que l’on connaît par cœur. Quant à la fin, le cliffhanger est plutôt bon, mais quand une scène me fait penser à Shadowhunters, ce n’est jamais bon signe. En fait, tout cet épisode n’a pas cessé de me faire penser à d’autres films et séries… en moins bon. C’est tout le problème quand on se concentre sur les intrigues m’intéressant le moins.
S10E10 – Stalker – 15/20
Je suis quelque peu mitigé : c’était mieux que la semaine dernière, mais un certain nombre de personnages manque encore à l’appel dans cet épisode, et c’est dommage. Les développements ne m’apparaissent pas tous hyper logiques ou stratégiques de la part des groupes que l’on suit depuis assez longtemps pour savoir qu’ils devraient être mieux préparés que ça et je ressors de l’épisode un peu frustré par certains choix. Et puis, ça manquait d’explications par moments aussi…
S10E11 – Morning Star – 15/20
Concrètement, cet épisode nous informe qu’il est important d’être très patient et de tout supporter, parce qu’il est long, lent, limite soporifique… avant de nous rappeler que, si, The Walking Dead en a encore dans le ventre et peut proposer de jolies scènes d’action, de suspense et, désormais, de chorégraphies rondement menées. J’ai adoré les dix dernières minutes de l’épisode, mais ça ne suffit pas à tout sauver cette semaine. Et je suis sûr que la semaine prochaine ralentira encore le rythme !
S10E12 – Walk With Us – 17/20
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.
S10E13 – What We Become – 18/20
Wow ! Cet épisode se concentre sur un personnage dont l’interprète a malheureusement décidé de quitter la série il y a un petit moment et, franchement, il le fait bien. Si sa tournure quelque peu en « et si ? » est répétitive malgré eux cette semaine et s’il y a bien sûr quelques facilités, ces 50 minutes nous montrent bien toute l’évolution du personnage, tout en paraissant logique et en ouvrant des pistes vraiment intéressantes pour la franchise… malgré des longueurs, toujours. Eh, ça me raccroche encore un peu plus à l’envie de découvrir les films promis un jour ou l’autre avec Andrew Lincoln.
S10E14 – Look at the Flowers – 12/20
Alors que la fin de saison sera diffusée plus tard cette année et qu’il ne nous en reste donc qu’un la semaine prochaine, cet antépénultième épisode perd énormément de temps à nous faire croire qu’il développe des personnages pour finalement faire du surplace pendant 45 minutes. C’était hyper frustrant et il n’y a qu’une ou deux scènes qui s’en tirent (beaucoup) mieux que les autres. Bref, ça manquait de logique et on se serait cru dans la (mauvaise partie de la) saison 4 que le titre de cet épisode glorifie. Dommage.
S10E15 – The Tower – 15/20
Cet épisode continue de prendre son temps pour mener à quelques cliffhangers qui ont clairement pour but de nous lancer un très bon épisode final. Le truc, c’est que c’est moins prenant que la fin de l’épisode 11 et qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir la suite. La franchise va me manquer durant sa pause forcée, mais l’attente n’est pas aussi insoutenable qu’elle pourrait l’être. À vrai dire, ça ferait même une bonne fin de saison, narrativement parlant.

Voir aussi : Le point sur la franchise The Walking Dead au Comic Con @home

S10E16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.

Suite des critiques : Saison 10B

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

Midnight, Texas – S02E08-09

Épisode 8 – Patience Is A Virtue – 18/20
Oula, on approche dangereusement de la fin de la série et ça se sent. C’est plutôt bien foutu : en deux saisons, ils ont eu le temps de faire monter les enjeux progressivement et même si cette saison est un peu précipitée, elle tient la route. Cet épisode apporte les derniers éléments de mythologie nécessaires pour mener à un final qui promet d’envoyer du lourd, alors que l’ensemble de la saison aura vraiment eu des airs de dernière saison.

> Saison 2


Spoilers

08

Ave Rex and Regina

Bon, tant qu’à faire, je me suis dit que je pouvais bien finir la saison tant que j’y étais, quitte à me coucher un peu tard. C’est les vacances, après tout ! Et puis, ça sent le double épisode final… qui change totalement l’issue du cliffhanger. Loin de s’effondrer comme on l’avait vu en fin d’épisode 7, Manfred reste encore lui-même grâce aux bons conseils de Kai. Oui, les deux se retrouvent à être de grands amis soudainement.

Ils comprennent rapidement que Patience est une grande menace, et qu’elle a volé à la fois les fioles de pouvoir et la tête. Ils se rendent donc auprès d’Olivia et les autres pour mieux se rendre compte qu’ils ont disparu. C’est triste. Bien sûr, Patience finit par retrouver Manfred dans la rue et il ne parvient pas à être crédible dans son amour pour elle – il lui dit qu’il l’aime, c’est débile.

Bref, elle comprend vite que Manfred en sait plus que ce qu’il dit et on a une bonne confrontation, avec l’accent de Patience qui disparaît et la révélation qu’elle est celle qui a créé le sortilège que Fiji avait essayé pour savoir si les intentions de Patience étaient pures… J’ai beaucoup ri, mais rapidement, on avance dans l’épisode : Fiji et Patience n’ont tué personne, elles ont possédé tous les midnighters. Pas de bol, elles ont oublié l’existence de Joe. Après avoir enterré Chuy, celui-ci débarque en ville pour retrouver les sorcières en plein contrôle. Autant dire qu’il n’est pas fan de la situation.

Il parvient rapidement à les faire fuir, et on apprend donc qu’elles peuvent se téléporter. Cela laisse le temps aux midnighteurs de se retrancher, d’apprendre ce qui est arriver à Chuy et de se remettre de leurs émotions. Ils se sont fait balader toute la saison, quand même. Ils mettent vite au point un plan complètement con : plutôt que de cacher Manfred dont la tête est désormais le seul rempart anti-Theophilus quand même, ils décident de le garder et de le protéger.

Joe explique à Lemme qu’il a coupé ses ailes pour se faire pardonner ses péchés et c’est complétement débile. On a donc un vampire qui réconforte un ange, quand même, alors qu’ils cherchent des armes en fer, la Kryptonite des sorcières. Bon, ça va, ça, c’est pas trop compliqué à trouver chez un antiquaire heureusement.

De leur côté, Kai et Manfred continuent de faire équipe, et ce dernier s’excuse d’avoir fait de la merde toute la saison. Kai avoue qu’il était fidèle à Patience malgré tout et les deux arrivent assez vite à progresser dans leur enquête sur celle-ci. Grâce à une caméra placée dans le bureau de Kai, ils découvrent ainsi le moment où elle a récupéré la tête coupée, et se rendent compte que le modèle sur le tableau a bougé.

Manfred tente donc de prendre contact avec elle et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il se retrouve embarqué dans le tableau contre son gré. Il se retrouve dans une forêt de nuit avec le modèle qui s’avère être Delilah. Une des premières sorcières, youhou ! Elle raconte à Manfred toute l’histoire, alors que Patience fait de même avec Fiji. Et franchement, l’intrigue n’est pas dingue ni super originale…

Il s’avère donc que Delilah était amoureuse de Theophilus, et qu’ils ont annoncé à Hypatia qu’ils allaient se marier. Hypatia, c’est évidemment Patience, la sœur jumelle de Theophilus. Et le truc, c’est qu’elle est super jalouse de ce mariage, même si Delilah est censée être sa meilleure amie. Elle se débrouille donc pour embrasser son frère et tous les deux comprennent que leur amour leur apporte une magie incroyable.

Même si Delilah est enceinte, ce n’est pas assez pour les stopper : Hypatia charme complètement Theophilus et parvient à créer la magie noire grâce à ça. Elle tombe enceinte à son tour et le couple devient maléfique, relâchant une peste pour tuer plein de gens. Delilah comprend donc qu’elle n’a pas d’autres choix que de tuer son ex, histoire de les stopper. Et elle en profite pour maudire Hypatia et toute sa descendance, pour les empêcher de trouver l’amour. C’est joyeux et c’est assez dingue de se dire qu’on arrive à avoir toute une lignée de bébés malgré cette malédiction.

En retour, Hypatia se venge en enfermant Delilah dans le tableau. Voilà, voilà. Et dans le tableau, Delilah est hantée par un chevalier que Manfred réussit à tuer en l’aveuglant des flashs de son portable. On aura eu droit à tout dans cette série. Il décide de retourner à Midnight pour mettre fin au sort… Ne se doutant pas du plan de Patience et Fiji : ramener à la vie Chuy. Ouep, elles ont besoin d’un démon et Fiji a le pouvoir de le ramener, apparemment. C’est gênant.

Une fois que c’est fait, il est facile de leurrer Joe et de l’éloigner de Lemme. Il sort en plein jour, c’est foutu pour Joe : il se rapproche de Chuy, lui fait un câlin et… se fait mordre par lui, car il est possédé par Fiji. C’est con. Et ça laisse aussi sans défense Lemme, qui se fait endormir par Patience.

Pendant ce temps, Bobo et Olivia travaillent ensemble pour trouver le moyen de ramener le papillon de Fiji. C’est leur grand plan : faire en sorte qu’elle repasse du bon côté de la force, pour avoir de nouveau une bonne sorcière dans leur rang. Le seul problème, c’est qu’en contactant les sorcières de Delilah, ils tombent sur une sorte d’amatrice asthmatique. Bon, heureusement, elle a des connaissances malgré tout, mais des connaissances qui paraissent assez théoriques quand même.

Elle indique le rituel à suivre pour retrouver le papillon de Fiji, qui est aussi son esprit, en fait. Pas de bol, le rituel à suivre est dégueulasse et douloureux pour Bobo : le papillon est réfugié en lui. Malgré tout, ils arrivent à retrouver le papillon grâce à une petite formule latine et un insecte… mais Fiji n’hésite pas une seconde à tuer le papillon quand elle en a l’occasion.

Et du coup, au beau milieu de la nuit, Patience et Fiji organisent une petite procession de sorciers maléfiques et de l’ensemble de leurs prisonniers. On notera que Joe se retrouve avec une croix sur le dos, quand même. Manfred et Kai observent tout ça de loin, mais pas avant d’avoir mis au point un système de défense insuffisant : Manfred est retourné dans l’enfer des sorcières pour échanger sa place avec un sorcier, dont Kai peut extraire les pouvoirs.

Ainsi donc, Manfred se retrouve avec des pouvoirs de sorcier. Il débarque juste à temps à l’église pour empêcher le sacrifice de Joe par Patience, mais il ne parvient pas à libérer Delilah du tableau quand il essaie. Au contraire, il se fait capturer, comme le craignait Kai.

Après tout ça, il demande quand même à Patience d’épargner ses amis, mais c’est un peu vain. Quant à Fiji, elle est partie loin, très loin, du rôle de la neuneu de service. Nous sommes donc dans la merde : tous les héros sont a priori neutralisés, même Lemme enchaîné avec de l’argent. Et c’est ainsi que Manfred se retrouve décapité, sous le regard de tous ses amis impuissants. Ouep, le mal l’emporte dans cet épisode et on a droit à une tête synthétique un peu foirée dans les mains de Patience. C’est tout de même un plan marquant et ça promet pour l’épisode final !


Épisode 9 – Yasss, Queen – 18/20
C’est une bonne fin de saison, mais pas tout à fait une fin de série pour autant… même si rien ne me dérangera sur le long terme. Malgré de très bonnes scènes, cet épisode a quelques twists que je n’ai pas trop aimé dans la manière dont ils ont été exécutés. Bon, ça restera une bonne série d’urban fantasy dans ma mémoire, et je la quitte en gardant aussi mon coup de cœur pour Olivia, qui illuminait vraiment cette série.

> Saison 2


09

I’m not giving up… There is a way out.

Bon, comme prévu, il est difficile de s’arrêter sans aller au terme de cette saison… et de la série. Cette dernière capitalise de manière intéressante sur la réaction d’Olivia, dévastée à la mort de Manfred. Oui, bon c’est sûr que ça veut dire que le monde est prêt à sombrer dans le chaos. Du coup, Joe tente de prier, mais il se fait museler rapidement par Fiji, qui enchaîne ensuite sur un sortilège capable de ramener Theophilus à la vie grâce aux fioles de pouvoirs collectés par Kai. C’est donc un début d’épisode mouvementé, il n’y a pas à dire.

Fiji et Patience parviennent à leur fin sans trop de mal : Theophilus est ramené à la vie et Patience se jette pour lui pour l’embrasser ; renforçant aussitôt la magie noire. C’est un sacré échec pour nos Midnighters, tout ça, mais j’aime la manière dont Olivia et Lemme restent encore amoureux dans tout ça.

La série part ensuite en délire total : la ville est renommée Patience et les midnighters servent d’esclaves au couple royal. Allez, j’ai ri quand même de voir Olivia forcée de sourire de manière niaise ou la révélation que d’autres ont été tués pour rébellion, mais pas Olivia. Les midnigthers ne sont pas tous sacrifiés parce qu’évidemment, Patience envisage aussi de conquérir le monde. Pour cela, le but est de réussir à convertir toutes les Delilah au mal en leur volant leur papillon. Ca semble simple comme plan ça.

Elles ont juste oublié de compter sur Olivia qui trouve évidemment le moyen de négocier sa fuite auprès des gardes. Dans tout ça, Chuy est de nouveau mort, et son sang sert de transfusion pour Joe. Le pauvre. Il est transformé petit à petit en démon par une Patience très forte à ce jeu-là. Ainsi, quand Olivia s’enfuit, elle est heureuse de tomber sur Joe… mais celui-ci est devenu un démon. Arrêtée, Olivia est donc torturée par Patience, alors que Theophilus propose de la tuer, pour que ce soit plus radical. Sympa, la vie quoi.

De son côté, Bobo est transformé en esclave de Fiji. Il essaie encore de la convaincre de revenir du bon côté, mais c’est un peu tard franchement. Elle n’a plus d’âme, allô. Oh, son discours semble faire de l’effet à Fiji, mais bon, elle ne fait que se foutre de lui et, franchement, je me suis retrouvé à aimer l’actrice, contre toute attente. Cette fin de série aura servi à quelque chose au moins.

La série nous révèle aussi un twist majeur vraiment abusé. Pour la deuxième en deux épisodes, elle nous apprend qu’il ne fallait pas faire confiance à ce qu’on a vu : ainsi, ce n’est pas Manfred qui a bu le contenu de la fiole de pouvoir pris aux sorcières, mais Kai. Avec ses pouvoirs, il a pu prendre le collier de Theophilus, puis l’apparence de Manfred. Et c’est donc sa tête qui est coupée. Soit.

C’est un peu trop gros comme rebondissement, je suis déçu, principalement parce que la série n’avait laissé aucun doute sur la mort de Manfred : on l’a vu boire la fiole dans l’épisode précédent ; le collier n’aurait pas dû être retiré si facilement… C’est abusé. Bon après, pour le reste du plan, c’est efficace : l’idée était d’avoir le corps de Kai pas assez puissant pour supporter les pouvoirs de Theophilus.

Et ça fonctionne : il se met à cracher des dents et on le confie à Lemme pour qu’il soit soigné par le sang de Lemme. En échange, le vampire négocie deux dernières minutes avec sa femme, condamnée à brûler vive sur un bûcher. C’est embêtant, au point qu’elle a lâché l’espoir. Si même Olivia s’arrête de se battre, tout est foutu.

D’un autre côté, Bobo s’aperçoit que Basil est de retour en ville. Basil, c’est le demi-dieu livreur de pizza qui s’amuse des dramas qui existent. Forcément, avec cette ville tombée sous les forces du mal, il y a de quoi faire. Bobo obtient donc de quoi appeler le dieu en cas de besoin… mais n’en a pas besoin immédiatement.

En effet, alors qu’Olivia est sur le bûcher, Manfred révèle à toute la ville qu’il est encore en vie et qu’il a l’aide de Walker. C’est plutôt sympathique à voir, même si ça va quand même vite : ils parviennent à deux à arrêter les sorciers, en tuant même certains dans une riposte de Fiji détournée sur eux. Cela affaiblit considérablement Theophilus, ne laissant d’autres choix à Fiji que de brûler Olivia pour détourner l’attention.

C’est plus ou moins efficace, cependant : la série revient une fois de plus en arrière pour nous révéler que lors de leurs adieux, Lemme a transformé Olivia en vampire, à sa demande. Du coup, elle ne brûle pas vive et peut au contraire s’attaquer à Fiji, que le groupe kidnappe, avant de s’enfuir aussi avec le tableau de Delilah. Pourquoi pas. La surprise est moindre : cela fait deux ou trois épisodes qu’on nous commençait chaque résumé par Olivia rappelant à Lemme qu’elle ne veut pas devenir vampire, quoi. Après, j’avais oublié que le feu ne tuait pas les vampires dans cette série et on sent que l’actrice avait vraiment peur du feu dans la scène ; du coup, c’est une sacrée réussite.

Maintenant que Fiji est avec eux, les Midnighters cherchent un moyen de la ramener du bon côté, et c’est Bobo qui sait comment le faire : il invoque Basil et demande à ce qu’une âme soit rendue à Fiji… Et voilà comment il passe un pacte qu’il regrettera ; il demande simplement l’âme de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas… mais ça sent mauvais.

Bon, n’empêche, ça permet d’avoir une bonne sorcière assez puissante pour libérer Delilah de son tableau (après 30 secondes où Fiji fait ce qu’elle sait faire de mieux : s’appitoyer sur son sort). C’est toutefois un sortilège qui prend du temps – assez de temps pour que Joe débarque et ramène Manfred auprès de Patience et Theophilus. Pfiou, il s’en passe des choses. Le combat final est plutôt bien foutu : il oppose Joe et une grosse partie des midnighters qui le font prisonnier et le laisse à Walker. Celui-ci parvient à ramener Joe en lui expliquant qu’il l’aime et qu’il ne veut pas tuer celui qu’il aime.

De son côté, Manfred arrache la tête de Theophilus pendant que Patience est occupée avec Delilah. Cette occupation est de courte durée cependant : rapidement, Patience se retrouve à absorber les 490 pouvoirs qui coulent de la tête de son frère. Elle se transforme en un monstre puissant capable de neutraliser sans mal Bobo et les deux vampires que sont Olivia et Lemme. On sent toutefois la fin de série se rapprocher à grands pas.

Pour s’en sortir face à une Patience trop forte, Manfred fait appel à l’esprit de Kai. Cela lui permet d’être possédé par celui-ci qui peut alors se servir de ses pouvoirs pour arracher de force tous ceux de Patience. Voilà qui met donc fin à ce très bon arc final de la série : Delilah bannit dans un tableau Patience, à jamais.

Il faut alors passer à la conclusion de la série : Fiji jette un sort d’amnésie sur la ville, Bobo récupère le bar restaurant et tous les midnighters boient à leur nouvelle vie en paix. Ils accueillent même Walker dans leur rang, c’est dire. La série offre aussi une conclusion pour Lemme et Olivia : elle se fait progressivement à sa vie de vampire, avec l’aide de Lemme. Elle est loin des vampires affamés des débuts de transformation tels qu’on les connaît habituellement.

Pendant ce temps, Joe décide de quitter Midnight pour partir en rédemption après avoir tué des gens – notamment la sorcière asthmatique dans la bataille finale – sous l’influence de Patience. Il confie donc la ville à Manfred qui se fait réveiller en pleine nuit par sa grand-mère. Oui, malgré l’annulation, la série nous lâche sur un cliffhanger : la grand-mère le prévient d’un danger qui approche et qui prend la forme d’un soldat.

Il faudra oublier ça et la conclusion de Fiji/Bobo : comme je m’y attendais, Bobo regrette son pacte avec Basil, parce que la personne qu’ils n’ont jamais rencontrée et dont Fiji a l’esprit et bien évidemment… leur futur bébé, puisqu’elle est enceinte. Mouahaha. Comme je n’aime pas ces personnages, j’aime bien l’idée d’une fin peu heureuse pour eux ; et comme le coup du soldat ne nous indique absolument rien, c’est un cliffhanger avec lequel je peux vivre. Peut-être qu’un jour je lirai les romans… mais je ne pense pas. Autant ça passe en séries, autant la romance me blase dans les livres en général.

09-2

EN BREF – Cette deuxième saison confirme mon amour des séries d’urban fantasy mettant en scène des individus aux pouvoirs mythologiques variés. L’intrigue de la saison est plutôt intéressante, même si je reste sceptique face à l’omniprésence de romances mièvres et les quelques failles scénaristiques – notamment cette tendance à nous montrer des scènes, puis à revenir dessus ensuite, quitte à les contredire. On va dire que ça préservait le suspense, au moins.

Je trouve vraiment dommage le sacrifice fait par la chaîne : Midnight Texas était une série parfaite pour une diffusion l’été, entre le guilty pleasure et la série qui parvient à surprendre. Entre son annulation et celle de Shadowhunters, je me sens de plus en plus orphelin de séries de ce genre… J’espère que la relève sera bonne, même si je ne sais pas encore où la trouver.

Même si elle n’a eu finalement que peu d’épisodes, cette série me manquera, principalement parce que j’adorais Olivia, de même que son couple avec Lemme. Ce fut une parenthèse chouette.