The Rookie – S04E07

Épisode 7 – Fire Fight – 14/20
Ce n’est toujours pas ça pour cette saison qui ne parvient plus du tout à me surprendre. Au contraire même, j’ai l’impression d’avoir deux coups d’avance sur l’intrigue parfois, c’est frustrant comme tout. Peut-être que je suis retombé dans mon ras-le-bol des séries procédurales à force d’en voir ? Ou peut-être, juste peut-être, que la série n’est plus aussi en forme maintenant qu’elle foire l’évolution d’un paquet de personnages – et en laisse de côté d’autres, soit dans leur évolution… soit carrément parce qu’ils sont absents de l’épisode sans raison.

Spoilers

Fred était-il vraiment le serial killer ? Personne ne peut y croire, hein.


That’s because you’re perfect. The rest of us are just humans.

Bailey est la seule blessée suite à l’énorme explosion de l’épisode précédent, et elle n’est pas encore prête à accepter la mort de Fred. Cette mort est très claire : il n’est pas le coupable qu’Angela recherchait. Je continue de soupçonner l’autre type de l’épisode précédent, moi. Franchement, depuis quand les serial killers se tuent de la même manière que les victimes qu’ils prennent plaisir à tuer, hein ?

Bon. Si Fred ne survit pas, Bailey survit bien sûr. John en profite pour prendre un jour de congé, persuadé que l’enquête sur le serial killer est terminé et que Nyla prend son relai pour aider Angela à boucler la paperasse sur cette affaire. Je remercie fortement Bailey d’avoir voulu absolument un canapé à son retour chez elle malgré sa blessure, franchement. Malheureusement, elle n’a pas bougé quoique ce soit sur le canapé et même quand Lucy a promis qu’elle ferait le ménage, ça n’a pas été le cas.

La pauvre Bailey a été détournée dans son deuil et son étape de réarrangement de toute la maison en même temps. Ce n’est pas de sa faute : en passant des coups de fil pour annoncer la mort de Fred, elle découvre qu’il a finalement un alibi pour l’un des crimes dont on l’accusait, puisqu’il était à l’hôpital. Il n’en faut pas plus pour que John annule son jour de congé, parce que ça se fait si vite, c’est bien connu.

Il redébarque donc au boulot avec la théorie que Fred a été accusé en vain et invite au passage le voisin que je soupçonne depuis le début. D’accord, je croyais que c’était un collègue de Fred et Bailey, mais il a la tête parfaite pour le serial-killer. Et puis, sérieusement, on le voit deux épisodes de suite et on nous dit maintenant qu’il est fan de Bailey au point de lui acheter des chocolats ? Bien sûr qu’il est coupable. Je ne comprends pas comment Angela ou Nyla peuvent passer à côté de ça.

Elles passent pourtant à côté de ça, se concentrant sur d’autres choses comme les victimes ayant survécu ou des travaux effectués chez Fred la veille de l’explosion. Bon, au moins, en vérifiant les travaux en question, John se rend compte qu’il a une piste sérieuse : Marcus, le voisin. C’était évident : il a une marque dans le dos correspondant justement à ce que la victime avait vu.

Le problème, c’est que John n’est ABSOLUMENT pas discret quand il se rend compte de ça ET qu’il se laisse renverser par une voiture en restant au milieu de la rue pour téléphoner (à Angela ?). Bref, il est bon pour être la prochaine victime du tueur en série. Celui-ci va clairement se faire griller (sans mauvais jeu de mot) par contre, parce que là, ça réduit vachement le rang des suspects. Marcus a donc évidemment tout un plan pour s’enfuir après un dernier coup où la victime serait Nolan. Forcément.

Si toute l’intrigue est prévisible, elle reste agréable à regarder. Ce ne doit pas être agréable pour John, par contre : après la voiture, il se prend du spray sur la gueule à deux reprises, se fait éclater la jambe et est forcé de s’enfuir pour sauver sa vie alors que le meurtrier se fait plaisir à le chercher un peu partout dans un immense entrepôt. La chasse est un truc qui excite ce serial killer, donc. Pas très original comme idée, mais efficace pour créer des scènes avec un chouilla de suspense. Bon. Il y a quand même eu un moment où je n’ai pas bien compris pourquoi John se jetait sur un flingue en passant du MAUVAIS côté pour le récupérer.

L’idée était d’ajouter un moment stressant où il manquait de se faire tuer et d’ajouter du temps à cette course poursuite, avec des plans sympas sur le bâtiment où cette course poursuite avait lieu. Marcus est un très bon acteur pour nous vendre cette intrigue heureusement. La course poursuite finit ainsi par s’inverser : John trouve des ciseaux et nous plante Marcus dans le ventre. À ce stade, ça devient plus comique qu’autre chose de voir Marcus tenter de s’enfuir en boîtant, John tout aussi boîtant le poursuivant.

Le suspense continue un bon moment tout de même, surtout quand Marcus se trouve une autre arme. Malgré tout, le sort s’acharne sur Marcus : Nolan est trop malin et a été sous-estimé, clairement, ce qui lui permet de s’enfuir et de trouver à la fois la voiture et le téléphone de Marcus. Avec le téléphone, il appelle le 911 pour se signaler. Avec la voiture, il éclate la tronche du serial-killer exactement de la même manière que ce qu’il faisait avec ses victimes.

C’était efficace ce petit plan avec le flic qui s’effondre à côté de l’homme qu’il vient d’arrêter, et le côté héroïque de John est sauf avec cette intrigue. Il se réveille à l’hôpital où Angela et Nyla le félicitent sans se rendre compte à quel point elles sont passées à côté de Marcus, ou en tout cas sans l’évoquer. Bailey les rejoint, les flics disparaissent littéralement de l’écran et tout est bien qui finit bien pour ces deux-là.

Pendant ce temps, Lucy et Tim en sont encore à parler de leur pari de la chasse au trésor. C’est très enfantin comme manière de gérer les choses, mais ça leur correspond bien… contrairement au Sergent Grey qu’ils embarquent dans cette histoire. Là, c’était juste abusé. Il a perdu toute autorité depuis la saison 1, c’est dingue : il était censé être leur boss un peu flippant et le voilà à gérer les gamineries de ses flics.

Bon, c’était marrant de les voir chercher une manière de se départager quand Grey les dit ex-aequo, même si la manière finalement trouvée est un peu ridicule. J’ai bien aimé l’idée du pari qui continue de toute manière, et je me suis douté que ça tournerait en faveur de Tim quand on a su ce qui les départagerait : des arrestations au hasard. Lucy doit trouver une incitation à la prostitution, ce qui est plutôt simple par rapport à Tim devant gérer des attaques sur le matériel permettant d’arrêter des incendies. La théorie est là. La pratique nous rappelle qu’on a un serial-killer pyromane, tout de même.

En attendant que ce pari soit gagné, on a droit à tout un épisode plutôt comique où Tim et Lucy remontent toute une chaîne de femmes au foyer désespérées en train de commettre toutes sortes de crimes. Chacune en balance une autre avec chaque fois un crime plus grave.

Avec Tim sous couverture en tant que tueur à gage, Lucy passe à ça de réussir le pari, bien sûr, mais on sent bien que les scénaristes ont surtout envie de leur donner une intrigue très fun (et une scène où Lucy touche le torse nu de son collègue, tant qu’à faire). C’était marrant comme tout et il y avait bien besoin d’un peu de fun dans cet épisode. En revanche, la conclusion est décevante : Tim demande à Lucy de considérer qu’ils sont ex-aequo sur le pari et d’arrêter ce jeu stupide, parce que le boulot de la police ne doit pas être un jeu.

Euh. C’est que ça aurait dû être la réplique de Grey au début de l’épisode, à la rigueur. Je ne sais pas trop ce que voulaient faire les scénaristes, mais ça tombe à plat et ça gâche un peu l’intrigue. J’aurais aimé une situation où ils trouvent les deux crimes en même temps, tant qu’à faire. Et aussi un épisode où Lucy n’est pas surprise que Tim connaisse le code pénal par cœur – et où elle le connaitrait aussi par cœur, parce que bordel, c’est Lucy, merde.

De son côté, Wesley continue de faire de la merde dans cet épisode. Il bosse toujours pour un criminel, et ça commence à se voir que tous ses clients sont liés au même criminel. Grey le remarque et reprend son rôle de bon papa flippant pour ses gosses, cherchant à protéger Angela en faisant comprendre à Wesley qu’il a très bien deviné dans quoi il était tombé.

Sans preuve, difficile de faire quoique ce soit. Plutôt que de prévenir Angela, Grey se contente donc d’un mot pseudo menaçant à Wesley, avant de le laisser s’en tirer comme ça. Sans trop de surprise, Wesley tombe de plus en plus bas : pour sauver son client de la semaine, il doit ainsi trouver de quoi rendre caduque le témoignage d’un homme ayant vu un meurtre. Pour cela, il n’hésite pas à fouiller sa maison et dénoncer une arme à feu illégale chez lui.

Elijah ne comprend pas tout de suite que c’est pour cela que Wesley a fait ça et là, sérieusement, je suis du côté de Wesley quand il demande à voix haute à Elijah s’il est vraiment assez stupide pour ne pas avoir compris son plan. Malheureusement pour Wesley, la réponse est oui, ce qui fait qu’il se fait tabasser pour rien, parce qu’Elijah se croyait trahi par son avocat. C’est ridicule, mais ça sert de wake-up call à Wesley qui, en rentrant chez lui, balance à Angela qu’il a merdé et a besoin d’aide.

J’espère sincèrement qu’il va lui dire toute la vérité cette fois, mais aussi qu’il va arrêter les disputes avec Angela. C’était sympathique comme sous-intrigue les querelles de couple sur l’organisation à reconstruire avec un bébé à la maison – surtout que ça nous montre une Angela bien moins bordélique qu’avant – mais ce n’était pas non plus mes scènes préférées. Après, Angela et Lucy me sauvent la série en ce moment, alors je suis pour les voir dans toutes les scènes, hein.

Sinon, est-ce qu’on doit lancer un avis de recherche pour Aaron ?

Vus cette semaine #46

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Rookie – S04E06 – Poetic Justice – 13/20
C’est divertissant, d’accord, et la fin d’épisode est réussie, je le reconnais… mais concrètement, cet épisode est un copier-coller d’intrigues de saisons d’autres séries diffusées il y a quelques mois à peine. C’est gênant comme tout cette impression de répétition, et la seule partie vraiment originale ne m’a pas plu non plus parce qu’elle était trop mal introduite pour être vraiment plaisante. Je deviens compliqué avec le temps, j’ai l’impression de surestimer ce que la série est capable de faire.

Mardi

NCIS Hawai’i – S01E07 – Rescuers – 14/20
La série a très clairement trouvé son rythme de croisière et n’en dévie plus tellement, prenant même le temps de développer davantage ses personnages. Cela tombe bien, c’est un peu ce qu’on lui demande tout de même ! Finalement, le divertissement est là – pas besoin d’en attendre plus.
NCIS – S19E07 – Docked – 14/20
On est vraiment reparti sur des intrigues beaucoup plus classiques et la série peine à retrouver de quoi m’intéresser après un fil rouge qui était prenant. En même temps, cet épisode avait tout ce qui fait le succès de la franchise depuis près de vingt ans, donc je ne peux pas y reprocher grand-chose.

Vendredi

Walker – S02E03 – Barn Burner – 13/20
Après la réussite de l’épisode précédent, il était compliqué de faire aussi bien… Et ils n’ont même pas essayé, je crois. Difficile de savoir quel était le but exact de cet épisode côté intrigue. Je crois qu’il n’y avait pas d’intrigue, en fait, le but était juste de développer les personnages. Et c’est parfois fait avec les pieds, malheureusement.

Petite semaine où je n’ai pas vu tous mes hebdos, donc, mais j’ai également rattrapé l’épisode 6 de la saison 23 de Law & Order Special Victims Unit. Il s’agissait du 500e de la série. Rien que ça. Autrement, devinez qui a commencé un rewatch de The Magicians dans le train ?

> Vus en 2021 

 

Pourquoi faut-il toujours que les séries (de networks) se copient entre elles ?

Salut les sériephiles,

Je viens de terminer un épisode de The Rookie qui paraissait être totalement un copier-coller d’intrigues de 9-1-1 et 9-1-1 Lone Star. C’est super frustrant, même si j’ai tenté d’en faire un tweet pseudo-comique sur ces scénaristes à peu près aussi discrets que mes élèves lorsqu’ils sont en train de copier sur leurs voisins de classe (au pluriel, oui). Au-delà des notes très bienveillantes que je mets aux épisodes, me voilà donc à nouveau à me sentir prof quand je compare les épisodes entre eux et que j’y trouve les mêmes intrigues – comme quand je trouve les mêmes erreurs dans deux contrôles différents.

9-1-1: Lone Star Season 1 Episode 4 Review: Act of God - Juicee News
Du coup, sont-ils comme les élèves à se mettre d’accord entre eux et à faire exprès d’ajouter des différences ?

Ce n’est pas si dérangeant dans le cas d’épisodes, évidemment, parce que les mêmes idées sont toujours traitées différemment par des scénaristes : les personnages réagissent de manière originale à chaque fois, chacun traite le sujet comme il le sent, chaque personnage évolue à sa façon. Il n’empêche que ça reste énervant de pouvoir prévoir largement à l’avance certains rebondissements de l’intrigue juste parce qu’on a déjà vu se dérouler les mêmes choses dans une autre série. C’est totalement ce qu’il s’est passé ce soir pour moi, et ça valait bien un article pour tenter de prendre un peu de recul sur la situation.

Grey's Anatomy : 5 raisons pour lesquelles la série ne peut pas continuer  sans Alex Karev

Je parle de situation parce que c’est loin d’être la première fois que cela se produit, au point d’en arriver à imaginer les scénaristes comme dans le gif ci-contre à manquer totalement d’idées.

Plus sérieusement, la majorité des échanges d’idées que je constate se fait plutôt entre la franchise 9-1-1 et la franchise Grey’s, et c’est d’autant moins discret que les séries ont même tendance à s’échanger des acteurs très secondaires ou guest-stars (particulièrement dans le cas de Station 19 et 9-1-1). Bien avant ces séries, cela se constatait dans les séries procédurales – même entre NCIS Hawai’i et NCIS cette année on a eu des scènes d’introduction hyper similaires au point d’avoir eu l’impression quelques secondes de tomber sur un épisode déjà vu ! – et c’est également la raison pour laquelle j’ai fait le choix il y a près de quinze ans de ne pas regarder d’autres séries médicales que Grey’s Anatomy. Je suis un peu tombé dans un piège avec 9-1-1, je sais.

SVU – Just One More Episode

Alors pourquoi les scénaristes ressentent-ils tant ce besoin de faire du copier-coller d’intrigues ? Je pense que tout n’est pas conscientisé de leur part. Il arrive parfois que les mêmes intrigues tombent à peu près au même moment dans deux séries qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre : on comprend alors que les scénaristes ont tout simplement les mêmes lectures, les mêmes réseaux… Eh, quand on écrit, on s’inspire toujours de ce qu’on connaît, et dans ce genre de séries, on s’inspire de faits divers comme moi je peux parfois m’inspirer de blogs américains ou de conversations entendues (et provoquées parfois) entre sériephiles.

Une autre raison qui explique tout est qu’Hollywood reste une entité sacrément petite : tout le monde y connaît tout le monde, j’imagine bien que les scénaristes se parlent entre eux. Pire encore, c’est un boulot tellement payé au lance-pierre que certains scénaristes bossent parfois pour deux ou trois séries en même temps.

Tori Anderson Tumblr posts - Tumbral.comDès lors, l’idée utilisée dans une série peut probablement être utilisée dans une autre. Il y a forcément des contrats pour limiter ça, mais le truc, c’est qu’avec la créativité, il est facile de contourner certaines règles je pense. Je veux dire, ce n’est pas exactement le même épisode d’une série à l’autre, il y a des nuances, des différences et ça doit être suffisant pour échapper à un procès pour plagiat. Puis, même si les américains sont hyper procéduriers, qui irait se faire chier avec un procès pour un épisode de série sachant que ça se limite à quarante minutes et que la fanbase restera la même pour les deux séries quoiqu’il arrive ?

Il faut s’y résoudre, nous sommes condamnés en tant que sériephiles à voir certaines séries répéter ce que d’autres ont fait avant – ou en même temps. Et pour autant, je ne pense pas que ce soit forcément négatif. Il est parfois intéressant de voir l’angle choisi par une équipe parce que cet angle est très différent de l’autre équipe. Le littéraire en moi, celui qui a fait des études de littérature comparée surtout, aime bien pouvoir comparer les épisodes, les intrigues, les arcs, les évolutions de personnages… Don't Worry! Station 19 Isn't Canceled–Here's When It Comes Back - Women.comAlors bon, il se fait à l’idée à chaque fois.

Et il enchaine avec l’épisode suivant, parce que de toute manière, un sériephile, ça ne se refait pas. J’aime les séries, et même si je regarde à un très petit rythme en ce moment, je sais que je continuerai à les aimer quoiqu’il arrive.

The Rookie – S04E06

Épisode 6 – Poetic Justice – 13/20
C’est divertissant, d’accord, et la fin d’épisode est réussie, je le reconnais… mais concrètement, cet épisode est un copier-coller d’intrigues de saisons d’autres séries diffusées il y a quelques mois à peine. C’est gênant comme tout cette impression de répétition, et la seule partie vraiment originale ne m’a pas plu non plus parce qu’elle était trop mal introduite pour être vraiment plaisante. Je deviens compliqué avec le temps, j’ai l’impression de surestimer ce que la série est capable de faire.

Spoilers

Une chasse au trésor en ville met les flics sur les dents tandis que le serial-killer traqué par Angela et John court toujours.


Call me a nerd, I dare you.

Eh, je prends tellement de temps pour voir mes épisodes en ce moment que les sous-titres de celui-ci sont carrément dispos en français. L’essentiel est de rester à peu près à jour, et surtout d’en profiter pour… ben, profiter de l’épisode et de la série, en fait.

Bon, le problème, c’est que la première intrigue de cet épisode devient intrigue centrale… et qu’elle nous indique juste que les scénaristes ont regardé 9-1-1 la saison précédente. Nous sommes clairement sur la même intrigue avec cette chasse au trésor qui rend les gens un peu fous, au point de se faire arrêter parce qu’ils ont trop creusé dans les parcs et détruit une canalisation. Si près du but, le pauvre ! Il allait réussir à avoir une anecdote marrante et sans problème à raconter, et paf, le voilà arrêté.

Nolan ne lâche pas l’intrigue de la carte au trésor sous forme de poète pour autant, parce qu’il passe son épisode à s’y intéresser. Il faut dire qu’il se retrouver à bosser avec Lucy, et que Lucy est capable de déchiffrer une partie du poème. Elle fait bien, car ça les mène au bon endroit pour assister à un meurtre, rien que ça. Oui, les gens sont dingues quand il s’agit de trouver ce trésor, parce que ça semble très légitime : c’est un poème écrit par un voleur très connu, qui n’a jamais rendu son argent pour autant.

Décidément, cette saison, on tourne en boucle avec les voleurs qui ne se font pas attraper à temps et qui gardent leur butin. C’est en tout cas super comme idée, car ça lance des scènes cool où les policiers jouent les enquêteurs comme ils peuvent. Lucy et Thorsen ont de sacrées capacités d’analyse littéraire, Nyla se surprend elle-même et Nolan est vexé de voir que Grey ne lui confie pas l’affaire – préférant la laisser à Lucy et Nyla, forcément.

Après, le Sergent Grey est confronté à un problème que l’on ne connaît que trop bien : un policier qui ne souhaite pas démissionner malgré son âge avancé et les problèmes que cela pose. Ce Jerry est très sympathique dans les scènes où on le voit, mais… c’est le genre d’intrigue qui est intéressante, mais qui a généralement plus d’impact quand elle concerne un personnage que l’on connaît déjà.

Et sans dire qu’il fallait forcément l’avoir là depuis le début de la série, l’avoir au moins dans le fond ou en guests dans quelques épisodes précédents de cette saison aurait été une bonne idée pour préparer le terrain. À la place de ça, on se retrouve avec des scènes longuettes où Tim est chargé de lui faire comprendre qu’il est temps de partir à la retraite sans y arriver. C’était marrant de voir Tim ne pas être si courageux que ce qu’il pensait, mais trop long de le voir passer sa journée avec ce flic.

Heureusement, la journée est plus mouvementée lorsque Lucy et Nolan se retrouvent avec une femme tuée à la hache dans sa quête du trésor. En effet, ça pousse Tim et Jerry à mener leur propre enquête, avec un pari en cours pour Tim et Lucy : le but est de retrouver le trésor le plus rapidement possible. Lucy le fait en tentant de résoudre les énigmes du poème (mais d’où quelqu’un a pris le temps de recopier tout le poème sur un tableau, sérieux ?).

Bon, du côté de Tim et Jerry, on se retrouve avec une intrigue où ils prennent contact avec le type qui a écrit le poème et est en phase-terminale. Evidemment qu’il est en phase terminale. Ils déduisent tout de même que le fait qu’il soit gaucher a pu être un problème pour l’enquête de l’époque, mais ils se heurtent assez vite à une impasse. Ils pourraient continuer à travailler la nuit, hein, mais la fille de Jerry, un super canon évidemment, débarque pour les inviter à dîner.

Elle est jolie, elle se retrouve donc mathématiquement à flirter avec Tim, surtout après le repas quand son père s’endort sur son fauteuil avant même le départ de son invité. C’est ridicule comme cliché, mais eh, on s’amuse bien à voir les deux autres flirter comme des adolescents. En parallèle, Lucy et Nyla avancent beaucoup plus vite dans la résolution des énigmes. Le seul problème, c’est que ça les mène trop tard à l’observatoire où elles et Nolan tombent sur un type qui se fait exploser avec de la dynamite. C’est certes un accident, mais on le voit arriver à mille kilomètres.

Tout ça mène Grey à s’inquiéter sérieusement de la tournure que prend cette chasse au trésor. Il fait tout ce qu’il peut pour limiter autant que possible les incidents et les enquêteurs du dimanche, mais eh, ces derniers sont excellents : ils utilisent un drone pour avoir l’indice en même temps que Nyla et Lucy : il est question d’une famille Ancho.

Quand elles rejoignent Nolan au commissariat, elles arrivent assez vite à décrypter l’indice suivant : elles se rendent dans l’ancien métro de la ville, toujours avec Nolan. Celui-ci peut donc porter assistance à l’homme du début d’épisode, qui ne quitte plus sa pelle… et se fait tirer dessus par un autre qui n’apprécie pas de voir qu’on risque de lui piquer le trésor qu’il pense être le seul à mériter.

Tout ce qu’il mérite finalement, c’est du temps en prison. Quant au trésor, il est trouvé par Tim et Jerry (à une lettre près, sérieux) juste avant les filles, parce qu’eux n’ont pas eu à gérer de criminels. Bordel, mais Lucy est tellement mauvaise perdante ! C’était un peu hallucinant cette excuse et cette manière de se dire ex-aequo alors que, clairement, non. Bon, en tout cas, Jerry est bien heureux de résoudre cette affaire, parce que, maintenant, il peut partir à la retraite. Voilà, deux cas réglés en un épisode, tout va bien.

On finit même sur une scène toute cheesy pour le départ de Jerry. Cela aurait pu mener à quelques larmes si on avait eu affaire à un officier qu’on connaissait avant le début de cet épisode, mais ce n’est pas le cas. OK, il était tout gentil avec tout le monde dans ces quarante minutes, mais bon, on a compris qu’il était là juste pour nous pondre un nouveau love interest pour Tim. Merci, non merci.

En parallèle, Angela continue son enquête sur le serial killer que tout le monde avait oublié dans l’épisode précédent. Elle A quelques informations de plus cette fois, et elle ne profite pour tout communiquer à Nolan… mais pas aux pompiers. Bailey et son supérieur passent en effet dans le coin juste pour avoir des informations supplémentaires sur le serial-killer, histoire de savoir s’ils pourraient trouver des indices eux-mêmes.

Assez vite, on comprend que tout ça va nous mener à un coupable parfait en la personne de Fred, le supérieur hiérarchique de Bailey. Pour être parfaitement honnête, je pensais qu’il s’agirait plutôt d’un de ses autres collègues dont je scrutais le poignet en vain pour trouver sa montre. Elle ne risquait pas d’être là la montre-trophée du serial killer : elle était en fait dans le bureau de Fred. Celui-ci se garde en effet des trophées de ses victimes, ce qui est très con et qui l’est encore plus quand la montre est tout simplement dans son bureau.

Cela dit, ce n’est pas exactement comme ça qu’il se fait choper. Il organise en fait un barbecue chez lui, et c’est dans son garage que John trouve de quoi le rendre suspect à ses yeux : de l’acétone, un produit utilisé par le serial-killer. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il paraisse suspect, même si c’est quelque chose de très courant comme produit (Nolan lui-même l’utilisait en fait)… mais bon, il était aussi dans le même état qu’un précédent incendie au moment de l’incendie, alors c’est louche.

Bailey ne croit pas du tout à la culpabilité de son boss, ce qui fait qu’elle décide de mener sa propre enquête pour le disculper. Si la partie chasse au trésor faisait penser à 9-1-1, celle-ci faisait penser à Lone Star (la série me manque !) alors vraiment, on a compris une fois de plus que les scénaristes d’ABC regardaient la Fox…

En tout cas, Bailey n’est vraiment pas maligne dans sa quête, parce qu’elle laisse des empreintes partout, fait tomber des tickets de caisse (bordel, dire qu’on a eu besoin dans un précédent bingo) et se retrouve coincée dans la maison du tueur alors que celui-ci y rentre. On pourrait croire que lorsqu’elle appellerait John, son premier réflexe serait de lui dire qu’elle est coincée dans la maison d’un TUEUR… mais non, tout ce qu’elle se contente de dire, c’est que Fred est rentré chez lui alors qu’elle fouillait sa maison.

John parvient à sortir Bailey de cette situation périlleuse, Bailey parvient à monter dans la voiture de flic de son mec sans en avoir la clé et tout est bien qui finit bien… Sauf que la maison de Fred explose quand Nolan, Bailey et Angela s’y rendent pour l’arrêter et fouiller la maison afin d’y trouver les trophées déjà pris en photo par Bailey. C’est un cliffhanger plutôt efficace après un épisode qui était divertissant sans rien révolutionner.

Curieux de voir la suite, et ça tombe bien, l’épisode sera diffusé demain – j’ai eu peur un instant que ce soit déjà la pause de mi-saison, j’ai vérifié. J’imagine que la mi-saison concernera plutôt l’intrigue des élections où Nolan tente de s’opposer à Smitty. Pour cet épisode, Nolan est sur tous les fronts, même celui de la campagne : il recrute Aaron comme directeur de campagne.

Nyla laisse faire son bleu (?) qui a le temps de faire des affiches super à Nolan (euh… bof ?) et Grey, lui, laisse le bleu se faire draguer par une nana qui ne sort qu’avec des flics et qu’il connaît déjà. C’est parfaitement normal qu’un sergent donne des conseils sentimentaux à un bleu, pas vrai ? Je ne sais pas trop ce qu’il se passe cette saison, franchement.