La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Salut les sériephiles,

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour rédiger cet article du jour, alors je mets encore de côté l’article que je voulais déjà écrire hier pour proposer à la place celui-ci, parce que je suis énervé. Pourquoi ? À cause de Geeleek bien sûr ! Bon, plus concrètement, à cause d’une interview de Josh Holloway que Geeleek m’a envoyé dans l’après-midi, dans laquelle l’acteur qui s’est fait connaître pour son rôle de Sawyer dans LOST affirmait que pour lui, l’île était le purgatoire et que peut-être tous les personnages de la série étaient morts dans le crash.

Best Josh Holloway GIFs | Gfycat

Voir aussi : L’article qui a déclenché ma colère (et me dépite vraiment beaucoup)

PARDON ? Comment c’est possible, ça, sérieux ? Cela va faire onze ans que la série est terminée et l’un de ses acteurs principaux n’a toujours pas compris le putain de scénario ? Je. Bon. Zen, Jérôme.

Je n’ai bizarrement jamais pris le temps de vraiment évoquer la fin de LOST ici, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a fait couler beaucoup d’encre et de gouttes de sueur depuis qu’elle a été diffusée. Elle n’était pourtant pas si dure à comprendre. Allez, spoiler alert pour le principe, et voilà donc ce qu’il fallait comprendre de cette fin.

Voir aussi : Mon épisode préféré de… LOST (#2)

Top 30 Lost Jack Eye GIFs | Rechercher le meilleur GIF sur Gfycat

Non, les personnages ne sont pas tous morts au début de la série.

Lorsque l’avion s’est crashé sur l’île, les survivants du vol 815 ont bien survécu, c’est le principe quand on est un survivant. Certes, lors de la diffusion sur ABC, il y a eu des plans de l’avion crashé pendant le générique de fin. C’était juste pour faire joli, tout avait été expliqué avant, pas la peine d’y voir une image venant contredire tout ce qui a été dit avant. Si les survivants finissent tous par mourir à un moment différent, et pour certains des années après la fin de la saison 6, c’est parce qu’ils sont humains, même lorsqu’ils sont investis de pouvoirs quasi-divins, et que la mortalité fait partie de l’humanité.

Voir aussi : Faut-il prévoir la fin d’une série ?

Top 30 Lost Abc GIFs | Find the best GIF on Gfycat

Bref, à la fin, ils sont tous morts, ça, oui.

Après les flashbacks des premières saisons et les flashforwards des saisons 4 et 5, les scénaristes ont eu la drôle d’idée d’intégrer le concept de « flash-sideway ». Tout au long de la saison 6, on obtient donc un aperçu de ce qu’aurait pu être la vie de nos héros sans le crash du vol 815… C’est en tout cas ce qu’on pense au départ, mais bizarrement, au fur et à mesure de la saison, les héros se croisent et se reconnaissent, ayant alors des souvenirs de leur vie sur l’île. Que se passe-t-il donc ? Ben, ils sont morts, tout simplement.

Voir aussi : Mon premier grand cliffhanger marquant (2/16)

Os 20 melhores episódios de LOST | Parte 2 - A Odisseia

La série propose bien une image du purgatoire… mais certainement pas sur l’île !

Ce purgatoire, il s’agit des flash-sideways. Le père de Jack l’explique très bien à son fils, d’ailleurs. Toute la saison 6 nous montre en fait des personnages qui sont morts, mais qui une fois morts, se retrouvent au moment le plus marquant de leur vie. Ils peuvent ainsi rejoindre les personnes qui ont le plus marqué leur vie et passer à l’étape suivante de la mort, en passant par une église qui contient des objets et des œuvres liées à toutes les religions. S’il n’est pas explicitement dit qu’il s’agissait d’un purgatoire, les flash-sideways ont cette vocation d’apporter la paix à des personnages qui n’ont pas tous pu accepter leur mort, de réunir des couples au destin tragique et de faire en sorte que chacun puisse se retrouver et trouver sa paix intérieure avant de passer à l’étape suivante, dont on ne saura rien d’autre que cette forte lumière blanche qui enveloppe les personnages à la fin. Et pas tous : certains ne sont pas encore prêts à passer de l’autre côté car ils n’ont pas la paix, en eux.  En gros, la vision de la mort dans LOST, c’est une vie après la mort très similaire à celle d’avant, mais avec des différences qui nous permettent de retrouver nos âmes-sœurs, au pluriel : les âmes qui ont marqué notre vie.

Voir aussi : Mes premiers coffrets VHS/DVD (13/16)

TBH I'm Still Frustrated By These 31 Things That Happened In “Lost”

Et l’île dans tout ça, alors ?

Eh bien… Mystère. C’est là tout le problème de cette fin de série : le père de Jack nous dit très clairement qu’il faut apprendre à lâcher prise et passer à autre chose. Nous n’aurons jamais toutes les réponses à nos questions sur la création du monde… eh bien, c’est pareil pour l’île. Quelques épisodes avant la fin, il est même explicitement dit qu’une réponse apporte toujours plusieurs questions avec elle. Pour ce qui concerne l’île, nous en sommes donc réduits à un ensemble de théories, et c’est à chacun de se faire son avis, certes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit du purgatoire : de nombreux personnages repartent de l’île et voyagent à travers le monde tout au long de la série.

On saura tout de même de l’île qu’elle est – était ? – comme le bouchon en liège d’une bouteille de vin empêchant le liquide d’en sortir. L’image est étrange, pas vrai ? Concrètement, l’île permet de garder enfermée une énergie maléfique puissante. Cette dernière, la fumée noire, puis l’homme en noir, cherche à s’échapper de l’île par tous les moyens possibles : et le meilleur moyen pour le vin de s’enfuir, c’est soit de faire sauter le bouchon (l’île, donc), soit de briser la bouteille (ah, le monde ?). On ne saura jamais trop ce qu’est cette énergie, cet être immortel qui parvient à survivre, mais elle existe.

Voir aussi : RIP Mira Furlan

Meilleurs GIFs Oceanic Flight 815 | Gfycat

Personnellement (et là, c’est une théorie pour que je sois en paix), je vois l’île comme une boîte de Pandore à ne surtout pas ouvrir.

Pas de bol, elle l’a été, le mal s’est échappé un petit peu et pour le contenir, un être bon chargé de garder le mal s’est alors empressé d’aller marquer des humains tout ce qu’il y a de plus ordinaires pour les attirer sur l’île et faire en sorte qu’ils entament un combat avec l’énergie maléfique. L’île est peut-être tout simplement un jardin d’Eden, où l’on trouve une fontaine de jouvence dans une eau qui rend (quasi) éternel et une source qui cache une énergie électromagnétique puissante capable de faire voyager dans le temps et l’espace.

Comment voulez-vous alors cartographier cette île si elle se déplace dans le temps et change fréquemment d’emplacement, hein ? Toute la saison 5 repose sur les divers déplacements de l’île qui déraille.

Voir aussi : Ce que c’est qu’une title sequence ?

lost gifs Page 28 | WiffleGif

Voilà donc ce qui a été dit explicitement au sein de la série (et on sort de la théorie) :

L’île a ses propres règles, on ne sait pas exactement ce qu’elle est, mais elle a besoin d’un gardien qui empêche la fumée noire de s’échapper et d’aller se répandre dans le monde. Les gens dessus sont bien vivants, mais perturbés par l’énergie électromagnétique qui dérègle tout.

Top 30 Lost Abc GIFs | Find the best GIF on Gfycat

Oui, mais j’ai encore plein de questions moi…

Les chiffres maudits ? Eh, une simple équation qui annonce l’apocalypse. Mais ça, ce n’est pas dit au sein de la série, mais dans des easters eggs et webisodes. Quant à la Dharma Initiative, ce sont juste des gens chelous faisant tout un tas d’expérience sur cette énergie électromagnétique. LOST n’a jamais eu vocation à répondre à toutes ces questions, de toute manière : ce qui compte, c’est l’odyssée des personnages, leur voyage, leur évolution… Leur volonté de comprendre le monde qui les entoure ? Elle est limitée par le fait qu’ils ne sont que de simples humains. Tout comme nous sommes limités et incapables de comprendre pourquoi nous mourrons ou ce qu’il se passe vraiment quand on meurt ; tout comme nous ne pouvons pas dire ce qu’il y a eu avant le Big Bang, etc., etc.

My love britt x scott lost GIF - Find on GIFER

C’est normal d’avoir encore des questions, et c’est voulu par les créateurs et scénaristes : ils souhaitaient une œuvre ouverte qui continue de permettre le débat, les théories… Une série qui puisse survivre et continuer de transporter ses fans, quoi ! Il faut l’accepter… et avancer. Apparemment, Josh Holloway a encore du mal à le faire après onze ans. Et moi aussi.

Will there be a Lost revival series? We examine the evidence

PS : Oui, j’ai adoré la fin de LOST, c’est comme ça. Et pour rappel, toute la série est expliquée de manière claire et explicite en trois minutes dans le dernier épisode, il est dit très clairement que Jack est mort, comme les autres, mais pas pendant le crash (c’est dit explicitement « SOME LONG AFTER YOU » putain qu’est-ce qui n’est pas clair dans « CERTAINS [SONT MORTS] LONGTEMPS APRES TOI » ??), et qu’il va se diriger vers une nouvelle étape après sa mort :

WandaVision – S01E08

Épisode 8 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Spoilers


The only way forward is back

On approche bien trop vite de la fin de cette saison, mais le titre de l’épisode promet un retour en arrière qui risque de ralentir les choses avant la conclusion épique. C’est en même temps nécessaire : il faut bien apporter des réponses à tout ce qu’il s’est passé, non ?

Pour cela, on recommence en plein XVIIe siècle avec Agatha (All-Along) qui est traînée sur un bûcher de Salem. Evidemment, c’est une sorcière, après tout… Le plus étonnant est toutefois qu’elle semble être brûlée par d’autres sorcières, et ça, on ne s’y attendait pas : elle est brûlée pour trahison pour avoir voulu utiliser la magie noire.

Si elle commence par nier, Agatha finit par reconnaître ses torts, en assurant qu’elle n’a pas voulu défier les règles mais que les règles se sont pliées à elle. Loin d’avoir de la compassion pour leur sœur sorcière, toutes les sorcières de sa sororité décident de lancer un rituel qui la tuera… en théorie. En pratique, Agatha est tellement puissante que c’est elle qui vide d’énergie toutes les sorcières autour d’elle. Elle les tue, plus par accident qu’autre chose, comme c’est de la légitime défense, et ça se termine ainsi par un matricide.

En effet, sa mère – ou en tout cas, la sorcière-en-chef de ce Salem – affirme que sa fille ne peut faire le bien, même si elle le souhaite, et ça ne plaît pas du tout à Agatha. Bon. C’est une origin story plutôt sympathique pour ce personnage, et ça nous explique la folie du personnage : elle a de quoi avoir une rage violente en elle après tout.

Une rage violente, c’est aussi ce qu’a Wanda quand on en revient au présent : Wanda se retrouve dans une cage créée par Agatha. Cette dernière a posé des runes sur les murs de manière à neutraliser la magie de la sorcière rouge (ou de toutes autres sorcières) et elle nous explique ainsi les bases de la magie du MCU. Soit.

Il est intéressant de noter également que l’accent de Wanda reparaît enfin dans cet épisode, alors qu’elle s’inquiète de savoir où sont ses enfants et qu’elle est faite prisonnière par une Agatha fière de lui annoncer tout son plan machiavélique, qui semble avoir pour but de connaître la vraie nature de Wanda, quitte à utiliser un Fietro, un Faux Pietro, le vrai étant criblé de balles.

Bon, est-ce qu’ils nous renient la liaison avec les X-Men là ? C’est trop gros pour se le permettre. En attendant, Agatha explique à Wanda qu’il est facile de posséder les gens et d’avoir tout pouvoir sur eux. La sorcière peut facilement contrôler les animaux, par exemple, et les transformer ensuite, pour mieux les tuer. Oui, mais non : on en revient au même problème, si Agatha veut la vraie nature de Wanda, c’est parce qu’elle veut savoir comment elle peut avoir assez de magie pour provoquer un hexagone avec tant de contrôle et magie en auto-pilote.

Allez. Dottie, je veux que tu reviennes et que tu sois la responsable de tout… Avec un petit générique « it was Dottie all along » ? Non ? Bon, ce n’est pas la piste prise par la série en ce début d’épisode, mais en tout cas it wasn’t Agatha all along after all. Pas autant qu’on ne l’imaginait, en tout cas ! Loin de la comédie habituelle, même si Agatha est toujours aussi drôle, l’épisode nous propose donc de suivre Agatha et Wanda en plein voyage dans le passé de Wanda.

Yep. Le but d’Agatha est de mieux comprendre l’origine de Wanda, et c’est intéressant de découvrir ainsi les parents de Wanda et Pietro qui parlent un Sokovien probablement aléatoire puisque cette langue n’existe pas. Je déconne, avec le MCU, pas de doute, ils ont inventé une vraie langue. En tout cas, on repasse vite à l’anglais, puisque les parents veulent entraîner les enfants à parler anglais.

Le pays est en guerre, il est logique de vouloir le fuir. En attendant de le faire, toutefois, il est possible de fuir par la télévision. C’est là qu’on découvre que les parents sokoviens sont fans de sitcoms, et qu’ils ont transmis ce goût à Wanda qui, pour l’occasion, redevient une petite fille. Ouep. C’est parti pour une origin story qui nous explique tout le fondement de la série. Le premier épisode était ainsi une parodie de Dick Van Dycke, apparemment.

Je ne connaissais pas assez pour faire le lien, mais Wanda adorait cette série quand elle était enfant, et elle nous spoile la fin de l’épisode : c’était un mauvais rêve dont on peut se réveiller. Ce qui n’est pas un mauvais rêve, par contre, c’est le mur qui éclate et tue ses parents. Oui, c’était ainsi le dernier jour des parents de Pietro et Wanda, qui survivent à cet acte de guerre mais se retrouvent coincés face à une bombe de Stark Industries qui n’explose pas.

On ne sait pas bien pourquoi : Wanda affirme qu’elle est défectueuse à Agatha qui la tire de là, mais avant ça, elle utilise tout de même la magie. Ou elle fait les gestes pour. En tout cas, Agatha remarque que tout ça, ça explique son goût des sitcoms et les années de psychothérapies dont elle a besoin, mais ça n’explique pas la puissance de Wanda.

Pour la comprendre, elle envoie donc Wanda un peu plus loin dans son futur, lorsqu’elle était volontaire pour un groupe terroriste et faisait d’étranges expérimentations avec… la pierre d’infinité ? Dans son passé, comme ça ? C’est hyper intéressant : elle est éblouie et voit une sorcière se diriger vers elle, et ça explique selon Agatha le développement infini des pouvoirs de Wanda… qui à nouveau finit en isolement à regarder des sitcoms des années 80.

Après les événements d’Avengers 2, cela dit, Wanda y préfère des épisodes de Malcolm : Agatha l’y emmène parce que c’est là que Wanda fait son deuil de Pietro, sans y parvenir. Elle vit désormais avec Vision dans le bâtiment des Avengers et elle lui affirme que le seul réconfort qu’elle pourrait avoir serait de revoir son frère. Ah. Ce n’est pas près d’arriver, il est mort.

La série aborde ici ce qui me semblait être son thème principal dès l’origine : le deuil, le déni, la difficulté que c’est de gérer le deuil. Quand il faut l’expliquer à Vision, c’est une autre difficulté qui s’impose aux scénaristes, mais c’est finalement Vision qui explique à Wanda de la meilleure des manières que le deuil, c’est un amour qui refuse de s’éteindre.

La scène était si belle, l’alchimie est si dingue ! Si moi, je suis à fond, il est clair qu’Agatha est blasée par contre. Elle en a marre de ne pas avoir sa réponse, alors elle accélère encore les choses en insistant à présent sur le décès de Vision et sa volonté de récupérer le corps de son amant, cinq ans après sa mort. Ben oui, Wanda fait partie des gens qui ont disparu à cause de Thanos, après tout. Elle s’est donc rendue au S.W.O.R.D pour le récupérer et a ainsi pu rencontrer Hayward.

Ce dernier est le directeur du S.W.O.R.D et il comprend bien que Wanda veut récupérer le corps de Vision, mais il ne compte pas pour autant lui rendre. À la place, il lui montre ce qu’il en est : le corps de Vision a été démantelé en un milliard de parties et composants. Il a même été décapité… C’est trop pour elle qui refuse de voir Vision comme 3 milliards de vibranium, mais juste comme un corps qu’elle veut enterrer. Logique, quoi.

Hayward est un bâtard qui lui affirme que Vision n’est pas elle, mais qu’il le possède et qu’il est son devoir éthique de l’analyser. Alors. Oui, bien sûr… Un peu de psychologie peut-être ? Il est si louche en plus à lui parler de résurrection… En tout cas, on est loin de l’attaque qui a été montrée à Monica il y a quelques épisodes.

Au contraire, nous sommes sur un bon moment d’émotion pour Wanda qui ne parvient pas à ressentir Vision… et l’abandonne derrière elle. Je savais bien qu’elle n’était pas si méchante. Elle repart même en voiture du complexe, comme si de rien n’était, sans le corps de son amant ! C’est là qu’on arrive à la partie la plus intrigante de l’épisode cependant : elle se rend en effet à Westview, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

En se promenant dans le centre-ville, elle aperçoit les différentes personnes qui deviendront les personnages de sa propre sitcom, mais ne s’arrête pas pour autant, se rendant plutôt dans un quartier résidentiel abandonné… Il est alors révélé que Vision avait choisi ce quartier pour vieillir avec Wanda : il avait bien l’intention d’y construire une maison pour elle et pour leur couple. Ils devaient vieillir dans cette petite ville tranquille !

La scène est belle émotionnellement parlant et on sent toute la douleur du deuil qui s’impose. Wanda éclate alors non pas en sanglot, mais en pouvoirs magiques : elle construit toute la maison… et étend encore son influence et ses pouvoirs. Quoi ? C’est donc elle qui a tout provoqué ? Pas de twist ? C’est surprenant, mais terriblement triste pour elle de voir que ma théorie d’origine est la bonne. C’est si déprimant : elle passe tout le quartier – toute la ville ! – en noir et blanc et recréé Vision de mémoire.

La scène est belle, Vision embrasse Wanda… et Wanda se retrouve en couleur à observer tout ce qu’il se passe dans le salon de la maison qui devient un plateau de tournage de sitcom, avec des gradins pour le public.

Pour seul public, cette fois, Wanda a simplement Agatha qui l’applaudit avant de s’éclipser. Oh, elle ne va pas bien loin : comme en début d’épisode, Wanda entend soudainement les jumeaux l’appeler, dans la rue. Ils y sont tenus en laisse magique par une Agatha qui n’hésite pas à les étrangler et révèle coup sur coup à Wanda et à nous-mêmes qu’elle n’est pas censée exister : elle est une légende, rien de plus…

Un être de création spontanée, utilisant la magie du Chaos : la Sorcière Rouge, Scarlet Witch, enfin ! Oh, ce n’est toutefois pas le vrai cliffhanger de l’épisode, même si le générique de fin se lance : post-générique, on découvre en effet qu’en-dehors de l’Hex, Hayward a réassemblé une nouvelle fois Vision, comme il semble le faire fréquemment depuis cinq ans. Cette fois, toutefois, il atteint le résultat souhaité : il redonne vie à Vision, grâce à un bout du Vision de l’Hex. PARDON ?

EST-CE QU’ILS VIENNENT DE RESSUSCITER VISION ?

AAAAAAAAAAAH.

(bon, par contre, à quel moment il a réussi à prendre un bout de Vision ? Même avec le traceur qui lui permettait de le localiser, j’ai l’impression qu’il nous manque un bout d’infos, non ? Et où est Monica ? Et Pietro purée ?!)

> Saison 1

Riverdale – S04E06

Épisode 6 – Hereditary – 12/20
Toute la saison semble être construite par la poursuite en parallèle de plusieurs intrigues qui ne se croisent quasiment jamais. Je dois dire que c’est reposant à critiquer après le chaos qu’était la saison 3, mais ça commence aussi à m’ennuyer que les personnages ne se croisent plus vraiment ; ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus quoi faire de certains d’entre eux. Et ce n’est probablement pas qu’une impression.

Spoilers


You’ll thank me someday.

Notez ma persistance face à la série : j’en suis à un épisode par semaine en ce moment. Je garde ma distance à la saison 5 comme ça, mais je ne déprime pas trop. Enfin, si, je déprime quand je vois l’intrigue de début de cet épisode qui nous montre Archie sauver des gamins qui cambriolent chaque semaine la même voiture dans la même allée.

Cette fois, il en sauve un en le menottant à la voiture et en le forçant à travailler pour Pop’s et Veronica finalement. D’accord ? Bien sûr, tout ça ne plaît toujours pas à Dodger qui décide de se venger en détruisant la salle de gym, passionnant. En réaction, Archie décide de proposer à ses jeunes de jouer aux jeux vidéos et demande à ses amies de lui faire de la promo dans le journal du lycée et auprès des investisseurs du speak-easy. Rien que ça. J’ai tellement ri.

Bien sûr, il ne faut pas oublier qu’Hiram et Hermione sont désormais sortis de prison. Six épisodes et on en revient au statu quo, si ce n’est qu’on a une nouvelle sœur pour Veronica qui n’apprécie que moyennement l’arrivée de cette demi-sœur. Loin d’apprécier la demande de paix de son père, Veronica les vire donc de chez elle. Même si elle est toujours techniquement chez Hermione, oui.

Hiram s’amuse ensuite avec tous les habitants de Riverdale : il impose sa nouvelle fille dans le speak-easy de l’autre, propose un chèque à Archie pour passer pour un bienfaiteur de la ville (Archie refuse, hein) et débarque par effraction chezsa femme pour mieux s’y déshabiller et la convaincre de le reprendre. Je suis si blasé par ce couple.

Veronica aussi, en plus. Elle se rend vite compte de ce qu’il se passe quand son père dépose ses valises chez elle et lui assure que Veronica reste sa préférée. Elle n’a aucune raison d’être jalouse de sa demi-sœur, alors tout va bien. AHAHAHA. Ce foutage de gueule. Et ce n’est pas fini : Hiram lui envoie ensuite la demi-sœur chez Pop’s pour aider Veronica à avaler la pilule.

La demi-sœur lui raconte sa super histoire familiale, avec l’amante d’Hiram dont il a toujours pris soin jusqu’à sa mort (une de moins, YES) avant de prendre soin de sa fille. Super. Sinon, Hermione et Hiram renouvellent les vœux de leur mariage, finalement. Veronica se décide même à y assister… jusqu’à ce qu’elle se rende compte que sa sœur prend vraiment sa place et qu’elle se découvre jalouse. AHAHA.

Archie reçoit heureusement les jeux-vidéos de Veronica au gymnase et il les propose gratuitement aux jeunes rebelles et délinquants de la ville… qui préfèrent les pizzas gratuites de Dodger. Mais ? Sérieusement ? Pour les convaincre de revenir, Veronica offre alors des milkshakes et de la bouffe de Pop’s, et ça suffit à ce que le gymnase se transforme en boum d’adolescents.

Je suis si mort de rire devant le ridicule de cette intrigue et des ados qui font du ping-pong entre Dodger et Archie. Ca n’a aucun sens. Dodger le prend mal, menace Archie qu’il comprend enfin être le type cagoulé qui le fait tant chier depuis quelques épisodes. Par conséquent, il décide de faire fusiller la maison d’Archie alors que sa mère est encore dedans.

Oh, rassurez-vous, c’est un échec pour Dodger, mais ça motive Archie à… demander de l’aide à Hiram ! Je n’en peux plus. Celui-ci refuse, heureusement… par contre, Archie se retrouve quand même dans la merde lorsqu’il retrouve Dodger enroulé dans un tapis, à moitié mort. Il laisse ses empreintes bien partout sur le tapis ensanglanté, en plus ! C’est à croire qu’il a le goût de la prison…

Autrement, la série nous rappelle que Jug et Betty sont toujours en couple. La scène ne sert qu’à ça, les voir se galocher et on change ensuite bien vite de sujet avec Betty qui veut toujours prouver à Kevin que son frère est un possible serial-killer. Pour se faire, elle se décide à retourner au parloir, sa seconde maison, pour parler à son faux demi-frère.

Rien que ça. C’est l’occasion aussi de nous ramener le jingle-jangle, il ne manquait plus que ça. Le pire, c’est encore que Betty n’est pas sûre de faire confiance à Chip… mais alors pourquoi tu lui parles ? Chip insiste en tout cas pour dire que Charles a tué un type avec une paire de ciseaux pendant qu’il était drogué, et Betty n’hésite pas à le raconter à son (vrai) demi-frère.

Elle le passe ensuite au détecteur de mensonges, allons savoir pourquoi. En plus, les vrais serial-killers sont capables de tromper les détecteurs, non ? En tout cas, Betty est sûre d’elle et elle teste le détecteur sur Charles, le forçant à révéler qu’il cache quelque chose. Malin, celui-ci lui avoue qu’il est aux Narcotiques anonymes. Aha.

Le problème de tout ça, c’est que Chip fait ensuite des siennes en parlant au FBI et en balançant l’emplacement du corps du type tué par Alice. Ne manquait plus que ça. Bien sûr, ça permet à Charles de s’imposer comme un sauveur qui prévient Alice et qui aide FP à déterrer le corps pour le replacer ailleurs. C’est du grand n’importe quoi, et ça me fait beaucoup rire parce que Betty tombe dans le panneau super rapidement.

La série tente ensuite de nous surprendre en confirmant que Charles bosse avec Chip depuis le début, et qu’en plus, ils s’aiment. Allons bon.

De son côté, Jug se met à relire toute la série de son enfance et il à présent persuadé que les auteurs sont trop distincts les uns des autres. Il reconnaît les empreintes de chaque auteur dans leur style d’écriture, mais il ne s’en était jamais rendu compte avant. Et désormais, il est persuadé que la série a été volé à son grand-père, qui en était l’auteur d’origine. Lol.

Pourquoi pas, hein, mais la manière dont il le présente… Il insiste pour dire que le premier roman est super différent et que c’est forcément celui de son grand-père parce qu’il… a laissé un mot dedans pour son petit-fils ? Ouais, c’est aussi le premier qu’il t’a offert, boulet. Enfin, boulet : la série va lui donner raison, c’est sûr et certain.

Cela ne manque pas, et il s’en rend compte grâce à l’écriture de son grand-père dans le journal du lycée – qu’il retrouve grâce aux archives de Betty. Persuadé d’avoir raison, Jug n’hésite pas à aller confronter celui qui clame être l’auteur du premier livre de la série. C’était plutôt sympathique comme scène, parce que ça révèle ce type comme un méchant là où Jug le voyait jusque-là comme un mentor. Aha. Il se trompait : le mentor n’hésite pas à le menacer de le faire expulser de sa fac alors même qu’il est encore censé être au collège.

Comprenant qu’il est possiblement dans la merde, Jug décide d’aller se plaindre dans les jupons du doyen, histoire de se simplifier la vie. Ce dernier reconnaît heureusement le problème… avant de se décider à se suicider, ne pouvant venir en aide à Jug. Et quand je dis qu’il se suicide, le type prend la décision de plonger à travers une vitre, me provoquant le plus gros fou rire de cette saison pour le moment.

Il est, vous l’aurez deviné comme moi, remplacer par le plagieur du grand-père de Jug, sinon, ce ne serait pas drôle.

Pendant ce temps, Cheryl n’est toujours pas en paix avec sa famille de cinglés et avec la poupée qui la mate en train de dormir – de dormir, et de rêver de sa famille au complet prête à la tuer. Tu m’étonnes. Elle entoure donc de sel la poupée de son frère… mais ce n’est pas suffisant pour empêcher le mauvais sort qui hante la famille.

Dagwood avale donc une balle de ping pong et finit à l’hôpital, et la tante et l’oncle de Cheryl débarquent dans la maison familiale, ce qui fait que… Cheryl s’évanouit. Encore et toujours. C’est insupportable, franchement, elle a combien de membres de famille qui vont débarquer et la faire s’écrouler ? Je n’arrive plus à en rire.

Sa famille débarque parce qu’il y a toujours un business de sirop d’érable en cours dans la famille, et ça fait perdre pas mal d’argent à tous. Cheryl accepte d’étudier cette proposition… jusqu’à ce que sa tante lui demande d’accéder à la chapelle de la maison. Ce n’est pas exactement possible, puisqu’il y a toujours le cadavre de son frère dedans. Tant pis pour Toni qui espérait enfin un nouveau départ !

Et tant pis pour Cheryl qui se voit menacée par sa famille d’être déclarée inapte. Tout ça, c’est avant que Toni ne tue l’oncle de Cheryl évidemment : celui-ci découvre en effet le cadavre de Jason dans la chapelle et s’en prend physiquement à sa nièce, tentant de l’étrangler. Ca ne peut se passer comme ça.

Compteur d’Archie à poil : Vraiment, je vais perdre mon pari juste parce qu’Archie tente de jouer les héros pour un tas de gamins manipulables à coup de pizzas gratuites, je suis dépité !

Saison 4

Resident Alien – S01E01

Épisode 1 – The Ride – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !

Spoilers


No. I compared you to a lizard.

Quelle idée de commencer la série par un plan nous montrant Patience, dans le Colorado, en plein printemps ? Le printemps, ce n’est pas encore tout de suite pour nous. Bon, pour eux, ça l’est, mais il neige tout de même, parce que c’est le principe du Colorado. Et j’adore déjà cette série dès le départ : on nous présente son personnage principal, un alien, comme étant un homme ayant quelque chose à cacher.

En effet, il s’agit d’un extra-terrestre, mais il se fait passer pour un homme marginal et vivant loin de la civilisation. Il faut ce qu’il faut pour protéger son secret, mais celui-ci est mis en danger lorsque la police vient nous chercher cet homme, Harry, parce qu’ils ont besoin de lui. Il est le seul médecin disponible dans le périmètre pour effectuer l’autopsie du corps du… médecin de la ville.

On enchaîne sur un excellent flashback nous montrant le crash de cet alien sur Terre, quatre mois plus tôt. C’est un orage qui l’a fait se crasher et l’a forcé à considérer l’option de vivre sur la planète, en compagnie des humains. Avant cela, il lui fallait toutefois un déguisement et, par chance pour lui, il a rapidement trouvé comment faire : il s’est introduit chez un docteur vivant seul et loin de la civilisation, mais à proximité de son lieu de crash.

Les effets spéciaux sont bons, et j’ai bien aimé la scène nous introduisant l’alien comme une espèce assez menaçante, avec des braset mains à des endroits improbables. Rapidement, l’homme se fait donc exterminer par cet alien. Il n’a jamais vraiment eu la moindre chance, je ne pense.

Le médecin plongé dans l’eau glacée, l’alien prend rapidement son apparence, puis enfile ses vêtements. Ce n’est toutefois pas si simple de s’intégrer sur une planète étrangère : il lui faut apprendre la langue, et il le fait en regardant en boucle les mêmes scènes de série. Eh, je l’aime bien, cet alien !

Enfin, il doit retrouver son vaisseau avant que la neige ne fonde… ce qui n’est pas gagné. Quatre mois plus tard, cela ne semble toujours pas fait, alors il n’a pas vraiment le choix que de faire ce que la police lui demande et de venir examiner le corps d’un médecin mort. Cela commence par un gros malentendu quand il renifle une infirmière simplement endormie, mais bon, admettons.

L’humour de la série est particulier, mais je ne suis pas loin de penser qu’il est particulièrement bon, avec une flic qui n’ose pas annoncer à la femme du défunt que son mari est mort et un maire tout jeune qui est clairement dépassé par la situation. L’alien s’éclate totalement, mais lorsqu’il voit le cadavre, il sait immédiatement qu’il s’agit d’un suicide… ou plutôt d’un meurtre commis par lui-même, pour le dire comme lui.

J’aime déjà beaucoup ce personnage principal qui est à la fois un héros et un anti-héros. Je n’arrive pas à savoir si je suis avec lui ou contre lui : la société humaine est loin d’être exceptionnelle après tout, alors pourquoi vouloir la sauver ?

D’accord, mais… Est-ce que je suis content de le voir coincé par le maire et forcé de rester dans la ville pour l’autopsie complète quand il cherche à s’enfuir ? Ou est-ce que je suis triste pour lui ? C’est perturbant comme rapport à un personnage. Pour ne rien arranger aux affaires de notre personnage principal, il se rend compte qu’il y a un humain capable de voir à travers son déguisement : un enfant. Et si un enfant a le gène nécessaire pour ça, il y a peut-être un adulte aussi pour le faire.

En attendant de devoir se confronter à ce problème, il se confronte à l’autopsie. Il le fait avec l’infirmière de la ville qui refuse d’envisager le suicide de son médecin d’enfance. C’est mignon comme tout cette autopsie et les interactions entre les personnages : l’alien va jusqu’à l’appeler lézard et être surpris par son intelligence quand elle lui fait remarquer qu’un médecin aurait su comment se tuer plus rapidement que ça.

Le mystère est plutôt bon : le médecin, Sam, est donc mort de manière étrange alors qu’il y a un alien en ville ? Harry, c’est le nom de l’alien, est embarqué bien malgré lui dans cette affaire, alors que tout ce qu’il souhaite, c’est pouvoir tâter le cerveau de Sam, et peut-être le manger. Quand il peut enfin le faire, par contre, c’est pour être mieux interrompu par la femme de Sam, qui débarque pour le chercher, sans savoir qu’il est mort.

La pauvre est servie, là. Harry se rend ensuite au bar pour raconter tout ça à l’infirmière, se sentant forcé d’aller au bar puisqu’elle lui a dit qu’elle le trouvait bizarre. Il veut lui prouver qu’il est parfaitement normal après tout. Malheureusement pour lui, il n’est pas habitué au whisky. Il n’en faut pas plus pour que ça finisse mal pour lui. Quelques notes de Starships nous mettent dans l’ambiance du bar, et on comprend qu’il est bourré : il se met à danser n’importe comment au milieu du bar, avec tout le monde qui lui remet des verres dans les mains. J’adore, tout simplement.

Ils savent comment me plaire dans cette série ! Bourré, Harry se décide ensuite à retrouver l’enfant qui l’a reconnu plus tôt dans l’épisode, pour mieux le tuer. La fenêtre de sa chambre ne s’ouvre pas tout à fait comme il le voudrait, mais il en faut plus pour arrêter un alien. Il suffit d’un enfant qui hurle avec deux parents qui débarquent pour voir ce qu’il a, par exemple.

Bien sûr, les parents refusent de croire Max, l’enfant, et de regarder sous le lit pour savoir s’il dit vrai lorsqu’il affirme qu’il y a un extra-terrestre sous le lit. Harry se contente donc d’un simple doigt d’honneur à l’enfant, et il remet à plus tard son plan. À la place, il rentre chez lui et découvre la gueule de bois. J’ai bien aimé la manière dont il découvre l’alcool sans parvenir à découvrir son vaisseau pour autant – tout autant que j’ai aimé la scène avec l’infirmière (Asta, d’après TVtime) et la barmaid, D’Arcy.

Le matin, il se rend ensuite en ville où les policiers l’attendent en musique (sort of ?) puisque le corps de Sam a disparu. Il les rassure en leur expliquant qu’il a déplacé le corps dans la neige, pour le conserver comme il faut. C’était plutôt drôle, ma foi, mais il est vraiment perché comme type, lui. La série introduit ensuite Jay, une assistante qui n’aime pas beaucoup le médecin : elle aimait Sam et Harry critique sa tache de naissance, ça fait beaucoup.

Elle l’insulte, mais il ne comprend pas immédiatement le sens de l’insulte, ne le cherchant que plus tard, lorsqu’il arrive chez Asta. Il s’y rend en effet pour l’aider à vider la maison où elle vivait avec Jimmy, son ex, qu’elle n’aime plus. Pas si évident de le larguer en paix, toutefois. Jimmy, l’ex jaloux dont elle lui avait parlé la veille dans le bar, les attend en effet lorsqu’ils sortent de la maison, et il n’aime pas la vue d’Harry. Par conséquent, il lui montre son flingue.

Harry accepte de s’en aller, parce qu’après tout, cette infirmière n’est pas son problème… mais il fait rapidement demi-tour pour la sauver tout de même. C’est efficace comme retournement de situation et comme attaque de l’alien, qui n’a aucun mal à mettre au sol Jimmy. Mais alors vraiment aucun. C’est louche. Quand Asta lui demande comment il a fait, après avoir donné un bon coup de pied à Jimmy tout de même, Harry lui assure qu’il a réussi à faire tout ça rien qu’avec du yoga… et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est retirer ses chaussures pour marcher dans la neige. Humph.

On a droit à une scène où elle se dit différente et où elle assure avoir abandonné son bébé à l’adoption, ce qui fait que je l’imagine déjà être la mère de l’enfant qui voit les aliens. En attendant, on enchaîne sur l’enterrement où Harry comprend qu’il est le nouveau médecin de la ville, qu’il le veuille ou non. Il comprend aussi que Sam a été empoisonné : il voulait se faire une trachéotomie pour respirer à nouveau, mais il a manqué de temps. Ding dang, c’est un meurtre.  

Et dire que quatre mois, il devait simplement poser un engin sur notre planète et rentrer chez lui. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé : à la place, il s’est crashé, et Asta l’a vu alors qu’elle s’enfuyait de chez elle, loin de son ex violent qui venait de la battre et tentait à présent de s’excuser comme la merde qu’il était.

Oups, pardon, c’est sorti tout seul. Forcément, elle a réussi à fuir, ça on le savait déjà, mais elle s’est ensuite arrêtée pour pleurer dans un tunnel où elle a aperçu un cerf. Classique. Tout aussi classique est le cliffhanger qui nous révèle qu’Harry n’est pas un gentil alien : il est là pour provoquer un événement censé anéantir la race humaine, et on l’apprend lorsqu’il retrouve un bout de son vaisseau dans la neige.

C’est… gênant. En attendant, il a la chance de pouvoir être le médecin de la ville et de devoir s’occuper du gamin qui le prend pour un alien. L’occasion de réutiliser le mot préféré de Jay.