Alan Tudyk (#128)

Salut les sériephiles,

On est dimanche matin seulement, mais je suis déjà à peu près certain de ma performance de la semaine, alors pourquoi attendre plus longtemps ? Il y a un acteur qui sortait très clairement du lot dans les épisodes regardés au cours des sept derniers jours et je suis sûr que vous l’auriez trouvé, même sans le titre de l’article. Notons tout de même que Lauren Cohan se fait voler la place méchamment car sans lui, elle l’aurait probablement obtenu. C’est la vie !

Resident Alien" And The Televised History Of Comic Book Adaptations

La performance de la semaine :
Alan Tudyk

La série concernée : Resident Alien
L’épisode : S01E02 – Homesick – 17/20


Pourquoi ? Alan Tudyk obtient le premier rôle dans Resident Alien et comme cette série commence par deux très bons épisodes, ça ne devrait vraiment surprendre personne qu’il soit l’acteur que je mette en avant aujourd’hui. Il est au cœur de ces deux épisodes, forcément, et il y est brillant. Il faut dire qu’Harry est un rôle qui semble être du sur-mesure pour cet acteur qui a toujours parfaitement oscillé entre comédie et drame, entre tête de gentil et tête de méchant…

Alan Tudyk GIF by SYFY - Find & Share on GIPHYOr, c’est précisément ce qu’on lui demande de faire : il incarne après tout un extra-terrestre qui tente de passer incognito auprès des humains, ce qui mène à un tas de quiproquos comiques, à des moments problématiques et angoissants, et à des moments où il s’avère être un bon gros méchant… mais toujours avec beaucoup de gentillesse apparente pour ne pas se griller auprès des humains qu’il fréquente. Regardez cette série, elle est cool (mais je n’arrête plus de vous le dire depuis jeudi, vous aurez compris le message à force).

Asta Twelvetrees Tumblr posts - Tumbral.comPlusieurs scènes sont déjà marquantes du côté du jeu d’acteur dans ces premiers épisodes, mais j’ai principalement en tête quelques moments exceptionnels de type Harry découvrant ce qu’est l’alcool (et donc la danse avec un beau jeu de miroirs) ou découvrant les brosses à dents. Alan Tudyk garde un sérieux incroyable sur ces scènes, ce qui fait que l’on accroche tout de suite au personnage et que tout ça nous paraît drôlement crédible.

Voir aussi : Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Et puis, bien sûr, du côté des scènes difficiles à jouer, il y a aussi tous ces moments où l’acteur est remplacé par l’alien dans la série. Je suis à peu près certain qu’il est tout de même invité à jouer ces scènes, parce que cet alien semble vraiment avoir un jeu similaire à celui de l’acteur. Au-delà de ça, il excelle avec ses têtes de méchants, juste après avoir paru si gentil. C’est un personnage hyper attachant cet extra-terrestre qui réussit l’exploit d’être aussi flippant… que cool ?

Recap: There Is Something About Harry in Episode 1 of 'Resident Alien' | Nerds and Beyond


Renpy GIFs - Get the best gif on GIFERVu aussi dans : Faut-il encore présenter Alan Tudyk ? Comme beaucoup d’autres, je le connais depuis son rôle inoubliable dans Firefly, où il incarnait le mari de Gina Torres, rien que ça. Il était le pilote de Serenity, il était incroyablement comme pilote et jamais je n’aurais pu l’imaginer dans le rôle d’un méchant à cette époque, particulièrement après Serenity.

Et pourtant, je l’ai retrouvé ensuite dans un rôle où il oscillait justement entre gentil et méchant, parce que c’était un peu le concept de la série. Il était brillant dans le rôle qu’il incarnait au sein de Dollhouse, toujours de Joss Whedon.

Con Man GIFs - Get the best GIF on GIPHYBien sûr, la science-fiction colle à la peau de l’acteur, qu’on a pu voir dans de très nombreux projets depuis sa première série marquante. Son meilleur rôle, avant Resident Alien, devait être celui qu’il avait écrit lui-même avec l’excellente comédie Con Man. Il y incarnait un avatar de lui-même en même temps, ça aide : un acteur sur le déclin qui écume les conventions pour tenter de retrouver le succès. Dans cette série financée par les fans (donc par moi, parfaitement) via crowdfunding, on retrouvait plein d’autres collègues et amis de Tudyk, je ne peux que conseiller ces deux saisons ! J’en aurais bien aimé une troisième d’ailleurs, ils avaient même réussi à me rendre accro à un jeu mobile.

Et bien sûr, c’est sans surprise que Tudyk avait également eu un rôle dans la deuxième saison de The Rookie, histoire de recroiser son pote Nathan Fillion. J’aime bien quand les faveurs sont distribuées comme ça à Hollywood, mais c’est totalement injuste ce monde de piston !


Meilleurs GIFs Firefly Cast | GfycatL’info en + : Difficile de séparer Alan Tudyk de Joss Whedon, puisque l’acteur s’entendait très bien avec le producteur… Aucun acteur de Firefly ne semble pour l’instant avoir eu quelque chose de négatif à dire sur le producteur qui est sous le coup de plusieurs accusations faisant de lui un homme peu fréquentable.

alan tudyk gifs Page 3 | WiffleGifAinsi, cet été, Alan Tudyk est même l’un des très rares acteurs à avoir pris la défense de Whedon, plus ou moins, en tweetant qu’il n’imaginait pas comment Whedon pouvait faire ce dont on l’accusait après avoir travaillé des années avec. Raté : du côté de la salle des scénaristes de Firefly, le son de cloche est différent puisqu’on y accuse Whedon de prendre un malin plaisir à faire pleurer ses employés, et même de s’être vanté d’avoir fait pleurer deux fois une scénariste au sein d’une même réunion. Vraiment, un type charmant.

Voir aussi : Le Whedongate, 2021

Resident Alien | Zinger - GIPHY ClipsC’est fou, tout de même, de se dire qu’il avait apparemment deux visages très distincts, l’un pour ceux qu’ils n’aiment pas et terrorisent, l’un pour ceux qu’il aime et/ou pour qui il travaille. Alan Tudyk ne s’est plus exprimé sur le sujet depuis, on n’en saura pas plus sur son avis. Parfois, mieux vaut se taire, hein, même s’il s’agit du type qui a lancé votre carrière et vous a donné vos meilleurs rôles (enfin, non, du coup). Il me semble être un acteur capable de changer d’avis et d’écouter les autres heureusement.

En attendant, c’est avec plaisir que je le retrouve dans Resident Alien, croyez-moi. La série est diffusée chaque jeudi soir en France sur Syfy (et rediffusée plusieurs fois, aussi ; à commencer par cet après-midi pour les deux premiers épisodes, à partir de 13h45).


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Resident Alien – S01E02

Épisode 2 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Spoilers


I wonder if I can get the chicken while they’re fighting.

Quelle tristesse de mourir en faisant un selfie et en tombant d’un ravin enneigé parce qu’on a glissé ! C’est pourtant ce qui arrive presque à l’homme que l’on suit au début de cet épisode, alors qu’Harry nous affirme que les êtres humains sont stupides. Difficile de le contredire. Tout ça se déroulait trois mois plus tôt, dans le Colorado, à proximité du vaisseau d’Harry, évidemment. Par conséquent, lorsque l’homme tombe, il ne meurt pas mais reste à léviter dans les airs, probablement à cause (ou grâce ?) du vaisseau d’Harry.

Après le générique, nous reprenons avec le pauvre Max qui avait rendez-vous chez le médecin, pour mieux découvrir que le nouveau est l’alien qu’il redoute tant. Au moins, c’est un enfant, et personne ne le croit. Du coup, Max s’enfuit par la fenêtre alors que son médecin veut juste lui couper la tête. C’est une idée, ma foi. Cela ne plaît pas beaucoup à Asta en tout cas, parce qu’elle veut qu’Harry soigne les patients qui arriveront inévitablement.

Par chance, Harry est un extraterrestre qui était un scientifique sur sa planète, alors se faire passer pour un médecin, ça lui paraît simple. En plus, il a internet pour préparer chaque rendez-vous médical avant l’heure. Le plan est une bonne idée… jusqu’à ce que Asta change l’ordre des patients sans le prévenir et qu’il se retrouve à devoir jouer les gynécologues. Comme il ne sait absolument rien de l’anatomie humaine, il tente d’aller chercher des informations sur son portable en pleine séance.

Et comme il est un alien encore peu habitué à la technologie, il prend ainsi une photo de la patiente. Enfin, de son anatomie. Au moins, ça finit en selfie avec la patiente qui est plutôt cool et le croit quand il assure … mais ça n’empêche pas Harry d’enchaîner les gaffes toute la journée avec tous les patients. Au moins, ça nous fait rire.

Là-dessus, la série est très claire : elle veut nous faire rire autant que possible, et ça fonctionne bien pour le moment. En effet, l’humour ajoute un bon ingrédient à la série et à son ambiance mystérieuse, même si on s’éloigne énormément de l’enquête pour le moment. C’est dommage de ne pas au moins mentionner le fait que l’ancien médecin soit tué par un habitant de la ville ? Tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était.

De son côté, Max s’enfuit donc et se réfugie auprès de ses parents. Il a la chance d’avoir pu s’échapper par la fenêtre et de tomber juste à côté de son père, c’est déjà ça. Son père est le maire, évidemment. J’avais eu un doute dans le premier épisode, mais nous y voilà : il s’occupe comme il peut de son fils malade et ne l’emmène pas chez le médecin, comme il est obsédé par les extra-terrestres… au point d’en parler avec les policiers.

Bon, il faut dire que les policiers squattent le bureau du maire, alors ça l’aide bien à le faire. Et la flic de la série n’hésite pas non plus à lui dessiner un portrait-robot pour l’aider autant qu’elle peut à faire face à ses angoisses. Malheureusement, cela finit par nous énerver Harry qui se décide à éviter de tuer Max, pour le bien de sa situation. C’est en tout cas ce qu’il se décide provisoirement à faire : quand il passe un appel anonyme à Max qui le reconnaît bien rapidement, il change d’avis.

C’est plutôt logique : il a envie de tuer Max qui est juste insupportable avec lui. En même temps, qu’attendait-il exactement ? C’est un enfant dans une série. Et il a un père hyper chelou qui a besoin d’un médecin pour lui servir de psy, alors que clairement embaucher Harry comme psy est la pire des idées du monde.

Sans surprise, il n’a aucune idée de ce qu’est la confidentialité entre médecin et patient, par exemple. Par chance pour Ben, le maire, il est rapidement interrompu par la femme de l’ancien médecin qui vient récupérer les affaires de son mari dans son bureau – au grand dam de Asta. Cette dernière refuse que quelqu’un touche à ses affaires, parce qu’il s’agit d’un meurtre. La police n’est pas de son avis, parce qu’elle est clairement incompétente et que des photos leur suffisent.

Observer toutes ces émotions, ça épuise toutefois Harry, qui se retrouve à avoir faim et à se diriger vers le bar de D’Arcy. C’est plutôt intéressant, parce qu’il se retrouve bien malgré lui à devoir se rendre en rencard au bowling avec elle (ah les petites villes américaines) et surtout à avoir l’idée de tuer Max par accident. Reste à savoir quel type d’accident peut venir à bout d’un gamin, et c’est à nouveau grâce à D’Arcy qu’il a une bonne idée : il lui coupe les freins de son vélo en espérant qu’il meurt dans un terrible accident – mais avant ça, il imagine de bons scénarios humoristiques.

Pas de bol pour Harry, il faut plus que des freins de vélo pour venir à bout de Max : c’est un dur à cuire, et le gamin est heureux de lui montrer, même lorsqu’Harry fait tout pour le torturer. Suite à l’accident du vélo, Harry doit en effet lui faire des points de suture… et sans anesthésie puisque Max refuse d’être un gentil garçon avec lui. Le duel entre ce petit garçon et le médecin est vraiment excellent à regarder, c’était une super idée ; et c’était même bien meilleur que l’idée de base de cet épisode qui est de nous faire comprendre qu’Harry a le mal du pays.

Harry nous apprend ainsi que les extra-terrestres n’ont pas d’émotions, et qu’ils cherchent juste de la nourriture. Quatre mois plus tôt, quand il est arrivé sur la planète, il a ainsi cherché de la nourriture et en a trouvé… en tombant sur une vache. Non, son but n’était pas de bouffer la vache, mais juste de boire son lait. C’était tellement bien vu et drôle comme gag.

Il en faut peu, mais dans le présent, ça motive Harry à retourner dans cette ferme où il se fait surprendre par une petite fille alors qu’il est en train de boire le lait au pis. Aha. Les meilleures blagues viennent malgré tout de l’honnêteté brutale d’Harry, particulièrement avec ses patients ou avec D’Arcy qu’il abandonne en plein milieu d’un rencard.

Tout cela contraste aussi avec l’émotion de Asta face au décès de son ancien collègue. La série se concentre beaucoup sur son personnage dans cet épisode, forcément. Elle présente ainsi à Harry Dan, son père, qui est un personnage intrigant. En effet, il sait automatiquement qu’Harry n’est pas comme les autres, parce qu’il ne ressent rien en le regardant, alors que normalement, il ressent les gens. Apparemment.

C’est étonnant, mais j’aime bien l’idée. En plus, on le voit ensuite aider Asta à gérer son deuil en lui coupant les cheveux, et on apprend également qu’il croit en tout un tas de rituels depuis longtemps oubliés – il est probablement un natif-américain. Il pousse ainsi Asta à brûler sa mèche et la blouse qu’elle portait la nuit où Sam est mort, par exemple.

Du côté du deuil, Asta a du mal à faire face pendant tout l’épisode, mais elle avance à la fin, acceptant même de donner à Harry le bureau de Sam, avant de jouer avec lui. En voix-off, Harry nous confie alors qu’il a un énorme problème : il a la fâcheuse tendance à développer des émotions humaines depuis qu’il est sur Terre, ce qui ne lui plaît pas du tout, surtout qu’il en est à ressentir la solitude. D’Arcy aussi, avec ce que tu lui fais !

Bon, la solitude n’empêche pas Harry de faire face à son problème du moment : D’Arcy lui a annoncé que la neige n’allait plus tarder à fondre, et qu’une semaine pourrait même suffire (mais pas avant qu’Harry ne se ridiculise au bowling… en explosant l’entre-jambe du flic insupportable, et ça, c’était drôle). Il doit donc retrouver au plus vite son vaisseau et il construit – à coups de marteau, yes pour le Bingo Séries ! – une pièce capable d’inverser la gravité ; une pièce qui est aussi un morceau de son grand plan final pour exterminer les humains.

Cela dit, en fin d’épisode, on se retrouve sans trop de surprise avec deux figurants qui découvrent le corps de l’homme vu en début d’épisode, mort depuis trois mois (quelle mort de merde !), mais aussi deux oiseaux pris au piège du vaisseau d’Harry : celui-ci coince dans les airs, à une bonne distance de lui, tout ce qui s’en approche en inversant leur gravité…

Oh, sinon, concernant le meurtre de Sam, il faut souligner que la flic a un sourire étrange pendant le montage final. Il va falloir apprendre le nom des personnages à un moment… en attendant, je suis vraiment content de voir Alan Tudyk dans ce rôle qui semble être du sur-mesure pour lui !

Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

> Saison 1


Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

Top 30 Greys: Season 11 GIFs | Find the best GIF on Gfycat

1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

vic hughes on Tumblr

3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Maybe Check In With The Captain First Amanda Rollins GIF - MaybeCheckInWithTheCaptainFirst AmandaRollins KelliGiddish - Discover & Share GIFs

4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

madison this is us | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Your favorite Brujas

7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

GIPHY's Most-Viewed GIFs of 2020. 2020… how do we even begin to describe… | by GIPHY | Medium

Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?