Films vus en 2021 #4 : Host (2020)

Salut les cinéphiles,

Host (2020) | Cinéma de rienChaque semaine, je me retrouve pris au piège de mes visionnages apparemment, alors je ne sais pas si vous aurez un jour l’occasion de retrouver un article parlant de plusieurs films ! En attendant, voici tout de suite un récap sur un nouveau coup de cœur, regardé juste hier un peu par hasard… Il s’agit du court-métrage d’une heure Host, sorti en 2020 et très clairement inspiré par le confinement.

En effet, on y suit un groupe d’amis (enfin, il y a un seul mec concrètement alors je devrais plutôt écrire « amies ») qui se retrouve pour une réunion Zoom pendant le confinement. Histoire de tromper l’ennui, l’une d’entre elles a eu la bonne idée de proposer de faire une séance de spiritisme, en compagnie d’une médium. Bien sûr, les choses ne vont pas forcément se dérouler comme prévu et le film va devenir un véritable film d’horreur comme on les aime.

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Quel plaisir, cet apéro entre amis !

Ou comme je les aime, en tout cas. Vous le savez peut-être, j’aime beaucoup le format qui se répand de plus en plus des films qui proposent de suivre des personnages en pleine conversation visio. Cela fonctionne plutôt bien, en général, surtout quand il est question de films d’horreur. Là, le côté Zoom qui fait que la conversation dure une heure est sympa. En plus, ça a tendance à créer un sentiment de proximité plus fort avec les personnages, peut-être parce que je me reconnais en eux.

Movies and ChillLà-dessus, le film prend à peu près. Niveau durée, c’est pile le bon temps pour s’éviter les longueurs et ça marche vraiment bien. C’est plus long qu’un épisode de série (pour les séries respectant les téléspectateurs en tout cas), moins long qu’un film, ça le fait.

host | TumblrEn revanche, les personnages sont super chiants pour la plupart d’entre eux, surtout individuellement, mais le groupe est assez crédible et les problématiques de confinement sont amusantes. C’est long à commencer, mais le film fourmille de petits détails qui fait que l’ambiance vire progressivement à l’horreur de la meilleure des manières, avec juste ce qu’il faut de fausses pistes et de suspense. Les personnages ont beau être chiants, il y en a pour qui on peut s’attacher, et je pense même qu’il y en a pour tous les caractères. En plus, à un détail près, je n’ai pas l’impression de voir des personnages qui prennent les décisions les plus stupides possibles. Au contraire, elles font à peu près ce qu’on ferait à leur place, si tant est qu’on se tente une séance de spiritisme en apéro virtuel… OK, jamais donc.

Host" Is Being Called The Scariest Movie Of 2020, So I Watched For People Who Can't Handle Horror

En fait, c’est principalement ce que j’ai aimé avec ce film : on commence tranquillement à le regarder avec des persos qui vivent une vie de tous les jours très similaire à la notre en plein confinement, avant de partir en vrille d’un coup. Les effets spéciaux sont pour la majorité d’entre eux réussis, il n’y en a qu’un qui m’a fait me dire « mouais », et le budget mis dans le film est surprenant parce qu’il commence comme un film fait avec les moyens du bord, mais pas du tout finalement.

host | TumblrCôté histoire, il n’y a pas grand-chose de nouveau, sauf qu’il y a exactement ce qu’il faut pour qu’on se prenne au jeu. J’aime surtout que l’esprit qui est invoqué lors de cette séance de spiritisme soit multiforme, au sens où l’on ne sait pas du tout à quoi s’attendre. Il apparaît sous des formes différentes chez tous les participants, donc on ne peut pas le cerner et savoir comment le contrer. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais je vous le recommande très fortement. C’était prenant, avec un ou deux jumpscares efficaces et des détails qui apparaissent parfois en arrière-plan et nous forcent à être attentifs : on peut facilement cligner des yeux et rater un détail qui nous retombe dessus plus tard sans prévenir. J’ai déjà envie de revoir le film pour en savoir un peu plus et en voir plus.

host | TumblrBen oui : il y a toujours plusieurs écrans en simultané sur le nôtre, et on ne sait pas toujours lequel il faut regarder, parce qu’il y a du suspense, l’esprit passant d’un appartement à l’autre sans crier gare. C’est d’ailleurs un des éléments les plus efficaces du film pour accentuer le suspense. Pas besoin de grand-chose pour être efficace finalement.

Si j’y vais avec des spoilers pour ceux qui ont vu le film, j’ai un regret avec ce film : j’aurais aimé en savoir un peu plus sur l’esprit qui les attaque, même si ce n’est pas exactement le but du film et que j’aime le mystère ici. Je regrette surtout qu’aucune des filles ne pense à se déconnecter : je suis ressorti frustré avec l’idée fixe que c’était ce qu’il fallait faire pour couper la connexion avec l’esprit, mais on ne le saura jamais.

Host" Is Being Called The Scariest Movie Of 2020, So I Watched For People  Who Can't Handle Horror

Un doute persiste sur le sujet : on ne sait pas exactement si la medium survit, mais je dirais que oui, précisément parce qu’elle n’a plus internet. Puis tant qu’à faire, j’aurais aimé une scène finale nous montrant l’esprit inviter quelqu’un d’autre sur Zoom pour continuer à hanter le monde entier. Simple et efficace, comme le reste du film.

Cela manquait un peu, ça aurait été la fin idéale pour ce film, surtout avec leur générique sympa, histoire de vraiment ajouter un petit côté horreur qui s’immisce dans notre quotidien. On est beaucoup à avoir utilisé Zoom récemment, non ? Pas comme ça, en revanche.

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Debris – S01E04

Épisode 4 – In Universe – 19/20
Cet épisode est vraiment exceptionnel, car pour la première fois, j’aperçois toutes les possibilités offertes par la mythologie de la série. Si le fil rouge n’avance pas énormément, on sent que la série entre déjà dans la cour des grands. La photographie est magnifique, la musique l’est tout autant et n’a plus rien à envier à Fringe… Les personnages ont droit à une vraie évolution et les dynamiques sont bien plus intéressantes à suivre, alors que l’intrigue de la semaine reste bluffante d’inventivité et d’innovation. Cette fois, j’accroche au point d’en faire un coup de cœur, et j’espère vraiment que la série sera renouvelée !

Spoilers

Un homme a du mal à respirer lorsqu’une pluie étrange se met à tomber sur la ferme où il réside. Lorsqu’il quitte le champ sur lequel la pluie s’abat, il meurt sur le coup.


 

Something you’re not willing to believe, but every word of it is true.

Allez, la série me plaît tout de même assez pour que j’arrête de me le réserver pour le dimanche soir. Elle mérite mieux que ma somnolence – même si elle continuera de l’avoir, je suis sûr. Puis, en vrai, le mardi soir aussi je somnole. La première scène de cet épisode est sympathique, principalement grâce au personnage de Sophia. À peu près sûr d’avoir déjà vu cette actrice ailleurs avant, franchement.

Ce n’est toutefois pas elle qui brille le plus dans cette scène, c’est son collègue qui prend cher quand une flamme vive semble soudainement s’éteindre. Son collègue s’étouffe alors, avant d’entendre qu’il n’est pas le seul. Tout le monde semble être en sérieux manque d’oxygène, d’un seul coup, y compris dehors.

Dehors, il pleut des cordes, et ça semble être une pluie qui fait germer les champs tout autour, tout en provoquant des jeux de lumière étranges. L’homme réussit à traverser le champ sous la pluie, atteint un endroit où il ne pleut pas et… meurt sur le champ, clairement en manque d’oxygène à nouveau. C’est étrange comme tout ce début d’épisode, et ça promet déjà : on a un nouveau cas étrange et mystérieux, le quatrième d’affilée. J’aime que la série parvienne à surprendre à chaque épisode, même si le délire des débris n’est pas encore mon kiff, je dois dire.

La série fonctionne bien grâce à ses personnages également. Cette semaine, on nous permet de les apprécier davantage avec un peu d’humour quand Bryan achète des lunettes de soleil et oublie d’acheter une bouteille d’eau pour Finola. Ce n’est pas le gag du siècle, mais ça fait sourire et ça fonctionne. Les deux agents sont en route pour le cas de la semaine où la pluie continue de tomber. Le problème, c’est que cette pluie semble être un poison, ce qui fait que le débris est considéré de classe 3.

Le scientifique sur place confirme ma première théorie : le débris change l’atmosphère et prive d’oxygène les gens qui le traversent. Le problème, c’est qu’il va bien falloir enquêter là-dessus. Bryan et Finola endossent donc leur plus belle tenue de cosmonaute et se rendent à leur tout dans le champ, où les bourgeons sont devenus de jolies fleurs qui n’ont rien à faire là. Finola pense alors à récupérer une plante pour ses recherches.

Ils nous confirment que la lumière y agit différemment, de même que l’eau. Sous la pluie, tout le monde peut donc survivre. En revanche, une fois en-dehors de son champ d’action, les personnes se mettent a priori à mourir. C’est la théorie qui se développe le plus vite dans cet épisode puisque le duo d’enquêteurs trouve tout un tas de travailleurs (illégaux ? immigrés en tout cas) dans une serre, à l’abri de la pluie.

On y retrouve notamment Sophia, à la recherche de son fils de huit ans, Arturo. Bryan ne met pas longtemps à le retrouver, mais il le retrouve à proximité d’un tas de cadavres : d’autres travailleurs ont voulu s’enfuir en voiture, puis à pied quand ils ont constaté que les voitures ne démarraient pas. Grossière erreur. Bryan le ramène à sa mère, tandis que Finola fait la rencontre d’un homme qui affirme vivre dans la ferme et s’inquiète bien sûr pour le reste de sa famille, dont son neveu Antonio.

Il a bien raison de s’inquiéter parce que Finola fait des découvertes scientifiques peu rassurantes juste après ça : l’atmosphère sous la pluie est composée en grande partie de chlore. En d’autres termes – merci Bryan pour la simplification – il semblerait donc que la pluie soit en train de terraformer notre planète de manière à développer une nouvelle atmosphère.

Le chlore à la place de l’oxygène ? Ma foi, je ne sais pas trop pourquoi Finola s’inquiète pour les habitants de la ferme, ils pourront vivre dans une piscine à vie. Hum. Pas idéal, je sais, surtout que le tonton d’Antonio ne peut pas vivre avec eux et que la pluie se transforme peu à peu en tempête, inquiétant tous les scientifiques sur place.

Alors qu’une évacuation est à envisager, Finola prend tout son temps à faire la connaissance de l’oncle, lui prélevant du sang pour tenter une comparaison d’ADN entre lui et l’enfant. Le but est surtout d’essayer de trouver une solution pour inverser les effets du débris tombé durant la nuit précédente et les empêchant désormais de respirer sur leur planète d’origine. C’est con, tout de même. Et il est intéressant que pour une fois il soit question de vie extraterrestre, parce que Finola souligne qu’il existe des théories selon lesquelles la vie pourrait se développer sur d’autres planètes avec beaucoup de chlore. Et peu d’oxygène – même s’il y en a dans l’eau qui tombe.

Bref, le type mort aurait mieux fait de faire demi-tour en début d’épisode. En tout cas, en attendant, la tempête menace et les scientifiques veulent de plus en plus mettre un terme à l’activité du débris. Cela pose un cas de conscience à Finola : elle veut absolument avoir plus de temps pour trouver un moyen d’inverser le processus mis en place par le débris et empêcher la population de l’exploitation agricole de mourir.

C’est effectivement ce qu’il risque d’arriver, et Bryan est OK avec ça, préférant se concentrer sur les personnes qu’ils arrivent à sauver plutôt que celles pour qui ils ne peuvent plus rien faire. Effectivement, c’est moins bien parti pour ceux de cette semaine, et c’est logique d’avoir parfois des coups durs pour les personnages. En même temps, la série nous a habitué à un certain espoir et à des héros surdoués.

C’est encore le cas cette semaine : alors que la transformation provoquée par le débris n’est pas terminée et que d’autres aspects risquent de changer chez les personnes contaminées, Finola comprend qu’il n’y a qu’un seul moyen de les sauver. La technologie humaine n’est pas encore au point pour les sauver ? Ce n’est pas grave ! Il y a la technologie des débris !

La chance, c’est que Finola se souvient du débris 489 qui va lui permettre de tester une solution pour sauver tout le monde. C’est un débris qui permettrait de les garder en suspension le temps de trouver un vrai remède, mais en même temps, personne n’a jamais fait de tests sur des humains avec les débris. Il y a un début à tout. J’aime beaucoup que cela provoque de grosses tensions entre Finola, qui veut sauver tout le monde, et Bryan, qui a moins de cœur qu’elle et suit les protocoles aveuglément.

On sent bien que la série provoque volontairement une tension entre ses personnages, mais c’est une tension sacrément efficace qui les rend plus chouette l’un et l’autre. Ma préférence va évidemment à Finola, mais je vois le point de vue de Bryan aussi, et il n’est pas surprenant après les trois premiers épisodes. J’aime beaucoup le fait que Finola insiste pour dire qu’il est important de savoir ce qui arrive à nos proches quand elle envisage aussi d’aller parler à l’oncle d’Antonio pour tout lui expliquer.

Elle se laisse convaincre par Bryan de ne rien lui dire et de le garder dans le doute, puisqu’elle est censée rester un « blip » dans sa vie, pas un souvenir important. Si elle fait ce que Bryan lui demande, elle va vite le regretter. En effet, le lendemain matin, elle a un appel de sa boss qui lui révèle que son père est probablement en vie et que les américains le savaient depuis un moment. Y compris Bryan.

Wow. Je pensais que le secret serait tenu plus longtemps et qu’il serait révélé différemment. Là, Finola se retrouve seule à se raccrocher à son téléphone, et sa boss lui demande en plus de ne rien dire à personne pour ne pas avoir à justifier qu’elle écoute les communications américaines.

En tout cas, forte de cette nouvelle information, Finola se décide à révéler à l’oncle d’Antonio, désormais menotté, ce qui est en train de se passer. Elle n’hésite pas à lui donner l’information que toute sa famille va être suspendue, figée, comme cryogénisée en attendant de trouver une solution plus viable. Et bien sûr, cette cryogénisation les empêche également de voir le temps passer.

L’oncle court alors à travers la pluie, préférant prendre le risque d’être suspendu à son tour pour pouvoir vivre ensuite avec sa famille. C’est une jolie scène, et c’est tout de même le minimum. J’aurais fait pareil, et je suis sûr que j’aurais fait exactement pareil. Il n’ose pas dire à sa famille ce qu’il se passe, et comme on a pu lire les doutes sur son visage, j’ai eu un peu peur.

Les notes de musique au moment où le débris arrive ? Elles avaient un vrai côté Fringe, j’adore ! J’aime bien aussi le fait que Bryan prenne le temps d’observer un à un tous les gens figés dans le temps et y découvre l’oncle. Toute la famille est ainsi réunie au moment d’être figé, et c’est un joli choix qui est fait par le personnage.

Vraiment, c’est un excellent épisode, à la fois pour son intrigue sur le débris, finalement neutralisé, et pour les personnages, parce qu’on sent bien que Bryan évolue peu à peu tout en restant aussi convaincu que possible d’avoir raison. Et Finola aussi. Elle a désormais le secret de savoir qu’il a un secret, et elle a bien du mal à rester bosser avec lui.

Elle décide donc de partir seule de la ferme et le début d’épisode où ils bossaient ensemble paraît bien loin. Et la musique ! Cette musique ! C’est forcément du Giacchino, non ? Non, je n’ai pas vu son nom dans le générique final. Quelle fin d’épisode, wow, c’était hyper prenant, je trouve !

Autrement, une scène nous éloigne aussi du cas de la semaine pour se concentrer sur le patron de Bryan, comme d’habitude. J’ai vraiment du mal avec cette intrigue pour l’instant. Comme il y a un adolescent handicapé dans le tas, j’imagine que Craig Maddox – c’est son nom – fait de la merde avec les « méchants » de la série pour le guérir ? On verra ça plus tard, il n’était vraiment pas le point important de l’épisode, et tant mieux. Il est toutefois celui qui accepte l’utilisation du débris 489 pour tenter de sauver la famille d’Antonio…

Overdose de Marvel en vue

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, je bouleverse un peu mon planning d’articles du jour pour vous parler des dernières annonces Disney, et plus particulièrement des annonces de Marvel Studios. Je le fais parce qu’il y a encore eu des décalages, et parce que j’ai plein de choses à en dire. Voilà donc le nouveau calendrier prévisionnel pour la Phase 4, qui n’en finit plus de tenter de voir le jour sur nos (grands) écrans !

Voir aussi : Le Marvel Cinematic Universe (MCU)

jjbittenbinders.tumblr.com - TumbexTout d’abord, et vous le savez déjà, The Falcon and the Winter Soldier est diffusé en ce moment, et là-dessus, nous n’avons pas de changement. La série ne fait que six épisodes, donc elle sera malheureusement vite terminée : le dernier épisode est prévu pour une diffusion le 23 avril. Au moins, c’est en plein dans mes vacances, c’est un point positif pour pouvoir voir l’épisode sans être spoilé… Et ça, ça me fait plaisir.

Par contre, l’attente sera longue ensuite : la série Loki n’est annoncée que pour le 11 juin. J’avais vraiment espoir que Disney nous régale toute l’année en quasi non stop comme ils avaient fait en enchaînant WandaVision et leur nouvelle série, mais ce ne sera donc pas le cas. Le mois d’attente sera long, surtout que je sens bien que mes autres hebdos du vendredi vont nous pondre une nouvelle pause pile à ce moment-là aussi…

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

Black Suit Loki GIFs - Get the best GIF on GIPHYPendant la diffusion de Loki, c’est le film Black Widow qui verra enfin le jour au cinéma ! Enfin, on espère et on croise les doigts très forts pour ça. En effet, le film est prévu pour une sortie le 7 juillet en France, et ce serait bien si les cinémas étaient rouverts d’ici là. Aux États-Unis et dans une grande majorité du reste du monde, le film sortira en simultané en salle (quand c’est possible) et sur Disney + (moyennant un petit supplément). C’est un bon plan qui se démocratise de plus en plus pour les studios, avec l’avantage d’assurer une date de sortie.

Le problème, c’est qu’en France, la chronologie des médias ne permet pas de sortir un film en même temps au cinéma et sur une plateforme de streaming… Très franchement, je continue d’être sceptique sur la protection des artistes comme ça, parce que ça va juste nous inviter à regarder des liens illégaux, comme pour Wonder Woman. Pour rester dans le thème Disney, c’est déjà ce qui se fait avec Raya, leur dernier film d’animation. Le film est déjà disponible sur tout un tas de site alors qu’il n’est pas sorti officiellement en France, Disney + se le gardant pour une sortie en salle. Pas sûr que ce soit un bon plan, surtout avec le confinement actuel avec plein de parents cherchant comment occuper les gamins ! La solution est simple :

Disney Movie Map GIF by Walt Disney Studios - Find & Share on GIPHY

Voir aussi : La phase 3 du MCU touche à sa fin !

Bon, après mon avis, hein… L’été sera en tout cas chargé pour les fans de Marvel : on enchaînera apparemment la série Loki avec le dessin-animé What if que j’ai hâte de voir ! En effet, ce dessin-animé proposera de suivre plein d’épisodes « one-shot » sur des personnages du MCU et la vie qu’ils auraient eu s’ils avaient fait des choix différents.

Tout ceci sent bon le multivers pour occuper tout l’été. Quand la bronzette sera terminée, nous aurons Shang Chi début septembre. Il est aussi prévu en salle, mais je sens le flop d’avance pour ce film ne proposant pas de suivre un personnage phare. Le nom ne dit rien à personne, le film sort à la rentrée, après une année et demi de situation sanitaire complexe… Je ne le sens pas trop.Meilleurs GIFs Hawkeye | Gfycat

La fin d’année reste chargée ensuite, avec Ms Marvel annoncée pour l’automne et suivie par la série Hawkeye – même si l’acteur étant dans la tourmente après des accusations de son ex-femme, je ne suis pas certain que la série soit franchement un succès. Tant pis pour lui, hein.

Début novembre, nous aurons le film Eternals et l’année se terminera pour le MCU avec Spiderman No Way Home annoncé pour le 15 décembre. Et là, vraiment, ça sent le faux pas de la part de Marvel.

Voir aussi : Spiderman Far from Home

The Falcon And The Winter Soldier Is Here! - The Honey POPAprès plus d’un an sans rien, on va nous gaver de séries et film, particulièrement à partir de l’été. Cela me fait très plaisir, mais je ne sais pas si le grand public va réussir à tout suivre. On verra bien, mais je crains l’overdose qui ne permet plus de tout apprécier… Je chipote, je sais, je vais me taire et savourer ! Ca devrait être bien, mais il va vraiment falloir se méfier des réseaux sociaux à nouveau je sens.

PS : hors Marvel, nous avons eu la confirmation également que Cruella sortira en salle et en streaming en même temps. Cela sent très mauvais pour les cinémas à la réouverture – je vois d’ici les tarifs prohibitifs à venir pour tenter de compenser les pertes… – et je sens que Disney finira par tout mettre directement en streaming en France ; tant pis pour les salles si l’on s’en tient à la chronologie des médias. Il n’y a pas qu’en France que ça risque d’arriver : Luca, leur prochain dessin animé, ne sortira pas au cinéma du tout et ira directement sur Disney + le 18 juin. J’ai très hâte de le voir déjà !

Charmed (2018) – S03E07

Épisode 7 – Witch Way Out – 18/20
S’il y a toujours de grosses ficelles et facilités scénaristiques dans cet épisode, je trouve que la série propose ici un épisode plutôt sympathique avec un mystère prenant et une formule qui change de ce à quoi la série nous a habitués en faisant fi des duos habituels. Et c’est tant mieux, car ça parvient à brouiller les pistes et le temps qui passe comme les scénaristes semblaient le vouloir. Bien joué !

Spoilers

Alors que Maggie n’est pas très contente de sa séance de méditation, elle découvre vite qu’elle est bien seule dans le manoir… et dans la ville ?


Hopefully not here, wherever here is.

C’est reparti pour cette série, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu d’épisode dis donc… J’espère tout de même que ça m’énervera moins qu’hier avec l’intrigue de Maggie et Antonio. On reprend cependant avec Maggie en pleine méditation, et sa méditation se transforme à nouveau en prémonition de son futur mec à poil. Cela ne lui convient toujours pas par contre.

Alors qu’elle découvre des problèmes de plomberie dans la cuisine, Maggie se rend compte qu’elle est seule dans la maison. Entre ça et le flou de l’image tout autour d’elle, on comprend vite que Maggie est encore dans son état de méditation. D’ailleurs, on le comprend bien plus vite qu’elle, parce qu’il faut tout de même qu’elle se rende jusqu’à Safe Space pour comprendre qu’il n’y a personne d’autre en ville. Euh, je ne sais pas, et sur la route, Maggie ?

En parallèle, Macy se réveille à son tour au manoir, désert et se retrouve bien vite à Safe Space, rien qu’en passant la porte. Je me demande si le set est vraiment comme ça, mais le montage semble suggérer que non. En tout cas, elle a bien vite les réflexes de scientifique qui reviennent au galop : elle enregistre toutes les pensées qui lui passent par la tête, au cas où.

Rapidement, elle découvre toutefois des gouttes de sang au sol, même si elle y voit au moins un point positif : s’il y a du sang, c’est qu’il y a quelqu’un. Quand elle remonte la piste, elle se retrouve toutefois dans le jardin du manoir plutôt que vers le QG. C’est embêtant, parce qu’il y a encore plus de sang dans le jardin, avec une vitre brisée et un t-shirt maculé de sang qui inquiète Macy appelant désespérément ses sœurs.

De son côté, Mel est aussi seule dans un monde désert, et elle entre dans le manoir en utilisant aussi un t-shirt (à moins que ce ne soit un chiffon ?) maculé de sang, comme celui également ramassé plus tôt par Macy. Dans le hall de la maison, elle se concentre principalement sur un cadre photo… J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de son père, sauf que finalement non, parce que Mel ne le reconnaît pas. Moi, j’ai oublié à quoi il ressemblait, franchement.

Elle est toutefois surprise par un bruit qui lui fait relever la tête et lui permet de se rendre compte que Macy est là elle aussi. Elle galère quelque peu à la rejoindre, parce qu’elle a la mauvaise idée de passer par une porte. Or, chaque porte les mène dans une nouvelle pièce à chaque fois, ce qui explique aussi pourquoi Mel a voulu casser une fenêtre pour rentrer dans la maison.

Un petit détour de labyrinthe plus tard, Mel arrive dans le jardin et les deux sœurs peuvent partager leur confusion sur l’endroit. Elles n’ont pas beaucoup de théorie pour expliquer ce qu’il leur arrive, mais elles suivent leur instinct et les bruits chelous qui se font entendre dans l’abri de jardin. Au moins, ça les mène directement à Maggie.

C’est une bonne chose, en théorie. En pratique, Maggie est devenue amnésique : elle ne se souvient pas de ses sœurs, a des goûts toujours aussi douteux qui s’expriment désormais dans ses vêtements et a oublié qu’elles étaient allergiques les unes aux autres. Pourquoi pas ? Cela perturbe complètement les sœurs, mais Macy reste méthodique et Mel fait ce qu’elle peut pour suivre les pensées incohérentes de Maggie qui leur assure qu’elles doivent se méfier des « tic, tic, boum » ; des flashs de lumière provoqués après un avertissement sonore.

Maggie mène ensuite ses sœurs dans une salle de réunion où elle leur présente ses amis – des objets. Ses deux sœurs tentent alors de lui rappeler qui elles sont et ça aide peu à peu Maggie à se rappeler de sa vie. Cela fonctionne tellement bien d’ailleurs que Maggie finit par créer un souvenir qui se projette devant les sœurs. Oui, la série nous fait un flashback qui leur permet de découvrir une scène où Jordan est dépité d’apprendre de Macy que leur projet ne se fera pas.

Le flashback est provoqué en grande partie par une étiquette indiquant « Macy Vera » sur un sac contenant le repas de Macy. C’est Maggie qui le tient et ne comprend pas pourquoi il est écrit « Vera » plutôt que « Vaughn ». Les sœurs parviennent tout de même assez vite à la conclusion qu’elles sont dans la fameuse prison magique évoquée dans le cliffhanger précédent – et ça nous donne l’impression d’avoir manqué un épisode, limite.

Seulement, ce n’est pas le cas : les scénaristes sont juste en train de se jouer de nous et ça fonctionne. Ils jouent aussi avec les sœurs qui décident de ne plus se séparer pour mieux l’être aussitôt par la prison qui semble comprendre d’elle-même que les sœurs risquent bien de réussir à s’enfuir. Mel se retrouve alors seule dans le salon de la maison, et c’est con quand la théorie était justement de ne plus jamais se retrouver seule.

Mel assure qu’elle pourra retrouver ses sœurs et s’échapper, mais c’est sans compter sur le sol qui se transforme en… parquet mouvant ? Elle est tellement stressée qu’elle en oublie son prénom – heureusement qu’elle développe tout à voix haute – et se fait aspirer par son parquet bien vite.

Macy, quant à elle, est toujours au QG et elle ressort aussitôt son portable pour prendre des notes audios. Si elle veut retrouver ses sœurs au plus vite, ce n’est pas mince affaire : les escaliers du QG sont infranchissables. Elle a beau les monter, la prison la renvoie toujours en arrière. Petit à petit, elle oublie bien sûr ce qu’elle fait là et finit par arrêter de tenter de monter les escaliers.

Pour se souvenir de ce qu’il se passe, elle décide donc d’écouter ses notes audio… pour mieux tomber sur de la musique qui la fait danser de la tête, et tout oublier du reste.

On retrouve enfin Maggie dans sa chambre, où elle trouve une photo d’elle et Antonio tout heureux dans les bras l’un de l’autre. Le seul problème, c’est que cette photo n’a jamais existé, et ce moment non plus. Cela permet à Maggie de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la prison. Elle médite à nouveau, et ça la ramène en arrière dans un souvenir. Clairement, il s’est passé des choses depuis le dernier épisode.

Alors qu’elle parle avec Macy dans Safe Space, Antonio débarque pour lui proposer un nouveau rencard, ce que Maggie refuse, terrifiée à l’idée de perdre son année. Heureusement, Macy est de bons conseils avec Maggie, qui se réveille à nouveau dans sa chambre, mais qui, cette fois, entend Mel l’appeler au secours.

Par contre, quand elle descend l’escalier, elle retourne bien malgré elle au QG. Au moins, elle y retrouve Macy, la vraie cette fois, toujours à écouter sa musique. Il ne faut pas longtemps pour que Macy retrouve ses souvenirs grâces à Maggie et pour que les deux sœurs se concentrent à nouveau sur Mel. Celle-ci est sauvée in extremis par ses sœurs, mais bien simplement tout de même, grâce à une lampe.

Une fois que c’est fait, les filles décident de se concentrer au maximum sur tous les détails chelous pour trouver comment se barrer de la prison dans laquelle elles sont probablement. C’est bien trop simple : Mel a l’élément qu’il faut pour ça, la photo dans le hall. Il s’agit finalement d’un inspecteur qui avait pour charge d’effectuer un audit pendant son cours, ce qu’un souvenir de Mel nous révèle et révèle en même temps aux sœurs.

Celles-ci suivent toute la journée de Mel, qui se démerde pour être toujours plus clichée et pour perdre bien vite son job. Ben oui, elle se plaint à la doyenne de la fac d’avoir l’impression d’être attaquée parce qu’elle a refusé de faire étudier son cours. Il n’en faut pas plus pour qu’elle finisse par s’en plaindre publiquement, avant d’être dégoûtée que ça finisse sur internet. Euh ? C’est le principe d’un espace d’expression publique dans une fac, non ?

Sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment, le flashback mène ensuite les sœurs à découvrir la manière dont elles sont entrées dans la prison : chacune leur tour, parce qu’elles ont essayé ensemble une formule qui ne fonctionnait pas, alors qu’individuellement, ça le faisait. La formule, elles y sont parvenues grâce à la tablette d’écriture ancienne. La solitude, elle s’explique par Mel se disputant avec Macy juste après une première tentative, parce que Macy lui reproche d’avoir parlé en public si elle tenait tant à son job. Effectivement.

Maggie a donc essayé seule d’entrer dans la prison – et on doit en déduire que ses sœurs aussi. Ayant entendu la formule imprononçable, les sœurs se décident tout de même à la réciter au sein de la prison, dans l’espoir de pouvoir en sortir. Les trois sœurs se retrouvent aspirées bien vite et sont toutes heureuses de sortir de la prison si rapidement. Elles en oublient toutes les disputes et se réconcilient bien vite – mais Mel a perdu son job quand même. La musique en arrière-plan est sympa, mais Mel remarque soudainement une photo qui la fait douter.

On entend alors un « tic tic boum » supplémentaire et on comprend que l’épisode n’est pas terminé : elles sont encore au sein de la prison, et ça, ce n’était pas prévu. J’avoue que je me suis fait avoir aussi : j’avais l’impression que ça faisait bien quarante minutes, même si ça faisait bizarre comme fin.

En tout cas, la photo des sœurs et de leur mère fait de la peine à Macy qui se rend compte une fois de plus qu’elle n’est pas tout à fait de la famille. En même temps, ça vaut mieux, parce que les photos de famille sont des photoshops dégueulasses. Pas étonnant que Maggie en arrive à la conclusion qu’il pourrait être pas mal de le détruire.

Le but est de réussir à tordre la réalité au point d’être mis face à face avec les monstres qu’elles entendent. C’est expliqué bien rapidement et j’ai un peu l’impression qu’on nous force à se dire « OK pourquoi pas », mais franchement… OK pourquoi pas. Les sœurs parviennent vite à se téléporter sur ce qui semble être le toit d’une prison démoniaque dans une dimension parallèle, prison dans laquelle il y a de nombreux monstres.

Un autre tic tic boum leur permet de découvrir une nouvelle brèche, alors qu’elles sont clairement pressées par le temps. Je ne sais pas, ce sol m’a donné le vertige, mais elles ont réussi à courir comme si de rien n’était vers la brèche. Bien sûr, s’enfuir de prison n’est pas si simple : un démon débarque pour les empêcher de sortir. Cela ne fait pas peur à Maggie qui propose à ses sœurs de traverser le monstre au plus vite, parce qu’elles l’ont déjà vaincu une fois, donc il ne peut être là.

Et hop, elles traversent et se retrouvent sur Terre, dans un endroit inconnu où les attend… Harry, qui est fier de les retrouver et de leur annoncer qu’elles sont de retour à la maison, mais je ne suis pas si convaincu que ce soit si simple. Purée, il restait encore beaucoup de temps à l’épisode finalement ! Les sœurs referment la brèche vers la dimension de la prison, puis Harry les prévient que tout ça ne peut être que temporaire. Quant à la brèche, il a réussi à la trouver grâce à une formule de Fibonacci et quelques calculs.

En gros, la brèche s’ouvre selon des temps et coordonnées précis, donc elle peut être traquée. C’est une bonne chose pour pouvoir surveiller les monstres qui en sortiront, par contre, si c’est à chaque « tic, tic, boum », ça va faire beaucoup de monstres. Les sœurs sont toutefois déviées de ce problème quand les portables se mettent à sonner car elles ont un tas de notifications – on notera qu’elles sont censées avoir vécu 42 jours dans la prison, donc les portables sont extra niveau batterie ?

Harry les prévient qu’elles sont parties seulement quatre heures, mais qu’elles ont pu vivre le temps différemment. Les portables ont vécu ça comme quatre heures pourtant, apparemment. Ah, et si elles ont tant de notifications, c’est simplement parce que Mel est devenue une star des réseaux sociaux. Persuadée d’avoir perdu son job, Mel se rend donc à la fac le lendemain et y croise un tas d’étudiants tous contents de la saluer. Kevin, en particulier, est heureux de la retrouver et se comporte avec elle comme avec une amie plutôt que comme avec une prof.

Il lui annonce que la doyenne s’est fait mettre en congé grâce à Mel et au mouvement qu’elle a provoqué sur les réseaux sociaux. Il n’en faut pas plus pour que Mel comprenne qu’elle a gagné. C’est gros et trop simple, mais la série ne veut pas se prendre la tête, ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, il se passe la même chose à Safe Space avec Macy, puis avec Maggie qui se remet à méditer pour claquer la porte au nez d’un Antonio toujours à poil et en serviette dans sa vision. C’est bien, j’espère que ça continuera dans ce sens, mais je n’en suis pas convaincu…

Les sœurs en arrivent à la conclusion qu’elles sont bien à la maison, et qu’elles sont contentes de savoir comment entrer et sortir de la prison. Loin de pouvoir fêter cette petite victoire en paix, Harry leur rappelle que la brèche vers la prison continue de s’ouvrir régulièrement et que des monstres en sortent tout aussi régulièrement.

Les filles en arrivent ainsi à la conclusion que de plus en plus d’anciennes menaces risquent de ressurgir. On frappe alors à la porte, comme dans la prison, mais il s’agit simplement de Jordan, terrifié. Cette semaine, la série nous quitte alors sur un excellent cliffhanger, avec un monstre qui hurle derrière la porte. Hâte d’en voir plus au prochain épisode – mais lundi prochain sera chargé en épisodes avec des retours d’autres séries, alors on verra bien !