Comment comprendre LOST (ou pas) en sept points

Salut les sériephiles,

Lost Charlie Pace Quotes. QuotesGramOui, on va parler d’une série dont l’épisode final a été diffusé il y a plusieurs années, mais eh, je suis fan, ça ne s’oublie pas comme ça. Et puis, j’en parlais il y a quelques jours sur le blog, j’ai reçu dans les recherches menant au blog la meilleure des requêtes : comment comprendre LOST ? Ce n’est pas n’importe quelle question et elle mérite une réponse qui ne soit pas n’importe laquelle ! Avant toute chose, évacuons une partie du problème : la fin de la série a été extrêmement mal comprise et si vous êtes là pour savoir ce qu’il se passe dans le dernier épisode, je vous redirige plutôt vers un autre article du blog.

Voir plutôt : La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Si en revanche, vous êtes là parce que vous en êtes à votre premier visionnage et que vous ne comprenez pas l’engouement, ou parce que vous cherchez des pistes pour la comprendre lors d’un revisionnage, vous êtes au bon endroit.

Générique – Just One More Episode

Avant toute chose, il faut bien reconnaître que LOST est une série complexe à comprendre et analyser. Elle est unique en son genre, bien que souvent copiée depuis. Son large casting, sa structure avec des flashbacks puis des jeux temporels et ses multiples mystères pas toujours élucidés rendent son approche difficile. Voici donc quelques pistes pour bien comprendre la série :

  1. Les noms des personnages ne sont pas donnés au hasard

C’est une évidence, mais enfonçons une porte ouverte : John Locke ne s’appelle pas comme un grand philosophe anglais, pas plus que la plus française des allemandes, Danielle Rousseau, ne porte son nom par hasard. Pour bien comprendre la série, commençons donc par la base : regardez la série en VO, que Rousseau soit bien française (mais parle un français très… québécois) et non allemande car ça n’a aucun sens. daniel faraday gifs | WiffleGifPuis, renseignez-vous un peu sur les noms des personnages. Cela permet de comprendre les enjeux littéraires de la série : c’est souvent des petites subtilités, mais parfois, ça éclaire les motivations des personnages. Et quand je dis littéraire, il n’y a pas que des philosophes dans la série, hein. Daniel Faraday m’a fait découvrir la cage du même nom, merci à lui.

  1. Internet est votre ami

TFSA – Page 14 – * NEVERLAND *On ne va pas se mentir, LOST est une série qui a permis la découverte d’internet a un grand nombre d’entre nous. Il n’est pas toujours évident de naviguer sur le net sans être spoilé, mais il existe des safeplaces, comme LOSTpedia. L’encyclopédie en ligne est hyper complète, mais généralement protège bien des spoilers si vous prenez les fiches épisode par épisode. Cela vous permettra d’avoir un résumé de tout ce qu’il s’est passé, et surtout de ce qu’il s’est passé sans que vous ne le remarquiez. La série adore s’amuser de détails sur des photographies à l’arrière-plan ou de chiffres maudits un peu partout. Si vous n’avez pas un œil de lynx, profitez d’internet !

  1. Pensez aux webisodes

Lost Show GIFs | TenorOn reste sur un conseil similaire au précédent : utilisez internet pour approfondir le visionnage de la série. Bien sûr qu’avec ses six saisons, elle est longue (surtout les saisons 2 et 3, je sais), mais il n’empêche que les scénaristes n’y révèlent pas tout. Certaines réponses se trouvent dans des webisodes destinés à internet, d’autres ont été données dans des jeux interactifs en ligne (les chiffres maudits), d’autres enfin dans des bonus lors de la sortie DVD (eh, il y a carrément une vingtaine de minutes supplémentaires se déroulant APRES la dernière scène).

  1. Ne restez pas seuls avec LOST

Sawyer and Juliet - Sawyer and Juliet photo (23810620) - fanpopC’est un des points les plus importants pour comprendre ce qu’était LOST : il est impossible de la regarder seul(e) et de l’apprécier entièrement, je crois. Ce qui faisait le phénomène, c’était de pouvoir en parler à la machine à café (ou en ce qui me concerne, au collège côté élèves à l’époque) après le visionnage de l’épisode ; mais aussi la démocratisation des forums en ligne. Bref, c’est une série qui se partage, qui donne lieu à tout un tas de théories. Trouvez quelqu’un qui n’a jamais vu la série et pourra la voir en parallèle avec vous, ça peut donner de belles conversations. Trouvez un fan inconditionnel qui ne vous spoilera pas. M’enfin, si vous êtes seuls avec LOST, je vous garantie que vous passez à côté de quelque chose. Et les personnages n’arrêtent pas de vous le rappeler aussi – live together, die alone.

  1. Il ne faut pas avoir peur de la revoir

Lost Tv Show GIFs - Get the best GIF on GIPHYC’est un autre point incontournable pour comprendre la série : il faut se faire une raison dès le premier visionnage. Un premier visionnage permet d’avoir le sens général et une vague idée du message de la série, mais ce n’est qu’en replongeant dedans que vous comprendrez toutes les subtilités et qu’elle se révèlera vraiment comme l’œuvre (oui, oui, œuvre) qu’elle est. Je sais, ça demande du temps et de l’énergie, mais ça vaut le coup, c’est un puzzle fascinant ! Parfois, il faut revoir simplement une scène pendant l’épisode. Parfois, il faut revoir tout un épisode (ah, ce we have to go back !). Et parfois, c’est à l’échelle de la série que ça se joue… D’ailleurs, je pense que ça fait tellement longtemps que je ne l’ai plus regardée qu’il faudrait que je la regarde deux fois si je m’y remettais. Juste pour tout remettre en place à la bonne place !

  1. L’important, ce sont les personnages – et leur voyage

Les Bad boys de Série -Ce qui fait que j’aime tant LOST ? Pendant que tout le monde se concentrait sur ce qu’était l’île et d’où pouvait bien venir l’ours polaire, les scénaristes envisageaient la série comme le voyage d’un bon nombre de personnages. C’est cette odyssée là qui fait le cœur de la série et qui permet de la comprendre comme il faut : l’important n’est pas d’obtenir toutes les réponses, mais bien de savourer les personnages, les dynamiques, l’évolution que chacun a. Certains sont chiants du début à la fin (coucou Kate), certains ont des évolutions de dingue (coucou Sawyer). Dans tous les cas, on les suit d’un point A (en flashback) à un point Z (on sait tout l’important de leur vie, oui), et c’était ça qui intéressait les scénaristes. Pas le reste.

  1. Faire son deuil de la compréhension

Kate austen GIF - Find on GIFERSi vous êtes en train de lire cet article, c’est probablement le point le plus irritant, celui qui vous donne envie de pleurer autant que Kate (je déconne), et pourtant : abandonnez l’idée de tout comprendre et d’avoir toutes les réponses, c’est impossible. De la même manière que nous ne savons pas vraiment ce qu’il y avait avant le big bang (et pourquoi le big bang ?) ou ce qu’il y aura après la mort, nous n’aurons pas toutes les réponses sur la mythologie de LOST. Eh, ça va faire quinze ans que j’en suis fana sans avoir toutes les réponses, ce n’est pas vous avec votre premier visionnage qui saurez tout. Bien sûr, j’ai ma compréhension de 90% de la série grâce aux réponses glanées ça et là dans les épisodes ou les bonus des DVDs. Bien sûr, j’ai complété les 10% restants par des théories très complètes qui tiennent dans le canon de la série. Bien sûr, je n’ai pas toutes les réponses… mais c’est très bien comme ça, c’est ça la vie, il faut savoir avancer. Et c’est un peu le message que tente de faire passer la série, vous verrez si vous vous laissez porter.

Voir aussi : Mon épisode préféré de… LOST (#2)

Quant à moi, maintenant, j’ai envie de me laisser porter à un revisionnage parce qu’une fois de plus, j’ai écrit plus de 1000 mots sur cette série. Qu’est-ce qu’elle était géniale.

Desmond Hume GIFs - Get the best GIF on GIPHY

Mes derniers coups de… #45

Salut les sériephiles,

C’est incroyable, cela fait déjà vingt-et-uns jours que j’ai posté le numéro 44 des derniers coups. Je ne sais pas où ces trois semaines se sont enfuies, vraiment, mais pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : elles ne sont plus. Le milieu de mois est passé et en trois semaines, j’imagine que j’ai de quoi remplir cet article. J’espère. Allez, trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Eh, je ne vais pas être super original et je vais commencer par un énorme spoiler si vous avez réussi à passer à côté, mais le troisième épisode de la saison 18 de Grey’s Anatomy est plus qu’un coup de cœur pour une simple et bonne raison. Comme cette raison est le spoiler, je lutte très fort pour ne pas mettre un gif et je vous avertis une fois de plus du spoiler, alors passez au paragraphe suivant si vous n’êtes pas à jour… C’est bon ? Bon, ben mon coup de cœur est prévisible, mais il s’agit du retour d’Addison dans la série. Bordel, qu’est-ce que Kate Walsh manquait à l’hôpital et qu’est-ce que ça m’a fait plaisir d’entendre claquer à nouveau ses talons. Et elle, pour le coup, elle n’a pas pris le moindre coup de vieux.

Coup de mou : C’était mon coup de gueule la dernière fois, mais pour l’instant le début de la saison 4 de The Rookie accuse une énorme baisse qualitative. C’est super dommage d’en arriver là après tout ce temps, mais je n’ai même pas envie de rattraper l’épisode de lundi dernier. Oh, je vais le faire, je me connais – et vous me connaissez aussi. M’enfin tout de même, ce n’est jamais bon signe quand on n’attend pas impatiemment un épisode d’une saison 4. 

Coup de poing : Si vous êtes à jour dans 9-1-1, vous deviez savoir à l’avance que j’allais évidemment choisir cette série pour ce poing (ou avec un t à la fin ?). Franchement, ce qu’il se passe en fin d’épisode 4 arrive par surprise, mais est incroyable à voir. La prestation des acteurs est géniale et c’était un coup franchement inattendu ! Le genre de coup de poing qui va marquer l’histoire de la série. Peut-être. Avec eux, de toute manière, on se prend un coup de poing chaque semaine.

Coup de blues : Maaaais ! J’avais réussi à me remettre à peu près à jour la semaine dernière, seulement, j’ai capté dimanche que cette semaine c’était la catastrophe pour mes visionnages de séries. En fait, c’est simple, j’ai une soirée ce soir, une autre demain, une autre après-demain et une autre encore dimanche. Comment voulez-vous que je survive à ça ? Heureusement, lundi, je n’ai pas à aller au collège (forcément, les élèves sont en vacances). Par contre, le prochain podcast est pour le début de semaine. Bref, je ne vais pas voir de série de la semaine. Super.

Coup de vieux : C’est un calcul que je pense avoir déjà fait sur le blog, mais je ne m’en remets vraiment pas ! J’ai entamé ce week-end la 18e saison de Grey’s et la cinquième de Station 19. Si on y ajoute les six saisons de Private Practice, j’en suis donc à ma 29e saison dans cet univers alors que j’ai 28 ans. Je ne sais pas exactement qui se prend le coup de vieux dans cette affaire, mais on vieillit, c’est certain.

Coup de barre : J’avais l’impression en début de semaine que je pétais la forme et que les vacances des élèves n’allaient pas franchement servir à grand-chose. J’ai complètement changé d’avis en 48h, j’étais complètement éreinté hier, au point de me coucher une heure en rentrant et d’avoir des bonnes sautes d’humeur merdiques. Je pense que le problème ne vient pas vraiment de moi à l’origine, seulement, vraiment, vous voyez le mythe de la « semaine avant les vacances » dont on entendait tout le temps parler quand on était élève ? Ben, il est vrai, en fait. Je suis claqué, j’attends demain soir avec impatience. 

Coup de bol : J’ai eu le temps au milieu de cette semaine interminable de copies et d’événements sociaux partagés entre deux appartements de voir un épisode de 9-1-1. Et je considère déjà que c’est un coup de bol car je ne m’y attendais pas. L’autre coup de bol, c’est que le prochain épisode est dans deux semaines : mon retard va s’auto-compenser avec les pauses dans les séries. Ouf.

Coup de gueule : Ah, je ne remercie pas Netflix ! Franchement, je n’en peux plus de les voir sortir toutes les nouvelles saisons d’un coup. Je n’arrive pas à me dégager des créneaux pour les voir en un épisode par semaine, j’ai envie de tout voir en une fois et inévitablement, je vois les épisodes qui s’accumulent dans ma liste de choses à regarder. Bien sûr, je pourrais voir ça d’un bon œil et me dire que c’est chouette d’avoir plein de choses à regarder… mais en vrai, je suis plutôt dépité par la situation, ça m’énerve ce système de diffusion. Je l’aimais bien au départ, mais il n’y avait pas deux saisons par mois, quoi.

Coup de tête : Allez, quoi de mieux que de revenir encore sur la semaine dernière et mon incroyable rattrapage de toute la rentrée séries ? Je suis tellement content d’avoir pu rattraper à peu près tout ce que je voulais voir, les zombies à part évidemment. Je disais pourtant vouloir rattraper un à un les épisodes, mais j’en suis incapable, c’est plus fort que moi, une fois lancé, je regarde tout. J’aurais mieux fait de m’avancer sur cette semaine pourtant…

Coup tordu : J’ai quatre soirées cette semaine, donc, et je n’ai pas eu le temps d’écrire mes articles. Juste après un article où je me disais très heureux de tenir le rythme le week-end dernier, me voilà donc en « péril » et tout à fait incertain de continuer sur ma lancée. C’est pour cela que je laisse de côté les gifs encore pour les quelques jours à venir. Je crois que les articles vont s’écrire au fur et à mesure dans le train ou aux toilettes, hein. Les coulisses d’un blog avec une cadence quotidienne, c’est tordu, je vous le dis, moi !

Coup de pub : Je suis censé vous parler ici d’une amie qui s’est lancée dans un projet très sympa, mais je n’ai pas encore toutes les infos au moment de publier. C’est malin ! J’ai mené mon enquête de détective, et je vous dirige vers l’instagram Noussa Sueños (noussa.suenos) si vous avez envie de vous acheter quelques bougies ou des caftans grande taille pour des mariages traditionnels. Dans tous les cas, c’est beau à regarder, faites un tour sur son insta pour vous faire une idée 😉

Coup de grâce : Hier, je me suis levé et il faisait nuit. Ce sera pareil demain matin. Je crois que ça joue beaucoup sur mon moral et ma fatigue. Cette histoire de changement d’heure qui ne se fera plus et nous laissera coincer sur l’heure d’été, ça me fait peur, parce que vraiment mon humeur était… Hum, fallait pas être sur mon chemin. On va dire que c’est ça, ou la pleine lune, ou je ne sais quoi. Laissez-moi croire que je suis quelqu’un de bien avec de vraies excuses pour pas être sympa.

Ah, et sinon, je me sens forcé pour cette fois exceptionnellement d’ajouter un coup de plus, le putain de coup de chaud de merde. Foutue météo. 5°C le week-end dernier et 28°C dans la voiture du collègue qui a eu la gentillesse de me déposer à la gare la plus proche mardi dernier… Autant vous dire que je n’étais pas prêt pour cela. Du tout. M’enfin, je le préfère LARGEMENT au coup de froid, hein. C’est juste que j’aimerais qu’on me prévienne de temps en temps.

 

NCIS S19E05 (express)

Épisode 5 – Face the strange – 15/20
L’HUMOUR ET LA FLUIDITÉ D’ÉCRITURE DE CET ÉPISODE EN FONT UN ÉPISODE SOLIDE ET EFFICACE. Après une semaine de doute et d’interrogations sur la tournure que pourrait prendre la suite de la série, force est de constater que les scénaristes ont trouvé les bonnes solutions et prouvent qu’ils peuvent tout à fait continuer encore de nombreuses années comme si de rien n’était.

Spoilers

L’ex-agent Parker reprendra-t-il la place de Gibbs ?

Comme c’est étrange, Gibbs est encore au générique de cet épisode ? Pourtant, l’annonce du départ de Mark Harmon a été faite en grande pompe… Et il n’apparaît pas dans l’épisode, pas plus que nous n’entendons sa voix. J’imagine toutefois que les scénaristes se le gardent sous le coude et qu’on le reverra bien – la rumeur affirmait qu’il serait là pour dix épisodes cette saison, et on ne les a pas encore.

En attendant, il faut préparer son remplacement. La série prend un chemin détourné pour intégrer Parker à l’équipe et je suis loin d’avoir été convaincu par ses premières scènes dans l’épisode, à faire genre qu’il était pris ailleurs. Il me rappelait un peu trop Gibbs et j’étais content de voir petit à petit que les scénaristes décidaient de casser quelques codes avec lui : il est finalement l’agent le plus moderne du NCIS, capable de débloquer un ordinateur sans son mot de passe et d’utiliser des oreillettes bluetooth. Dans les deux cas, c’était fait avec humour et c’était une excellente idée pour nous montrer un personnage radicalement différent de Gibbs, coincé dans les années 60 depuis toujours.

L’excuse du concert et les scènes avec Vance étaient hyper artificielles, je trouve, parce que ça sentait le déjà vu au cours de la série. La réaction de Kasie qui nous menace Parker avec un extrait vidéo du moment où elle a été prise en otage ? J’avais plus l’impression de voir Abby que Kasie… et ça, c’est super dérangeant, parce que ça fait un moment qu’Abby est partie maintenant. Pourtant, vraiment, j’ai eu un feeling Abby/Gibbs dans cette menace, c’était super étrange. D’ailleurs, est-ce qu’Abby peut revenir maintenant que Gibbs est parti ? Non ? Bon, d’accord, je demandais au cas où, on ne sait jamais.

L’introduction de Parker est plus réussie du côté du reste de l’équipe. Ducky comme Jimmy l’accueillent plutôt bien, même s’il était un peu ridicule de voir Jimmy se débarrasser de son attelle en fin d’épisode. On comprend bien qu’il a feint la blessure pour avoir Ducky auprès de lui, et ça ne rend pas forcément hommage à l’évolution du personnage de nous le montrer gamin comme ça, mais je comprends aussi l’idée derrière la tête des scénaristes qui voulaient intégrer Parker auprès de tout le monde.

La fidélité de Torres à son équipe de toujours et surtout la réflexion autour du personnage de McGee sont bien plus intéressantes à voir dans cet épisode. Pour Torres, j’ai aimé le voir être recadré par Vance, parce que merde, personne ne parle comme ça à son chef, sérieusement. J’ai aimé aussi le fait que ça permette des scènes entre lui et McGee, parce qu’ils ont une dynamique que j’apprécie bien. Bien sûr, le plus intéressant reste la raison évoquée par McGee pour expliquer qu’il ne reprenne pas le rôle de Gibbs.

On ne va pas se mentir : j’aurais largement préféré le voir devenir le chef d’équipe, parce que ça fonctionnait super bien… mais je reconnais aussi qu’il est plus logique pour le personnage de garder sa position d’agent et de ne pas vouloir être leader afin de ne pas être consumé par son job. C’est raccord avec ce qu’on sait de lui et, même si c’est fait lourdement avec l’évocation des blessures par balle, c’est fluide dans l’écriture de l’épisode. Comme Torres, j’approuve donc cette décision. Jolie écriture des scénaristes, ce n’était pas gagné. Je me demande ce qu’en pense l’acteur, par contre.

Et du coup, l’épisode se termine sur une scène totalement WTF où deux personnages très secondaires se retrouvent contre toute attente sous l’œil attendri de toute l’équipe. Ce câlin de McGee et Torres n’avait aucun sens, mais j’ai aimé la complicité en train de s’établir pour les deux nouveaux de l’équipe. On verra ce que ça donne sur du plus long terme. En attendant, l’épisode prouve que c’est possible de réussir à construire une histoire sans Gibbs : il ne m’a pas manqué dans cet épisode, les personnages parviennent bien à survivre à son absence. La série aussi : les audiences ont été excellentes.

L’enquête était autrement plutôt prenante elle aussi, avec un zombie en début d’épisode (eh, c’est bientôt Halloween), puis une sombre histoire d’attentat et d’explosifs qui n’ont rien à faire là. Je ne suis pas bien sûr de la crédibilité de voir Ducky et Jimmy rester si proches d’un type sur le point d’exploser sans rechigner le moins du monde, pas plus que je ne pense qu’un type peut décider de rester « en observation » d’une enquête du NCIS pendant 24h sans avoir à remplir une montagne de paperasse, mais eh, j’ai aimé la manière dont tout était amené.

Le vrai plus de l’épisode vient probablement de ses personnages secondaires qui étaient tous sur le registre de l’humour. On sent que la série a voulu faire un épisode léger pour compenser les départs de ses personnages cultes. Dans l’ensemble, ça fonctionnait bien. Oui, même cette scène aux toilettes entre Parker et McGee. C’était super chelou, par contre, et ça l’est encore plus maintenant qu’on sait que Nick écoutait tout ça. 

Bref, je suis convaincu par cette formule pour NCIS… Même si à un moment de l’épisode, je me suis encore dit que Bishop me manquait. Mais pas Gibbs. Je sais, je ne suis pas normal. C’est comme ça, écoutez.

Petite sélection pour Halloween, partie 1 (#41)

Salut les cinéphiles,

Allez, Halloween approche, il est temps pour moi de me plonger davantage dans les films d’horreur vus en 2021 pour vous proposer une petite sélection qui vaille (ou non ?) le détour pendant que vous mangerez vos soupes de potirons. Et vos bonbons, c’est important les bonbons !

Let me in

Laisse-moi entrer en Blu Ray : Laisse-moi entrer - AlloCinéCe film est assez étrange, honnêtement : c’est un remake d’un film suédois (Morse) que je n’ai pas vu, c’est peut-être pour ça que j’ai eu l’impression qu’il était en décalage avec ce que je regarde habituelle. Ici, on nous raconte au début des années 1980 l’histoire d’un petit garçon qui devient très ami avec une jeune voisine… sauf que la jeune voisine a un secret un brin sanglant. Je ne vais pas trop vous en dévoiler ici car je ne veux pas spoiler, mais ça se devine assez bien rien qu’avec le titre du film… et l’affiche. Si vous ne l’avez pas, c’est bizarre.

J’ai bien aimé le film, même si je trouve qu’il souffre d’une certaine lenteur. Il est de plus à voir de nuit, parce que de mémoire, il était super sombre et on ne voyait pas tout. Il ne m’a pas marqué outre-mesure. C’était un bon moment, mais rien d’inoubliable, franchement. Les effets spéciaux sont sympathiques, c’est divertissant, on est sur de l’horreur, oui, mais de l’horreur qui ne m’a pas traumatisé.

Et pour ceux qui veulent vraiment savoir le twist pour être définitivement convaincu, il va être question de vampires, bien sûr.

Cold Prey

Cold Prey: Amazon.fr: Ingrid Bolsø Berdal, Rolf Kristian Larsen, Tomas Alf Larsen, Endre Martin Midtstigen, Viktoria Winge, Rune Melby, Erik Skjeggedal, Tonie Lunde, Hallvard Holmen, Roar Uthaug, Ingrid Bolsø Berdal, Rolf KristianCette fois, il s’agit d’un film norvégien, ce qui s’entend très bien aux noms des personnages principaux : Jannicke, Eirik, Mikal, Ingunn et Morten. Là encore, on est sur un film d’horreur hyper convenu qui ne casse pas trois pattes à un canard : cinq jeunes (genre dans la vingtaine) partent en vacances à la montagne et font du hors-piste. Ca tourne mal avec un accident, puis avec un refuge qui n’est pas spécialement à l’abri des prédateurs.

C’est très convenu, ce qui fait que le film se regarde bien en faisant autre chose, genre sa déco d’Halloween. Je sais qu’il existe deux autres films faisant suite à celui-ci, m’enfin, je n’ai pas eu envie d’essayer pour l’instant, car ils ont moins bonne réputation. Et celui-ci était sympa, mais ce n’était pas incontournable, quoi.

The Collector

The Collector en Blu Ray : The Collector - AlloCinéAh, enfin un film d’horreur vu cette année qui m’a légèrement traumatisé… M’enfin, j’exagère en disant ça. C’est juste que ce n’est PAS DU TOUT le genre de film d’horreur que j’aime, avec de la torture de pauvres victimes juste pour le fun, un peu à la Saw. Ca manque généralement d’intérêt de ma part quand je vois ce genre de trucs… mais là, le film m’a bien accroché à mon canapé tout de même – juste pas autant que certains personnages ont pu être accroché à leur maison.

Grosso modo, on suit l’histoire d’un cambrioleur qui se retrouve bien dans la merde quand il décide de s’attaquer à la maison de son nouveau boss, puisque le nouveau boss est déjà la cible d’un autre criminel plus tordu. Toute la maison est piégée, ses habitants vont passer une horrible nuit et tous ne survivront pas.

C’est sanglant, c’est gore, c’est perturbant et ça fait se poser plein de questions. C’est un film qui vaut le coup pour Halloween si c’est votre genre d’horreur, clairement.

K-Shop

https://imgsrc.cineserie.com/2018/06/1498996.jpg?ver=1On reste dans le sanglant et le un peu gore avec ce film qui fut une vraie surprise : il suit l’histoire d’un jeune homme, Salah, qui venge le meurtre de son père en reprenant le business familial, une boutique de kebab. Ouvert la nuit, il voit passer bien des jeunes alcoolisés, mal polis et franchement odieux avec lui… Ce qui donne envie à Salah de se transformer en justicier. À sa manière.

Un film à ne pas voir en mangeant un kebab, donc, et qui choisit de mettre en scène un anti-héros auquel on s’attache alors que… ben non quoi, merde, pourquoi on s’attache à lui, ce n’est pas un gentil. Franchement, j’ai passé un bon moment, on est sur de l’horreur qui fait rire par moments, tout en faisant en sorte qu’on ferme les yeux sur certains passages.

Et puis, mince, il y a un petit message social derrière, c’est tout sympa. Je vous le conseille, il n’est pas trop mal, ça passe bien pour Halloween.

The Skeleton Key (La porte des secrets)

The Skeleton Key' only skims the surface | Opinion | thebatt.comSi vous ne deviez en voir qu’un dans la sélection d’aujourd’hui, ce serait celui-ci ! Il est génial, ce film, ne vous fiez pas à son titre (surtout en VF) qui n’a rien à voir avec le schmilblick, ni à son affiche super cheap. Ni à son synopsis ou ses premières minutes ? On suit en effet une jeune femme qui décide de devenir infirmière à domicile dans une maison plus ou moins en ruine afin de venir en aide à une femme qui n’arrive plus à s’occuper seule de son mari.

Ca, c’est le point de départ et c’est ce que les apparences nous font croire. Quand elle commence à explorer la maison avec une clé qui ouvre (presque) toutes les portes, Caroline, l’héroïne du film, découvre progressivement les secrets de la demeure, de ses habitants et de ses précédents occupants. L’histoire est un brin glaçante et le mystère sur ce qui se passe est plutôt bien conservé tout du long.

Il y a des twists que l’on sent venir quand même et une histoire de magie noire qui ne plaira pas à tout le monde, mais ça, pour le coup, c’est tout à fait mon genre de films d’horreur, parce qu’il fait un peu réfléchir à ce qui est en train d’arriver au personnage et parce qu’on est dans une histoire avec un surnaturel comme je l’adore. Bref, regardez ce film, il est parfait pour un soir d’Halloween, avec une ambiance moite et horrifique comme on les aime.

Après, si vous cherchez d’autres films d’horreur, n’hésitez pas à consulter la liste de films critiqués sur le blog et à trouver tous ceux avec le smiley  à côté du titre. Vous trouverez bien votre bonheur… Sinon, attendez mercredi prochain, j’en ai d’autres en stock 😉