Le Caméléon, une série d’actualité, finalement (The Pretender, #03)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItMe revoilà pour un nouvel article critiquant de manière express quelques épisodes du Caméléon vus au cours de la semaine dernière. Le rythme est plutôt pépère, franchement, il y en a eu trois. J’ai l’impression d’en avoir vu plein ces derniers temps, et pourtant, ce n’est pas le cas, on est vendredi et mon dernier épisode date de dimanche. J’espère que ça ira mieux avec le télétravail qui me permet une organisation différente – et c’est une série qui peut le faire sur des tâches administratives ne demandant pas une concentration de fou.

Bon, et le titre de l’article ? Très franchement, j’étais surpris de constater que dans les notes prises en cours de visionnage, il était toujours question de 2021. Faut que je me fasse une raison. Sinon, désolé pour l’heure tardive de publication encore aujourd’hui : j’ai beau écrire les articles à l’avance, il faut aussi que je les planifie pour que ça serve vraiment à quelque chose apparemment !

undefinedÉpisode 5 – The Paper Clock – 13/20
Comme pour les épisodes précédents, je reste pour le fil rouge et parce que la série parvient à m’apporter un semblant de nostalgie des années 90 tout en étant assez moderne dans l’esprit. Par contre, ce n’est pas glorieux et je n’ai pas accroché à beaucoup de choses. Je partais pourtant avec un a priori très positif, l’épisode ayant parmi ses scénaristes un certain Javier Grillo-Marxuac, avant qu’il ne fasse ses preuves ensuite dans Charmed et surtout dans Lost.

Cette fois, l’épisode peine à surprendre dans sa construction, avec ce qui ressemble presque à des running gags : Broot croit encore que Miss Parker peut ne pas être au courant de ce qu’il fait et/ou que Jarod n’a pas trois longueurs d’avance sur lui, de même que Miss Parker est sûre et certaine qu’elle va rapidement coincer Jarod alors que non. C’est con, ça, d’ailleurs, parce que sans elle, il se serait gentiment rendu à la fin de cet épisode, Sydney lui ayant procuré ce qu’il demandait : une photo de sa mère.

Comme je l’avais relevé plus tôt dans mon visionnage, j’ai un problème avec ce fil rouge, c’est que je ne cerne pas bien le Centre pour le moment. On aperçoit encore une autre génie enfant dans cet épisode, et je ne vois pas bien pourquoi se focaliser comme ça sur Jarod s’ils ont tant de génies. Et aussi : que souhaitent-ils en faire ? J’ai hâte que la série apporte quelques réponses, sans avoir pour l’instant la certitude d’en avoir pour plus tard.

Sinon, pour en revenir au commentaire plus terre à terre de l’épisode, on y voit Jarod interpréter un avocat et se débrouiller pour en faire tomber un autre, son patron dans l’épisode. Il y parvient grâce à Isaac, qui parce qu’il est travesti offre une touche moderne à l’épisode pour l’époque, très cliché pour aujourd’hui. Au moins, on nous épargne le fameux cliché du travesti/trans qui se fait tuer, alors que ça courait les rues (ou au moins les épisodes) dans les années 90. Bref, la série est en avance sur son temps, mais bien en retard par rapport à ce qui se fait aujourd’hui (ce qui est tout à fait normal) et je continue d’avoir du mal à me remettre tout à fait dans l’esprit des années 90.

Cela me pose beaucoup moins de problèmes quand je regarde des séries que je regardais déjà dans les années 90… Est-ce un effet du biais de conscience ?

undefinedEpisode 6 – To Serve & Protect – 15/20
C’était clairement beaucoup mieux du point de vue de l’évolution du personnage de Jarod, et ça m’a fait plaisir de le voir encore dans une profession bien reconnaissable et habituelle pour les séries. Après les médecins, les flics, donc, et tant qu’à faire les flics ripoux. C’est un épisode qui s’inscrit bien dans l’actualité du futur, même si c’est surtout des flics qui se couvrent du meurtre d’un collègue, là.

Dans l’épisode, j’ai principalement aimé tous les moments où l’on nous fait constater que Jarod est vraiment un génie. Disons que ça aide de le voir être génial, parce qu’à défaut de cerner le Centre, on comprend mieux comment ils forment les recrues. Il n’en reste pas moins qu’il y a un mystère sur ces jeunes génies tous orphelins, et c’est précisément ce qui inquiète Jarod. C’est drôlement efficace de le voir être obsédé par la recherche de sa mère en tant que flic, même si j’ai eu du mal à accrocher à l’idée que la collègue qui lui vient en aide ne soit pas plus curieuse que ça. Encore une fois, les flics entre eux, hein, c’est un monde qui m’échappe.

L’épisode était vraiment sympathique, et ça marche aussi du côté de Miss Parker qui se fait avoir de manière super bête par sa proie. Elle se retrouve derrière les barreaux, et ça, ça me fait bien rire, parce que franchement, elle n’est pas maligne de ne pas savoir qu’il ne faut pas cacher son arme… surtout que bon, ça doit être un truc bien réputé sur cet État où elle était. Parfois, je me dis qu’elle se fait avoir bêtement, mais ça ne m’empêche pas de l’aimer.

Je trouve tout de même étrange qu’elle rate son coup de feu en fin d’épisode. Si c’est hyper crédible par rapport à ce qu’il se passerait dans la vraie vie, c’est quand même étonnant dans une série. Après, elle réussit quand même un coup de maître en empêchant Jarod de découvrir les informations que l’enveloppe contient sur sa mère. Je dois vous avouer que j’étais frustré, je pensais vraiment qu’on allait avancer là-dessus. Du coup, la moue de Jarod quand il fait tomber l’enveloppe n’était pas loin d’être la mienne aussi. Et c’était efficace aussi du point de vue du jeu du chat et de la souris : Miss Parker était vraiment près du but, mais non.

undefinedEpisode 7 – A Virus Among Us – 15/20
Je me repose un peu sur mes habitudes, mais la série est sympathique à découvrir comme ça, grosso modo un jour sur deux avec des épisodes qui s’enchaînent et se ressemblent dans la construction. Cette fois encore, Jarod vient en aide à une famille dont le mari est mort, laissant la veuve éplorée s’occupant d’un gamin. Le schéma est visible sur sept épisodes, surtout quand on se les enchaîne comme ça… mais pourquoi pas ?

C’est une première saison, après tout. En plus, il y a d’autres points qui me paraissent en progrès, comme la continuité entre les différents jobs et les différentes identités de Jarod. Ici, on le retrouve en prof de chimie qui devient épidémiologiste plus vite que Macron, ça le fait ; et ça continue aussi en fin d’épisode après une obsession sur les cafards. Bon, et bien sûr, je découvre cet épisode en 2021, je ne peux pas ne pas parler du coronavirus et souligner à quel point l’intrigue est ironique aujourd’hui. Et le titre de l’épisode avec « Among Us » ? Magique ! Mais il faut vraiment que j’arrête de faire toujours référence au présent.

Dans cet épisode, Miss Parker continue de se faire avoir, et j’ai adoré le coup de la colle en fin d’épisode provoqué par les cafards et tout. Par contre, Jarod qui lui refile la grippe gratuitement, j’ai eu beaucoup de mal. Je suis partagé sur Jarod, parce que j’adore Miss Parker. J’adore qu’elle perde, bien sûr, ça fait partie du personnage, mais je n’ai pas envie qu’il lui fasse non plus autant de mal que ce qu’il fait. C’est quand même un bon gros ***** avec elle, à plusieurs reprises. Et ça me pose un problème pour accrocher à 100% à Jarod, qui est pourtant tout sympathique à d’autres égards.

De la même manière, il punit toujours les personnages qui ont commis des crimes et c’est bien normal, mais la torture va parfois loin. Cet épisode en est encore une preuve quand il fait croire à un médecin qu’il a contracté un virus mortel. Je sais, je sais, il l’a bien mérité… Seulement, je ne suis pas très oeil pour oeil, dent pour dent ; or c’est la philosophie de Jarod.

Bon, dans tout ça, c’est bien parce que je suis Team Miss Parker que je me fais avoir. Sinon, l’épisode continue de nous rendre Sydney de plus en plus intrigant et sombre. Il a une part d’ombre qui me perturbe beaucoup.

On reconfine

Salut les sériephiles,

Ça y est, Macron a annoncé hier soir un deuxième confinement (pardon, un troisième il paraît) ! Il était temps… Même si avec ces 10km sans limite de temps, je ne suis pas sûr que l’épidémie soit freinée. C’est davantage un « faites ce qui vous semble bon » (et pas « comme bon vous semble ») qui permet aux apeurés de la vie comme moi de se confiner enfin quand les insouciants vont continuer leur vie pépère. Et même moi, il y a des choses que je sais que je peux faire par rapport à l’an dernier, et je sais que je vais faire des trucs que je n’aurais jamais fait l’an dernier. A commencer par aller bosser aujourd’hui et demain alors qu’on a dit que c’était la catastrophe sanitaire, hein.

Hors de question de ne pas mettre un pied en-dehors de chez moi comme l’an dernier donc, le soleil matinal quand les gens dorment encore, c’est bien aussi. Et si vous voulez tout savoir, à mon échelle personnelle et vis-à-vis des élèves que j’ai en face de moi cette année, je trouve même les mesures proposées vraiment bien pensées pour la continuité pédagogique. Je dois être le seul au monde par contre, mais c’est déjà ça de pris, non ?

Concrètement, pour le blog, ça n’annonce pas énormément de changements en revanche : les vacances sont certes décalées, mais le planning des articles et podcasts ne devrait pas être trop impacté pour vous. J’espère pouvoir regarder davantage d’épisodes pendant les vacances, mais j’espère toujours ça. Je vais réfléchir à tout ça et je vous tiens au courant la semaine prochaine !

De toute manière, j’ai déjà fait une semaine à distance là, et même si j’espérais gagner du temps en supprimant les transports, il faut bien se rendre à l’évidence, ça n’a pas changé grand-chose. C’est même l’inverse, je fais plein de choses dans les transports d’habitude (à commencer par la rédaction du brouillon de cet article ce matin à 8h) !

Là, je me suis levé plus tard toute la semaine, surtout que je n’ai pas encore digéré le changement d’heure. Je suis d’ailleurs actuellement dans un sale état, parce que je suis parti beaucoup trop tôt à mon goût ce matin pour une reprise de deux jours. Et il faudrait que je finisse la correction de mes copies avant demain pour leur rendre dans un délai raisonnable. Sans commentaire. (Hum, j’ai écrit cette partie ce matin, j’ai abandonné lâchement une classe qui attendra la rentrée).

Pourquoi en faire un article alors ? Parce que même si je dis que ma ligne éditoriale, c’est de ne pas faire de politique, j’en ai fait malgré moi ces derniers temps quand la situation me pesait. Ce semblant de visibilité sur un mois fait du bien, et c’est important de le dire.

En plus, ça tombe bien parce que franchement, les hebdos commencent à revenir du côté des séries et je vais pouvoir à nouveau organiser mes journées comme je l’entends. Ce n’est pas un hasard si vous avez eu des critiques d’épisodes matinales sur le blog ces derniers jours, et ça me manquait de commencer mes journées sur un épisode. Je me sens davantage créatif et productif quand je commence le matin par de la fiction avant de me confronter à la réalité ! Ce n’est pas un hasard non plus si un compte Instagram a vu le jour pour le blog… Il fait que je le maintienne à flot d’ailleurs, pas gagné en ce moment !

Voilà voilà pour les perspectives concernant le blog, je termine mon blabla et je retourne au travail, ça ne va pas se faire tout seul ces copies à corriger en trois jours de moins (d’ailleurs, ça va attendre, donc)… Mais bon, ça vaut le coup puisque c’est synonyme d’une prise de distance ensuite (je vous rassure, je suis submergé de mails et de cours à refaire de zéro, mais pour l’instant, je suis un déni joyeux 😊).

Bonne fin de soirée et bonnes séries à tous, je vous souhaite d’avance un confinement productif et peu épuisant.

PS : J’ai trouvé que cette image en couverture était parfaite pour un reconfinement ; et je n’ai pas encore mangé puisque j’étais dans mon planning des classes virtuelles ; donc pas de gif dans l’article.

Films vus en 2021 #5 : U-turn (2016)

Salut les cinéphiles,

Une fois n’est pas coutume, je débarque aujourd’hui pour vous parler cinéma, et il semblerait que pour 2021 l’option « ne parler que de mes coups de cœur » soit celle que je retiens de plus en plus… Et en même temps, ça me fait de la peine pour un certain nombre d’autres films que je regarde. Je vais réfléchir et peut-être les regrouper différemment (genre, un article « film d’action » ou un « comédie »), parce que je ne vais quand même pas avoir 52 coups de cœur en 2021, si ?

Watch U Turn (Hindi) | Prime VideoOn verra bien, en attendant, j’en ai quelques-uns en stock. Aujourd’hui, il va être question d’un film indien, parce que ça fait un petit moment que je n’en ai pas présenté sur le blog ; et parce que j’ai passé deux heures de mon samedi à le regarder et à vraiment bien l’aimer : U-turn. Après, attention, je ne vous parle pas d’un film comique avec une histoire d’amour improbable et un mariage à l’indienne, hein, mais d’un film policier. Et ça change tout.

Soi-disant inspiré de faits réels, franchement ça m’a quelque peu trompé avec cette mention, le film nous raconte l’histoire d’une journaliste qui mène une enquête de terrain sur des conducteurs qui font demi-tour sur un pont où il est interdit de faire demi-tour. Je sais, ça ne vend pas du rêve raconté comme ça, mais c’est tout ce que j’en savais en le lançant, et ça m’allait bien. Pour ceux qui en veulent un peu plus, je peux vous spoiler un peu plus et vous annoncer que son enquête va la mener à être soupçonnée de meurtre, et que ça aura parfois des allures de films d’horreur, sans en être un.

C’est d’ailleurs un des éléments qui m’a le plus plu face à ce film : le genre est parfaitement hybride, on a de tout dans le film ; de la romance mignonne, du suspense, du thriller, un brin d’horreur… U Turn Movie: Showtimes, Review, Songs, Trailer, Posters, News & Videos | eTimesC’est un pot-pourri qui n’a rien de pourri, mais qui réussit à surprendre car il casse les codes auxquels nous sommes habitués. C’est tout l’avantage des films d’indien, je crois.

Le film m’a bien accroché, malgré des conditions de visionnage pas forcément optimales : comme Tumbbad, il fait partie de ces films d’Amazon Prime Video qui ne sont disponibles qu’en VO sous-titrées en anglais (bon, pour info, il est aussi sur Netflix avec sous-titres français, mais je ne m’en suis rendu compte qu’à la rédaction de cet article). Cela ne me pose pas franchement de problème, mais je sais que ça peut être un frein à certains. C’est bien dommage, parce qu’il est très prenant comme film ; je vous invite à essayer de trouver des sous-titres français ou à le tenter comme ça, parce qu’on est parfois surpris de son niveau d’anglais. En plus, l’histoire est moins compliquée qu’il n’y paraît, donc même sans comprendre tous les mots, il est possible d’accrocher.

Côté technique, certains plans sont incroyables, avec des plans séquences vraiment très réussis pour nous plonger dans le film. J’aime les plans séquences, j’en suis toujours friand et bon public. Côté scénario, je me suis pris au mystère du film, principalement parce que je pensais qu’il s’agissait de faits réels, quand tout ce qu’il y avait de réel, c’est la situation de ces gens n’hésitant pas à faire demi-tour à des endroits où c’est interdit, quitte à provoquer des accidents. Là-dessus, le générique de fin est quelque peu incroyable aussi, avec des images d’archive de demi-tours complètement fous. Autrement, le film a quelques scènes glaçantes de violence et un suspense vraiment bien construit.

U Turn (2018 film) - WikipediaAu-delà de tout ça, l’enquête est intéressante et pleine de rebondissements, avec des retournements de situation devant lesquels je suis resté bouche bée. Je crois que plus je vieillis, plus je suis rouillé ; je vois de moins en moins venir certains plot twists dans les films et séries alors que je les anticipais toujours avant. Bon, j’ai quand même deviné certains éléments avant qu’ils arrivent, je suis heureux.

Voilà donc pour mon coup de cœur de la semaine. Il existe une suite à ce film, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de la regarder. Elle est mieux notée sur IMDB et semble reprendre le même casting, alors même que l’histoire est bouclée à la fin du 1. Je suis curieux, et il y a de fortes chances que je regarde également cette suite ! Je vous en parlerai probablement après visionnage, mais pour l’instant, je vous conseille le premier volet, que je ne suis pas à l’abri de revoir un jour. Vraiment, il m’a plu et il fourmille de petits détails qui permettent la constitution d’un puzzle très chouette.

D’ailleurs, attention à certaines affiches du film si vous cherchez d’autres informations dessus, parce qu’il y en a qui nous en montrent vraiment beaucoup trop. Et oui, le film a 150 affiches, mais impossible d’en trouver le moindre gif, il semble vraiment être passé sous les radars de beaucoup de gens alors qu’il vaut le détour – pour ne pas dire le demi-tour si je pars dans les très mauvais jeux de mots sur le titre !

Sept clichés TV sur… Le sommeil

Salut les sériephiles,

Il est plus de 20h, il faut donc peut-être que je me lance dans cet article ? Ce n’est pas évident en ce moment, parce que les journées sont longues à distance (j’espère quand même que ça pourra continuer, je dois être masochiste à préférer ma santé physique à ma santé mentale ?) et que le soleil brille. Bref, je mets un certain temps à me motiver pour blog, surtout qu’avec le changement d’heure, je vis totalement en décalé. Comme chaque année, j’ai du mal à m’en remettre, il fallait donc que ça m’inspire un article. Et on est en fin de mois, alors comme je n’ai toujours pas publié mon article « sept clichés sur… », il semblerait que le sujet était tout trouvé : le sommeil dans les séries.

MARVEL's Agents of SHIELD [S02E03] | My reviews

1 – Rien de tel qu’une routine matinale pour être en forme, comme dans Agents of S.H.I.E.L.D

7h30 de sommeil quoiqu’il arrive – bon, OK, parfois sept – et un réveil en musique, voilà qui normalement m’assure de passer une bonne journée ; quand le changement d’heure ne détruit pas tout mon rythme. Rien ne vaut une bonne routine matinale pour commencer une journée en forme, et plusieurs séries nous l’ont affirmé plus d’une fois. Dans la saison 2 de LOST ou dans celle d’Agents of S.H.I.E.L.D, on en a le meilleur exemple possible : les personnages se lèvent, font un peu de sport, prennent une douche, enchaînent sur un bon petit déj et sont prêts à travailler ; le tout en musique, bien évidemment. Ils vivent des journées millimétrées et paraissent en pleine forme : c’est que l’être humain ne dort jamais aussi bien qu’avec un rythme fixe de sommeil – c’est VRAI. Enfin, en ce qui concerne Desmond et son réveil toutes les 108 minutes, j’ai un doute, quand même.

Nightmare GIFs | Tenor2 – On se réveille toujours en sursaut d’un cauchemar, comme dans toutes les séries du monde.

On connaît tous la scène : un personnage fait un cauchemar terrible et se réveille soudainement, se redressant dans son lit dans une grande inspiration ; ou dans un grand cri. Mais honnêtement, qui fait des cauchemars comme ça ? Les seules fois où ça m’arrive de me redresser effectivement, c’est lorsque j’ai l’impression d’avoir oublié de me lever pour aller au travail – ou quand ce n’est pas une impression, mais ça, c’est rare. Oui, je fais des cauchemars étranges, je sais. C’est que ça m’est arrivé il y a peu, mais même là, j’ai d’abord ouvert les yeux avant de me redresser d’un coup. J’ai vraiment le meilleur des sommeils en ce moment, mais en tout cas, ce cliché est FAUX. Sinon, sachez qu’à chercher un gif, je me suis rendu compte que la plupart du temps, les personnages nous sont montrés avec les pieds tournés vers la droite quand ils se réveillent.

GIF by This Is Us - Find & Share on GIPHY

3 – Dormir à deux, c’est merveilleux et synchronisé, comme dans This is us

Il y a un truc qui me fascine avec cette série, et avec beaucoup d’autres, c’est que les couples vont toujours se coucher sensiblement au même moment et que la plupart du temps, ils commencent leur journée exactement au même moment. Il est très rare d’y voir des personnages en couple qui ont des horaires décalés, alors que purée, c’est un truc fréquent dans la vraie vie, non ? Du coup, ça donne des espérances impossibles à concrétiser quand on se met en couple, cette affaire, parce qu’on aimerait tous avoir la petite conversation au lit après avoir lu chacun son bouquin ou mis sa petite crème hydratante, mais non, ce cliché est FAUX. En vrai, quand le réveil de l’autre sonne avant le sien, on est bien content de rester au lit ; et dans le sens inverse, on est bien content de rester au lit aussi, mais en sachant qu’il va falloir utiliser la fonction snooze. N’utilisez pas cette fonction, il n’y a rien de pire.

Virgin Tonic : 30% des hommes sont gênés par les ronflements de leur partenaire | virginradio.fr

4) Dormir à deux, c’est horrible, comme dans Grey’s Anatomy

Je vous vois venir, mais j’ai bien écrit « DORMIR ». Ils font beaucoup, beaucoup, d’autres choses que dormir dans les lits de cette série. Mais quand nos personnages ont fini leurs ébats sexuels aux positions improbables (surtout en temps de coronavirus, apparemment), on se retrouve parfois avec des intrigues sur les difficultés à dormir ensemble. Qu’il s’agisse des ronflements de Derek, des crises de panique et somnambulisme d’Owen, des mots prononcés dans son sommeil d’April (quand elle est bourrée ? Il me semble) ou des mouvements improbables de personnages qui en frappent d’autres dans le sommeil, il faut bien reconnaître que certains épisodes nous ont expliqué qu’il était horrible de dormir à côté de quelqu’un. Et là-dessus, difficile de leur en vouloir, parce que pour une fois, c’est une représentation VRAIE… Non ? OK, je dis ça, mais c’est moi qui ronfle, mouahaha (il suffit de ne pas dormir sur le dos).

5) Le rêve, ça peut être bien trop réel, comme dans Manifest

Manifest GIF by NBC - Find & Share on GIPHYBien sûr, avec cette série, il y a une part de fantastique parfaitement assumée, mais soyons honnêtes : combien de fois a-t-on pu voir des séries profiter d’un rêve de personnage pour ramener d’autres personnages décédés à la vie ? Ou pour nous faire croire qu’une scène était bien en train de se produire, alors qu’en fait non et le personnage se réveille ? C’est un cliché quand même super FAUX. Bien sûr, les rêves et cauchemars, on y croit quand on les vit, mais franchement, je ne sais pas vous, mais moi c’est souvent que l’oncle Bernard se transforme en tante Gertrude au beau milieu d’une expédition à dos de cheval. Non, ce n’est pas une vraie anecdote, n’allez pas me psychanalyser là-dessus, s’il vous plaît. Vous voyez l’idée : le lieu qui change sans prévenir, les personnes qui vont et viennent, tout ça, quoi. C’est rare d’en voir une représentation vraiment crédible dans les séries.

6) L’insomnie, ça fait peur à voir, comme dans Lucifer

Lucifer - Gif | Lucifer morningstar, Lucifer quote, Lucifer gifQuand un personnage ne dort pas dans les séries, c’est toujours pour plusieurs nuits d’affilée – ou alors c’est Grey’s et ses looks parfaits après des gardes de 48h – et forcément, ça finit par nous donner des personnages qui, au lieu d’être tirés à quatre épingles, ne ressemblent plus à rien. De Lucifer à Britta dans Community, les personnages se retrouvent affublés de cernes comme on en a tous dans nos vies de tous les jours et finissent par négliger certains aspects ; à commencer par les vêtements et la coiffure. Franchement, être insomniaque, ce n’est pas exactement à ça que ça ressemble, c’est plutôt FAUX… ou disons plutôt que c’est une exagération, parce que c’est rarement à ce point. Heureusement pour nous qu’on ne se met pas à transpirer comme lui à chaque insomnie, vous imaginez ce que ça donnerait sinon ?

Paranormal Activity, Part II — Denv.Her.7) La paralysie du sommeil, ça revient plusieurs fois dans une vie, comme dans The Haunting of Hill House

Si ce n’est pas une règle, sachez que si vous avez déjà fait une fois une paralysie du sommeil dans votre vie, il y a de fortes chances que ça puisse se reproduire, alors ce cliché est VRAI. Et je le case juste ici en fin d’article parce que j’en ai refait une, minuscule heureusement, avec le changement d’heure. Vivement qu’on arrête cette mascarade.

Sinon, si vous ne savez pas ce qu’est la paralysie du sommeil, vous avez de la chance, et vous pouvez aussi lire cet article : Ce que c’est que la paralysie du sommeil

Bref, les clichés sur le sommeil, on en trouve plein dans les séries, et je n’ai probablement pas fait le tour de tout ce qui existe… mais c’est un article déjà long, et je ne voudrais pas que vous lisiez ça avant de vous coucher (arrêtez les écrans avant, c’est pas bien) et que vous ne puissiez pas vous endormir à cause de moi. Les français ont déjà un déficit de sommeil de quasiment une heure en moyenne.

Pin on F.R.I.E.N.D.S !!!!!!!D’ailleurs, un dernier point : rares sont les personnages à faire la sieste en journée (à moins d’être enceintes…), alors que c’est vraiment recommandé quand vous n’avez pas votre taux de sommeil la nuit. Pas toujours évident de trouver le lieu et le moment pour la faire, par contre.

 

Allez… Bonne nuit à tous – et avant ça, bonne soirée, quand même.