On se retrouve aujourd’hui pour un article que j’aurais dû écrire et publier il y a déjà un mois, mais qui n’a pas arrêté d’être décalé parce que Netflix a pourri mon groove : je viens vous parler de…
Le deuxième film sur le super-héros des fourmis… Non, je ne l’ai pas vu au cinéma et oui, j’ai mis quelques mois avant de me décider à le rattraper, et oui, je l’ai rattrapé au lieu de regarder mes séries et je ne sais toujours pas pourquoi ce jour-là, je me suis dit que j’étais trop crevé pour des séries. Résultat des courses, au lieu de regarder un épisode de 40 minutes en prenant des notes, je me suis lancé dans un film de 2h. Cherchez l’erreur.
Pfiou, cette intro n’en finit pas, il faudrait la rétrécir avec un bon costume. Quel humour ! Bon, allez, sérieusement, et si on parlait du film ? Son synopsis était assez flou et nous remettait bien en tête le premier opus : Scott Lang fait face aux conséquences de ses choix, autant en tant que super-héros qu’en tant que papa. Approché par Hope van Dyne et le docteur Hank Pym, Lang doit à nouveau porter le costume d’Ant-Man et se battre aux côtés de la Guêpe. Allez comprendre pourquoi on traduit Wasp et pas Ant-Man.
Est-ce que j’ai aimé le film ? Franchement, oui. Comme pour le premier volet, c’était une bonne surprise – même si cette fois, je m’attendais à aimer, donc c’était légèrement moins surprenant. L’humour est toujours bon, l’histoire se tient et on a affaire à un bon film de super-héros. Ce n’est pas prise de tête, il y a des moments prévisibles et de la bonne baston, avec des gags qui passent bien.
Je n’ai pas peur de dire que je préfère largement les deux Ant Man aux Iron Man, et même à certains Thor. Je ne sais pas pourquoi cette partie de la saga est autant boudée par les fans – certes, il est moins connu et vendeur que les autres a priori, mais justement : il est moins connu, ça permet de découvrir de nouvelles choses. Et puis le casting est top : Evangeline Lily finit par me faire oublier l’insupportable Kate de LOST. Kate, c’était quand même le personnage que j’adorais et détestais en même temps, à ne plus savoir qu’en faire. The Wasp ? Je l’adore, tout simplement !
Comme je n’avais pas vu la bande-annonce, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en terme d’histoire, et celle-ci m’a beaucoup plu… mais j’avais quand même mes attentes, qui ont été déçues. Pourquoi donc ? J’espérais une explication de pourquoi Ant-Man était absent d’Avengers Infinity War. De ce côté-là, je suis resté dans ma frustration et c’est bien dommage. Le film se passe avant ce quatrième volet de la team de super-héros, donc j’espérais un lien quelconque.
Oh, je l’ai eu : la scène post-générique (attention, spoilers) ! Enfin, elle est au début du générique concrètement, et elle nous montre qu’Ant-Man reste coincé au niveau subatomique alors que toute sa belle famille se volatilise au claquement de doigt de Thanos. C’est quand même très abusé : ils étaient en train de faire leur petites expérimentations scientifiques alors que le tout le reste des héros était en train de détruire le Wakanda ? Je sais pas, ça semble un peu irréaliste (si tant est qu’un film de super-héros soit réaliste, je sais).
C’est grave réaliste, non ?
Bref, le sentiment a été le même qu’après mes théories ratées pour la fin de saison d’Agents of S.H.I.E.L.D : celui d’une sorte de gâchis. On tourne autour d’un événement qui aurait pu apporter beaucoup de choses : j’aurais aimé qu’Ant-Man fasse partie de la bataille en secret, ou même qu’il soit occupé ailleurs pour une raison valable… Là, il fait juste un test quoi, sérieusement, qu’est-ce que tu fous à bosser pépère quand tes potes tentent de sauver le monde ? Elle est où la logique ? D’où tu respectes la loi à ce moment-là ?
Bon, ça ne m’a pas empêché de passer un excellent moment devant le film, heureusement, mais ça m’a laissé un goût de frustration et même un mois après, c’est ce qui me revient en tête en premier alors que je me suis bien marré pendant tout le film à le voir s’évertuer à rester clean auprès des flics en restant chez lui à leurs yeux.
Et puis, il y a plein de moments WTF !
Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez, j’ai volontairement peu spoilé, même si j’en dirais quand même que ce deuxième volet suivait exactement l’histoire qu’on pouvait s’imaginer à la fin du 1. Tant mieux, ça le rendait chouette à voir.
Quel joli titre et quel beau rêve inattendu que mon week-end au Comic Con. J’ai du mal à croire que tout ça était il y a moins d’une semaine tant ça me paraît déjà loin, mais avant de tout oublier, j’ai vraiment envie de revenir sur samedi et dimanche dernier, où j’ai eu la chance d’apercevoir, voir, parler et rencontrer pour de vrai Summer Glau, dans cet ordre de là. Attention, fan mode activé !
Quand j’ai appris il y a quelques mois qu’elle venait au Comic Con, j’ai su qu’il fallait absolument que je m’y rende : autant j’aimais bien Shannen Doherty pour son rôle dans Charmed, autant Summer Glau, je l’ai adorée dans Angel, Firefly (Serenity !!), Dollhouse, Les 4400, Les Chroniques de Sarah Connor et Arrow. Et Con Man! Je… ça fait beaucoup non ? Oui, mais pourtant, j’ai réussi à me contenir et à me dire que, quand même, c’était pas sérieux de dépenser 30 euros pour 10 secondes et une photo. Je me suis donc dit qu’assister à ses panels serait suffisant. Malheureusement, elle n’en avait qu’un ! Horreur !
Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’il était tenu par Yaële Simkovitch, qui est une excellente hôte de panel : c’est une fan de Whedon, donc je savais que l’entretien serait mené avec beaucoup de précision et de questions hyper précises et pointues. Je veux dire, ça fait quatre ans que je squatte autant que possible ses panels et interventions publiques, c’est pas que j’ai l’impression de bien la connaître, mais un peu quand même. Limite, on pourrait ouvrir une branche des Experts même :
Merci encore à Yaële, et pour son panel et pour sa sympathie tout au long du week-end !
Cela n’a pas manqué : on a eu droit à une demi-heure d’exposé sur Firefly et Serenity, avec des questions vraiment passionnantes, y compris pour Summer Glau qui, loin de s’ennuyer, a eu l’occasion de revenir avec nous sur la complexité du personnage de River, et sur sa sensibilité surtout. Au point d’en pleurer. Oh, comment vouliez-vous que mon cœur résiste face à tant de pureté ?
Eh, je vous avais dit que le fan mode était activé, me jugez pas ! Summer Glau avait une voix toute posée, toute douce et calme, pour répondre aux questions, mais on sentait tout l’amour qu’elle porte à son personnage. Dans les questions du public qui suivaient, elle a abordé aussi Sarah Connor, avec le personnage de Cameron loin d’être simple, et Arrow, avec Isabel Rochev, aux antipodes de ses personnages habituels et sa propre personnalité.
Dans tous les cas, on sent toujours son professionnalisme dans sa manière d’envisager les personnages et elle a résumé à merveille ce que c’était qu’un acteur, en donnant un conseil très juste pour ceux voulant devenir acteur : il faut insuffler au personnage une part de soi. On n’est pas refusé dans un casting pour ce qu’on est, mais on est en revanche accepté pour la part de nous qui semble vivre dans le personnage. Et on retrouve effectivement bien les différents personnages de Summer Glau dans la manière dont elle se comporte en vrai – avec discrétion et douceur comme River, avec une démarche digne de son personnage de Dollhouse et des gestes soignés de ballerine qui ne l’ont jamais quittés, sauf quand elle incarnait Isabel.
Et après celui-ci, quand je suis passé devant l’espace censé servir de file d’attente pour une photo avec elle et que j’ai vu qu’il n’y avait pas grand-monde, j’ai su qu’il fallait que je craque (un peu poussé par Laura et Poluss quand même – et même beaucoup par Laura aha). Ni une, ni deux, j’ai dépensé mes trente euros avec le sourire pour aller prendre une photo avec elle, même si je n’avais pas vraiment les fringues pour (j’aurais aimé un cosplay Firefly). Là aussi, pas de déception : contrairement à Eliza Dushku forcée d’enchaîner vu l’affluence, Summer Glau avait un peu plus le temps pour prendre la pose – et même tout simplement pour que nous échangions nos places histoire que mon entorse de pouce ne soit pas immortalisée sur le cliché. J’ai eu l’occasion de lui parler très rapidement de Dollhouse et elle a semblé surprise que je connaisse la série, exactement comme Eliza Dushku il y a deux ans. Zut à la fin, c’est une excellente série, regardez la tous ! 😥
Je suis donc reparti du studio avec une photo merveilleuse en main et la graine du doute germant dans mon esprit : et si j’essayais de la revoir le lendemain ? Ah, j’aimerais vous dire que le lendemain j’ai craqué sans préméditation, comme le samedi, mais ce n’est pas le cas. Comme vous le savez peut-être, j’avais une entrée journaliste le dimanche, sympathiquement donnée par le Sérigraphe en échange d’un article couvrant les trois jours du Comic Con (il suffit de cliquer ici). J’ai rapidement remarqué que ce jour là aussi, il n’y avait pas grand-monde (et certainement pas autant que je l’aurais voulu !) en photo avec elle. J’ai donc tenté de négocier une interview avec elle : je me suis dit que si elle avait un peu de temps, j’aurais peut-être une rapide entrevue avec, ce qui aurait en plus fait un chouette article, et pour le blog, et pour le Sérigraphe.
Le pass journaliste AKA le St Graal coupe-file/bien placé qui ne suffit pas à obtenir une interview.
Bon, malheureusement, la négociation a été vaine, elle n’avait pas assez de temps dans son emploi du temps et tout ce que j’ai gagné dans l’espace presse, c’est la voir marcher vers sa salle d’interview. On ne s’en lasse pas, mais ce n’était pas très utile pour un article. La frustration d’avoir failli réussir à lui parler a fait place à la vraie envie d’aller lui parler : je ne pouvais pas en rester là.
Ni une, ni deux, je me suis donc rendu à l’espace achat de dédicaces, où j’ai vu qu’il restait pas mal de places. Et comme j’avais très clairement prémédité mon coup, en essayant de me raisonner (vraiment, dépenser tant juste pour trente secondes ?), j’avais cette fois de quoi payer la dédicace ET ma photo de la veille avec moi.
Est-ce que j’ai regretté de lâcher encore de l’argent pour la dédicace ? PAS DU TOUT. Figurez-vous qu’il n’y avait vraiment pas grand-monde de 16h à 17h à attendre d’avoir une dédicace avec elle. Et qui dit pas grand monde, dit… LE TEMPS DE LUI PARLER. Alors, oui, on repasse en fan mode, mais quand j’ai vu qu’on était qu’une petite trentaine à vouloir une dédicace ; je me suis dit que peut-être elle accepterait de prendre un peu de temps à parler à chaque. Et c’est ce qui s’est passé (même si au passage, j’ai entraîné une amie dans ma chute puisqu’elle a pris aussi une dédicace pour Jenna Coleman, coucou @LittleVoice18). Et exactement comme lorsque j’ai rencontré Felicia Day, je me suis retrouvé à la fin de la file d’attente… ce qui était encore mieux : moins il y a de monde derrière vous, plus les acteurs prennent le temps de parler, à moins que ce ne soit sur la fin du créneau accordé.
En plus, comme on n’était pas beaucoup, j’ai aussi pu parler à d’autres fans présents et la file d’attente est passée super vite… Jusqu’à ce que @Violettillyne révèle avoir eu exactement la même idée que moi apparemment, puisqu’elle lui a parlé longteeeemps (et en plus, elle a été filmé, la chance). De toute manière, tout ça permettait de diffuser le stress et de réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir dire à Summer Glau. Quand même, faut pas se planter ni céder au stress pas vrai ? HAHA. Vous le voyez venir le fail ?
Much love and gratitude ❤ (le cœur, c’est uniquement parce que @Py_Heck m’a dit d’en caser dans l’article !)
Enfin, qui c’est qui a pu poser quelques questions à Summer Glau comme s’il était en interview ? C’est bibi. Bon, pas tout à fait comme si : il était hors de question de prendre des notes et perdre quelques échanges de regards ; et hors de question de filmer car c’était interdit par le Comic Con ; mais j’ai pu échanger quelques minutes avec elle, et ça, ça n’a pas de prix. Bien sûr, la sécurité a fini par me faire comprendre, discrètement et avec beaucoup de sympathie je trouve (et ça s’apprécie, parce que ça n’a pas toujours été le cas par le passé !), qu’il fallait abréger, mais pas avant que je ne sois aux anges. Et tant que j’y suis, j’en profite aussi pour remercier la personne qui accompagnait Summer Glau dans tous ses trajets ce week-end, parce qu’il était super sympa aussi (et a même fait la traduction pour ceux qui ne parlaient pas bien anglais, c’est dire), et compréhensif avec ça. Il s’est reconnu à la lecture de ces lignes, il s’agit de @Psykosphynx. Merci, merci ! Et il a fait des photos bien trop géniales de Summer en dédicace, en plus :
Et il y en a encore plus sur son compte Instagram, n’hésitez pas !
Venons-en donc au fait, j’ai eu ma dédicace, assez générique et pas tellement passionnante à lire, et j’ai posé quelques questions, qui intéresseront peut-être les fans ; mais pas avant de me rendre compte que j’avais perdu le ticket de dédicace que je devais normalement donner et qui a disparu mystérieusement juste le temps de la dédicace (il est réapparu deux minutes après, quoi – et je sais depuis que nous sommes 3 à avoir vécu ça… ouf, ça déculpabilise un tout petit peu) :
Je lui ai d’abord demandé si elle avait des nouvelles pour une nouvelle saison de The Guild. Bonjour la honte : le stress de la rencontrer m’a fait dire n’importe quoi, et elle ne savait pas bien quoi me répondre, me conseillant plutôt d’essayer de demander à Felicia (Day) sur Twitter… Felicia ? Ah oui, je voulais demander pour Con Man !
Bon, premier échec, le voilà mon fail : elle n’a pas vu Alan (Tudyk) depuis un moment et n’a pas eu d’information sur une troisième saison. Elle m’a tout de même conseillé de regarder la deuxième, mais c’était déjà fait – et elle s’est marré quand j’ai dit que j’avais aimé l’épisode musical. Un sourire de Summer Glau, un ! #fanmode
On a ensuite discuté brièvement de Dollhouse, et elle s’est dit peinée de ne pas avoir non plus de nouvelles à m’apporter sur de possibles comics. Bon, pas trop de surprise : Jed Whedon et Maurissa Tancharoen sont bien occupés avec Agents of S.H.I.E.L.D!
Comme on ne me virait toujours pas de son stand de dédicace, j’ai enchaîné en lui expliquant que je venais tout juste de commencer Arrow et que j’avais été ravi de la revoir dedans – j’ai pu lui dire que je l’avais perdue de vue après Sarah Connor et que je me sentais bête de ne pas avoir plus suivi son actualité – ce qui n’a pas eu l’air de l’affecter plus que ça, puisqu’après tout, j’étais là aujourd’hui. On a donc pu parler brièvement d’Isabel, et elle m’a redit ce qu’elle avait déjà dit la veille – que c’était un personnage différent qu’elle avait adoré jouer.
Avant de partir, j’ai eu l’occasion de glisser que j’attendais son prochain projet avec impatience ; il s’agira d’un projet de science-fiction. Là aussi, je n’ai pas glané plus d’informations que lors du panel, mais qu’importe le contenu, j’ai eu le temps de lui parler.
C’est là que la sécurité m’a fait un très léger signe de la main pour m’inviter à partir, mais ça m’a paru plus que fairplay vu le temps de discussion – je pense bien que j’ai parlé plus longtemps avec elle qu’avec Felicia Day. D’ailleurs, Summer Glau a bien compris que j’allais partir et avant de dire au revoir, elle m’a dit que je parlais vraiment bien anglais. Oh gosh. J’avais pourtant un accent de dingue et une certaine difficulté à trouver mes mots (ça s’appelle mon accent habituel + le « stress » d’être en présence d’une actrice que j’adore depuis plus de dix ans). N’empêche que, SUMMER GLAU M’A DIT QUE JE PARLAIS BIEN ANGLAIS ! Je lui ai donc répondu merci (évidemment) et dit que c’était entre autre grâce à elle ; et que la première personne américaine à qui j’avais parlé était Felicia Day, et que vraiment, vraiment, je devais beaucoup à la Whedon family (et vous aussi : y aurait jamais eu de blog sans ça).
« Et ce fut tout », comme dirait l’autre. Je sais que tout ça n’est finalement pas grand-chose, et je m’en rends bien compte à l’écrire, mais je vous assure que pour moi, c’était un roller coaster d’émotions. J’ai parlé plus longtemps avec Summer Glau qu’avec Felicia Day ou Chyler Leigh, et plus à cœur ouvert qu’avec les acteurs de The Magicians. Puis aussi, j’étais fan depuis longtemps de Summer Glau que des acteurs de The Magicians. Bon, maintenant, faudrait qu’on m’offre un retourneur de temps, que j’aille expliquer à un moi adolescent qu’un jour, j’aurais l’occasion de parler à ces acteurs. Coût de l’opération, cinquante euros quand même, mais ce sont des souvenirs qui valent le coup et qui reboostent dans sa geek-attitude. C’est la première fois qu’une actrice parvient à me faire dépenser autant, alors même que j’étais parti pour être raisonnable avant ce week-end là. Je vieillis mal, je n’ai plus aucune résistance et je dépense trop… mais je souris bêtement chaque fois que je vois la photo, alors bon, c’était une dépense utile !
Désolé pour ce 500 mots à rallonge (2000 !)… dites-vous que ça permettra d’abréger le compte-rendu des trois jours (non !). Merci à toute l’équipe du Comic Con Parispour l’organisation (et les pass presse !), à Yaële Simkovitch pour la photo, au Sérigraphe pour ce dimanche et à Summer-Glau.com pour le partenariat. Quant à moi, j’ai depuis redépensé des sous pour mettre la photo sous cadre. Déso pas déso.
Pour cette journée particulière qui propose d’honorer les morts dans plusieurs religions et cultures, la grille du Bingo Séries nous demande de revenir sur une mort de personnage particulièrement marquante de la saison 2017-2018. Une seule ? J’ai fait un tri drastique, vous vous en doutez bien, mais je n’ai pas réussi à me limiter à un seul personnage : il y en aura deux et je vous conseille donc de faire attention à la lecture de cet article, qui parlera des saisons 4 de Fear the Walking Dead et The Affair. Oui, il a fallu attendre cet été pour que je sois durablement marqué par cette saison. Et je vous les présente par ordre chronologique, parce que les deux m’ont autant fait passer par les différentes phases attendues d’un deuil : déni et colère (beaucoup) avant l’acceptation. Attention, spoilers !
Le plus énervant avec cette série est que la saison 4 a procédé à un grand remplacement du casting sans même nous laisser le temps de le digérer : elle a repris par un épisode dans lequel nous ne retrouvions pas nos héros et a enchaîné par des changements drastiques sans nous laisser le temps de nous y habituer. Elle ne pouvait pas faire mieux pour nous mettre dans l’ambiance d’une apocalypse zombie, je crois, et elle a réussi à être plus déroutante que ne l’a jamais été The Walking Dead.
On a à peine eu le temps de retrouver Nick cette année que l’épisode 3 était diffusé et sonnait le glas de son personnage, de manière totalement injuste, incompréhensible et inattendue. Tout déçu que j’étais par le début de saison, je m’étais décidé à regarder cet épisode avant d’aller me coucher, à pas d’heure parce que c’est l’été… et je l’ai regretté. Je ne sais pas comment je suis passé à côté des spoilers tout le lundi, mais je ne m’attendais vraiment pas à une telle fin d’épisode : Charlie sort de nulle part et tire sur Nick, qui décède dans les bras de sa sœur et de sa petite amie.
Sérieusement, les cinq dernières minutes de cet épisode semblent sortir de nulle part tant on a l’habitude de voir les personnages être au centre des épisodes sans qu’il ne se passe rien derrière. Là, tout l’épisode semblait traîner en longueur autour de la relation Nick/Madison, pour finalement finir sur cette scène hyper frustrante.
Finalement, il a été révélé que l’acteur voulait quitter la série, puis que Madison non plus n’aurait pas survécu ; et la première mi-saison a été particulièrement morbide, marquée par ces décès et les flashblacks de ses personnages encore en vie. Encore maintenant, je me sens frustré et en colère par ce début de saison, qui a parfaitement réussi son coup… Exactement comme la quatrième saison de :
Cette fois, il faut attendre l’épisode 8 pour que l’on bascule dans l’énervement le plus total. Et il est peut-être encore plus grand que pour FTWD car non seulement je ne m’y attendais pas, mais en plus, le décès est annoncé et anticipé tout au long de la saison. L’ensemble de cette saison 4 est bien meilleure que les trois premières, parce qu’on sent une vraie construction de fond et une psychologie des personnages approfondie et réussie.
Ben puisque tu demandes, Ben…
Cela fait quelques années qu’ils essayaient sans toujours y parvenir. Pour la première fois cette année, je me suis senti vraiment investi et intéressé par les quatre personnages au cœur de la série. Il était temps… mais c’est donc hyper frustrant d’en perdre un. Surtout que bon, toute la série repose en théorie sur les interactions entre les quatre personnages, alors la mort de l’un d’entre eux, ça me paraissait improbable.
Quand Alison disparaît, les théories sont multiples, mais celle de son décès ne m’a vraiment pas effleuré l’esprit. L’épisode où l’on apprend sa mort est absolument atroce parce qu’il est déjà le meilleur de la série avant même que l’on ne sache ça : les retrouvailles improbables entre Noah et Cole, le road trip à trois, l’excellent humour tout du long, les dynamiques entre les personnages impeccables, le mystère de fond sur Alison à retrouver… Tout est bien mené !
Et tout nous mène à la mort d’Alison, qui en plus s’est suicidée alors qu’on l’a quitté à l’épisode d’avant en compagnie d’Helen (ça aussi, ça n’aurait pas eu de sens une saison plus tôt) lui remontant le morale et lui redonnant goût à la vie. Le déni et l’énervement étaient là… mais c’était encore pire la semaine suivante quand tout l’épisode se centrait sur elle et sur sa dernière soirée. Tout un épisode du point de vue d’Alison ? J’aurais craché dessus un an plus tôt, mais là, c’était réussi et passionnant.
Le huis-clos qui s’installe avec Ben, la soirée parfaite qui est celle qu’elle s’imagine et que nous voulions tous voir se dérouler, la réalité bien plus crue ensuite ; l’enfer de l’alcoolisme et de la violence conjugale… Pour la première fois (ou presque), Alison avait de vraies raisons de se placer en victime, et pour la première fois, elle refusait de l’être… tout ça pour être tuée ?! Et par un personnage qui avait réussi à gagner mon affection avant, malgré son instabilité et ses mensonges ?!
Franchement, j’étais dégoûté. Dans Fear, j’ai perdu l’un de mes personnages préférés de manière inattendue, dans The Affair, j’ai perdu un personnage que j’appréciais enfin, après quatre saisons. Dans les deux cas, j’ai à remercier les acteurs qui ont demandé à quitter la série et, dans les deux cas, je n’avais que mes yeux pour pleurer. Allez, une dernière pensée pour ces deux personnages fictifs qui méritaient mieux que les morts qu’ils ont eues !
Vous le savez, je n’ai vu officiellement que deux épisodes la semaine dernière… Officiellement ? C’est qu’officieusement, j’ai quand même eu l’opportunité d’assister à trois projections lors du Comic Con, sur les quatre que j’avais prévues. J’aurais de nouveau l’occasion d’en parler plus longuement, probablement la semaine prochaine, lorsque je ferai un compte-rendu détaillé et bien plus long du festival, mais en attendant, je vais me servir de ces séances sur grand écran non commenté sur le blog pour aller piocher la performance de la semaine passée !
En effet, j’ai eu l’occasion de voir au Comic Con le premier épisode de la saison 4 de Channel Zero, et ça a été un énorme coup de cœur. Comme nous sommes un jour d’Halloween, ça me paraît en plus tout à fait approprié d’avoir un article parlant de cette série horrifique, et je décerne donc la performance de la semaine passée à Maria Sten.
Je ne la connaissais absolument pas avant de voir cet épisode, et pour cause, elle n’a pas un CV très long pour le moment : elle a principalement joué dans des téléfilms, quoi. J’espère que cette saison 4 va lui permettre de se faire repérer, car j’ai trouvé son jeu excellent. Elle est bien évidemment aidée par un scénario accrocheur et filant quelques frissons, mais les nuances qu’elle ajoute à son personnage sont toutes personnelles.
Elle a réussi à me faire rire dans son couple, elle a réussi à me faire frissonner face à cette terrifiante porte, elle a réussi à me faire me poser un milliard de questions dans les scènes où elle dormait. Comme toujours avec Channel Zero, on retrouve la thématique du rêve, de la porte, du cauchemar, de l’inversion, des parallèles flippants. On est sur une série qui est addictive et qui parvient vraiment à me filer la frousse, avec des concepts hyper tordus.
En parlant de tordu et pour être tout à fait honnête, d’ailleurs, j’ai hésité entre lui donner cette performance ou la laisser à son clown contorsionniste – on peut difficilement faire plus flippant que ce concept quand on a un fond de coulrophobie et que les contorsionnistes nous font frissonner de base.
Et en plus, c’est un vrai contorsionniste, il y a juste zéro effet spécial… j’hésite encore à lui donner la performance de la semaine tellement cette photo suffit à me mettre mal à l’aise !
Je suis hyper impatient de dévorer le reste de cette saison : malheureusement, ça va me prendre du temps, parce que je ne peux pas m’en faire un bingewatch aujourd’hui comme je l’espérais : j’ai du boulot en journée et des parents en soirée, ce n’est pas hyper pratique.
En tout cas, je vous la conseille largement pour Halloween, les frissons sont garantis ; rien qu’avec le premier épisode. Les deux premiers étaient diffusés hier soir sur Syfy et la suite le sera chaque mardi à 20h55. C’est clairement un RDV à ne pas manquer et Maria Sten sera une actrice à surveiller désormais – une de plus dans la liste interminable des acteurs que j’aime retrouver d’un projet à l’autre.
Sur ce, je vous abandonne pour un tas de copies, chacun ses cauchemars en ce 31 octobre. Quoiqu’il en soit pour vous, joyeux Halloween à tous et ne vous gavez pas trop de bonbons ! Bonne journée.