Kate Walsh (#163)

Salut les sériephiles,

J’ai l’impression d’avoir déjà écrit cet article, mais je ne le retrouve pas… Alors c’est parti pour un petit tour d’horizon de la carrière d’une actrice que j’adorais et que je suis bien content d’avoir retrouvé ces deux dernières semaines sur mon écran. C’est ainsi parti pour cet article…

Kate Walsh

La série : Grey’s Anatomy L’épisode concerné : S18E04 – With a Little Help from my Friends – 15/20

Pourquoi ? Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas un épisode exceptionnel pour Kate Walsh que cet épisode, mais je n’ai pas eu l’occasion d’écrire sur elle la semaine précédente et comme je ne sais pas trop quand on la reverra la prochaine fois, je profite de cet article pour parler d’elle. Elle le mérite largement : Addison Montgomery est un personnage plus qu’iconique, que l’on reconnaît à ses talents et ses répliques qui font mouche à chaque fois. C’était un vrai plaisir de la retrouver pour deux épisodes, et c’est ce plaisir qui est à l’origine de cet article. Pourtant, elle n’a pas énormément de séquences émotion sur ces deux semaines : je n’ai pas tellement accroché à la scène de l’ascenseur avec Meredith car elle arrivait bien trop tard. Cette semaine, j’ai préféré la voir échanger avec Amélia. J’adore le personnage d’Amelia, j’adore la relation qu’elles ont depuis Private Practice, et je trouve vraiment que ça fonctionne de les voir échanger des répliques. En fait, j’ai trouvé la scène pleine de nostalgie. Plus énervant était le fait qu’elle était là uniquement pour le côté professionnel : je trouve ça tout de même abusé d’apprendre que depuis tout ce temps, sa vie n’a pas bougé du tout. Et quand bien même c’est le cas, c’est super frustrant de ne pas avoir au moins un aperçu de son enfant – j’imagine qu’ils n’ont pas voulu utiliser une photo pour le ramener un jour (ou avoir la possibilité de le faire) – ou un semblant de drama. Quoiqu’il en soi, son rôle de conseillère était plutôt bienvenu pour relancer cette saison 18 qui, on ne va pas se mentir là-dessus non plus, patine un peu.


Vue aussi dans : Son rôle dans les séries de Shonda Rhimes est très clairement le meilleur possible dans sa carrière, il n’y a pas photo. Ce n’est toutefois pas le seul que je lui connaisse, puisqu’elle a eu aussi l’occasion d’interpréter un rôle un chouïa différent : celui de la mère d’Hannah Baker dans 13 Reasons Why. C’est un rôle qui a largement donné l’occasion à l’actrice de montrer qu’elle était géniale : on avait l’habitude de la voir pleurer sur son absence d’enfant dans Private Practice, mais c’était encore différent comme rôle.


L’info en + : Désolé pour le spoil, mais je n’ai pas pu résister à l’envie de chercher cette information… L’actrice reviendra bien dans cette saison 18. Je ne sais pas trop ce qui a enfin décidé les scénaristes à s’y mettre et à la faire revenir dans la série, mais je suis bien content que ce soit le cas. La retrouver pour une poignée d’épisodes est la meilleure solution en plus, ça permet de dynamiser certains épisodes plutôt que d’autres et de donner une intrigue au personnage. C’est juste dommage, et je sais que je me répète en écrivant ça, que cette intrigue ne soit pas tout à fait une intrigue qui permette de faire évoluer le personnage. Les scénaristes sont frileux sur ce coup-là, mais une partie de moi se demande tout de même si ce n’est pas l’actrice qui en a fait la demande : elle refusait de revenir à une époque, probablement par peur qu’on gâche la fin de son personnage. Au moins, de ne revenir qu’avec une intrigue de boulot lui permet de savoir que peu importe ce qui arrive ne gâchera rien. Et même si je m’en plains, c’est un peu plaisant.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Des films pour Halloween, partie 3 (#43)

Salut les cinéphiles,

J’espère que votre journée d’Halloween se déroule comme vous le souhaitiez. Si vous êtes de la team dernière minute pour choisir le film d’horreur qui vous accompagnera dans cette nuit terrifiaient, je vous propose la dernière partie de ma sélection de films d’horreur vus en 2021. Après la partie fun de mercredi dernier, il est temps de passer un peu plus dans les frissons. Et j’ai deux coups de cœur dans les films du jour, alors j’espère que ça fera votre bonheur – et plaisir coupable de voir des gens se faire trucider ?

The Boy Behind the Door

504F807E-667E-4F44-9949-0880FF15800BOn commence sur un film légèrement plus soft que les autres, avec de très bons acteurs. Je dis ça principalement pour Lonnie Chavis, qui incarne Randall enfant dans This is us et qui nous montre ici ses capacités à être un grand acteur malgré son jeune âge. L’histoire du film est à la fois classique et troublante, avec deux jeunes garçons qui se font enlever et emmener dans une maison où les ravisseurs ont des intentions loin d’être gentilles avec eux.

C’est très étrange comme scénario, n’est-ce pas ? Les deux garçons cherchent à s’enfuir comme ils peuvent, avec un qui reste derrière une porte, vous l’aurez compris. Si la cohérence n’est pas là tout au long du film, on sent tout de même qu’on est happé par cette histoire. Ces gamins sont attachés à la vie et sont plutôt malins, ce qui n’empêche pas la peur d’être là car leur survie n’est pas assurée dans un film d’horreur.

Difficile d’en dire beaucoup plus sur le film sans spoiler, et mon intention est de vous donner envie de le regarder, alors je vais me taire ici. Je vais simplement préciser que si j’ai passé un excellent moment devant, ce n’est pas un coup de cœur non plus, parce qu’il y a des redondances avec d’autres films d’horreur et parce que ça reste prévisible, même dans certains jumpscares. Un divertissement efficace, mais pas trop non plus. C’est soft comme horreur…

Misery

5F000332-3558-470F-AC51-BC7750B4F2CAAh, Kathy Bates… Une grande actrice encore au début de sa carrière avec ce film : une jeune femme se retrouve à devoir héberger son auteur préféré suite à un accident. Bon, soit. C’est un thriller parfait pour Halloween, mais il souffre du fait qu’on soit en 2021 ce film… Ben oui, c’est une histoire que j’ai eu l’impression d’avoir déjà vu ailleurs, c’est un film dont on comprend bien comment les ressorts et performances d’acteur suffisent à le rendre culte… Mais il finit par mal vieillir.

Il date de 1990, quoi. Ce n’est pas un indispensable clairement, du moins pas un des miens. Je comprends son statut, je comprends pourquoi en l’ayant vu à l’époque, il pouvait être marquant, mais pour 2021, eh, il m’en faut plus. A vous de voir quel type d’horreur vous plaît.

Gonjiam : Hauted Asylum

AAB53BE0-14E1-4266-AF12-B980B8BE466EOn passe aux coups de cœur pour terminer l’article. Ce film en est un, même s’il y a un énorme mais. Avant d’y arriver, parlons déjà de son histoire assez basique : un groupe de jeunes se lance le défi de pénétrer dans un ancien hôpital psychiatrique désaffecté et inévitablement hanté. Le twist un peu moderne, c’est que ce sont des youtubeurs, donc le film est en found footage avec des personnages qui parlent parfois à la caméra. C’est plutôt marrant et ça permet de voir quelques différences culturelles et web avec la Corée du Sud, même si encore une fois, c’est évidemment une fiction qui en rajoute des couches.

Inspiré de légendes urbaines, le film est génial dans l’ambiance qu’il met en place avec beaucoup d’efficacité… En revanche, il y a un gros problème à mon sens dans le rythme très long en début de film (comme souvent) et à la fin qui nous laisse trop dans l’incompréhension. Peut-être que c’est moi le problème, cependant.

Clairement, si vous voulez vous faire peur ce soir, c’est celui que je conseille le plus, il est dans une ambiance parfaite d’Halloween si vous le voyez dans le noir. J’imagine qu’il faut quand même réussir à entrer dans le film, donc vous me direz si vous avez aimé ou pas, mais c’est mon meilleur conseil pour Halloween si vous avez déjà vu Host. Sinon, faites-vous les deux bout à bout et ne dormez pas de la nuit. Eh, d’ailleurs, à vos risques et périls, je me désengage de toutes responsabilités, moi.

The Mimic

685815B4-D1D5-481C-9CB9-EAC3DF37E354La Corée du Sud me plaît beaucoup en ce moment dans mes choix de films, que voulez-vous ? Mon autre coup de cœur pour une bonne soirée frissons d’Halloween, c’est celui-ci. Il est excellent pour plein de raisons ce film, et lui aussi, il s’inspire de légendes urbaines – mais cette fois-ci, ça ne s’inspire pas d’un lieu qui existe.

L’histoire reste assez simple et se devine facilement au titre : un monstre est capable d’imiter la voix (surtout) de ses victimes, mais aussi de jouer des apparences. Si le concept est génial, je dois avouer que l’histoire en elle-même pêche un peu à cause de personnages parfois difficiles à comprendre. Pourtant, la psychologie de l’héroïne est travaillée tout au long du film pour expliquer ses choix.

Je le garde en coup de cœur pour l’ambiance et le concept qui est vraiment bien exploité, pas tellement pour le déroulement du film, plus conventionnel.

On passe tout de même un excellent moment et certains aspects (les yeux des personnages normalement) sont effleurés par le scénario sans être tout à fait expliqué. C’est une bonne chose car ainsi le suspense est maintenu : on est chargé de deviner certains éléments, ce qui est aussi un moyen d’être à fond dans le film.

Et j’espère que vous le serez si vous tentez un de ces films. Vraiment, les deux derniers font partie des meilleurs films vus ces dernières semaines. Et comme ce sont des films d’horreur, j’ai mis de côté pour vous souhaiter un joyeux Halloween.

Et si on se débarrassait de…

Salut les sériephiles,

Halloween approche à grands pas, mais vous le savez déjà comme j’adore cette période où le temps est un peu maussade, on ressort les plaids, les bougies et on s’amuse avec une ambiance un peu horrifique. Forcément, je n’arrête pas d’en parler depuis une semaine. Et si les séries semblent avoir oublié l’existence de cette fête ces derniers temps, je ne désespère pas de marquer quelques points du Bingo Séries malgré tout.

L’article du jour va donc me faire marquer un point dans une grille qui s’avère bien plus difficile que ce que j’imaginais à l’origine, à défaut d’avoir eu des points pour le thème Halloween. Vous l’aurez compris au titre de l’article : je vais évoquer tout de suite avec vous mon crime fantasmé et parfaitement fictif, puisque dans une série, d’Halloween.

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Même si je suis très en retard dans la série, mon choix a été vite fait : j’aimerais faire d’une pierre deux coups et me débarrasser de Carol et Darryl dans The Walking Dead. Sérieusement. Reste à savoir comment – et la réponse, surtout avec cette série, sera clairement : dans d’atroces souffrances. Ce n’est pas que je les déteste depuis le début de la série, au contraire. Ce sont deux personnages qui ont eu une belle évolution et qui ont beaucoup changé depuis le départ, ce qui est normalement ce que j’adore. Franchement, je les aimais bien au départ et je trouvais intéressant le développement de caractère de Carol.

Le problème de ces personnages, c’est que ça fait six saisons qu’ils sont coincés – depuis Lizzie pour Carol, Beth pour Daryl – au même stade ou qu’ils reviennent chaque fois qu’ils évoluent à ce stade. C’est un problème de la série en général, mais ce qui me pose un problème avec ces deux personnages, c’est que les scénaristes les adulent et qu’ils leur proposent même une série dérivée. Les autres évoluent, perdent une main, une jambe, une tête… C’est pas mal. Carol ne fait que perdre tous les gosses qui passent par chez elle, Darryl les pseudo love interest de sa vie. Alors d’accord, j’ai trois épisodes à rattraper et il y aura peut-être un mince changement, mais dans l’ensemble, j’ai juste envie de les voir se faire mordre le petit orteil du pied dans une scène de torture où on les laisse ensuite avoir l’espoir de pouvoir s’amputer, mais non.

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Et quand ils comprendront qu’ils sont fichus, ils devront se sacrifier et perdre une main pour sauver d’autres personnages, avant de se faire dévorer par une horde de zombies alors qu’eux-mêmes sont en train de brûler vif. Un truc comme ça. Et ils n’auraient pas l’occasion d’être ensemble, hein ! Vraiment, si on m’offrait un stage pour être scénariste chez AMC, je peux vous assurer que je les mettrai dans de très beaux draps. Et non, l’épisode ne serait pas centré que sur eux.

C’est bon, ils ont déjà eu assez de temps d’écran à eux deux. Allez, j’ai l’épisode en tête, c’est bon ! L’introduction de l’épisode les verrait explorer une maison à la recherche de ressources pour mieux tomber dans un piège où ils auraient les mains attachés en l’air avec un zombie qui leur mordrait les pieds et c’est tout. Chacun serait amené loin de l’autre par ce piège sophistiqué, hein. Suspendus par les mains dans ce piège pendant tout l’épisode, on les verrait ne pas réussir à se libérer pendant deux courtes scènes, parlant comme ils peuvent à distance l’un de l’autre, alors que les autres commenceraient seulement à les chercher après une bonne journée et une bonne nuit sans s’inquiéter. Ils sont tout le temps à faire leur vie, non ?

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Finalement, Carol et Daryl parviendraient à se couper une main chacun pour s’échapper du piège en tuant aussi leur zombie, sauf que les autres venus à leur recherche seraient en péril de tomber dans le même genre de piège car ils sont dans la maison d’un pur psychopathe. Paf, ils comprennent qu’il faut foutre le feu et détourner l’attention des zombies vers eux pour sauver le groupe à qui ils ne peuvent toutefois pas vraiment dire au revoir autrement qu’en laissant un message au mur. Et puisqu’ils doivent cramer toute la maison, ils sont chacun d’un côté de la maison, certainement pas ensemble. En fin d’épisode, tout le monde comprend qu’on les a perdus ; oh, tristesse.

Eh, même que ça pourrait me rendre triste si c’est bien fichu, et c’est forcément bien fichu puisque je suis le scénariste. Non ? J’aime bien les fan fictions quand même. Quant au psychopathe qui a piégé la maison, il court toujours, alors d’autres personnages pourraient se faire avoir assez vite en partant à la recherche de ressources…

Le métaverse, sérieusement ?

Salut les sériephiles,

Pour le 500 mots du jour, j’envisageais un article bien différent avec un simple résumé de la saison 1 de Walker. Seulement, je n’avais pas grand-chose à raconter sur celle-ci, ayant pour l’instant peu d’impact sur la saison 2, et Zuckerberg a décidé de faire une petite conférence de presse (pardon, une keynote) en ligne hier afin d’annoncer plus concrètement son projet de Métaverse – et par la même occasion renommer sa compagnie Meta.

Je n’arrive pas à me taire, il faut que je confirme la nouvelle, parce que tout de même, s’il l’annonce en grande pompe comme ça, c’est qu’il entend bien révolutionner nos vies très rapidement. Et il serait temps, effectivement, d’avoir une nouvelle invention pour révolutionner nos vies, parce qu’on s’ennuie un peu depuis la généralisation des téléphones connectés à internet et l’arrivée de Snapchat. On n’a pas eu beaucoup d’innovations depuis.

Et si une part de moi veut croire que le metaverse va être un gros flop, j’ai passé une vingtaine de minutes à choisir la tenue d’Halloween de mon bitmoji ce week-end, alors un avatar pour un monde virtuel ? Je ne vais pas payer des sommes folles pour ça et je ne vais pas y passer toute ma vie comme Mark semble vouloir le faire dans sa vidéo de présentation, mais je n’ai rien contre une tenue sympathique pour une soirée virtuelle avec des amis habitant trop loin pour les voir. On fait bien des apéros en Visio régulièrement, pourquoi pas un meeting en hologramme, hein ? 

Sincèrement, difficile de ne pas penser à Ready Player One quand on voit ce que la vidéo de démonstration propose. Si j’ai espoir que le monde soit assez raisonnable pour ne pas tomber autant là-dedans (eh, on est averti), je suis à peu près certain qu’il y aura un côté réconfortant à avoir une maison virtuelle avec une jolie vue quand le monde extérieur continuera de cramer comme il le fait actuellement.

Pardon, mais j’ai juste l’impression de vivre dans une dystopie quand je vois cette vidéo sur le futur de Facebook. La technologie est déjà là, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle soit commercialisée et accessible au grand public. Quand ce sera fait, le fossé se creusera entre riches et pauvres, on ne vivra plus les êtes vies, etc, etc. Tant d’œuvres de science-fiction ont déjà fait le point sur tout ça (Altered Carbon, 3%, The 100…), on sait vers où on va. Les lunettes pour la réalité virtuelle, on va vite s’en lasser et ce sera un frein certain, mais le reste…

Je suis mitigé. J’ai envie de croire que cette technologie sera un divertissement merveilleux qui permettra de chouettes choses, mais en même temps, je suis sûr que le virtuel ne remplacera pas le réel. Et le réel devrait rester notre priorité pour l’instant. Après, si un voyage virtuel peut permettre de supprimer quelques avions et voyages réels, on arrivera peut-être à une solution bonne pour l’environnement ?

Non, vraiment, mon cerveau créatif s’emballé face à cette réalité de science-fiction, il faut me calmer. Et tous nous rappeler que la priorité devrait être de sauver la planète, pas une course spatiale ou une création d’un métamères par une société dont certains disent qu’elle a perdu le contrôle de son algorithme avec des choix sur lesquels personne n’arrive plus à intervenir. Oui, oui, c’est plus ou moins ce que suggère la dernière lanceuse d’alerte en date.

Bon, sur ce, il est temps que je revienne à la réalité et que j’éteigne la tablette sur laquelle j’écris cet article. Le monde virtuel, il n’est pas encore là et l’univers e rappelle que je ne suis pas prêt d’avoir les moyens technologiques et financiers pour ça. A dans cinq ou dix ans, métaverse (si on est encore là toi et moi).